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  • « Préparez votre départ pour l’Afrique » : destinataire d’une lettre raciste, une commerçante de Perpignan va porter plainte
    par Pénélope Gualchierotti – publié le 4 juillet à 14h20 – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/preparez-votre-depart-pour-lafrique-destinataire-dune-lettre-raciste-une-

    https://www.liberation.fr/resizer/ZPbMqgi4h1kzA62Zlv-WChQAVdM=/1600x0/filters:format(jpg):quality(70)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/3ZZLOSC4EBEPBLB26L4XJ5WHCY.jpg

    Menacée d’un « nettoyage impitoyable et virulent » si elle ne vend pas son domicile, une commerçante perpignanaise, aux origines congolaises, va porter plainte ce jeudi 4 juillet. Le parquet a ouvert une enquête.

    Elle n’est plus « la bienvenue en France » à cause de sa peau noire. Une habitante de Perpignan va porter plainte ce jeudi 4 juillet après avoir reçu un courrier l’appelant à quitter le territoire français et à « préparer [son] départ pour l’Afrique ». Contactée par Libération, cette Française d’origine congolaise, Brigitte Vumbi Borne, précise qu’elle va se rendre en commissariat dans la journée. « Je vais y aller. J’espère qu’ils sont ouverts entre midi et deux. Je vais prendre ma voiture et aller voir. Aujourd’hui, il faut que je le fasse », s’encourage-t-elle.

    Une information qui est remontée jusqu’au procureur de la République de Perpignan, Jean-David Cavaillé, qui confirme à Libé « ouvrir une enquête aujourd’hui. […] Je n’ai pas encore reçu la plainte de Madame mais le préfet et le maire me l’ont signalé. Je suis en train d’analyser les qualifications que je retiens. »

    Le 3 juillet, quelques jours après le premier tour des élections législatives qui a vu le Rassemblement national arriver en tête dans l’ensemble du département des Pyrénées-Orientales, cette commerçante a reçu un courrier, qu’elle a immédiatement partagé sur Facebook. Cette lettre intime la résidente perpignanaise depuis bientôt dix ans à « procéder à une vente rapide » de son domicile à des « bons Français de souche ». Au risque, sinon, de faire les frais d’un « nettoyage impitoyable et virulent du quartier » qui aurait pour but « de restaurer l’atmosphère catalane d’antan ». (...)


    #racisme

  • Soupçons de corruption : Rachida Dati perd une nouvelle manche
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/soupcons-de-corruption-rachida-dati-perd-une-nouvelle-manche-20240702_PFQ

    Est-ce qu’un procès se rapproche pour Rachida Dati ? L’enquête dans l’affaire Renault, pour laquelle elle est mise en examen pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif par personne investie d’un mandat électif public », a été validée ce mardi 2 juillet par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, qui a rejeté un recours de Rachida Dati sur la prescription et l’ancienneté des faits.

    « Vous en avez assez de cette bande de racaillles ? »

  • Carla Bruni-Sarkozy convoquée en vue d’une mise en examen dans l’affaire « Sauver Sarko »
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/carla-bruni-sarkozy-convoquee-en-vue-dune-mise-en-examen-dans-laffaire-sa

    Carla Bruni-Sarkozy est convoquée pour une possible mise en examen dans l’enquête sur la rétractation en 2020 de l’intermédiaire Ziad Takieddine, qui accusait son époux Nicolas Sarkozy d’avoir financé sa campagne présidentielle 2007 avec des fonds libyens, a-t-on appris ce samedi 29 juin de source proche du dossier.

    Selon cette source, la mannequin et chanteuse encourt des poursuites pour recel de subornation de témoin, association de malfaiteurs en vue de la préparation d’escroqueries au jugement en bande organisée et en vue de la corruption de personnels judiciaires libanais. L’artiste de 56 ans pourrait ressortir de cet interrogatoire, dont la date n’a pas été précisée, mise en examen ou sous le statut plus favorable de témoin assisté.

    L’information judiciaire ouverte en mai 2021 se penche sur la possible tentative d’une douzaine de protagonistes de tromper la justice française dans le dossier libyen, dont le volet principal sera jugé début 2025. Une opération qui avait été baptisée « Sauver Sarko », dont l’objet était d’obtenir le changement de version de Ziad Takieddine en 2020, qui avait dédouané le chef de l’Etat.

  • Racisme et antisémitisme : les messages d’une unité de CRS sur WhatsApp révélés par le « Canard enchaîné »
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/racisme-et-antisemitisme-les-messages-dune-unite-de-crs-sur-whatsapp-reve

    Une enquête de l’IGPN aurait bien été ouverte. En revanche, elle ne vise pas cette boucle WhatsApp bien connue de la police des polices, mais le commandant de l’unité qui s’était senti obligé de rappeler à son escadron « les bases de la neutralité républicaine ». Il aurait été présenté dans une lettre anonyme comme un « franc-maçon influent » – ce que n’a pas pu prouver le procureur de Meaux… Le manque de considération de l’IGPN pour les faits de racisme et d’antisémitisme n’étonne pas le Canard enchaîné : « Pas question, pour la Place Beauvau, de lancer une chasse aux sorcières brunes dans des unités de force mobile qui ont sauvé la macronie au moment des manifs des gilets jaunes et se trouveront en première ligne lors des JO. » Depuis que le commandant L. a été « mis sur la touche » [évincé pour avoir tenté de rapporter à sa hiérarchie ces dérives fascistes], plusieurs plaintes auraient été déposées par des policiers antillais ou d’origine étrangère, « victimes d’un déchaînement raciste », poursuit l’hebdomadaire. Le grand gagnant dans cette affaire reste le capitaine L. B. [qui ne cachait pas sa nostalgie du IIIe Reich et son amour pour Jean-Marie Le Pen], affecté à une autre unité… et promu.

  • Législatives 2024 : face à la possibilité d’un gouvernement RN, la haute fonction publique « au pied du mur » – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/legislatives-2024-face-au-rn-la-haute-fonction-publique-au-pied-du-mur-20
    https://www.liberation.fr/resizer/alkUvA0IR0wbdPZ96zxciJpgsVk=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/7MFQKEJL7BDRNI34UOQZ7QGQXY.jpg

    « Je suis en fin de carrière. Il me reste un ou deux postes, mais est-ce que j’assumerai d’être nommé Procureur général par un Eric Ciotti rallié au RN devenu ministre de la Justice de Bardella Premier ministre ? Ou je demande à être déchargé de mes fonctions et je deviens avocat général auprès d’une cour d’appel ? Ou encore je reste à mon poste pour défendre l’Etat de droit, et prends la responsabilité de ne pas appliquer les circulaires si je les juge contraire à mes convictions ? On n’imaginait pas qu’on se poserait ces questions si vite, que ce soit sur le plan éthique ou personnel, en termes de carrière. On est tous au pied du mur. »Cette interrogation angoissée émane d’un procureur de la République ayant tenu à garder l’anonymat. Elle est largement partagée parmi la dizaine de hauts fonctionnaires interrogés par Libération. Avec cette question : que feriez-vous si le Rassemblement national arrive au pouvoir, non dans trois ans, mais dans trois semaines, le 7 juillet ?

  • Lutter contre l’inceste pédophile ce n’est pas seulement dénoncer un prédateur. L’abus sexuel sur les enfants, c’est toujours une construction à plusieurs acteurs. Ce sont des adultes de référence qui regardent ailleurs, qui se taisent, des professionnels de la santé ou de la justice, qui sont distraits ou se défaussent ou encore travestissent la réalité. Témoignage détaillé et implacable de Mathilde Brasilier, abusée par son père de 3 à 10 ans qui a décrit son chemin de croix dans un livre paru en 2018. Ici, elle va pour la première fois beaucoup plus loin. Elle démonte l’écosystème de l’omerta dans la bourgeoisie de Saint-Germain-des-Prés (Paris VIe) de la fin des années cinquante à aujourd’hui. Glaçant. Article publié dans la newsletter « Le plein d’idéeS » à paraitre le 15 juin.
    https://www.challenges.fr/idees/mathilde-brasilier-l-inceste-pedophile-est-toujours-une-oeuvre-collective

    #pédocriminalité #inceste

    • Une distribution d’excellence : un père Prix de Rome d’architecture, des personnalités artistiques ou littéraires de renom, le peintre Balthus ou le romancier Gabriel Matzneff, un médecin de famille du Tout-Paris qui ne voit rien, un expert psychiatre auprès du tribunal tout aussi myope, de bien singulières soirées à la Villa Médicis, des souplex cadenassés à l’Agence d’architecture du père ou chez Balthus… Et aussi les ombres de Gainsbourg ou de Jean-Marie Le Pen.

  • Les hommes de la rue du Bac : des faits glaçants et un récit à visage découvert – Libération
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/les-hommes-de-la-rue-du-bac-des-faits-glacants-et-un-recit-a-visage-decou
    https://www.liberation.fr/resizer/uKbwj-6JSGX5Iy4XG_6F-ZEkwc0=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(1498x1488:1508x1498)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/GHHGOAJDJZGNNGZVG22Z77BBQ4.jpg

    Mais cette histoire a aussi un lieu, le triangle du VIIe arrondissement de Paris où le pouvoir politique, culturel et médiatique régnait dans une totale impunité. « Jusqu’au dernier moment, j’ai pensé ne pas y arriver », nous dit Inès Chatin de son audition, qui fait aujourd’hui partie d’un dossier judiciaire de centaines de pages documentant l’univers pédocriminel de la rue du Bac, dans un somptueux appartement acheté à la famille d’Ormesson par le docteur Jean-François Lemaire, l’homme qui livra entre autres ses enfants adoptifs, dans des séances sordides dont la mise en scène cauchemardesque n’a d’égal que l’infâme sadisme, à l’écrivain Gabriel Matzneff et ses amis. « Si l’adolescent sait qu’il se soumet à des règles condamnées par la société mais qui apportent finalement une certaine jouissance, euh pourquoi pas ? » expliquera froidement le docteur Lemaire à sa fille adoptive, que Matzneff surnommait « ma petite chose exotique ». Eu égard à l’extrême violence des scènes rapportées par Inès Chatin, il a été convenu, avec elle et ses avocats, de ne pas en rapporter certaines à la première personne du singulier. Libération publiera donc dans les jours à venir son récit, et s’appuiera sur le dossier judiciaire, pour raconter ces faits glaçants qui témoignent de la cruauté de ces hommes de pouvoir, et du courage de la femme qui leur a survécu. Et qui parle aujourd’hui.

    #viols_collectifs #pédocriminalité #matzneff #mephitis #germanopratins

    #Jean-François_Lemaire
    #Claude_Imbert
    #Jean-François_Revel
    #académie_française
    #le_point

  • #McKinsey : qu’ils viennent me chercher | Libé/AFP | 29.05.24

    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/affaire-des-cabinets-de-conseil-le-ministere-de-la-sante-a-ete-perquisiti

    Le 17 mars 2022, les sénateurs Eliane Assassi (communiste) et Arnaud Bazin (Les Républicains) avaient présenté un rapport au vitriol contre le recours par l’Etat aux cabinets de conseil. Un phénomène « tentaculaire » dont le coût pour les finances publiques a grimpé en 2021 à près de 900 millions d’euros, tous opérateurs publics confondus. Les cabinets sont « intervenus sur la plupart des grandes réformes » du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, mais aussi dans la gestion de la crise sanitaire ou l’organisation de colloques, soulignait le rapport.

    Publié en pleine course à la présidentielle, ce rapport avait empoisonné la campagne d’Emmanuel Macron, accusé par les oppositions de favoritisme en faveur de McKinsey. « S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal », avait-il dit le 27 mars.

    Le parquet national financier (PNF) a d’abord ouvert, le 31 mars 2022, une enquête préliminaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée à l’encontre de McKinsey. Puis six mois plus tard, les 20 et 21 octobre, le PNF a ouvert deux informations judiciaires, l’une « sur les conditions d’intervention de cabinets de conseil dans les campagnes électorales de 2017 et 2022 » d’Emmanuel Macron, l’autre sur des soupçons de « favoritisme ».

    Et donc perquisitions ce mercredi 29 mai au ministère de la Santé - et ailleurs, dont lieux privés.

    « Qu’ils viennent me chercher » - sauf que là, c’est plutôt l’administration qui prend, pas l’irresponsabilité présidentielle.

    Ah, et MacKiki, c’est pas de l’ingérence étrangère, hein.

  • Loi Cazeneuve : don’t touch my coconuts | Libé (mais pas trop) | 29.05.24

    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/usage-des-armes-lors-de-refus-dobtemperer-chez-les-policiers-cest-le-prin

    Le député socialiste Roger Vicot, corapporteur, en a tiré une proposition de loi qui sera présentée dans la foulée, afin de modifier partiellement l’article 435-1 du code de la sécurité intérieure (CSI) qui a assoupli, depuis 2017, le cadre légal d’usage de leur arme par les policiers.

    Libé : Au terme de cette mission d’information, vous proposez seulement une réécriture partielle de l’article 435-1 du CSI. Pourquoi ?

    Le socialo : Cet article rappelle en préambule le cadre général global d’ouverture du feu avec des conditions communes à la légitime défense : stricte proportionnalité et absolue nécessité. Il définit ensuite, en cinq alinéas, les différents cas possibles d’ouverture du feu. Quatre cas ne posent pas problème. Mais l’alinéa sur les refus d’obtempérer décrit un cas de figure assez large, et permet de tirer si le contrevenant est « susceptible de » commettre des atteintes aux personnes dans sa fuite. Cela veut dire qu’on laisse au policier l’appréciation de ce que le contrevenant est « susceptible de » faire plus tard. Je propose d’écrire que l’agent peut tirer si le contrevenant met en danger la vie d’autrui de manière « manifeste » et « imminente ». Ces deux termes sont beaucoup plus contraignants que « susceptible de ». Thomas Rudigoz [rapporteur de la mission, Renaissance, ndlr], avec qui j’ai très bien travaillé, dit que modifier la loi enverrait un mauvais message à la police… mais ce que je propose n’est pas un bouleversement considérable.

    [ouf, nous voilà rassuré-es]

    [...]

    Pourquoi avoir tenu cette mission d’information à huis clos ?

    Je suis un jeune député, élu depuis deux ans, et très sincèrement je n’en sais rien. Etait-ce un choix du président de la commission des lois, Sacha Houlié (Renaissance) ? Est-ce que c’est la sensibilité du sujet ?… Notez que ce n’était pas un huis clos pour les députés, puisqu’un député Rassemblement national est venu soutenir [le syndicat de police, ndlr] Alliance pendant son audition. J’aurais été plutôt ouvert à ce que nos travaux soient publics, retransmis. On n’a rien à cacher ni dans nos questions ni sur la manière dont les auditions se sont déroulées.

    • Chez Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/france/290524/refus-d-obtemperer-et-tirs-policiers-un-rapport-parlementaire-menage-la-ch

      Après avoir auditionné 90 personnes – policiers et gendarmes, magistrats, chercheurs, avocats, associatifs –, les députés Thomas Rudigoz (Renaissance) et Roger Vicot (PS), corapporteurs de la mission d’information parlementaire sur « la hausse du nombre de refus d’obtempérer et les conditions d’usage de leurs armes par les forces de l’ordre » rendent ce mercredi 29 mai des conclusions prudentes, voire frileuses.

      Ils n’ont en particulier surtout pas auditionné de [proches des] victimes - les victimes étant mortes, en général.

      A noter que ce qui a augmenté et que le titre du rapport tait, bien entendu, c’est le nombre de tirs, et de morts ; et ces augmentations ne sont pas corellées à celle du nombre de cas de refus d’obtempérer, mais à la date de passage de la loi Cazeneuve.

      Chargés « d’évaluer l’impact éventuel » du nouvel article L435-1, les rapporteurs rejettent les conclusions de la seule étude disponible, prépubliée en septembre 2022 dans la revue Esprit. Les universitaires Sebastian Roché, Paul Le Derff et Simon Varane y écrivent, sans ambiguïté, que « la loi de 2017 a eu pour effet de plus fréquentes atteintes à la vie des citoyens par la police » avec « cinq fois plus de personnes tuées » depuis son entrée en vigueur par rapport aux années précédentes. Mais les parlementaires appellent à « relativiser » cette étude, dont ils dénoncent les « biais ».

      Ah, voilà, c’était un rapport pour enterrer officiellement la seule étude scientifique sur le sujet.

      Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Amen.

    • @arno de moins en moins de survivants, donc de moins en moins de biais. Nous sommes sauvés !

      En ce qui concerne les tirs mortels, les corapporteurs citent des données parcellaires, débutant en 2020, alors que la réforme date de 2017. Questionné sur ce point, Roger Vicot indique que ce sont les seules qui ont été transmises à la mission d’information. Deux personnes auraient donc été tuées dans le cadre d’un refus d’obtempérer en 2020 (l’une par un policier, l’autre par un gendarme), quatre en 2021 (deux par des policiers, deux par des gendarmes) et treize en 2022, toutes tuées par des policiers, comme les trois victimes de 2023.
      [...]
      Les corapporteurs refusent surtout de se prononcer sur l’éventuelle « causalité » entre la réforme Cazeneuve et l’augmentation du nombre de tirs, actant même « l’impossibilité de trancher le débat ». S’ils reconnaissent que certaines affaires impliquant des policiers « contribuent à la dégradation de l’image des forces de l’ordre » et alimentent la « suspicion médiatique », ils soutiennent avec force contorsions que l’article 435-1 « n’a pas assoupli directement les conditions de l’usage de l’arme », mais a « pu le laisser penser ».

      En conséquence, s’ils recommandent tous deux de renforcer la formation des policiers et de clarifier les instructions qui leur sont données, leurs propositions sur l’article 435-1 divergent.

      Superbe.

    • et pour terminer en beauté :

      Pour mener leurs travaux, les deux députés ont dû composer avec des données rares, voire contradictoires. Ainsi, en s’appuyant sur des chiffres communiqués par le ministère de l’intérieur, ils observent une « hausse tendancielle incontestable des refus d’obtempérer » constatés par les forces de l’ordre ces dix dernières années, malgré « une relative attrition » depuis 2021. Une note publiée en avril par le même ministère, qui ne leur a pas été transmise et qui donne d’autres totaux annuels, conclut à une « légère baisse » (de 5 %) des refus d’obtempérer entre 2016 (24 400 refus d’obtempérer) et 2023 (23 100).

      une enquête de qualitay

    • Compilations d’articles de presse concernant les décès liés à des interventions de police (à partir du 02/04/2022) :
      https://antidotmedia.noblogs.org/post/category/violences-detat/la-police-tue

      Un recensement des décès suite à une intervention policière qui remonte à 1961 :
      https://desarmons.net/listes-des-victimes/personnes-tuees-par-les-forces-de-lordre

      Dans “personnes mortes aux mains des forces de l’ordre” nous incluons toute personne étant décédée au cours ou à la suite d’une opération de police, sans préjuger du caractére intentionnel de l’acte mais nous appuyant sur les seules conséquences de cet acte, à savoir le décès brutal d’une personne qui ne serait pas morte s’il n’y avait pas eu d’intervention de police.

      Nous avons fait le choix de ne pas inclure les personnes tuées au cours d’un affrontement armé avec les forces de l’ordre dans lequel on pourrait estimer qu’il y a un usage symétrique de la force ou une situation difficilement contestable de “légitime défense”. Pour autant, nous ne considérons pas le port d’un couteau, de ciseaux ou la conduite d’un véhicule comme une attaque armée. Dans cette liste peuvent apparaître des faits au cours desquels la victime était en possession d’une arme à feu, mais pour lesquels les circonstances ne sont pas formellement établies. Nous considérons que la victime bénéficie également de la présomption d’innocence, d’autant plus qu’elle n’est plus présente pour témoigner.

      Nous n’avons pas non plus inclu les personnes tuées par des policiers en dehors de leur service, ainsi que les policiers tués par d’autres policiers.

  • Le tyran Gabriel Attal à #Valence pour vendre sa politique répressive, autoritaire, sécuritaire et contre-insurrectionnelle
    https://ricochets.cc/Le-tyran-Gabriel-Attal-a-Valence-pour-vendre-sa-politique-repressive-autor

    A force de sursauter dans l’autoritarisme et de lancer des « chocs de », les chefs macronistes doivent être plein de bleus et de bosses, à moins qu’ils aient le hoquet et butent sur les mots (l’ordre, l’ordre, l’ordre). Avec ces sursauts droits dans leurs bottes, ce qui reste de leur cerveau est sans doute en bouilli à force de s’écraser au plafond. "En plus de la mise en place de la FAR, la Première ministre a notamment annoncé la possibilité pour les policiers municipaux d’exercer des (...) #Les_Articles

    / Valence, #Drôme, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/reponse-aux-emeutes-le-gouvernement-met-les-parents-sur-le-banc-des-accus

  • Le premier tribunal devait être gangréné par le wokisme. Heureusement la cour d’appel reconnaît un « droit de correction », parce que hein, si on ne peut plus cogner ses gamins quand c’est pour leur bien…
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/relaxe-dun-policier-accuse-de-violences-sur-ses-enfants-rehabiliter-un-dr

    Yves M., un ancien major de la police aux frontières poursuivi pour des violences sur son ex-femme et ses enfants, a été relaxé jeudi 18 avril lors de son procès en appel à Metz. En juillet 2023, en première instance, le policier avait été condamné par le tribunal correctionnel de Thionville (Moselle) à dix-huit mois de prison avec sursis probatoire de deux ans ainsi que le retrait de l’autorité parentale.

    Dans l’arrêt prononcé jeudi par la cour d’appel de Metz, consulté par Libération, il est précisé, qu’un « droit de correction est reconnu aux parents et autorise actuellement le juge pénal à renoncer à sanctionner les auteurs de violence dès lors que celles-ci n’ont pas causé un dommage à l’enfant, qu’elles restent proportionnées au manquement commis et qu’elles ne présentent pas de caractère humiliant ». Aussi, les juges imputent les gestes dénoncés à « la personnalité décrite comme entière et forte » de Yves M.. Des formulations que conteste Me Jérôme Tiberi, avocat des deux enfants du policier, âgés aujourd’hui de 10 et 13 ans. Il annonce ce vendredi se pourvoir en cassation.

  • La marche du 21 avril contre le racisme interdite par la préfecture de police de Paris – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/la-marche-du-21-avril-contre-le-racisme-interdite-par-la-prefecture-de-po

    Craignant des troubles à l’ordre public et des slogans antisémites, Laurent Nuñez a interdit une marche « contre le racisme, l’islamophobie et pour la protection des enfants », soutenue par des militants antiracistes, des mouvements de gauche et des familles de victimes de violences policières.

    Lutte contre le racisme ? « Antisémitisme !!! » qu’ils s’exclament tous en chœur, à l’extrême-droite !

    • Dictature : après les conférences pro-palestiniennes, l’interdiction de la marche contre le racisme à Paris
      https://contre-attaque.net/2024/04/19/dictature-apres-les-conferences-pro-palestiniennes-linterdiction-de-

      En 2020, Macron avait déclaré de façon provocante dans les médias : « essayez la dictature, et vous verrez », pour tourner en ridicule les personnes, de plus en plus nombreuses, qui dénoncent l’autoritarisme et les violences policières en France. Sous entendu, il y a pire ailleurs, alors taisez vous.

    • Le trib administratif a fait péter l’interdiction ; la manif devrait avoir lieu, heureusement.

      C’est un petit jeu qui amuse la préfecture ces histoires d’interdictions préventives ; faut dire que c’est toujours ça de pris question bâtons dans les roues.

    • Marche contre le racisme et l’islamophobie : « Nos enfants ne sont pas du gibier à flic ».
      par Dounia Dimou 22/04 BondyBlog
      https://www.bondyblog.fr/reportages/marche-contre-le-racisme-et-lislamophobie-nos-enfants-ne-sont-pas-du-gibie

      La marche annuelle contre le racisme et l’islamophobie s’est tenue dans le calme dimanche 21 avril à Paris. Et ce en dépit de l’interdiction qui a menacé ce rassemblement. La manifestation a réuni plus de 3 000 personnes, dont des parents inquiets, mais portés par l’espoir. Reportage de Dounia Dimou 22/04 BondyBlog

      Cette date du 21 avril est d’autant plus symbolique qu’il y a 22 ans jour pour jour, plus d’un million de personnes manifestaient contre la présence du Front National au second tour de la présidentielle. Et il y a 12 ans, jour pour jour, Amine Bentounsi, petit frère d’Amal Bentounsi, co-organisatrice de la marche, était tué par l’une des cinq balles tirées dans son dos par un policier, à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis. Après la mort de son frère, Amal Bentounsi crée le collectif “Urgence la police assassine”. Elle-même mère, la militante confie qu’elle est remplie d’espoir pour ses enfants et leur avenir grâce à la lutte collective. « Il y a quelques années, le fait de dire que la police assassine était inaudible pour les gens, maintenant ce n’est plus le cas. On est venus ici pour que nos enfants sachent qu’on les aime et qu’on ne va rien lâcher : il est inadmissible que le pays des droits de l’homme méprise autant sa jeunesse. »

  • Interpellations après l’intrusion chez Lafarge : quand la BRI se trompe… deux fois d’adresse – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/interpellations-apres-lintrusion-chez-lafarge-la-bri-se-trompe-deux-fois-

    Le procureur d’Evreux a confirmé ce jeudi 11 avril que deux logements avaient été ciblés à tort par des policiers de la brigade de recherche et d’intervention à Rouen et près de Rouen. Il s’est dit « désolé, tout comme les policiers ».

    (...)

    Selon France 3 Normandie, qui a recueilli son témoignage, la femme de 54 ans venait de sortir de son lit lors de l’intervention de cette unité. « J’étais à moitié nue, les policiers ont tout de suite été très violents et agressifs, je leur ai demandé si au moins je pouvais m’habiller et là ça les a rendus dingues », a-t-elle raconté. « Je tremblais, je pleurais », a ajouté cette habitante, finalement autorisée à s’habiller avant d’être menottée selon son récit.

    (...)

    L’antiterrorisme, ils interviennent pour terroriser les écolos et les gauchos. C’est fait pour. Il faut qu’un jour ils se trompent et qu’ils ne s’en rendent pas compte, pour qu’on constate combien la violence de l’intervention est voulue et assumée (je les entends les « oué bon, ils n’ont pas été jetés d’un hélico, arrêtez de psychoter les gauchos »).

    Voilà, on te le dit que ces interventions sont disproportionnées par rapport aux faits reprochés.

    Mais ça ne va rien changer.

    Le petit bidule drôlatique dans l’article, c’est la façon drôlatique dont le procureur balance les flics, en insistant sur le fait que l’erreur est de leur fait. Limite, j’aurais envie de prolonger son explication d’un « vous savez, c’est l’antiterrorisme, on peut pas leur en demander trop... ».

  • « Participation citoyenne » avec la gendarmerie : « On fait naître un désir de plus de répression » | Libé | 26.02.24

    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/participation-citoyenne-avec-la-gendarmerie-on-fait-naitre-un-desir-de-pl

    Interview de Vanessa Codaccioni, professeure de science politique à l’université Paris-VIII, spécialiste de la répression et autrice de la Société de vigilance, auto-surveillance, délation et haines sécuritaires (Textuel, 2021). Pour la chercheuse, ces dispositifs renforcent le sentiment d’insécurité et le contrôle de l’Etat sur la population.

    Les protocoles de participation citoyenne avec la gendarmerie prévoient que toute situation « anormale » peut être signalée aux forces de sécurité. Comment comprenez-vous une consigne aussi vaste ?

    Il ne s’agit pas tant de dénoncer des faits que de dire quelque chose, qu’importe le quelque chose. Dans ces dispositifs, la police appelle à signaler tout et n’importe quoi. Le but n’est pas de réussir à arrêter des gens mais de créer de la dénonciation. Les autorités vont ainsi pouvoir se prévaloir d’un nombre important de signalements, sans que l’on sache leur nature, qui peuvent être des dénonciations calomnieuses, s’ancrant dans des conflits de voisinage, professionnels ou amoureux…

    En quoi ces dispositifs participent-ils à renforcer le contrôle de l’Etat sur la population ?

    Cela permet de capter le regard citoyen en l’orientant de manière sécuritaire. Par ce biais-là, la police demande aux citoyens de s’intéresser à tel type de comportement, tel individu, souvent racisé. Cela permet aussi de créer un lien constant entre la police et la population. En France, cette volonté émerge dans les années 70, dans ce que Michel Foucault appelle la société de sécurité, avec la volonté des gouvernants de resserrer des liens entre la police et la population qui seraient distendus. Par ces appels à la surveillance, à la vigilance, à la délation, on crée ce lien entre la police et la population. On fait rentrer la police dans la tête des citoyens. Cela impose une problématique sécuritaire là où il n’y en a pas. On fait naître un désir de plus de sécurité et de plus de répression.

    Exemple dans le Morbihan :

    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/dans-le-morbihan-ton-voisin-is-watching-you-20240226_RVC4RPSRIRB6FCUARFCF

    A Locmiquélic, comme dans 6 000 autres villes françaises, un « protocole de participation citoyenne » sollicite des volontaires pour signaler aux forces de l’ordre toute « situation anormale ». Un dispositif fascisant pour les uns, civique pour les autres.
    [...]
    A Locmiquélic [4200 âmes] la mise en place de ce « protocole de participation citoyenne » se fait surtout dans une totale opacité. La mairie a choisi dans le secret les habitants qui endossent le rôle de référent [10 personnes pour l’instant]. Un mystère même pour les élus de l’opposition. Malgré plusieurs relances, la mairie refuse également de nous les présenter. « Les référents veulent rester discrets et mettre en place leur réseau », justifie, sans rire, le maire Eric Paturel. L’ancien gendarme [et 1er « référent »] Marc Chaty complète : « On n’a pas souhaité communiquer leurs noms mais ils peuvent se présenter dans leur quartier. »

    • « Mais qui a envie d’aller surveiller chez les autres ? » s’interroge Hélène Nio, 50 ans, secrétaire dans une école de la ville voisine de Languidic, élue au conseil municipal sur la liste de l’ancienne maire socialiste. « Ce n’est pas une mesure fascisante, c’est une mesure de bon sens, un esprit civique », défend Eric Paturel [le maire]. « C’est encadré par l’Etat et on en reste là », abonde Marc Chaty [le 1er volontaire « référent », 65 ans, ex gendarme], qui assure qu’il ne s’agit pas de favoriser la création d’une milice.

      « C’est pour faire plaisir aux gens qui trouvent que la ville n’est pas propre, que les jeunes sont des cons, qu’il y a de l’insécurité, mais c’est du fantasme, tacle Olivier Pedron, 73 ans, retraité et membre d’une liste municipale qu’il qualifie avec dérision de bobo-écolo-gaucho-doux rêveurs. Ça sert absolument à rien à part rassurer les gens dont l’activité principale est d’avoir peur. » Dans les prochains mois, l’ancien gendarme Marc Chaty souhaite recruter cinq référents supplémentaires. A ce jour, aucun signalement n’est arrivé aux oreilles de la gendarmerie.

  • Indre-et-Loire : des tensions après la mort d’un jeune renversé par une voiture de police – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/indre-et-loire-des-tensions-apres-la-mort-dun-jeune-renverse-par-une-voit

    La victime, âgée de 19 ans et qui présenterait des « troubles psychiques », « aurait traversé d’un coup » au moment du passage du véhicule des agents à Saint-Pierre-des-Corps. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte.

    D’après les premiers éléments, relayés par la #police, les agents ne seraient pas en cause. Des heurts ont eu lieu à Tours, puis dans ses alentours, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 décembre, après la mort d’un jeune homme percuté par un véhicule de police à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire).

    Tout aurait commencé samedi matin. « Vers 7 heures, un véhicule de police circulant sur la voie publique à Saint-Pierre-des-Corps a heurté une personne » qui, selon « les premières constatations » et « les premiers témoignages recueillis, s’est jetée sur la voiture », écrit dans un communiqué la procureur de la République de Tours, Catherine Sorita-Minard.

    Images de vidéosurveillance

    Elle précise que la policière qui conduisait lors de l’accident n’aurait commis « aucune imprudence » ni aucune « faute ». « Le jeune homme aurait traversé d’un coup au moment où un véhicule de police passait » et serait « décédé dans l’accident », développe la procureure dans son communiqué.

    La policière qui était au volant, dont le test d’alcoolémie s’est révélé négatif, « indique n’avoir pas vu la personne et n’avoir pas pu éviter le choc ». Les images de vidéosurveillance, en cours d’exploitation, corroboreraient les faits, et les caméras piétons des policiers seront également analysées. On ignore encore si des témoins non-policiers ont filmé les faits.

    Une enquête pour homicide involontaire par conducteur a été ouverte afin de faire la toute la lumière sur le drame.

    De possibles « manifestations paranoïaques »

    Le père du jeune homme a fait savoir que « son fils était en dépression, et très perturbé depuis quelques temps » et qu’il était parti du domicile samedi matin en passant par une fenêtre, « uniquement vêtu d’un caleçon », spécifie le communiqué. D’après les médias locaux, un témoin aurait signé au 17 « un individu nu hurlant dans la rue ».

    Plusieurs témoins entendus par les services de police, dont le père, ont fait part de « troubles psychiques manifestés par la victime, avec des manifestations paranoïaques », toujours selon le communiqué, et il a aussi été question de « consommation de toxiques, de produits stupéfiants et protoxyde d’azote [gaz hilarant] », précise la procureure.

    Une autopsie et des analyses toxicologiques seront réalisées afin de déterminer si la victime était sous l’effet de stupéfiants ou de l’alcool. D’autres membres de la famille doivent aussi être entendus mardi 26 décembre pour faire toute la lumière sur les circonstances de la mort du jeune homme.

    Puis des tensions ont émaillé la nuit de samedi à dimanche, parties d’un quartier de Tours avant de gagner Saint-Pierre-des-Corps. Selon une source policière, des poubelles ont été incendiées et des mortiers d’artifices tirés. 17 véhicules ont été incendiés. Ces incidents ont duré jusqu’à 3 heures du matin, sans faire de blessé, et trois mineurs ont été interpellés.

  • Explosion des actes antisémites : 13 personnes, dont sept fichés S d’ultradroite, ont été interpellées après des tags de croix gammées à Paris
    https://www.francetvinfo.fr/societe/antisemitisme/explosion-des-actes-antisemites-13-personnes-dont-sept-fiches-s-d-ultra

    Les actes antireligieux [#wtf, ndc] progressent depuis le début conflit entre Israël et le Hamas. Nouvelle illustration samedi 25 novembre à Paris, où 13 personnes, dont sept fichées S d’ultradroite, ont été interpellées pour des tags de croix gammées au sol dans le XVIIe arrondissement de la capitale, a annoncé le parquet de Paris. Les 13 individus ont été arrêtés pour dégradation ou détérioration du bien d’autrui « en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion » et pour provocation publique à la haine, à la violence ou à la discrimination raciale, a précisé le parquet. Les investigations ont été confiées au commissariat du XVIIe arrondissement de la capitale.
    Depuis le 7 octobre et le début du conflit entre Israël et le Hamas, « il y a eu 1 518 actes ou propos antisémites » a assuré Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur sur Europe 1, le 14 novembre. Ce qui représente « l’équivalent de trois fois ceux recensés en 2022 », avait dit le président du Crif Yonathan Arfi, le 19 novembre. Les faits interviennent aussi alors que des militants d’ultradroite ont défilé samedi en début de soirée à Romans-sur-Isère (Drôme), après le décès de Thomas, lycéen de 16 ans, mortellement blessé lors d’un bal à Crépol (Drôme). La police a arrêté 20 personnes, dont 17 ont été placées en garde à vue « à la suite de violences contre les forces de l’ordre », a dit la préfecture de la Drôme à l’AFP.

    #racisme #antisémitisme #média

    • « Gros lardon », « Porcinet » et leurs amis humiliés à Romans

      Mort de Thomas à Crépol : descente de militants d’extrême droite dans un quartier de Romans-sur-Isère
      https://www.liberation.fr/societe/police-justice/mort-de-thomas-a-crepol-descente-de-militants-dextreme-droite-dans-un-qua

      Encagoulées et habillées de noir, des dizaines de personnes ont défilé samedi 25 novembre à Romans-sur-Isère derrière une banderole « Justice pour Thomas, ni pardon, ni oubli », en scandant [non sans licence poétique, ndc] « La rue, la France, nous appartient » [et l’archéologique "Europe, jeunesse, révolution !"] . Environ 80 militants d’ultradroite sont descendus dans les rues du quartier populaire de la Monnaie une semaine après le décès de Thomas, le lycéen de 16 ans, mortellement blessé lors d’un bal dans la Drôme. La police a arrêté 20 personnes, dont 17 ont été placées en garde à vue « à la suite de violences contre les forces de l’ordre », a fait savoir la préfecture de la Drôme.

      Sous couvert de « faire payer aux agresseurs », la mouvance d’#extrême_droite a désigné, à coups de formules plus ou moins directes, les immigrés ou Français d’origine immigrée comme des ennemis à abattre. Neuf jeunes, dont trois mineurs, ont été arrêtés à Toulouse et Romans-sur-Isère dans l’enquête ouverte par les gendarmes. Samedi soir, ils ont tous ont été mis en examen pour différents chefs dont « meurtre en bande organisée », « tentatives de meurtre » ou « violences volontaires commises en réunion », après la mort du jeune Thomas lors d’un bal à Crépol (Drôme).

      A Romans-sur-Isère, « vers 18 heures, 80 individus ont tenté d’entrer dans le quartier de la Monnaie pour en découdre et ont affronté les forces de l’ordre », selon la préfecture, qui précise que les heurts sont survenus hors de ce quartier sensible. Des mortiers d’artifice ont été tirés, des poubelles déployées pour faire barrage, mais rien n’a été incendié, a précisé une source policière.

      « La situation s’est calmée mais nous restons sous haute surveillance », a souligné la préfecture. Cette poussée de violence d’extrême droite « avait été anticipée dans l’après-midi et le ministre avait passé des consignes très strictes », a fait savoir l’entourage du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

      L’ultradroite qui mène depuis le drame une campagne virulente sur les réseaux sociaux a aussi diffusé des images de « cortèges spontanées en hommage à Thomas avec des drapeaux français », tournées selon eux à Valence vendredi soir. Une manifestation interdite de l’ultradroite à Lyon avait débouché sur une interpellation jeudi soir, selon la préfecture du Rhône.

      Par ailleurs, des tags islamophobes ont été découverts samedi sur les murs de la mosquée de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) comprenant des menaces de mort ou encore « justice pour Thomas, ici on est en France ».

      ça a aussi paradé à Reims. À Romans, ils venaient de diverses villes de France (dont Rouen) et se sont pris deux déculottées, l’une policière (arrestations) et l’autre par des gars du quartier. l’un d’entre eux a été déshabillé et filmé avec envoi sur les RS (...), deux autres sont filmés alors que leur échanges télégrammes leur sont lus : « Gros lardon » leur ordonne de ne pas frapper des "bougnoules" et de se planquer (raté).
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1728695063629176832/pu/vid/avc1/720x720/30pbc8GjAisY0mp8.mp4?tag=12

      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1728600972795011072/pu/vid/avc1/720x1266/e3ppue2Egb3XZQCD.mp4?tag=12

      extrême-droitisation des média publics...

      edit
      sauve qui peut
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1692348040026210304/pu/vid/234x352/PFAWizQKzbdWBf3l.mp4?tag=12

      Gros lardon se nomme Léo Rivière-Prost, il avait été interpellé pour tentative de « ratonnade » lors du match France-Maroc à #Paris en 2022.

      un équipage de la BAC les aurait prévenu de l’arrivée imminente des CRS, selon un « témoignage de l’un des participants », à la fois posé et contradictoire (la bas les aurait prévenu alors qu’ils se faisaient déjà matraquer)
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1728764129664466944/pu/vid/avc1/720x1280/X70k6GiJOVvSQTHI.mp4?tag=12

      bilan politico-militaire en cours, avec questionnement éthique à la clé, "s’en prendre à leurs mère" ou pas ?

      bon, ils ont pris la confiance au point de se prendre pour Occident débarquant à la fac de Rouen alors qu’ils savent tout au plus parader et ratonner des isolés, loin de la gymnastique commando. les voilà contraints à penser.ils vont être occupés par la défense de leur arrêtés et des procès. occasion (ou pas) d’une campagne politique plus large, qui n’aurait pas cette fois besoin de réagir au plus vite à un fait divers.

      #néo_nazis

    • Violences de l’ultra-droite à Romans-sur-Isère : jusqu’à dix mois de prison ferme pour six participants
      https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/violences-de-l-ultra-droite-a-romans-sur-isere-jusqu-a-un-an-de-prison-re

      La procureure a requis 12 mois de prison avec maintien en détention pour cinq d’entre eux, six mois pour le dernier. Le tribunal les a finalement condamnés à des peines de six à dix mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Ils restent tous en prison.

      pas question de demande de report de procès. à croire que ces arrêtés étaient également nuls en matière de défense.
      pas de nouvelles des onze autres gardés à vue, comme si ils avaient été libérés sans suite.

      une bio de « gros lardon » (Léo Rivière-Prost) via @sombre https://threadreaderapp.com/thread/1728837458539004149.html

    • https://www.justice.fr/fiche/coups-blessures

      A Noter

      si les violences ont été portées dans le but de tuer, alors l’infraction cela constitue un meurtre ou une tentative de meurtre.

      Dans les cas prévus par la loi, les peines peuvent être plus lourdes lorsque les violences volontaires ont été commises avec une ou plusieurs circonstances aggravantes.

      Ainsi, pour les faits de violence volontaire commis avec une circonstance aggravante, hors les cas de mutilation ou d’infirmité permanente et de mort, la peine peut aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.

      Le juge peut même retenir plusieurs circonstances aggravantes si les violences volontaires ont entraîné une incapacité de travail temporaire, et ce qu’elle que soit sa durée.

      A Noter

      Faits commis avec une intention raciste ou homophobe (par exemple en raison de l’origine étrangère de l’orientation sexuelle de la victime)

      Violences commises sur conjoint, concubin, ou partenaire de Pacs (violences conjugales)

      Faits commis en présence d’un mineur

      Faits commis sur une victime vulnérable du fait de son âge ou de son état de santé

      Faits commis dans un moyen de transport

      Faits commis sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants

      Violences commises au sein d’un établissement scolaire

      Violences commises avec une arme

      Violences commises contre un policier ou un gendarme

      Violences commises par plusieurs auteurs ou complices

  • Liberté de la presse : comment la DGSI piétine le secret des sources – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/liberte-de-la-presse-comment-la-dgsi-pietine-le-secret-des-sources-202311

    Comme le révèle un rapport de la DGSI, six journalistes se sont retrouvés au cœur des investigations après la publication d’un livre sur les entrailles du renseignement. Son auteur, Alex Jordanov, a été mis en examen en 2022.

    par Laurent Léger
    publié aujourd’hui à 17h26

    En France, en 2023, un journaliste qui publie des informations couvertes par le secret-défense peut s’attendre à être perquisitionné, à voir ses téléphones et ordinateurs fouillés, à être géolocalisé, mis en garde à vue, poursuivi par la justice devant un tribunal. Et le pire, pour celles et ceux qui font le métier d’informer : voir ses sources dévoilées.

    Les lois antiterroristes au service de la défense des secrets d’état. Et ça se prétend encore état de droits.

  • Procès d’« activistes d’ultragauche » : le parquet requiert entre deux et six années de prison – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/proces-dactivistes-dultragauche-le-parquet-requiert-entre-deux-et-six-ann

    Celui-ci s’inquiète aussi d’avoir retrouvé des fascicules prônant la violence politique lors de perquisitions chez les prévenus, ou que ces derniers utilisent des applications et des logiciels tels Signal ou Tor .

    Opposez-vous à Chat Control ! – Framablog
    https://framablog.org/2023/10/25/opposez-vous-a-chat-control

    Avec Chat Control, les autorités publiques seront autorisées à scanner, analyser et lire automatiquement les contenus des communications privées en ligne de tous les utilisateur·ices. Cela se fera via une contrainte sur les fournisseurs de chat tels que Signal, Threema, Telegram, Skype, etc, soit par ce qu’on appelle une analyse côté client (Client Side Scanning). Les messages et les images seraient alors lus directement sur les terminaux ou les dispositifs de stockage des utilisateur·ices. Et cela avant même qu’ils soient envoyés sous format chiffré ou après leur réception, une fois déchiffrés.