Lutte contre les médecins agresseurs sexuels : l’impossible enquête (1/2)

/930805

    • Plusieurs témoignages dénonçant des #violences_gynécologiques qui auraient eu lieu au sein de l’#hôpital Tenon situé à Paris ont récemment fait surface, incriminant particulièrement le chef du service de #gynécologie, le professeur Émile Daraï. Dans le cadre de l’enquête sur l’endométriose que FLUSH a débutée en 2019, nous publions aujourd’hui des témoignages complémentaires qui mettent en lumière ses agissements.

       ! Attention, certains des faits décrits ci-dessous sont violents et pourraient heurter la sensibilité de certaines personnes.

      Certaines l’appellent le « boucher », d’autres le considèrent comme leur « héros ». Elles sont toutes atteintes d’#endométriose, une maladie gynécologique méconnue qui toucherait au moins une femme sur dix. Elle se caractérise par la présence dans le corps de tissus similaires à celui de l’endomètre, la muqueuse intérieure de l’utérus qui se désagrège pendant les règles. Parfois ces tissus saignent, créent des adhérences entre les organes, tiraillent. L’endométriose peut être très handicapante. Certaines femmes en souffrent, d’autres non. Peu de médecins connaissent et savent prendre en charge cette pathologie. Le quotidien de ces femmes est fait de douleurs, pendant les règles et parfois en permanence, pour dire le moins. Dans leur parcours, ces femmes ont cherché les meilleurs spécialistes. Elles ont été orientées par d’autres professionnels de santé ou par des femmes qui avaient entrepris la même quête du Graal. Après leur passage à l’hôpital Tenon, elles pensaient être des exceptions, mais il n’en est rien.

      « J’ai envie de pleurer parce que je réalise que je viens d’assister à un #viol et que je n’ai rien dit. »

      Le 13 septembre dernier, le collectif Stop VOG a publié sur son compte Twitter, sous le hashtag #StopOmerta, un témoignage d’interne passé par le service gynécologie de l’hôpital Tenon : « J’ai envie de pleurer parce que je réalise que je viens d’assister à un viol et que je n’ai rien dit. » Cette personne parle d’un #médecin « dont la renommée n’est plus à faire ». Puis, elle décrit : « sans prévenir, il insère [un spéculum] dans le vagin de la dame. D’un coup. Elle se crispe sous la douleur. Ses muscles se contractent et font ressortir l’instrument. Le médecin le renfonce plus fort. Il hurle : ‘Détendez-vous !’. Elle gémit. Il est évident qu’elle est terrorisée. ‘J’ai dit détendez-vous ! Je ne peux pas vous examiner, là !’ Il s’exaspère. Le spéculum ressort encore. Il le renfonce de plus en plus brutalement. Elle se cabre presque. » Sur les réseaux sociaux, les témoignages ont afflué, incriminant le professeur Émile Daraï.

      voir aussi Pour une M.E.U.F. (Pour une Médecine Engagée Unie et Féministe)
      https://seenthis.net/messages/930805

    • Violences obstétricales : un deuxième médecin du service gynécologie de l’hôpital Tenon mis en cause

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/violences-obstetricales-un-deuxieme-medecin-du-service-gynecologie-de-lho

      Après les témoignages mettant en cause les pratiques du professeur Emile Daraï, chef du service gynécologie à l’hôpital Tenon, à Paris, et visé par une enquête pour viol sur mineur, un autre médecin de ce même établissement de l’AP-HP est sous le coup d’un signalement pour des violences obstétricales supposées.

      #paywall