Covid-19 : la Bretagne ne sera pas la région la plus à risque épidémique cet été - Coronavirus

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    La Bretagne ne devrait pas être la région à être frappée la première par la quatrième vague.
    Le Télégramme/Nicolas Arzur

    Selon une étude de l’Inserm, la quatrième vague frappera de manière très forte en premier lieu dans le Sud et le Sud-Ouest de la France. La Bretagne devrait être moins exposée, grâce à un afflux moindre de touristes et à la vaccination.

    La Bretagne ne devrait pas être la première région frappée par la quatrième vague. C’est l’un des enseignements des projections réalisées par les scientifiques de l’Inserm et de Sorbonne Université. Ils ont recensé les territoires où l’épidémie risque d’être la plus active dans les semaines à venir, et donc où la quatrième vague frappera le plus fort.

    La région Bretagne devrait donc être, pour le moment, un peu moins exposée que les autres à une vague épidémique forte. Mais elle ne sera pas, pour autant, le territoire le plus préservé. Les régions du nord de la France (Hauts-de-France, Ile-de-France, Grand Est, Normandie et Bourgogne-Franche-Comté) le seront davantage.

    Selon les calculs des scientifiques, le Finistère, le Morbihan et les Côtes-d’Armor ont un « risque moyennement élevé » (compris entre 0,2 et 0,4 sur une échelle allant jusqu’à 1) d’être exposés à une quatrième vague forte dans le mois et demi à venir. Le département d’Ille-et-Vilaine a, lui, un « risque faible » (compris entre 0 et 0,2).

    Arrivée des touristes
    Pour arriver à une telle conclusion, les scientifiques se sont appuyés sur différents paramètres, qui ont fait évoluer, à la hausse comme à la baisse, le risque global. Ils ont, par exemple, estimé que la « surpopulation durant la saison estivale » dans le Morbihan, avec l’afflux des touristes, était un risque épidémique qui pouvait accroître, avec le déplacement des populations, la présence du variant Delta sur le territoire. Et donc faire repartir à la hausse les contaminations, la mutation étant plus contagieuse.

    D’autres critères viennent néanmoins contrebalancer cette variable. Comme l’immunité acquise par les Bretons : avec une population à 60 % de primo-vaccinés, les Bretons ont su compenser leur très faible immunité naturelle (par la contamination, 8,7 %). La présence moins forte, pour le moment, du variant Delta en Bretagne (69 % des tests positifs), par rapport à d’autres régions, est aussi un atout.

    Risque très fort dans le Sud-Ouest
    Si la Bretagne devrait tirer son épingle du jeu, ce n’est pas le cas d’autres régions. « Le risque épidémique est estimé plus élevé dans le Sud et le Sud-Ouest de la France », constatent les scientifiques. En cause : « Un déplacement net de population vers le sud, les côtes et les régions de montagne pendant l’été ».

    Les Landes et des Hautes-Alpes sont ainsi les deux départements à « risque maximal ». En cas de quatrième vague cet été, ils seront frappés les premiers. « Le département des Landes a le risque le plus élevé de tous, dominé par la prévalence locale de la variante Delta parmi les personnes dépistées. Les Hautes-Alpes ont un risque dominé par le surpeuplement élevé pendant l’été », estiment les chercheurs. L’Ardèche, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Aude, la Lozère et la Vendée sont, eux, considérés comme des territoires « très exposés ». Douze départements sont à un niveau « élevé » de reprise active. Le cas de la Corse, particulièrement prisée l’été, n’est pas étudié.

    Reste que ces projections ne sont pas des prédictions. L’extension récente du pass sanitaire n’a pas été prise en compte, ni la ruée dans les centres de vaccination. Mais si le relâchement de la population est plus important qu’estimé, le risque pourrait être plus important qu’estimé dans certains territoires.