A Nice et sur le littoral des Alpes-Maritimes, un confinement « partiel » le week-end

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  • A Nice et sur le littoral des Alpes-Maritimes, un confinement « partiel » le week-end
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    A Nice, le 21 février 2021.
    VALERY HACHE / AFP

    C’est la première fois qu’un confinement local, valable au moins pour les deux prochains week-ends, va être établi en métropole. Le préfet du département a annoncé la fermeture des commerces de plus de 5 000 m².

    Confinement le week-end, port du masque généralisé, fermeture des commerces de plus de 5 000 mètres carrés… De nouvelles mesures de restriction ont été annoncées, lundi 22 février, dans les Alpes-Maritimes, où l’épidémie de Covid-19 flambe depuis plusieurs semaines. Elles étaient attendues. En visite à Nice samedi 20 février, le ministre de la santé, Olivier Véran, avait demandé au préfet et aux élus du département de mener une concertation pour « prendre les mesures complémentaires allant d’un couvre-feu renforcé à un confinement local le week-end pour endiguer l’épidémie ».

    C’est une première sur un territoire métropolitain : Nice ainsi que les villes de l’aire urbaine littorale qui s’étale de Menton à Théoule-sur-Mer vont se voir appliquer un « confinement partiel » durant les deux prochains week-ends, a annoncé le préfet, Bernard Gonzalez, lors d’une conférence de presse. Sur le modèle des règles appliquées en mars, les déplacements seront interdits sauf dérogation (courses, rendez-vous chez le médecin, promenades limitées à une heure dans un rayon de 5 km autour du domicile…) du vendredi soir à 18 heures au lundi matin à 6 heures.
    Il a été également décidé de fermer les commerces et les galeries marchandes de plus de 5 000 mètres carrés, à l’exception des commerces alimentaires et des pharmacies. Ces commerces seront autorisés à maintenir une activité de « click and collect » et de livraison à domicile.

    • A l’hôpital, « cela fait un mois qu’on tire le signal d’alarme », souligne la médecin immunologiste Sylvia Benzaken, vice-présidente de la commission médicale d’établissement du CHU de Nice, pour qui « il faut stopper la circulation du virus, sinon il va falloir déprogrammer d’autres patients, ça va être terrible ».

      Les établissements de santé des Alpes-Maritimes se situent déjà à un niveau de déprogrammation de 20 % à 30 %, alerte-t-elle. Et 79 des 80 lits de réanimation réservés à des patients Covid-19 étaient occupés dimanche 21 février, ainsi qu’une trentaine de lits en soins intensifs. Avec une particularité pour ce rebond épidémique : les patients hospitalisés sont plus jeunes, rapporte-t-elle, avec un âge médian descendu à 60 ans.

      « C’est comme s’il y avait une cécité, que personne ne voyait les Alpes-Maritimes depuis des semaines, la dynamique du taux d’incidence, l’augmentation permanente des patients hospitalisés depuis Noël, l’ouverture de lits supplémentaires… », déplore Sylvia Benzaken.

      Depuis dix jours, la tension est montée d’un cran. « Nous avons vu une accélération des contaminations et des hospitalisations, comme lors de la deuxième vague », rapporte l’infectiologue au CHU de Nice Michel Carles, chargé de la régulation des hospitalisations Covid-19 sur le département. Sur la même période, le taux de variant britannique a explosé, passant de 20 % des tests criblés, à 80 %, selon les remontées des laboratoires, rapporte-t-il.