• Israël – Exportateur de mort et de répression en Afrique
    Susan Abulhawa, Publié le 22 novembre 2021 sur MRN Media Review Network
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/11/30/israel-exportateur-de-mort-et-de-repression-en-afrique

    Alors que l’Union africaine se débat avec elle-même pour avoir octroyé récemment le statut d’observateur à Israël, il incombe au continent de chercher plus loin que des discussions politiques immédiates. Les critiques insistent, et à juste titre, en disant qu’il est contraire à la charte de l’UA d’admettre une nation coloniale dont l’existence est vouée au nettoyage historique et ethnique permanent des Palestiniens autochtones. Mais on ne dit pas grand-chose du rôle actuel et historique d’Israël dans toute l’Afrique. (...)

    #marchand_de-canons

  • Une « paix économique » pour Gaza ? - Charleroi Pour la Palestine
    Abdel Bari Atwan, Publié le 29 novembre 2021 sur le site Rai al-Youm , Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/11/29/une-paix-economique-pour-gaza

    La semaine dernière, dans une interview réalisée pour la chaîne de télévision al-Mayadeen, Ziyad al-Nakhalah, secrétaire général du mouvement du Djihad islamique palestinien, y est allé de quelques révélations étonnantes sur les développements relatifs à la Palestine et plus particulièrement à la bande de Gaza et à la progression croissante de la normalisation entre Israël et diverses capitales arabes.

    Nakhalah a révélé que des responsables égyptiens qu’il avait rencontrés au Caire le mois dernier lui avait dit que la direction égyptienne avait l’intention de transformer la bande de Gaza en un « second Dubaï » et que des milliards de dollars seraient injectés dans le territoire afin de concrétiser cet objectif. Une grande vague de reconstruction allait être lancée et les habitants de la bande de Gaza se verraient accorder une liberté de mouvement aller et retour avec l’Égypte exempte des habituels contrôles et fouilles humiliants au passage frontalier de Rafah ou dans les aéroports égyptiens. Entre autres, la construction d’une ville de villégiature est prévue à la frontière, avec des hôtels cinq étoiles, des cinémas et des installations de loisirs auxquels les habitants de Gaza auraient libre accès.

    Il a ajouté qu’Israël considère que Gaza est une bombe à retardement qu’il convient de désamorcer et que, du fait qu’il n’est pas parvenu à réprimer ses habitants ni à écraser la résistance sur place après une série de guerres, il va désormais recourir à un « plan B » visant à pacifier le territoire en améliorant ses conditions économiques. (...)

  • Ce que fait l’armée israélienne à ses soldats qui abattent des Palestiniens
    Gideon Levy, Alex Levac, 18 novembre 2021 - Haaretz
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/11/23/ce-que-fait-larmee-israelienne-a-ses-soldats-qui-abattent-

    De gauche à droite : Izz a-Din al-Batash ; Fehmiye Hrub ; Fadi Washaha ; les funérailles de Muhammad Khabisa ; le père de Khabisa avec sa petite-fille sur le bras. (Photos : Nasser Nasser / AP ; avec l’aimable autorisation de la famille Hrub ; Issam Rimawi : Anaadolu Agency via AFP ; Alex Levac)

    Sur 18 cas de Palestiniens, tués ou grièvement blessés, et ayant fait l’objet d’une enquête de l’armée israélienne, aucun n’a donné suite à un procès.

    Voici deux ans, le 11 novembre 2019, Omar Badawi, 22 ans, sortait de chez lui, dans le camp de réfugiés d’Al-Arroub, dans le sud de la Cisjordanie. Il voulait aller éteindre un petit feu qui avait été provoqué par un cocktail Molotov que des adolescents avaient lancé en direction des soldats qui envahissaient le camp, sans toutefois atteindre sa cible. Badawi était sorti avec un torchon pour éteindre les flammes qui léchaient le mur de sa maison. Ce fut l’erreur de sa vie. Au moment même où il mettait un pied dehors, les soldats déployés dans une allée toute proche firent feu sur lui et le tuèrent. Peut-être avaient-ils cru que le torchon constituait une menace pour leur vie ; après tout, ils avaient estimé que cela justifiait un tir meurtrier sur un civil innocent. La succession des événements – la sortie de Badawi de chez lui, le torchon, les coups de feu – figure sur une vidéo filmée par des journalistes présents sur les lieux. C’est un triste spectacle, mais sans équivoque aucune quant à ce qu’il révèle.

    Comme d’habitude, les Forces de défense israéliennes promirent de lancer une enquête dont « les conclusions seraient transmises à l’avocat général militaire ». Cela, c’était il y a deux ans. L’an dernier, pour l’anniversaire de la fusillade, Haaretz demanda à l’unité du porte-parole des FDI où l’on en était avec l’enquête sur la mort de Badawi. Elle n’était est toujours pas conclue, me répondit-on. Une autre année s’écoula et, cette semaine, l’unité du porte-parole des FDI fit parvenir l’information que voici à Haaretz :

    « L’un des combattants qui assurait la couverture des soldats a repéré dans l’allée un Palestinien qui tenait en main une loque blanche, que le combattant a identifiée comme faisant partie d’un cocktail Molotov qui n’avait pas encore été allumé, et il a tiré une balle vers l’homme. Le Palestinien est mort de ses blessures. Suite à l’incident, la police militaire a ouvert une enquête et, après l’examen des faits, il a été estimé que les preuves rassemblées ne justifiaient pas d’entreprendre une action en justice. »

    Un jeune homme non armé qui ne met la vie de personne en danger sort de chez lui, un soldat imagine que le linge qu’il tient en main va être utilisé pour faire un cocktail Molotov et il décide d’exécuter aussitôt l’individu innocent. Rien dans le comportement de l’exécuteur n’a soulevé les soupçons de l’armée de ce qu’un délit d’une sorte ou l’autre aurait pu être commis – ni un homicide, ni même le fait d’avoir provoqué la mort par négligence. Aux yeux de l’armée, tout, dans le comportement du soldat, a été impeccable, conforme aux normes, voire louable et l’affaire a été clôturée. La facilité intolérable avec laquelle on a pris la vie d’un Palestinien ne méritait même pas une réprimande, aux yeux de l’armée-la-plus-morale-du-monde.

    Que tous les soldats s’en imprègnent et le sachent, au cas où ils hésiteraient à abattre des Palestiniens armés de torchons.

    traduction en français de cet article : https://seenthis.net/messages/937226

  • « J’ai trouvé mes réponses » : les écrits de Basel al-Araj
    Publié 25 novembre 2021 · Publié le 5 avril 2021 sur Liberated Texts
    Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine

    « Basel ne nous a pas demandé d’être des combattants de la résistance. Pas plus qu’il ne nous a demandé d’être des révolutionnaires. Basel nous a dit d’être vrais, et c’est tout. Si vous êtes vrais, vous serez des révolutionnaires et des combattants de la résistance. » Khaled Oudatallah, dans un éloge de Basel al-Araj prononcé à al-Walajah, le 8 mars 2017 (1)

    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2021/11/25/i-have-found-my-answers-jai-trouve-mes-reponses-les-ecrits

    Hazem Jamjoum, 5 avril 2021

    Ce ne devait pas être plus de quelques semaines après que j’avais entamé une nouvelle tâche aux côtés d’une organisation de défense des droits des réfugiés à Bethléem. C’était la fin d’une journée de travail. Un ami et collègue m’a dit :

    « Un de mes cousins est intéressé par les questions politiques, tout comme toi. Tu devrais le rencontrer… Viens, il nous attend. »

    Nous avons pris sa voiture, avons franchi le sommet de la colline et traversé Beit Jala, puis dépassé la base militaire israélienne et le check-point qu’on appelle communément le DCO, autrement dit, le Bureau de coordination du district, avant d’entrer dans le village d’al-Walajah. Nous avons roulé en direction de ce qui ressemblait à un immeuble résidentiel et, quand nous sommes entrés, je me suis rendu compte qu’en fait, le bâtiment avait été transformé en centre de jeunesse. Debout derrière un bureau au milieu du hall d’entrée, se tenait un homme très mince portant d’épaisses lunettes et agé de trente-cinq ans environ. Il s’appelait Basel al-Araj. (...)

    #Basel_al-Araj