Plus de 200 000 personnes retournent au Zimbabwe tandis que la COVID-19 a un impact sur les économies régionales

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  • Plus de 200 000 personnes retournent au Zimbabwe tandis que la COVID-19 a un impact sur les économies régionales | Organisation internationale pour les migrations
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    Plus de 200 000 Zimbabwéens sont rentrés chez eux au cours de l’année écoulée en raison des retombées économiques de la COVID-19 dans les pays où ils travaillaient.L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) met à disposition du personnel infirmier pour aider les fonctionnaires zimbabwéens à effectuer des tests COVID-19. Les autres services comprennent des activités essentielles de communication des risques et de surveillance des maladies, de prévention et de contrôle de l’infection, de protection, d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) et d’aide à la réintégration.Mario Lito Malanca, chef de mission de l’OIM au Zimbabwe, a fait remarquer que le nombre de retours a dépassé les attentes, soulignant l’impact socioéconomique massif que le virus a eu dans les régions et qui nécessite un recentrage sur des solutions à long terme.« Sans ces mesures, nous verrons de nombreux migrants de retour s’enfoncer davantage dans la crise, recourir à des mécanismes d’adaptation négatifs et être éventuellement contraints de migrer à nouveau par des moyens irréguliers », a-t-il déclaré.Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1,9 million de personnes ont été testées positives à la COVID-19 en Afrique australe depuis mars 2020, et plus de 60 000 personnes ont perdu la vie. Les plus touchés étaient les trois principaux pays de destination des travailleurs migrants zimbabwéens : l’Afrique du Sud, le Malawi et le Botswana.
    Un sondage de l’OIM sur les migrants de retour a révélé que, dans la plupart des cas, la décision de rentrer était liée aux conséquences de la pandémie, notamment aux difficultés financières, à la faim et à la perte du logement, au manque d’accès à l’aide médicale, au soutien en matière de santé mentale, aux problèmes de documents d’identité et au risque d’agression dans le pays où ils travaillaient. Le sondage a également révélé que les migrants de retour ont des compétences professionnelles allant de la construction au commerce, en passant par l’agriculture, la restauration, la peinture et le travail domestique. Les directives du gouvernement zimbabwéen exigent que les migrants de retour aient un certificat COVID-19 négatif valable avant d’entrer dans le pays. Sans certificat valable, ils sont envoyés dans les centres de quarantaine provinciaux de Beitbridge, Plumtree et Chirundu pour attendre leur dépistage.Avec le soutien de l’OIM et de son Fonds pour le développement, le gouvernement du Zimbabwe s’engage avec ses voisins à conclure des accords bilatéraux pour s’attaquer aux facteurs d’incitation des retours, tout en mettant en place des mécanismes internes de réintégration socioéconomique par le biais de projets d’aide à l’emploi.

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