A readable Thread by @CovidTracker_ Says 🔚 C’est la fin de ce live #Covi

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  • Sars-CoV2 dans les eaux usĂ©es, remarquable prĂ©sentation du projet #Obepine

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=SytzIqgZMd4


    visioconférence de Vincent Maréchal et Yvon Maday, du projet obepine, organisée par Guillaume Rozier (CovidTracker)
    ▻https://twitter.com/GuillaumeRozier/status/1351994502861479947

    les rĂ©sultats dĂ©jĂ  obtenus par Obepine Ă©taient sous embargo Ă  la demande des collectivitĂ©s territoriales - qui sont responsables du traitement des eaux usĂ©es - cet embargo vient d’ĂȘtre levĂ© et sera remplacĂ© par un diffĂ©rĂ© de 72 heures entre la transmission des rĂ©sultats au collectivitĂ©s et leur diffusion publique.

    Le scoop : d’ici le dĂ©but de la semaine prochaine (dimanche ou lundi) les rĂ©sultats d’une quarantaine de stations d’épuration seront publiĂ©s.

    • ils l’expliquent clairement dans la vidĂ©o : ils y sont contraints par les accords avec certaines des collectivitĂ©s territoriales qui, seules, peuvent accorder l’accĂšs aux prĂ©lĂšvements dans les stations d’épuration.

      Le (les !) traitement(s) Ă  partir des donnĂ©es brutes et leur nĂ©cessitĂ© absolue sont clairement dĂ©taillĂ©s, ainsi que la trĂšs grosse difficultĂ© - qu’ils ont apparemment rĂ©solue – d’assurer une comparabilitĂ© entre sites en tenant compte de la trĂšs grande hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© et dispersion des mesures des laboratoires.

      Et (bis) le suivi d’une quarantaine de site en tendance devrait dorĂ©navant ĂȘtre disponible avec un diffĂ©rĂ© Ă  partir du dĂ©but de la semaine prochaine.

      Mais que tout cela ne te dispense pas d’écouter la vidĂ©o quand tu auras le temps.

    • Sur la rĂ©tention d’information de certaines communes sur ces donnĂ©es dans l’étĂ©, ils expliquent quand mĂȘme que c’est pour pas faire peur aux touristes / commerce...

      Donc planquer un peu l’info sous le tapis du public, mĂȘme si ça permet aussi au modĂšle d’ĂȘtre affinĂ© / confirmĂ©... Il me semble que dire "c’est un travail de recherche en cours, voilĂ  oĂč on en est, ce qu’on analyse, sous rĂ©serve de ..." aurait pu ĂȘtre plus transparent et utile Ă  cette Ă©poque. (peut ĂȘtre que ça avait Ă©tĂ© fait, mais il ne semble pas, ou discrĂštement ?)

      Également je note que le mathĂ©maticien indique "on ne peut donner les donnĂ©es brutes" (qui ne veulent rien dire), en prĂ©fĂ©rant fournir un indicateur spĂ©cifique (de 0 Ă  150) sans expliquer vraiment de dĂ©tail sur comment est calculĂ© cet indicateur / Ă©chelle au final (« un peu comme Ritchter », donc on suppose quelque chose de logarithmique ?).

    • [Thread #live] Au programme ce soir : prĂ©sentation du rĂ©seau #ObĂ©pine, suivi du virus dans les eaux usĂ©es, accĂšs aux donnĂ©es, ...
      ▻https://unrollthread.com/t/1351969235409506308

      Pour commencer, petite prĂ©sentation du rĂ©seau #ObĂ©pine (Observatoire ÉpidĂ©miologique des Eaux UsĂ©es) et de la genĂšse du projet.

      đŸ’» Le projet #ObĂ©pine a Ă©tĂ© lancĂ© en mars avec les premiers prĂ©lĂšvements et analyses. Depuis le mois de juillet il y a un suivi dans 400 stations d’épurations.

      đŸ’» 9 laboratoires participent aux analyses des Ă©chantillons (parmi 22 identifiĂ©s). Le principal Ă©tant celui des @eaudeparis.


      đŸ’» Les donnĂ©es brutes nĂ©cessitent un important travail de traitement par #ObĂ©pine (correction des biais, contrĂŽle des analyses, facteurs de variabilitĂ©, ...) afin d’ĂȘtre exploitĂ©es.

      đŸ’» Il faut obtenir l’accord des collectivitĂ©s pour effectuer les prĂ©lĂšvements. Dans de nombreux cas le rĂ©seau #ObĂ©pine a du signer une charte de confidentialitĂ© afin de ne pas divulguer les donnĂ©es.

      đŸ’» Ce sont les donnĂ©es critiquĂ©s qui peuvent ĂȘtre publiĂ©es par le rĂ©seau #ObĂ©pine.

      đŸ’» Voici les chiffres pour le bassin d’Ile de France publiĂ©s grĂące au travail du rĂ©seau #ObĂ©pine et des @eaudeparis. La ville de @Paris est un grand partenaire du projet.


      đŸ’» Comment peut-on prĂ©dire l’impact de la maladie ? Yvon Maday apporte quelques rĂ©ponses sur la crĂ©ation des modĂšles de prĂ©diction.

      đŸ’» Les donnĂ©es de la station de Paris Seine-MorĂ©e montrent que le virus circule toujours Ă  un niveau haut.


      đŸ’» Le lieu de positivitĂ© d’une personne est son lieu de rĂ©sidence. Par consĂ©quent il peut y avoir un dĂ©calage entre les analyses des eaux et les tests PCR dans le cas de vacanciers par exemples.

      đŸ’» Des capteurs passifs sont Ă  l’étude afin de pouvoir rĂ©cupĂ©rer des informations en continu.

      đŸ’» Aujourd’hui le projet #ObĂ©pine Ă©volue d’une dĂ©marche scientifique nationale Ă  un plan d’action local. L’objectif Ă©tant de croiser de nombreux indicateurs pour mieux prĂ©voir.

      đŸ’» Depuis le 15 dĂ©cembre, le rĂ©seau #ObĂ©pine travaille sur les variants du virus de la #COVID19 en partenariat avec @Sorbonne_Univ_ et @eaudeparis.

      🎙 On passe aux questions/rĂ©ponses

      đŸ’» Les donnĂ©es devraient ĂȘtre mises Ă  dispositions en #OpenData dĂšs dimanche 24 janvier !

      đŸ’» Ce sera sous la forme d’un indicateur moyennĂ© permettant d’avoir une tendance. Les donnĂ©es brutes sont mises sous embargo afin d’éviter les erreurs d’interprĂ©tation.

      🎙 Est-ce que ce type d’analyses est envisagĂ© (ou dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©) pour d’autres virus ? Cela a dĂ©jĂ  a Ă©tĂ© fait pour d’autres virus. Par exemple pour la polio ou la gastro-entĂ©rite.

      🎙 Avez-vous la possibilitĂ© d’identifier les diffĂ©rents variants ? Pour certains comme celui anglais oui c’est possible grĂące Ă  une astuce de laboratoire. Pour les autres comme le sud-africain, le brĂ©silien ou l’allemand c’est beaucoup plus compliquĂ©.

      🎙 Travaillez-vous avec les @MarinsPompiers ? Il y a des Ă©changes, mais la mĂ©thodologie n’est pas totalement identique.

      🎙 Le prĂ©lĂšvement au pied des bĂątiments est utile mais cela nĂ©cessite un important travail de correction des donnĂ©es.

      🎙Quel est le dĂ©calage en temps typique entre la remontĂ©e de la courbe des eaux usĂ©es et celle du taux de positivitĂ© ? Il n’y pas de dĂ©lai fixe en raison de nombreux facteurs. Cela peut aller d’une Ă  trois semaines.

      🎙 Les nouveaux variants peuvent-ils affecter les modĂšles mathĂ©matiques ? Oui il peut y avoir un impact. Il est important de continuer les recherches.

      🎙 Quel est le dĂ©lai chez un individu malade entre sa contaminations et le rejet dans les eaux usĂ©es ? En moyenne c’est 5 jours, mais ce n’est qu’une moyenne. Certains sĂ©crĂštent le virus jusqu’à 6 semaines aprĂšs la contamination.

      🎙 Selon vous quand aura lieu le prochain confinement ? Au niveau scientifique on prĂ©conise toujours d’avancer le plus taux possible. Cependant c’est au Politique de prendre la dĂ©cision en fonction de nombreux indicateurs.

      🎙 Yvon Maday : « Le confinement est un Ă©chec des autres mesures. Il faut donc maintenir au maximum les gestes barriĂšres ».

      🎙 Vincent MarĂ©chal : « Les variants ne rĂ©sistent pas au gel hydroalcoolique ».

      🎙 Vincent MarĂ©chal :"Il aurait fallu essayer de bloquer les variants avant les vacances de dĂ©cembre en imposant par exemple une septaine".

      via
      ▻https://twitter.com/CovidTracker_/status/1352018515566358531

      #eaux_usées

    • Eaux usĂ©es : la carte qui permet de prĂ©dire l’évolution de l’épidĂ©mie de Covid-19 en France
      AccĂ©lĂ©ration attendue Ă  Toulouse, ralentissement Ă  Lille... En exclusivitĂ© pour L’Express, les scientifiques qui traquent le virus dans les Ă©gouts rĂ©vĂšlent des donnĂ©es nationales sur la dynamique de l’épidĂ©mie.
      ▻https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/eaux-usees-la-carte-qui-permet-de-predire-l-evolution-de-l-epidemie-de-covi

      Par Stéphanie Benz, avec Dario Inguisto pour les infographies
      publié le 24/01/2021 à 16:30 , mis à jour à 17:40

      Une poursuite prĂ©visible de l’augmentation du nombre de cas Ă  Toulouse ou Marseille, mais un ralentissement Ă  attendre Ă  Strasbourg ou Lille... C’est un outil prĂ©cieux pour la gestion de l’épidĂ©mie que les scientifiques du rĂ©seau ObĂ©pine (observatoire Ă©pidĂ©miologique dans les eaux usĂ©es) (1) [ ▻https://www.reseau-obepine.fr ] s’apprĂȘtent Ă  mettre Ă  disposition des autoritĂ©s sanitaires et du grand public : des donnĂ©es permettant d’établir une « carte mĂ©tĂ©o » nationale de la circulation du virus, dont L’Express a eu la primeur. Elles sont tirĂ©es de l’analyse de prĂ©lĂšvements dans les Ă©gouts dans diffĂ©rentes localitĂ©s en France.

      A l’origine de ces travaux, un constat simple, fait trĂšs tĂŽt aprĂšs le dĂ©but de la pandĂ©mie : Ă  chacun de ses passages aux toilettes, une personne infectĂ©e par le Sars-cov-2 fait passer par ses selles des traces de virus, qui vont se retrouver dans les eaux usĂ©es. D’oĂč l’idĂ©e de mesurer les concentrations de gĂ©nome viral dans les stations d’épuration pour mieux cerner la dynamique de l’épidĂ©mie. Les chercheurs d’ObĂ©pine ont pu montrer que ces donnĂ©es reprĂ©sentaient un indicateur avancĂ©, qui permet de saisir l’évolution prĂ©visible du nombre de malades plusieurs jours, et dans certains cas plusieurs semaines, avant que les appels aux 15 ou le nombre de tests positifs n’augmentent.

      Dans l’Hexagone, une situation disparate et inquiĂ©tante

      « A la fin du mois de juin, la surveillance des eaux usĂ©es en Ile-de-France a fourni le premier signal de ce qui allait devenir la deuxiĂšme vague », rappelle le Pr Vincent MarĂ©chal, virologue Ă  Sorbonne-UniversitĂ© et cofondateur du programme. Et en novembre, c’est encore une fois des Ă©gouts d’Ile-de-France que le premier signal encourageant est venu, aprĂšs la mise en place du couvre-feu.

      « Nous avons donc bĂąti un rĂ©seau de stations d’épuration partenaires, rĂ©parties sur tout le territoire, qui commencent Ă  prĂ©sent Ă  nous remonter les rĂ©sultats de leurs prĂ©lĂšvements », indique le Pr Yvon Maday, mathĂ©maticien et professeur Ă  Sorbonne-UniversitĂ©, Ă  l’origine des modĂšles qui permettent d’analyser ces donnĂ©es, Ă©galement co-fondateur d’ObĂ©pine. Un projet dans lequel le ministĂšre de la Recherche a engagĂ© 3,5 millions d’euros (auxquels se sont ajoutĂ©s des financements de Sorbonne-UniversitĂ©, CNRS, Eau de Paris...) : « Cela nous a paru d’autant plus intĂ©ressant que ce type de dispositif pourrait ĂȘtre utilisable plus largement pour la gestion de la santĂ© publique en s’étendant Ă  d’autres maladies infectieuses, comme les gastro-entĂ©rites, ou au suivi des bactĂ©ries rĂ©sistantes et de la consommation de drogues », expliquait rĂ©cemment Ă  L’Express la ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la Recherche et de l’Innovation, FrĂ©dĂ©rique Vidal. Et peut-ĂȘtre mĂȘme, estiment Ă  prĂ©sent les chercheurs, les pollutions chimiques, les micro-plastiques, etc...

      Pour chaque station, les informations seront prĂ©sentĂ©es sous la forme d’un indicateur synthĂ©tique, offrant ainsi la possibilitĂ© de comparer les tendances entre les diffĂ©rentes localitĂ©s. Ces chiffres seront mis en ligne, en open-data (donnĂ©es ouvertes) sur le site du rĂ©seau ObĂ©pine, Ă  partir du lundi 25 janvier. Les donnĂ©es d’une quarantaine de stations seront communiquĂ©es dans un premier temps, avant que l’ensemble des 150 stations du rĂ©seau ne devienne peu Ă  peu disponible.

      Nous en prĂ©sentons une sĂ©lection, qui dessine une photo trĂšs disparate de la situation dans l’Hexagone. Avec les mesures de contrĂŽle dĂ©jĂ  mises en oeuvre, l’augmentation de la concentration virale dans les eaux usĂ©es semble stoppĂ©e dans plusieurs agglomĂ©rations. Mais les quantitĂ©s de gĂ©nomes viraux retrouvĂ©es se maintiennent Ă  un niveau Ă©levĂ© : « C’est inquiĂ©tant, car cela signifie que les hĂŽpitaux vont continuer Ă  se remplir », analyse le Pr MarĂ©chal, une tension qui pourrait encore s’accroĂźtre avec l’émergence de nouveaux variants. Par ailleurs, plusieurs points de vigilance existent lĂ  oĂč les concentrations en virus ont recommencĂ© Ă  s’inscrire Ă  la hausse dans les derniers prĂ©lĂšvements, depuis les fĂȘtes de fin d’annĂ©e, comme Ă  Marseille, Toulouse ou Dijon. Dans quelques zones en revanche, comme Ă  Lille ou Strasbourg, la situation semble s’amĂ©liorer.

      A l’heure oĂč les variants menacent de faire augmenter fortement le nombre de malades et de dĂ©cĂšs, ces donnĂ©es intĂ©ressent au plus haut point les autoritĂ©s, et les membres du rĂ©seau ObĂ©pine multiplient les rĂ©unions avec les Agences rĂ©gionales de santĂ©, les ministĂšres de la santĂ© et de la Recherche, ainsi que les Ă©lus locaux. « Avec nos informations, c’est un peu comme si nous avions des jumelles au bord de la mer : nous voyons que la marĂ©e commence Ă  monter, et qu’elle sera lĂ  dans trois heures. Comprendre la dynamique nous permet d’agir avant d’ĂȘtre noyĂ©s », dĂ©crypte Yvon Maday. Le degrĂ© d’anticipation de l’indicateur varie toutefois selon la situation Ă©pidĂ©mique, nuance le chercheur : « Quand nous partons d’un niveau trĂšs bas, nous voyons la vague arriver de loin. Quand nous sommes Ă  des niveaux trĂšs hauts, l’avance en temps par rapport Ă  d’autres indicateurs existe, mais elle est moins importante ».

      La capacitĂ© Ă  anticiper les changements de tendance ou l’accĂ©lĂ©ration de l’épidĂ©mie paraĂźt essentielle dans le contexte actuel. Quand les hĂŽpitaux ne sont pas dĂ©bordĂ©s, les pouvoirs publics Ă©prouvent en effet les plus grandes difficultĂ©s Ă  justifier la mise en oeuvre de mesures restrictives supplĂ©mentaires pour prĂ©venir l’aggravation de la situation. Trouver comment objectiver la menace, au-delĂ  des seules courbes des modĂ©lisateurs, pourrait donc leur faciliter la tĂąche.

      Une nouvelle urgence : la recherche des variants

      Un important travail mĂ©thodologique a dĂ» ĂȘtre effectuĂ© avant d’en arriver Ă  ce rĂ©sultat. Pour ĂȘtre comparables d’une station Ă  l’autre, les donnĂ©es doivent en effet tenir compte de la pluviomĂ©trie, de la population se trouvant la zone (estimĂ©e Ă  partir des quantitĂ©s d’azote trouvĂ©es dans les eaux), des rejets industriels et des modes de traitement des eaux. A terme, les chercheurs affichent une ambition plus grande encore : ĂȘtre capables de mesurer en temps rĂ©el Ă  la fois la dynamique de l’épidĂ©mie, mais aussi son ampleur, c’est-Ă -dire le nombre de personnes symptomatiques et asymptomatiques infectĂ©es Ă  un instant donnĂ©. Mais de nombreuses questions scientifiques doivent encore ĂȘtre rĂ©solues, Ă  commencer par l’évaluation des quantitĂ©s de virus excrĂ©tĂ©es par les asymptomatiques.

      En attendant, les autoritĂ©s ont demandĂ© aux scientifiques d’ObĂ©pine une tĂąche plus urgente encore : trouver le moyen d’évaluer la diffusion des variants dans la population. Un vĂ©ritable challenge technologique : « Chez les patients, il n’y a qu’une seule souche virale majoritaire. Dans l’environnement, il existe des centaines de milliers de virus qui se mĂ©langent, cela rend l’analyse encore plus complexe », souligne Laurent Moulin, microbiologiste, cofondateur d’ObĂ©pine, et responsable R&D du laboratoire d’Eau de Paris. Les scientifiques d’ObĂ©pine travaillent aujourd’hui Ă  mettre au point deux mĂ©thodologies diffĂ©rentes : des PCR ciblĂ©es sur la dĂ©tection de tel ou tel variant, et la mĂ©tagĂ©nomique. Mais en parallĂšle, les scientifiques doivent aussi Ă  s’assurer que les variants passent bien dans les selles de la mĂȘme façon que la souche principale : « C’est probable, mais cela fait partie des questions auxquelles nous allons devoir rĂ©pondre », avertit SĂ©bastien Wurtzer, virologue Ă  Eau de Paris et cofondateur d’ObĂ©pine. La rĂ©ponse est dĂ©sormais attendue assez rapidement.

      FOCUS : TOULOUSE, LILLE, MARSEILLE... DES DYNAMIQUES EPIDEMIQUES TRES DIFFERENTES

      Nice : stabilisation Ă  un niveau trĂšs Ă©levĂ©


      Les quantitĂ© de virus dans les eaux usĂ©es se maintiennent Ă  un niveau Ă©levĂ©, mais la remontĂ©e amorcĂ©e dĂ©but janvier paraĂźt interrompue. Des signes de ralentissement apparaissent, qui demandent Ă  ĂȘtre confirmĂ©s par de prochains prĂ©lĂšvements.

      Marseille : accĂ©lĂ©ration de la circulation virale


      Le niveau de circulation du virus est trĂšs Ă©levĂ© depuis l’automne. On note aprĂšs une dĂ©croissance relative jusqu’à mi-dĂ©cembre, mais une accĂ©lĂ©ration depuis.

      Toulouse : Un point de prĂ©occupation


      Le niveau de circulation du virus est important depuis le dĂ©but de l’automne. Le confinement avait permis d’obtenir une baisse sensible, mais les charges virales dĂ©tectĂ©es dans les eaux usĂ©es sont trĂšs nettement reparties Ă  la hausse depuis la fin du mois de dĂ©cembre.

      Nantes : stabilisation Ă  un niveau moyen


      AprĂšs une dĂ©croissance liĂ©e au confinement, les charges virales se stabilisent autour d’un niveau moyen. La dĂ©croissance amorcĂ©e Ă  partir de la mi-novembre s’est interrompue.

      Strasbourg : net ralentissement, mais qui doit ĂȘtre confirmĂ©


      Dans la capitale alsacienne, la tendance est Ă  un ralentissement marquĂ© de la circulation virale depuis dĂ©but dĂ©cembre. Un point trĂšs bas a Ă©tĂ© observĂ© lors du dernier prĂ©lĂšvement, mais celui-ci demande encore Ă  ĂȘtre confirmĂ© par de prochains prĂ©lĂšvements.

      Nancy : stabilisation Ă  un niveau Ă©levĂ©


      La circulation du virus décroit trÚs lentement depuis début décembre, mais les quantités détectées restent encore à un niveau élevé.

      Lille : Reflux marquĂ© de la circulation virale


      Dans la capitale des Hauts-de-France, les concentrations en virus dans les eaux usées avaient atteints des sommets début novembre. Mais depuis le confinement, la baisse est continue, et la circulation virale atteint à présent des niveaux trÚs bas par rapport aux autres agglomérations pour lesquelles des informations sont disponibles.

      Ile de France : un plateau Ă©levĂ©

      Les quantitĂ©s de virus dans les eaux usĂ©es en Ile-de-France paraissent pour l’instant stabilisĂ©es Ă  un niveau Ă©levĂ©. Les scientifiques du rĂ©seau ObĂ©pine disent toutefois observer localement des divergences au sein de la rĂ©gion, avec notamment une augmentation de la charge virale dans la moitiĂ© est de l’agglomĂ©ration parisienne.

      (1) Laboratoires associĂ©s au projet : Sorbonne UniversitĂ© /CNRS/Inserm (virologie mĂ©dicale, mathĂ©matiques-modĂ©lisation, hydrologie) ; Eau de Paris (virologie environnementale) ; UniversitĂ© de Lorraine / CNRS (virologie environnementale) ; UniversitĂ© de Clermont-Auvergne (virologie environnementale) ; Institut de recherche biomĂ©dicale des armĂ©es (IRBA) (Virologie) ; Service de SantĂ© des ArmĂ©es (maladies infectieuses, recherche clinique) ; IFREMER Nantes (virologie, milieux cĂŽtiers, mollusques).

    • dont :

      « Cela nous a paru d’autant plus intĂ©ressant que ce type de dispositif pourrait ĂȘtre utilisable plus largement pour la gestion de la santĂ© publique en s’étendant Ă  d’autres maladies infectieuses, comme les gastro-entĂ©rites, ou au suivi des bactĂ©ries rĂ©sistantes et de la consommation de drogues », expliquait rĂ©cemment Ă  L’Express la ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, de la Recherche et de l’Innovation, FrĂ©dĂ©rique Vidal.

      =>

      et de la consommation de drogues

    • l’autre raison pour laquelle ils ne publient pas les donnĂ©es brutes est Ă  1:10:25 dans la vidĂ©o :

      il est hors de question de publier les donnĂ©es brutes, comme ça, sans embargo, paske sinon les gens font n’importe quoi

      (et analyser les donnĂ©es c’est trop compliquĂ© pour vous pauvres mortels, vu comme on en Ă  bavĂ© pour produire notre indicateur de Richter du caca-virus)

    • DonnĂ©es ouvertes - RĂ©seau OBEPINE
      ▻https://www.reseau-obepine.fr/newsletter

      Données ouvertes

      Rapport d’analyses :
      présentation des résultats

      Ces premiers rapports d’analyses sont basĂ©s sur des valeurs contextualisĂ©es Ă  partir des rĂ©sultats des laboratoires d’analyses d’ObĂ©pine.

      Les courbes sont prĂ©sentĂ©es sous la forme d’un indicateur de tendance pour le suivi de l’épidĂ©mie 
 voir plus

      L’indicateur de tendance est Ă©tablie Ă  partir de plusieurs donnĂ©es historiques. DĂšs que nous aurons assez de donnĂ©es sur les autres stations suivies nous les publierons. [...]

    • donnĂ©es ouvertes, si l’on veut ; c’est quand mĂȘme l’ouverture minimum : sous forme de courbes, isolĂ©es les unes des autres, sans accĂšs aux valeurs et sans possibilitĂ© de se concocter un petit portefeuille personnel de sites Ă  suivre.

      J’imagine qu’ils ont le nez dans le guidon et que dĂ©velopper une interface interactive demande un peu de compĂ©tence et du temps (cf. l’interface Shiny de Marc Lavielle dĂ©jĂ  pointĂ© ici) mais, clairement, ça ne figure pas dans leurs prioritĂ©s.

      - donnĂ©es ouvertes ?
      – c’est fait !

    • Ielles indiquent « Les donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques du document sont disponibles en accĂšs libre sur la base SI-DEP de SantĂ© Publique France ». Mais je sais pas s’ielles parlent des donnĂ©es annexes qu’ielles ont utilisĂ©es ou de leurs donnĂ©es validĂ©es... (et je vois rien lĂ -bas, mais bon je connais pas non plus...)