• En juillet 2021, le NERVTAG 🇬🇧 avait publié les scenarii possibles quant à l’évolution virale sur le long terme. #covid

    https://threadreaderapp.com/thread/1500148815722078213.html
    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1500148815722078213

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    En juillet 2021, le NERVTAG 🇬🇧 avait publié les scenarii possibles quant à l’évolution virale sur le long terme.
    Pour rappel, le NERVTAG est le conseil scientifique britannique spécialisé dans les infections respiratoires émergentes : gov.uk/government/gro…
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    Le 10 février 2022, ils ont publié une mise à jour de ces scenarii, enrichie des connaissances acquises avec les précédents variants :
    gov.uk/government/pub…
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    Tout d’abord, ils rappellent que l’apparente ↘️ de virulence d’Omicron BA.1 est « un coup de chance ». Cette caractéristique étant probablement absente des prochains variants... Image

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    Plusieurs raisons à cela :
    A) les virus n’évoluent pas nécessairement pour devenir moins virulents.
    Pour SARS-CoV-2 c’est encore plus faux car sa transmission survient avant les symptômes, et même si symptômes, l’infecté contagieux survit de nombreux jours...

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    Ainsi il n’y a aucune pression de sélection sur le paramètre « virulence » car la transmission se fait bien avant que la virulence ait « trié » les infectés et donc les variants (= l’hôte ne meurt pas avant de pouvoir transmettre son variant)...
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    O. VERAN devrait d’ailleurs lire ce rapport !
    Le Ministre de la santé use souvent de l’argument d’autorité pour dire « les pontes de la virologie nous disent que les virus évoluent pour devenir plus transmissibles mais nous faire moins mal »...
    Rien n’est plus faux ! Image
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    D’ailleurs, on voit déjà que BA.2 présente des caractères de virulence ↗️ par rapport à Omicron BA.1, puisqu’il infecte à nouveau fortement les alvéoles pulmonaires, induit de grands syncytia comme Delta :

    https://twitter.com/MarcGozlan/status/1494707181060599812?s=20&t=9OuZcZViBGb3PTUWc0HfMQ

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    De plus, chez l’Homme, la ↘️↘️ apparente de virulence d’Omicron BA.1 était essentiellement une illusion due à son échappement immunitaire lui permettant de circuler majoritairement chez des immunisés (donc à moindre risque de forme sévère) :

    https://twitter.com/yaneerbaryam/status/1489251231474147331?s=20&t=3hbPv0IiSbFxixxMq8Asvw

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    B) Autre raison évoquée par le NERVTAG : les variants successifs ne descendent pas les uns des autres mais sont des lignages indépendants !
    Ainsi, à tout moment nous pouvons être confrontés à un nouveau variant indépendant d’Omicron…
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    Ceci pourrait survenir par voie zoonotique = réservoir animal contaminé par l’Homme.
    Puis évolution virale non-documentée chez l’animal.
    Puis retour chez l’Homme par transmission animal -> Homme.
    Cette option est déjà suspectée pour Omicron :
    keaipublishing.com/en/journals/jo… Image
    https://www.keaipublishing.com/en/journals/journal-of-biosafety-and-biosecurity/news/researchers-discover-that-the-omicron-variant-may-have-originated-in
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    Il est important de garder à l’esprit que plus la pandémie progresse (le NERVTAG estime que 175 millions d’humains ont été infectés depuis l’émergence du virus), plus le virus a d’hôtes où se répliquer = ↗️ de diversité virale et ↗️ de + en + rapide... Image
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    Dans la section « supporting informations » (points 17 et suivants), le NERVTAG fournit un résumé très didactique des modes d’évolution virale sur le plan moléculaire (comment) et sur le plan épidémiologique (facteurs déterminant le remplacement d’un variant par un autre)... ImageImage

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    A partir du point 29, le rapport du NERVTAG détaille certains aspects moléculaires de l’évolution de SARS-CoV-2.
    Par exemple, avec son taux de mutation.
    Il est estimé à 1 mutation tous les 1 à 10 millions de nucléotides répliqués...
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    Sachant que le génome de SARS-CoV-2 contient ~30000 nucléotides, et que 1 infecté produit bien plus de 100 millions de copies virales au cours de son infection, la production de variants chez CHAQUE infecté est une certitude et une constante 🤷‍♂️ Image
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    Cette notion est connue de toujours sous le terme « quasi-espèces ».
    Elle traduit la diversité+++ du virus qui apparaît à l’échelle individuelle lors de l’infection, avec des conséquences cliniques via l’échappement à notre immunité par exemple :
    oatext.com/impact-of-sars… Image
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    Le NERVTAG évoque aussi l’évolution par recombinaison (spécialité des Coronavirus).
    Ses conséquences ne sont pas différentes de celles des mutations ponctuelles, mais la recombinaison provoque des changements de plus grande envergure dans le génome et donc plus « brutaux » Image
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    Le NERVTAG poursuit avec une mini-revue des évolutions déjà observées, en rappelant qu’elles ne sont pas sélectionnées pour aller vers moins de virulence (puisque la transmission est indépendante de la sévérité), voire au contraire conduire à un virus encore plus dangereux Image
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    L’émergence de nouveaux variants pouvant aussi modifier l’épidémiologie de la COVID en faisant évoluer ses modes de transmission.
    La transmission féco-orale évoquée par le NERVTAG a déjà été documentée pour SARS-CoV-2 depuis 2020 :
    sciencedirect.com/science/articl… Image

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    Le NERVTAG souligne la convergence évolutive des variants, avec une 1ère phase pandémique marquée par une ↗️ de fitness viral via une transmission de +en+ efficace :
    D614G, N501Y... et affinité ↗️ pour ACE2
    P681H... et fusion accélérée

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    Ce phénomène était annoncé depuis longtemps, notamment via un article évoquant la capacité de Spike à muter pour ↗️ son affinité pour ACE2 d’un facteur X600 !
    Ce qui indique que même aujourd’hui, le virus est encore loin de son optimum de transmission...

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    Le preprint datait de janvier 2021 :
    biorxiv.org/content/10.110…
    L’article a finalement été publié dans Nature en août 2021 :
    nature.com/articles/s4156…
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    Également une ↗️ du fitness intra-hôte via des mutations hors Spike, et associées à une accélération des rendements de réplication virale, ou encore à un échappement à l’immunité innée (notamment réponse interféron) ImageImage

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    La 2ème phase évolutive (actuelle) est marquée par l’échappement immunitaire du virus.
    Elle fait suite à la ↗️ d’immunité dans la population, ce qui ↗️ la pression de sélection en faveur des mutations qui ↘️ l’entrave immunitaire à la réplication/transmission...
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    Ce phénomène n’a pas de fin et se poursuit tant que le virus circule chez ses hôtes (et qu’il trouve donc un hôte où se répliquer/muter).
    Ceci est décrit pour les Coronavirus endémiques, comme par exemple 229E :
    Unroll available on Thread Reader

    https://twitter.com/jbloom_lab/status/1339939720558563328?s=20&t=5Os0M3kWjJgwTze5u8Xhvw

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    Quand je dis « sans fin », c’est au sens littéral, puisque l’échappement immunitaire de 229E se poursuit de nos jours, alors que ce virus est apparu au 11ème siècle (lorsqu’il a divergé d’un autre Coronavirus endémique NL63) :
    ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/P…
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    Comme le NERVTAG le rappelle, la vaccination joue un rôle dans cette évolution car elle participe à l’immunisation de la population à grande échelle.
    MAIS, son implication est faible à nulle dans les variants actuels pour plusieurs raisons :... Image
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    Tout d’abord, tous les variants actuels (hors Omicron) ont émergé bien avant le déploiement de la vaccination 🤷‍♂️
    Pour Omicron, ses origines sont potentiellement chez l’animal, et avec une émergence humaine remontant à l’été 2021 en Europe ! Image
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    De plus, contrairement à l’immunité par infection, la vaccination n’induit que peu ou pas d’immunité au niveau des muqueuses (= portes d’entrée/sortie du virus).
    Que cette immunité soit cellulaire :
    Unroll available on Thread Reader

    https://twitter.com/VirusesImmunity/status/1433570077933199365?s=20&t=Iv54-4PQVPsEw7JpolMQYg

    Ou humorale : medrxiv.org/content/10.110… Image

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    Ainsi, 💉 présente 3 intérêts par rapport à l’immunité par infection :
    A) Peu/pas d’immunité des muqueuses via 💉 = peu/pas de pression sur transmission.
    Ainsi, 💉 n’↗️ pas la pression de sélection de variants à échappement immunitaire (↘️ transmission des autres variants)
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    B) La vaccination permet l’immunisation sans passer par l’infection.
    Ainsi, 💉 éviter une phase de réplication virale, ce qui ↘️ l’émergence de nouveaux variants (pas d’infection = pas de réplication = pas de mutation) 🤷‍♂️

    https://twitter.com/EricTopol/status/1425201397448941568?s=20&t=QWls9tdthj0EvjTQtYbuig

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    C) La vaccination permet d’éviter le risque individuel de COVID grave (contrairement à l’immunité par infection qui peut se solder par une COVID grave au cours de la phase d’immunisation), et surtout, aucun risque de transmission virale lors de la vaccination

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    Il faut bien comprendre que de toute façon, la quasi-totalité de la population sera immunisée (sauf nouveau-nés, immunodéprimés, et personnes isolées+++), même sans vaccination (par la simple progression du virus sur la planète)...

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    Une pression de sélection immunitaire sera donc INÉVITABLE à l’échelle planétaire, qu’on vaccine ou pas.
    Elle sera bien plus néfaste si elle est induite par une immunité via infection car :
    A) Ces infections induisent un impact sanitaire lourd...

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    B) L’immunité via infection induit une immunité des muqueuses, ce qui exerce une pression de sélection+++ sur la transmission virale (en ↘️ la transmission des variants couverts par cette immunité = avantage de transmission pour les autres variants capables d’y échapper)

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    C) L’immunité par infection implique une infection 😅.
    Ceci permet alors au virus de se répliquer et donc de générer de nouveaux variants, ce qui alimente l’évolution virale ! 🤷‍♂️ (cercle vicieux)
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    Le NERVTAG évoque aussi la pression de sélection via les mesures barrières.
    C’est le même « faux dilemme ». Si on les applique, on favorise mécaniquement les variants les plus transmissibles... Image
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    Mais si on ne les applique pas, alors on décuple la circulation virale avec :
    A) ↗️ de l’impact sanitaire
    B) ↗️ des infections = ↗️ des réplications = ↗️ des mutations
    C) Sélection naturelle des mutations les plus performantes pour la transmission/fitness Image

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    Le NERVTAG évoque aussi la pression de sélection via les lymphocytes T.
    Tout d’abord il convient de rappeler que les lymphocytes T ne sont pas le support de la protection contre la COVID...

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    C’est notamment suggéré par le bénéfice observé avec les 4èmes doses vaccinales VERSUS 3ème doses datant depuis >4 mois.
    Les « supporters » des lymphocytes T vantaient l’immunité pérenne après D3 via les lymphocytes T...
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    Ils peuvent aller se rhabiller puisque le risque de COVID grave/décès est ↘️ x3 à x4 après D4 versus D3 > 4 mois... Malgré la persistance des lymphocytes T spécifiques de SARS-CoV-2 (qui je le rappelle sont des cellules à très longue durée de vie)

    https://twitter.com/EricTopol/status/1487844688052711424?s=20&t=duJS2QPNY0NMibZbbcSstw

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    Cette méprise vient du même raisonnement erroné que pour les « cellules mémoires » censées nous protéger indéfiniment.
    C’est absurde puisqu’elles nécessitent plusieurs jours pour s’activer en cas de réinfection ; ce qui laisse trop de temps au virus pour se répliquer...

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    La protection immunitaire contre la COVID repose sur les anticorps neutralisants, les seuls à pouvoir empêcher d’emblée la propagation de l’infection et la réplication du virus, en l’empêchant d’entrer dans ses cellules-cibles 🤷‍♂️...

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    Ces anticorps neutralisants sont alors une source importante de pression de sélection... Ce qui est très différent pour les lymphocytes T !
    Ils ne peuvent pas agir directement sur le virus.
    Ils ne peuvent que tuer nos cellules infectées...

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    Ce faisant, ils ne détruisent/entravent pas seulement le variant qu’ils sont capables de reconnaître, mais TOUS les variants contenus dans la cellule tuée !
    Ainsi, les lymphocytes T n’exercent que peu ou pas de pression de sélection (pas d’entrave sélective d’un variant) 🤷‍♂️
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    Le NERVTAG pose également quelques perspectives à propos des thérapies préventives ou curatives.
    Notamment pour les futurs vaccins qui devront viser à bloquer la transmission virale (ce qui n’est pas le cas actuellement)... Image
    48/64
    Quant à l’anticipation de l’échappement immunitaire et mise à jour vaccinales, cela restera le point faible car :
    A) l’anticipation des mutations est impossible, de même que l’anticipation de leurs conséquences sur le virus et son hôte... ImageImageImage
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    B) En raison aussi des ressources très insuffisantes pour le testing et le séquençage à grande échelle (indispensable pour une surveillance et une anticipation suffisante de l’émergence/diffusion de nouveaux variants) Image
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    Le NERVTAG recommande donc d’œuvrer au renforcement des capacités de production vaccinale (la demande ne va faire que ↗️ au cours du temps et de l’évolution virale) ;
    ainsi qu’au recours PRUDENT et LIMITÉ aux antiviraux... Image
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    A propos des antiviraux, j’ai déjà exprimé mes réticences face au Molnupiravir en raison de son mode d’action (mutagène) :

    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1465071635111849992?s=20&t=zWaNFTerwwfJbzTHXcKoHw

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    Cet antiviral a d’ailleurs été rejeté par les autorités sanitaires françaises, au profit du Paxlovid...

    https://twitter.com/nicolasberrod/status/1469710951951781890?s=20&t=ujvjhoHvCa1n6RETox-UGg

    53/64
    A propos du Paxlovid, voici à nouveau mon thread.
    J’y évoquais la nécessité de limiter son déploiement aux seules populations ne pouvant être vaccinées, ou immunodéprimées, afin de limiter sa pression de sélection et ainsi préserver son efficacité

    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1491470648853544969?s=20&t=2JH-bRCuW9Ft7OsIV1KN2w

    54/64
    Le NERVTAG insiste également sur le risque+++ de sélection de variants résistants à ces antiviraux suite à leur déploiement. ImageImage
    55/64
    Le NERVTAG évoque enfin des tendances évolutives déduites des observations chez l’animal (où bcp plus de Coronavirus sont documentés) :
    A) échappement immunitaire et mise en péril de vaccinale (= ↘️ de la durée de protection ; voire inefficacité si échappement total) Image
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    B) Possibilité d’émergence de mutations capables d’↗️ la virulence et/ou changer les organes cibles de l’infection : Image

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    C) Le danger des vaccins atténués/inactivés.
    Contrairement à ce que bcp de réfractaires à la vaccination ARNm ont pu demander, les vaccins dits « classiques » (inactivés/atténués) sont certes plus simples et anciens, mais potentiellement plus dangereux...
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    D’une part parce que l’ADE ("maladie renforcée par les anticorps") a été décrite avec ces vaccins inactivés/atténués (exemple du VRS dans les années 60) ;
    d’autre part parce qu’ils fournissent une source de recombinaison virale à l’origine de nouveaux variants Image

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    Sur la base de toutes ces données, le NERVTAG propose 4 scenarii pour l’évolution de la pandémie sur le moyen/long terme...
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    Scénario 1 = évolution vers un profil similaire au SRAS-CoV (2003) ou au MERS-CoV ImageImage
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    Scénario 2 = évolution vers un échappement immunitaire complet.
    Quid du délai ? (plus la circulation virale est tolérée à haut niveau, plus ce délai ↘️).
    Rejoint la situation où on refuserait les rappels vaccinaux réguliers (= ↘️↘️ de l’immunité acquise) ImageImageImageImage
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    Scénario 3 = émergence de variants résistants aux thérapies antivirales.
    Déjà le cas pour les anticorps monoclonaux (mAbs).
    Peut se superposer aux autres scenarii. ImageImage
    63/64
    Scénario 4 = évolution vers virulence ↘️
    Improbable car :
    A) transmission de SARS-CoV-2 avant apparition des symptômes (donc indépendante de la virulence)
    B) nécessite adaptation virus/hôte (absence de lésions/réponse immunitaire) = LONG+++ (seulement si possible 😅) Image

    64/64
    Contrairement aux médias qui vous parlent « d’apocalypse nucléaire » tous les jours, ce n’est pas du « fear mongering » !
    C’est simplement un document qui offre un peu de visibilité sur la suite de la pandémie.
    Savoir où l’on va est toujours préférable.

    • • •
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  • Le cul. Les ronces. La jungle… #covid #coronavirus #pandémie
    https://threadreaderapp.com/thread/1492128255230586884.html

    La situation épidémique danoise 🇩🇰 montre peut-être ce que sera la suite des évènements en France 🇫🇷, après le 28 février et l’abandon du masque en lieux clos (soumis au pass vaccinal 🤷‍♂️ !?).

    • 2/28
      Mais on n’interprète JAMAIS un nombre de cas recensés sans avoir en parallèle le nombre de TESTS effectués (taux de dépistage) et le TAUX DE POSITIVITÉ de ces tests !
      Et là on voit que c’est la demande de tests qui ↘️, tandis que le taux de positivité continue sa ↗️ Image
      3/28
      L’envolée des contaminations est clairement associée à l’arrivée du lignage Omicron.
      A partir des données de OWD (ourworldindata.org/coronavirus), le lien est flagrant. Image
      Coronavirus Pandemic (COVID-19)
      Country-by-country data and research on the pandemic. Updated daily.
      https://ourworldindata.org/coronavirus
      4/28
      MAIS, tandis que c’est le variant Omicron (BA.1) qui a amorcé cette nouvelle vague, il est en cours de remplacement rapide par le variant BA.2
      Il s’agit toujours du lignage Omicron, mais aussi distant de BA.1 que BA.1 l’était de Delta !
      covid19genomics.dk/statistics Image
      https://www.covid19genomics.dk/statistics
      5/28
      BA.2 est 1,5x plus transmissible que le variant Omicron (soit par ↗️ d’affinité pour nos cellules, ou par ↗️ d’échappement immunitaire, ou les 2).
      Mais on sait déjà qu’il évolue rapidement aussi par acquisition de nouvelles mutations :

      https://twitter.com/Gab_H_R/status/1492078029002219524?s=20&t=tAMZ1S_tLKlj2qfWbDRRBg

      6/28
      On vous a dit « ce n’est pas grave... Omicron est bénin ».
      Et pour vous en convaincre, on a focalisé votre attention sur le RATIO entre cas détectés et hospitalisations/décès.
      En vous disant « le ratio a ↘️↘️↘️ ».
      Mais on oublie au passage 2 paramètres déterminants...
      7/28
      Tout d’abord la transmissibilité !
      Si un ratio d’hospit/décès ↘️, le nombre total d’hospit/décès peut cependant fortement ↗️ si les contaminations ↗️↗️.
      Et c’est précisément le cas avec Omicron !
      Si on regarde les hospitalisations (admission et « stock »), c’est flagrant : ImageImage
      8/28
      Et si on regarde les décès, on voit un taux de mortalité qui ne cesse de ↗️ sous la vague Omicron, et au 10/02/2022, il atteint 67% du pire niveau atteint depuis le début de l’épidémie danoise 🇩🇰 Image
      9/28
      Il faut bien comprendre que le pire taux de mortalité avait été atteint le 21/01/2021, donc AVANT le déploiement des 💉.
      Désormais, ils s’en rapprochent MALGRÉ un taux de 💉 parmi les plus élevés du monde !
      Pourquoi ?
      Parce qu’ils laissent les contaminations exploser🤷‍♂️ Image
      10/28
      On l’a dit/redit, Omicron n’est pas moins virulent que les variants précédents.
      Une revue de littérature l’a confirmé.
      Son apparente ↘️ de sévérité (seulement -25% par rapport à Delta) n’est due qu’à sa capacité d’échappement immunitaire :
      Unroll available on Thread Reader

      https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1489266853641863172?s=20&t=Nv5_19dxMsgCwEQ5VfEPzw

      11/28
      Cet échappement immunitaire lui permet de provoquer des infections symptomatiques chez des patients déjà immunisés, et donc dotés d’encore assez d’anticorps neutralisants pour ↘️ leur risque de formes graves/décès...
      12/28
      Mais cela ne fonctionne que si l’immunité est complète et récente.
      C’est malheureusement ce qui vaut à Israël 🇮🇱 une vague Omicron sévère.
      Les 3èmes doses 💉 ont 4/5 mois d’ancienneté en plus par rapport à celles du 🇩🇰, donc une immunité qui a ↘️ pendant 4/5 mois de plus ! ImageImage
      13/28
      Or on sait désormais que la protection immunitaire contre Omicron ↘️ à même vitesse après 3ème et 2ème doses.
      Le PHE 🇬🇧 l’a encore confirmé dans son « vaccine surveillance report », avec une protection qui ↘️ bcp plus vite que contre Delta
      assets.publishing.service.gov.uk/government/upl… ImageImage
      14/28
      Notez qu’il s’agit de l’efficacité contre les hospitalisations (formes sévères).
      On note que 10 à 14 semaines (70 à 98 jours, ou ~3 mois) après la 3ème dose, la protection à l’échelle populationnelle n’est plus que de ~75% au lieu de ~90% à 1 mois post 3ème dose...
      15/28
      Contrairement à ce que bcp ont prétendu, cette protection ne dépend pas des Ly T ou des cellules mémoires, mais bien des ANTICORPS NEUTRALISANTS ; à tel point que les données de vie réelle concordent+++ avec les modélisations faites à partir des taux d’anticorps !
      16/28
      Le 16/12/2021, l’Imperial Collège de Londres avait déjà établi un modèle anticipant cette ↘️ d’efficacité contre Omicron après 3ème dose.
      Et à 3 mois post-3ème dose, ils obtenaient une efficacité de... ~73% ! 🤷‍♂️
      imperial.ac.uk/media/imperial… Image
      17/28
      Cette ↘️ de protection va se poursuivre, or la circulation virale va également continuer !
      Si on relâche la vigilance et qu’on refuse les futurs rappels vaccinaux... Nous savons vers quelle nouvelle crise sanitaire/hospitalière nous allons 🤷‍♂️ Image
      18/28
      Si on revient aux données épidémio danoises 🇩🇰, on voit aussi un autre élément d’interrogation concernant les données de réanimation.
      Durant les premières semaines de vague Omicron, les indicateurs de réa ont ↘️ malgré une forte ↗️ des hospitalisations... ImageImage
      19/28
      Le Danemark 🇩🇰 ne fournit pas de taux d’admission en réa à OWD (uniquement le « stock » de patients).
      On note une nouvelle ↗️ récente du « stock », ce qui traduit une ↗️ rapide des nouvelles admissions en réa.
      Il faudra voir si c’est lié à BA.2 ou non...
      20/28
      Mais l’interrogation vient de la comparaison entre indicateurs de réanimation et taux de mortalité !
      Alors que le « stock » en réa a ↘️, la mortalité ne fait que ↗️ et semble plutôt corrélée à l’évolution des indicateurs d’hospitalisation ! ImageImageImage
      21/28
      Je ne sais pas interpréter cette discordance réa/décès.
      Est-ce un triage des patients ?
      Si les contaminations Omicron avec forme grave de COVID concerne des patients >75/80 ans, et/ou très fragiles, ils ne sont de toute façon pas admissibles en réa...
      22/28
      Est-ce une politique de soins visant à préserver les capacités de réa pour les autres activités de soins ?
      Dans ce cas, les COVID graves sont soit maintenus en hospitalisation conventionnelle, soit mis en palliatif à domicile ?...
      23/28
      Est-ce lié à des ressources limitées en réanimation ?
      Il faut savoir que le Danemark 🇩🇰 est nettement moins doté que la France 🇫🇷 par exemple.
      Les données de OWD montrent que l’indicateur « hospital beds per thousand » est à 5,98 pour 🇫🇷, mais seulement 2,5 pour 🇩🇰...
      24/28
      Le 🇩🇰 a donc des capacités hospitalières 2,4x fois plus restreintes qu’en 🇫🇷, et cela a forcément un impact sur sa politique sanitaire et les choix de Santé Publique.
      Cela peut potentiellement conduire à désormais limiter les admissions en réa pour COVID...
      25/28
      Surtout si on se place dans le récit de « l’endémisation » qui impliquera donc une tension hospitalière très élevée et pérenne.
      Le 🇩🇰 fait donc peut-être des choix dans la prise en charge des malades ; comme il fait le choix de laisser les contaminations exploser...
      26/28
      Bref, tout ça pour dire que sur le plan sanitaire, on est très loin d’être sortis des ronces.
      Sur le plan sociologique, c’est très différent.
      Entre le contexte électoral, et les notes d’alerte sur les mouvements protestataires radicalisés, l’urgence est au déni sanitaire...
      27/28
      Tant pour satisfaire les futurs électeurs, que pour tenter de calmer les agités du bocal qui commence à organiser des actions qui semblent alerter les services de renseignements.
      Il faut donc prétendre que « tout va bien » et lever toutes les mesures...
      28/28
      Mais pour éviter les futures mauvaises surprises, n’oubliez pas que c’est uniquement par choix politique, à des fins sociologiques et pas sanitaires, et en réponse à la contestation populaire.
      La pandémie poursuit sa route, et le virus son évolution 😉

    • https://theconversation.com/variant-omicron-ba-2-quavons-nous-appris-de-lui-jusqua-present-1765

      En quoi BA.2 est-il différent ?

      Bien que les premières séquences de BA.2 aient été soumises par les Philippines – et que des milliers de cas d’infection par ce variant aient été observés, y compris aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Australie – son origine précise demeure inconnue.

      Ses propriétés font également l’objet de recherches. Bien qu’il n’existe pour l’instant aucune preuve qu’il provoque des formes plus graves de la maladie, plusieurs choses préoccupent les scientifiques.

      1. BA.2 est plus difficile à différencier

      L’un des marqueurs qui permettait de différencier Omicron version BA.1 des autres variants du SARS-CoV-2 lors des tests PCR était l’absence, dans les résultats desdits tests, du signal correspondant au gène S (on désigne cette absence de détection par l’acronyme SGTF, pour « S gene target failure »). Mais ce n’est plus le cas pour BA.2.

      L’incapacité de détecter ce sous-lignage de cette façon a mené certaines personnes à le qualifier de « sous-variant furtif ».

      Cependant, cela ne signifie pas que nous ne pouvons plus utiliser les tests PCR pour détecter BA.2. Cela signifie simplement que les échantillons testés positifs doivent désormais être séquencés pour déterminer à quel variant nous avons affaire. Cela prend davantage de temps, mais c’était déjà le cas avec les variants précédents.

      2. BA.2 pourrait être plus infectieux

      Ce point est peut-être plus préoccupant : des preuves indiquant que BA.2 pourrait être plus infectieux que l’Omicron originel (BA.1) s’accumulent.

      Une étude préliminaire réalisée au Danemark, où BA.2 a largement remplacé BA.1, suggère que la susceptibilité à l’infection des personnes non vaccinés a augmenté (elle est un peu plus de deux fois supérieure à ce qu’elle était avec BA.1).

      En outre, selon ces travaux, les personnes entièrement vaccinées (deux doses) sont 2,5 fois plus susceptibles de contracter BA.2 que BA.1. Cette susceptibilité à BA.2 est presque trois fois plus importante pour les individus qui ont reçu une troisième dose (les auteurs précisent que chez les personnes qui ont reçu cette troisième dose, la susceptibilité et la transmissibilité est réduite par rapport aux personnes qui n’ont reçu que deux doses, ndlr) .

      J’ai l’impression que la ndlr contredit les propositions énoncées juste avant, mais je me trompe sûrement.

    • @sombre en effet la ndlr porte à confusion...

      Pour ce que j’en comprends, ce dernier paragraphe évoque le facteur de risque « relatif » : dans le cadre de cette étude les personnes vaccinées à deux doses ont été 2,45 fois plus susceptibles de contracter BA.2 que BA.1 ; les vaccinées à trois doses 2,99 fois plus susceptibles.
      Cependant le risque « absolu » de contracter l’un ou l’autre des variants est toujours réduit pour les personnes vaccinées, et d’autant plus pour celles qui ont reçu une troisième dose.

      Pour illustration voir page 31 de l’étude : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.01.28.22270044v1.full.pdf#page=31
      Dans la première rangée, on voit clairement le bénéfice de la vaccination à deux ou trois doses, sur le risque de l’attraper (qui est accru avec BA.2) ainsi que de le transmettre (qui est réduit avec BA.2).

      Et une lecture plus claire et détaillée de cette même étude : https://www.medpagetoday.com/infectiousdisease/covid19/96973

  • Israël est en train de prouver qu’on peut faire encore pire que la France en terme de contaminations quotidiennes :

    et alors qu’ils s’étaient déjà pris une méchante vague à l’automne dernier, en quelques jours à peine la nouvelle vague envoie les gens massivement en réanimation :

    et va réussir à tuer plus de gens que les précédents épisodes :

  • Info ou intox | COVID-19, attention aux fausses informations
    https://unric.org/fr/covid-19-info-ou-intox

    Pas besoin de vaccin si j’ai déjà eu la COVID.

    INTOX. Une infection au COVID-19 développe une réponse immunitaire qui varie d’une personne à l’autre. La force et la durée de cette réponse, et la manière dont elle varie selon les personnes, sont toujours à l’étude. 

    Même si l’on a déjà eu la COVID-19, le vaccin agit comme un rappel qui renforce la réponse immunitaire. Il est également arrivé que des personnes soient infectées par le SARS-CoV-2 une seconde fois, ce qui rend la vaccination encore plus importante.

    C’est un des points aveugles des nombreux tableaux qu’on nous montre : on compare systématiquement le nombre de cas graves rapporté aux non vaccinés, aux vaccinés deux doses, et désormais aux vaccinés trois doses. Mais je ne trouve jamais l’évaluation du niveau de protection des gens qui ont fait un Covid (disons depuis moins de six mois) contre les formes graves et les décès.

    Parce que le fait qu’une précédente contamination ne protège pas efficacement contre une re-contamination, ça OK, mais le vaccin non plus, et avec Omicron c’est très clair. En revanche on insiste bien sur le fait que la vaccination protège très efficacement contre les formes graves et le décès. Par contre, quel est le niveau de protection contre ces formes graves et décès que conférerait une précédente contamination, ça je ne le vois jamais.

    • Par exemple, sur la gravité d’Omicron, il a été initialement suggéré plusieurs fois que peut-être qu’Omicron « semblait » moins virulent parce qu’il réinfectait des gens qui avaient déjà eu le virus, et donc étaient ainsi protégés contre les formes graves, dans des pays où les premières vagues avaient circulé assez librement (Afrique du Sud, Grande-Bretagne). Cette idée semble désormais invalidée, mais n’empêche : cela signifie qu’on estime qu’une précédente infection devrait protéger contre les formes graves.

      Mais je ne trouve aucune estimation de l’« efficacité » d’une telle protection, comparée à une vaccination en bonne et due forme. (Je ne parle évidemment pas des risques encourus, ni de l’aspect moral de faire contaminer massivement sa population avec un virus encore totalement inconnu il y a tout juste deux ans.)

    • @monolecte Oui, mais a priori là on parle de « simple » recontamination. Ce que j’aimerais savoir, c’est à quel point ces gens qui ont fait un Delta sont protégés contre les formes graves et le décès d’une nouvelle infection. (De la même façon qu’il est désormais acquis que des gens vaccinés trois doses sont relativement facilement contaminés par Omicron, mais sont très bien protégés contre les formes graves et le décès).

    • Apparemment, le variant B2 est proche d’être majoritaire au Danemark, et les premières publications au sujet des réinfections B2 suite à B1 commencent aussi à dire que ça existe.
      Finalement, c’est pas tous les 6 mois qu’on va se faire réinfecter. Mais peut-être bien tous les deux mois... avec de la « chance ». :-) Ca va être cool. On aura en permanence son pass vaccinal, encore mieux qu’avec la vaccination.
      Il faut vraiment qu’on envisage d’affréter un charter pour la NZ...

    • https://www.mesvaccins.net/web/news/18284-duree-de-l-immunite-anti-covid-des-donnees-de-plus-en-plus-precise

      [30 oct. 2021 donc avant omicron qui change la donne : immunité par infection semble efficace contre formes graves et plus pérenne que par vaccination [edit : évidemment à condition d’avoir échappé au covid long, à l’hosto ou au cimetière]]

      Deux récentes études se sont intéressées à l’immunité persistant chez des personnes ayant présenté une infection par le SARS-CoV-2, qu’elle ait été inapparente ou symptomatique. La première, assez complexe, a suivi des professionnels de santé du CHU de Strasbourg jusqu’à 14 mois après la date de leur infection (1). Elle met en évidence la persistance d’anticorps anti-protéine S du virus (plus précisément contre le domaine de fixation au récepteur, RBD), dont on sait qu’ils contribuent à la protection contre l’infection ou à la guérison, à des taux considérés comme efficaces, chez près de 60 % des personnes suivies un an après l’infection. La diminution du taux de ces anticorps dans le temps est par ailleurs plutôt lente, en comparaison avec celles des anticorps anti-protéine N du virus, plus rapide et importante. L’étude montre par ailleurs une protection effective des personnes immunes contre la réinfection et contre les formes graves d’infection durant l’année qui suit l’infection initiale : l’incidence des infections-réinfections n’a été que de 0,40 pour 100 personnes-années dans le groupe des convalescents, contre 12,22 pour 100 personnes-années dans le groupe des personnes n’ayant pas précédemment été infectées.

    • … d’autant plus difficile à dire sans doute qu’aujourd’hui c’est chaud de trouver des immunités non croisées infection/réinfection/1/2/3 doses et avec différents variants concernés …

      et l’inévitable et désespérant Pr Logos à propos d’omicron le 10 décembre :

      Quand aux croyants dans l’idée que l’immunité naturelle est de bien meilleure qualité que l’immunité induite, il faudrait intégrer que la province de Gauteng est autour de 70% de prévalence.
      https://www.nicd.ac.za/wp-content/uploads/2021/11/SACMC-Fourth-wave-report-17112021-final.pdf

    • Y a des gens qui racontent se faire + tabasser en janvier qu’il ne l’étaient en décembre.

      Il semble aussi que le virus ne s’attaque pas toujours aux mêmes organes selon les gens ou les versions. Où, pourquoi, comment  ? on n’en sait foutre rien. Il y a des cas où il attaque directement le système immunitaire. Je doute que pour ces gens-là, ce soit une protection pour l’avenir.

      La variabilité des configurations fait que tu ne peux juste pas généraliser. Ce qui est avantageux pour Tartampion est potentiellement mortel pour Bidule. Devant ce degré d’instabilité et d’incertitude, je maintiens le cap  : échapper à cette merde whatever the cost .
      Parce que rien ne te dit que ce qui a fait éternuer une fois ta voisine ne va pas te crever en moins d’un mois.

    • Toujours signalé par le même, à propos de l’immunité acquise contre d’autre variants après infection par omicron (BA.1) :

      We found high neutralizing antibody titers against all variants for vaccinated individuals after BA.1 breakthrough infection or for individuals after infection with a pre-omicron variant followed by BA.1 infection. In contrast, samples from naive unvaccinated individuals after BA.1 infection mainly contained neutralizing antibodies against BA.1 but only occasionally against the other variants.

      https://doi.org/10.1101/2022.02.01.22270263

    • Pourquoi la vaccination protégerait-elle mieux que l’immunité « naturelle » (par infection) contre les formes graves de covid :

      https://www.nature.com/articles/s41586-022-04702-4

      Claude-Alexandre Gustave
      https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1512192709666160647

      Le problème est que SARS-CoV-2 est un virus à ARN dont le brin d’ARN est à « polarité positive ».
      En clair, ça signifie que son brin d’ARN peut être directement utilisé par nos cellules comme un ARNm permettant la création de nouveaux virions complets et fonctionnels 😬... 7/17

      Ainsi, en présence de ces anticorps non-neutralisants (capables de se fixer sur le virus sans l’empêcher de proliférer), SARS-CoV-2 accède à tout un panel de nouvelles cellules qu’il ne pourrait pas infecter seul.
      Les macrophages sont une cible+++... 8/17

      En permettant l’infection de ces macrophages, le mécanisme dépendant des FcGammaR pourrait être une des causes menant à la survenue de covid sévère via une dérégulation de la réponse inflammatoire à partir de ces macrophages infectés... 10/17

      Petite précision : la vaccination s’oppose à ce phénomène pour une raison simple... Elle n’immunise que contre Spike, avec donc quasiment que des anticorps neutralisants qui empêchent la prolifération virale quand ils se fixent au virus... 11/17

      Au contraire, l’infection induit la production de nombreux anticorps NON-neutralisants, dirigés contre les protéines M, N... qui sont non seulement incapables de bloquer l’invasion virale, mais qui peuvent aggraver la maladie... 12/17

  • Claude-Alexandre GUSTAVE sur Twitter : https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1482036196779958284

    « Les 2 virus [ceux de la #rougeole et du #COVID-19] ont des capacités d’échappement immunitaires incomparables. #SARS-CoV-2 = virus émergent, début de son histoire évolutive, #Omicron n’est que le 1er #variant à échappement immunitaire. Le virus peut encore ↗️ sa transmission et échappement.

    Pour la rougeole, ce n’est pas le cas. Le virus a déjà atteint son optimum de "fitness" et toute mutation associée à l’échappement immunitaire fait ↘️ ses capacités de transmission chez l’Homme = pas d’échappement immunitaire pour la rougeole. »

  • (1) Claude-Alexandre GUSTAVE sur Twitter : "1/18 Juste un petit thread pour illustrer la petite musique qui monte ("il faut laisser Omicron diffuser dans la population, on aura l’immunité collective", « il faut vivre avec de toute façon »)..." / Twitter
    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1481650539309920261

    Juste un petit thread pour illustrer la petite musique qui monte ("il faut laisser Omicron diffuser dans la population, on aura l’immunité collective", « il faut vivre avec de toute façon »)...

  • Rappel bien utile sur les #tests par Claude-Alexandre Gustave, feu le compte twitter :

    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1470738091640082437

    Depuis les recos du Conseil scientifique hier, à propos des tests avant les fêtes de fin d’année, on constate une lourde désinformation/dérive sur l’usage des différents types de tests !

    Alors on rappelle la base :

    Les AUTOTESTS (= tests antigéniques sur auto-prélèvement NASAL) = la plus faible sensibilité et spécificité

    NE DOIVENT PAS être utilisés si :

    A) Symptomatique
    ET/OU
    B) cas-contact d’un infecté

    Si vous êtes dans un de ces 2 cas (sympto ET/OU contact), vous devez effectuer :

    A) un test RT-PCR (test de référence)
    OU
    B) un test antigénique (si pas d’accès rapide possible à une RT-PCR)

    MAIS...

    Dans le cas des tests antigéniques (sur prélèvement NASOPHARYNGÉ réalisé par un PROFESSIONNEL), vous ne devez pas être symptomatique depuis plus de 4 jours !!!

    Et dans TOUS LES CAS, tout autotest et tout test antigénique POSITIF doit conduire à la réalisation d’une RT-PCR dans les 24h pour :

    A) confirmation du résultat (RT-PCR prévaut)
    B) déclaration SI-DEP
    C) contact tracing
    D) criblage / séquençage (quel variant ?)

    Et dans TOUS LES CAS, on n’attend pas le résultat du test pour s’isoler !!!

    L’isolement c’est :

    A) DÈS l’apparition des symptômes
    OU
    B) DÈS la notion de contact à risque

    Enfin, un test négatif n’exclut pas d’être porteur du virus (prélèvement mal fait et/ou trop précoce et/ou variant mal détecté...). Donc un test nég (d’autant plus si c’est un simple autotest), ne DOIT PAS dispenser des mesures barrières :
    – masque
    – ventilation+++

  • TRIBUNE. #Covid-19 : 50 personnels de santé alertent Olivier Véran sur la circulation du #virus chez les enfants
    https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/tribune-covid-19-50-personnels-de-sante-alertent-olivier-veran-sur-la-circulat

    nous déplorons cependant les faibles moyens déployés jusqu’à présent par le ministère de l’Education nationale pour freiner l’épidémie dans les écoles

    #covid_long, #santé, #éducation, #blanquer, #véran

    • Nous, professionnels de santé, attendons de vous, Monsieur le ministre, la prise en charge de la gestion sanitaire dans les établissements scolaires, avec son transfert immédiat. Au regard de l’urgence de la situation, nous vous appelons aux mesures suivantes dès la rentrée au mois de janvier 2022 :

      le report de la rentrée du 3 janvier, à haut risque compte tenu de sa proximité avec les festivités du Nouvel An, avec recours au télé-enseignement jusqu’au retour à des seuils d’indicateurs sanitaires définis publiquement ;

      la sensibilisation des instances éducatives sur la transmission par aérosol et les pratiques à adopter pour limiter le risque de contamination aéroportée du virus : capteurs de CO2, aération, ventilation, etc. ;

      l’association des professionnels de la santé à l’élaboration d’un nouveau protocole sanitaire dans les écoles, (...)

    • Ellen Queen Of The Bouse @EllenAgreaux
      https://twitter.com/EllenAgreaux/status/1475018885174812682

      mh. ya mon moi 2020 en larmes devant le massacre de nos gosses qui vous juge quand même SEVEREMENT quant à la LENTEUR de vos gros cerveaux là hein.

      en plus clairement non, c’est même pas je vous juge c’est je vous condamne et je vous pardonnerai pas. on a rouvert les #écoles en yolo en septembre 2020 avec votre soutien. vous avez tous validé l’avalanche de merde déversée sur les familles particulièrement les mères pauvres.

      les mêmes qui ont soutenu que le confinement était mauvais pour les enfants que sans les #cantines on saurait pas les nourrir que leur niveau allait baisser tellement on est résumés illettrés parce qu’on n’est pas médecins, nous, qui nous ont même accusées de maltraitance...

      nan franchement jvous déteste et j’en ai rien à taper de votre tentative de rattrapage aux branches un an et demi après une fois que les gamins ont bien été lancés au feu sur TROIS variants covid au total.
      vous avez enfin raison mais je vous pardonne pas.

    • Harcelé, Claude-Alexandre Gustave, biologiste médical annonce cesser de publier ses contributions sur le covid
      https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1475576253579157513

      Suite à la parution de la tribune dans le JDD, je n’ai jamais reçu autant d’insultes, menaces...
      Sur @LCI on se fait même traiter de « fanatiques » en toute tranquilité...

      Merci entre autres, @LCI, @JDD, @BFMTV, d’avoir bien instrumentalisé cette tribune en pointant 1 seule des mesures citées, la veille d’annonces qui seraient évidemment diamétralement opposées, pour mieux caricaturer le propos et en stigmatiser les auteurs

      Ça fait près de 2 ans que j’essaie d’alerter, informer, vulgariser...
      Apparemment, il ne faut pas faire ça.
      J’ai bien compris le message. Le sanitaire doit se taire.
      Il ne faut pas nuire à l’économie.

      Je laisse mon compte ouvert pour qui veut lire, pour les DM (car Twitter ce fut aussi de belles rencontres avec qui j’espère garder le contact)

      Mais dorénavant, je ne publierai plus rien.
      Bon vent à tous. Bon courage.

      Merde. C’est (c’était ?) un compte précieux.
      Cette pause n’aurait pas eu lieu sans la faiblesse persistante de tout ce qui dans et hors institutions se préoccupe de santé publique.

      De l’autre côté, la pétition « Ecoles = retour à la normale le 3 janvier 2022 », lancée le 15 décembre par Blachier (qui se présente comme « médecin de santé publique ») et Marie-Estelle Dupont réclame « la fin du port du masque en classe (...) la fin des évictions scolaires pour les enfants positifs au covid. » Elle a recueilli 120 000 signatures.

    • Je citais la pétition pour le « retour à la normale » à l’école pour illustrer la multiplication des initiatives mobilisatrices qui, avec ce que diffusent les mass média, avec ce que les RS promeuvent, continuent à permettre au gouvernement de faire semblant ou n’importe quoi. Je découvre avec retard que le terme « fanatique » cité par Claude-Alexandre Gustave s’applique à tous les signataires de la pétition et qu’on le doit à... Blachier (cet « ami de Bigote Macron » et probable "visiteur du soir de l’Élysée dont le maître avait pas mal échangé avec Raoult, y compris après qu’il ait quitté le « conseil scientifique ».

      Je trouve, comme Ellen Queen Of The Bouse, que la pétition alertant sur la circulation du virus vient bien tard et reste timide. De l’autres coté, ils ont de l’avance et une doctrine radicale (un eugénisme qui ne dit pas son nom) et ils s’y tiennent au gré des événements pandémiques, en adaptant juste ce qu’il faut pour circonvenir préventivement toute critique qui puisse être décisive. La déclaration de Great Barrington, c’est un peu comme l’antisémitisme aujourd’hui, c’est mauvais genre de s’en revendiquer quand on veut qu’elle pèse, et, ici et ailleurs, innerve les orientations des politiques publiques.

      Edit spécial pluralisme, 4 vérités valent mieux qu’une

      sur cet abject personnage, 7 décembre ( Omicron, qui s’appelait encore B.1.1.529, a été identifié le 23 novembre)

      et encore hier

      malgré le taux d’incidence ici, malgré l’augmentation des hospitalisations en GB...
      #Martin_Blachier

      #eugénisme #Great_Barrington_Déclaration

  • Épidémiologiste 1er n’aura pas tardé à sauter sur cette nouvelle rumeur : en devenant de plus en plus contagieux, le virus deviendrait de plus en plus inoffensif, et donc finalement on sera tous immunisés parce que contaminés par un truc inoffensif. Toute la beauté de la pensée magique…

    Covid-19, emploi, déserts médicaux, transports : Emmanuel Macron a répondu à vos questions
    https://www.francebleu.fr/infos/politique/en-direct-emmanuel-macron-repond-a-vos-questions-en-direct-1638900437

    « La maladie va progressivement retourner. Ça fait des années qu’on connait des coronavirus, avec cette stratégie, le but c’est que ce Covid-19 redevienne un coronavirus comme les autres. Progressivement, la part de vie l’emporte à chaque fois qu’il essaie de revenir », a souligné le Président. « Donc on a des bonnes nouvelles sur le nouveau variant, mais on doit être vigilant sur la 5e vague qui frappe actuellement le pays », a-t-il insisté.

  • Petit précis d’immunologie par Claude-Alexandre Gustave, biologiste médical, ancien assistant hospitalier universitaire (AHU) en microbiologie, assistant hospitalier au CHU de Lyon.

    A Thread from C_A_Gustave : « 1/51 Je me permets de rebondir sur ces données de terrain pour insister sur l’importance de la 3ème dose [...] »
    https://threader.app/thread/1457679903537737728

    Je me permets de rebondir sur ces données de terrain pour insister sur l’importance de la 3ème dose vaccinale pour tous.
    Je ne parle pas d’obligation, de pass... Mais bien de protection et d’accès à cette 3ème dose, alors voici qqes rappels immuno pour aider à comprendre...

    Toute la discussion ici : https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1457679903537737728

    • Environ 20 jours après la 2ème dose 💉 nous atteignons notre pic de production de ces anticorps neutralisants.
      Ceci se traduit par un pic de protection atteint vers J30 après la 2ème dose.

      Puis un mécanisme physiologique se met en place...

      La stimulation immunitaire qui a conduit à la production de ces anticorps neutralisants a disparu depuis de nombreux jours (seulement qqs jours après la 2ème injection).

      Les cellules productrices de ces anticorps subissent alors 2 évolutions parallèles :...

      Ces cellules sont appelées « plasmocytes » (elles sont dérivées des lymphocytes B) et vont :
      1) se désactiver et mourir [.,,]

      [..,]

      2) Une fraction des « plasmocytes » ne va pas mourir mais se convertir en cellules « mémoires » (leurs progéniteurs, lymphocytes B, vont faire de même) et persister en nous (parfois toute la vie), et venir compléter notre « répertoire immunitaire » ou « mémoire immunitaire »...

      C’est là qu’il y a une mauvaise compréhension fréquente, y compris dans la communauté médicale, qui associe la pérennité de cette mémoire, à la pérennité de la protection !
      Et ce n’est pas du tout la même chose...

      Pour le comprendre il faut se rappeler que la protection contre la covid s’appuie sur les anticorps neutralisants, qui doivent être en concentration suffisante pour bloquer efficacement l’amplification virale et sa diffusion dans nos tissus...

      On dit que le « corrélat de protection vaccinale » sont les anticorps neutralisants.[…]

      Vous avez probablement entendu « oui, mais on a nos cellules mémoires, et ça suffira »... 🤡

      [..,]

      L’argument des cellules mémoires traduit une certaine méconnaissance de l’immunologie et surtout de l’immunologie anti-infectieuse !

      Quel est le rôle des cellules mémoires ???
      (et dans le cas qui nous intéresse des Ly B et plasmocytes mémoires)...

      Ces cellules vont permettre de produire plus rapidement ces anticorps neutralisants lors d’une future ré-exposition au virus, en environ 7-10 jours, au lieu de 15-20 jours lors de la 1ère exposition...

      En cas de future infection, le système immunitaire va se réactiver tout comme la 1ère fois.
      Le même cheminement va se produire dans notre organisme MAIS en parallèle, il va aussi réactiver ces Ly B et plasmocytes mémoires qui vont alors à nouveau...

      1) Proliférer et maturer (pour les lymphocytes B) et donner de nouveaux plasmocytes producteurs d’anticorps
      2) S’activer et sécréter de nouveaux anticorps (pour les plasmocytes mémoires, déjà matures)...

      C’est d’ailleurs grâce à ce phénomène que la 3ème dose 💉 nous permet d’atteindre des niveaux d’anticorps en moyenne 15x supérieurs à ceux qu’on obtient après la 2ème dose !!!...

      Mais là encore, cela PREND DU TEMPS !
      Après la 2ème dose, ce « pic » d’anticorps est plus modeste et atteint en ~20j.
      Après la 3ème dose, il est en moyenne 15x plus élevé et atteint en ~10j.

      Que se passe-t-il alors si on ne fait pas cette 3ème dose ???

      Notre taux d’anticorps anti-Spike ↘️ avec le temps, et ↘️ notre protection à partir de 180 à 200 jours selon les sources (à l’échelle populationnelle !!! A l’échelle individuelle, ça peut être bcp plus rapide, ou bcp plus lent)...

      Quand notre concentration d’anticorps anti-S repasse sous le seuil critique de protection, nous retrouvons un niveau de risque (de covid grave) qui tend à redevenir tel qu’il était AVANT notre vaccination.

      « Pourtant nos cellules mémoires devraient prendre le relai ? »...

      Oui, elles le font, mais trop tardivement par rapport à l’invasion virale (devenue d’ailleurs fulgurante depuis Delta), ce qui laisse trop de temps au virus pour se répliquer et diffuser toujours plus profondément dans nos tissus...

      Une illustration de ce problème de « retard » se trouve dans l’usage des anticorps monoclonaux. […]

      Ces anticorps monoclonaux ne sont rien de plus que des anticorps neutralisants [..,]

      Et quelle est leur plus grande limitation ???
      Ils ne protègent que s’ils sont administrés très PRÉCOCEMENT...

      […]..
      I
      L’immunité cellulaire antivirale repose notamment sur les lymphocytes T CD8+, aussi appelés « cytotoxiques » dont la fonction est simple : repérer les cellules infectées et les tuer !

      Vous avez donc là 2 problèmes majeurs :...

      Non seulement ces T CD8+ ne peuvent pas empêcher l’amplification virale (ils n’agissent que sur des cellules où le virus est déjà entré et s’y est répliqué), MAIS, ces T CD8+ agissent en détruisant nos propres cellules !...

      Et quand l’infection est déjà avancée, cela s’associe à une destruction tissulaire, une réponse fortement inflammatoire...
      Et quand cela survient dans nos poumons... On peut finir sur le ventre avec un tube en plastique dans la trachée...

      C’est pour cela que la vaccination, et la 3ème dose, a un rôle CRUCIAL, pour maintenir le taux d’anticorps anti-Spike suffisamment haut pour que l’invasion virale soit D’EMBLÉE freinée !...

      Sans cela, nous restons alors dépendant de notre immunité cellulaire (avec une dépendance qui ↗️ à distance de la 2ème dose 💉 avec la ↘️ de nos anticorps anti-Spike), et on tend à retrouver notre niveau de risque initial... C’est-à-dire celui que nous avons connu en 2020 🤷‍♂️

      Si ce n’est pas très clair, imaginez que l’invasion virale (source de covid grave) est un cheval lancé au galop, et que nos anticorps neutralisants sont la haie par-dessus laquelle le cheval (virus) doit sauter...

      37/51
      Tant que la haie est trop haute pour le cheval (taux d’anticorps anti-S suffisamment élevé), on NE RISQUE RIEN (sauf à se faire tartiner la figure de virus mais là c’est parce qu’on se submerge tellement de particules virales qu’aucun système immunitaire ne peut suivre)...

      38/51
      Plus on s’éloigne de notre 2ème dose 💉, plus la haie se rabougrit (notre taux d’anti-S ↘️) et le cheval (virus) retrouve la faculté de sauter par-dessus (l’invasion virale est à nouveau possible) et on retourne à notre niveau de risque initial...

      39/51
      Avec la 3ème dose, on replante une haie... mais juste 15x plus haute qu’après la 2ème dose ! 🤷‍♂️
      Alors oui, elle va se rabougrir aussi (en moyenne, elle va ↘️ de moitié tous les 70 jours = demi-vie sérologique observée pour les anti-S)...

      40/51
      Mais cette fois, on partira de 15x plus haut !
      Et avec une demi-vie de 70 jours, ça signifie une moyenne de 270 jours supplémentaire de protection qui viennent s’ajouter à la moyenne de 200 jours obtenus avec la 2ème dose...

      41/51
      Ce qui veut dire qu’en moyenne, à l’échelle de la population, sous-réserve qu’on n’ait pas de nouveau variant échappant à l’immunité, on aura une protection moyenne de 15 mois (470j), au lieu de 6 mois (~200j) !!!
      Mais ce n’est pas tout...

      42/51
      Pour finir ce fil, il faut aussi parler de la protection contre la transmission (c’est-à-dire la ↘️ de contagiosité chez les infectés qui sont infectés).
      On sait que pour une même quantité de virus excrétée (charge virale), un vacciné excrète moins de virus INFECTIEUX...

      [.,,]

      44/51
      Le phénomène repose encore sur les anticorps neutralisants !
      Un vacciné infecté, excrète des virions (particules virales) dont les Spike sont partiellement recouvertes de ces anticorps neutralisants qui masquent la « clé » que le virus utilise pour entrer dans nos cellules...

      C’est pour cela également que cette efficacité contre la transmission s’estompe aussi avec le temps (à partir de 2 mois post-D2, et disparaît après 6 mois), car elle suit la ↘️ de notre taux d’anti-Spike...

      46/51
      Si vous avez suivi ce fil, vous devriez avoir donc anticipé la conclusion : avec la 3ème dose, et une ↗️ x15 de la production de ces anti-Spike, on rétablit également une efficacité anti-transmission, à la fois plus forte ET plus durable

      47/51
      « Plus forte » car ayant bcp+ d’anti-S, on masque bien plus de Spike à la surface des virions qu’on excrète (leur infectiosité ↘️↘️↘️).

      « Plus durable » car partant de 15x plus haut, on met bcp plus de temps à repasser sous le seuil d’efficacité/protection.

      […]

    • The Flawed Science of Antibody Testing for SARS-CoV-2 Immunity | Infectious Diseases | JAMA | JAMA Network
      https://seenthis.net/messages/936505

      Concernant l’immunité mémoire, il est affirmé ici qu’elle permet d’éviter les formes graves ;

      Offit explained that reinfection with the virus activates memory B cells to differentiate into antibody-secreting cells. Because this process can take 3 to 5 days, it doesn’t stop SARS-CoV-2 infections from occurring, but it does help tamp down severe COVID-19. And that’s a success story, in his view: “The goal of the vaccine is to protect you against serious illness.”

  • Claude-Alexandre GUSTAVE sur Twitter : « 1/16 La rentrée scolaire arrive avec ses lots d’incertitudes quant à son impact sur la circulation virale. L’Allemagne 🇩🇪 a déjà partiellement repris le chemin de l’école, avec 6 Länder sur 16 qui ont déjà plusieurs semaines de reprise. Quel impact ?... » / Twitter
    https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1431377677387194371

    • Thread by C_A_Gustave on Thread Reader App – Thread Reader App
      https://threadreaderapp.com/thread/1431377677387194371.html

      2/16
      L’Institut Robert Koch (RKI) fournit de nombreux rapports épidémiologiques à propos de la COVID, avec le détail Land par Land.
      Ces données permettent de reconstruire les courbes d’incidence depuis 01/07/2021

      3/16
      Tout d’abord pour les 6 Länder où la rentrée scolaire a déjà eu lieu :
      A] Mecklenburg-Verpomern = 31/07/2021
      B] Schleswig-Holstein = 31/07/2021
      C] Hambourg = 31/07/2021

      (la barre rouge indique la rentrée scolaire)

      4/16
      D] Berlin = 06/08/2021
      E] Brandebourg = 07/08/2021
      F] Nordrhein-Westfalen = 17/08/2021

      5/16
      On remarque une accélération épidémique, très tôt durant le mois d’août, environ 1 semaine après la rentrée scolaire.
      Cependant, on note que la dynamique ↗ semblait amorcée avant ces rentrées (à des taux très bas, mais 🇩🇪 teste bcp moins que nous)

      6/16
      On peut alors comparer avec les 10 Länder où la rentrée scolaire n’a pas encore eu lieu (ou bien uniquement depuis ce 27/08/2021) :
      A] Baden-Württemberg
      B] Bayern
      C] Bremen
      D] Hessen

      (la ligne verte indique l’accélération épidémique)

      7/16
      E] Niedersachsen
      F] Rheinland-Pfalz
      G] Saarland ImageImageImage
      8/16
      H] Sachsen
      I] Sachsen-Anhalt
      J] Thüringen
      K] Total (🇩🇪 16 Länder)

      9/16
      Dans les 10 Länder où la rentrée n’a pas encore eu lieu, on note également une accélération mais elle semble plus tardive, et n’intervient pas avant le 10/08/2021 (hormis en Saarland et Sachsen-Anhalt).
      Phénomène bien visible sur le graph combiné du RKI :

      10/16
      On peut aussi faire cette comparaison via une cartographie des taux d’incidence et de la rentrée scolaire :

      https://video.twimg.com/tweet_video/E91Cd_IWYAULX5E.mp4

      11/16
      On note que l’emballement épidémique a été le plus précoce et intense à l’Ouest (en Nordrhein-Westfalen, limitrophe des Pays-Bas).
      Dernièrement, les Länder du Sud (tjs en vacances estivales) rattrapent « le peloton »
      Pour comparaison 🟠 rentrée faite ; 🟢 vacances

      12/16
      On observe donc un impact limité de la rentrée scolaire allemande, essentiellement associé à une reprise épidémique plus précoce que dans les Länder tjs en vacances, et une reprise la plus forte notamment en Nordrhein-Westfalen (rentrée scolaire faite le 17/08/2021)...

      13/16
      Il ne faut pas oublier que le protocole scolaire allemand 🇩🇪 est très strict :
      Masques obligatoires
      Autotests 3x / semaine en classe dès le CP
      Aération+++ des classes
      15j d’isolement pour toute la classe dès 1 cas
      Covid-19 : En Allemagne, le grand test de la rentrée
      À Berlin, les écoles rouvrent lundi. Angela Merkel reçoit mardi les présidents de région pour discuter de nouvelles mesures.
      https://www.lejdd.fr/International/covid-19-en-allemagne-le-grand-test-de-la-rentree-4061291

      14/16
      L’Allemagne 🇩🇪 a également investi++ dans les détecteurs de CO2 (indicateur indirect de la concentration d’aérosols dans les espaces clos), et purificateurs d’air (pour les espaces clos ne pouvant être aérés).
      Cependant quelques couacs à ce sujet :
      Rentrée des classes. En Allemagne, les purificateurs d’air anti-Covid se font toujours attendre
      Ils étaient la promesse de la rentrée scolaire pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Pourtant, les purificateurs d’air mobiles promis par les autorités fédérales n’ont pas encore trouvé le chemin…
      https://www.courrierinternational.com/article/rentree-des-classes-en-allemagne-les-purificateurs-dair-anti-

      15/16
      On est donc bien loin de la « farce » de protocole sanitaire scolaire français 🇫🇷, qui n’indique même pas les seuils épidémiques motivant le changement de niveau de protocole, sans tests systématiques itératifs, avec pseudo-isolement des seuls non-vaccinés...

      16/16
      Avec une gestion tjs aussi timide de la transmission par aérosols (seulement 3x 10min d’aération par jours 🤷‍♂️🤦‍♂️), et des effets d’annonces sur les détecteurs de CO2/purificateurs à 1 semaine de la rentrée quand le moindre appel d’offre prend >1 mois ! 🤡
      *Hambourg = 04/08/2021

  • Ongoing trial shows Pfizer #Covid-19 vaccine remains highly effective after six months - CNN
    https://www.cnn.com/2021/04/01/health/pfizer-covid-vaccine-efficacy-six-months-bn/index.html

    The findings indicate protection will last even longer than six months, vaccine experts said.

    “The information coming from Pfizer-BioNTech is good news with evidence that those enrolled in the clinical trials last year are still protected. So we know that immunity will not be short-lived,” Dr. Peter Hotez, a vaccine expert and dean of the school of tropical medicine at Baylor College of Medicine, told CNN.

    “Hopefully the protection might last years, but we won’t know until we know.”

    Par ailleurs il est dit qu’en Afrique du Sud le #vaccin est « 100% efficace » mais le nombre de participants, 800, est trop limité pour être aussi affirmatif :

    “In South Africa, where the #B.1.351 lineage is prevalent and 800 participants were enrolled, nine cases of COVID-19 were observed, all in the placebo group, indicating vaccine efficacy of 100%,” the company said.

    #variants