l’Université de Paris mise en examen

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  • Affaire du « charnier » de Paris-Descartes : l’Université de Paris mise en examen
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    L’affaire du « charnier » de Paris-Descartes s’annonce tentaculaire. Une source judiciaire a confirmé au Monde, jeudi 6 mai, la mise en examen, le 15 avril, de l’Université de Paris du chef d’« atteinte à l’intégrité d’un cadavre ». Une information judiciaire avait été ouverte en juillet 2020 par le pôle santé publique du parquet de Paris du chef d’« atteinte à l’intégrité d’un cadavre portant sur les conditions de conservation et de mise à disposition des corps » au sein du Centre du don des corps (CDC) de la rue des Saints-Pères (dans le 6e arrondissement de la capitale) : il s’agit du plus grand centre anatomique de France, fondé en 1953 et rattaché à l’université Paris-Descartes.
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    Après la mise en examen, en décembre 2020, pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre », d’un ancien préparateur de 77 ans ayant travaillé au centre de 1975 à 2011, c’est cette fois l’Université de Paris – ex-Paris-Descartes, après la fusion en janvier 2020 avec sa consœur Paris-Diderot et l’Institut de physique du globe – qui se retrouve dans le collimateur de la justice.
    170 plaintes de proches de défunts

    La mise en examen de l’établissement survient alors que 170 proches de défunts ont porté plainte contre X devant le parquet de Paris. Ces familles ont décidé de se tourner vers la justice à la suite des révélations de L’Express, en novembre 2019, sur les dérives liées à la conservation et à l’usage des dépouilles au CDC.

    Odeur de putréfaction, corps démembrés et inutilisés, pannes d’électricité dans les chambres froides, incinération de masse, prolifération de mouches, de vers et de rats… le scandale a entraîné la fermeture administrative du CDC, en novembre 2019, et poussé la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, à diligenter une inspection.
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    En juin 2020, le ministère a publié une synthèse de huit pages du rapport des inspecteurs chargés de faire la lumière sur la chaîne des responsabilités dans l’affaire du « charnier » du CDC « ces dix dernières années ». Les conclusions de ce document, que Mme Vidal n’a pas souhaité divulguer dans son intégralité et qu’elle assure avoir transmis au parquet de Paris, étaient très sévères, pointant de « graves manquements éthiques qui ont perduré pendant plusieurs années ».
    « Mise en examen incidente »

    Contactée, l’Université de Paris, présidée par Christine Clerici, n’a pas encore réagi après l’annonce de sa mise en examen. « L’Université de Paris n’est pas mise en examen pour l’affaire principale dite du “charnier”. Sa responsabilité pénale n’est pas engagée pour les faits antérieurs à la fermeture du CDC qui ont fait l’objet d’un rapport de l’inspection générale, assure Me Patrick Maisonneuve, l’avocat de l’établissement. Il s’agit d’une mise en examen incidente après une perquisition au CDC à l’automne 2020 durant laquelle des ossements ont été retrouvés dans la salle de repos des préparateurs. »
    Les conclusions de ce document, que Mme Vidal n’a pas souhaité divulguer dans son intégralité et qu’elle assure avoir transmis au parquet de Paris, étaient très sévères, pointant de « graves manquements éthiques qui ont perduré pendant plusieurs années ».
    « Mise en examen incidente »

    Contactée, l’Université de Paris, présidée par Christine Clerici, n’a pas encore réagi après l’annonce de sa mise en examen. « L’Université de Paris n’est pas mise en examen pour l’affaire principale dite du “charnier”. Sa responsabilité pénale n’est pas engagée pour les faits antérieurs à la fermeture du CDC qui ont fait l’objet d’un rapport de l’inspection générale, assure Me Patrick Maisonneuve, l’avocat de l’établissement. Il s’agit d’une mise en examen incidente après une perquisition au CDC à l’automne 2020 durant laquelle des ossements ont été retrouvés dans la salle de repos des préparateurs. »

    Vidal après avoir promu conseiller auprès d’elle l’ancien directeur de ce charnier, commande un rapport qu’elle refuse de publié. Du moment que les trafiquants de cadavre ne sont pas de gauche tout va bien pour la ministre.

    #paywall #charnier