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  • Brétigny-sur-Orge, 9 ans de cache-cache SNCF | via SUD Rail

    https://t.me/solidaires_isere/1297

    💥 9 ans après la catastrophe ferroviaire en gare de BRÉTIGNY dans l’Essonne, qui avait fait 7 morts et plus de 300 blessé-es graves, le procès historique s’est ouvert à Paris cette semaine...

    💢 Les dernières conclusions d’enquête prenaient en compte une longue expertise métallurgique de plus, qui disait une fois encore la même chose : la catastrophe ferroviaire du train express Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge, survenue l’après-midi du 12 juillet 2013, était dûe à l’état de vétusté des voies et de l’aiguillage. C’est d’autant plus important que cette expertise avait été réclamée par la direction SNCF, qui contestait encore une précédente expertise métallurgique.

    Car depuis le début, dès le lendemain de l’accident, de nombreuses voix se sont faites entendre : syndicalistes cheminot-es, associations, usagers... pour mettre en cause l’état du réseau ferré à cet endroit, l’absence ou la faiblesse de la maintenance, voire les nombreuses négligences, toujours niées par la direction SNCF et ses recours trop fréquents à la sous-traitance des travaux et entretien ferroviaire...

    Autant d’éléments qui mettent directement en cause la responsabilité de la SNCF et de Réseau Ferré de France. Une responsabilité que la SNCF veut absolument repousser et qu’elle s’efforce, depuis 9 ans, de démentir.

    💢 Mais la justice a relevé une quarantaine d’anomalies sur l’aiguillage : on comprend bien pourquoi la SNCF et SNCF Réseau (ex-RFF) veulent éviter ce qui serait pour eux le pire des scénarios : ils seraient alors seuls responsables devant les familles de victimes. Ils sont d’ailleurs, en l’état du dossier composé de milliers de pages, mis en examen en tant que personnes morales.

    Si la vétusté et l’absence de maintenance est avérée, les conséquences financières et morales comme l’impact d’image seront extrêmement lourdes. Voilà pourquoi depuis 9 ans, le dossier de la catastrophe de Brétigny semble, aux yeux de l’opinion publique, toujours un peu plus figé dans une bataille d’expertises.

    Le procès tant attendu viens de s’ouvrir, il durera plusieurs semaines...

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    ‼️💥 👉
    https://www.liberation.fr/economie/transports/accident-de-bretigny-sur-orge-les-failles-du-rail-en-proces-20220422_YVQU

  • Le Mali considère désormais la présence des militaires français et européens sur son sol comme illégale
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/05/03/le-mali-considere-la-presence-des-militaires-francais-et-europeens-sur-son-s

    La junte malienne invoque des « atteintes flagrantes à la souveraineté nationale » du pays pour justifier sa dénonciation des accords de défense conclus avec Paris et d’autres partenaires.

    Les maliens aussi cruels et dictatoriaux que les russes.

  • #Fiscalité du #capital sous Macron : des réformes qui creusent les #inégalités – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/fiscalite-du-capital-sous-macron-des-reformes-qui-creusent-les-inegalites
    https://www.liberation.fr/resizer/0BwNp3vNEzUTOs6GLR2KntztFxs=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(3432x3185:3442x3195)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/U37LPBFTLVD4ZMBOVGDYPMAKSM.jpg

    Le résultat était prévisible, il est désormais connu en détail. Ces trois réformes cumulées accroissent les inégalités de niveau de vie. La variation du niveau de vie annuel moyen est de plus de 980 euros pour les 5% les plus aisés, contre 20 euros ou moins en dessous du huitième décile. « Au total, les 10% les plus aisés obtiennent 80% du gain total de niveau de vie », souligne l’Insee. Au total, l’écart entre le niveau de vie moyen des 20% des ménages les plus aisés et celui des 20% les plus pauvres s’est creusé de 1,9 point. En prenant en compte les effets en fonction des revenus du capital, l’Insee décèle des effets très marqués en haut de la distribution : « +2 240 euros sur le niveau de vie annuel moyen des 5% des personnes ayant les revenus du capital les plus élevés. »
    Sur les finances publiques, le coût de ces trois réformes est estimé à 3,36 milliards d’euros – dont une perte de 3,44 milliards pour le remplacement de l’ISF par l’IFI, une autre de 1,76 milliard pour le PFU au titre de l’impôt sur le revenu, et un gain de 1,83 milliard sur la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine. Cependant ces calculs sont faits à comportements inchangés. Or les « dividendes pourraient continuer à augmenter pour rattraper les cinq années, entre 2013 et 2017 de moindre versement », période qui correspond probablement à une mise en réserve « en attendant une fiscalité plus favorable ». Ce qui soulage les finances publiques, mais accroît encore les inégalités.

  • Cabinets de conseil : le beau cadeau des impôts à Capgemini – par Laurent Léger - publié le 1er avril 2022 à 12h39 - Libération
    https://www.liberation.fr/economie/cabinets-de-conseil-le-beau-cadeau-des-impots-a-capgemini-20220401_NJ2CTO

    Au-delà de l’affaire McKinsey, la commission d’enquête sénatoriale sur le recours aux cabinets de conseil a également mis en cause Capgemini, autre groupe friand des appels d’offre gouvernementaux, et qui n’hésite pas à avoir recours à l’optimisation fiscale au Luxembourg. Alors qu’un redressement de 17,3 millions d’euros devait lui être infligé, Capgemini a obtenu une jolie ristourne de 3,9 millions. (...)

  • Ça fait pas envie. « La tête dans le métavers : Arte nous a embarqués pour un concert » https://www.liberation.fr/economie/medias/la-tete-dans-le-metavers-arte-nous-a-embarques-pour-un-concert-20220208_G

    « J’n’ai qu’un cœur pas assez de place », chante-t-il, imperturbable. Devant les lettres néon orange du logo Arte, seul son buste flotte, avec un air de Génie évadé. Et, dans Horizon Worlds, c’est comme ça pour tout le monde. Pas forcément un problème pour les plus de 16 000 membres du groupe Facebook « Horizon Worlds Community ». Ces fidèles du jeu ne s’arrêtent d’ailleurs pas non plus à ses designs cartoonesques, similaires – au choix – à ceux d’un Pixar ou d’un bad trip difficile de rave party. Entre cours virtuels de yoga et rencontres en ligne, ils inondent le réseau de selfies radieux de demi-avatars.

    A défaut de pouvoir sortir son meilleur jeu de jambes, Timothée Joly se rattrape avec des mouvements fluides des bras. Et franchement, on s’amuse. Les lèvres du chanteur suivent plus ou moins bien les paroles, les eye contacts avec le public font « réels ». Si, on n’avait pas conscience que des membres de l’équipe technique nous observent IRL (In Real Life), on se trémousserait bien. Le morceau s’achève sur un dernier couplet à l’écho, lui aussi, particulier : « Le futur c’est pas loin, le futur c’est demain. »

    (…) Aurélie, qui a géré l’installation du son, nous explique. Une pédale disposée aux pieds du chanteur lui permet de choisir le morceau à lancer. Le reste fonctionne en boucle : sa voix n’est pas directement transmise à l’oreille des spectateurs. Elle passe en régie, est remixée en direct et envoyée dans Horizon Worlds avec une meilleure qualité. Pour l’instant, pas d’instruments : « On a voulu garder une installation la plus simple possible pour tester », précise-t-elle. En ajoutant : « C’est expérimental ».

    Expérimental. On l’oublierait presque tant le terme de « métavers » est dans toutes les bouches depuis les annonces de Zuckerberg. Chanel dans la mode, Alpine dans l’automobile, Disney dans le divertissement… Les entreprises ouvrent toutes, les unes après les autres, leurs portefeuilles au projet. Estimé à 30,7 milliards de dollars en 2021, le marché du métavers devrait atteindre 280 milliards de dollars d’ici à 2025, avance même un rapport de Strategy Analytics, entreprise spécialisée en conseil et études de marché. Difficile à anticiper lorsque l’on sait qu’en 2019, encore, une étude du CNC et de l’Ifop soulignait que seuls 7% des foyers français possédaient un casque VR…

  • Une étude de Pôle Emploi dégonfle le mythe des « emplois non pourvus »

    Selon l’établissement public, le phénomène des abandons de recrutement est marginal. Il tient le plus souvent à ce que les employeurs ne sont pas satisfaits des candidatures qu’ils ont reçues, dans des secteurs marqués par des conditions de rémunération, de travail et d’emploi dégradées.

    Certaines légendes ont la vie dure, surtout en période électorale. Comme celle-ci : en France, le chômage est si généreusement indemnisé que les demandeurs d’emploi boudent des centaines de milliers d’offres qui, pourtant, leur tendent les bras quotidiennement. Partant de quoi tous les chiffres, et surtout tous les errements sémantiques, sont permis. C’est par exemple le Premier ministre, Jean Castex, qui se lamente : « 300 000 emplois sont à pourvoir ! » C’est la candidate LR à l’élection présidentielle, Valérie Pécresse, qui renchérit : « Il y a un million d’emplois qui ne sont pas pourvus sur le site de Pôle emploi ! » C’est le président de la République, Emmanuel Macron, qui conclut : « Au moment où 3 millions de nos compatriotes se trouvent encore au chômage, cette situation heurte le bon sens. »

    Ressenti des patrons

    Tous trois seraient avisés de lire l’étude publiée ce jeudi par Pôle Emploi sur les « offres pourvues et les abandons de recrutement ». Il en ressort en effet un enseignement central : parmi toutes les offres d’emploi de plus d’un mois déposées à Pôle Emploi entre juin et septembre 2021, au moment où l’économie française redémarrait vigoureusement, près de neuf sur dix ont abouti à un recrutement. Et, selon une enquête menée auprès de 8 000 entreprises, seuls 6 % des recrutements ont été abandonnés faute d’avoir trouvé un candidat adéquat. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait eu aucun candidat : les trois quarts des employeurs concernés ont expliqué avoir bien reçu des candidatures, mais ils les ont écartées notamment car les candidats manquaient selon eux de motivation (argument avancé par les deux tiers des employeurs), d’expérience (selon 60 % des employeurs) ou de compétences (selon 57 % d’entre eux). D’autres, moins nombreux, ont invoqué un « manque de savoir être » du ou des candidats. Autre donnée intéressante : ce taux de 6 % d’abandon du recrutement faute de candidat adéquat a peu varié depuis la dernière étude de Pôle Emploi sur le sujet, en 2018, puisqu’il était alors de 4,9 %.

    De fait, selon cette étude, les fameuses « difficultés de recrutement » que rencontrent certains secteurs en tension dans le contexte de redémarrage de l’économie sont à relativiser à plusieurs titres. D’abord, « en aucun cas une difficulté de recrutement ne préjuge de l’issue du recrutement », a insisté Stéphane Ducatez, le directeur des études de la performance de Pôle Emploi, lors d’une conférence de presse. Ensuite, rappelle Pôle Emploi, ces « difficultés » sont avant tout un ressenti des patrons, ressenti que peuvent alimenter plusieurs facteurs. Il y a, comme évoqué plus haut, le fait que les candidats qui se présentent ne correspondent pas forcément à leurs désirs. Mais cela peut aussi être lié à la capacité d’une entreprise, surtout une très petite, à gérer un processus d’embauche. De fait, la part des abandons de recrutement s’élève à 7,7 % dans les entreprises comptant de 1 à 9 salariés, mais tombe à 3,6 % dans celles de 10 salariés et plus.

    Contrats précaires

    Enfin, bien plus qu’une supposée fainéantise des demandeurs d’emploi, des facteurs objectifs permettent d’expliquer les tensions de recrutement dont souffrent certains secteurs. Parmi eux, figure notamment l’intensité des embauches, comme le relevait encore la Dares (le service des études du ministère du Travail) en novembre dernierhttps://dares.travail-emploi.gouv.fr/sites/default/files/93501902daa55203fa5bc1656215414c/Dares_Resultats_Tensions%20sur%20le%20marche%20du%20travai En effet, embaucher demande du temps et des ressources, donc plus on embauche, plus il est difficile d’embaucher. Mais il n’y a pas de secret : dans des secteurs comme l’hôtellerie-restauration, les conditions de travail et de rémunération, tout comme le fait que les contrats sont bien souvent précaires, pèsent beaucoup. Une partie des employeurs ayant répondu à l’enquête de Pôle Emploi ont fini par se ranger à cette réalité : pour améliorer leurs chances de recruter, un tiers disent avoir augmenté la rémunération proposée et/ou ont proposé de meilleures conditions de travail. Les deux tiers disent aussi avoir élargi leurs recherches en s’intéressant à d’autres profils de candidats.

    Malgré les limites de l’exercice, surtout dans une année marquée par la crise sanitaire, Pôle Emploi s’est essayé à extrapoler les résultats de son enquête à l’ensemble de 2021. Il en ressort, selon l’établissement public, que sur 2,7 millions d’offres déposées auprès de lui, seules 185 000 auraient donné lieu à un abandon de recrutement faute de candidats adéquats. Et, en élargissant à l’ensemble des 9 millions de recrutements pour des offres de plus d’un mois menés par les entreprises cette année-là (puisque nombre d’entre eux ne passent pas par Pôle Emploi), on dénombrerait 255 000 à 390 000 abandons faute de candidats. Cela représenterait 40 000 abandons de plus qu’en 2018. Autrement dit, ce phénomène, qui était déjà marginal il y a trois ans, le demeure aujourd’hui.

    https://www.liberation.fr/economie/social/une-etude-de-pole-emploi-degonfle-le-mythe-des-emplois-non-pourvus-202202

    les chômeurs ne crachent pas sur un salaire, étonnant.

    #emploi #employeurs #embauche #emploi_précaire #salaire #chômeurs

  • Barnums de tests Covid : le butin de profiteurs de guerre
    https://www.liberation.fr/economie/barnums-de-tests-covid-le-butin-de-profiteurs-de-guerre-20220126_XVSPIMSN
    https://www.liberation.fr/resizer/hIyLwfAv2ebcvR6Vq-ExEE-O1Ro=/1600x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(1005x488:1015x498)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/SUK6NDNQ2VHGNL4N5Y76UPUVAM.jpg

    Si la politique de dépistage massif, jusqu’ici compréhensible, permet aux pharmaciens d’engranger de substantifiques gains, elle fait également le lit de prestataires pas toujours scrupuleux au niveau social et sanitaire.

    L’enfer est pavé de bonnes intentions. Pour sûr, le gouvernement ne voyait pas à mal en choisissant de baser sa stratégie de lutte contre la propagation du Covid-19 sur les tests (PCR, antigéniques ou auto). Bien sûr, pour que le triptyque « tester-alerter-protéger » fonctionne, il fallait que les pharmaciens répondent présents. Encouragés par des incitations financières (25 euros pour chaque test, pour un kit écouvillon et plaquette de réactif acheté entre 2,50 et 3,50 euros) et des conditions simples à remplir pour devenir une officine de test, ils ont effectivement retroussé leurs manches. Et oui, rendre ces tests gratuits pour tous (puis pour les vaccinés uniquement) est une exception en Europe, à la hauteur de ce que l’on est en mesure d’attendre du système de protection sociale français.

    Les bonnes intentions de départ étaient là. Mais logiquement, l’enfer plus très loin. On l’a même vu s’installer en ville, posant ses tentes sur nos trottoirs. Nous les avons accueillies comme une réponse à notre besoin d’être testés rapidement et constamment. Comme une solution au burn-out de certains pharmaciens incapables de suivre la cadence des nouveaux protocoles et variants. Mais ces tentes, si « pratiques », sont aussi le repère de « prestataires de services » alléchés par un marché aussi rentable que faiblement contrôlé. Ces « non-pharmaciens » perçoivent entre 10 et 12 euros sur les 25 remboursés. Ils s’engouffrent dans les failles du système, exploitent des régiments d’étudiants « autoentrepreneurs » qui testent à la chaîne en grelottant, sans se soucier des conditions requises pour que le résultat soit fiable. Libération a enquêté sur ce qui se trame vraiment au bout de l’écouvillon qui triture nos narines : un business du « barnum » hors de contrôle, le butin de profiteurs de guerre dont on ne prend pas encore la mesure mais que nous devrons rembourser un jour ou l’autre.

    Donc : coût à l’achat : entre 2.50€ et 3.50€
    Remboursement sécu : 25€ (pour le geste technique et le remplissage de sidep)
    300000€ par an pour certaines pharmacies !

  • SOUS L’ŒIL DE L’ÉTAT

    Le QR code s’est imposé partout en France. Il l’est depuis longtemps dans les pays asiatiques. Imaginé par l’industrie automobile, il sert aujourd’hui à « contrôler les humains ». Retour sur l’histoire de cette technologie détournée.

    Noir sur fond blanc, le petit pictogramme a une allure anodine. Mais ce hiéroglyphe des temps modernes remodèle peu à peu notre rapport au monde. À la faveur de la pandémie, le QR code s’est imposé à nos vies. Jusqu’à devenir incontournable avec le passe sanitaire. Il régit désormais l’ensemble de nos mouvements et accompagne nos gestes, comme un sésame ou une passerelle entre l’univers numérique et le monde réel.

    On le retrouve partout, dans le train, à l’entrée des bars, aux musées. Son usage s’est généralisé. On le voit sur les panneaux publicitaires, on l’utilise à l’école pour valider des réponses à des questionnaires ou aux abords des parcs naturels surfréquentés. Il remplace également les menus dans les restaurants ou guide nos achats dans les supermarchés. Cet essor, inimaginable il y a quelques années, est loin d’être anecdotique : le QR code incarne « la société du sans contact ». Cette technologie accélère notre dépendance au numérique et nous fait entrer de plain-pied dans l’ère du flash, un monde peuplé de scanners, d’écrans et de code-barres, un monde illisible à l’œil nu où nous déléguons notre regard aux machines.

    « Il n’est pas certain que nous sortions de ce monde une fois la pandémie passée, pense l’historien François Jarrige. Il y a des chances que certaines habitudes restent. Le QR code continuera à coloniser les espaces sociaux. Flasher un QR code est devenu un réflexe pour une majorité de la population. C’est une évidence pratique, physique et corporelle. » Les chiffres en témoignent. Le lecteur de QR code est l’une des applications les plus téléchargées sur smartphone. L’achat de boîtier pour les lire a également explosé depuis l’été dernier avec une augmentation des ventes de 40 à 60 %.

    LE QR CODE SERT À GÉRER ET SURVEILLER LE TROUPEAU HUMAIN

    Les pays occidentaux rattrapent leur retard. Ou, disons plutôt qu’ils copient leurs voisins asiatiques. En Chine, en Corée du Sud, au Japon, le QR code est déjà une institution. Il recouvre les surfaces urbaines comme une seconde peau. C’est un avatar de la smart city qui sert à fluidifier les échanges. On le retrouve dans les taxis, les parcs et même les toilettes. En Chine, près de 940 millions de personnes échangent de l’argent en scannant des QR codes, de manière dématérialisée, via les applications WeChat et Alipay. Des chercheurs parlent d’une « QR code-isation de la société ».
    https://sfsic2020.sciencesconf.org/325620/document

    Cela n’est pas sans conséquence. À l’origine, le QR code a été créé pour accroître l’automatisation dans le milieu industriel et répondre aux besoins du commerce. « En vingt ans, nous sommes passés d’un outil pour intensifier la logistique à un outil pour régir et contrôler les humains dans tous les aspects de leur vie, constate François Jarrige. Le QR code, qui s’appliquait d’abord aux flux de marchandises, sert désormais à gérer et surveiller le troupeau humain. » Une forme de réification est à l’œuvre. Avec ces dispositifs de traçage numérique, on s’occupe des humains comme des choses.

    L’histoire du QR code est éclairante sur ce point. Cette technologie a d’abord prospéré dans les soutes de la société marchande. Elle fut inventée en 1994 par le Japonais Masahiro Hara, un ingénieur de Denso Wave, une filiale de Toyota qui fabriquait des pièces automobiles. Les ingénieurs souhaitaient alors mieux suivre l’itinéraire des pièces détachées à l’intérieur des usines.
    https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/qr-code-la-grande-histoire-du-petit-carre-20211023_VFBRCE4PBVCQBIP36CLMGP

    Le QR code est une sorte de super code-barres. Son nom signifie en anglais « quick response code », « code à réponse rapide ». Il se lit en effet dix fois plus rapidement que le code-barres. Grâce à ses deux dimensions, il peut être lu quel que soit l’angle de lecture. Il contient aussi 200 fois plus de données qu’un code-barres classique. Son usage a permis à Toyota de déployer sa stratégie au tournant des années 2000. La multinationale cherchait un moyen d’identification automatique pour accélérer la cadence. L’idée était de produire à flux tendu — « just in time » — avec une coordination constante entre la tête des firmes et l’ensemble des sous-traitants, des fournisseurs aux revendeurs. Pour améliorer ses marges et son pouvoir, Toyota a créé une obsession de la traçabilité en tout point.

    Cette évolution répondait aussi à un objectif politique. « Les projets d’automatisation de la production avaient pour but essentiel de renforcer le contrôle managérial sur la force de travail bien plus que d’augmenter les profits », analyse le groupe Marcuse dans le livre La liberté dans le coma. Les auteurs estiment que les dispositifs comme le QR code, la puce RFID ou la biométrie ont participé à une vaste « contre-insurrection ». L’informatisation de l’organisation industrielle aurait dépossédé la classe ouvrière de ses savoir-faire, détruit les solidarités dans l’usine et accru la surveillance au profit d’un projet cybernétique où les machines communiquent entre elles et où les hommes deviennent quantité négligeable.
    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/01/TREGUER/61229
    https://reporterre.net/Puces-RFID-aujourd-hui-nos-moutons

    LE CONTRÔLE EST PASSÉ AU STADE TECHNOLOGIQUE

    Ce modèle dystopique triomphe aujourd’hui au sein des entrepôts Amazon, où tout est flashé, scanné et identifié. Même les « scannettes » portatives équipées pour lire les code-barres ont un code-barres. Les travailleurs, eux, sont transformés en automates, leurs gestes et leurs déplacements ne laissent rien au hasard. Ils sont optimisés pour gagner en productivité. Comme le soutient l’écrivain Jasper Bernes, « la révolution logistique n’est rien d’autre que la guerre continuée par d’autres moyens, par les moyens du commerce ».
    https://reporterre.net/Le-reve-d-Amazon-des-robots-pour-se-passer-des-travailleurs
    https://lundi.am/Du-code-barres-au-QR-Code

    Ces logiques issues du monde des entreprises s’étendent maintenant à la vie courante, se glissent dans la sphère intime et privée. « N’en déplaise à une croyance tenace, ces technologies ne sont pas neutres. Elles structurent des formes de pouvoir », rappelle le journaliste Olivier Tesquet. Elles portent en elles le rêve industriel d’identification et de traçage total.
    https://www.telerama.fr/debats-reportages/le-qr-code-on-ne-sen-passe-plus-6962387.php

    L’association la Quadrature du net a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme. Jusqu’à peu, la surveillance avait des limites pratiques, explique-t-elle. Mais avec les nouveaux dispositifs comme le QR code, la surveillance passe « à l’échelle technologique ». Au cours de la dernière décennie, la majorité de la population française (84 % en 2020) s’est équipée en téléphone muni d’un appareil photo et capable de lire des code-barres en 2D comme les QR codes. En parallèle, l’administration s’est largement approprié ces outils et la cryptographie afin de sécuriser les documents qu’elle délivre — avis d’imposition, carte d’identité électronique, etc.
    https://www.laquadrature.net/2021/08/19/passe-sanitaire-quelle-surveillance-redouter

    L’ÉTAT A LES MOYENS MATÉRIELS
    POUR IMPOSER UN CONTRÔLE PERMANENT DES CORPS

    « Si ces évolutions ne sont pas particulièrement impressionnantes en elles-mêmes, leur concomitance rend aujourd’hui possible des choses impensables il y a encore quelques années, souligne Bastien Le Querrec, de la Quadrature du net. Elle permet notamment de confier à des dizaines de milliers de personnes non formées et non payées par l’État (mais simplement munies d’un smartphone) la mission de contrôler l’ensemble de la population à l’entrée d’innombrables lieux publics. Et ce, à un coût extrêmement faible pour l’État, puisque l’essentiel de l’infrastructure (les téléphones) a déjà été financé de manière privée. Soudainement, l’État a les moyens matériels pour réguler l’espace public dans des proportions presque totales et imposer un contrôle permanent des corps. »

    LE MONDE NOUS EST PEU À PEU CONFISQUÉ

    Avant même le Covid-19, certains régimes autoritaires comme la Chine n’ont pas hésité à utiliser massivement le QR code. En 2017, l’ONG Human Rights Watch dénonçait déjà son usage pour réprimer la minorité musulmane ouïghoure. Dans le Xinjiang, les autorités et la police imposent en effet son installation sur les portes des maisons pour contrôler le déplacement de ses habitants et le passage de leurs invités. Elles font aussi graver des QR codes sur la lame du moindre couteau acheté en quincaillerie. Ces dispositifs forment une immense toile d’araignée digitale. « Les QR codes sont l’un des éléments du répertoire d’outils numériques de surveillance dont la Chine est devenue un laboratoire », explique François Jarrige. Le mouvement s’est accéléré avec la pandémie. En Chine, le QR code est désormais exigé à l’entrée des immeubles, avant même d’entrer chez soi ou au travail. Un code couleur atteste de la bonne santé de la personne ou de sa maladie.
    https://reporterre.net/Le-totalitarisme-numerique-de-la-Chine-menace-toute-la-planete
    https://www.france24.com/fr/20190218-chine-ouighour-surveillance-xinjiang-reconnaissance-faciale-qr-co
    https://www.independent.co.uk/news/world/asia/china-uyghur-muslims-xinjiang-province-qr-codes-security-crackdown-hr

    En France, le grand chantier de l’identité numérique est lui aussi engagé. La nouvelle carte nationale d’identité électronique (CNIE), délivrée dans tout le pays depuis le 2 août, compte notamment des données biométriques intégrées dans une puce et une signature électronique dans un QR code. Les autorités rêvent d’une « identité totalement numérique » portée par un « État plateforme ». Dans un rapport publié en juin dernier, des sénateurs y voyaient un outil indispensable pour pallier les futures crises. « Au lieu de repérer une fraction dérisoire des infractions mais de les sanctionner très sévèrement, il serait théoriquement possible d’atteindre un taux de contrôle de 100 % », écrivaient-ils.
    https://www.senat.fr/rap/r20-673/r20-67312.html
    https://www.senat.fr/rap/r20-673/r20-673.html

    Avec les QR codes, la numérisation intégrale de la société est en marche. Les conséquences en sont multiples, profondes, mais rarement étudiées. Pour l’éditeur Matthieu Amiech, « cette situation renforce l’identification des individus à la mégamachine et l’évidence du numérique comme nécessité pour exister ». Notre écran devient un outil de médiation pour se rapporter au monde et entrer en contact avec la réalité. « Le monde nous est peu à peu confisqué », poursuit-il.
    https://reporterre.net/Sous-le-masque-du-Covid-la-numerisation-integrale-de-la-societe

    Selon ce chercheur, nous vivons un nouveau stade du capitalisme. Après avoir privé les populations de leur terre et de leur moyen autonome de subsistance, au XIXe siècle, le capitalisme cherche aujourd’hui à accroître sa domination politique et économique « en rendant les personnes dépendantes d’un appareillage sur lequel ils n’ont pas de prise », estime-t-il. « Nous subissons des enclosures existentielles. Pour avoir accès au monde et participer à la vie sociale, nous devons désormais passer par ces outils. Nous en sommes complètement prisonniers. »

    https://reporterre.net/QR-code-toujours-sous-l-oeil-de-l-Etat
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  • Au Conseil d’État, les critiques de la réforme de l’assurance chômage balayées- Rapports de Force
    https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/au-conseil-detat-les-critiques-de-la-reforme-de-lassurance-chomage-b

    Dernier round pour la réforme de l’assurance-chômage. Le décret était examiné sur le fond par le Conseil d’État, ce lundi 15 novembre. Mais l’argumentaire déployé par la rapporteure publique laisse peu d’espoir aux organisations syndicales. Dans trois semaines environ, […] L’article Au Conseil d’État, les (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Près de #Rennes, des #scouts au secours de migrants : « On a répondu à une #urgence_humanitaire »

    Avec la fin de la #trêve_hivernale et de l’#état_d’urgence_sanitaire, 67 exilés se sont retrouvés à la rue et les #Eclaireurs, mouvement laïc, ont accepté de leur ouvrir les portes de leur centre de #Thorigné-Fouillard depuis début octobre. Mais tous craignent une expulsion imminente.

    Les dortoirs pour enfants sont désormais occupés par des familles. Dans le réfectoire, des gamins s’amusent, des ados pianotent dans leur coin téléphone en main, et quelques adultes boivent le café près de la cheminée. Dans la cuisine, le déjeuner se prépare. Au menu : vermicelles, aubergines ou encore mchadi, sorte de galettes de polenta, un plat populaire de Géorgie.

    A la lisière de la forêt de Thorigné-Fouillard, près de Rennes, le #centre_du_Bec-Rond, propriété des Eclaireuses et Eclaireurs de France, héberge ces temps-ci d’inhabituels pensionnaires : depuis le 2 octobre, le mouvement scout laïc accueille dans ses locaux 67 migrants, dont 24 enfants.

    Albanais, Kosovars, Géorgiens… La plupart viennent des marges orientales de l’Union européenne. Déboutés de l’asile ou toujours en quête, ils sont à la rue depuis l’été et ont trouvé là un répit. En sursis : « On ne sait pas si on peut rester ici ou pas. On a peur de devoir retourner dehors. C’est fatigant, physiquement et mentalement, de toujours changer d’endroit », dit Tamar, lycéenne de 19 ans, arrivée de Géorgie il y a trois ans.

    « Faire vivre nos valeurs de fraternité »

    C’est l’une des manifestations de la crise qui couve depuis des mois, dans la région de Rennes, autour de l’#accueil des migrants. Si, depuis le début de la pandémie, la préfecture d’#Ille-et-Vilaine a pris tout le monde en charge, beaucoup se retrouvent maintenant dehors. « Avec la fin de l’état d’urgence sanitaire et de la trêve hivernale, le 1er juin, il y a des sorties massives des dispositifs de mise à l’abri », explique Sami Flodrops, coordinateur d’Utopia 56 Rennes.

    Un #campement s’est formé pendant l’été dans le #parc_des_Gayeulles, rassemblant une centaine de personnes, dont près d’une moitié d’enfants. Mais le 2 octobre, une violente tempête a malmené les fragiles toiles de tente. Face aux refus de l’Etat et de la mairie d’intervenir, les Eclaireurs, sollicités par le collectif local de soutien aux personnes exilées, ont accepté d’ouvrir temporairement les portes du #Bec-Rond. « On a répondu à une urgence humanitaire de mise à l’abri. Notre objectif, c’est de faire vivre nos valeurs de fraternité et de solidarité », dit Stéphane Lamare, le responsable régional, foulard scout vert et blanc autour du cou.

    Mais tous craignent maintenant une expulsion imminente : le centre est sous le coup d’une #fermeture_administrative, décidée le 22 octobre par le maire de #Thorigné. L’édile, appuyé par la préfecture, a diligenté une #commission_de_sécurité inopinée, qui a relevé plusieurs anomalies : une prise électrique hors de son socle, des modes d’emploi absents près des extincteurs… Et surtout une capacité d’accueil dépassée, la structure étant taillée pour 35 personnes.

    Les hôtes ont essayé de se conformer aux exigences : des tentes ont été plantées dans la clairière voisine pour désemplir les locaux et tenir la jauge, des écriteaux ont été posés près des extincteurs, des bénévoles et des migrants ont été formés à la sécurité incendie… Malgré cela, « la fermeture administrative reste d’actualité. On a fait œuvre de #solidarité et voilà ce qu’on récolte. C’est une décision qu’on ne comprend pas, on le prend un peu comme une punition », regrette Stéphane Lamare, qui craint aussi que la fermeture ne perdure et ne pénalise dans la durée les activités scoutes. Paradoxe : le centre du Bec-Rond a déjà hébergé des exilés l’an passé, à la demande de la préfecture. Cet été encore, les autorités ont sondé les Eclaireurs sur la possibilité de loger des familles afghanes, en cas de besoin.

    Tribune de 33 maires

    Sur la prise en charge des migrants, les pouvoirs publics se renvoient la balle : la municipalité rennaise de gauche, qui s’était engagée à ne laisser aucun enfant à la rue, met en avant l’ambitieuse politique d’hébergement des migrants développée ces dernières années et refuse d’en faire davantage sur une compétence qui relève de l’Etat.

    Dans une tribune publiée le 26 octobre, 33 maires de la métropole appellent aussi l’Etat à « assumer ses responsabilités », à « traiter les demandes de régularisation » et à « prendre en charge l’hébergement d’urgence des personnes exilées ». « Nous ne pouvons que constater une situation intolérable, en même temps que les limites de notre capacité à agir en tant qu’élus locaux », écrivent les édiles.

    « L’Etat assume toutes ses responsabilités dans le respect du droit », a rétorqué le lendemain le préfet d’Ille-et-Vilaine, #Emmanuel_Berthier, via un communiqué. Il dit avoir pris en charge les demandeurs d’asile identifiés sur le campement, proposé une aide au retour aux déboutés et mis 37 personnes à l’abri via le 115. « Il y a eu des prises en charge, mais c’est sporadique et temporaire : les gens restent au chaud deux semaines puis ressortent », relève Sami Flodrops.

    A Thorigné, les Eclaireurs espèrent renouer le dialogue pour « sortir par le haut » et pressent les pouvoirs publics d’agir pour assurer « le droit inaliénable à l’hébergement », défend Stéphane Lamare. Qui rappelle ce principe clair, côté scouts : « On ne fermera pas s’il n’y a pas de solution, on ne mettra personne à la rue. »

    https://www.liberation.fr/economie/social/pres-de-rennes-des-scouts-au-secours-de-migrants-on-a-repondu-a-une-urgence-humanitaire-20211030_KQL5EKVSHJEWNMXJZ72UBLWZQQ/?redirected=1

    #solidarité

    ping @isskein @karine4

    • Interdiction de la pratique du scoutisme pour cause humanitaire – Situation au Bec Rond

      Après avoir accepté l’#hébergement et la #mise_à_l’abri d’urgence dans son #Centre_Forestier_du_Bec-Rond à Thorigné-Fouillard, de 99 personnes exilé·e·s résidant initialement sur le campement des #Gayeulles à Rennes, l’association des Éclaireuses Éclaireurs de France s’est vue imposer la fermeture administrative de son site ET DONC L’INTERDICTION DE SES ACTIVITÉS DE SCOUTISME.

      Le 02 octobre dernier, l’association des Éclaireuses et Éclaireurs de France (#EEDF) acceptait l’hébergement et la mise à l’abri d’urgence dans son Centre Forestier du Bec-Rond à Thorigné-Fouillard, de 99 personnes exilé·e·s (dont 43 enfants) résidant initialement sur le campement des Gayeulles à Rennes, du fait de conditions météorologiques extrêmement dégradées et sur sollicitation des collectifs et associations de l’inter-organisation de soutien aux personnes exilées et d’Utopia56. L’association a pris cette responsabilité, qui incombe normalement aux pouvoirs publics et plus particulièrement aux services de la préfecture, par devoir d’humanisme, devant une situation de pluies diluviennes et de vents importants, pour des familles dont les tentes venaient d’être détruites ou complétement détrempées. Cette décision a provoqué la réaction immédiate des pouvoirs publics avec l’intervention de la Commission de Sécurité le 15 octobre, demandée par le Maire de Thorigné-Fouillard.

      Depuis le vendredi 22 octobre 2021, le Centre Forestier des Éclaireuses et Éclaireurs de France du Bec Rond situé sur la commune de Thorigné-Fouillard est administrativement fermé jusqu’à la levée des non-conformités et des prescriptions décelées par la Commission de Sécurité. Ces non-conformités et ces prescriptions, telles qu’exprimées à la fois dans la notification de l’avis défavorable de la Commission de sécurité et dans l’arrêté municipal de fermeture administrative du centre, ont pu toutes être levées sans exception grâce au travail et à l’engagement sans faille des bénévoles et salariés EEDF ainsi que des autres associations de l’inter-organisation de Rennes et Utopia56. L’association les remercie toutes et tous pour leur engagement sincère, leur efficacité et réactivité à protéger et accompagner les populations les plus fragiles.

      Par cet arrêté municipal, la Mairie de Thorigné-Fouillard contrevient à la Liberté d’un acteur associatif d’exercer son droit le plus simple et le plus fondamental de répondre à une urgence humaine. L’arrêté semble disproportionné au regard non seulement de la réactivité des membres associatifs à lever les non-conformités et prescriptions mais aussi et surtout vis-à-vis de sa conséquence : faire expulser et remettre à la rue les personnes actuellement hébergées, en proie à une grande vulnérabilité. Par cet arrêté municipal, la Mairie de Thorigné-Fouillard contrevient à l’affirmation du principe d’Égalité entre les personnes morales et physiques. Morales car il convient d’interroger sur l’équité de traitement que l’association a subi avec cette demande de « visite inopinée » de la commission de sécurité. Physiques car les personnes hébergées voient foulé aux pieds l’égalité de traitement et l’application des droits les plus fondamentaux à leur égard : droit inaliénable et inconditionnel à l’hébergement qui leur est refusé, droit fondamental à la scolarisation de leurs enfants qui n’est plus considéré dans le cadre d’une telle décision de fermeture administrative, … Par cet arrêté municipal, la Mairie de Thorigné-Fouillard contrevient et conteste même l’application du principe de Fraternité, celui-là même qui le 2 octobre dernier a permis aux collectifs et associations qui accompagnent les personnes à la rue et exilées de répondre présents face à la situation en cours au campement de Gayeulle.

      L’association des EEDF demande à la municipalité de Thorigné-Fouillard de reconsidérer les interlocuteurs, les personnes hébergées sur le Centre du Bec-Rond, les actrices et acteurs du scoutisme, les associations de l’éducation populaire, les associations de défenses des droits, leur travail, leur démarche, et d’entrer dans un dialogue sincère et constructif. L’association demande à la municipalité de soutenir ses démarches et de l’accompagner auprès des pouvoirs publics pour trouver des solutions d’accueil pérennes pour ces personnes par devoir d’humanité plutôt que de réprimer les associations qui œuvrent pour un monde plus juste et fraternel.

      https://www.eedf.fr/actualites-adherents/interdiction-de-la-pratique-du-scoutisme-pour-cause-humanitaire-situation-au-be

    • Les éclaireuses laïques sont interdites de scoutisme car elles ont hébergé des migrantes tandis que les curés violent les gosses par paquets de 330.000 mais jamais, oh grand jamais, la république laïque empêcherait les parents catholiques de confié leurs fils à des violeurs multirécidivistes.

  • Social. Le chômage diminue, les postes non pourvus augmentent
    https://www.dna.fr/social/2021/10/28/le-chomage-diminue-les-postes-non-pourvus-augmentent

    #paywall

    Au troisième trimestre, la France compte moins de chômeurs qu’avant la crise sanitaire, ce qui confirme l’embellie économique. Mais malgré un effectif de plus de 5,5 millions de demandeurs d’emploi toutes catégories confondues, les chefs d’entreprise peinent de plus en plus à embaucher.

    C’est officiel : le nombre de demandeurs d’emploi a retrouvé son niveau d’avant crise, voire un tout petit peu moins. Les statistiques de la Dares (ministère du Travail) faisaient, mercredi, état de 5 200 personnes de moins, inscrites sur les listes de Pôle emploi, par rapport à la même période (troisième trimestre) en 2019. Une statistique encourageante et… paradoxale car elle cohabite avec des pénuries de main-d’œuvre dans beaucoup de secteurs.
    Une baisse historique

    Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucun contrat (catégorie A) est de 3 307 400, en France, au troisième trimestre 2021. Une baisse de 5,8 % par rapport aux trois mois précédents et de 10% sur un an. Soit 203 100 personnes en moins inscrites à...

    • Le nombre de demandeurs d’emplois sans activité repasse sous son niveau d’avant crise
      https://www.liberation.fr/economie/social/le-nombre-de-demandeurs-demplois-sans-activite-repasse-en-dessous-de-son-

      Selon les chiffres de la Dares pour le troisième trimestre, le nombre de chômeurs de catégorie A a baissé de près de 10 % sur un an. Mais la reprise économique ne profite pas à tous les demandeurs d’emploi, notamment pour ceux ayant une activité réduite.

      Le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A repasse tout juste en dessous de son niveau d’avant crise, avec 5 000 demandeurs d’emploi en moins par rapport au quatrième trimestre 2019.

      On a en mémoire une publicité, diffusée à l’aube de ce siècle, dans laquelle Zizou lançait, l’air un peu gêné mais satisfait : « Eh oui, c’est la reprise… » Eh bien oui, visiblement, c’est la reprise. Selon les dernières données de la Dares (la direction des études du ministère du Travail) et de Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité (la catégorie A) inscrits à Pôle emploi a encore reculé au troisième trimestre de cette année, pour atteindre 3,54 millions de personnes en France (hors Mayotte). La baisse est de 5,5% sur un trimestre et frôle les 10% (-9,7%) sur un an.

      Surtout, le nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A repasse tout juste en dessous de son niveau d’avant crise, avec 5 000 demandeurs d’emploi en moins par rapport au quatrième trimestre 2019. Ces données en confirment d’autres : la semaine dernière, l’Urssaf annonçait une nette progression (+11,4 %) du nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) au troisième trimestre. Quant à l’Unédic, l’organisme paritaire qui gère l’assurance chômage, elle anticipe la création de près de 500 000 emplois fin 2021, « un rebond exceptionnel ».

      Tableau nuancé

      Peut-on dire pour autant que la crise de Covid-19, qui avait vu le chômage exploser au printemps 2020, est effacée ? Le tableau est plus nuancé que cela. L’ensemble des inscrits dans les trois catégories A, B et C, ces dernières incluant les demandeurs d’emploi ayant une activité réduite, demeure en effet supérieur à son niveau d’avant crise, avec 124 000 personnes de plus. Le nombre total d’inscrits à Pôle emploi aussi : ils étaient 6,67 millions fin septembre, contre 6,43 millions à la fin de l’année 2019. Soit 240 000 de plus.

      Surtout, si la catégorie A tend à focaliser l’attention politique et fournira au gouvernement une belle occasion de claironner son succès avec un taux chômage redescendu à 7,6%, à son plus bas niveau depuis 2008, elle n’est pas le seul indicateur sur lequel s’attarder. Dans les catégories B et C, qui regroupent les demandeurs d’emploi ayant une activité réduite – autrement dit, bien souvent, des travailleurs précaires –, la situation est différente : au cours du troisième trimestre, en France métropolitaine, le nombre de personnes exerçant une activité réduite « courte » (la catégorie B) a stagné (-0,1%) par rapport au trimestre précédent. Quant au nombre de personnes en activité réduite « longue » (la catégorie C), il a augmenté de 6,5%.

      Contrats précaires, formation et radiations

      Bref, si l’emploi reprend, il n’est pas forcément de qualité, ni durable. Selon les dernières données de l’Urssaf, les contrats de moins d’un mois représentent presque deux tiers de l’ensemble des déclarations d’embauche du troisième trimestre. Il est bon de l’avoir en tête quand on sait que nombre des travailleurs concernés par ces types de contrats vont se retrouver en première ligne face au nouveau mode de calcul des allocations-chômage, entré en vigueur au début du mois.

      Encore moins connue que les autres, la catégorie D mérite également le détour. Il s’agit de la catégorie des inscrits à Pôle emploi non tenus de chercher un emploi car ils sont, pour la plupart, en formation. Or, en France métropolitaine, le nombre d’inscrits dans cette catégorie a augmenté de 13,8% durant le troisième trimestre et de plus de 25% sur un an. Alors qu’on dénombrait 295 000 personnes en catégorie D au quatrième trimestre 2019, juste avant la crise sanitaire, elles sont aujourd’hui 412 000, soit 117 000 personnes de plus en près de deux ans. Du jamais vu en un quart de siècle.

      La CGT n’a pas manqué de relever cette progression en écrivant dans un communiqué publié ce mercredi que « comme avant chaque échéance électorale, le gouvernement envoie massivement les chômeurs en formation, sans pour autant leur garantir un emploi en sortie de stage ». Le syndicat pointe un autre angle mort des statistiques : les #radiations de chômeurs qui ne se seraient pas actualisés ou qui n’auraient pas, aux yeux de Pôle emploi, satisfait à leur obligation de chercher un emploi. Leur nombre est effectivement inconnu.

      Policemploi tente de me caser en IAE (insertion par l’activité économique)
      https://travail-emploi.gouv.fr/emploi-et-insertion/insertion-activite-economique

      c’est à dire de me faire courir après des heures au SMIC horaire pour des associations d’insertion de l’intérim d’insertion, avec menace implicite de squizzer mon alloc

      #chômeurs #chômage #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #formation (électorale) #droitauchômage

    • Enfin un tri qui marche, celui des chômeurs
      Alain Guédé « Le Canard enchaîné » 27/10/2021

      […] Un agent du service public raconte : « Un chômeur qui bénéficie de cinq jours pour une formation de cariste est désormais considéré comme ne cherchant plus un emploi durant ce stage minuscule. Et après sa formation, il est ensuite réinscrit, mais en "B", car il n’a pas retravaillé 151,7 heures. » Et d’ajouter : « Il y a gros à parier que le milliard et demi d’euros promis par la ministre Elisabeth Borne en faveur de la formation professionnelle se traduira par un allégement massif du fichier des demandeurs d’emploi. » [...]

  • Des pénuries en pleine croissance – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/des-penuries-en-pleine-croissance-20211019_AWF7DPUUVZFIHIZNLKURS3BUS4
    https://www.liberation.fr/resizer/D-IP-QBU-LUOMo5TSvtGLJYzZoM=/1200x630/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/H62MJH7UZVHN3GK7NZAXUMRC6Q.jpg

    Mais la filière s’inquiète aussi de la hausse du coût du transport maritime, qui « fragilise l’ensemble de la profession » et réduit les marges, selon la Fédération française du jouet et de la puériculture (FJP), citée par l’AFP. La FJP et la Fédération des distributeurs se sont jointes à l’appel de Michel-Edouard Leclerc pour demander une mission parlementaire d’information sur le fret maritime. Car cette grande congestion risque de durer. Elle va peser sur la dynamique de croissance « dans les mois et les années qui viennent », prévient Bruno Le Maire. De quoi pousser les entreprises à interroger leur modèle d’approvisionnement et leur dépendance à l’égard de fournisseurs et de produits fabriqués toujours plus loin. Le ministre de l’Economie a déjà un début de solution. « [Elle] tient en un seul mot : l’indépendance. » Le chemin reste encore long.

  • Procès en appel d’élus CGT Monoprix : « Nous passons au tribunal comme des criminels » – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/social/proces-en-appel-delus-cgt-monoprix-fait-tout-pour-nous-faire-taire-202109

    Après un jugement en appel victorieux il y a quelques mois dans une première affaire, des salariés de l’enseigne passaient jeudi pour une autre action. Avec en filigrane la question des limites ou non du droit de manifester au sein de son entreprise.

    C’est la rentrée aussi pour les « samedis de la révolte » devant les Monoprix de Paris. Après une pause de quelques semaines en août, les élus CGT ont tracté de nouveau ce samedi matin devant les magasins de Denfert-Rochereau et de Soldat Laboureur (XIVe arrondissement). Avec, outre les revendications sur les conditions salariales, un mot d’ordre persistant : « Où sont passées les caissières et caissiers dans les Monoprix ? »

    Ces actions récurrentes, qui durent depuis plus d’un an, ont fini par agacer sérieusement la direction de Monoprix. A tel point qu’une banale action devant le magasin de Convention un matin de septembre 2020 a eu pour conséquence de les voir être assignés en justice par la direction. Libération racontait alors les raisons de cette mobilisation. Et si les conditions de travail en étaient le principal carburant, la proratisation de la prime Covid en fonction du temps de présence en était l’étincelle. « Beaucoup de nous prennent des bus de nuit, sont des travailleurs très précaires. Cette prime était une motivation », dénonce Alain Tsamas, animateur du collectif CGT.

    Se faufiler dans les rayons

    Contactée vendredi par Libération, la direction de Monoprix n’a pas été en mesure de nous donner dans les délais de publication des réponses sur le nombre de salariés travaillant actuellement au sein de son entreprise ni sur ses effectifs avant la crise Covid. Sur la question de la prime cette même direction expliquait à notre journal en novembre avoir décidé cette proratisation « par souci d’égalité et d’équité » afin de « valoriser financièrement les salariés qui ont travaillé pendant toute la durée du premier confinement ». Le collectif de salariés assure toujours de son côté que seuls 25 % des employés concernés ont reçu la somme maximale de 1 000 euros. En décembre la justice a donné raison à Monoprix. Mais la cour d’appel de Paris a infirmé ce jugement en mai et condamné l’enseigne à verser 150 euros à chacun des salariés ayant fait appel. Une première victoire pour les élus CGT, que Monoprix veut faire casser par la Cour de cassation.

    Ce jeudi, c’était le temps d’un deuxième combat judiciaire. En cas de victoire il permettrait aux militants et travailleurs de Monoprix – et au-delà – de se mobiliser avec fracas y compris à l’intérieur des magasins. Lors d’une autre action dans le XVIIe arrondissement de Paris, à La Fourche à l’automne 2020 le collectif de salarié avait en effet décidé de changer de méthode. Finies les annonces sur les réseaux sociaux qui permettent aux directeurs de magasin d’anticiper leur venue, ils se faufilent ce jour-là dans les rayons puis, une fois à l’intérieur ils sortent les chasubles rouges, le mégaphone et déclament leurs revendications entre le rayon pâtes et les tapenades chicos.

    La direction décide une nouvelle fois d’attaquer les élus responsables en justice. Et l’emporte de nouveau en première instance. Sur la place du Châtelet jeudi matin, à quelques encablures de la flambant neuve Samaritaine, les personnes incriminées sont là, drapeaux au vent en attente du jugement en appel de l’affaire la Fourche. Derrière eux, les beffrois de Notre-Dame-de-Paris et le Palais de justice. Quelques cheminots sont venus en renfort, un élu SUD PTT des Hauts-de-Seine, des gars de TUI France, une délégation des femmes de chambre victorieuses de l’Ibis Batignolles. Les interventions se succèdent. Tour à tour sont évoquées au micro les actions en justice, les conditions de travail dans l’enseigne, les salaires trop faibles, le refus du pass sanitaire. La convergence des luttes est dans toutes les bouches, notamment dans celles des militants du NPA et des élus La France insoumise présents, comme la députée Danièle Obono et la conseillère régionale d’Ile-de-France Julie Garnier.

    Un élu CGT raconte, lui, cette salariée qui travaille dans un magasin du nord de Paris et habite en Essonne. Cet été elle a quitté son travail à 21h30 et n’a pu rentrer qu’à minuit chez elle à cause des travaux sur sa ligne de RER, avant de retourner travailler… dès l’aube. « Ils nous disent qu’il n’y a pas suffisamment d’argent pour augmenter les salaires ou payer l’intégralité de notre titre transport mais ils font de la pub partout dans le métro ou dans les rues de Paris, assène Alain Tsamas. Aucun d’entre nous ne peut habiter à côté de son magasin, où les prix des loyers sont trop élevés. » « Ce qu’on touche, ce n’est pas un salaire mais c’est une misère. Et pendant ce temps-là, les patrons se remplissent les fouilles », explique au micro Salimata Happart, élue CGT qui travaille au magasin de Vaugirard. Qui ajoute : « Tous les jours, on se bat pour ça et Monoprix fait tout pour nous faire taire. Donc au lieu d’être avec nos enfants le jour de leur rentrée scolaire, nous passons au tribunal comme des criminels. » « Vous êtes la preuve vivante que même s’ils nous tapent dessus, même s’ils nous assignent en justice, on tient bon, enchaîne Rachel Keke, de l’Ibis Batignolles. Ce n’est pas parce que nous sommes des Noirs et que nous faisons ce genre de boulot qu’il faut nous écraser. »

    Deux heures après le début du rassemblement, les « criminels » quittent le raout et se dirigent vers le Palais de justice. Les mines sont concentrées dans les longs couloirs du tribunal. La magistrate en charge de cette affaire demande d’emblée si l’affaire est identique à la précédente. Façon de sous-entendre qu’il se devrait être possible de ne pas perdre trop de temps ce jeudi après-midi en s’inspirant de la décision rendue au printemps. Les avocats de Monoprix comme ceux des élus s’accordent pour dire que c’est bien différent, car cette fois il y a eu intrusion dans un magasin.

    Mais là où les deux camps achoppent c’est sûr la question du mode d’action. Y a-t-il eu des abus de la part des élus incriminés, entravant la liberté de circuler des clients, leur envie d’acheter ? « Monoprix s’est toujours engagé à maintenir un dialogue social constructif et permanent avec l’ensemble des organisations syndicales, nous dit par mail l’enseigne. Nous avons toujours œuvré afin que le droit de chacun à exprimer ses revendications et à manifester soit parfaitement respecté. Toutefois, suite à des débordements, contraires à la liberté de commerce, constatés lors du rassemblement qui s’est tenu au magasin de La Fourche début octobre, nous avons décidé d’assigner un certain nombre de personnes. » Le représentant de l’enseigne a versé au dossier des photos diffusées par les cégétistes censées le démontrer. « A quel moment ces photographies laissent-elles apparaître l’existence de violences, d’atteintes à la liberté du travail, d’atteinte à la liberté de circulation ou d’atteinte à la liberté de commerce ? plaide lors du jugement l’avocat des élus. A aucun moment, et la difficulté c’est que ce sont les seuls éléments qui sont produits au débat. »

    « Des salariés peuvent-ils manifester au sein de leur entreprise ? »

    Les échanges entre les deux avocats sur la gêne possible, sur ce qui entrave ou non la liberté de commerce sont concrets et intéressants. Avec in fine cette question posée par le représentant des salariés incriminés, essentielle pour eux comme pour les travailleurs en lutte de toutes sortes : « Des salariés peuvent-ils manifester au sein de leur entreprise ? » Le verdict sera rendu fin octobre.

    Peu après, dans la cour du palais de justice, on aurait pu imaginer les esprits des prévenus se relâcher, soulagés que s’achève cette nouvelle étape judiciaire. Mais au pied de la Sainte Chapelle, devant un balai de touristes et de robes noires, la lutte continue. Des caissières nous racontent leur quotidien avec les clients qui s’énervent de ne pas trouver certains produits en rayon la faute, assurent-elles, à un manque de bras en magasinage. Tous parlent déjà, aussi, de l’action de ce samedi devant un magasin du XIVe arrondissement. Avec un jugement favorable en appel, ils pourront peut-être de nouveau circuler à travers les rayons afin de sensibiliser collègues et clients.

    #commerce #luttes_collectives #syndicalisme

  • « Ce qui m’inquiète, c’est que le metaverse soit préempté par des entreprises » – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/ce-qui-minquiete-cest-que-le-metaverse-soit-preempte-par-des-entreprises-

    Actuellement, on a deux scénarios qui dominent. Le premier, c’est celui de l’effondrement technologique. Le second, c’est celui où l’individu, contraint de rester chez lui, devra pousser encore plus loin son utilisation des technologies.

    Bon c’est un article sur le second scénario. Du coup je vous propose un second lien vers le premier scénario :

    Amazon.fr - L’ Effondrement du Systeme Technologique : Unabomber l’Œuvre Complete - Kaczynski, Theodore - Livres
    https://www.amazon.fr/Leffondrement-syst%C3%A8me-technologique-Theodore-Kaczynski/dp/2888921235

    Theodore John Kaczynski, alias Unabomber, est le prisonnier le plus célèbre des États-Unis. Pour faire publier son manifeste, La société industrielle et son avenir, il n’hésita pas à commettre des attentats meurtriers. Emprisonné à vie, Kaczynski a poursuivi son travail intellectuel au travers d’essais ainsi que d’une abondante correspondance. Il s’attache dans ses écrits à saper les fondements d’une société suicidaire, qu’il juge incapable de se réformer. Seule la révolution, soutient-il, pourra mettre fin à notre course à l’abîme programmée. Derrière des actions extrêmes et condamnables, Kaczynski affiche une pensée rationnelle et une érudition impressionnante. Il se réfère à des classiques de la critique de la modernité tels que George Orwell, Ivan Illich ou Jacques Ellul. Si sa pensée inspire des groupes anarchistes ou des mouvements altermondialistes radicaux, elle constitue aussi une mise en garde précoce contre la dérive consumériste industrielle. Ses vues sur le « progrès », jadis si marginales qu’il dut les imposer à l’explosif, font aujourd’hui presque partie de l’" écologiquement correct ". Ce livre rassemble ses principaux essais, la plupart inédits, un entretien très personnel ainsi que ses lettres les plus importantes. Il ne s’agit pas d’un programme terroriste mais d’un ouvrage qui touche à l’anthropologie, à la philosophie et à la sociologie. Sa lecture est indispensable à quiconque réfléchit sur l’évolution des sociétés humaines et aux enjeux du développement technologique.

  • Chèques fruits et légumes : « Il ne faut pas que l’alimentation saine soit réservée à une certaine population » – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/social/cheques-fruits-et-legumes-il-ne-faut-pas-que-lalimentation-saine-soit-res

    Une association de défense des consommateurs propose d’instaurer des chèques fruits et légumes pour aider les familles modestes à s’alimenter plus sainement.

    Nous sommes en guerre disait l’autre, donc probablement en 2022 après les élections vous aurez vos tickets de rationnement d’ustensiles de cuisine pour faire cuire des patates pour toute votre famille.

    • Cette association attend l’aval de la FNSEA.

      L’association doit encore établir plusieurs paramètres pour proposer une mesure concrète, ainsi le montant des chèques n’a pas été fixé. Quant aux bénéficiaires, ils pourraient devoir remplir les mêmes critères que les bénéficiaires du chèque énergie, qui constituent près de 5,5 millions de ménages en France. « Tout reste à définir, mais la FNSEA, le principal syndicat des agriculteurs, et le régime de protection sociale des agriculteurs, la MSA, réfléchissent également sur la nécessité de mettre en place un tel dispositif. Il faut donc que l’idée fasse son chemin », concède le président de l’association.

    • Je n’arrive pas à bien comprendre le rapport entre le Plan national nutrition santé (PNNS) et le syndicat des agriculteurs. L’un est gouvernementale recommandé par l’OMS et l’autre est un... syndicat constitué pour faire du chiffre et si la santé des gens était vraiment importante à leur yeux ça se saurait certainement mieux que ça...

    • voir aussi Reprendre la terre aux machines, le manifeste de l’Atelier Paysan, qui développe l’argumentaire d’une sécurité sociale de l’alimentation et l’articule avec des propositions sur la robotisation de l’agriculture. Il en a été question au moins ici : https://seenthis.net/messages/920703

  • « Les géants pharmaceutiques font passer leur intérêt financier avant l’intérêt général » – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/les-geants-pharmaceutiques-font-passer-leur-interet-financier-avant-linte

    Les prix des vaccins auraient été gonflés artificiellement par les sociétés pharmaceutiques profitant de leurs monopoles. La France aurait ainsi payé au moins 4,6 milliards d’euros de surcoût et l’Europe 31. Cette situation handicape particulièrement la vaccination dans les pays pauvres, au point qu’Oxfam parle de « pénurie organisée ».

    31 milliards d’euros. C’est le montant que Pfizer et Moderna auraient engrangé sur le dos de l’Union européenne grâce aux contrats de livraison de vaccins qu’ils ont signés. Une enquête menée dans le cadre la People’s Vaccine Alliance, dont Oxfam est membre, a analysé les techniques de production des vaccins à ARN messager de ces deux géants pharmaceutiques pour en déterminer le coût réel de production. Il est estimé à 1,18 dollar (0,99 euro) la dose pour le Pfizer et 2,85 dollars pour le Moderna, tandis qu’ils sont vendus entre 16,25 et 19,50 dollars pour l’un et entre 19,20 et 24 pour l’autre.

    Si cette analyse ne prend pas en compte le coût de leurs investissements en recherche et développement, cela n’enlève rien aux profits faramineux que réalisent les groupes pharmaceutiques. En 2021, Pfizer devrait réaliser un chiffre d’affaires proche de 80 milliards d’euros. (...)

    #vaccins #pharma #pénurie_organisée

  • Réseaux sociaux : faut-il en finir avec les « likes » et l’économie de l’attention ? – Libération
    https://www.liberation.fr/economie/economie-numerique/reseaux-sociaux-faut-il-en-finir-avec-les-likes-et-leconomie-de-lattentio
    https://www.liberation.fr/resizer/BEyWyK_M28Ff825uWRpfwwW1xp0=/1200x630/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/OVQSOMG24NA6DH3V4XX74WPANA.JPG

    Ancien symbole de l’ère numérique, le « like » est accusé de tous les maux : course à la popularité, addiction… Facebook et Instagram proposent désormais de cacher les « likes » aux internautes qui se sentent sous pression. Mais à qui cela sert-il vraiment ?

    Popularisé par Facebook, où l’on peut « aimer » des contenus depuis 2009, le geste est devenu une norme sur les réseaux sociaux. (Aly Song/Reuters)

    par Lucie Ronfaut
    publié le 7 juin 2021 à 15h49

    Une cousine qui annonce sa grossesse ? J’aime. Un article que vous voulez mettre de côté pour lire plus tard ? Un cœur. Une vidéo que vous n’avez pas eu le temps de regarder, mais dont le sujet vous semble intéressant ? Pouce en l’air quand même. Des dizaines de publications Instagram que vous faites rapidement défiler, sans vraiment les regarder ? Pourtant, vous les « likez » toutes, un peu par réflexe.

    #Médias_sociaux #Like #Culture_numérique #Anne_Cordier #Anthony_Masure #Lucie_Ronfaut