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  • Moyen-Orient : actualités et infos sur la région - Libération
    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient

    Le premier article qui apparaît traite de…. la Seine Saint Denis

    #sans_vergogne

    Reportage

    « On n’a pas envie d’être définis que par nos origines » : en Seine-Saint-Denis, deux écrivaines face aux lycéens pour réfléchir à l’identité
    A Rosny-sous-Bois, Murielle Magellan et Cécile Ladjali, l’une juive arabe, l’autre irano-kabyle, sont intervenues auprès d’élèves pour dialoguer autour de la question d’identité, encore plus importante à l’heure du conflit Israël-Hamas.

  • Dans la bande de Gaza, la surveillance de masse de la population par le Hamas – Libération
    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/dans-la-bande-de-gaza-la-surveillance-de-masse-de-la-population-par-le-ha

    Le quotidien américain « The New York Times » s’est procuré sept dossiers des services de renseignement du mouvement islamiste entre 2016 et 2023. Via un vaste réseau d’informateurs, le Hamas y compilait des renseignements sur des milliers de Palestiniens et s’en servait pour les intimider.

    Le NYT, il est incapable de décrire les signes manifestes que les dirigeants israéliens ont décidé de détruire la bande de Gaza, et d’exterminer ses habitants. Par contre, il est capable de se procurer des dossiers des services de renseignement du Hamas, et de te dire que ces gens sont vraiment très méchants.

    Ceci dit, est-ce qu’à notre époque de vidéosurveillance algorithmique massive, mentionner « un vaste réseau d’informateurs », ça ne fait pas « pétard mouillé » ?

  • L’Espagne se rapproche d’une reconnaissance officielle de la Palestine – Libération
    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/lespagne-se-rapproche-dune-reconnaissance-officielle-de-la-palestine-2024

    Le pays, l’un des plus critiques de l’UE envers Israël, souhaite accorder « durant ce semestre » un statut officiel à l’Etat palestinien. Madrid va également soutenir la reconnaissance de la Palestine par l’ONU, que Malte s’apprête à proposer au Conseil de sécurité.

  • Témoignage d’un rescapé de la distribution d’aide qui a tourné au drame à Gaza : « Tout le monde s’est précipité pour fuir les balles » – Libération
    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/temoignage-dun-rescape-de-la-distribution-daide-qui-a-tourne-au-drame-a-g
    https://www.liberation.fr/resizer/SrOxKTCW4H7nlCiupVlAdbdjbxU=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/4CZSSE7TJRDVXHFEUITOIEI7JA.jpg

    « C’est à ce moment-là que les tirs ont commencé. Il y avait des snipers et des tanks qui ont commencé à tirer sur les gens qui attendaient l’aide. J’ai commencé à voir les gens tomber autour de moi. J’ai vu un homme se prendre une balle dans la tête. Un autre dans l’abdomen. Un troisième s’est pris une rafale dans les jambes. J’étais abasourdi, je ne comprenais pas ce qu’il se passait. J’avais l’impression qu’on était entourés. S’il y a eu un mouvement de foule, c’est à cause des tirs, parce que les gens ont eu peur. C’est vrai que tout le monde s’est précipité, mais c’était pour fuir les balles. On a essayé de se réfugier dans un bâtiment détruit tout proche avec plusieurs personnes. Ceux qui fuyaient vers la plage, ils ont été visés par les snipers et les tanks. Tout le monde était surpris. On se demandait : “Pourquoi tirent-ils ? Pourquoi est-ce qu’ils nous tuent ?” On était juste là pour la nourriture.

  • Gaza : Blinken repart bredouille | Libé | 08.02.24

    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/en-israel-blinken-esperait-une-treve-netanyahou-choisit-lextension-de-la-

    La France s’est dite elle aussi « très préoccupée ».

    hahahahaha

    « Le passage de Rafah est un point vital pour l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La priorité absolue, comme l’a dit le président de la République, c’est d’obtenir un cessez-le-feu immédiat et durable. »

    hahahahahahaha

    (et de continuer à vendre des armes à Israël, entre autres priorités absolues)

    Mercredi soir, Nétanyahou a jugé les conditions du Hamas « délirantes ». « [S’y soumettre] ne permettra pas de libérer des otages, mais cela invitera seulement à un nouveau massacre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Selon lui, « une victoire absolue » est une question de mois, pas d’années. « Il n’y a pas d’autre solution », a-t-il ajouté.

    Jeudi matin, l’aviation israélienne a procédé à plusieurs bombardements, tuant au moins onze personnes, selon Reuters.

    Un nouveau cycle de négociations, avec la médiation de l’Egypte et du Qatar, s’est ouvert jeudi au Caire. Le président américain Joe Biden recevra le roi Abdallah II de Jordanie le 12 février à Washington. Ils devraient discuter de « l’idée d’une paix durable passant par une solution à deux Etats garantissant la sécurité d’Israël », d’après un communiqué de la Maison Blanche. Une option pour l’heure catégoriquement rejetée par Nétanyahou.

  • Hommage aux victimes : sure (ou « c’est cela, oui ») | Libé / AFP | 05.02.24

    A deux jours de l’hommage aux victimes de l’attaque du 7 octobre menée par le Hamas sur Israël, la présidence a annoncé ce lundi 5 février qu’un « temps mémoriel » sera organisé à l’avenir pour les « victimes françaises des bombardements à Gaza ». Une annonce saluée par la France insoumise.

    « Néanmoins, il est évident que nous devons la même émotion et la même dignité aux victimes françaises des bombardements à Gaza, et cet hommage leur sera rendu dans un autre temps », a ajouté l’Élysée en réponse à un journaliste. Les modalités de ce « temps mémoriel » seront fixées ultérieurement, précise la présidence.

    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/victimes-francaises-a-gaza-lelysee-envisage-aussi-un-temps-memoriel-20240

    « La présidence » prend bien soin de ne dédier son émotion républicaine qu’aux victimes FRANÇAISES, paske les autres, on s’en fout dans la partie des droits de l’homme.

    Sur l’habituel LFI bashing, le texte de l’article est à peine plus fair play que les précédents. Sur la photo d’illustration - qui a attiré mon regard plus que le titre -

    https://www.liberation.fr/resizer/DDOilqRk6QKYr8N-OC6zMrAoLgI=/1024x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(2767x2479:2777x2489)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/ZRLKMM7DNBHYPH37NSMCYQ2MBE.jpg

    ils ont quand même réussi à flouter la banderole ; chapeau Libé / AFP.

  • Libé toujours aussi fair play

    dans les premiers titres :

    Guerre Hamas-Israël
    Hommage aux victimes françaises du 7 octobre : LFI prise dans une nouvelle polémique
    4 févr. 2024

    et sinon, enterré dans le dossier « Gaza » la page du jour AFP/Libé :

    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/le-sud-de-la-bande-de-gaza-sous-les-bombes-la-prudence-du-hamas-sur-les-n

    Des élus français en route vers Rafah pour appeler à un « cessez-le-feu ».

    Une délégation d’une quinzaine d’élus français - des députés et sénateurs LFI, écologistes, communistes et ultramarins - se rend ce dimanche au poste-frontière de Rafah entre l’Egypte et le territoire palestinien. « Nous exigeons un cessez-le-feu durable permanent et immédiat », a déclaré la veille le député de la France insoumise Eric Coquerel lors d’une conférence de presse au Caire. « Nous sommes venus dans un esprit d’amitié pour tous les peuples de la région », a poursuivi l’élu LFI, qui travaille à ce déplacement depuis décembre. « Nous avons tous été horrifiés par les prises d’otages […] et nous partageons l’attente et l’angoisse des familles qui restent sans nouvelles » depuis l’attaque du 7 octobre menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, a également déclaré Soumya Bourouaha (PCF). Mais « ces massacres ne peuvent justifier cette punition collective infligée au peuple palestinien ».

    Sinon, le début de page :

    publié le 4 février 2024 à 14h39

    Les frappes meurtrières israéliennes se poursuivent sur Gaza.

  • En Israël, la colère gronde sous l’unité nationale | Libé | 21.01.24

    (...) la contestation enfle dans le pays. Alors que l’opposition se prépare, de plus en plus d’Israéliens réclament des élections, avec l’espoir de déloger Benyamin Nétanyahou.

    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/en-israel-la-gronde-couve-sous-lunite-nationale-20240121_IYVE4HZLXBGRRIKE

    C’était un rare moment de télévision, impensable il y a encore quelques semaines. Jeudi soir, dans l’émission d’enquête de grande écoute Uvda, sur la chaîne la plus populaire du pays, un membre du cabinet de guerre israélien a ouvertement critiqué la politique de Benyamin Nétanyahou.

    « Ce qu’il se passe à Gaza aujourd’hui, c’est que les buts de guerre n’ont pas été accomplis », a dit l’ancien général Gadi Eisenkot, membre du parti centriste de Benny Gantz, Unité nationale. « Ceux qui parlent d’une défaite totale [du Hamas] ne disent pas la vérité », a ajouté l’ancien général, court et corpulent, assis au milieu d’une bibliothèque, habillé tout de noir. « Est-ce que les décideurs sont honnêtes avec le public ? » demande la journaliste. « Non », répond simplement Eisenkot.

    Ses commentaires lui ont valu quelques critiques, mais Gadi Eisenkot est intouchable : en décembre, il a perdu son fils et son neveu à Gaza. Ancien chef d’Etat-major, et membre du cabinet de guerre, il est plus que quiconque à même de comprendre la réalité et les implications des actions militaires israéliennes. Et quand il laisse flotter que des élections sont nécessaires « dans les mois qui viennent », c’est un message clair : l’opposition n’attendra pas la fin d’une guerre qui sera longue, comme l’a encore promis Benyamin Nétanyahou jeudi soir, pour forcer le pays à aller aux urnes.

    Le Premier ministre semble cerné. Les familles d’otages ont amené, pour la première fois, la contestation devant sa villa balnéaire de Césarée, dans le nord d’Israël, vendredi. Samedi, des milliers d’Israéliens se sont rassemblés à Tel-Aviv pour exiger son départ. Les critiques fusent sur le nouveau budget du gouvernement et son manque d’allocations aux déplacés et au social. Cette contestation enfle, de semaine en semaine, rappelant désormais les mois d’avant le 7 octobre.

    « Reconstruire l’espace démocratique »

    Sur l’autoroute Ayalon, le grand boulevard qui contourne Tel-Aviv par l’est, de nouveaux panneaux publicitaires crient « Nous avons besoin d’élections » en blanc sur fond bleu. Tous les jours, près d’un million de véhicules passent devant ce message. La campagne, très coûteuse, est anonyme. Derrière, il y aurait « des vétérans des manifestations contre la réforme judiciaire et quelques personnes de la tech » souffle un membre du QG de la Lutte, l’organisation fédératrice des différentes associations de contestation de ces derniers mois. Toutes sont en train de prendre le pouls, comprendre quel serait le bon moment pour quitter les eaux calmes de l’unité nationale et se lancer dans la tempête électorale.

    « Cela ne sert à rien tant que Benny Gantz est encore au gouvernement », explique Ronen Koehler, le regard doux et intelligent. Cet ancien capitaine sous-marinier reconverti dans la tech fait partie du leadership de Frères d’armes. De toute la Lutte, cette association de réservistes est de loin la plus institutionnalisée. Depuis les bureaux vitrés, un espace de coworking reconverti à Herzliya, la Silicon Valley israélienne, l’œil se perd dans l’horizon méditerranéen. L’étendue des activités de l’association est impressionnante : son mode opératoire volontaire et souple, ses poches profondes, l’expertise variée de ses 400 bénévoles et leurs carnets d’adresses bien fournis en a fait l’acteur incontournable de la mobilisation civile qui a suivi la déclaration de guerre le 7 octobre.

    Aujourd’hui, dans ces bureaux, des couturières hipster cousent des pochettes en textile sur mesure pour les soldats d’unités d’élite, d’anciens officiers forment des équipes d’urgence pour les villages proches des frontières, des psychologues aident les déplacés des frontières sud et nord. Mais on parle aussi du jour d’après. « Ce que nous voulons, c’est reconstruire l’espace démocratique en encourageant nos membres à rejoindre la vie civique, de comprendre que c’est important de travailler dans le service public, même si on y gagne moins d’argent, explique Ronen Koehler. Il faut que nos valeurs laïques, libérales, reviennent sur le devant de la scène. Que nous nous battions pour le cœur des Israéliens. » C’est un projet ambitieux, en miroir presque parfait de ce qu’a fait l’extrême droite colonisatrice israélienne ces quinze dernières années. Aujourd’hui, cette dernière, bien qu’elle ne représente « que 5 % de la population » insiste Ronen Koehler, détermine la teneur du débat politique. Et cela est aussi vrai en temps de guerre.

    Rhétorique guerrière

    Nétanyahou et ses partenaires sont en campagne depuis au moins la mi-décembre, et l’opposition a pris une longueur de retard, et qui continue de s’allonger. Certes, la colère est grande contre le Premier ministre et les sondages le donnent perdant à tous les coups. Mais au-delà de sa rhétorique guerrière et de ses sorties messianiques, il est le seul à proposer un projet simple et cohérent pour ce jour d’après : il n’y aura pas de retour au monde d’avant le 7 octobre. Et donc, pas de concessions faites aux Palestiniens, qui meurent encore et encore à Gaza.

    C’est ce qu’il a déclaré avec emphase pendant une conférence de presse jeudi soir : « Israël gardera le contrôle sécuritaire de tout le territoire à l’ouest du Jourdain. » Ce qui a rendu furieux Joe Biden, qui voudrait au moins construire une paix durable sur les ruines de Gaza, détruite avec les dollars américains. Benyamin Nétanyahou lui aurait cependant assuré au téléphone vendredi que ses propos ne fermaient pas la porte à un Etat palestinien. Le chef du Likoud a toujours excellé à ce numéro d’équilibriste entre la pression américaine et celle de son public israélien.

    Si des élections devaient se tenir aujourd’hui, c’est sans doute Benny Gantz qui deviendrait Premier ministre, à la tête d’un gouvernement de centre droit guerrier, sans projet politique clair. L’opposition israélienne semble encore croire que se débarrasser de Nétanyahou changera tout, que c’est la clé d’un nouveau départ. Mais cela revient à ne pas voir la soif de réponses constructives à leurs problèmes communs des sociétés israélienne et palestinienne, traumatisées. Ce manque d’un projet politique ambitieux ne leur permettra pas de couper l’herbe sous les pieds de l’extrême droite.

  • Que fait la FINUL ? Et qu’a fait Israel en 2006 au Sud Liban | Libé | 08.01.24

    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/la-finul-des-nations-unies-gardienne-dune-paix-fragile-a-la-frontiere-du-

    « La Finul est une force de maintien de la paix, ce qui signifie que ses soldats ne peuvent pas utiliser la violence pour mettre en œuvre leur mission », analyse David Wood. Si une nouvelle guerre éclatait au Sud-Liban, ce ne serait donc pas leur rôle de l’arrêter. « Dans ces circonstances, la Finul évacuerait presque certainement l’ensemble de ses soldats [10.000], estime l’analyste. S’ils ne sont pas autorisés à agir davantage, quel est l’intérêt qu’ils restent ? » Une hypothèse balayée par Kandice Ardiel : « Nous planifions de rester ici aux côtés des communautés du Sud-Liban et de poursuivre notre rôle pour la cessation des hostilités. »

    Tous deux estiment que le Liban et Israël ne souhaitent pas une extension du conflit : « La plupart des tirs échangés se limitent à une aire d’environ 5 kilomètres autour de la ligne bleue », argue Kandice Ardiel. Pour David Wood, le Hezbollah comme Israël ont en tête « les terribles conséquences du conflit israélo-libanais de 2006 : ils savent qu’une autre guerre serait un désastre ». A l’époque, près de 1 200 morts étaient à déplorer côté libanais, en majorité des civils, contre 160, militaires pour la plupart, côté israélien, sans compter les centaines de milliers de déplacés de part et d’autre de la frontière. Dans un rapport publié le 4 janvier dernier, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) affirmait que l’escalade à la frontière israélo-libanaise avait déjà déplacé 76 018 personnes, principalement dans les zones frontalières d’Israël, dans le sud du Liban.

    David Wood, analyste spécialiste du Liban à l’ONG International Crisis Group
    Kandice Ardiel, porte-parole adjointe de la Finul.

  • « Je refuse de participer à une guerre de vengeance » : lettre d’un objecteur de conscience israélien – Libération
    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/je-refuse-de-participer-a-une-guerre-de-vengeance-lettre-dun-objecteur-de

    Document
    « Je refuse de participer à une guerre de vengeance » : lettre d’un objecteur de conscience israélien

    « Libération » publie la lettre du premier objecteur de conscience israélien dans le conflit actuel. Tal Mitnick, 18 ans, refuse de participer à ce qu’il dit être un « bain de sang » et appelle à un changement politique profond.

    Tal Mitnick, 18 ans, à Tel-Aviv, le 25 octobre. (Mostafa Alkharouf/Anadolu via AFP)
    par Tal Mitnick
    publié aujourd’hui à 6h15
    C’est le premier objecteur de conscience dans le conflit qui oppose Israël au Hamas depuis le 7 octobre et le massacre par l’organisation islamiste qui a fait au moins 1 140 morts selon un décompte de l’AFP. Tal Mitnick, 18 ans, a refusé de s’enrôler dans l’armée israélienne. Libération a choisi de publier sa lettre, traduite dans son intégralité, pour ce qu’elle dit du conflit et de la manière dont il est vécu en Israël.

    « Cette terre a un problème : deux nations y ont tissé un lien indéniable. Même avec toute la violence du monde, nous ne pourrions pas effacer le peuple palestinien ou son lien avec cette terre, tout comme le peuple juif ou notre lien avec cette même terre ne peuvent pas être effacés. Le problème ici relève d’une forme de suprématie, la croyance que cette terre n’appartient qu’à un seul peuple. La violence ne peut résoudre ce problème, ni de la part du Hamas, ni de la part d’Israël. Il n’y a pas de solution militaire à un problème politique. C’est pourquoi je refuse de m’enrôler dans une armée qui croit que le vrai problème peut être ignoré, sous le couvert d’une guerre civile, avec un gouvernement qui ne fait qu’entretenir le deuil et la douleur.

    « Le 7 octobre, la société israélienne a vécu un traumatisme sans précédent dans l’histoire du pays. Au cours d’une terrible invasion, l’organisation terroriste Hamas a assassiné des centaines de civils innocents et en a enlevé des centaines d’autres. Des familles ont été assassinées dans leurs maisons, des jeunes ont été massacrés lors d’une rave et 240 personnes ont été enlevées dans la bande de Gaza. Après l’attaque terroriste, une campagne de vengeance a commencé non seulement contre le Hamas, mais aussi contre l’ensemble du peuple palestinien : des bombardements aveugles de quartiers résidentiels et de camps de réfugiés à Gaza, un soutien militaire et politique total à la violence des colons en Cisjordanie, ainsi qu’une persécution politique d’une ampleur sans précédent à l’intérieur d’Israël. La réalité dans laquelle nous vivons est violente. Selon le Hamas, mais aussi selon Tsahal et la classe politique, la violence est la seule solution. La poursuite d’une logique “œil pour œil, dent pour dent”, sans réfléchir à une véritable solution qui nous apporterait à tous sécurité et liberté, ne conduit qu’à plus de tueries et de souffrances.

    « La violence ne nous protège pas »
    « Je refuse de croire que plus de violence nous garantira plus de sécurité, je refuse de participer à une guerre de vengeance. J’ai grandi dans un foyer où la vie est sacrée, où le dialogue est valorisé, où la communication et la compréhension passent toujours avant la violence. Dans le monde plein de corruption dans lequel nous vivons, la violence et la guerre sont un moyen détourné pour accroître le soutien au gouvernement et faire taire les critiques. Nous devons reconnaître le fait qu’après des semaines d’opérations terrestres à Gaza, au bout du compte, ce sont des négociations et un accord qui ont permis le retour d’otages. Que c’est l’action militaire qui a causé la mort des autres. A cause du mensonge criminel selon lequel “il n’y a pas de civils innocents à Gaza”, même des otages agitant un drapeau blanc et criant en hébreu ont été abattus. Je n’ose pas imaginer le nombre de situations similaires qui n’ont pas fait l’objet d’une enquête parce que les victimes sont nées du mauvais côté de la barrière.

    « Les personnes qui ont dit : “pas de négociations avec le Hamas” se sont tout simplement trompées. Point à la ligne. La diplomatie et un changement de politique sont les seuls moyens d’empêcher de nouvelles destructions et de nouvelles morts des deux côtés.

    « La violence à laquelle l’armée recourt, y compris ces dernières années, ne nous protège pas. Le cycle de la violence est effectivement un cycle : la violence de l’armée, comme celle de toute armée, amène toujours plus de sang. Dans la pratique, elle n’est rien d’autre qu’une armée d’occupation qui cherche à se maintenir comme telle. La vérité c’est qu’elle a abandonné les habitants du Sud et le pays tout entier. Il est important de faire la distinction entre les gens ordinaires et les généraux ou les égoïstes qui trônent au sommet de ce système : aucun des citoyens ordinaires n’a décidé de financer le Hamas, aucun d’entre nous n’a choisi de perpétuer l’occupation et aucun d’entre nous n’a décidé de déplacer des troupes en Cisjordanie quelques jours avant l’invasion, parce que des colons avaient décidé de construire une soukka [lieu de culte juif construit temporairement pour la fête de Souccot, ndlr] à Huwara. Et maintenant, après une politique de longue haleine destinée à imploser, c’est nous qui sommes envoyés pour tuer et être tués à Gaza. Nous ne sommes pas envoyés pour nous battre pour la paix, mais au nom de la vengeance. J’avais décidé de refuser de m’enrôler avant la guerre, mais depuis qu’elle a commencé, je suis d’autant plus convaincu de ma décision.

    « Le changement viendra de nous »
    « Avant la guerre, l’armée gardait les colonies, maintenait le siège meurtrier de la bande de Gaza et préservait le statu quo de l’apartheid et de la suprématie juive sur les terres situées entre le Jourdain et la mer. Depuis le début de la guerre, nous n’avons vu aucun appel à un véritable changement de politique en Cisjordanie et à Gaza, pour mettre fin à l’oppression généralisée du peuple palestinien et au bain de sang, ni pour une paix juste. Nous assistons au contraire à l’aggravation de l’oppression, à la propagation de la haine et à l’expansion de la persécution politique fasciste en Israël.

    « Le changement ne viendra pas de politiciens corrompus ici, ni des dirigeants du Hamas, qui sont eux aussi corrompus. Il viendra de nous, les peuples des deux nations. Je crois de tout mon cœur que le peuple palestinien n’est pas un peuple mauvais. Tout comme ici, où la grande majorité des Israéliens veulent vivre une vie agréable et sûre, avoir un endroit où leurs enfants peuvent jouer après l’école, et joindre les deux bouts à la fin du mois. Il en va de même pour les Palestiniens. A la veille du 7 octobre, le soutien au Hamas dans la bande de Gaza était au plus bas, à 26 %. Depuis le début des violences, il s’est considérablement renforcé. Pour que les choses changent, il faut mettre en place une alternative – au Hamas, et à la société militariste dans laquelle nous vivons.

    « Ce changement interviendra lorsque nous reconnaîtrons les souffrances endurées par le peuple palestinien ces dernières années, et le fait qu’elles sont le résultat de la politique israélienne. Cette reconnaissance doit s’accompagner de justice, et de l’édification d’une infrastructure politique basée sur la paix, la liberté et l’égalité. Je ne veux pas participer à la poursuite de cette oppression et de ce bain de sang. Je veux travailler directement à la recherche d’une solution, et c’est pourquoi je refuse de m’engager dans l’armée israélienne. J’aime ce pays et ses habitants, car c’est là d’où je viens. Je me sacrifie et je travaille pour que ce pays soit un pays qui respecte les autres, un pays où l’on peut vivre dans la dignité.

    « Tal Mitnick, 26 décembre 2023. »

    • le ministère de la Santé [...] a annoncé mercredi que 21 110 personnes, en majorité des civils, avaient été tuées à Gaza par les opérations militaires israéliennes depuis le 7 octobre.

      L’attaque du Hamas a fait environ 1 140 morts, la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir des derniers chiffres officiels israéliens.

    • Sinon, j’entendais hier dans la radio (France Inter) que « les combats font rage ».

      Avec 164 soldats Israéliens morts en 2 mois vs 21 000 civils (sous estimé et hors blessés et disparus), ça s’appelle « combats », ce qui fait rage ?

  • Femme, vie, liberté
    Prix Nobel de la paix : emprisonnée, la militante Narges Mohammadi fustige à distance le « régime religieux tyrannique et misogyne »
    Lauréate du prestigieux prix, l’iranienne Narges Mohammadi s’est exprimée par la voix de ses enfants qui ont reçu la récompense en son nom ce dimanche 10 décembre à Oslo. Et a dit vouloir entamer en parallèle une grève de la faim.

    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/prix-nobel-de-la-paix-emprisonnee-la-militante-narges-mohammadi-fustige-a

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/10/13/narges-mohammadi-un-prix-nobel-de-la-paix-aussi-contre-lextreme-droite/#comment-59677

    #international #iran

  • Une frégate française abat deux drones en mer Rouge | Libé | 10.12.23

    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/une-fregate-francaise-abat-deux-drones-en-mer-rouge-20231210_C32HCAA6QRB5

    Le bâtiment français, qui escortait un porte-avions américain, dit avoir été visé par deux drones hostiles provenant des côtes du Yémen, samedi soir. Les rebelles houthis avaient menacé dans la journée d’attaquer tout navire dans la mer Rouge se dirigeant vers Israël.

    Le communiqué de l’état-major des armées est tombé à minuit et demi, samedi soir. « Le 9 décembre, la frégate multi-missions (Fremm) Languedoc de la Marine nationale a abattu deux drones qui se dirigeaient droit sur elle, en provenance des côtes du Yémen. L’interception et la destruction de ces deux menaces caractérisées ont eu lieu vers 21h30 puis vers 23h30 (heures françaises) à 110 km des côtes du Yémen, à hauteur de Al-Hudaydah. La frégate Languedoc opère en mer Rouge sous chaîne de commandement nationale. » Dans la journée de samedi, les rebelles houthis, qui contrôlent le nord du Yémen, avaient menacé d’attaquer des navires circulant sur la mer Rouge, axe maritime stratégique qui relie l’océan Indien à la Méditerranée, si les habitants du territoire palestinien de Gaza, bombardé par Israël dans le cadre de la guerre Israël-Hamas, ne recevaient pas plus d’aide humanitaire.

  • Proche-Orient : comment les improvisations de Macron malmènent l’héritage de la diplomatie française
    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/proche-orient-comment-les-improvisations-de-macron-malmenent-lheritage-de

    Qui inspire la diplomatie d’Emmanuel Macron ? Comment expliquer tant d’atermoiements depuis le 7 octobre, et cette idée de coalition internationale anti-Hamas lancée comme un coup de poker, lors de son déplacement en Israël, le 24 octobre ? Elle a surpris le monde entier, sans qu’aucun pays n’y souscrive. Elle a saisi le Quai d’Orsay, jusqu’à l’Elysée. « Alors, la France va bombarder Gaza ? », se sont vu questionner les communicants du Château […]

    Le chef de l’Etat a, une fois de plus, ignoré les canaux officiels. Il a préféré écouter… Bernard Henri-Lévy. Oui, l’inoxydable philosophe, toujours en quête d’influence, a de nouveau sévi, douze ans après avoir convaincu Nicolas Sarkozy de bombarder la Libye de Kadhafi, au nom d’une « guerre juste », matrice d’un chaos dont l’Afrique et l’Europe paient encore le prix.

    • A Dubaï, Macron fait les frais de l’irritation des dirigeants arabes sur la question de Gaza
      https://www.lemonde.fr/international/article/2023/12/02/a-dubai-macron-fait-les-frais-de-l-irritation-des-dirigeants-arabes_6203524_

      Le président français, qui s’est rendu à la COP28, n’est pas parvenu à organiser la table ronde qu’il projetait avec les représentants des gouvernements les plus concernés par la guerre entre Israël et le Hamas.

      [...]
      L’Elysée a passé la journée à minimiser l’importance des contretemps. D’après l’entourage du chef de l’Etat, une tournée régionale a bien été « explorée », sans être jamais décidée. Les dirigeants arabes, précise-t-on, sont d’une très grande prudence, car ils redouteraient critiques et manifestations dans leurs pays respectifs. Compliqué dans ces conditions de parler du « jour d’après » les opérations israéliennes, pourtant l’un des sujets de discussion mis en avant par le chef de l’Etat français dans ses entretiens. Pour Emmanuel Macron, il faut d’ores et déjà préparer le retour de l’Autorité palestinienne dans la bande de Gaza, afin d’éviter une occupation durable du territoire par Israël. Mais ni les uns ni les autres ne seraient prêts à s’engager dans ce sens, politiquement ou financièrement.

      « Une position de départ pro-israélienne » qui a surpris

      Des raisons plus profondes encore peuvent expliquer cette méfiance. « Les dirigeants arabes ont été surpris par la position de départ de Macron, très pro-israélienne. En dépit du rééquilibrage en cours, le sentiment domine que la France n’a plus la valeur ajoutée qu’elle pouvait avoir par le passé, que seuls les Etats-Unis comptent, observe l’ancien ambassadeur Denis Bauchard, vétéran de la diplomatie dans la région. A cela s’ajoute le souci des dirigeants arabes de ne pas s’afficher avec les Occidentaux. Les opinions publiques arabes estiment que le Hamas a rendu leur dignité aux Palestiniens en humiliant Israël. »

      Les dirigeants arabes critiquent ainsi le « double standard » dont feraient preuve les Occidentaux, dénonçant les crimes de guerre russes en Ukraine, mais pas, selon eux, les bombardements meurtriers d’Israël dans la bande de Gaza. Cette posture agace Emmanuel Macron : lors d’une rencontre, le 22 novembre, avec plusieurs ministres des affaires étrangères des pays arabes, membres du groupe de contact établi par la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique, le président français leur a retourné la critique en leur reprochant de pratiquer le « deux poids, deux mesures » au sujet de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

      https://archive.is/9our3

      #Israël #France #diplomatie

  • L’armée yemenite arraisonne un navire sioniste en mer rouge :
    العميد سريع يكشف تفاصيل احتجاز القوات اليمنية سفينة إسرائيلية في البحر الأحمر | الميادين
    https://www.almayadeen.net/news/politics/العميد-سريع-يكشف-تفاصيل-احتجاز-القوات-اليمنية-سفينة-إسرائيلي
    https://alpha-ar-media.almayadeen.net/media/image/2023/11/19/149aae31-20be-45d3-ab43-f84613a9349d.jpg?v=3&width=600

    المتحدّث الرسمي باسم القوات المسلحة اليمنية العميد يحيى سريع يؤكد احتجاز القوات اليمنية سفينة إسرائيلية في البحر الأحمر، ويقول إنهم مستمرون في تنفيذ العمليات العسكرية ضد الاحتلال الإسرائيلي حتى يتوقّف العدوان على قطاع غزة.

    https://alpha-ar-media.almayadeen.net/media/image/2023/11/19/149aae31-20be-45d3-ab43-f84613a9349d.jpg

  • 🔴 Bande de Gaza : à Tel Aviv, un premier rassemblement israélien pour appeler à la paix – Libération

    À Tel-Aviv, quelques centaines de personnes rassemblées pour appeler à la paix. Une manifestation organisée en partenariat entre le Parti communiste juif-arabe Hadash et le mouvement de coexistence Debout ensemble a rassemblé plusieurs centaines de personnes sur le front de mer de Tel-Aviv ce samedi soir. C’est le premier rassemblement en Israël à appeler clairement à une cessation des hostilités depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre. Initialement interdit par les autorités, il a finalement été autorisé par recours à la cour suprême. La police a néanmoins vérifié scrupuleusement chaque pancarte et n’a pas hésité à confisquer celles qui lui déplaisaient.
    Dans l’audience, tout le monde se connaissait - mais Maoz Inon, dont les parents ont été tués le 7 octobre et qui l’icône de ce mouvement balbutiant, voulait aussi voir « des nouveaux visages ». Au podium, devant les mots « la paix est la seule solution » en arabe, hébreu et anglais, il a fait scander à la foule « shalom, salaam, peace ». Son message a été noyé sous les quolibets de contre-manifestants - « vous êtes avec le Hamas ! » criaient plusieurs dizaines d’hommes et femmes de tous âges, drapés dans des drapeaux israéliens, quand ils ne dansaient pas sur des chansons nationalistes poussées à bloc.

    #Israël #TelAviv #manifestation #antiguerre #Paix

    https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/en-direct-une-frappe-israelienne-sur-des-immeubles-du-sud-de-la-bande-de-

  • Guerre Israël-Hamas : la frégate « Alsace » en route pour la Méditerranée orientale
    Publié le 17/10/2023 12:03 | Mis à jour le 20/10/2023 12:03
    https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/defense/guerre-israel-hamas-la-fregate-alsace-en-route-pour-la-mediterr

    Guerre Israël-Hamas : la frégate « Alsace » en route pour la Méditerranée orientale

    C’est finalement l’Alsace, une frégate multimission à capacités de défense aérienne renforcées (Fremm DA), qui a été choisie pour alourdir le dispositif français de la Marine nationale en Méditerranée orientale, dans le cadre de la guerre opposant Israël au Hamas palestinien. (...)

    #Abonnés

  • En #Arabie_Saoudite, les #gardes-frontières auraient abattu des « centaines » de #migrants_éthiopiens

    L’ONG Human Rights Watch dévoile ce lundi 21 août un rapport selon lequel des migrants éthiopiens ont été tués par les gardes-frontières saoudiens alors qu’ils tentaient d’entrer dans le pays en passant par le #Yémen. Ces meurtres pourraient constituer un crime contre l’humanité.

    Un massacre « à l’abri du regard du reste du monde ». Les gardes-frontières saoudiens ont tué depuis l’an dernier des « centaines » de migrants éthiopiens qui tentaient de pénétrer dans la riche monarchie du Golfe passant par sa frontière avec le Yémen, a dénoncé ce lundi 21 août l’ONG Human Rights Watch (HRW). « Les autorités saoudiennes tuent des centaines de migrants et de demandeurs d’asile dans cette zone frontalière reculée », a déclaré dans un communiqué Nadia Hardman, spécialiste des migrations à HRW.

    Des centaines de milliers d’Ethiopiens travaillent en Arabie Saoudite, empruntant parfois la « route de l’Est » reliant la Corne de l’Afrique au Golfe, en passant par le Yémen, pays pauvre et en guerre depuis plus de huit ans. Le #meurtre « généralisé et systématique » des migrants éthiopiens pourrait même constituer un #crime_contre_l’humanité, estime l’ONG. « Nous parlons d’un minimum de 655 personnes, mais il est probable qu’il s’agisse de milliers », a déclaré Nadia Hardman à la BBC. « Ce que nous avons documenté, ce sont essentiellement des massacres, a-t-elle ajouté. Les gens ont décrit des sites qui ressemblent à des champs d’extermination avec des corps éparpillés sur les flancs des collines ».

    Ryad accusé de « détourner l’attention » de « ces crimes horribles »

    Les « milliards dépensés » dans le sport et le divertissement « pour améliorer l’image de l’Arabie Saoudite » ne devraient pas détourner l’attention de « ces crimes horribles », a-t-elle fustigé. Les ONG accusent régulièrement Ryad d’investir dans les grands événements sportifs et culturels pour « détourner l’attention » des graves violations des droits humains et la crise humanitaire au Yémen où l’armée saoudienne est impliquée.

    L’année dernière, des experts de l’ONU avaient déjà fait état d’« allégations préoccupantes » selon lesquelles « des tirs d’artillerie transfrontaliers et des tirs d’armes légères par les forces de sécurité saoudiennes ont tué environ 430 migrants »dans le sud de l’Arabie Saoudite et le nord du Yémen durant les quatre premiers mois de 2022. Le nord du Yémen est largement contrôlé par les #Houthis, des rebelles que les Saoudiens combattent depuis 2015 en soutien aux forces pro-gouvernementales.

    Entretiens et images satellites

    Pour en arriver à de telles conclusions, Human Right Watch s’appuie sur des entretiens avec 38 migrants éthiopiens ayant tenté de passer en Arabie Saoudite depuis le Yémen, des images satellite et des vidéos et photos publiées sur les réseaux sociaux « ou recueillies auprès d’autres sources ». Les personnes interrogées ont parlé d’« armes explosives » et de tirs à bout portant, les gardes-frontières saoudiens demandant aux Ethiopiens « sur quelle partie de leur corps ils préféreraient que l’on tire ».

    Ces migrants racontent des scènes d’horreur : « Femmes, hommes et enfants éparpillés dans le paysage montagneux, gravement blessés, démembrés ou déjà morts », relate HRW. « Ils nous tiraient dessus, c’était comme une pluie (de balles) », témoigne une femme de 20 ans, originaire de la région éthiopienne d’Oromia, citée par l’ONG. « J’ai vu un homme appeler à l’aide, il avait perdu ses deux jambes », mais, raconte-t-elle, « on n’a pas pu l’aider parce qu’on courrait pour sauver nos propres vies ».

    Auprès de la BBC, plusieurs personnes qui ont tenté de passer la frontière en pleine nuit racontent les scènes d’horreurs. « Les tirs n’ont pas cessé, témoigne Mustafa Soufia Mohammed âgé 21 ans. Je n’ai même pas remarqué qu’on m’avait tiré dessus. Mais lorsque j’ai essayé de me lever et de marcher, une partie de ma jambe m’a échappé ». La jambe de Mustafa a ensuite dû être amputée sous le genou l’obligeant aujourd’hui à marcher avec des béquilles et une prothèse mal ajustée. Zahra [le prénom a été modifié par le média britannique] a, elle, eu tous les doigts d’une main arrachée à cause d’une pluie de balles.

    D’après l’Organisation internationale pour les migrations des Nations unies, plus de 200 000 personnes tentent chaque année ce voyage périlleux qui traverse la mer la #Corne_de_l’Afrique jusqu’au Yémen, pour atteindre l’Arabie saoudite. HRW appelle Ryad à « cesser immédiatement » le recours à la force meurtrière contre des migrants et demandeurs d’asile, exhortant l’ONU à enquêter sur ces allégations.

    AFP / Libération / https://www.liberation.fr/international/moyen-orient/en-arabie-saoudite-les-gardes-frontieres-auraient-abattu-des-centaines-de

    VIDEO. https://www.youtube.com/watch?v=f90vwqCYU1c&t=4s

    FR. https://www.hrw.org/fr/news/2023/08/21/arabie-saoudite-massacres-de-migrants-la-frontiere-du-yemen

    EN. https://www.hrw.org/news/2023/08/21/saudi-arabia-mass-killings-migrants-yemen-border

    AR. https://www.hrw.org/ar/news/2023/08/21/saudi-arabia-mass-killings-migrants-yemen-border

    #massacre #migrations #réfugiés #frontières #rapport #HRW