• Eh ! y a pas de c (dur ou doux) en breton ! normalement c’est la lettre k. Et, avec mes faibles notions - et sous réserves de mon ignorance quasi totale sur la langue bretonne et, particulièrement, les mutations consonantiques – le problème du genre est crucial, puisque quand il est précédé de l’article défini
      • si le mot est masculin, le k mute en c’h (comme la jota espagnole) kovid -> ar c’hovid
      • si le mot est féminin, le k mute en g (toujours dur, comme gueux) kovid -> ar govid
      la pratique semble privilégier le masculin
      et s’il y a un truc certain, c’est que, en aucun cas, c’est ar Covid (et encore moins en Bretagne gallèse (!) ou francophone)

      selon cette même règle, et en principe, sans débat, koronavirus -> ar c’coronavirus

      Débat sur France Bleu Bretagne (18/04/2020)

      Petra zo gwelloc’h skrivañ, « ar C’hovid-19 » pe « ar Govid-19 » ?
      https://www.francebleu.fr/infos/education/petra-zo-gwelloc-h-skrivan-ar-c-hovid-19-pe-ar-govid-19-1587035207
      dont le titre se comprend quasiment tout seul :-)

    • Mais oui @sombre ! Ca fait un moment que je propose de vendre cette belle institution à Abu Dhabi. Ca leur ferait des antiquités pour leurs musées vides et ca nous ferait des économies. Tout le monde serait contents, même les momies académiques qui continueraient leurs vies de patachons dans un environnement qui partage vraiment leurs valeurs d’ancien régime.

    • Ah, l’article a été modifié pour intégrer les (sans doute) très nombreuses remarques provoquées par la formulation initiale du billet, mais… l’infographie n’a pas bougé :-)

      Depuis la publication de cette infographie, de nombreux bénévoles issus des régions m’ont signalé quelques erreurs. En créole réunionnais on dira covid, sans article (par exemple dans la phrase : « ma la pa gingn covid »). En créole antillais, on me propose kovid-la. En Artois et en Picardie on dira ch’covid ; en flandre flamingante, de koveed ; dans le grand Est on dira ‘s covid, die covid, d’r kovit’ ou deh’ cooooôôvid ; en Vaucluse on dira lou couvidou ; dans les Alpes-de-Haute-Provence, Lou covidou, et en pays aixois, Lou couvido. Au pays basque kovid-a ; en Corse, on me propose u cov’, u covid, u govid, ou encore le mal continental. En Bretagne soit ar c’hovid, ar gaoued ou ar govid, sauf en pays Gallo ou ça sera la covid. En Catalogne el covid ou la covid ; en occitan pyrénéen, eth covid ; en occitan toulousain ou en audois, lé covid ; en grassois sou covid, tandis qu’en mentonasque, ce sera ou covid.

      Zut il faudrait que je redessine tout !

  • Un « Deux poids deux mesures », mais lequel ? | Noémie Emmanuel
    https://lmsi.net/Un-Deux-poids-deux-mesures-mais-lequel

    Mercredi dernier est paru, en une de Siné mensuel, une caricature du président Macron qui a provoqué un malaise certain, et même une légitime indignation, du fait de ses profonds relents antisémites. C’est sur cette caricature et sur les différentes réactions qu’elle a suscitées que nous voudrions revenir, mais aussi sur quelques autres dessins ou écrits du même tonneau, parus récemment. Car c’est bel et bien un « Deux poids deux mesures », pour reprendre une formule consacrée, qui s’est manifesté une fois de plus, mais pas au sens où on l’entend souvent : la ligne de partage ne passe pas entre un antisémitisme qui serait unanimement et constamment combattu et d’autres racismes qui le seraient moins, mais entre deux antisémitismes, inégalement réprouvés. Source : Les mots sont (...)

    • Oui, faire comme si, rien que pour rappeler que Darmanin est malfaisant, c’est une erreur à mon sens aussi.
      (je précise que je suis comme @jeanno, la première idée qui me vient en voyant ce dessin, cette couronne, ce roi, c’est Robin des Bois, mais après tout, faisons comme si les caricatures étaient nauséabondes par définition... on pourrait peut-être de la sorte une bonne foi cesser de disserter sur celles qui sont autorisées, et celles qui ne le sont pas !)

    • iconographie antisémite, suite
      https://hyperbate.fr/castagne/2021/04/11/liconographie-antisemite-suite/#comment-16762

      On m’a beaucoup parlé d’un rapport à la banque, à la finance, qui me semble objectivement absent de l’image, mais vous avez raison : cette référence est sans doute déclenchée par le « coûte », je n’y avais pas pensé !

      [...]
      Et la phrase ajoutée au dessin par la rédac, sans qu’elle fût dans le projet du dessinateur

      #lapsus

    • A nos lecteurs
      La Rédaction, avril 2021
      https://www.sinemensuel.com/non-classe/a-nos-lecteurs

      La une de Siné Mensuel caricaturant Macron en roi de France avec une couronne sur la tête n’a pas plu à tout le monde. Certains ont même qualifié cette caricature d’antisémite. Pourquoi ? On a beau s’être creusé la tête, au journal, impossible de trouver la moindre once d’antisémitisme dans notre une. Souvenez-vous des caricatures de Louis-Philippe par Daumier. Macron avec un nez de Bourbon, ce sont les royalistes qui pourraient râler. On a même scruté les unes de Charlie Hebdo pour voir quelle gueule ils lui faisaient. Résultat : peu ou prou la même. Mais l’indignation des belles âmes étant réservée à Siné Mensuel, difficile de ne pas y voir une très mauvaise foi.

      Il s’agit donc d’une attaque politique franchement dégueulasse. Il est tellement plus simple de couvrir d’infamie un adversaire politique plutôt que d’argumenter. Plus simple de qualifier l’adversaire d’islamo-gauchiste ou d’antisémite : c’est une arme de destruction massive. Ils sont tombés sur la tête, et c’est un bien mauvais calcul d’instrumentaliser ainsi la lutte contre l’antisémitisme. Notre haine envers celui-ci n’est pas moins grande que celle que lui vouent BHL ou Enthoven (qui, les premiers, nous ont jetés en pâture sur les réseaux sociaux, aussitôt relayés par d’autres).

      Dans un premier temps, nous n’avons pas voulu entrer dans la polémique tant elle nous paraissait absurde et ridicule. Il faut croire que ce pays est en train de devenir dingue. Mais il nous a semblé que nous devions faire une mise au point pour ceux qui nous soutiennent.

      Macron est le président de ce pays et, à ce titre, Siné Mensuel continuera à jouer son rôle contestataire, n’en déplaise aux chiens de garde du pouvoir.

      Certains sont choqués par les caricatures et n’aiment pas ce genre de dessin. Ils en ont parfaitement le droit. La caricature accentue les traits, déforme les corps et ne plaît pas à tout le monde. C’est ainsi. Ça ne rend pas le dessin antisémite. Son auteur, le grand Solé, en assume la responsabilité et récuse, justement écœuré, tout soupçon à cet égard : nous défions quiconque de trouver la moindre trace de racisme ou d’antisémitisme dans son œuvre, commencée il y a cinquante ans dans Pilote.

      Qualifier un journal d’antisémite est une diffamation, qui peut faire l’objet de poursuites et être condamnée. Il est à remarquer que ceux qui ont sonné l’hallali se sont bien gardés d’utiliser le mot d’antisémitisme, laissant ce soin à leurs followers qui, eux, sont ainsi susceptibles de se voir traînés devant un tribunal. Quel courage…

      Quant à Siné, on vous rappelle, puisque certains continuent à l’ignorer, qu’il a gagné tous ses procès en 2008.

      Banzaï !