Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme

/2021

  • Derrière les politiques sanitaires autoritaires et les idéologies qui les justifient : des problèmes structurels alimentant le chaos
    https://ricochets.cc/Derriere-les-politiques-sanitaires-autoritaires-et-les-ideologies-qui-les-

    Alors que le gouvernement veut accentuer les fortes contraintes à l’obligation vaccinale, la politique sanitaire unilatérale de la vaccination et la culpabilisation cynique des non-vaccinés, quelques salutaires réflexions de fond pour sortir des impasses où nous acculent des critiques tronquées qui ne visent que des représentants et les choix politiques du moment. Le champignon sur l’humus Dans son texte publié récemment sur le site The philosophical salon [1], Alex Janda fait valoir une critique de (...) #Les_Articles

    / #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., Epidémies, gestion de crise, en temps de (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Epidémies,_gestion_de_crise,_en_temps_de_catastrophe
    http://www.palim-psao.fr/2021/12/le-champignon-sur-l-humus-reponse-a-alex-janda-par-sandrine-aumercier.htm

  • Covid 19, climat : la société industrielle est de plus en plus dépassée par le chaos qu’elle a créé, elle n’a pas de solutions
    https://ricochets.cc/Covid-19-climat-la-societe-industrielle-est-de-plus-en-plus-depassee-par-l

    En subissant la pandémie de covid-19 ou les dérèglements climatiques, on se retrouve dans un profond désarroi. Beaucoup vont alors tendre à blâmer les gouvernements, les experts et certains intérêts économiques, et en même temps à espérer ou réclamer de « meilleures » mesures, des « solutions », de l’action « efficace » et salvatrice, aux mêmes gouvernements, experts et forces économiques, en leur demandant d’être meilleurs ou en voulant les remplacer par d’autres plus avenants. Il est repproché à certains humains, (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, (...)

    #Technologie
    https://reporterre.net/En-2021-les-incendies-ont-entraine-des-emissions-records-de-carbone
    https://www.terrestres.org/2021/10/13/le-hantement-du-monde
    https://reporterre.net/Samuel-Alizon-La-strategie-zero-Covid-devient-irrealiste
    https://www.terrestres.org/2021/11/28/du-risque-industriel-cles-en-mains-as-soon-as-possible
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/09/pollution-erosion-rarefaction-la-fao-s-alarme-de-la-degradation-des-terres-e
    https://reporterre.net/Tornades-et-rafales-s-abattent-sur-cinq-Etats-des-Etats-Unis
    https://www.science-et-vie.com/archives/reseaux-vitaux-attention-fragile-17480
    http://www.palim-psao.fr/2021/12/les-raisons-de-la-vaccination-peut-on-encore-etre-perplexe-par-sandrine-a
    https://iatranshumanisme.com/2020/03/26/la-chine-un-exemple

  • Parution de Le Mur énergétique du capital. Contribution au problème des critères de dépassement du capitalisme du point de vue de la critique des technologies. Un livre de Sandrine Aumercier (Editions Crise & Critique, Septembre 2021)
    http://www.palim-psao.fr/2021/08/parution-de-le-mur-energetique-du-capital.contribution-au-probleme-des-cr

    Chapitre 1 – La crise de l’énergie au coeur de la crise permanente du capitalisme
    1.1 Fin du pétrole et développement durable… du capital
    1.2 L’émergence du paradigme énergétique
    1.3 La bioéconomie, synthèse entre économique et biophysique

    Chapitre 2 – Moteur humain, moteur d’engin
    2.1 Le dogme classique de la substituabilité des facteurs de production
    2.2 Le travail comme « dépense d’énergie »
    2.3 La technologie comme potentialisation de la force de travail dans la contradiction en procès du capital
    2.4 Marx énergéticien ?

    Chapitre 3 – L’abolition du travail et ses conséquences
    3.1 Quel type de démantèlement industriel ?
    3.2 A la recherche des critères de dépassement du capitalisme

    Conclusion

    #livre #Sandrine_Aumercier #critique_de_la_valeur #wertkritik #écologie #énergie #capitalisme #travail #critique_du_travail #critique_techno #anti-industriel

  • Crise climatique et campagne électorale en Allemagne : beaucoup n’ont pas compris ce qui est en jeu, par Tomasz Konicz - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2021/08/crise-climatique-et-campagne-electorale-en-allemagne-beaucoup-n-ont-pas-c


    (Article publié par l’hebdomadaire Der Freitag, n° 30 ; traduction rédaction A l’Encontre)
    https://alencontre.org/ecologie/allemagne-crise-climatique-et-campagne-electorale-beaucoup-nont-pas-comp

  • La vie normale, par Clément Lacroûte - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2021/07/la-vie-normale-par-clement-lacroute.html

    Le gouvernement a finalement choisi d’imposer la vaccination, mais évidemment sans le dire. L’obligation prend la forme que l’on sait : le « pass sanitaire », l’obligation de montrer patte blanche de plus en plus fréquemment, et dès août à l’entrée de n’importe quel troquet.


    https://lignesdeforce.wordpress.com/2021/07/21/non-au-pass-de-la-honte

    • Et donc, agir contre la réintoxication du monde :

      https://17juin.noblogs.org

      Le 17juin s’est matérialisée une grande vague de luttes de terrain contre la réintoxication du monde. Dès 6h du matin, les premiers blocages de sites de productions et chantiers ont commencé. Toute la journée, nous avons reçu des retours sur plus de 50 actions :

      https://agir17.noblogs.org

      Il y a à peine un an, au sortir du premier confinement, une centaine de collectifs en lutte répondaient à un premier appel à agir « contre la réintoxication du monde » (1). Puis les 17 novembre et 17 avril, malgré les restrictions sanitaires, cette constellation d’habitant-e-s, de paysan-ne-s, d’activistes persévéraient et renouvelaient leurs actions aux quatre coins du pays. Par leurs blocages, leurs rassemblements, leurs occupations, leurs irruptions dans l’espace public, en un mot leur résistance, ils et elles dessinaient une voie vers un monde s’émancipant des logiques marchandes et industrielles mortifères.

  • Parution prochaine le 11 juin : Robert Kurz, Raison sanglante. Essais pour une critique émancipatrice de la modernité capitaliste et des Lumières bourgeoises (Editions Crise & Critique)

    http://www.palim-psao.fr/2021/05/parution-prochaine-le-11-juin-robert-kurz-raison-sanglante.essais-pour-un

    Depuis le 11 septembre 2001, c’est avec une arrogance jamais atteinte jusqu’ici que les idéologues de l’économie de marché et de la démocratie invoquent leur enracinement dans la grande philosophie des Lumières. Oubliée la « dialectique de la raison » d’Adorno et Horkheimer, oubliée la critique de l’eurocentrisme : il n’est pas jusqu’à certaines fractions de la gauche qui ne s’accrochent à une prétendue promesse de bonheur bourgeoise, alors même que la mondialisation du capital ravage la planète.

    Robert Kurz qui s’est fait connaître pour ses analyses critiques du capitalisme et de son histoire (La Substance du capital, L’Effondrement de la modernisation), s’attaque ici aux « valeurs occidentales » à contre-courant du mainstream intellectuel dominant et au-delà de la critique passée des Lumières. Dans ces essais théoriques polémiques et fondateurs, on voit s’ébaucher une nouvelle critique radicale de la forme-sujet moderne (déterminée de manière masculine) et ce non pas pour rendre hommage à un romantisme réactionnaire mais afin de montrer que les Lumières et les contre-Lumières bourgeoises ne sont que les deux côtés de la même médaille. L’objectif visé est une « antimodernité émancipatrice » qui refuserait les fausses alternatives se situant toutes sur le terrain du système patriarcal producteur de marchandises.

  • Israël, encore et toujours l´obsession numéro un, par Anselm Jappe, Gabriel Zacarias et Sandrine Aumercier - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2021/05/israel-encore-et-toujours-l-obsession-numero-un-par-anselm-jappe-gabriel-

    Sous le titre « Covid, climat, urgence chronique : les antinomies de l´État », #Anselm_Jappe était invité à débattre en ligne en compagnie de Alberto Toscano et Andreas Malm ce vendredi 14 mai 2021 à 20h sur le site Red May basé à Seattle. Les coauteurs du livre De Virus Illustribus (Crise & Critique, 2020) étaient invités à participer au panel de discussion. Le public pourrait suivre les débats sur la chaîne Youtube dédiée.

    Ce n´était pas sans réserve qu´on allait débattre avec un défenseur du « communisme de guerre bolchevique » et du « léninisme écologique », qui considère la bureaucratie soviétique comme une « usurpation » et le despotisme stalinien comme un dérapage (ces thèses sont notamment développées dans le dernier livre de Andreas Malm, La chauve-souris et le capital). Comme si le temps s´était arrêté pendant cent ans, le pouvoir des bolcheviques de 1918 à 1921 est pour Malm l´inspiration de la révolution à venir dans la guerre qui nous attend, à savoir celle contre les énergies fossiles (au bénéfice des merveilleuses « énergies renouvelables »). Entre l´interprétation de l´effondrement de l´URSS par Robert Kurz dans son livre de 1991 récemment paru en français L´Effondrement de la modernisation et les thèses de Malm, il faut dire que l´abîme paraissait infranchissable et le débat couru d´avance.

    On ne peut pas ne pas mentionner ici le format bizarre de cette conférence « internationale » où chacun apparaît dans sa cuisine ou son salon, ce qui donne aux débats quelque chose de faussement familier, de unheimlich. C´est comme si nous avions déjà consenti à être définitivement renvoyés à nos pénates, pour ne plus analyser le monde ou le changer que de derrière un écran. Ferons-nous bientôt des #conférences_en_pyjama ?

    C´est pourtant un Andreas Malm remonté qui a fait son apparition sur l´écran, encore habillé de circonstances pour la manifestation pro-palestinienne dont il revenait, selon ses dires. Étranglé par son émotion anti-impérialiste, Malm s´est immédiatement déclaré dans l´incapacité d´aborder le sujet prévu, à savoir la crise pandémique et le rôle de l´État. C´est donc toute sa colère contre la réaction israélienne qualifiée de « proto-génocidaire » que Malm a commencé à déverser sur son public virtuel.

    La réaction d´Anselm Jappe ne s´est pas fait attendre : il a rappelé le thème du débat et son refus catégorique de le transformer en occasion d´encenser le Hamas. Faute de passer au thème du jour, il a averti qu´il quitterait le panel. Andréas Malm a persisté, en traitant la réaction de Jappe de réflexe « allemand ». Anselm Jappe a donc quitté le meeting, suivi de ses deux coauteurs, sans que les organisateurs n´aient pris position sur ce qui était en train de se passer.

    C´est ainsi qu´on put une nouvelle fois vérifier – jusqu´à la caricature – que les soubresauts du Proche-Orient avaient pour le gauchisme une sorte de priorité atavique sur tout autre sujet. Un message posté sur le chat de Youtube ne manquait d´ailleurs pas de dénoncer l´infiltration « sioniste » de la gauche… Un seul message d´un spectateur demandait pourquoi un « gauchiste supposé » exprimait de l´admiration pour les « milices fascistes » du Hamas qui « terrorisent au quotidien les habitants de Gaza ».

    Le proverbe dit que les méchants parfois se reposent, les imbéciles jamais. Mais que dire des #imbéciles_méchants ?

    On voudrait bien que le discours sur « l´antisémitisme de gauche » fût l´exagération d´une droite désireuse de faire oublier son passé. Malheureusement, il n´en est pas ainsi. Quant à nous, nous sommes les vrais pro-palestiniens et les vrais pro-israéliens : nous souhaitons aux palestiniens et aux israéliens de se libérer de leurs dirigeants actuels et de retrouver un peu de bon sens.

    Anselm Jappe, Gabriel Zacarias, Sandrine Aumercier

    15 mai 2021.

  • Les réponses du système en place sont inopérantes, le château de carte s’écroule
    https://ricochets.cc/Les-reponses-du-systeme-en-place-sont-inoperantes-le-chateau-de-carte-s-ec

    Face aux multiples catastrophes que le système en place, la civilisation industrielle, a fait surgir, les « réponses » produites par le dit système sont bien entendu inopérantes. Car il est impossible d’éteindre un incendie avec des allumettes enduites de kérosène reliées à du TNT. Progressif ou brutal, l’écroulement matériel, moral, politique et structurel de la civilisation industrielle est donc inéluctable à terme malgré ses surenchères de pseudo-solutionnismes, de flics, de fichages, de surveillances, de (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques

    http://www.palim-psao.fr/2021/04/la-crise-de-la-verite-par-johannes-vogele.html

  • Invitation à la seconde édition du camp d’été : Crise & Critique du capitalisme-patriarcat (du 19 au 25 août en Ariège)
    http://www.palim-psao.fr/2021/05/invitation-a-un-2eme-camp-d-ete-crise-critique-du-capitalisme-patriarcat-

    Gros programme !

    Le programme se compose de différents moments. Ce sont 5 journées composées généralement de trois temps de discussion, accompagnées en soirée pour celles et ceux qui le souhaitent d’une causerie, d’un moment musical ou d’une performance théâtrale. La matinée du lundi 23 août comprendra également une promenade/pique-nique au château cathare de Roquefixade près de Montferrier ou pour les personnes qui le souhaitent d’une visite à la grotte de Niaux (en fonction de son ouverture du fait de la situation sanitaire).

    Nous proposons également pour celles et ceux qui veulent découvrir la critique de la valeur-dissociation, plusieurs ateliers d’initiation et formation en fin d’après-midi ainsi qu’un atelier présentant plusieurs entrées d’un lexique des termes les plus utilisés. Pendant la durée de la rencontre, nous accueillerons également une exposition de différentes gravures sur bois de Olivier Deprez, dont certaines figurent comme couvertures de plusieurs ouvrages des Editions Crise & Critique.

    Atelier 1 Initiation & formation : Autour d’un lexique de la critique de la valeur-dissociation

    Atelier 2 Initiation & formation : Quelques bonnes raisons pour se libérer du travail. Pourquoi et comment critiquer le travail ?

    Atelier 3 Initiation & formation : Quelle critique anticapitaliste de l’antisémitisme moderne et du conspirationnisme ?

    Atelier 4 Initiation & formation : Le patriarcat producteur de marchandises. Comprendre les articulations de la théorie de Roswitha Scholz sur la critique de la valeur-dissociation.

    Atelier 5 Initiation & formation : Boite à outils autour de la crise du capitalisme. Autour de la théorie de la crise comme limite interne absolue.

    Exposition permanente : gravures de Olivier Deprez

    Jeudi 19 août

    Arrivée possible à partir de la matinée

    – 15h – Discussion libre pour les premiers arrivants

    Arrivée des bus à Lavellanet en fin d’après-midi

    – 18h 30 – AG de présentation de l’organisation collective en autogestion et de la constitution des équipes de préparation des repas, de la plonge et du nettoiement.

    Vendredi 20 août

    Matinée :

    – Le débat sur la « fin du travail » au prisme de la critique catégorielle du travail (Ivan Recio)

    Après-midi :

    – Psychanalyse et critique de la valeur (Frank)

    Fin après-midi

    – Atelier 1 Initiation & formation : Autour d’un lexique de la critique de la valeur-dissociation (collectif)

    – Débriefing de la journée
    – Présentation de l’exposition de gravures, de la revue HOLZ et du journal HOLZ avec Olivier Deprez (artiste-graveur).

    Soirée-causerie :

    – Critères de dépassement du capitalisme. Quelle relation théorie et pratique ? Que doit-on faire ? Que peut-on faire ? Quelles tâches pour le courant de la critique de la valeur-dissociation ? (groupe de préparation)

    JOURNEE : CAPITALISME, PERIPHERIES ET RACISME
    Samedi 21 août

    Matinée

    – La critique de la valeur-dissociation et la condition périphérique (Fred Lyra)

    Après-midi

    – Sur les différents concepts de racisme. « La double nature du racisme » : autour d’un texte de Justin Monday paru dans Exit ! (Johannes Vogele)

    Fin après-midi (ateliers en parallèle)

    – Atelier 2 Initiation & formation : Quelques bonnes raisons pour se libérer du travail. Pourquoi et comment critiquer le travail ?
    – Atelier 3 Initiation & formation : Quelle critique anticapitaliste de l’antisémitisme moderne et du conspirationnisme ?

    – Debriefing de la journée

    Soirée-Piano-Voix :

    – Piano-voix, Le handicap dans la modernité capitaliste (Benoît Bohy-Bunel et Roxane Borgna)

    JOURNEE : CRITIQUE DE LA VALEUR-DISSOCIATION ET DU SYSTEME TECHNICIEN : QUELLES ARTICULATIONS ?
    Dimanche 22 août

    Matinée

    – Technique et capitalisme. Une présentation critique des thèses de Jacques Ellul et de notes autour du courant anti-industriel (Clément Homs).

    Après-midi

    – Travail mort, travail vivant : le mur énergétique du capital (Sandrine Aumercier)

    Fin après-midi

    – Autour d’une approche anticapitaliste de la « Procréation médicalement assistée » (Sandrine Aumercier et Anselm Jappe)
    – Debriefing de la journée

    Soirée-causerie

    Lundi 23 août

    Matinée :

    – Balade/pique-nique au château cathare de Roquefixade

    (pour les personnes qui le souhaitent en un deuxième groupe, à voir si il y a la possibilité d’une visite de la grotte de Niaux à 35 km)

    Après-midi

    – Sur le statut du « matérialisme historique » et du poids du matériel et du symbolique, de Marx et Kautsky jusqu’à Bataille et Baudrillard (Anselm Jappe)

    Fin après-midi (ateliers en parallèle)

    – Atelier 4 Initiation & formation : Le patriarcat producteur de marchandises. Comprendre les articulations de la théorie de Roswitha Scholz sur la critique de la valeur-dissociation.
    – Atelier 5 Initiation & formation : Comprendre la crise du capitalisme. Autour de la théorie de la crise comme limite interne absolue.

    – Débriefing de la journée

    Soirée - Lecture/mise en situation théâtrale

    – Critique radicale du travail (avec Antoine Wellens, Primesautier Théâtre)

    Mardi 24 août

    Matinée (groupes en parallèle) :

    – Autour des divergences entre Exit ! et Krisis. Discussion autour de textes de Lohoff, Czorny, Meyer (groupe de préparation). Axes de réflexion :
    Une scission longuement préparée
    Les divergences sur le travail abstrait entre Postone et Kurz
    Divergences sur la théorie et l’analyse de la crise
    Savoir et forme-marchandise
    Les différentes usages et divergences autour du concept de dissociation

    – Arts et théorie critique. Les indigènes de l’abstraction (Olivier Deprez)

    Après-midi :

    – L’anti-naturalisme face à la différence sexuelle : trois perspectives matérialistes dans le champ du féminisme (Clotilde Nouët)

    Fin après-midi

    – Approche matérialiste de la critique de la raison pure chez Kant (Benoît Bohy-Bunel).
    – Debriefing de la journée

    Soirée-causerie libre

    Mercredi 25 août

    Matinée :

    – Assemblée générale de l’association Crise & Critique. Avec les adhérents de l’association.

    Après-midi :

    – Rangement, nettoyage et départs.

    Départ : 17h.

  • Préface d’Anselm Jappe et Johannes Vogele pour L’Effondrement de la modernisation de Robert Kurz

    http://www.palim-psao.fr/2021/04/preface-d-anselm-jappe-et-johannes-vogele-pour-l-effondrement-de-la-moder

    Robert Kurz [...] ne livrait pas seulement une explication marxiste de la faillite inévitable du « socialisme réel » bien différente des analyses courantes proposées à gauche, mais affirmait aussi crânement que la fin de l’URSS n’était qu’une étape de l’écroulement mondial de la société marchande, dont les pays « socialistes » ne constituaient qu’une branche mineure.

    La révolution russe de 1917, indépendamment de la volonté de ses chefs, n’avait pas – et ne pouvait pas avoir, selon Kurz – comme horizon le « communisme », mais une « modernisation de rattrapage », c’est-à-dire une version accélérée de l’installation des formes sociales de bases du capitalisme, notamment en réagençant les vieilles structures sociales prémodernes pour y imposer la socialisation des individus par le travail

    • L’« Effondrement de la modernisation » ‒ 30 ans après
      https://lundi.am/L-Effondrement-de-la-modernisation-30-ans-apres

      À l’occasion de la traduction de L’effondrement de la modernisation. De l’écroulement du socialisme de caserne à la crise de la mondialisation, de Robert Kurz (aux éditions Crise et Critique), nous publions ici un entretien avec ce dernier datant d’octobre 2004 pour le magazine Reportagem de São Paulo. Il revient sur l’émergence du courant désormais appelé « critique de la valeur », qui débute avec la publication en allemand de ce même livre en 1991. Théoriquement, il s’agissait de se dégager du marxisme traditionnel, tout en revenant à Marx, pour refuser en bloc toute la logique de la valeur et du travail. Il indique ensuite l’apport essentiel de la critique de la dissociation, apporté par Roswitha Scholtz (« La valeur, c’est le mâle », 1996), qui insiste sur le tout structurellement scindé formé par la valeur, la marchandise et le travail abstrait (qui prétendent à la totalité) d’un côté et le travail reproductif souvent « déclassé » et attribué aux femmes de l’autre (et que la totalité ne parvient jamais à subsumer totalement). Enfin, il explique les tensions au sein du groupe Krisis qui se scinde au début des années 2000 avec la formation de la revue Exit ! et termine par des considérations sur la crise mondiale de la modernisation à laquelle n’échapperont pas, selon lui, les pays alors en pleine croissance comme la Chine de l’époque.

    • @tranbert : certes ; mais peut-être qu’un quart de siècle est encore une période trop courte ? Ou alors, c’est l’#effondrisme qui, par son impatience à voir la « catastrophe » advenir, a tendance à se contenter de vues à court terme ?
      Comment appelle-t-on déjà ce comportement biaisé qui consiste à se réjouir d’une catastrophe en train de se produire ?

    • La critique de la valeur n’annonce pas un effondrement à venir, mais constate une décomposition en cours (dont l’URSS représentait justement une étape). Il n’est pas très pertinent d’attendre la « chute » du capitalisme, que tout le monde se représente par ailleurs triomphant, car il s’agit déjà d’un mort-vivant, mais ce pourrissement n’a rien d’émancipateur en soi.

    • Ni rien de réjouissant : les élites dominantes feront tout pour s’accrocher à leurs prérogatives et leurs brutalités n’iront qu’en augmentant en fréquence et en intensité.
      J’observe avec une grande attention ce qui se passe au Mexique : ce pays connait depuis un quart de siècle une violence économique et politique de grande intensité et la brutalité inouïe des rapports de domination imposés par les cartels illustre bien le genre de pourrissement auquel il faut s’attendre.

    • @ktche @sombre Je crois que comme avec la collapsologie, la WerttKritik fait une confusion entre la dynamique du système capitaliste et ce que ce système inflige aux humains et à la nature. On assiste pas à « l’écroulement mondial de la société marchande » ni au « pourrissement du capitalisme » qui au contraire fonctionnent très bien.
      Ce qui s’écroule, ce sont les conditions de la vie.
      Ce qui pourrit, c’est la société du genre humain.
      Et la production de marchandises prospère sur cette destruction et sur cette dépossession.
      Le capitalisme ne « crée » pas de la valeur, il détruit et corrompt tout ce qui permettait de se passer de ses ersatz empoissonnés et mortifères. Et c’est cela qu’il importe de dénoncer et de combattre.

    • Ça fait des années que tu répètes la même critique @tranbert :)
      « ce courant annonce la fin du capitalisme qui va se faire tout seul mais ça n’arrive jamais » … mais ce n’est jamais ce que ça dit, ça n’annonce rien de bien, ça explique que le capitalisme à force d’augmentation de la productivité (et donc encore plus depuis la robotisation + informatisation) détruit son noyau : la création de valeur.

      Mais ça peut très bien prendre très longtemps car c’est une compétition toujours mondiale donc il reste toujours quelques pays qui concentrent ce qui reste de valeur. Nous on vit justement en France, dans un de ces derniers centres occidentaux, mais non non, la production de marchandises ne prospère pas du tout quand on regarde le monde entier. Et même dans ces derniers centres, tout cela ne tient quasi que par l’expansion monstrueuse de la finance : pas du tout parce que la production prospère.

      + surtout ça n’indique absolument aucune émancipation particulière du tout ! Par défaut c’est même plutôt le contraire et que la wertkritik le dit pourtant assez explicitement (y compris dès ce premier livre) : si les mouvements d’émancipation et d’autonomie ne deviennent pas plus importants, alors par défaut cette décomposition du capitalisme aboutit plutôt à la barbarie, pas du tout à l’émancipation du genre humain… (ce que montre bien aussi La société autophage, plus particulièrement)

      Cette préface ne masque pas non plus l’évolution graduelle, en 91, il y avait aussi encore des scories de marxisme traditionnel dans ce livre, une idée transhistorique du travail, un progressisme, etc. Qui ont disparu de ce courant au fil des années, des auto-critiques, des approfondissements.

      En conséquence de quoi il n’y a rien à « attendre » magiquement (personne n’a jamais dit ça dans ce courant), il faut bien participer à construire d’autres manières de penser et de vivre (au pluriel), non basées sur la création de valeur.

      Enfin bon, plutôt que des piques régulières de mécompréhension sur les internets au fil des années, ça serait vraiment plus utile de mettre à plat les choses en discutant vraiment en face à face lors d’une rencontre avec les participant⋅es francophones (comme Renaud Garcia qui était à la rencontre l’année dernière il me semble). Quitte à ne pas être d’accord, mais au moins en dissipant les incompréhensions et quiproquos qui peuvent monter en épingle quand il n’y a que de l’écrit.
      Mais bon je dis ça… je dis rien :)

    • Ce qui s’écroule, ce sont les conditions de la vie.
      Ce qui pourrit, c’est la société du genre humain.

      Tout à fait. A condition de préciser que le « genre humain » dont il est question n’est pas une donnée transhistorique. Car c’est bien parce que le capitalisme (c’est-à-dire la forme de vie fétiche sur laquelle nous nous appuyons pour produire et reproduire la société depuis peu, comparé à la diversité et à l’histoire des formes de vie qui la précède), est lui-même en cours de décomposition, que les catégories qui le fondent et nous semblent évidentes et « naturelles » se décomposent avec lui, à commencer par la plus centrale : le travail (qui, du coup, ne fait pas partie des « conditions de la vie », mais bien de la dynamique du capital lui-même).

      Le capitalisme ne « fonctionne » pas bien. A bien des égards, il n’a jamais « bien fonctionné » puisque c’est une dynamique folle qui sape les conditions-même de sa propre reproduction, induisant par là les nuisances constatées tout au long de son histoire, et pas seulement dans ses phases les plus récentes. Dénoncer les nuisances et oublier (ou se méprendre sur) ses ressorts est une demi-mesure, du genre de celles qu’ont adoptées jusqu’à l’absurdité ceux qui voulaient rattraper la modernité plutôt que de repartir sur d’autres bases.

      Vouloir fixer la modernité à un moment particulier de son histoire, tenter de rattraper son retard pour ceux qui ne sont pas partis dans la course en tête de peloton, ou prolonger coute que coute cette trajectoire irrationnelle pour ceux qui en sont les ultimes et relatifs bénéficiaires, sont autant de façon de « croire » dans la viabilité d’un fétiche délétère.

      Dans sa phase en cours, ce n’est pas parce que le capitalisme nous écrase qu’il triomphe, mais c’est parce qu’il se décompose (et qu’on continue de l’imaginer éternel ou maitrisable) qu’il nous écrase.

  • Le Droit à l’oncle, par Anselm Jappe - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2021/04/le-droit-a-l-oncle-par-anselm-jappe.html

    A peu près toutes les forces en présence – les partis politiques, les associations en tout genre, les manifestants dans les rues, les média généraux et spécialisés – s’écharpent uniquement sur les détails de l’application de la PMA : pas du tout sur le principe.

    […]

    On a proclamé le « droit à l’enfant ». Quelle drôle d’idée ! Existe-t-il le droit à avoir un oncle ? Puis-je demander à la technoscience de me créer un oncle, parce que la nature ne m’en a pas donné et ma vie est incomplète sans un oncle ? Et un autre être humain peut-il constituer un « droit » pour moi ?

    […]

    On sait qu’actuellement il est assez difficile et coûteux d’adopter un enfant. Mais ne serait-il pas, tout compte fait, plus facile de changer les lois humaines que les lois biologiques ? On dirait que la préférence accordée à la PMA plutôt qu’à l’adoption cache un désir très archaïque, très « essentialiste » ou « naturaliste » : avoir un enfant « de son propre sang », avec son propre ADN. Il est étrange que des gens qui fustigent à longueur de journée les mentalités « rétrogrades » ou « traditionalistes » de leurs adversaires pratiquent eux-mêmes une attitude qui est on ne peut plus bourgeoise et « biologique ». Un enfant qui ne soit pas de mon sperme ou de mes ovocytes ne m’intéresse pas…

    […]

    Mais on peut aussi en conclure que le recours à des solutions médicales témoigne, pour le moins, d’un terrible manque d’imagination : plutôt que de recourir au symbolique – à des enfants acceptés comme « fils » même si génétiquement ils ne le sont pas – on pratique de la zoologie médicalement assistée. Une« zoologie appliquée » : les êtres humains sont réduits, comme un cheptel, à leurs caractéristiques biologiques qu’il s’agit de transmettre. C’est le principe fondamental de l’élevage, dont la résurgence chez des gens qui passent leur vie à tonitruer contre l’« essentialisme » et le « naturalisme » en prônant la « déconstruction » est pour le moins surprenante…

    #PMA #Anselm_Jappe #essentialisme #enfants #adoption #droit_à_l'enfant #solutionnisme_technologique #critique_techno

    • Déjà signalé par PMO ici :

      https://seenthis.net/messages/912044

      Si vous n’avez pas le temps de lire Alertez les bébés ! Objections aux progrès de l’eugénisme et de l’artificialisation de l’espèce humaine, ni Le Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme (toujours en vente), vous pouvez lire le fidèle résumé qu’en fait Anselm Jappe, théoricien reconnu de la critique de la valeur et bloggeur sur Médiapart (ici et en PDF ci-dessous).

      Blague à part, c’est une sorte d’événement que sept ans après nos alertes contre La Reproduction artificielle de l’humain , un authentique anti-capitaliste rejoigne publiquement notre critique, quitte à nous rejoindre également sur les listes noires des petites meutes techno-progressistes. Vous verrez que, à ce rythme, un François Ruffin qui vient de se découvrir une hostilité « métaphysique » au progrès, ou l’anti-capitaliste Hervé Kempf et ses « collaborateur-ice-s » pro-PMA de Reporterre, finiront par rallier l’écologie radicale et anti-industrielle avant 2050.

      Jappe se met enfin un peu sérieusement à la #technocritique. Vieux motard que j’aimais...

  • La crise de la vérité

    Johannes Vogele

    https://lavoiedujaguar.net/La-crise-de-la-verite

    http://www.palim-psao.fr/2021/04/la-crise-de-la-verite-par-johannes-vogele.html#_ftnref3

    L’action ne se passe nulle part, c’est-à-dire dans le monde réel. L’année 2020 n’a pas seulement été celle de la redécouverte de la pandémie, mais aussi un grand festival de théories du complot, dans toutes leurs diversités et sensibilités. Non pas que ces formes d’interprétation de la réalité soient nouvelles ; elles s’inscrivent dans une longue histoire, ont certainement une préhistoire et sans doute de l’avenir.

    À une époque où l’idée même de vérité est déjà bien abîmée, où les explications, les promesses et autres prévisions de la part des « sources autorisées » ont du plomb dans l’aile et où l’idée de l’avenir est devenue une question de croyance, le marché aux récits « alternatifs » est devenu florissant. Puisque la vérité sortant de la bouche des politiques, des économistes et des scientifiques a perdu le statut de la parole de l’oracle, il s’agit de chercher ailleurs et, surprise, l’offre dépasse tous les espoirs. De l’autre côté, l’on s’offusque : la démocratie, la science sont attaquées et comme un seul homme, nous devons les protéger à nos corps défendant. La critique si nécessaire de freedom and democracy, de l’idéologie et de la pratique dominantes, éveille aujourd’hui le soupçon de conspiration contre la sécurité de l’État et de la société. Et nous voilà enfermé·e·s à nouveau dans la binarité caractérisant toute la modernité capitaliste : démocratie ou dictature, Bien ou Mal, les Lumières ou l’obscurité. Ce texte tente de comprendre sur quel terrain commun ces ennemi·e·s juré·e·s se placent et si une critique dialectique peut — sinon en finir tout de suite — au moins déstabiliser des formes de pensée se croyant indépassables. (...)

    #crise #vérité #complotisme #conspiration #mystification #capitalisme #racisme #antisémitisme #sorcières #pogroms #Thomas_Mann #QAnon

  • Au bon vieux temps des vols low cost soviétiques

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/04/11/au-bon-vieux-temps-des-vols-low-cost-sovietiques_6076353_4500055.html

    De manière assez curieuse, Aeroflot était à l’avant-garde de ce qui allait arriver pour le reste du monde à partir des années 1990

    Cela dépasse largement le cas du transport aérien...

    En librairie le 16 avril : Robert Kurz, L’Effondrement de la modernisation. De l’écroulement du socialisme de caserne à la crise du marché mondial.

    http://www.palim-psao.fr/2021/04/en-librairie-le-16-avril-robert-kurz-l-effondrement-de-la-modernisation.d

    Examinant l’ensemble du processus de modernisation capitaliste dans ses différents modèles, l’auteur procède ici à une analyse originale de la chute des pays socialistes, qui comprend le bout du chemin que ces économies avaient atteint dans le contexte d’une crise fondamentale du capitalisme qui allait, hier, toucher l’Est, comme aujourd’hui, l’ensemble du marché mondial.

  • La question écologique est surtout une question économique, politique et sociale
    https://ricochets.cc/La-question-ecologique-est-surtout-une-question-economique-politique-et-so

    De manière contre-intuitive, une politique écologique ça n’est pas d’abord s’occuper des ours blancs, des parcs naturels, de l’alimentation bio ou de la protection des abeilles. C’est plutôt remettre en cause radicalement le modèle socio-politico-économique qui fatalement produit des désastres en série. Deux ressources ci-dessous pour réfléchir sérieusement aux réels moyens de créer une société écologique-soutenable-solidaire. Car protéger le vivant et habiter des mondes humains compatibles avec les autres (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, #Ecologie, Travail, emploi, (...)

    #Travail,_emploi,_entreprise...
    http://atelierdecreationlibertaire.com/Quelle-ecologie-radicale,957.html
    http://www.palim-psao.fr/2021/03/les-catastrophes-socio-naturelles-et-le-nouveau-mouvement-de-protection-d

  • Basculements : Mondes émergents, possibles désirables, par Jérôme Baschet (Parution à La Découverte)
    http://www.palim-psao.fr/2021/03/basculements-mondes-emergents-possibles-desirables-par-jerome-baschet-par

    Nouveau livre de Jérôme Baschet, critiquant la collaspologie et la notion d’effondrement, et certaines formes d’anti-capitalisme, toujours en étant basé sur le les notions zapatistes du Chiapas (où il vit toujours) et la critique de la valeur. Et esquisses d’autres basculements possibles qu’un effondrement.

    Un livre à la croisée de différents courants : la critique de la valeur, l’appelisme, le zapatisme et la perspective fédéraliste-communaliste. Avec un bon dézingage de la perspective anticapitaliste tronquée et étatiste-autoritaire à la Frédéric Lordon. Un livre qui s’essaye à établir les scénarios des possibles, les critères de dépassement du capitalisme tout en abordant quelles seraient les questions stratégiques d’un nouvel anticapitalisme en cours de formation

    À la notion d’effondrement, qui dépolitise les enjeux en postulant une trajectoire unique et comme jouée d’avance, on opposera celle de basculements, qui permet de faire place à l’imprévisibilité croissante de notre temps et au rôle central de la mobilisation politique. Des basculements se produiront en effet, à relativement court terme, sur fond d’une crise systémique du capitalisme, certes produite par les « contradictions » environnementales qui ravagent la planète, mais aussi par des tensions internes entre un capitalisme fossile et un capitalisme techno-« écologique ». Sur cette base analytique, le livre esquisse plusieurs scénarios, tous parfaitement vraisemblables à ce stade.

    Il en est un sur lequel il attire particulièrement notre attention : celui d’une ouverture des possibles synonyme de basculements sociétaux et civilisationnels considérables qui nous engageraient vers des manières de vivre échappant aux logiques du système-monde capitaliste. Et nous placeraient face à des questions fondamentales : que peut être un agencement de la production qui renonce à la centralité des déterminations économiques ? Que peut être une politique qui privilégie l’autogouvernement populaire et assume une relocalisation communale ? Comment nouer de nouvelles relations aux non-humains qui cessent de nous extraire des interdépendances du vivant sans pour autant dissoudre entièrement la notion d’humanité ? Et par quels chemins faire croître de tels possibles ?
    Autant de questions auxquelles Jérôme Baschet – avec une érudition, une clarté et une liberté de pensée exceptionnelles – esquisse des réponses aussi plausibles et documentées qu’éminemment désirables.

    À 14min45 :
    https://www.youtube.com/watch?v=C74hOZMSLwg&t=885

    #Jérôme_Baschet #livre #capitalisme #anti-capitalisme #zapatisme #critique_de_la_valeur #collapsologie

  • Les soulèvements de la terre
    https://lessoulevementsdelaterre.org

    La catastrophe écologique n’est pas à venir, elle est déjà là. Nous ne nous résoudrons pas à la contempler, impuissants, isolés et enfermés chez nous. Nous avons besoin d’air, d’eau, de terre et d’espaces libérés. Les causes et les responsables de la destruction des sols nous entourent : bétonisation, industries polluantes, et accaparement des terres vivrières par l’agro-industrie. Nous voulons cibler et bloquer ces responsables. Nous voulons aussi occuper et cultiver les terres qui nous ont été arrachées. Parce que tout porte à croire que c’est maintenant ou jamais nous avons décidé de jeter nos forces dans la bataille.

    Le texte complet :
    https://lessoulevementsdelaterre.org/appel

    Beaucoup de signataires connu⋅es qui vous diront quelque chose, et plein plein de collectifs (rien dans le sud-ouest pour l’instant :( )

    Via palim-psao / crises et critiques, qui sont signataires :
    http://www.palim-psao.fr/2021/03/appel-a-reprendre-les-terres-et-a-bloquer-les-industries-qui-les-devorent

    #écologie #pollution #accaparement_des_terres #foncier #agriculture #béton #pesticides #convergence_des_luttes

  • Une ZAD au « cœur de la bête », par Anselm Jappe
    http://www.palim-psao.fr/2021/02/une-zad-au-coeur-de-la-bete-par-anselm-jappe.html

    Si je sympathise donc spontanément avec ces luttes qui tentent de mettre le bâton dans les roues du char (ou plutôt du 4x4) qui nous entraîne vers l’abîme, j’ai appris avec un intérêt particulier l’existence de la ZAD de la colline du Mormont près de Lausanne en Suisse. Les occupants s’opposent au projet d’élargissement de la cave de calcaire exploitée depuis des décennies par le cimentier suisse Holcim, coupable, selon un rapport de Greenpeace, de nombreuses « violations des droits humains » partout où il sévit dans le monde. Cette entreprise, qui était déjà le deuxième producteur de ciment au monde, a fusionné en 2015 avec le cimentier français Lafarge. Celui-ci n’a jamais manqué de montrer son attachement au bien commun, depuis l’époque où il construisait pour l’occupant nazi le Mur de l’Atlantique jusqu’au scandale de 2020, où on l’avait surpris versant des déchets dans la Seine en plein Paris, et en passant par les rançons payées à l’Etat islamique en Syrie en échange de sa « protection ». Cette entreprise, après avoir dévoré une partie de la colline, veut maintenant obtenir une autorisation pour détruire également le reste, malgré sa valeur paysagère, naturelle et archéologique et son caractère officiellement « protégé ». La ZAD s’est installée en octobre 2020 dans la partie déjà achetée par le cimentier en vue de son expansion future. Elle n’a été que peu inquiétée jusqu’ici par les forces de l’ordre, dans l’attente de la fin de la procédure judiciaire. Comme toute ZAD qui se respecte, l’occupation ne vise pas seulement à empêcher une nouvelle extension de la logique mortifère du développement du capitalisme, mais se propose également l’élaboration collective de nouvelles formes de vie.

    Cette nature des ZAD est assez connue pour qu’il soit nécessaire de s’y arrêter. Deux autres aspects plus insolites de la ZAD de Mormont semblent alors mériter de l’attention. D’abord la cible : ici, ce n’est ni le nucléaire ni un aéroport ni une autoroute qui suscite l’ire, mais la simple extraction de calcaire qui sert à produire du ciment et ensuite du béton. A priori, cela paraît beaucoup moins nocif que, par exemple, l’extraction de pétrole ou d’or, aussi bien en ce qui concerne l’extraction que les utilisations de la ressource. Le béton ne passe pas pour être si maléfique que le plastique, les pesticides ou le pétrole. Mais comme j’ai tenté de le démontrer dans mon livre Béton – Arme de construction massive du capitalisme (L’Echappée, 2020), le béton n’est pas seulement nuisible à cause des émissions de CO2 qu’il occasionne, des vols de sable qu’il présuppose, des déchets qu’il laisse derrière, mais surtout à cause de ce qu’il permet : la bétonisation du paysage, l’uniformisation des façons de construire, l’enlaidissement du monde. Véritable « matérialisation » de la logique de la valeur qui gouverne le capitalisme, le béton n’est pas un matériau « neutre » qui est bien ou mal utilisé, selon les cas, mais un élément tout aussi ravageur que le pétrole, le nucléaire ou les pesticides. On ne peut donc que se féliciter qu’avec cette nouvelle ZAD, dirigée contre l’industrie du béton, celui-ci perde un peu plus son masque d’innocence pour intégrer à plein titre le club des nuisances à combattre si l’on veut sauver les bases de la vie sur terre.

    […]

    C’est en effet une caractéristique de l’extractivisme de se dérouler en général, au moins aujourd’hui, loin de ceux qui en profitent le plus, mais chez les pauvres à l’autre bout du monde. En général, les riches ne creusent pas de puits de pétrole dans leur jardin ni n’extraient de l’or à l’aide du cyanure dans la rivière face à leur chalet de montagne où ils pêchent la truite. Avec le béton, c’est un peu différent. Le calcaire se trouve dans de nombreuses régions du monde, tandis que sa valeur marchande à la tonne est très faible – ce qui rend peu convenable son transport sur de longues distances. On l’extrait donc devant la porte. Cette nuisance est peu exportable, elle est plus « démocratique » et frappe même au cœur de l’Europe. Voilà pourquoi elle se prête aussi aux contestations : on peut difficilement fermer les yeux, comme lorsqu’on « oublie » que le cobalt du smartphone vient des mines ensanglantées d’Afrique. Le béton nous montre qu’il est illusoire de croire cyniquement que ce ne sont que les autres qui vont payer le « prix du progrès ». D’une manière ou d’une autre, le capitalisme va retomber sur la gueule des pays qui l’ont créé. Les belles montagnes suisses réduites en poussière pour faire des autoroutes n’en sont qu’un petit exemple.

    #Anselm_Jappe #Suisse #ZAD #béton #calcaire

  • Quand les critiques du marché financier deviennent des spéculateurs. Fonds spéculatifs, GameStop et les petits investisseurs du Reddit : Une belle aubaine pour Blackrock, par Tomasz Konicz
    http://www.palim-psao.fr/2021/02/fonds-speculatifs-gamestop-et-les-petits-investisseurs-du-reddit-la-grand

    Retour sur la misère de la critique tronquée du capitalisme à travers l’exemple de la spéculation récente en essaim sur les actions de Gamestop.

    #Tomasz_Konicz #Gamestop #spéculation #Wall_Street #Blackrock #finance #capitalisme #critique_de_la_valeur

  • Assez historique : un hedge fund a subit des pertes de plusieurs milliards de dollars et risque la faillite, suite à l’action des usagers d’un subreddit.

    Affaire Gamestop : les fonds spéculatifs pris à leur propre jeu par les boursicoteurs américains
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/28/affaire-gamestop-les-fonds-speculatifs-pris-a-leur-propre-jeu-par-les-boursi

    Trente ans après, la roue a tourné. Cette semaine, le groupe new-yorkais Melvin Capital a perdu sa chemise sur les marchés – sur l’action de la société Gamestop, pour être précis –, le contraignant à mendier 2,75 milliards de dollars (2,27 milliards d’euros) auprès de ses concurrents pour éviter une faillite.

    Ses vainqueurs : une foule de boursicoteurs, saisis par l’ennui pendant la pandémie et qui se sont mis à jouer à Wall Street depuis qu’a éclaté le Covid-19. Ils se sont passé le mot sur le forum Reddit mais aussi sur Twitter ou Facebook, faisant monter, monter, monter l’action de Gamestop pour mieux ruiner Melvin Capital.

    Explication : Gamestop est une enseigne de jeux vidéos aux Etats-Unis. Elle est en difficulté, les clients préférant les jeux en ligne. Résultat, son action ne valait en mars 2020 que 2,57 dollars. Pariant sur une détérioration de sa santé financière, des hedge funds, dont Melvin Capital, l’ont vendue à découvert, c’est-à-dire sans posséder réellement les actions mais en espérant les acheter plus tard moins cher.

    Sauf que les boursicoteurs ont fait le pari inverse et se sont rués en masse sur l’action. Gamestop a pris près de 20 % lundi 25 janvier, a doublé mardi, et a vu son cours multiplié encore par 2,35 mercredi pour atteindre 347,51 dollars en clôture. L’entreprise valait alors 10,3 milliards de dollars, l’équivalent du français Renault. Une envolée irrésistible, irrationnelle, et alimentée par Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, qui avait tweeté sur l’affaire mardi soir.

    Si les petits porteurs ont acquis une telle puissance de feu, c’est que les règles du jeu ont un peu changé : jouer en Bourse ne coûte plus rien avec la disparition des commissions de transactions. Mieux, les applications comme Robinhood proposent des produits sophistiqués qui permettent aux particuliers de parier à la hausse ou à la baisse sur une action avec une mise de fond minime. Enfin, les petits investisseurs ont fait masse en se passant le mot sur les réseaux sociaux.

    La vente à découvert est très risquée. Lorsque vous achetez une action Gamestop 2,57 dollars et que l’entreprise fait faillite, vous risquez au maximum votre mise, soit 2,57 dollars. Si vous la vendez 2,57 dollars et qu’elle monte à 347,51 dollars, vous devez la racheter à ce prix et perdez 344,94 dollars, soit 134 fois votre mise initiale ! L’affaire est donc devenue ruineuse pour les hedge funds, qui ont choisi de prendre leurs pertes. « Nous avons fermé notre position », a fait savoir Melvin Capital. D’autres se sont prudemment retirés du jeu, dont Citron Research.

    Melvin Capital, première grande victime de la folie « GameStop » en Bourse, Actualité des sociétés - Investir-Les Echos Bourse
    https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/melvin-capital-premiere-grande-victime-de-la-folie-gamestop-en-bou

    Pour le fonds d’investissement spécialisé dans les opérations de « short », ou vente à découvert, l’addition semble lourde, très lourde. Son montant n’est pas évoqué, mais les actionnaires Citadel et Point72 ont dû se contraindre à injecter près de 3 milliards de dollars dans Melvin Capital pour consolider les finances du fonds, rapporte le site de le chaîne de télé américaine.

    Dans cette affaire « GameStop », les vendeurs à découvert sont à la lutte avec des acheteurs physiques, ou détenteurs de positions à effet de levier, mais haussières. Et le terrain de jeu se déroule sur les forums de discussion, en particulier celui appelé « Wallstreetbets » de Reddit, un site web communautaire américain fonctionnant via le partage de signets permettant aux utilisateurs de soumettre leurs liens et de voter pour les différents posts. On comprend l’emballement et la frénésie qui peuvent naître de telles discussions, par des investisseurs souvent fraîchement arrivés en Bourse et attirés par des gains faciles, sur des dossiers de type « penny stock » tout particulièrement… Ce forum de Reddit regroupe plus de deux millions de membres.

    Selon les données du cabinet S3 Partners, les vendeurs à découvert avaient, lundi soir et avant la dernière poussée de 92% de l’action, donc, mardi, accumulé une perte à la valeur de marché de plus de 5 milliards de dollars depuis le début de l’année dans l’action GameStop, dont une perte évaluée à 917 millions de dollars lundi et 1,6 milliard de dollars vendredi.

    GameStop Stock Jumps to New Record - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/gamestop-shares-surge-toward-fresh-record-ahead-of-opening-bell-11611579224

    On Reddit and chat forums, day traders were shouting it from the rooftops: Buy GameStop!

    Lots of people did, sending the shares of the once-moribund mall retailer to new highs in what has become a gladiator match between so-called redditors and Wall Street shorts. GameStop Corp. surged as much as 145% to $159.18 Monday morning, before sinking below Friday’s close only to bounce back up again to close Monday at $76.79, up 18%.

    The move, which extended GameStop’s gains for the year to more than 300%, is the latest sign that frenetic trading by individual investors is leading to outsize stock-market swings.

    The volatility prompted the New York Stock Exchange to briefly halt trading nine times. About 175.5 million shares changed hands Monday, the second-largest one-day total on record, according to Dow Jones Market Data. That compares with the 30-day average of 29.8 million shares.

  • Ceci n’est pas une femme (à propos des tordus « queer »)
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=539

    Comme nous le savons tous, il n’existe pas de « prétendue théorie du genre », mais seulement des « études de genre ». C’est du moins ce que nous répètent les spécialistes universitaires, les responsables politiques et les journalistes des groupes Le Monde (Télérama, l’Obs, Courrier international, etc.), Radio France (France Inter, France Culture, France Info), parmi d’autres medias. Nous aussi, nous sommes studieux et nous nous sommes livrés à 6 (+ 1) études de genre. Six études graphiques dues à Black Star s()éditions et un livret de Pièces et main d’œuvre. Soit un texte illustré ou des images légendées comme on voudra. Ce livret traite donc de « la prétendue théorie du genre » et de la bien réelle théorie queer (dont nul ne conteste l’existence pour le moment) ; du sexe des anges ; de ce qui fait un (...)

    #Documents
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Ceci_n_est_pas_une_femme.pdf