Erreur 404

/04

  • #Covid-19 : l’histoire oubliée des recherches sur les #aérosols
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/27/covid-19-l-histoire-oubliee-des-recherches-sur-les-aerosols_6081699_3244.htm

    Dès le XIXe siècle, des travaux sur la tuberculose avaient mis en évidence la transmission par voie aérienne des maladies respiratoires. Des enseignements capitaux pour la prévention, négligés par les autorités sanitaires face à la pandémie.

    Mais d’où vient l’idée qu’une distance de un ou deux mètres protégerait du SARS-CoV-2 ? Ou que la frontière entre des « gouttelettes » plongeant vers le sol et des « aérosols » plus volatils serait une taille de cinq micromètres ? Pour le savoir et sortir des controverses sur l’importance de la transmission aéroportée du Covid-19, cinq scientifiques américains se sont mués en « archéologues », pour remonter à l’origine de ces chiffres.

    Le résultat ? Cette équipe, constituée d’une physicienne du MIT, d’un chimiste de l’université du Colorado, d’une ingénieure en aérosol et de deux historiens de Virginia Tech, révèle que les experts ne savent pas toujours lire les sources qu’ils citent. Leur article, soumis à une revue de sciences humaines et déjà accessible en prépublication, conclut que « bien que les idées sur la taille des gouttelettes et leur distance de propagation soient apparemment bien acceptées, leurs fondements sont confus et trompeurs, et ne sont pas cohérents avec la physique ».

    « Même ces concepts de taille et de distance sont incorrects, en fait », ajoute Lydia Bourouiba, la physicienne du groupe, également épidémiologiste et directrice d’un laboratoire du MIT sur la mécanique des fluides appliquée à la transmission des maladies. Pour ces cinq chercheurs, comme pour beaucoup d’autres qui donnent de la voix ces derniers temps, il n’est plus possible de considérer que, face à une infection respiratoire, la meilleure protection est une distance de sécurité de un à deux mètres. Masques et contrôle de l’air ambiant doivent aussi faire partie de l’arsenal.

    L’enjeu, pour ces auteurs, est de « remettre la science au cœur des politiques de santé publique » et de « diffuser des messages clairs sur la meilleure façon de ralentir la transmission du Covid-19 ». Le sous-entendu est que les messages véhiculés ont minimisé le rôle de la transmission dite « aéroportée » du virus et donc induit des recommandations insuffisamment protectrices.

    Recommandations inadaptées

    Le drame est que ces conclusions sont connues depuis la fin du XIXe siècle. A l’époque, l’Allemand Carl Flügge (1847-1923) conduit, à l’université de Breslau, un nombre important d’expériences-clés sur la transmission de la tuberculose. Mais son héritage a été compris de travers par ses successeurs.

    Ce savant utilise bien le terme « gouttelette », mais pour désigner n’importe quelle émission respiratoire, sans distinction de taille. Il recommande la ventilation et n’évoque pas de distance de sécurité, tant il constate des contaminations à plusieurs mètres de la source. Ce qui ne l’empêche pas d’être cité, des dizaines d’années plus tard, comme référence lorsque l’on aborde le sujet de ces distances protectrices.

    « J’ai été surprise de l’étendue et de la rigueur des expériences de ce chercheur et de son institut. Ils avaient déjà répondu à des questions que certains se posent encore en ignorant ces résultats du XIXe siècle ! », note Lydia Bourouiba, qui a alerté, dès janvier 2020, les Centers for Disease Control (CDC) américains sur les propriétés du Covid-19 et l’inadaptation des premières recommandations.

    L’opposition de savants

    Avec ses collègues, elle montre aussi que ces travaux précurseurs tombent dans l’oubli et sont même combattus par de grands savants, dont Charles Chapin (1856-1941), qui prendra la tête de l’Association médicale américaine et qui, au début du XXe siècle, privilégiait la thèse des contaminations par contact, au détriment de la voie aérienne.
    Arrivent alors deux autres expérimentateurs aux Etats-Unis : William et Mildred Wells. Ils reprennent, dans les années 1930, les travaux de Carl Flügge et finiront par convaincre la communauté scientifique, dans une publication posthume de 1962, que la tuberculose est bien transmissible par l’air.

    Eux aussi font face à l’opposition d’administrateurs influents, comme Alexander Langmuir (1910-1993), qui, à la tête de l’ancêtre des Centers for Disease Control dans les années 1950, maintient que la transmission dite « aéroportée » compte peu. Il change néanmoins rapidement d’avis devant les menaces de guerre bactériologique, dont les agents infectieux sont de petite taille et véhiculés par des aérosols. « L’histoire fait des mouvements de pendule surprenant », note Lydia Bourouiba.

    Mais si les Wells, après leur mort, sont reconnus, ils sont aussi mal compris. Les diverses recommandations actuelles remontent à leurs travaux pour évoquer cette frontière imaginaire des cinq micromètres entre aérosols et gouttelettes, alors même que les époux ont montré que des particules jusqu’à 100 micromètres restent en suspension dans l’air. L’équipe pluridisciplinaire pense avoir compris la méprise en rappelant que les Wells avaient aussi montré que, pour la tuberculose, seules les particules de moins de cinq micromètres pénètrent dans les voies profondes. Un argument biologique et non physique donc.

    « Dogmatisme »

    Satisfaction, néanmoins, pour ces scientifiques, les publications des Wells connaissent depuis un regain de citations dans la littérature. Un article pionnier de 1934 a ainsi été cité près de 130 fois depuis 2020, selon la base de données Scopus.

    « Une maladie transmissible par aérosols demande d’autres précautions que les distances. Les agences de réglementation sanitaire ne peuvent pas prétendre ne pas le savoir. Il est donc très surprenant et décevant de voir que le dogmatisme peut encore régner, alors qu’il faudrait rester curieux et l’esprit ouvert. Il faut s’efforcer d’exploiter toutes les avancées scientifiques pour agir rapidement et pour le bien de tous », conclut Lydia Bourouiba.

    En avril et mai 2021, l’Organisation mondiale de la santé et les CDC ont légèrement modifié leurs pages d’information sur le Covid-19. Il n’y est plus fait mention des cinq micromètres et le rôle de la transmission aéroportée est désormais mis en avant.

    Ce journal publie chaque jour un article sur l’aérosolisation et/ou l’aération. " Le sous-entendu est que les messages véhiculés ont minimisé le rôle de la transmission dite « aéroportée » du virus et donc induit des recommandations insuffisamment protectrices " ?

    • L’aération des lieux clos, angle mort du déconfinement
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/27/l-aeration-des-lieux-clos-angle-mort-du-deconfinement_6081623_3244.html

      Peu de mesures concrètes ont été prises en France pour réduire la transmission aérienne du SARS-CoV-2 dans les lieux ouverts au public, en les équipant par exemple de capteurs de CO2 ou, tout simplement, en rendant obligatoire l’ouverture des fenêtres.

      « Ouvrir les fenêtres au moins cinq minutes toutes les heures » dans les lieux qui reçoivent du public. Ce conseil de « bon sens » issu d’un avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), publié le 3 mai, fait pâle figure à côté des centaines de pages des protocoles sanitaires applicables depuis le 19 mai en terrasse des cafés et restaurants, dans les cinémas, les musées ou les bibliothèques. Mais il pourrait bien être l’un des plus importants pour combattre le Covid-19 à l’heure du déconfinement.

      Depuis un an, les preuves d’une transmission aérienne du SARS-CoV-2 s’accumulent, suggérant que des personnes peuvent être contaminées alors même qu’elles portent un masque ou se tiennent à 2 mètres les unes des autres. Jusque-là très prudente, l’Organisation mondiale de la santé a révisé sa position sur le sujet le 30 avril, indiquant « qu’une personne peut être infectée lorsqu’elle inhale des aérosols ».

      Une salle de classe équipée d’un boitier de mesure de qualité d’air intérieur, dans une école maternelle du 9e arrondissement, à Paris, le 19 mai 2021. RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE »

      Or, peu de mesures concrètes ont été prises en France pour rendre les lieux publics plus sûrs en les équipant par exemple de capteurs de CO2 afin de suivre en temps réel la qualité de l’air ou, tout simplement, en rendant obligatoire l’ouverture des fenêtres, comme c’est le cas depuis la rentrée dans les écoles allemandes.

      « Il est temps d’adapter les recommandations au regard des avancées de la littérature scientifique », plaident les experts du HCSP qui se sont « autosaisis » pour cet avis.
      Les données disponibles ne permettent pas d’établir des seuils à partir desquels il existe un risque d’infection : quantité de virus en suspension dans l’air, durée d’exposition. Mais « plus la concentration en aérosol est importante dans un espace donné, plus le risque de contamination est élevé », soulignent les auteurs de l’avis, rappelant qu’une part importante des cas – plus de la moitié, selon certaines estimations – sont liés à des personnes asymptomatiques ou présymptomatiques, qui ne toussent ni n’éternuent. Et que la contamination peut avoir lieu après que la personne infectée a quitté l’espace clos.

      Expérimentation « en vie réelle »

      Pour documenter le risque « en vie réelle », une expérimentation a été menée fin mars dans un collège des Yvelines. Des capteurs de CO2 et d’autres instruments de mesure de qualité de l’air ont été installés dans plusieurs classes de l’établissement, la cantine des élèves et celle des enseignants ou encore la salle des professeurs.

      A l’extérieur, la concentration en gaz carbonique est de l’ordre de 400 ppm (« parties par million », une unité souvent utilisée pour mesurer la pollution). « En intérieur, idéalement, il faudrait éviter de dépasser une concentration de 600 ppm, notamment dans les locaux où le port du masque n’est pas possible (…). Une concentration supérieure à 800 ppm est le signe d’une aération insuffisante dans un contexte de Covid-19 », est-il indiqué dans un document diffusé par l’éducation nationale en avril.

      Dans les faits, « le respect de ces recommandations dépend beaucoup des comportements individuels. Certains enseignants ouvrent systématiquement leurs fenêtres, certains jamais, d’autres de temps en temps », souligne le chimiste Jean-Louis Roubaty, qui a piloté l’étude. Dans une salle destinée à l’enseignement des langues étrangères, le taux de CO2 a ainsi pu dépasser 2 500 ppm, faute d’aération, tandis que dans la classe d’à côté, où l’enseignante faisait cours la fenêtre ouverte, ce taux était stable, autour de 600 ppm.
      Le chercheur a aussi pu constater que quelques minutes d’ouverture des fenêtres en plus ou en moins pouvaient changer la donne. Dans une classe en demi-jauge (quinze élèves), le taux de CO2 s’est élevé de 600 ppm à 1 300 ppm après une heure de cours, avant de redescendre à 1 000 ppm après trois minutes d’aération. Il a ensuite grimpé à plus de 1 500 ppm au cours de l’heure suivante, avant de retomber à 600 ppm après sept minutes d’aération à l’interclasse.

      Mesurer le taux de CO2

      A la cantine, la situation s’est avérée plus maîtrisée, avec une concentration en gaz carbonique inférieure à 800 ppm tout au long du service. « Mais le risque, là, est davantage d’arroser ses voisins avec des postillons », rappelle Jean-Louis Roubaty, en précisant que la disposition des élèves en quinconce, en demi-jauge, ne les empêche pas de discuter avec leurs voisins.
      Les lieux les plus difficiles à sécuriser « sont les zones de restauration collective, car on y parle, on est démasqué et c’est en intérieur »

      Dans le restaurant des professeurs, la situation était bien plus problématique, avec un taux de CO2 atteignant 2 000 ppm, bien que la jauge soit là aussi respectée. « Pour se couper du bruit de la cantine des élèves, les enseignants ferment la porte et personne n’ouvre la fenêtre, car il y en a toujours un pour se plaindre du froid », souligne le scientifique, précisant qu’il faisait pourtant assez doux dehors à ce moment-là.

      Ce monde « en miniature » reflète ce qui se passe dans bien des situations de la vie quotidienne : dans une salle de réunion, un restaurant, un cinéma ou un magasin. « En théorie, si le masque est bien porté, le risque est sous contrôle, mais dans la vraie vie, la totalité de l’air inspiré n’est pas filtrée car le masque fuit sur les côtés », indique le chimiste, qui a participé à la rédaction de plusieurs avis du HCSP sur les mesures à prendre pour limiter la propagation du SARS-CoV-2.
      Publié le 12 mai, le protocole sanitaire pour les commerces indique qu’il faudra « aérer les locaux par une ventilation naturelle ou mécanique ». « Idéalement », portes et fenêtres devraient rester ouvertes en permanence ou au minimum plusieurs minutes toutes les heures. Le taux de CO2 devra être mesuré : au-delà de 800 ppm, il faudra aérer ou réduire le nombre de clients et au-delà de 1 000, les commerces devront évacuer, le temps de redescendre en dessous de 800.

      Espaces intérieurs et extérieurs

      Ce dispositif « comporte des avancées » mais « on est encore loin d’un protocole de maîtrise du risque », commente Bruno Andreotti, professeur à l’Université de Paris et chercheur à l’Ecole normale supérieure. A 800 ppm, « le risque est acceptable », à condition, toutefois, d’être « masqué correctement », fait-il valoir, soulignant « qu’un FFP2 filtre beaucoup mieux qu’un petit masque en tissu ou un chirurgical mal mis ». Surtout, fixer un seuil aussi élevé que 1 000 ppm « n’est pas sérieux », ajoute ce scientifique.

      Les lieux les plus difficiles à sécuriser « sont les zones de restauration collective, car on y parle, on est démasqué et c’est en intérieur ». Les restaurants doivent à nouveau accueillir des clients en intérieur à partir du 9 juin, en limitant tout d’abord l’affluence à la moitié de leur capacité. Selon le protocole gouvernemental, l’idéal est donc de « privilégier une ventilation de la pièce par deux points distincts (porte et fenêtre par exemple) » pour créer des courants d’air. Bruno Andreotti préconise cependant des investissements supplémentaires, « quitte à ce que l’Etat mette la main à la poche ».

      En extérieur, le risque des aérosols est beaucoup moins élevé que dans les espaces intérieurs mal ventilés. Mais en terrasse, il n’est pas nul, car on parle fort, on est rapproché et on n’a pas de masque. Près d’une personne infectée, on peut inhaler les aérosols avant qu’ils soient dispersés dans l’air, explique M. Andreotti, selon qui le risque dépend donc de deux paramètres : la distance et la vitesse du vent.

      « Sur une terrasse très bien ventilée, on peut laisser un mètre entre les chaises. Mais si elle n’est pas bien ventilée, il faut mettre plus de distance et rajouter du vent, avec de gros ventilateurs de chantiers » correctement orientés, indique le physicien en regrettant que ces points manquent dans les directives officielles. Il « encourage les restaurateurs à mener des expériences » pour visualiser la dispersion des aérosols et déterminer le meilleur emplacement des tables.

      « Maîtriser la ventilation, c’est maîtriser le risque »

      Les restaurateurs, pour leur part, regrettent qu’aucune étude scientifique n’ait été réalisée en amont de la définition des jauges. « Jusqu’en novembre [2020], la limite était de dix personnes par table, maintenant c’est six, mais il n’y a eu aucun débat sur ce chiffre, pas plus que sur la jauge à 50 % », indique-t-on à l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie.

      « Ces seuils sont arbitraires. C’est une incitation à la prudence », avance Didier Lepelletier, membre du HCSP. « L’objectif, dans cette période incertaine, est de voir comment cela se passe. Chaque étape doit être un succès, car les Français ne comprendraient pas qu’on revienne en arrière », poursuit ce médecin spécialisé en santé publique.

      Selon lui, conduire des expérimentations en terrasse n’aurait pas beaucoup de sens. « Placer des capteurs à l’extérieur ne va rien donner, car tout dépend de l’endroit où vous les disposez, de la configuration des lieux, et de la météo, estime Didier Lepelletier. On ne peut pas tout mesurer et dans la vie réelle, tout est d’abord une question de responsabilité. »

      Pragmatique, il suggère d’abord aux établissements recevant du public de vérifier l’état de leur ventilation mécanique pour s’assurer qu’elle est conforme aux exigences fixées par le « règlement sanitaire départemental type ». « Maîtriser la ventilation, c’est maîtriser le risque. Si les lieux s’avèrent mal ventilés, il ne faut pas accueillir de public », martèle-t-il, en rappelant qu’« on n’est pas en Israël ni aux Etats-Unis », où la moitié de la population a déjà reçu au moins une dose de vaccin.

      Covid-19 : mesurer le CO2 pour mieux aérer et diminuer la transmission, 23 avril 2021
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/23/covid-19-mesurer-le-co2-pour-mieux-aerer-et-diminuer-la-transmission_6077734

      Limiter la transmission du SARS-CoV-2 par voie aérienne, enjeu crucial du déconfinement, 04 mai 2021
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/04/limiter-la-transmission-du-sars-cov-2-par-voie-aerienne-enjeu-crucial-du-dec

  • Attractivité et compétitivité des territoires : quelle est au juste l’attractivité économique d’une planète morte ?
    https://ricochets.cc/Attractivite-et-competitive-territoires-quelle-est-au-juste-l-attractivite

    Il faut être un territoire attractif pour les investisseurs, développer l’attractivité économique, ne pas taxer les entrepreneurs qui réussissent, soigner la compétitivité du pays et rechercher l’agilité... Le mantra capitaliste est décliné à toutes les sauces pour créer de la richesse pour les riches et de la Valeur pour le Capital accumulé auparavant, euh pardon ...pour créer des emplois et que les richesses ruissellent en très fines gouttelettes vivifiantes du haut de la pyramide vers les gueux du bas. (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques, #La_civilisation,_la_civilisation_industrielle, Travail, emploi, entreprise..., Humour, ironie, (...)

    #Travail,_emploi,_entreprise... #Humour,_ironie,_satire...
    https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2010-1-page-27.htm
    https://fb.watch/5c0SQa6Yp-
    https://www.eterritoire.fr/blog/2014/11/29/la-france-qui-reste-attractive-quelques-exemples-a-suivre
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281062
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/29/la-pollution-chimique-gagne-l-ensemble-des-oceans_6078512_3244.html
    https://reporterre.net/Record-de-CO2-dans-l-air-vers-un-retour-en-arriere-de-15-millions-d-anne
    https://www.liberation.fr/environnement/la-foret-amazonienne-bresilienne-emet-desormais-plus-de-co2-quelle-nen-ab
    https://reporterre.net/Le-changement-climatique-a-modifie-l-axe-de-rotation-de-la-Terre
    https://lespunaises.info/2021/04/30/la-fonte-des-220-000-glaciers-du-monde-saccelere

  • Covid-19 : en réanimation à l’hôpital Avicenne, le sentiment d’abandon des soignants, face à une vague qui n’en finit pas
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/29/covid-19-en-reanimation-a-l-hopital-avicenne-le-sentiment-d-abandon-des-soig


    Des membres du personnel médical soignent un patient infecté par le Covid-19 à l’unité de soins intensifs de l’hôpital AP-HP Avicenne de Bobigny, le 8 février 2021.
    BERTRAND GUAY / AFP

    Dans un climat de début de déconfinement, tenir le « plateau haut » des nombreux patients en soins critiques dans l’établissement de Bobigny (Seine-Saint-Denis) s’avère de plus en plus difficile pour des équipes épuisées.

    Assise au chevet du lit, une femme caresse doucement le dos nu d’un proche, étendu sur le ventre avec des multiples tuyaux qui serpentent autour de son corps immobile. Dans de nombreuses chambres du service de réanimation de l’hôpital Avicenne, à Bobigny, la scène, désormais connue du grand public, se répète : des malades du Covid-19 ventilés, intubés, en position de « décubitus ventral » pour améliorer leur fonction respiratoire. Les familles sont autorisées à venir voir leurs proches, pour cette troisième vague épidémique.
    Bien loin du climat printanier de sortie de crise qui domine à l’extérieur, avec la réouverture des écoles et la perspective d’un allègement des contraintes, rien ne change à l’étage de soins critiques du bâtiment de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ancré dans le département de Seine-Saint-Denis, au nord de Paris. Ce lundi 26 avril, les rayons du soleil ne pénètrent pas dans la trentaine de chambres de patients atteints du Covid-19, stores fermés, et toujours pleines.

    L’« amélioration » de la situation épidémique évoquée par le gouvernement, les soignants n’en voient pas la couleur, avec ce « plateau haut » qui s’étire depuis dix jours maintenant à l’hôpital, et toujours quelque 6 000 patients en réanimation à l’échelle nationale.

    « On est toujours à 250 % de nos capacités »
    « Nous avons eu un peu moins d’entrées ce week-end », souffle avec une touche d’espoir Yves Cohen, chef du service. Mais, avec trois entrées, contre cinq le week-end précédent, cela a seulement permis de limiter les transferts de patients à envoyer vers d’autres établissements, faute de place. Alors que les premières étapes du déconfinement sont annoncées, l’hôpital est bien loin de refermer le moindre lit destiné au Covid-19 : « A Avicenne, on est toujours à 250 % de nos capacités, rappelle le professeur. On parlera du passage du “pic” et de “l’après” quand ça diminuera. On n’y est pas. »

    Les vingt-quatre lits de soins critiques habituellement ouverts à Avicenne, dont huit de surveillance continue pour les malades dans un état un peu moins grave, sont encore un lointain souvenir. Voilà des mois qu’on a poussé les murs, en grignotant le service de cardiologie et en multipliant les heures des soignants, pour atteindre 40 lits de réanimation depuis début avril.

    Si un décalage intervient toujours entre la baisse des contaminations et celle des hospitalisations, à la surprise des médecins, la décrue ne commence toujours pas en réanimation. « On est en stand-by, résume le directeur médical de crise et patron des urgences, Frédéric Adnet, qui déroule la courbe de l’année sur son ordinateur, dans son bureau du SAMU 93. On n’est pas dans un pic classique, comme lors des deux précédentes vagues, où ça redescend à une vitesse symétrique à la montée, on espère tous la décroissance, mais, pour l’instant, ça ne redescend pas. »

  • Covid-19 : la France n’est pas à l’abri d’une quatrième vague cet été
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/29/covid-19-la-france-n-est-pas-a-l-abri-d-une-quatrieme-vague-des-l-ete_607844

    Des modélisations de l’Institut Pasteur montrent qu’une levée trop rapide des restrictions entraînerait un rebond épidémique dès juin, dont l’ampleur serait déterminée par le rythme de vaccination et la contagiosité des variants.

    Plus on s’en rapproche, plus la perspective d’un déconfinement mi-mai semble s’éloigner. Avec toujours près de 6 000 patients hospitalisés en réanimation, et 30 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, la France est dans une situation nettement moins favorable qu’au 11 mai 2020, lors du premier déconfinement (plus de 2 600 patients se trouvaient alors en soins critiques et avec 1 000 à 2 000 contaminations quotidiennes). Et le déploiement de la vaccination ne suffira pas à éviter une nouvelle vague dès l’été si les mesures de restriction sont levées trop vite, comme le révèlent des modélisations de l’Institut Pasteur mises en ligne le 26 avril.

  • Passe sanitaire : un « certificat de rétablissement » obtenu quinze jours après un dépistage positif au Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/28/passe-sanitaire-un-certificat-de-retablissement-obtenu-quinze-jours-apres-un

    Passe sanitaire : un « certificat de rétablissement » obtenu quinze jours après un dépistage positif au Covid-19. Ce document, destiné aux personnes guéries, permettra notamment de voyager hors des frontières comme un test négatif ou une attestation de vaccination.
    Après l’attestation de vaccination et les résultats de tests de dépistage, un troisième document va intégrer, dans les prochaines semaines, le passe sanitaire français : un « certificat de rétablissement » destiné aux personnes guéries d’une infection au Covid-19 mais dont le dépistage est encore positif malgré un risque de contagiosité moindre.Préconisé au niveau européen, le certificat de rétablissement avait été annoncé lors du lancement de l’expérimentation française, le 19 avril, mais des discussions étaient encore en cours pour en connaître les modalités exactes.
    Il faudra présenter un test PCR ou antigénique positif de « plus de quinze jours et de moins de deux mois », selon la direction générale de la santé. Celui-ci aura la même valeur qu’un test négatif de moins de soixante-douze heures certifié par l’Etat, déjà disponible en version papier ou sur l’application mobile TousAntiCovid, ou qu’une attestation de vaccination, qui sera mise à disposition de toute personne vaccinée à partir du 29 avril. Un temps envisagé, la piste d’un test sérologique contrôlé aux frontières a finalement été écartée.
    Les consignes européennes mentionnaient jusqu’ici le cadre minimal d’un test ancien de plus de dix jours et jusqu’à six mois, que les autorités sanitaires françaises ont préféré restreindre après un avis de Santé publique France. La date de sa mise en place et son intégration dans l’application TousAntiCovid n’ont pas encore été annoncées.Déjà expérimenté de manière facultative sur certains vols vers et en provenance d’Ajaccio, le passe sanitaire français consiste en une certification par l’Etat des résultats des tests de dépistage déjà demandés dans les aéroports pour toute sortie du territoire hexagonale.Un « datamatrix » – sortes de code-barres semblable au QR code – est affiché sur les résultats et permet aux policiers, douaniers et agents de compagnies aériennes de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une contrefaçon. Les attestations de vaccinations seront authentifiées de la même manière dès jeudi et les personnes vaccinées dans les derniers mois recevront un SMS et un e-mail d’ici à la fin du mois de mai pour les consulter à leur tour.
    Le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, a annoncé sur Franceinfo, mardi 27 avril, que l’expérimentation du passe sanitaire serait étendue à tous les vols en provenance et à destination de la Corse dès mercredi, avant les vols vers l’outre-mer dès la semaine du 3 mai. Son utilisation n’est, pour l’instant, pas obligatoire : c’est l’objet d’une partie du projet de loi relatif à la gestion de la sortie de crise sanitaire présenté, mercredi, en conseil des ministres.Le Parlement doit en commencer l’examen à la mi-mai, pour une entrée en vigueur de l’obligation attendue au début du mois de juin à chaque passage de la frontière française. Le passe sanitaire français pourra être contrôlé par les douaniers de tous les pays européens à partir du 17 juin, date annoncée du lancement du certificat vert européen, qui fait la connexions entre les différents dispositifs nationaux.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#outremer#sante#passeportvaccinal#circulation#frontiere

  • Le certificat sanitaire, qui permettrait de se déplacer dans l’UE, provoque encore des désaccords
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/28/certificat-sanitaire-europeen-des-desaccords-persistent-entre-bruxelles-et-l

    Le certificat sanitaire, qui permettrait de se déplacer dans l’UE, provoque encore des désaccords. Bruxelles espère qu’un passe sanitaire verra le jour au plus tard en juin. Mais le prix des tests et les vaccins couverts par ce certificat demeurent en discussion.
    Les négociations entre le Parlement européen, la Commission et les Etats membres sur le certificat sanitaire européen destiné à faciliter les déplacements au sein de l’Union européenne (UE) dès cet été vont pouvoir commencer. Mercredi 28 avril, les eurodéputés ont voté sur la position de l’Assemblée législative, et compte tenu du très large consensus qui existe entre les différents groupes politiques sur le sujet, l’issue du scrutin, qui sera connue jeudi, ne fait pas de doute. Avant eux, l’exécutif communautaire avait dévoilé sa proposition le 17 mars et les Vingt-Sept le 14 avril.
    Toutes les parties veulent un accord dans le mois qui vient, afin que le passe sanitaire européen – qui doit permettre à son propriétaire d’attester qu’il a été vacciné contre le Covid-19, qu’il a passé un test, ou encore qu’il est immunisé après avoir été infecté – puisse voir le jour en juin au plus tard. « Nous partageons le même objectif : faciliter la vie des citoyens et revenir à un début de normalité », a déclaré, mercredi, dans l’hémicycle, Ana Paula Zacarias, la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du Portugal, qui occupe, pour l’instant, la présidence tournante du Conseil de l’UE. Il y a, bien entendu, des considérations techniques complexes – pour assurer la protection des données – à prendre en compte. Mais, au-delà de ces difficultés, des désaccords substantiels subsistent entre Parlement européen et Etats membres.
    Premier terrain de bataille : les eurodéputés souhaitent que le certificat sanitaire donne, à son détenteur, l’assurance qu’il peut se déplacer librement au sein de l’UE, et qu’il n’aura plus à subir le patchwork actuel de règles différentes d’un pays à l’autre. « Pour les détenteurs du certificat, il ne peut y avoir d’autres restrictions aux frontières. Sinon, il ne servirait à rien. Il faut que cela soit contraignant pour les Etats membres et qu’ils puissent être attaqués devant la Cour de justice de l’Union européenne le cas échéant », juge l’eurodéputé (S&D) Juan Fernando Lopez Aguilar. L’Espagnol rappelle aussi que le tourisme représente 10 % du produit intérieur brut (PIB) européen et que de nombreux transfrontaliers ont besoin d’un tel outil. « Pour les citoyens, il n’y a qu’une question : à quoi sert ce certificat ? Ce certificat doit être lié à la garantie de circuler librement au sein de l’espace Schengen », renchérit Manfred Weber, le président du groupe PPE au Parlement européen.
    La question des frontières est une compétence purement nationale et les Européens ont montré, dans leur incapacité à se coordonner depuis le début de la pandémie due au Covid-19, qu’ils veillaient jalousement sur cette prérogative. « C’est un certificat, pas un passeport », commente un diplomate. Le projet présenté par la Commission laisse en tout cas les Etats membres, au nom de l’urgence sanitaire, maîtres de leurs frontières. Les Vingt-Sept ont néanmoins jugé utile de reformuler une disposition du texte qui prévoyait que tout Etat imposant des restrictions (quarantaine ou autre) aux détenteurs de ces certificats devrait s’en expliquer auprès de la Commission. Et ont tenu à souligner que « l’utilisation du certificat vert numérique dans le but d’une levée des restrictions doit rester de la responsabilité des Etats membres ».
    Il faut dire que de nombreuses incertitudes scientifiques demeurent – la durée de l’immunité conférée par le vaccin, sa capacité à empêcher la transmission du virus, ou encore son efficacité face aux variants – et certains gouvernements redoutent qu’une ouverture prématurée des frontières n’accélère la propagation du virus. Mi-février, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne se disait pas favorable au principe de certificat vaccinal.
    Deuxième sujet, sur lequel les parlementaires européens et les Etats membres devront trouver un terrain d’entente : le prix des tests, que ce soit pour vérifier que le propriétaire du certificat sanitaire n’est pas infecté ou qu’il l’a été et possède des anticorps. A partir du moment où les vaccins sont gratuits partout en Europe, il n’y a pas de raison, arguent les eurodéputés, que les tests ne le soient pas. « Il y a des pays, comme la France, où les tests sont gratuits. Et d’autres où les prix peuvent s’envoler. Par exemple, en Finlande, ça peut monter à 240 euros le test », lance l’élue (Renew) Sophie in’t Veld.Le Parlement européen réclame donc des tests gratuits, ou dont le prix serait plafonné. « Les jeunes, par exemple, seront les derniers vaccinés. S’ils doivent payer des tests, cela revient à leur faire payer le certificat qui est gratuit pour ceux qui sont vaccinés », s’offusque l’eurodéputé (PPE) Jeroen Lenaers, qui juge indéfendable une telle discrimination. « Les tests devraient être abordables pour tous », a reconnu, mardi, Didier Reynders, le commissaire européen à la justice. Avant de rappeler que « c’est une compétence des Etats membres ». Un argument que Sophie in’t Veld balaie : « On a bien décidé, en Europe, de plafonner les prix des cartes de crédit ou du roaming », explique la Néerlandaise.
    Autre front sur lequel les discussions entre Etats membres et Parlement s’annoncent difficiles : le champ des vaccins couverts par le certificat sanitaire. La Commision et les Vingt-Sept défendent le principe que tous les vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments (AEM) y soient éligibles. Ceci dit, les Etats membres sont libres, s’ils le souhaitent, de reconnaître d’autres vaccins. Le Parlement européen, pour sa part, souhaite que seuls les produits validés par l’AEM (Pfizer-BioNTech, AstraZeneca, Moderna et Jansen) puissent figurer sur le certificat sanitaire européen. « Nous voulons être sûrs que les vaccins sont efficaces, et le tampon de l’AEM en est une garantie. Rien n’empêche les Russes, les Chinois ou autre de se soumettre à l’examen de l’AEM », explique Jeroen Lenaers.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#sante#passeportvaccinal#frontiere#circulation#droit#competencenationale#OMS#vaccination

  • C’est quoi cette crédulité - croyance sur l’effet négatif du CO2 sur la respiration humaine ?
    On voit pleins d’articles surgir sur l’aération des classes contre l’intoxication au CO2, mais quels anti-science ont pondu ca ?
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/23/covid-19-mesurer-le-co2-pour-mieux-aerer-et-diminuer-la-transmission_6077734

    Si on retrace les méta analyse du CO2 sur la santé humaine, RAS. Nada. Tu ne peux pas t’intoxiquer au CO2 dans les variations de taux d’une simple pièce.
    https://www.revmed.ch/RMS/2020/RMS-N-704/COVID-que-nous-dit-ou-pas-la-science-sur-l-efficacite-des-masques

    En vrai, l’article du monde ne dit pas ca. Il dit que le CO2 est un bon indicateur de la qualité de l’air. Non pas parce qu’il est toxique, mais parce qu’il varie de concert avec les microparticules, les gaz émanant des plastiques, etc. Et il est facile à mesurer.

    Sauf que les journalistes lisent « le CO2 est toxique ».

  • Covid-19 dans le monde : la Thaïlande durcit ses restrictions sanitaires
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/26/covid-19-dans-le-monde-nouvelles-restrictions-en-thailande-apres-un-nombre-a

    Covid-19 dans le monde : la Thaïlande durcit ses restrictions sanitaires
    Le royaume, qui avait été relativement épargné jusqu’à ces dernières semaines par la pandémie, recense désormais 57 500 cas, contre seulement 29 000 au début d’avril.De nouvelles restrictions ont été mises en place, lundi, par les autorités thaïes pour tenter de freiner une vague épidémique sans précédent dans le pays. Le port du masque est désormais obligatoire dans les lieux publics de la capitale, Bangkok, et de 47 provinces, sous peine d’une amende de 20 000 bahts (526 euros).Les autorités de la mégalopole, l’épicentre de l’épidémie, ont également fermé un grand nombre de lieux publics (cinémas, piscines, salles de sport, etc.) après avoir ordonné au cours de la semaine dernière la fermeture des écoles, des bars et des boîtes de nuit, et interdit aux restaurants de servir de l’alcool.
    La Thaïlande, qui compte près de 70 millions d’habitants, recense désormais 57 500 cas de contaminations au SARS-CoV-2, contre seulement 29 000 au début d’avril. Le royaume avait été relativement épargné jusqu’à ces dernières semaines, grâce à une politique très stricte de contrôle des frontières et de suivi des personnes contaminées.Mais la vaccination de la population a pris beaucoup de retard, par rapport à d’autres pays de la région. Le premier ministre, Prayuth Chan-o-cha, a déclaré sur Facebook que le gouvernement s’efforçait de se procurer plus de doses, avec pour objectif de vacciner 300 000 personnes par jour.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#sante#frontiere#circulation#tracking

  • Covid-19 : l’Union européenne prête à ouvrir ses frontières aux touristes américains vaccinés
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/26/l-union-europeenne-prete-a-ouvrir-ses-frontieres-aux-touristes-americains-va

    Covid-19 : l’Union européenne prête à ouvrir ses frontières aux touristes américains vaccinés. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’a pas dévoilé de calendrier précis mais le « New York Times » avance que les nouvelles règles pourraient être mises en place dès cet été.La reprise des vols des Etats-Unis vers l’Union européenne pourrait concerner dès cet été les touristes américains à condition qu’ils soient vaccinés.
    Les touristes venant des Etats-Unis seront autorisés à visiter l’Union européenne (UE) dans les prochains mois à condition d’être vaccinés contre le Covid-19, a déclaré, dimanche 25 avril, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une interview au New York Times.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pour les Français, les vacances d’été restent incertaines« Les Américains, d’après ce que je peux voir, utilisent des vaccins approuvés par l’Agence européenne des médicaments [AEM], a-t-elle justifié. Cela permettra la libre circulation et les déplacements vers l’Union européenne. » « Car une chose est claire : les 27 Etats membres accepteront, sans condition, tous ceux qui sont vaccinés avec des vaccins approuvés par l’AEM », a assuré Mme Von der Leyen au quotidien new-yorkais.La présidente de la Commission européenne n’a pas dévoilé de calendrier précis, mais le New York Times avance que les nouvelles règles pourraient être mises en place dès cet été, alors que les vaccinations s’intensifient dans le monde entier.L’Agence européenne des médicaments a approuvé les trois vaccins en cours d’utilisation aux Etats-Unis, Moderna, Pfizer-BioNTech et Johnson & Johnson. Pointant les « énormes progrès » en cette matière aux Etats-Unis, Mme Von der Leyen a noté qu’ils étaient en passe de vacciner 70 % de leur population adulte d’ici la mi-juin. La reprise des voyages dépendrait « de la situation épidémiologique, mais la situation s’améliore aux Etats-Unis, à l’instar, nous l’espérons, de l’Union européenne » a-t-elle ajouté.La pandémie a ravagé l’industrie du tourisme sur le continent européen, comme le montre la fermeture des frontières aux voyages non essentiels instaurée par plusieurs pays de l’Union. La semaine dernière, la Grèce – dont l’économie dépend considérablement des revenus engendrés par le tourisme – a déclaré que les voyageurs en provenance de l’UE et de cinq autres pays seraient dispensés de la quarantaine obligatoire à leur arrivée, à condition d’être vaccinés contre le Covid-19 ou de pouvoir présenter un test négatif de dépistage du coronavirus. L’Union européenne est en train de réfléchir à la mise en place d’un passeport sanitaire qu’elle voudrait lancer cet été pour les déplacements à l’intérieur de ses frontières.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#etatsunis#sante#passeportvaccinal#vaccination#frontiere#circulation#tourisme

  • Covid-19 dans le monde : la Nouvelle-Zélande suspend sa « bulle de voyage » avec l’Australie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/23/covid-19-en-russie-plusieurs-jours-de-mai-seront-feries-afin-de-lutter-contr

    Covid-19 dans le monde : la Nouvelle-Zélande suspend sa « bulle de voyage » avec l’Australie. La décision de Wellington a été prise après l’annonce par des autorités d’Australie occidentale d’imposer trois jours de restrictions sanitaires dans les régions de Perth et de Peel.
    La Nouvelle-Zélande a suspendu vendredi la « bulle de voyage » qu’elle venait d’ouvrir avec l’Australie, a fait savoir Wellington. Une décision motivée par la résurgence de l’épidémie chez son voisin : la mesure sera en vigueur « dans l’attente d’un nouvel avis du gouvernement ».La décision a été prise après l’annonce par les autorités d’Australie occidentale qu’elles imposaient trois jours de restrictions sanitaires dans les régions de Perth et de Peel dès vendredi, à minuit.Ces nouvelles restrictions ont été décidées « à la suite d’un cas positif chez une personne en quarantaine à l’hôtel et active dans la communauté », ont détaillé les autorités d’Australie occidentale sur leur site Web.L’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont les frontières internationales sont fermées depuis mars 2020, avaient inauguré, lundi, cette « bulle de voyage » censée permettre à leurs habitants de se déplacer de part et d’autre de la mer de Tasman sans motifs impérieux ni quarantaine hôtelière.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#sante#bulledevoyage#restrictionsanitaire#quarantaine

  • Covid-19 : Castex assure que les variants « ont tendance à régresser » en France
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/25/covid-19-restrictions-renforcees-en-guadeloupe-apres-l-acceleration-des-cont

    Jean Castex a affirmé dimanche 25 avril que « les variants [sud-africain et brésilien] sont très peu nombreux et ont tendance à régresser », lors d’un déplacement à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

    C’est ça. Il a humé l’air, guéri deux-trois écrouelles par impositions des mains et a doctement déclaré que les variants sont très peu nombreux.

    #covid-19 #sars-cov-2 #variants #charlatan #pauvre_type

  • Covid-19 dans le monde : le variant indien détecté en Belgique, chez des étudiants passés par Roissy
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/22/covid-19-dans-le-monde-le-variant-indien-detecte-en-belgique-chez-des-etudia

    Covid-19 dans le monde : le variant indien détecté en Belgique, chez des étudiants passés par Roissy. Vingt étudiants indiens ont été testés positifs à ce mutant du SARS-CoV-2. Ils ont été placés en quarantaine dans les villes flamandes d’Alost et de Louvain, où ils étaient arrivés mi-avril.
    La pandémie due au SARS-CoV-2 a fait plus de 3 millions de morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organisation mondiale de la santé en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019.Si les campagnes de vaccination commencent à porter leurs fruits dans plusieurs pays, d’autres doivent faire face à une recrudescence des contaminations. C’est notamment le cas de l’Inde, qui a recensé près de 315 000 nouveaux cas de Covid-19 en l’espace de vingt-quatre heures, soit le bilan le plus élevé jamais enregistré dans le monde sur une seule journée. Dans les hôpitaux de New Delhi, confrontés à une pénurie d’oxygène, la situation est extrêmement tendue.
    Cette deuxième vague épidémique est imputée à une « double mutation » du virus, mais aussi au maintien de divers rassemblements de masse, qui ont favorisé les contaminations.Le variant indien du SARS-CoV-2 a été détecté pour la première fois en Belgique, au sein d’un groupe d’étudiants arrivé ce mois-ci d’Inde via l’aéroport parisien de Roissy, ainsi que l’ont confirmé, jeudi 22 avril à l’Agence France-Presse, les services de Pedro Facon, commissaire du gouvernement belge chargé de la crise sanitaire.
    Au total, vingt étudiants indiens ont été testés positifs à ce mutant du SARS-CoV-2. Ils ont été placés en quarantaine dans les villes flamandes d’Alost et de Louvain, où ils étaient arrivés mi-avril pour suivre une formation en soins infirmiers.Selon plusieurs experts, les étudiants auraient été victimes d’un « supercontaminateur », peut-être au sein même de leur groupe, lors du trajet en bus qui les a emmenés de la région parisienne vers la Belgique.
    Le virologue Marc Van Ranst, autre expert belge très en vue pour ce qui concerne la crise, a expliqué à une radio flamande que le groupe avait atterri à Roissy le 12 avril, et que cinq jours plus tard plusieurs étudiants étaient tombés malades, tous présentant des symptômes du Covid-19. Les Emirats arabes unis ont annoncé qu’ils allaient suspendre tous les vols en provenance d’Inde à partir du 25 avril pour une durée de dix jours. Cette période « pourra être prolongée », a précisé l’Autorité générale de l’aviation civile. Les voyageurs arrivant d’Inde et transitant par un autre pays devront quant à eux rester dans ce pays tiers au moins quatorze jours avant de rejoindre les Emirats.Le Canada a également décidé de suspendre, pendant trente jours, les vols en provenance de l’Inde et du Pakistan en raison d’une hausse des cas de Covid-19 chez des passagers arrivant de ces deux pays. Cette interdiction, qui entre en vigueur dès jeudi soir, ne concerne pas les vols de fret, a précisé le ministre des transports, Omar Alghabra.
    La France a de son côté durci les restrictions d’entrée sur le territoire des voyageurs en provenance de cinq pays (Brésil, Chili, Afrique du Sud, Argentine et Inde) en raison du risque sanitaire que font courir les variants. Les passagers concernés feront l’objet d’une quarantaine « de dix jours », indépendamment des résultats des tests auxquels chacun sera tenu de se soumettre, au départ du pays ainsi qu’à l’arrivée.Le Royaume-Uni avait également restreint, lundi, les vols en provenance d’Inde, les cantonnant à ses seuls résidents, après que 103 cas de ce variant ont été confirmés sur son territoire.

    #Covid-19#migrant#migration#france#inde#pakistan#grandebretagne#canada#sante#variant#circulation#frontiere#restrictionsanitaire

  • Covid-19 : peut-on alléger les restrictions tout en reprenant le contrôle de l’épidémie ?
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/21/covid-19-comment-alleger-les-restrictions-tout-en-reprenant-le-controle-de-l

    Quels tests privilégier, les uns par rapport aux autres ? « Les recommandations de la Haute Autorité de santé [HAS] se suivent et ne se ressemblent pas, c’est franchement déroutant, même pour nous, les biologistes », abonde Lionel Barrand, président du Syndicat national des jeunes biologistes médicaux, qui préconise la diffusion d’une infographie simple pour expliquer quand effectuer quel test.Selon lui, le test PCR nasopharyngé, à la sensibilité la plus forte, doit rester celui de référence en cas de risque avéré, de symptômes ou quand la personne est cas contact. Toutefois, son prélèvement invasif n’est pas adapté à toutes les situations, particulièrement lorsque le test doit être répété, ou en cas de dépistage de masse. « Par exemple, pour les transfrontaliers ou pour prendre des vols intérieurs, on peut imaginer faire des tests un peu moins sensibles mais plus facilement et rapidement réalisables : soit des PCR salivaires, soit des autotests », avance-t-il. Surveiller de près les performances des tests par rapport aux variants s’avère capital : « Tous nos tests PCR détectent les différents variants », assure Lionel Barrand, qui émet une réserve au sujet du variant breton, dans la mesure où, dans son cas, le virus se loge quasiment directement dans le poumon.
    « Il faut par ailleurs faire beaucoup de séquençages et procéder au rétro-tracing [remonter à la source de la contamination] mais, là encore, impossible avec un nombre de cas de contamination très élevé », insiste Mahmoud Zureik. Un traçage rétrospectif qui a notamment fait ses preuves en Asie et pour lequel plaident depuis longtemps les épidémiologistes. (...)
    Pour les épidémiologistes, plus d’un an après le début de la pandémie, il importe de sortir de la logique qui prévalait jusqu’à présent partout en Europe : croire qu’il est possible de vivre avec le virus, à l’instar de la grippe. « A cause de la surdispersion du SARS-CoV-2, on ne peut plus considérer qu’on peut laisser des gens circuler sur le territoire avec le virus », résume Antoine Flahault.Pour son confrère Mahmoud Zureik, « il faut raisonner en matière de risque d’arrivée de nouveaux variants quelle que soit l’échelle, nationale ou internationale, pour en réduire drastiquement l’arrivée et les tuer dans l’œuf ». Cela passe pour lui par « une coordination européenne pour fermer les frontières quand c’est nécessaire et l’adoption d’une politique de quarantaine. En théorie, il faudrait isoler systématiquement les gens à l’hôtel ou à domicile, mais est-ce faisable ? », interroge-t-il.Des pays comme l’Australie, le Japon ou l’Angleterre ont choisi d’imposer un confinement à l’hôtel pour leurs résidents en provenance de pays à risque. Jusqu’à présent, la France n’a pas choisi cette option radicale et se contente d’instaurer à compter du 24 avril une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud, une mesure qui s’appliquera également à ceux en provenance de Guyane. « Des contrôles du respect de la quarantaine seront effectués au domicile par la police ou la gendarmerie nationale, accompagnés d’un renforcement des amendes en cas de non-respect de l’isolement », a précisé Matignon.En amont de cette surveillance des variants, la France commence à rattraper son retard dans le séquençage du génome, qui permet de surveiller avec plus de précision leur émergence. Quatre grandes plates-formes nationales traitent désormais de 1 000 à 2 000 génomes par semaine chacune.Reste encore à définir plus précisément le rôle des laboratoires privés dans cette surveillance nationale pour gagner en réactivité. Actuellement, seulement 5 % des tests positifs sont étudiés pour repérer l’éventuelle émergence de nouveaux variants, ce qui a permis notamment de mettre un nom sur le « A.27 » (séquencé pour la première fois par l’hôpital Henri-Mondor), le troisième variant qui circule le plus en France.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#variant#circulation#frontiere#travailleurfrontalier#test#quarantaine

  • Covid-19 en France : les voyageurs venant d’Inde soumis eux aussi à un isolement obligatoire de dix jours
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/21/covid-19-en-france-les-voyageurs-venant-d-inde-soumis-eux-aussi-a-un-isoleme

    Covid-19 en France : les voyageurs venant d’Inde soumis eux aussi à un isolement obligatoire de dix joursCette mesure a été prise en conseil de défense sanitaire dans la matinée, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.Les voyageurs arrivant d’Inde vont être également soumis à un isolement obligatoire de dix jours à leur arrivée en France, a annoncé mercredi 21 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.« Pour quelques pays où la situation sanitaire est gravissime et particulièrement inquiétante et préoccupante, nous serrons encore la vis », a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres. Plus tôt, le conseil de défense sanitaire a ainsi décidé d’ajouter l’Inde à la liste de pays dont les voyageurs sont déjà soumis à une quarantaine obligatoire : le Brésil, le Chili, l’Argentine et l’Afrique du Sud, en plus du département français de Guyane.

    #Covid-19#migrant#migration#france#inde#sante#variant#circulation#transmission#frontiere#quarantaine

  • Covid-19 dans le monde : un comité de l’OMS opposé à la mise en place d’un passeport vaccinal
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/covid-19-dans-le-monde-un-comite-de-l-oms-oppose-a-la-mise-en-place-d-un-pas

    Covid-19 dans le monde : un comité de l’OMS opposé à la mise en place d’un passeport vaccinal ;Les experts mandatés par l’organisation onusienne pointent notamment « l’inégalité persistante en matière de distribution mondiale des vaccins ».Alors que la pandémie de Covid-19 continue de sévir dans de nombreux pays, la vaccination semble une étape indispensable à la sortie de crise. L’accès aux vaccins reste toutefois inégalitaire à travers le monde.Si, dans certains Etats, un quart de la population a pu recevoir une dose, cette proportion chute à une personne sur 500 dans des pays pauvres, a regretté, lundi 19 avril, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.
    Face à cette « tragédie qu’est l’inégalité vaccinale », la fondation de la militante écologiste Greta Thunberg a annoncé qu’elle allait verser 100 000 euros au mécanisme Covax pour « acheter des vaccins contre le Covid-19, dans le cadre de l’effort mondial vers un accès équitable aux vaccins des personnes les plus à risques ».Une quinzaine de pays dans le monde n’ont pas commencé à vacciner, la majorité en Afrique (Tanzanie, Madagascar, Burkina Faso, Burundi...). Ces pays concentrent environ 2,5 % de la population mondiale.Le comité d’urgence de l’OMS sur la pandémie s’est, quant à lui, prononcé contre la mise en place d’un passeport vaccinal obligatoire pour les voyageurs internationaux. Une décision que ses membres justifient par « les preuves limitées [bien que croissantes] sur la réduction de la transmission » et « étant donné l’inégalité persistante en matière de distribution mondiale des vaccins ».
    « Les Etats parties sont vivement encouragés à reconnaître que l’exigence d’une preuve de vaccination peut aggraver les inégalités et favoriser une liberté de circulation différenciée », ont-ils fait valoir.De nombreux pays sont en train de réfléchir à la mise en place d’un passeport sanitaire pour les voyages, mais aussi pour d’autres activités, même si cette idée suscite de vives critiques et des inquiétudes concernant à la fois de possibles discriminations, mais aussi des doutes sur la protection des données privées.L’Union européenne (UE), notamment, a présenté son projet à ce sujet, la Chine a déjà lancé sa version, tandis que les compagnies aériennes y travaillent également. Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a affirmé, au début d’avril qu’elle n’imposerait pas de passeport sanitaire, tout en soulignant que le secteur privé était libre d’avancer vers cette idée.

    #Covid-19#migrant#migration#passeportvaccinal#OMS#sante#circulation#frontiere#UE#etatsunis#chine

  • Avec son passe sanitaire, la France ouvre la voie au dispositif européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/avec-son-passe-sanitaire-la-france-ouvre-la-voie-au-dispositif-europeen_6077

    La France est devenue, lundi 19 avril, le premier pays à adopter le modèle de certification électronique des tests de dépistage et d’attestation de vaccination contre le Covid-19 discuté depuis plusieurs mois au sein de la Commission européenne, ouvrant la voie au déploiement d’un passeport sanitaire complet avant le début de l’été. Pour l’instant limitée au contrôle de certains vols à destination de la Corse puis de l’outre-mer, l’expérimentation présentée lundi par le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, Cédric O, pourrait rapidement étendre à d’autres situations l’utilisation de ces documents authentifiés : des discussions sont en cours entre ministères pour savoir si « les concerts, les festivals, les salons professionnels » pourraient y être soumis dans les mois à venir. Le gouvernement a, en revanche, écarté sa mise en place dans les « bars ou les restaurants ». Le Danemark développe un dispositif assez similaire, pour le moment limité aux salons de coiffure, mais bientôt étendu aux bars, restaurants, institutions culturelles et événements sportifs.
    Se présenter à l’aéroport avec un résultat de test non certifié, transmis par un laboratoire ou son médecin, est actuellement accepté, mais la voie envisagée est bien de « renforcer, consolider, uniformiser les pratiques au niveau européen » , selon le cabinet de Cédric O. Autant dire de faire de cette certification le principal moyen, à terme, de vérifier un statut sanitaire lors de contrôles effectués par les autorités.
    En pratique, chaque personne testée à partir du mardi 20 avril recevra un SMS ou un courriel lorsque ses résultats seront entrés, comme c’est déjà le cas, dans la base nationale SI-DEP (pour système d’information national de dépistage populationnel). Un certificat du test de dépistage authentifié par l’Etat français pourra être téléchargé, sur Internet, puis imprimé ou ajouté à l’application mobile TousAntiCovid. Le dispositif sera étendu aux attestations de vaccination – rassemblée dans un autre fichier, VAC-SI – pour les personnes qui recevront une injection à partir du 29 avril. Avant la fin de mai, selon le ministère de la santé, il sera ensuite possible à tous de consulter son historique de tests effectués depuis trois mois et des injections de vaccin reçues – les identifiants du site de l’Assurance-maladie, Ameli, ou de FranceConnect pourront alors être utilisés.
    L’authentification prend visuellement la forme d’un « datamatrix » – semblable à un code-barres, comme le QR code – sécurisé par le standard 2D-Doc, déjà utilisé par l’administration pour lutter contre la fraude aux documents d’identité ou de justificatifs. Il contient plusieurs informations, dont la date et le type de test ou de vaccin, le nom de la personne et un identifiant, sous forme de clé publique de chiffrement, du médecin ou de l’institution (laboratoire, pharmacie) à l’origine de l’acte. C’est ce dernier élément qui permet aux autorités, en scannant le datamatrix, de vérifier que le test n’est pas un faux en le comparant à un fichier centralisé rassemblant les praticiens habilités et placé sous la responsabilité du ministère de la santé.« Le caractère infalsifiable et la rapidité de lecture sont deux des avantages », a insisté Cédric O devant la presse, lundi, en soulignant que le dispositif aurait un intérêt pour les travailleurs frontaliers : des discussions bilatérales sont menées avec « plusieurs pays frontaliers » pour que le certificat français y soit reconnu d’ici « à une quinzaine de jours » – en parallèle du lancement du « certificat numérique vert » européen dans tous les Etats membres, prévu à partir de la mi-juin.
     »Sur le modèle conseillé par la Commission européenne, une troisième option de vérification devrait apparaître dans les prochaines semaines : un « certificat de rétablissement », établi à partir des résultats de tests sérologiques, notamment pratiqués en pharmacie et déjà remontés dans le fichier SI-DEP. Le gouvernement n’a pas encore détaillé les critères sélectionnés. Combien de temps après la fin de l’infection ce certificat serait-il accepté ? Quel taux d’anticorps serait nécessaire pour considérer que le risque de transmission est limité ?« Le fait d’avoir un test négatif ne garantit pas l’absence de contagiosité ou la présence d’une immunité », rappelle en ce sens le professeur Emmanuel Rusch, président du comité de contrôle et de liaison Covid-19, rassemblant scientifiques, parlementaires et représentants de la société civile, placé auprès du ministère de la santé pour donner un avis sur les dispositifs numériques mis en place pendant l’épidémie. « Il faut rappeler que les informations qui seront à l’intérieur de ce passe sanitaire participent à une politique de réduction des risques, mais ne correspondent pas à un risque zéro », explique M. Rusch, également président de la Conférence nationale de santé.

    Le comité doit publier dans les prochains jours un avis sur l’ajout de ces fonctionnalités dans l’application TousAntiCovid, qui profite à plein des mises à jour demandées par le gouvernement : depuis StopCovid, qui se limitait jusqu’à l’automne au suivi des contacts, des statistiques nationales et locales sur l’épidémie puis les attestations de déplacement ont été mises à disposition par ce biais. Les téléchargements sont en augmentation – près de 15 millions au 19 avril –, même si le nombre de notifications (172 000) reste limité.Parmi les points de vigilance sur lesquels souhaite insister le médecin figure l’importance d’encadrer l’accès aux informations constituant une « rupture du secret médical » : le statut vaccinal et le fait d’avoir été, dans le passé, malade du Covid-19. « Il faut penser l’agrégation des données », insiste M. Rusch, en proposant par exemple que le terminal d’un policier ne lui indique qu’un statut (« vert » ou « rouge ») plutôt que des informations plus précises pour permettre de « laisser entre les mains de la personne le choix de ce qu’elle veut montrer ». Un tel système pourrait être rapidement confronté à une « hétérogénéité entre les pays » : comment se passer de détails si, autre exemple, la France décide de ne pas reconnaître l’efficacité du vaccin chinois de Sinopharm, pourtant utilisé au sein de l’Union européenne (UE) ? « Il y a encore pas mal de zones d’incertitudes », conclut le médecin.
    L’idée d’une « approche coordonnée de la certification des vaccinations » avait été évoquée publiquement lors d’un Conseil européen dès le mois de décembre pour envisager une reprise massive des déplacements intra-européens, dans l’espoir notamment de relancer le tourisme. En janvier, la Commission a émis des recommandations techniques pour lancer une plate-forme permettant l’interopérabilité de plusieurs initiatives nationales, comme ce qui est actuellement mis en place pour les applications de traçage de contact.La construction de ce portail a commencé à la mi-avril, mais était déjà dans les esprits de l’exécutif européen depuis le mois de décembre 2019, soit avant la pandémie de Covid-19 : les entreprises françaises Jouve, Cimbiose, Syadem et la filiale belge d’Ipsos avaient alors remporté un appel d’offres concernant des « recommandations pour la mise en place d’une carte de vaccination européenne » dans le cadre d’un projet global de numérisation de la stratégie sanitaire de l’UE. Leurs préconisations guident l’élaboration du futur passeport sanitaire de l’UE.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#passeportvaccinal#UE#frontiere#circulation

  • Avec son passe sanitaire, la France ouvre la voie au dispositif européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/avec-son-passe-sanitaire-la-france-ouvre-la-voie-au-dispositif-europeen_6077

    La France est devenue, lundi 19 avril, le premier pays à adopter le modèle de certification électronique des tests de dépistage et d’attestation de vaccination contre le Covid-19 discuté depuis plusieurs mois au sein de la Commission européenne, ouvrant la voie au déploiement d’un passeport sanitaire complet avant le début de l’été. Pour l’instant limitée au contrôle de certains vols à destination de la Corse puis de l’outre-mer, l’expérimentation présentée lundi par le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, Cédric O, pourrait rapidement étendre à d’autres situations l’utilisation de ces documents authentifiés : des discussions sont en cours entre ministères pour savoir si « les concerts, les festivals, les salons professionnels » pourraient y être soumis dans les mois à venir. Le gouvernement a, en revanche, écarté sa mise en place dans les « bars ou les restaurants ». Le Danemark développe un dispositif assez similaire, pour le moment limité aux salons de coiffure, mais bientôt étendu aux bars, restaurants, institutions culturelles et événements sportifs.
    Se présenter à l’aéroport avec un résultat de test non certifié, transmis par un laboratoire ou son médecin, est actuellement accepté, mais la voie envisagée est bien de « renforcer, consolider, uniformiser les pratiques au niveau européen » , selon le cabinet de Cédric O. Autant dire de faire de cette certification le principal moyen, à terme, de vérifier un statut sanitaire lors de contrôles effectués par les autorités.
    En pratique, chaque personne testée à partir du mardi 20 avril recevra un SMS ou un courriel lorsque ses résultats seront entrés, comme c’est déjà le cas, dans la base nationale SI-DEP (pour système d’information national de dépistage populationnel). Un certificat du test de dépistage authentifié par l’Etat français pourra être téléchargé, sur Internet, puis imprimé ou ajouté à l’application mobile TousAntiCovid. Le dispositif sera étendu aux attestations de vaccination – rassemblée dans un autre fichier, VAC-SI – pour les personnes qui recevront une injection à partir du 29 avril. Avant la fin de mai, selon le ministère de la santé, il sera ensuite possible à tous de consulter son historique de tests effectués depuis trois mois et des injections de vaccin reçues – les identifiants du site de l’Assurance-maladie, Ameli, ou de FranceConnect pourront alors être utilisés.
    L’authentification prend visuellement la forme d’un « datamatrix » – semblable à un code-barres, comme le QR code – sécurisé par le standard 2D-Doc, déjà utilisé par l’administration pour lutter contre la fraude aux documents d’identité ou de justificatifs. Il contient plusieurs informations, dont la date et le type de test ou de vaccin, le nom de la personne et un identifiant, sous forme de clé publique de chiffrement, du médecin ou de l’institution (laboratoire, pharmacie) à l’origine de l’acte. C’est ce dernier élément qui permet aux autorités, en scannant le datamatrix, de vérifier que le test n’est pas un faux en le comparant à un fichier centralisé rassemblant les praticiens habilités et placé sous la responsabilité du ministère de la santé.« Le caractère infalsifiable et la rapidité de lecture sont deux des avantages », a insisté Cédric O devant la presse, lundi, en soulignant que le dispositif aurait un intérêt pour les travailleurs frontaliers : des discussions bilatérales sont menées avec « plusieurs pays frontaliers » pour que le certificat français y soit reconnu d’ici « à une quinzaine de jours » – en parallèle du lancement du « certificat numérique vert » européen dans tous les Etats membres, prévu à partir de la mi-juin.
     »Sur le modèle conseillé par la Commission européenne, une troisième option de vérification devrait apparaître dans les prochaines semaines : un « certificat de rétablissement », établi à partir des résultats de tests sérologiques, notamment pratiqués en pharmacie et déjà remontés dans le fichier SI-DEP. Le gouvernement n’a pas encore détaillé les critères sélectionnés. Combien de temps après la fin de l’infection ce certificat serait-il accepté ? Quel taux d’anticorps serait nécessaire pour considérer que le risque de transmission est limité ?« Le fait d’avoir un test négatif ne garantit pas l’absence de contagiosité ou la présence d’une immunité », rappelle en ce sens le professeur Emmanuel Rusch, président du comité de contrôle et de liaison Covid-19, rassemblant scientifiques, parlementaires et représentants de la société civile, placé auprès du ministère de la santé pour donner un avis sur les dispositifs numériques mis en place pendant l’épidémie. « Il faut rappeler que les informations qui seront à l’intérieur de ce passe sanitaire participent à une politique de réduction des risques, mais ne correspondent pas à un risque zéro », explique M. Rusch, également président de la Conférence nationale de santé.

    Le comité doit publier dans les prochains jours un avis sur l’ajout de ces fonctionnalités dans l’application TousAntiCovid, qui profite à plein des mises à jour demandées par le gouvernement : depuis StopCovid, qui se limitait jusqu’à l’automne au suivi des contacts, des statistiques nationales et locales sur l’épidémie puis les attestations de déplacement ont été mises à disposition par ce biais. Les téléchargements sont en augmentation – près de 15 millions au 19 avril –, même si le nombre de notifications (172 000) reste limité.Parmi les points de vigilance sur lesquels souhaite insister le médecin figure l’importance d’encadrer l’accès aux informations constituant une « rupture du secret médical » : le statut vaccinal et le fait d’avoir été, dans le passé, malade du Covid-19. « Il faut penser l’agrégation des données », insiste M. Rusch, en proposant par exemple que le terminal d’un policier ne lui indique qu’un statut (« vert » ou « rouge ») plutôt que des informations plus précises pour permettre de « laisser entre les mains de la personne le choix de ce qu’elle veut montrer ». Un tel système pourrait être rapidement confronté à une « hétérogénéité entre les pays » : comment se passer de détails si, autre exemple, la France décide de ne pas reconnaître l’efficacité du vaccin chinois de Sinopharm, pourtant utilisé au sein de l’Union européenne (UE) ? « Il y a encore pas mal de zones d’incertitudes », conclut le médecin.
    L’idée d’une « approche coordonnée de la certification des vaccinations » avait été évoquée publiquement lors d’un Conseil européen dès le mois de décembre pour envisager une reprise massive des déplacements intra-européens, dans l’espoir notamment de relancer le tourisme. En janvier, la Commission a émis des recommandations techniques pour lancer une plate-forme permettant l’interopérabilité de plusieurs initiatives nationales, comme ce qui est actuellement mis en place pour les applications de traçage de contact.La construction de ce portail a commencé à la mi-avril, mais était déjà dans les esprits de l’exécutif européen depuis le mois de décembre 2019, soit avant la pandémie de Covid-19 : les entreprises françaises Jouve, Cimbiose, Syadem et la filiale belge d’Ipsos avaient alors remporté un appel d’offres concernant des « recommandations pour la mise en place d’une carte de vaccination européenne » dans le cadre d’un projet global de numérisation de la stratégie sanitaire de l’UE. Leurs préconisations guident l’élaboration du futur passeport sanitaire de l’UE.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#passeportvaccinal#UE#frontiere#circulation

  • « C’est un cauchemar » : en Inde, New Delhi reconfinée face à la flambée de l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/c-est-un-cauchemar-en-inde-new-dehli-reconfinee-face-a-la-flambee-de-l-epide

    Le directeur du All India Institute of Medical Sciences (AIIMS), le plus grand hôpital de Delhi, Randeep Guleria, demande trois mesures immédiates : la création de zones de confinement, l’interdiction des foules et le renforcement de la vaccination. « Nous aurions dû être plus vigilants. Nous savions que des variants [du Covid-19] circulaient dans le monde. Ce n’était qu’une question de temps avant que les souches ne soient trouvées en Inde… Nous avons été complaisants », a t-il déclaré sur une chaîne de télévision indépendante, NDTV.Tout le pays est débordé par la deuxième vague. L’Inde a enregistré dimanche 273 810 infections et 1 619 morts et a dépassé le cap des 15 millions d’infections et des 178 769 morts depuis le début de l’épidémie.
    Les chiffres sont impressionnants, mais sont loin de donner une idée exacte de l’ampleur des contaminations, en raison de l’éloignement des campagnes, mais aussi de la volonté de certains dirigeants de minimiser l’épidémie. La presse indienne s’est fait l’écho de plusieurs cas troublants dans différents Etats où les données officielles de décès ne correspondent pas à l’explosion du nombre de personnes incinérées. (...)
    L’investissement du premier ministre et de son ministre de l’intérieur, Amit Shah, apparaît totalement décalé par rapport à la crise sanitaire que traverse le pays. Les deux alliés continuent à rassembler des milliers de personnes, qui font fi des normes de sécurité et de distanciation physique. Samedi, Narendra Modi s’est même réjoui devant ses sympathisants de réunir une foule inédite de partisans. L’opposition de droite comme de gauche crie à la « négligence », à « l’impréparation ». Elle pointe la responsabilité du chef de gouvernement qui, lors de la première vague, a mis à genou l’économie et ignoré le sort de millions de migrants en imposant un confinement extrême et qui, lors de la deuxième vague, beaucoup plus grave, préfère battre les estrades.
    Le premier ministre s’est résigné à demander aux hindous qui célèbrent la Kumbh Mela à Haridwar, un pèlerinage géant dans l’Himalaya, de le faire de manière « symbolique ». L’injonction arrive trop tard : Haridwar, où des millions de dévots se sont pressés pour se baigner dans le Gange, est devenu un super-propagateur du virus.
    En l’absence de mesures de confinement, on voit mal comment l’Inde pourra briser la chaîne des transmissions. Le pays vaccine – 122 millions de doses ont été administrées – mais, rapporté à son 1,3 milliard d’habitants, les efforts sont très insuffisants. L’Inde a atteint seulement 9 % de sa population, quand le Royaume-Uni, avec 42 millions de doses administrées, a vacciné 63 % de ses habitants, et les Etats-Unis, avec 205 millions de doses, a pu faire bénéficier la moitié de sa population de plus de 18 ans d’au moins une dose de vaccin.
    L’ancien premier ministre, Manmohan Singh, est sorti de sa réserve, dimanche, pour appeler M. Modi à intensifier la vaccination et donner plus de souplesse aux gouvernements des Etats pour décider des catégories prioritaires.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#travailleurmigrant#deplacementinterne#perlerinage#vaccination#transmission

  • Covid-19 en France : l’application TousAntiCovid intégrera bientôt les certificats de tests et de vaccination
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/18/covid-19-en-france-l-application-tousanticovid-va-certifier-les-tests-et-la-

    Les certifications de tests et de vaccination bientôt disponible sur TousAntiCovid. TousAntiCovid, l’application de suivi des malades du Covid-19, va intégrer un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d’un test de détection du virus, puis de certifier l’état vaccinal, a annoncé, dimanche, le gouvernement dans une invitation à la presse.
    « TousAntiCovid-Carnet, dont l’expérimentation débute ces prochains jours, vise à stocker sous forme numérique [dans l’application] et de manière sécurisée [une] preuve de test négatif ou positif certifiée et, demain, une attestation certifiée de vaccination », est-il précisé, alors que le dispositif doit être présenté lundi. « La France s’engage dès maintenant dans l’expérimentation de la fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet lors des vols à destination de la Corse et des outre-mer », annonce le gouvernement, qui souhaite ensuite étendre le procédé aux déplacements vers les pays de l’Union européenne.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#sante#passeportvaccinal#frontiere#circulation#vaccination#test

  • Covid-19 : 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine pour les voyageurs venant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/covid-19-1-500-euros-d-amende-en-cas-de-non-respect-de-la-quarantaine-pour-l

    Covid-19 : 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine pour les voyageurs venant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud. Matignon avait annoncé samedi que la France allait instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance de ces destinations. Au début de la deuxième semaine de vacances unifiée, la situation sur le front épidémique est toujours fragile en France et le gouvernement cherche à éviter une éventuelle propagation des « variants » du coronavirus, comme celui qui ravage le Brésil.
    Le nombre de malades du Covid-19 en « soins critiques » (réanimation, soins intensifs et surveillance continue) s’est stabilisé depuis une semaine, d’abord légèrement au dessus de 5 900, légèrement en dessous depuis samedi. Un niveau encore loin du pic de la première vague en avril 2020 (7 000), mais tout de même un « plateau haut », mettent en garde les médecins, comme l’épidémiologiste Dominique Costagliola lundi sur France Inter. Et comme les contaminations restent à un niveau élevé, « plus de 30 000 par jour », la France n’est « certainement pas dans une situation qui permet d’espérer une embellie proche » dans la lutte contre le virus qui a déjà causé plus de 100 000 morts, a-t-elle averti.
    D’autant que les vacances scolaires, dont le gouvernement a unifié les dates sur tout le territoire à l’occasion des nouvelles mesures de semi-confinement imposées fin mars, s’achèvent bientôt. Les élèves du primaire doivent retourner en classe le 26 avril, collégiens et lycéens début mai. Pas de quoi « espérer une baisse massive (de la circulation du virus) d’ici à fin mai, » selon cette spécialiste. Et ce alors que le gouvernement espère toujours commencer à desserrer l’étau des restrictions mi-mai, objectif avancé par Emmanuel Macron, tandis que certains pays voisins ont déjà entamé un déconfinement.
    Les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud encourent 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine imposée à leur arrivée en France, a annoncé lundi 19 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il y aura « à la clé des amendes, ce sera une contravention de cinquième classe, c’est donc je crois 1 500 euros, 3 000 euros en cas de récidive, ça me semble être tout à fait dissuasif et un cadre extrêmement strict », a-t-il déclaré sur Europe 1.
    « Quand vous arriverez, au lieu d’avoir comme aujourd’hui une demande d’auto-isolement, vous aurez une obligation de vous isoler, avec un arrêté préfectoral nominatif qui sera rendu, avec votre nom » pour une durée de « dix jours », et « il y aura des contrôles par la police, par la gendarmerie, qui permettront de vérifier que vous êtes bien dans le lieu où vous devez vous isoler », a-t-il confirmé.Matignon avait annoncé samedi que la France allait instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud face à l’inquiétude sur les variants du Covid-19. Les liaisons aériennes avec le Brésil sont suspendues jusqu’à ce vendredi inclus, mais celles avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud – où, selon Paris, la présence de variants n’atteint « pas les niveaux observés au Brésil » – sont maintenues. Les voyageurs venant de ces trois pays, ainsi que du Brésil, devront toutefois se soumettre désormais à un isolement de dix jours, accompagné de restriction des horaires de sortie, avec un renforcement des amendes. La mesure sera progressivement mise en œuvre jusqu’à sa pleine entrée en vigueur samedi 24 avril et s’appliquera également aux voyageurs en provenance de Guyane.

    #Covid-19#migration#migrant#france#bresil#argentine#chili#afriquedusud#variant#sante#quarantaine#circulation#frontieree