« Les JO de Paris en 2024 seront l’occasion de pratiques sociales pour le moins douteuses »

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  • « Les JO de Paris en 2024 seront l’occasion de pratiques sociales pour le moins douteuses »
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    La France, pour se conformer aux exigences du Comité international olympique (CIO) a voté une loi dite « loi olympique » (Loi n° 2018-202 du 26 mars 2018). Celle-ci a pour objectif de sécuriser l’événement olympique et se trouve être ni plus ni moins qu’une loi d’exception qui suspend, dans un espace donné et à un moment donné, la loi ordinaire. La loi olympique attentera forcément au droit du travail puisque le CIO exige que tout soit prêt à l’heure, donc en faisant travailler les gens en dehors du droit français. Pour l’organisation des Jeux, le CIO recourt massivement à la main-d’œuvre « volontaire ».

    Il est question que quelque 80 000 personnes soient bénévoles. Dans un contexte de chômage massif, la promesse de la charte consiste à créer « des passerelles entre le volontariat et l’emploi, en valorisant l’engagement des bénévoles mobilisés par la validation des acquis de l’expérience ». Cela n’est rien d’autre que la promesse pour les petites mains de travailler gratuitement dans l’espoir que cela leur serve de marchepied vers le marché du travail.
    Recours au bénévolat massif

    Est-ce bien le rôle des syndicats que d’accepter le recours au bénévolat massif contre la promesse de gagner des « acquis d’expérience » ? C’est la conception même du travail salarié qui est ainsi directement attaquée, puisqu’il apparaît que le bénévolat est porté sur le même pied que le salariat.