Amérique : actualités sur le continent américain

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  • « Pas assez bien payé », il met le feu à son lieu de travail
    https://www.youtube.com/shorts/aiqKmSbXOUc

    « Voilà ce que j’en fais, de votre inventaire ». Un gigantesque entrepôt [Kimberly-Clark] d’Ontario, en Californie, a été ravagé par les flammes dans la nuit de lundi à mardi, mobilisant une centaine de pompiers. Des vidéos provenant du compte d’un employé de l’entrepôt en question circulent alors sur les réseaux sociaux. On le voit mettre le feu à des lots de papier toilette, en lançant : « Tout ce que vous aviez à faire, c’était nous payer assez pour vivre  ». Le suspect de 29 ans a été arrêté sans possibilité de libération sous caution. L’incendie n’a fait aucun blessé.

    #logistique #travail #sabotage

  • Occupation israélienne : tollé dans le monde arabe après des propos de l’ambassadeur américain – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/occupation-israelienne-tolle-dans-le-monde-arabe-apres-des-propos-de-lamb

    Heureusement, dit le « monde arabe », Trump l’empêchera.

    L’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée, a déclaré sur X que les propos de Mike Huckabee « contredisaient le rejet par le président américain Donald Trump du projet d’annexion de la Cisjordanie » par Israël.

    La Ligue arabe a déploré sur X « de telles déclarations extrémistes (qui) suscitent des sentiments religieux et nationalistes » à un moment où le « Conseil de paix » de Donald Trump donne une « occasion pour lancer un processus de paix sérieux [sic] ».

    #bouffons #indigents_arabes

  • « Des scénarios très sombres se dessinent », estime un spécialiste après la capture de Nicolas Maduro au Venezuela | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/des-scenarios-tres-sombres-se-dessinent-estime-un-specialiste-apres-la-

    Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques) et spécialiste de l’Amérique latine, analyse les raisons qui ont conduit les États-Unis à renverser Nicolas Maduro et les scénarios qui s’ouvrent désormais.

    Pour quelle raison avez-vous le sentiment que Donald Trump a décidé d’enlever le président vénézuélien Maduro ?
    Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Iris : Il s’agit de l’aboutissement d’une dynamique engagée depuis plusieurs mois. Début septembre, les États-Unis ont concentré une importante force militaire dans la région, activé la CIA et fermé l’espace aérien vénézuélien. Ce sont des étapes peu spectaculaires, mais qui ont préparé le terrain à l’opération de cette nuit.

    Pourquoi maintenant ?
    Trump avait besoin de reprendre la main sur l’agenda international aux premiers jours de 2026. Il voulait montrer qu’il avait réglé le problème, et faire la démonstration de l’hyperpuissance américaine. Clairement, il réussit parfaitement à sidérer le monde et occuper l’espace médiatique. Par ailleurs, il a sans doute estimé que les échanges avec Caracas n’avaient plus d’issue et qu’ils ne permettraient pas de dépasser la situation figée. Son entourage proche, tenant d’une ligne dure, dont le secrétaire d’État Marco Rubio, l’a vraisemblablement conforté dans ce choix. L’opération semble s’être déroulée avec une telle facilité qu’on ne peut exclure l’existence de complicités internes.

    Quid de la question du narcotrafic, n’est-ce pas qu’un prétexte ?
    C’est clairement un prétexte. La corruption et la porosité entre une partie de l’appareil d’État et les réseaux criminels sont avérées, mais cela ne suffit pas à qualifier le Venezuela de narco-État. Le pays n’est pas producteur de drogue et ne fait essentiellement que servir de zone de transit pour des stupéfiants venus de Colombie.

    Cette accusation a surtout permis à Trump de construire une vérité alternative, très conforme à sa méthode. Nicolas Maduro n’est pas El Chapo Guzmán. Tout cela relève largement de la propagande. On sait désormais que Maduro et son épouse devront comparaître devant un tribunal américain. Ce sera alors l’occasion de juger les preuves présentées contre lui.

    Trump affirme que les USA vont « diriger » le Venezuela, y compris ses champs pétroliers. En a-t-il réellement les capacités face à ce qu’il reste du régime ?
    Il faut prendre au sérieux ce que dit Trump. Cela signifie qu’il exclut l’idée de laisser en place un gouvernement issu du chavisme. Il ne veut pas simplement affaiblir le régime mais l’éliminer totalement. Cela implique que ses dirigeants soient arrêtés ou contraints à l’exil, et qu’il soit prêt à pousser plus loin l’affrontement militaire. Est-il capable d’occuper le pays le temps d’organiser une transition politique ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, il ne semble pas disposé à négocier. Des scénarios très sombres se dessinent. Soit l’armée vénézuélienne obtempère, soit elle confisque le pouvoir et se replie dans une logique de forteresse. Dans ce cas, le pays pourrait basculer vers une trajectoire comparable à celle de la Libye ou de la Syrie.

  • Donc, c’est la guerre, mais le méchant, c’est Poutine, hein !

    https://www.nytimes.com/live/2026/01/03/world/trump-united-states-strikes-venezuela

    Live Updates : U.S. Captures Venezuelan Leader, Trump Says

    President Trump said on Saturday that the United States had captured the Venezuelan president, Nicolás Maduro, and was flying him out of Venezuela, in what would be a stunning culmination to a monthslong campaign by Mr. Trump’s administration to oust the authoritarian leader.

    Mr. Trump made the announcement on Truth Social, his social media platform, and said that the United States had carried out “a large scale strike against Venezuela” in an operation that was conducted “in conjunction with U.S. law enforcement.”

    The government of Venezuela earlier accused the United States of carrying out military attacks on Saturday in the capital, Caracas, and other parts of the country, after large explosions were reported at a military base in the city.

    Ce taré n’a même pas prévenu le congrès.

  • Essor de l’intelligence artificielle : « Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de l’extraction » – Fred Turner - Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/essor-de-lintelligence-artificielle-nous-sommes-entres-dans-une-nouvelle-ere-de-lextraction-20251222_NETLWTE75NDNVK4GBPYGDICDBU/?redirected=1
    https://www.liberation.fr/resizer/v2/3DK27X3ND5HC5HOPYMSJ6P6FPI.jpg?smart=true&auth=72a80b09682c0012f187f03f7c

    Pour l’historien américain Fred Turner, l’intelligence artificielle est le nouveau pétrole et ses conséquences sociales pourraient être dramatiques.
    L’historien explique que les technologies servent aujourd’hui des fins d’extraction « de données » et « de ressources naturelles ».
    L’historien explique que les technologies servent aujourd’hui des fins d’extraction « de données » et « de ressources naturelles ». (VCG/Getty Images)
    ParBenjamin Delille
    envoyé spécial en Californie
    Publié le 22/12/2025 à 21h35

    Aux Etats-Unis, les investissements massifs dans l’intelligence artificielle en ont fait le secteur moteur de la croissance en 2025. La ruée vers cette nouvelle technologie fait craindre une nouvelle bulle spéculative, qui coûterait très cher au pays. Alors que ses partisans revendiquent un avenir radieux, porté par de nouveaux outils technologiques qui amélioreront l’économie et la vie des gens, l’historien Fred Turner, professeur à Stanford, dans la Silicon Valley, et auteur de la Politique des machines (éditions C & F), propose une lecture plus critique de ce qu’il considère moins comme une « révolution » que comme une nouvelle phase d’extraction de ressources – économiques, naturelles et sociales. Il décrypte la bulle en formation, l’illusion techniciste d’une efficacité supposée bénéfique et les liens troubles entre les géants de la tech et le pouvoir politique.

    Que pensez-vous de cette nouvelle ruée vers l’intelligence artificielle, notamment à San Francisco en Californie ?

    Je pense qu’avec l’IA et d’autres technologies comme les cryptomonnaies ou les réseaux sociaux, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de l’extraction. Nous avons quitté l’époque classique du numérique et de l’Internet comme réseaux pour utiliser ces technologies, désormais connectées, à des fins d’extraction de données, d’extraction de ressources naturelles – eau, air, électricité. Et nous n’en comprenons pas encore pleinement les implications.

    Ceux qui promeuvent l’IA emploient un langage qui rend difficile la compréhension de ce qui se passe réellement. Ils parlent d’intelligence artificielle comme s’il s’agissait d’une intelligence. Or, comme l’a très bien dit la chercheuse australienne Kate Crawford, l’IA n’est ni artificielle, ni intelligente. C’est un système « computationnel », un système de recherche dans d’immenses modèles de langage. Une machine.

    Comparer en permanence ces systèmes aux capacités humaines détourne notre attention du processus réel : l’extraction. C’est comme si les fondateurs de Standard Oil nous parlaient des merveilles de l’automobile sans jamais mentionner le pétrole qu’ils extraient, la pollution que cela génère, les ressources qui disparaissent.

    Beaucoup des ingénieurs qui travaillent dans l’IA semblent pourtant persuadés d’être ceux par qui arrive le progrès qui fera avancer l’humanité…

    Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, ils ont 20 ans. Beaucoup de personnes à San Francisco sont très jeunes et n’ont pas encore assez vécu pour observer les cycles de transformation sur trente, quarante ou cinquante ans.

    Mais, plus profondément, il y a une idée sous-jacente. Je ne veux pas accuser les ingénieurs car ils sont, à bien des égards, les législateurs du monde contemporain et leur contribution est immense. Mais dans certains milieux, « ce qui est bon pour la machine » est érigé en modèle de ce qui serait bon pour la société.

    Ils disent : « Nous rendons les choses plus efficaces. » On l’a vu avec Elon Musk et son approche des institutions publiques. Il les démantèle, mais au nom d’une valeur qui a du sens en ingénierie : faire fonctionner les choses plus rapidement. Dans le monde technique, la vitesse est un gain réel, mais appliquée au monde social, cette valeur ne fonctionne plus. L’efficacité est une valeur extrêmement limitée. On peut détruire une ville de manière très efficace… cela reste une destruction, simplement plus rapide.

    Il y a aussi une dimension quasi religieuse. Pourquoi des personnes intelligentes, bien formées, assimilent-elles l’accumulation de richesses au fait de « faire le bien » ? C’est une idée très américaine, très protestante : Dieu récompenserait ceux qu’il favorise par la richesse. Les riches deviennent presque des saints. Et celui qui vient en Californie pour être le prochain Zuckerberg est un pèlerin en quête de ce saint moderne.

    Comment analysez-vous le rapprochement des principales figures de la tech avec Donald Trump ?

    Cela me met en colère. Pour moi, Donald Trump est un dirigeant autoritaire, voire fasciste. Et le comportement des leaders de la tech me rappelle celui des industriels allemands dans les années 1930 face à Hitler : ils savent d’où vient leur intérêt et se rangent du côté du pouvoir. Zuckerberg, par exemple, soutenait la régulation quand le président était démocrate, puis il a changé complètement de position lorsque Trump est revenu.

    Pour eux, c’est du business, mais où est la limite ? Aujourd’hui, nous avons un gouvernement qui envoie des agents masqués arrêter des gens sans procédure judiciaire. C’est extrêmement grave. Certaines entreprises, comme Palantir [géant de la tech américaine, qui vend des outils d’IA, ndlr], participent directement à ce système. Pour moi, ce sont des collaborateurs d’un régime autoritaire.

    Qu’en est-il de leurs employés, qui souvent ne sont pas du tout alignés avec l’actuel gouvernement des Etats-Unis ?

    Grande question, sans réponse simple. Que dit-on à un ingénieur qui construisait des bombardiers pendant la Seconde Guerre mondiale ? En ingénierie, on dit souvent : « Je construis, c’est à l’utilisateur d’assumer les conséquences. » Je ne suis pas sûr d’être d’accord, mais je n’ai pas de réponse définitive. Nous avons besoin d’ingénieurs, de systèmes, de techniques.

    Je pense surtout qu’il y a une volonté de dépolitiser consciemment les employés de la Silicon Valley. Avec des récompenses énormes : salaires, confort, nourriture gratuite, cadre de vie privilégié. Si le prix à payer est d’ignorer la politique, beaucoup l’acceptent. À l’intérieur de Facebook, vous ne voyez pas les migrants arrêtés par la police de l’immigration. C’est facile de détourner le regard. Et si vous avez une famille à nourrir, c’est encore plus tentant.

    #Fred_Turner #Intelligence_artificielle #Extractivisme

  • L’administration Trump ordonne au FBI de dresser une liste des « extrémistes » américains – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/ladministration-trump-ordonne-au-fbi-de-dresser-une-liste-des-extremistes
    https://www.liberation.fr/resizer/v2/MUPW3B7OLBAWZDMBKSK7C75JZA.jpg?auth=668ad303ba5252e3f047a0651498f67ecbb2b

    Le texte ordonne au FBI de « compiler une liste de groupes ou entités engagés dans des actes pouvant constituer du terrorisme intérieur ». La définition retenue est d’une ampleur vertigineuse. Elle vise des positions relevant habituellement du débat démocratique : « opposition à l’application des lois sur l’immigration », « vues extrêmes en faveur de l’ouverture des frontières », « adhésion à une idéologie de genre radicale », mais aussi « antiaméricanisme, anticapitalisme ou anti-christiannisme », sans oublier « l’hostilité envers les vues traditionnelles sur la famille, la religion et la moralité ».

  • À propos des mails dévoilés de Jeffrey Epstein, cet article (accessible seulement ce week-end) a le mérite de poser les mots sur ce que nous pressentions depuis fort longtemps en explicitant une collusion entre des acteurs de tout bord et de toute « profession », celles ou ceux que nous appelons communément les « élites ».
    Petite remarque : quand dans l’article on nous parle de « capital intellectuel » chez ces gens-là, je préfèrerais lire « capital lucratif » au service d’un réseau de connivences.

    Ce que les e-mails de Jeffrey Epstein révèlent d’une élite américaine qui a perdu pied
    https://www.courrierinternational.com/long-format/analyse-ce-que-les-e-mails-de-jeffrey-epstein-revelent-d-une-

    Ce que ces correspondants avaient en commun, c’était d’appartenir à une élite résolument contemporaine : une classe dirigeante pour qui le nomadisme à 10 000 mètres de hauteur, la citoyenneté mondiale et les retours fréquents de Dubaï tiennent lieu d’enracinement, comme les attaches locales autrefois ; une sphère où le capital intellectuel universitaire vaut ce que valait jadis le pedigree ; où les anciennes frontières de caste se sont dissoutes, permettant d’alterner – ou de cumuler – les rôles de gouvernant, d’investisseur, de penseur et de bienfaiteur. Certains, comme Larry Summers, baignent dans toutes ces dimensions ; d’autres, un peu moins.

    https://archive.is/0vW7b

    Constat aisément transposable à de nombreuses « démocraties » de l’Occident global.

    Cet article du Courrier International est une traduction en français d’un article de Anand Giridharadas paru initialement dans le NYT le 23/11/2025 :
    https://archive.is/BO6IK

    • Tourner en ridicule ceux qui croient aux complots revient à mépriser ce qu’ils tentent d’exprimer : qu’ils ne se sentent plus associés à la décision collective, plus concernés par le choix de leur avenir. Qu’il s’agisse du prix des œufs ou de l’importance accordée aux violences sexuelles sur mineurs, ils perçoivent une indifférence hautaine. Une propension à détourner le regard.

      Et voilà que ceux qui ont capitalisé sur la révolte contre l’indifférence de l’élite sont au pouvoir. Surprise : ils se révèlent encore plus indifférents que leurs prédécesseurs. Le marchandage entre initiés et la moralité à géométrie variable de la “classe Epstein” sont devenus les piliers de la philosophie qui gouverne les États-Unis.

    • Foire à la farfouille, Chomsky qui signe Noam et raconte des potins de riches sur les Blair en Arabie Saoudite.

      I read what his ghost-writer said about him. Pretty scary.

      Reminds me of something I was told by Jon Snow, one of England’s most sensible newsmen. He was with the press entourage accompanying Tony Blair on his visit to Saudi Arabia, and walking around one of the palaces one day, he saw Blair sitting in a room with a book in his lap, which greatly surprised him — until he came over to talk. It was the New Testament.

      And then Blair started telling about how delighted he and Cheri were with the gold door handles,....

      I notice that your prediction was right about Trump’s avoiding the White House as far too primitive. Must be driving the Secret Service up the wall.

      I’ll keep in mind what you say about Trump’s tweets, but they are hard to ignore. Whatever he may think, others here and abroad can’t help considering the meaning of the words, and take action accordingly.

      About meaning, It’s not clear to me how to distinguish the meaning of “New York” (however it is correctly specified) from the concept. Still don’t see how to work out field models.

      Noam

      Epstein qui répond à Peter Thiel

      jeffrey E.
      toPeter Thiel <███████████>
      Sep 09, 2014 11:53 AM

      13 th afternoon you and I . then bill burns . the diplmats diplomat. eveing dinner with woody all casual.. if you choose we can bring in kathy ruemmler. former obama counsel for 5 years. and or sen Bob kerrey, former senate intellignece

    • Au cœur du récit : un criminel sexuel, ses victimes et ses liens avec le président Trump. Mais cette histoire est aussi celle d’un puissant écosystème grâce auquel certains, selon ce qu’ils savaient, ont pu fermer les yeux sur les souffrances dont ils avaient connaissance, parce qu’ils avaient appris à le faire par le passé sur quantité d’autres abus : les crises financières qu’ils avaient contribué à déclencher, les guerres hasardeuses qu’ils avaient encouragées, la crise des opioïdes qu’ils avaient facilitée, les monopoles qu’ils avaient défendus, les inégalités qu’ils avaient alimentées, la crise du logement dont ils avaient profité, les citoyens qu’ils n’étaient jamais parvenus à protéger contre les technologies. L’affaire Epstein touche un public bien plus large que la plupart des scandales actuels, ce qui en crispe plus d’un dans certains cénacles.

    • @touti
      Je crois savoir que tu avais des problèmes de captcha avec archive.ph. C’est pour cela que j’ai changé la nationalité du nom de domaine.
      Avec Firefox, j’ai désormais des captcha sur archive.ph mais pas avec archive.is. C’est compliqué la « navigation sur la toile », non ?

    • Je ne sais pas ce que tu veux dire par

      C’est compliqué la « navigation sur la toile », non ?

      Je pointe un problème politique et pas personnel, ou alors je suis politique. Simplement je trouve anti démocratique de devoir se fader des scripts google et d’entrainer leur saloperie d’IA tout en leur laissant prélever des infos sur les IP.

    • @touti : Tu as raison de pointer le problème politique en l’occurrence la grosse machinerie déployée par l’industrie de la surveillance et de la captation des données. Je n’en ai pas forcément conscience, l’essentiel pour moi étant de relayer des infos. Et c’est désormais techniquement compliqué d’avoir une navigation « safe ».

    • It is unclear whether Chomsky sent the letter to anyone. Nonetheless, it exalts Epstein for teaching Chomsky “about the intricacies of the global financial system” in a way “the business press and professional journals” had not been able to do. It boasted about how well connected Epstein was.

      “Once, when we were discussing the Oslo agreements, Jeffrey picked up the phone and called the Norwegian diplomat who supervised them, leading to a lively interchange,” the letter read. The letter recounted how Epstein had arranged for Chomsky – a political activist, too – to meet with someone he had “studied carefully and written about”: the former Israeli prime minister Ehud Barak.

      Epstein had – “with limited success” – aided efforts from Chomsky’s second wife, Valeria, to introduce him “to the world of jazz and its wonders”, the letter continued.

      It concluded, “The impact of Jeffrey’s limitless curiosity, extensive knowledge, penetrating insights and thoughtful appraisals is only heightened by his easy informality, without a trace of pretentiousness. He quickly became a highly valued friend and regular source of intellectual exchange and stimulation.”

      Another notable communication involving Chomsky and Epstein is a 2015 email in which the latter offers the former use of his residences in New York and New Mexico.

      The emails don’t indicate whether Chomsky took advantage of the offer, whose particulars surfaced as certain officials are striving to investigate allegations of crimes by Epstein at a ranch compound he owned outside Santa Fe, New Mexico.

    • Sauf que les défenseurs de Chomsky persistent à banaliser son soutien (sans adhésion) au négationisme du génocide nazi, parfaitement démontré par Pierre Vidal-Naquet dans l’article cité.

      Par ailleurs, un article critique de Paolo Virno met en cause ses conceptions les plus fondamentales

      Histoire naturelle. Le débat entre Chomsky et Foucault sur la « nature humaine »
      https://shs.cairn.info/revue-rue-descartes-2015-4-page-84?lang=fr

      Le fait que le rapport entre la faculté de langage et l’action politique qu’il propose soit sans fondement, ne témoigne pas contre sa politique, mais plutôt contre sa manière de concevoir la faculté de langage (et, donc, la nature humaine invariante). La question philosophiquement considérable est la suivante : quels aspects de la linguistique chomskyenne bouchent dès le début la possibilité d’articuler un rapport fiable entre l’inné et l’acquis, l’invariant et le variable, le métahistorique et l’historique ? Quels aspects de cette linguistique se révèlent incompatibles, donc, avec une historiographie naturaliste ?

      [...]

      Et nous en venons à la deuxième question. Chomsky et les sciences cognitives établissent un court-circuit pernicieux entre l’espèce et l’individu isolé. Ils n’ont aucune hésitation, bien au contraire, à identifier sans restes les deux termes. À ce sujet, qu’ils le sachent ou non, ils sont très chrétiens : « Le paganisme ne voyait dans l’individu qu’un membre distinct et dépendant de l’espèce ; le christianisme, au contraire, l’identifiait avec l’espèce, ne le comprenait que dans une unité immédiate et sans différence avec elle […] Pour le chrétien, Dieu est le concept de l’espèce considérée en tant qu’individu. » (Feuerbach 1841, p. 165 sq.) L’erreur n’est pas, bien entendu, dans le fait de prendre comme point de départ l’esprit linguistique unique, mais dans le fait de méconnaître ou d’enlever ses caractères transindividuels. Attention : par « transindividuel » il ne faut pas entendre l’ensemble de qualités qui rapprochent l’individu des autres individus, mais ce qui concerne uniquement la relation entre individus, sans appartenir solidairement à aucun d’eux en particulier. La transindividualité est la manière dont s’articule, à l’intérieur du même esprit individuel, l’écart entre l’espèce et l’individu. Elle est un espace potentiel encore vide, non pas un ensemble de propriétés positives : ces dernières, loin de se situer dans un « entre », constitueraient en effet le patrimoine exclusif d’un certain Moi. Dans le particulier, dans l’individu, les aspects transindividuels de la faculté de langage, à savoir de la nature humaine, se présentent inévitablement comme incomplétude, lacune, potentialité. Et alors, ces caractères défectifs, et cependant innés, signalent que la vie de l’esprit est, depuis le début, une vie publique. Ayant négligé la dimension transindividuelle, Chomsky et les cognitivistes croient que l’intellect de chacun est autosuffisant et, donc, dépolitisé. Dans leur scénario, la pratique sociale ne monte sur scène que dans le deuxième acte, lorsque des esprits déjà complets en eux-mêmes interagissent, des esprits essentiellement privés. La sphère publique est donc un élément optionnel dont on peut toujours se passer. L’« animal qui a le langage » n’est pas, en tant que tel, un « animal politique ». Le vacarme de l’histoire ne plonge pas ses racines dans la nature humaine : voire, c’est au nom de cette dernière qu’il faut s’efforcer d’atténuer ce vacarme, en amoindrissant les dissonances.

      3 – Invariance biologique et horizon religieux

      L’histoire naturelle vise à recenser les formes très différentes sous lesquelles les présupposés biologiques de notre espèce émergent en tant que tels sur le plan empirique, en s’incarnant dans des phénomènes sociopolitiques absolument contingents. Elle prête une attention spéciale à la manière dans laquelle les conditions phylogénétiques qui garantissent l’historicité de l’animal humain prennent parfois l’apparence de faits historiques bien déterminés. Elle défend avec fermeté, donc, aussi bien l’invariance de l’invariant, que la variabilité du variable, en excluant des compromis qui ne sont judicieux qu’en apparence. Pour faire valoir ses instances propres, l’histoire naturelle doit repousser en bloc les orientations opposées et symétriques qui se heurtèrent dans la discussion de 1971. Elle doit repousser l’une et l’autre orientation, mais surtout l’alternative qu’elles représentent ensemble : ou bien dissolution de la métahistoire dans l’histoire empirique (Foucault), ou bien réabsorption de l’histoire dans la métahistoire (Chomsky). Tant que le domaine des choix possibles semblera saturé par ces deux polarités, l’histoire naturelle restera un migrant clandestin sans droit de citoyenneté.

  • Brésil : Bolsonaro reconnaît avoir utilisé un fer à souder contre son bracelet électronique – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/bresil-bolsonaro-reconnait-avoir-utilise-un-fer-a-souder-contre-son-brace

    (...) Condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat, l’ex-chef d’Etat a été samedi placé en détention provisoire. Une décision que la justice a justifiée par la crainte que ce dernier ne s’enfuie. « Il a été fait prisonnier, mais je ne sais pas pourquoi », avait fait savoir un peu plus tôt à l’AFP Celso Vilardi, l’un de ses avocats. Ce dimanche matin, on sait que c’est parce qu’il a tenté de casser le bracelet qu’il devait porter depuis août tout en étant assigné à résidence, selon un juge qui a estimé qu’il nourrissait des projets d’évasion.

    Dans la vidéo, on voit le bracelet électronique toujours à sa cheville mais très endommagé et brûlé. A une interlocutrice qui lui demande comment il a procédé, on l’entend raconter avoir utilisé un fer à souder, tout en ajoutant l’avoir fait par « curiosité ».

  • Un document sur l’extrême droite radicale retiré du site du ministère de la Justice américain | JDM
    https://www.journaldemontreal.com/2025/09/16/un-document-sur-lextreme-droite-radicale-retire-du-site-du-minist

    Ce document, écrit par le National Institute of Justice, la branche du ministère dédiée à la recherche, souligne que « les radicaux d’extrême droite ont commis beaucoup plus de meurtres motivés par l’idéologie que les radicaux d’extrême gauche ou les islamistes radicaux » de 1990 à aujourd’hui.

    Des conclusions qui vont à l’encontre des déclarations de Donald Trump et de son gouvernement ces derniers jours, selon lesquelles la « gauche radicale » alimente la violence politique dans le pays, après le meurtre de l’influenceur conservateur Charlie Kirk il y a une semaine.

    Le ministère de la Justice n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

    (But what a surprise)

  • « Si cela fait de moi un « soutien du terrorisme », qu’il en soit ainsi » : la romancière Sally Rooney annonce vouloir reverser certains de ses droits d’auteur à Palestine Action – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/si-cela-fait-de-moi-un-soutien-du-terrorisme-quil-en-soit-ainsi-la-romanc

    « Si cela fait de moi un « soutien du terrorisme », qu’il en soit ainsi » : la romancière Sally Rooney annonce vouloir reverser certains de ses droits d’auteur à Palestine Action
    L’autrice irlandaise, célèbre pour son best-seller « Normal People », a annoncé qu’elle reverserait certains de ses droits dont ceux des adaptations télévisées de ses romans à l’organisation britannique interdite, classée terroriste au Royaume-Uni.

    (...) Début juillet, le groupe Palestine Action a été interdit et ajouté à la liste des organisations classées terroristes au Royaume-Uni, après des actes de vandalisme perpétrés sur une base de l’armée de l’air. Depuis, plus de 700 personnes ont été arrêtées et une soixantaine vont être poursuivies pour avoir manifesté leur soutien en brandissant notamment des pancartes lors de rassemblements. Parmi eux : la poétesse primée Alice Oswald, et de nombreux seniors – selon la Metropolitan Police, la moitié des personnes arrêtées lors d’une manifestation organisée début août avaient plus de 60 ans.

    « Dans ce contexte, je me sens obligée d’affirmer une nouvelle fois […] que je soutiens Palestine Action. Si cela fait de moi un « soutien du terrorisme » en vertu de la loi britannique, qu’il en soit ainsi », écrit Sally Rooney, qui réside dans l’Ouest de l’Irlande. « Je publierais volontiers cette tribune dans un journal britannique, mais cela serait maintenant illégal », ajoute la romancière, souvent qualifiée de « voix » de la génération des millenials, nés dans les années 1980-1990, et qui se définit comme marxiste. Auprès du quotidien britannique The Guardian, un expert juridique confirme que l’écrivaine pourrait bien être « arrêtée en vertu de la loi sur le terrorisme » et même poursuivie par la justice si elle exprime son opinion au sujet de ces financements de façon publique.

  • Cette soudaine « préoccupation » danoise pour son lointain territoire (autonome) de l’Arctique ...

    Face aux provocations de Trump, le Danemark révise en accéléré son rapport au Groenland – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/face-aux-provocations-de-trump-le-danemark-revise-en-accelere-son-rapport

    Electrochoc
    Face aux provocations de Trump, le Danemark révise en accéléré son rapport au Groenland
    Le royaume se retrouve confronté à son passé colonial et prend subitement conscience des discriminations et du racisme dont souffrent les citoyens d’origine groenlandaise.

    https://justpaste.it/eunnc

    Une prise de conscience du passé colonial
    Depuis janvier, le Groenland s’est retrouvé au cœur de l’actualité danoise, alors que ce territoire autonome du royaume, séparé par plus de 2 000 kilomètres d’océan, est en temps normal bien loin des préoccupations quotidiennes de Copenhague. « Tout d’abord, seul un très petit groupe de hauts ministres et de bureaucrates impliqués depuis longtemps dans les dynamiques politiques entre le Groenland et le Danemark comprennent bien les enjeux, décrypte Ulrik Pram Gad. D’autres politiciens réagissent aux événements au fur et à mesure, leur engagement est plus circonstanciel et varie en fonction de la situation. Enfin, il y a le grand public danois. Il y a dix ans, beaucoup de Danois pouvaient vivre toute leur vie sans jamais penser au Groenland. Mais avec le temps, il est devenu de plus en plus évident pour tout le monde que cette relation est d’une importance majeure. »

  • Marco Rubio au #Guyana pour offrir la protection américaine au pays riche en pétrole, convoité par le Venezuela – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/marco-rubio-au-guyana-pour-offrir-la-protection-americaine-au-pays-riche-

    Le secrétaire d’État américain a également mis en garde jeudi 27 mars le Venezuela voisin, qui revendique une partie du petit territoire, contre les conséquences d’une attaque ou action à l’encontre du pays riche en pétrole.

    #esequibo

  • Aux Etats-Unis, la mort soudaine d’une ancienne procureure démocrate à 43 ans interroge – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/etats-unis-mort-soudaine-dune-ancienne-procureure-democrate-jessica-d-abe

    De nombreuses interrogations subsistent. L’ancienne procureure démocrate Jessica D. Aber, l’une des rares femmes à occuper le poste de procureure fédérale aux Etats-Unis, a été retrouvée morte samedi 22 mars au matin chez elle, rapportent les médias américains, citant ses anciens collègues. La cause de sa mort est actuellement inconnue, mais la police de la ville d’Alexandria, où elle vivait, enquête pour en éclaircir les circonstances, d’autant plus que la magistrate n’avait que 43 ans. Nommée procureure générale de l’Etat de Virginie en 2021 par Joe Biden, Jessica D. Aber avait démissionné de son poste le 20 janvier, à la veille de l’investiture de Donald Trump. Elle était, entre autres, en train d’enquêter sur des fuites de renseignements vers la Russie.

  • Corrélation n’est pas causalité

    Trump et Musk purgent aussi les services sanitaires, en pleine épidémie de grippe aviaire – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/trump-et-musk-purgent-aussi-les-services-sanitaires-en-pleine-epidemie-de

    « Les États-Unis dépensent plus d’argent pour la santé que n’importe quel autre pays sur Terre. Mais nous sommes de plus en plus malades chaque année », a tonné le président républicain

  • U.S. Agency for International Development
    page dite « d’accueil », dans son intégralité
    plus aucun lien nulle part…
    https://www.usaid.gov

    On Friday, February 7, 2025, at 11:59 pm (EST) all USAID direct hire personnel will be placed on administrative leave globally, with the exception of designated personnel responsible for mission-critical functions, core leadership and specially designated programs. Essential personnel expected to continue working will be informed by Agency leadership by Thursday, February 6, at 3:00pm (EST).

    For USAID personnel currently posted outside the United States, the Agency, in coordination with missions and the Department of State, is currently preparing a plan, in accordance with all applicable requirements and laws, under which the Agency would arrange and pay for return travel to the United States within 30 days and provide for the termination of PSC and ISC contracts that are not determined to be essential. The Agency will consider case-by-case exceptions and return travel extensions based on personal or family hardship, mobility or safety concerns, or other reasons. For example, the Agency will consider exceptions based on the timing of dependents’ school term, personal or familial medical needs, pregnancy, and other reasons. Further guidance on how to request an exception will be forthcoming.

    Thank you for your service.

    • USAID under attack by Trump and Elon Musk. What does USAID do? - The Washington Post
      https://www.washingtonpost.com/politics/2025/02/02/usaid-musk-trump-faq

      In fiscal year 2023, USAID managed over $40 billion of appropriations — less than 1 percent of the federal budget, according to federal records — provided to about 130 countries. The top recipients of USAID funding included Ukraine, Ethiopia, Jordan, the Democratic Republic of Congo and Somalia.
      More than 10,000 people work for USAID, about two-thirds of whom serve overseas, according to the CRS. USAID’s projects included providing assistance to famine-stricken regions in Sudan, providing textbooks for displaced schoolchildren in Ukraine and training health workers in Rwanda, according to an archived version of its website.

    • il faut tuer l’État profond qui veut la peau de DJT, avec le succès que l’on sait, pour le remplacer par les sbires de DJT

      comme je le faisais remarquer, ça fait quand même bizarre d’en être à regretter l’USAid défunctée par un facho après l’avoir vilipendée pendant 50 ans pour ses actions en sous-main au profit de coups fachos

    • Oui, cette contradiction n’est pas relevée bien souvent dans nos réseaux ou ailleurs. Et d’ailleurs, de mon côté, je ne peux m’empêcher de me dire qu’on n’entend dans nos réseaux, que ce que l’état profond souhaite qu’on entende et débatte. Tout en étant conscient que ce dernier ne peut qu’avoir déjà commencé à faire le nécessaire pour collaborer avec le nouvel exécutif (la preuve par la CIA qui en quelque sorte collabore...).

      Ceci dit, dans les faits, on se retrouve avec des fascistes traditionalistes occidentaux compatibles avec les fascistes traditionalistes russes, et donc, nous là, on n’est pas vraiment beaucoup plus avancé, autrement qu’à devoir conclure que les capitalistes réciproques, une fois qu’ils auront constatés que leurs antagonismes de fond, ce n’est pas la tradition (patriarcat), ils ne pourront donc pas en rester à un simple statu-quo... ils devront aller jusqu’au bout de la conclusion que la mise en place d’une économie de guerre, c’est fait pour faire la guerre.

      Espérons que ça se finisse mieux.

    • « C’est un coup d’Etat » : la colère des employés de l’Usaid, cobayes de la purge administrative de Donald Trump et Elon Musk

      https://www.lemonde.fr/international/article/2025/02/06/c-est-un-coup-d-etat-la-colere-des-employes-de-l-usaid-cobayes-de-la-purge-a

      Il y a quelques jours, le pire est survenu peu avant 1 heure du matin, par un e-mail brutal annonçant que son emploi n’existait plus. « On a été privés d’accès à l’immeuble, de la possibilité de consulter notre boîte e-mail. On ne sait pas s’il y a des recours judiciaires possibles, mais ils prendraient du temps. J’ai deux enfants, dont un qui devait aller à l’université cet été. Il a 18 ans. Il m’a demandé s’il devait plutôt trouver un boulot, pour qu’on puisse payer le crédit de la maison. » On lui demande pourquoi elle porte un masque. « Mon mari travaille pour le gouvernement fédéral. On a peur que ce ne soit que le début. Ils veulent détruire l’Etat. »

      [...]

      Forte de ses 10 000 employés, dotée d’un budget d’environ 40 milliards de dollars, l’agence sert de cobaye dans l’attaque historique conduite par Elon Musk et Donald Trump contre l’Etat fédéral. En deux semaines et demie, ils sont parvenus à paralyser complètement les activités de l’Usaid, sans rencontrer de vraie résistance. L’ensemble des personnels déployés à l’étranger, en dehors de quelques missions essentielles, seront placés en congé administratif à partir du 7 février et contraints de revenir aux Etats-Unis le mois suivant.

      [...]

      La fermeture d’une agence fédérale relève de l’autorité du Congrès. Elon Musk la vide de son sang. Du point de vue organique, l’Usaid sera dorénavant rattachée au département d’Etat, perdant son autonomie. Depuis sa création, en 1961, l’objectif était d’assumer une distinction entre les missions humanitaires, l’aide au développement, et les contingences diplomatiques du moment, entre les Etats-Unis et les pays receveurs.

    • Elon Musk et son « Département de l’efficacité gouvernementale » se livrent à une opération de casse sans précédent https://www.liberation.fr/international/amerique/a-washington-elon-musk-et-son-doge-se-livrent-a-une-casse-sans-precedent-

      Ecartant partout où ils passent les fonctionnaires de carrière, experts et garants pluridécennaux de précautions et protocoles institués – poussés à la démission, à la retraite ou à une mise à pied précipitée –, les relais de Musk ont déjà forcé l’accès à des dossiers classifiés dans les bureaux de l’USaid. Depuis la GSA, ils ont commencé à liquider le parc immobilier fédéral en résiliant des baux. A l’OPM [Office of Personnel Management], ils ont installé un centre de commandement avec couchages pour y travailler jour et nuit, selon un principe d’intensité et d’occupation à toute heure du terrain déjà éprouvé dans les entreprises privées du milliardaire.

      Des employés de l’organisme ont ainsi constaté la mise en place d’un serveur manifestement acheté dans le commerce, afin d’en contrôler les bases de données (qui contiennent jusqu’aux dossiers médicaux et disciplinaires de millions de fonctionnaires) et d’émettre des mails internes à l’adresse de l’ensemble des employés fédéraux. Comme celui les invitant tous, la semaine dernière, à bénéficier des conditions présentées comme avantageuses d’un vaste plan de départ volontaire – l’intitulé et les termes informels du message étaient les mêmes que ceux employés pour pousser vers la sortie les salariés de Twitter après son acquisition par Musk, qui aboutira à l’éviction de 80 % de ses effectifs.

  • Les coups de boutoir de Trump et Musk contre l’USaid : un coup fatal à l’humanitaire… et au soft power américain – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/les-coups-de-boutoir-de-trump-et-musk-contre-lusaid-un-coup-fatal-a-lhuma

    *Au nom de l’« efficacité gouvernementale », le président américain et son cost killer accélèrent depuis ce week-end le démantèlement de l’agence, outil indispensable de soutien aux ONG et de soft power puissant. Eux y voient une organisation « marxiste qui hait l’Amérique ».$

    Une « organisation criminelle », « diabolique », une « escroquerie »… En somme, « un nid de vipères de marxistes radicaux de gauche qui haïssent l’Amérique ». Ce week-end, Elon Musk a lâché ses coups contre l’Agence américaine pour le développement international (USaid) et ses fonctionnaires, en pleine tourmente depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. « Il est temps qu’elle meure », a même affirmé le patron de Tesla sur son réseau social X, à propos de cette pierre angulaire de l’influence des Etats-Unis dans le monde depuis plus de soixante ans, qu’il juge « irréparable ». Musk, l’homme le plus riche du monde chargé par Donald Trump de sabrer dans les dépenses de l’Etat fédéral américain, a même affirmé ce lundi 3 février avoir obtenu le feu vert du président pour « fermer » l’USaid. En pleine tournée en Amérique latine, le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, a carrément annoncé ce lundi, depuis le Salvador, qu’il était le nouveau chef par intérim de l’agence, et que « l’insubordination » de celle-ci allait « cesser ».

    L’organisation, créée en 1961 par le président John F. Kennedy pour contrer la contagion soviétique dans les pays en développement, semble aujourd’hui au bord de l’effondrement. Au nom de son idéologie « America First » […]

    #paywall

  • Génocide Joë se retire au profit de génocide Kamala Régis de Castelnau - Caitlin Johnstone

    Le titre de Libération ce matin témoigne du soulagement du lobby atlantiste démocrate dont ce journal est l’organe. Avec un titre, modèle de flagornerie larvaire (habituel chez Libération) : « Election présidentielle aux Etats-Unis : Kamala Harris, de l’ombre à la lumière ». Caitlin Johnston notre journaliste australienne préférée après Julian Assange nous dit ce qu’il faut en penser.

    Le président Biden a cédé à la pression croissante pour se retirer de la course présidentielle. Il l’a fait raison de préoccupations généralisées concernant son évident déclin neurologique, se retirant et soutenant son exact clone idéologique Kamala Harris. Apparemment, le consensus était qu’il est trop dément pour se présenter à la présidence, mais n’est pas trop dément pour être effectivement président pour les six prochains mois.

    Et bon, peu importe. Cela ne signifie rien et ne change rien, si ce n’est peut-être diminue légèrement la probabilité qu’un gestionnaire républicain de l’empire, investisse la Maison Blanche en janvier 2025. Harris ce différencie de Biden uniquement par sa voix et son apparence, mais elle a été une partisane enthousiaste des atrocités génocidaires de Biden à Gaza au cours des neuf derniers mois et demi.

    Harris, en supposant qu’elle remporte la nomination démocrate, fera campagne sur la promesse de poursuivre l’incinération de Gaza par Biden, de prolonger le soutien « inébranlable » de Biden à Israël, de prolonger la guerre par procuration de Biden en Ukraine, de poursuivre les escalades de Biden contre la Russie et la Chine, de poursuivre l’expansion de la machine de guerre américaine par Biden, de poursuivre la facilitation du capitalisme écocidaire par Biden, et de poursuivre les politiques déshumanisantes de l’exploitation mondiale et de l’ ‘extraction impérialiste de Biden. Si elle accède à la Maison Blanche, le visage de l’opération changera, mais l’opération elle-même ne changera pas.

    Et la même chose sera vraie si Trump est élu. Tous les quelques années, l’Empire américain organise ce petit festival étrange où il fait semblant que le gouvernement change de mains et commence à maintenant à fonctionner de manière significativement différente de ce qu’il faisait auparavant. Mais ensuite, l’exploitation continue, l’injustice continue, l’écocide continue, les guerres continuent, le militarisme continue, l’impérialisme continue, l’endoctrinement de la propagande continue, l’autoritarisme et l’oppression continuent.

    Le comportement de l’empire n’est pas plus modifié en changeant de président que ne l’est une entreprise en changeant de secrétaire à l’accueil de son siège social.

    On fera beaucoup de bruit sur la race et le genre de Kamala Harris. Beaucoup sera fait autour de l’idée qu’elle n’est pas Donald Trump. Beaucoup d’émotion entourera sa campagne. Et puis, qu’elle gagne ou qu’elle perde, pas grand-chose ne changera. Vous ne pourrez pas dire en regardant la machinerie de l’empire prenant ses fonctions en janvier que cela va changer. Son comportement à elle restera le même.

    Rien de réel ne se passe au niveau de la politique électorale en Amérique. Les manifestations sont réelles. L’activisme est réel. Les efforts pour lutter contre la machine de propagande impériale et réveiller les gens de leur endoctrinement sont réels. Les efforts pour susciter un véritable esprit révolutionnaire sont réels. Mais les élections elles-mêmes sont un rituel performatif destiné à aider les gens à se sentir bien, comme un sacrement religieux réalisé par un prêtre.

    Un monstre du génocide s’efface au profit d’un autre monstre du génocide. Voilà toute l’histoire. C’est tout le commentaire et l’attention que ce nouveau développement mérite.

    https://www.caitlinjohnst.one/p/genocide-monster-drops-out-endorses _

    https://www.liberation.fr/international/amerique/election-presidentielle-aux-etats-unis-kamala-harris-de-lombre-a-la-lumiere-20240721_6B2CH677XJH3LAYBOOTRTNW4FE/?at_creation=NL_Alerte_Libe_2024-07-21_1&at_campaign=NL_Alerte_Libe&at_em

    Source : https://www.vududroit.com/2024/07/genocide-joe-se-retire-au-profit-de-genocide-kamala
    #génocide #ukraine #Palestine #Gaza #USA #élections kamala_harris #joe_biden