• le choix le plus criminellement irresponsable de sa gestion épidémique par @Minimaliste13
    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1374756379626455042

    Fin février 2020, Emmanuel Macron est prévenu de la gravité de l’épidémie. Il a attendu jusqu’au 17 mars pour confiner, ce qui a multiplié par 4 le nombre de victimes de la première vague. Ce n’est pas le choix le plus criminellement irresponsable de sa gestion épidémique.

    Toujours fin février, et bien qu’informé par la cellule de crise dédiée à ce problème de la pénurie, il a choisi de nier la nécessité des masques, sans craindre le ridicule le plus grotesque. Ce n’est pas le choix le plus criminellement irresponsable de sa gestion épidémique.

    Fin juillet 2020 et après une quasi-suppression de la circulation du virus dans l’hexagone, celui-ci a entamé une dynamique de croissance exponentielle avec R=1,3. Emmanuel Macron a alors choisi de ne prendre aucune mesure pour casser cette dynamique.

    Au contraire, il a encouragé une rentrée de septembre normale, aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan scolaire. Aucune mesure n’enrayera la circulation de Sars-CoV-2 jusqu’à mi-octobre, ce qui a multiplié par 60 le nombre de victimes de la seconde vague.

    Ce n’est pas le choix le plus criminellement irresponsable de sa gestion épidémique.

    Mi-décembre, il a choisi un déconfinement prématuré, avec un niveau de circulation encore bien supérieur à ce que la capacité de traçage permettait de suivre, au lieu de profiter des vacances. Ce n’est pas le choix le plus criminellement irresponsable de sa gestion épidémique.

    Lorsque fin décembre 2020, il est devenu clair 1) que #B117 et #B1351 étaient nettement plus contagieux , particulièrement chez les jeunes et 2) qu’ils étaient présents en France, il a décidé de les laisser circuler pendant 13 semaines.

    Ceci multipliera le nombre de victimes de la vague #B117 par 60 à 100. Ce n’est pas le choix le plus criminellement irresponsable de sa gestion épidémique.

    Cela fait maintenant 15 mois que Sans-CoV-2 est connu, 13 que l’épidémie fait rage en France. Pendant ces 15 mois, Emmanuel Macron a décidé - j’insiste : décidé - que la France ne conduirait aucune réflexion sur les adaptations nécessaires causées par l’épidémie.

    Il a décidé qu’il n’y aurait aucune réflexion sur comment travailler, enseigner, maintenir les liens familiaux, soigner, se cultiver, voyager, étudier, voter... pendant l’épidémie.

    (Si des bots LREM me lisent, c’est le moment de justifier vos 50 centimes et de dresser la liste exhaustive des plans mis en place depuis 1 an sur l’un quelconque de ces sujets, on attend tous avec impatience)

    15 mois, et nous en sommes exactement au même point qu’au tout premier jour : choisir entre tout interdire, ou faire comme si de rien n’était, compter les morts, les poumons détruits, les opérations annulées, les Covids longs, les arrêts-maladies, et finalement tout interdire.

    Aucune réflexion, toujours au même point. Vous ne voulez qu’un exemple ? Les élections. Calendrier connu et parfaitement fixe, événement ponctuel, fonction essentielle, organisation sinon triviale du moins facile. Mais il faut organiser quelque chose. Faire quelque chose.

    Et ? Et, un Président roi-enfant qui s’amuse à agiter un report, peut-être un report après les présidentielles, mais surtout : rien. Alors on les repousse de mars à juin. De quel droit ? Et on parle de les repousser encore. Qui se rend bien compte de ce que cela signifie ?

    L’exécutif d’une économie majeure, ayant à sa disposition des centaines de milliers d’agents de la fonction publique, s’est jugé incapable d’organiser un roulement de quelques centaines de personnes le long d’une journée pour préserver l’une des bases de notre démocratie.

    Mieux vaut jeter l’éponge, et repousser. Il faut reconnaître qu’ils avaient seulement un an pour se préparer. Un an pour se préparer...

    Cela fait un an que nous sommes des milliers à poser quelques questions évidentes ("comment organisera-t-on la cantine ? comment on fait voter les gens ?") et ce n’est pas seulement qu’il n’y a aucune réponse : nos réponses ont été systématiquement disqualifiées. Hors sujet.

    Ce n’est pas une question d’être débordé, de faire de son mieux, de parer au plus pressé : toutes les initiatives locales ou mêmes individuelles ont été systématiquement rejetées par l’exécutif. C’est un choix, celui d’Emmanuel Macron.

    Le gouvernement est prêt. Des mesures seront prises. Des solutions individuelles seront proposées. Il y aura un plan massif de ceci ou de cela, comme l’a annoncé le Président de la République. La liste exhaustive de ce que l’exécutif a préparé : rien.

    Un an que l’épidémie fait rage, 100000 morts, 100000 séquelles de réanimation, 300000 #LongCovid, 8% de récession, la culture, l’éducation et le tourisme pulvérisés. Des souffrances inimaginables. Pour rien. Le choix le plus criminellement irresponsable de sa gestion épidémique.

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    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1364613730533847042

    Aujourd’hui, nous sommes le 24/02.

    Il me semble que nous devrions nous souvenir de cette date, de ce qu’il s’est passé il y a exactement un an, le 24/02/2020, qui fut un point de bascule dans l’histoire de l’épidémie de #Covid_19 en France.

    Le 24/02/2020, l’OMS termine sa mission d’évaluation de la réponse chinoise à l’épidémie de #Covid_19 à Wuhan. Le rapport afférent souligne le danger présenté par #Sars-CoV-2.

    https://www.who.int/publications/i/item/report-of-the-who-china-joint-mission-on-coronavirus-disease-2019-(covid-19)

    « It must be considered capable of causing enormous health, economic and societal impacts in any setting. It is not SARS and it is not influenza. [We risk failing to] exploit all possible measures to slow transmission of the COVID-19 virus, reduce disease and save lives. »

    Ce rapport recommande le port du masque en population générale, recommande de se préparer à une augmentation drastique des besoins en oxygène et réanimation et informe du risque de pénurie globale d’équipements médicaux de base, en pointant à nouveau spécifiquement les masques.

    Dès cette date, la plus haute autorité compétente en la matière alertait sur la nécessité de planifier le port du masque en population générale, de préparer l’approvisionnement des soignants en masques FFP2 (p32 et 33) et de préparer des lits de réanimation.

    Toute personne qui, passée cette date, vous a dit que l’on ne savait pas, que c’était une grippette, que l’#OMS ne recommandait pas le masque, que « moi par exemple je ne sais pas mettre un masque », que « un masque pour mes enfants, ah non pas du tout »

    https://www.vie-publique.fr/discours/273863-sibeth-ndiaye-04032020-crise-coronavirus-covid-19

    ou que « au début du mois de mars même, encore plus en février ou en janvier, personne ne parlait de masques » est un incompétent criminel ou un menteur (ou plus probablement les deux).

    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1262621727588319233

    Le 24/02, c’est aussi le lundi suivant le meeting évangélique de Mulhouse, l’un des événements majeurs de super-contamination en France. C’est aussi la semaine où les résultats de traçages du cluster de l’Oise révèlent... que l’on a perdu le contrôle de l’épidémie dans l’Oise.

    Le lendemain, la première victime française du #Covid_19, un enseignant de Crépy-en-Valois décèdera. De nombreux enseignants des établissements scolaires seront testés positifs. Ils se seront contaminés « ailleurs ».

    Je ne laisserai personne dire que l’exécutif ne s’est pas montré à la hauteur. Le 24/02, #Agnès_Buzyn, qui était ministre de la santé exactement 7 jours auparavant encore, déclare que le traçage suffit en France, que l’épidémie est sous contrôle mais reproche à Hidalgo de ne pas avoir assez préparé l’arrivée de la pandémie. Il faut (re)voir cette vidéo.

    « Nous avons tout anticipé, nous avons préparé, dans l’hypothèse où le virus circulerait. S’il y a une chose que je sais faire, c’est de la gestion de crise ».

    https://www.europe1.fr/politique/pour-agnes-buzyn-anne-hidalgo-na-pas-prepare-paris-a-larrivee-du-coronavirus

    Surtout, il faut voir le visage ravagé d’Agnès Buzyn qui, contrairement à #Jean-Michel_Blanquer n’a pas reçu la grâce d’être une psychopathe et de pouvoir mentir sans vergogne.

    #Olivier_Véran, le ministre en activité, déclare de son côté que le virus ne circule plus en France.

    « Il n’y a pas de malade identifié ce soir sur le territoire national. Il n’y a ce soir pas de circulation du virus sur le territoire national »

    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/coronavirus-une-11e-guerison-en-france-plus-aucun-malade-hospitalise-202002

    Du côté de la majorité législative, on est aussi très en pointe dans la surveillance de l’épidémie. Ce jour-là, c’est #Cendra_Motin qui se distinguera. Dans une intervention devenue célèbre, elle demande « honnêtement qui aujourd’hui, s’il connaissait le régime universel, accepterait de revenir en arrière ? Nous vous proposons un grand bond en arrière (applaudissements sur les bancs de la majorité) ».

    C’est vrai, qui refuserait ce grand bond en arrière ?

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1232006648736120832/pu/vid/854x480/aNzYrjRCUU3S4BbL.mp4?tag=10

    https://twitter.com/sebastienjumel/status/1232006750292893696

    Tous les métiers du soin peut-être, pour qui l’impact de la #réforme_des_retraites est résumé ci-dessous sur la base du travail exceptionnel de simulation produit par #Bruno_Scherrer

    Aide-soignante, départ à 62 ans : 42% du SMIC. Infirmière : 71%.

    https://twitter.com/Minimaliste13/status/1244648706277806082

    Et encore, c’est la première pension et sous l’hypothèse (improbable) d’une longue carrière sans temps partiel ni interruption, après cela se dégrade.

    Une infirmière qui part à la retraite à 62 ans avec 71% du SMIC.

    Rien que d’y penser, j’ai des larmes aux yeux. Et la rage.

    Voilà ce qu’il s’est passé il y a un an. On savait ce qu’il fallait faire, Buzyn reprochait à sa rivale de ne pas en faire assez, Véran déclarait qu’il n’y avait plus de circulation du virus et Motin célébrait la destruction de la retraite des infirmières.

    Ni oubli, ni pardon.

    #in_retrospect