• Émouvant. « Fini les soirées, les taxis gratuits, la camaraderie entre jeunes banquiers » : la « génération P » à bout de souffle à Wall Street
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/06/02/a-wall-street-la-generation-pandemie-est-a-bout-de-souffle_6082528_1698637.h

    « Payer plus ? C’est le contraire de ce qu’il faut faire », juge M. Beunza Ibanez. Alex Croft et Logan Naidu, chasseurs de têtes de Dartmouth Partners, prédisent, eux, une hausse du nombre de départs et l’arrivée consécutive d’une nouvelle vague de jeunes étudiants endettés pour les remplacer. La réponse à la crise, expliquent-ils, passe par un changement culturel. Et « un changement qui vient du haut ».

    #banque #finance #burn-out

  • « Télégrèves » chez IBM et Facebook : une mobilisation syndicale d’un nouveau genre
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/05/03/telegreves-chez-ibm-et-facebook-une-mobilisation-syndicale-d-un-nouveau-genr

    Pour protester contre un plan de suppression de postes, des salariés d’IBM France en télétravail se sont mis en grève depuis chez eux. Cette nouvelle forme de contestation est-elle appelée à devenir la norme ?

    Lorsque les salariés se retrouvent confinés chez eux, dans l’impossibilité de se réunir physiquement, comment protester contre des suppressions de postes ? La CGT d’IBM France a tenté une solution originale. Pour manifester contre un plan de restructuration impliquant 1 251 suppressions de postes, le syndicat a appelé les salariés à entamer une grève virtuelle. En réponse à ce mot d’ordre, le 16 avril, près de quatre-vingts employés d’IBM France se sont déconnectés de leur ordinateur portable et de tous leurs autres outils de travail en ligne, selon la CGT.

    Une poignée de salariés a même tenté l’« invasion numérique » d’une réunion en ligne du comité social et économique (CSE) se tenant le même jour. La CGT leur avait communiqué les codes d’accès de la visioconférence. « Soixante-dix à quatre-vingts collègues de la CGT ont débarqué [dans la réunion en ligne], relate Frank Setruk, délégué syndical CFE-CGC chez IBM. la tentative n’a duré que dix minutes, c’était plutôt bon enfant. »

    L’organisation de ces « télémanifestations » n’est pas totalement inédite. Confrontées à la dématérialisation croissante des rapports sociaux, les organisations syndicales ont appris à se saisir des outils numériques pour créer de nouvelles formes de mobilisation. Toujours chez IBM, en 2008, les salariés italiens de la société informatique sont allés jusqu’à mettre sur pied une grève… par avatars interposés sur Second Life, une plate-forme présentant un univers virtuel et sur laquelle IBM est très présent, en mettant en place un piquet de grève virtuel.Retour ligne automatique
    Pas l’unanimité

    La pandémie semble avoir donné un coup d’accélérateur à ces initiatives. Ces derniers mois, plusieurs « télégrèves » se sont tenues dans les entreprises œuvrant dans le secteur des médias et des hautes technologies, où les salariés ont l’habitude de travailler à distance et d’utiliser les outils en ligne. C’est ainsi qu’en décembre 2020 la quasi-totalité de la rédaction de la revue Le Moniteur des travaux publics et du bâtiment s’est mise en télégrève pour protester contre des suppressions de postes. Quelques mois plus tôt, chez Facebook, des employés de la firme américaine ont manifesté leur mécontentement en participant à une grève en ligne en juin 2020, devant la décision de Mark Zuckerberg de ne pas modérer des messages polémiques de Donald Trump.

    Si le télétravail de masse semble favoriser l’essor de ces mobilisations, les télégrèves ne font pas l’unanimité chez les représentants syndicaux. « C’est vrai que ce type de mouvement a un retentissement médiatique qui n’est pas forcément négatif, commente, dubitatif, Marcel Yemsi, élu CSE IBM Grand Sud et CSE-Central CFDT IBM communication et réseaux sociaux. Mais sur les télégrèves, comme sur les grèves, on a un avis très mitigé. Bien souvent, c’est faire perdre de l’argent au salarié pour un résultat quasi nul. Et chez IBM, on a une population composée à plus de 95 % de cadres, très difficile à mobiliser. »

    Au demeurant, l’intersyndicale (UNSA, CFE-CGC, CFDT, CFTC) ne s’était pas associée au mouvement organisé par la CGT d’IBM France. Mais les autres syndicats n’avaient pas été prévenus, assurent leurs représentants. « En ce qui concerne l’invasion de la salle numérique de visioconférence, on a été mis devant le fait accompli, déclare Frank Setruk, plutôt favorable à cette initiative. De mon point de vue, c’est un moyen d’expression tout à fait acceptable. »

    Le responsable syndical se montre plus réservé sur les télégrèves : « Sur le principe, on n’est pas contre, à condition que les salariés se mobilisent suffisamment pour que cela ait un impact visible. Cette solution est à manipuler avec beaucoup de précautions, pour que cela n’accélère pas le remplacement des postes de salariés par l’intelligence artificielle. »Retour ligne automatique
    Via un simple clic

    Chez IBM, les télégrèves sont facilitées par la numérisation des processus RH : via un simple clic dans une application, mise en place par la société informatique, les salariés peuvent se déclarer en grève depuis chez eux. Après avoir entré un code spécifique sur cette plate-forme, leur préavis de grève se retrouve instantanément transféré au service paie. « Selon moi, les salariés ne peuvent pas se dispenser d’un mail pour expliquer les motifs de leur grève », avertit toutefois Me Sahra Cheriti, avocate associée spécialisée en droit social au sein du cabinet Aguera Avocats.

    Tout comme les grèves physiques, les télégrèves sont parfaitement légales, est d’avis Me Cheriti, à partir du moment où la mobilisation répond à trois critères : « Les salariés doivent être au moins deux, procéder à un arrêt total du travail et se déclarer en grève auprès de leur employeur en indiquant les motifs. »

    L’avocate ne voit pas non plus d’objections aux tentatives de télémanifestations : « Ce n’est que la déclinaison numérique de ce qui se ferait sur place, commente Me Sahra Cheriti. Il faudrait que l’employeur arrive vraiment à démontrer que les salariés ont commis une faute lourde, en nuisant à l’entreprise, pour pouvoir les sanctionner. » Une sanction qui, elle, n’aurait rien de virtuel.

    #IBM #Facebook #lutte #syndicat #télétravail #travail #CFDT #CGT

  • « Le baby-foot, c’est cool, mais le droit du travail, c’est encore mieux » : dans les start-up, des salariés dénoncent un management toxique
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/03/03/dans-les-start-up-la-frontiere-est-tenue-entre-engagement-total-et-managemen

    Depuis deux mois, une page Instagram recueille des témoignages accablants sur les conditions de travail dans ces petites entreprises.

    « L’un des patrons appelait un manager “mon toutou” devant tout le monde, alors qu’il faisait juste bien son travail, raconte au Monde Vincent (les prénoms ont été modifiés), un ancien salarié de la start-up d’intérim Iziwork. Après six mois d’humiliation, ils ont imprimé un t-shirt avec une photo de chien, et au verso la phrase “bonne petite bête or go home (rentre chez toi)” ».

    La victime présumée de cette anecdocte s’incrit en faux et la qualifie de « plaisanterie entre amis ». « Il y a bien eu un t-shirt, mais jamais je n’ai été appelé toutou, et jamais je ne me suis senti humilié. Quant à l’expression “bonne petite bête or go home” c’est un détournement humoristique de notre mantra “go big or go home” ».

    De son côté, Chloé, ex-chargée de recrutement dans la même entreprise, se souvient : « On me faisait travailler en arrêt de travail. Un jour, je me suis fait renverser par une voiture, ma manageuse m’a demandé de bosser ». Chez Iziwork comme ailleurs, les témoignages de mauvaises pratiques pleuvent sur le réseau social Instagram.

    Créé le 25 décembre 2020 par une ancienne employée de start-up, le compte Balance ta start-up (BTS) relaie, depuis deux mois, la parole de centaines de salariés qui dénoncent anonymement les méthodes de management toxiques des start-up. « J’ai été témoin d’abus. Souvent, les mêmes schémas s’y reproduisent, liés au non-respect du droit du travail », explique Louise, la fondatrice de BTS, qui tient à rester anonyme.

    Eviter la diffamation

    Balance ta start-up s’inscrit dans une lignée de libération de la parole amorcée par #balancetonporc en 2018. « Il y a une grande omerta. Quand on est bloqué, les réseaux sociaux sont le dernier recours », observe Louise. Pour vérifier l’authenticité des témoignages et éviter la diffamation, « je demande si la personne a bien travaillé dans l’entreprise, elle doit m’envoyer une preuve : un extrait de profil LinkedIn, un contrat de travail… », explique cette trentenaire. Au 25 février, quelque 147 start-up sont mises en cause par plus de 1 200 témoignages. Parmi elles, les très populaires Lou Yetu, Lydia, Swile et Doctolib.Retour ligne automatique
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi A l’agence Campus France, accusations de harcèlement moral et d’ambiance de travail toxique

    BTS invite évidemment les entreprises à exercer leur droit de réponse, mais sans grand succès. Seules quatre ont répondu, dont une seule reconnaît le problème. Lou Yetu, qui vend des bijoux, dénonce une « campagne de dénigrement » et parle de « choses fausses et infondées ». Pour y voir plus clair, elle a toutefois annoncé le lancement d’un « audit indépendant ».

    My Jolie Candle, également dans la bijouterie, évoque des « propos alarmants, loin de notre réalité », et souligne que « dans une entreprise, la perception de la réalité peut être différente d’une personne à une autre ».Retour ligne automatique
    Procédure judiciaire

    Iziwork, qui a répondu au Monde, dénonce des « accusations graves ». Dans la même veine, l’application de titres-restaurant Swile s’est dite « choquée » par ces témoignages. Toutes deux ont décidé de prendre des mesures immédiates : « un dispositif d’écoute pour mettre en œuvre des réponses appropriées au plus vite » chez Iziwork.

    Chez Swile : « Nous espérons être plus constructifs et transparents au quotidien. Nous avons un devoir d’exemplarité sur le bien-être au travail », déclare la start-up qui a annoncé qu’elle prendrait les « mesures nécessaires » après s’être assurée de la « véracité » des faits. Pour Iziwork, il n’y a pas de doute, la start-up qualifie certains propos de « faux, injurieux et diffamatoires » et a entamé une procédure judiciaire.

    Seule Stella & Suzie, dans le prêt-à-porter, a présenté ses excuses : sa fondatrice s’est engagée à « mettre des choses en place » et à accueillir les avocates en droit social qui soutiennent BTS pour « avancer ensemble ».

    Les faits dénoncés par les témoignages sont, pêle-mêle, une surcharge de travail, des cas de chantage affectif, des humiliations récurrentes, discrimination à l’embauche, sexisme ou de racisme. Chloé, d’Iziwork, évoque des remarques « constantes », devant tout le monde : un cadre s’écriant par exemple « je ne veux pas de petite pétasse dans mon équipe », ou la réalisation par les manageurs, durant un séminaire, d’un « classement des filles les plus “bonnes” ».

    Plusieurs dizaines d’anciens salariés de Lou Yetu déplorent le fort turnover des effectifs et des discriminations à l’embauche, notant « des standards physiques bien précis pour être recruté » et « très peu de diversité ». « Elle a trop de boutons celle-là, on ne lui prolonge pas sa période d’essai, elle passera mal sur Instagram », peut-on lire.Retour ligne automatique
    Dire « bonjour » est interdit

    La majorité des messages décrit le contraste entre le cadre de travail « cool » – baby-foot, design –, et l’exigence de se donner à fond, quelles qu’en soient les conséquences : chez Lydia, dire « bonjour » à ses collègues le matin serait interdit, car cela fait perdre du temps à l’entreprise. Chez Chefing, répondre à un message à 23 heures y est considéré comme une preuve d’engagement : « Tu vis pour le projet et c’est ça ta motivation, pas l’argent », a entendu un ex-salarié.

    Pour neutraliser ces accusations, un ancien employé de Lydia raconte que la direction leur demandait de « lâcher des avis 5 étoiles » sur la plate-forme de notation des entreprises Glassdoor. Des commentaires élogieux succèdent en effet aux témoignages de burn-out ou de harcèlement sur la page de l’entreprise : « Conditions de travail propices au travail de qualité, horaires flexibles », « on porte réellement de l’attention à l’autre, parce que “le goût du pain partagé est sans égal”, comme disait Antoine de Saint-Exupéry »…

    « Glassdoor autorise chaque utilisateur à signaler un avis s’il le trouve discutable », se défend Joe Wiggins, directeur de la communication. La plate-forme de notation donne « le droit de parler librement de ses expériences au travail, sans peur d’intimidation ou de représailles », précise-t-il.

    Le portrait du travail en start-up ne serait pas complet sans les témoignages élogieux. Car il y en a : les défenseurs du modèle y soulignent que les salariés sont au courant dès l’embauche de la quantité de travail qui leur sera demandée et appellent surtout à l’indulgence à l’égard de manageurs souvent jeunes, et confrontés à une croissance incontrôlable. « Le baby-foot, c’est cool, mais le droit du travail, c’est encore mieux », insiste Louise.Retour ligne automatique
    Les caractéristiques du harcèlement moral

    Le harcèlement moral est un délit. Si les situations de harcèlement moral au travail aboutissent souvent à des confrontations parole contre parole, il existe des critères précis pour le définir.

    Un fait de harcèlement moral correspond à une conduite abusive (gestes, paroles, attitudes…) et répétitive : ces agissements doivent être répétés dans le temps pour être qualifiés de harcèlement moral.

    D’après l’article L1152-1 du code du travail, les faits de harcèlement moral sur un salarié doivent aussi avoir « pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail ». Ils se caractérisent par : une atteinte à ses droits et à sa dignité, une altération de sa santé physique ou mentale, ou une menace pour son évolution professionnelle.

    Ces agissements sont interdits, même en l’absence de lien hiérarchique entre la victime et l’auteur des faits. Tout salarié ayant procédé à des agissements de harcèlement moral est passible d’une sanction disciplinaire par l’entreprise, et d’une sanction judiciaire jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende (article 222-33-2 du code pénal).

    Par ailleurs, un employeur a l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de prévenir le harcèlement moral sur le lieu de travail (article L1152-4 du code du travail).

    Enfin, le site de l’administration française précise que « les personnes qui dénoncent ou qui combattent le harcèlement moral ne peuvent pas être sanctionnées pour ce motif. Les sanctions sont uniquement autorisées dans l’hypothèse où le dénonciateur est de mauvaise foi, et qu’il fait la dénonciation dans le seul but de nuire, par exemple en se basant sur des faits dont il connaît pertinemment l’inexactitude ».

    #racisme #sexisme #violence #discrimination #GigEconomy #harcèlement #travail

  • Affaire GameStop : l’incertaine « rébellion contre l’ordre établi »
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/02/24/affaire-gamestop-l-incertaine-rebellion-contre-l-ordre-etabli_6071008_169863

    Pour être efficaces dans la durée, les actions de contestation sociale qui utilisent les marchés financiers doivent être dirigées par des organisations affichant des revendications et des moyens financiers durables, à l’opposé de l’opération commando sur GameStop, explique dans sa chronique Pierre-Yves Gomez, professeur à l’EM Lyon.

    #paywall

  • La méthode agile, tant vantée en management, est la risée des jeunes sur Facebook
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/02/18/la-methode-agile-tant-vantee-en-management-est-la-risee-des-jeunes-sur-faceb

    Depuis deux ans, 122 000 internautes se gaussent de la « flexibilité » en entreprise en révélant la cruauté et la violence que recouvre ce concept.

    « Bah alors, tu prends ton après-midi ? » Cette phrase, prononcée à 19 heures par son manageur, est devenue un lieu commun dans le « Neurchi [chineur, en verlan] de flexibilisation du marché du travail ». Fondé en janvier 2019, ce groupe Facebook compte plus de 122 000 membres – en majorité des jeunes – qui rient à foison des dérives du management en s’échangeant des « memes », ces images ou vidéos humoristiques sur un thème.

    L’omniprésence de la « flexibilité » ou du « flex » y tient bonne place. Vantant à son origine l’autonomie des salariés et la faculté d’adaptation des organisations, cette philosophie « agile » a aussi sa face sombre : injonction à la transformation permanente, horaires de travail abusifs, déni du droit social, précarité…

    « Le mot flexibilisation est tellement galvaudé… Je l’entendais tout le temps, et c’est un peu un symbole du monde moderne. » Paul est en stage dans le conseil en services financiers lorsqu’il crée cette communauté Neurchi avec un ami. « Je ne pouvais pas dire à mes collègues que je n’aimais pas mon travail, il y a une sorte d’injonction à être passionné par son boulot. Avec le neurchi, on peut dire ce que l’on veut ! »

    Des personnages incontournables du management agile
    Ici, chaque membre peut publier un meme, à condition qu’il soit validé par les modérateurs du groupe. Et certaines situations de travail reviennent en boucle : des codes professionnels absurdes, des travailleurs indépendants payés « en visibilité », la « start-up nation » ou le titre de « happiness manager ». « Ce poste crée de manière artificielle de la joie dans une entreprise… En général, les gens sont heureux parce qu’ils ont de bonnes conditions de travail et une rémunération satisfaisante », sourit Adrien, modérateur du groupe.

    Des personnages incontournables du management agile reviennent fréquemment dans les échanges. D’un côté, on trouve « Fabieng », le petit chef toxique. « C’est le mauvais manageur intermédiaire, qui a atteint son seuil d’incompétence », explique Adrien. De l’autre, « Corenting » : « N - 1 de tout le monde, N + 1 de personne », souvent stagiaire.

    Il se fait « flexer » (exploiter) toute la journée, réalise des tâches ingrates et ne compte pas ses heures pour être bien vu. Les membres du groupe étant majoritairement des hommes âgés de moins de 30 ans, vivant en région parisienne et travaillant dans des bureaux (même si l’on trouve de tout), ils s’identifient souvent comme « Corenting ».

    Si la communauté a valeur d’exutoire pour ces jeunes actifs, ces images sensibilisent un plus large public. « On nous vend un avenir plein de sens pendant nos études, alors beaucoup de jeunes arrivent sur le marché du travail et vivent une crise existentielle en début de carrière. C’est grave, le fait de ne pas trouver d’utilité à son travail », observe Adrien.


    Neurchi de flexibilisation du marchè du travail/Facebook

    Au-delà du sarcasme, beaucoup de témoignages anonymes sont maintenant publiés sur le Neurchi, et dénoncent les abus. En commentaires, les membres se soutiennent : « Quand des gens s’échangent des conseils en droit du travail, j’ai la larme à l’œil, ça prouve qu’on entre dans une autre dimension », conclut le fondateur. Face au succès, « NdFlex » s’est exporté sur Instagram, et espère continuer à lever le voile sur les dérives du « flex »… Sans jamais arrêter d’en rire.

    #travail #flex #flexibilité #management

    • la méthode « agile » - disons, scrum - appliquée dans l’esprit d’origine = mort du management

      Après, comme d’habitude dans le monde néo, tout se fait tordre le bras ; et une technique d’auto-organisation se transforme alors rapidement en camp auto-fliqué, si on laisse faire.