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    Corée du Sud : 4 corps retrouvés sur une île touristique, le policier qui avait classé sans suite ces affaires de disparition arrêté - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/monde/coree-du-sud/coree-du-sud-4-corps-retrouves-sur-une-ile-touristique-le-policier-qui-avai

    Face aux critiques, la police a également lancé un réexamen des quelque 310 000 affaires de disparition classées sans suite au cours de ces trois dernières années, a rapporté mercredi l’agence de presse Yonhap.

  • La gynécologue Dima Amin arrêtée à Ramallah par l’armée israélienne - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/monde/guerre-israel-hamas/la-gynecologue-dima-amin-arretee-a-ramallah-par-larmee-israelienne

    L’armée israélienne a arrêté, le mardi 18 août peu avant l’aube, le Dr Dima Amin, 54 ans, à son domicile de Ramallah, en Cisjordanie. Elle est spécialiste en obstétrique et gynécologie, et travaille également au Centre Dunia de cancérologie, spécialisé dans les tumeurs féminines. Des témoins oculaires ont rapporté que des soldats israéliens en nombre avaient brutalement pris d’assaut l’habitation, l’auraient saccagée, avant que la chirurgienne ne soit emmenée à la prison d’Ofer.

    Le Réseau palestinien des organisations civiles a condamné cette arrestation et considère cet acte comme « faisant partie d’une série d’attaques contre le travail humanitaire et communautaire dans les territoires palestiniens occupés et contre le personnel médical, car le Dr Mazen Al-Rantisi est toujours détenu dans des conditions de détention oppressives et le Dr Jamila Abu Daho a été récemment arrêtée avant d’être libérée ».

    250 membres du personnel médical sont toujours détenus. La plupart sont originaires de la bande de Gaza, dont le Dr Hussam Abu Safiya, qui n’a ni le droit de recevoir de visites ni de rencontrer un avocat et est soumis à des abus constants, tandis que son état de santé continue de se détériorer.

  • Exclusive: EU Commission still seeking controversial police agreement with Israel, despite warnings - Statewatch
    https://statewatch.org/news/2026/july/exclusive-eu-commission-still-seeking-controversial-police-agreement-wit

    Statewatch has learned that not only could the agreement be in breach of international law, but that the Commission kept negotiating even during the ongoing genocide against the Palestinians. If adopted, the deal may allow for the exchange of sensitive personal data between the EU and Israel, which could be used in occupied territories. Experts warn this could lead to state-sanctioned human rights violations against both Palestinians and Israelis.

    Drawing on leaked documents and internal files, Statewatch has reconstructed what led to the standoff between the European governing bodies, what has happened since, and what the proposed agreement entails.

    ’...)

    The draft agreement’s breach of international law
    The exception outlined in the draft agreement marks a significant departure from the EU’s long-held position that its agreements with Israel should not apply to the territories occupied since the 1967 Six-Day War.

    According to the Legal Service’s assessment, the arrangement would therefore conflict with the Palestinian people’s right to self-determination under international law.3 It would also go against the principle of the Vienna Convention, which states that international treaties should not damage third parties. The proposed text would damage the Palestinian Authority’s capacity to negotiate similar agreements.

    Still, during internal meetings in October 2022, the Commission sought to justify the exception by invoking “Israel’s duty under international humanitarian law to restore and maintain public order and safety in the territories controlled by its forces.”

    The Council’s Legal Service rejected that argument, claiming:

    “Israel’s duty as occupying power to ensure public order and safety in the occupied territories does not imply that other States or international organisations would be allowed to assist it in the fulfilment of that duty, in violation of other principles of international law.”

    Ben Saul, the United Nations Special Rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism, added to this view. Speaking to Statewatch, he said the proposed derogation appeared to contravene “the duty of European states not to recognise situations arising from breaches of peremptory norms of international law.”

    Eitan Diamond, head of Diakonia‘s International Humanitarian Law Centre in Jerusalem, said the Legal Service’s reasoning was further reinforced by the International Court of Justice’s July 2024 advisory opinion. The court concluded that Israel must “end its unlawful presence in the Occupied Palestinian Territory as rapidly as possible” and that all states and international organisations must avoid actions that could help maintain that unlawful presence.

    • https://www.humanite.fr/monde/commission-europeenne/comment-la-commission-europeenne-tente-de-conclure-un-accord-policier-avec-

      Le site Statewatch vient de révéler comment la Commission européenne, présidée par Ursula von der Leyen, cherche toujours un accord controversé sur la police avec Israël, malgré les avertissements que ladite commission a reçus, notamment du Conseil européen. Ce dernier, composé des chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l’UE, de son président et du président de la Commission européenne, est chargé de définir les orientations politiques générales de l’UE.

      En 2005, ce Conseil désigne Israël comme l’un des partenaires prioritaires d’Europol, l’agence de l’UE de police criminelle censée faciliter l’échange de renseignements entre polices nationales notamment en matière de stupéfiants, de terrorisme, de criminalité internationale au sein de l’Union européenne.

      Mais les négociations en vue d’un accord initial butent particulièrement sur le respect par Israël des normes de protection des données de l’UE et l’emplacement du quartier général...

    • Pour les soit-disant responsables politiques la défense d’intérêts privés l’emporte sur le droit international ; et pour qu’il n’y ait plus de discordance ils œuvrent pour que le droit international soit dirigé par de soit-disant juges qui défendent ces intérêts.

  • #Ceuta : une soit disant crise migratoire bien instrumentalisée par l’internationale réactionnaire ?

    Ce post de Mr Mondialisation sur FB (je n’ai pas trouvé l’article correspondant sur leur site) et cet article de l’Huma (sous #paywall) :

    https://www.facebook.com/M.Mondialisation/posts/pfbid0fjHJR3QnKoeSdQQoZzfwUWKSxSsaYqXu6aZdvKehLBbBQuUtkQs2MUks77a1PLPsl

    Comprendre l’opération de déstabilisation de l’Espagne qui se joue depuis plusieurs jours par une guerre d’images parfaitement organisée.
    Pendant que certains médias parlent d’une simple « vague migratoire », les images racontent une autre histoire. De nombreuses vidéos montrent des camions et des autocars déposant des milliers de jeunes hommes en même temps, à proximité immédiate de Ceuta, avant leur ruée organisée vers la plage du Tarajal.
    Les vidéos montrent surtout que les autorités Marocaines aident à la logistique sur la route, sans les arrêter. Une logistique de cette ampleur n’a rien d’un déplacement spontané de candidats à l’exil. Nombre de ces jeunes arrivent en rigolant, avec des bouées et même des sticks pour filmer leur exploit et les publier en ligne parfois en direct. Plusieurs ont perdu la vie en sous estimant le risque de contourner ce simple bras de terre. Ces individus n’ont rien de migrants classiques en situation d’exil, ce qui devrait à minima alimenter des questions. Pourtant, tous les médias ont un narratif unique axée sur la peur : la vague migratoire est à nos portes. Ce n’est pas le cas.
    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la technique est utilisée. En 2021 déjà, lors de la crise de Ceuta, le relâchement soudain et volontaire des contrôles frontaliers par Rabat avait été largement interprété comme un moyen de pression diplomatique sur Madrid dans le contexte du Sahara occidental. À la différence que cette fois, des dizaines de camions ont déversé ce flot humain sur les plages au même moment, poussant certains à la noyade.
    En résumé, des jeunes sont utilisés pour faire pression à la frontière de manière à générer un choc politique par l’image. La majorité d’entre eux sont rentrés chez eux le soir même, faute de nourriture, en passant la frontière dans l’autre sens.
    Une question demeure : comment des dizaines de milliers de personnes peuvent-elles se retrouver simultanément devant une frontière parmi les plus surveillées d’Afrique sans une organisation logistique ? Les vidéos montrant des véhicules transportant des groupes de jeunes méritent, à elles seules, une enquête approfondie. Les médias officiels restent pourtant discrets sur la question et ne publient pas ou peu ces images.
    Que chacun se fasse son opinion. Mais présenter ces événements comme un simple mouvement migratoire pour faire peur occulte les buts de l’opération : isoler l’Espagne de la scène internationale tout en alimentant la montée réactionnaire en Europe, favorable aux intérêts
    capitalistes. Par ailleurs, le contrôle du Détroit reste un enjeu économique majeur dans la région, y compris pour les Etats-Unis. Trump et Israël, alliés du Maroc, sabrent le champagne devant cette opération médiatique de grande envergure qui divise l’Europe.

    https://www.humanite.fr/monde/espagne/afflux-de-migrants-a-ceuta-le-gouvernement-espagnol-attaque-par-une-extreme

    L’arrivée de dizaines de milliers de jeunes Marocains dans l’enclave espagnole, la semaine dernière, même éphémère, a déchaîné les paniques racistes de l’extrême droite mondiale. Ce qu‘il s’est passé soulève des questions sur l’utilisation de l’immigration comme levier de déstabilisation mais aussi sur l’attitude des autorités marocaines.

    https://justpaste.it/e53bt

    • https://seenthis.net/messages/1184811

      La construction du récit de « l’invasion »

      Les crises frontalières créent un contexte propice à la radicalisation du débat public. Une étude met en évidence un durcissement de la rhétorique politique et une banalisation des discours racistes. Lors de la crise de 2021, le parti d’extrême droite Vox a consacré plus de 70 % de ses publications à Ceuta et à la migration.

      Une autre étude a montré que 80 % des messages haineux analysés portaient sur la confrontation politique, et non sur les causes ou les solutions aux enjeux migratoires.

      Dans la crise actuelle, des expressions comme « invasion », « hommes en âge de combattre » ou « sicaires » participent à cette représentation des personnes migrantes comme une menace collective. Les #médias ne sont pas nécessairement à l’origine de ces discours, mais ils peuvent contribuer à les banaliser lorsqu’ils reprennent des cadrages alarmistes sans les contextualiser ni les mettre en perspective.

    • https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/l-instrumentalisation-de-la-situation-a-ceuta-vire-a-la-caricature-de

      Plusieurs sources, dont l’AFP, laissent plutôt entendre que l’afflux massif de ces derniers jours résulte d’une nouvelle brouille diplomatique entre Madrid et Rabat, à l’heure où le Premier ministre espagnol essaie de se rapprocher de l’Algérie plutôt que du Maroc. Pedro Sanchez était à Alger il y a dix jours à peine pour essayer de tourner la page de quatre années difficiles. Dans ce contexte, un journaliste de l’agence de presse française affirme que des jeunes Marocains, rassemblés à la lisière de Ceuta, lui ont expliqué avoir entendu que « la frontière avait été ouverte ».

      Un contexte qui rappelle inévitablement la précédente crise migratoire de 2021, lorsque des milliers de Marocains avaient traversé la frontière à la faveur d’un assouplissement des contrôles par Rabat lors d’un premier différend diplomatique avec l’Espagne. À l’époque, le Maroc avait reproché à Madrid l’accueil, pour y être soigné, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario (soutenu par l’Algérie contre le Maroc).

      D’ailleurs, Pedro Sanchez - qui doit se rendre à Ceuta ce vendredi - a déjà expliqué que « des mesures pour le transfert » vers le Maroc seront prises pour « toutes les personnes qui sont entrées illégalement » dans l’enclave espagnole, après ce qu’il qualifie « d’attaque contre la souveraineté » de son pays. Du reste, nombre d’entre elles, 25.000 selon les premières évaluations, sont déjà retournées au Maroc, ce vendredi. Ce que ne disent pas les réactions françaises, promptes à qualifier ces migrants de danger imminent, quand bien même ils se trouvent actuellement sur un autre continent, dans une zone qui ne fait pas partie de l’espace Schengen, à 1 000 kilomètres du territoire français, de l’autre côté de la Méditerranée.

      Qu’importe, la pression porte ses fruits. Laurent Nunez s’est empressé ce vendredi matin d’annoncer que la France allait immédiatement renforcer ses contrôles aux frontières, « en profondeur », avant d’être appuyé par Emmanuel Macron, qui a demandé à la mi-journée à ce que « toutes les dispositions soient prises pour renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne ». Quitte à donner le point aux nationalistes et à leurs raccourcis.

    • La menace ne vient pas des immigrés de Ceuta, mais de nos propres dirigeants !

      L’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de jeunes Marocains à Ceuta, enclave espagnole sur le continent africain, a immédiatement provoqué un déchainement de mensonges. Non seulement la droite et l’extrême droite, mais aussi la plupart des gouvernants européens rejoints par Trump aux États-Unis, ont brandi la menace d’une « invasion » dont il faudrait se défendre.

      Le fait qu’il y ait eu une centaine de morts ne leur a pas tiré une larme. Pas plus le fait que les migrants soient restés dehors, avec les seuls vêtements qu’ils portaient pendant leur traversée, sans argent ni accès à un minimum d’hygiène, en butte aux violences des militaires et de certains habitants. « On croyait atteindre le paradis, et on s’est retrouvé en enfer », résumait l’un d’eux, avant de regagner le Maroc, comme l’ont fait la très grande majorité d’entre eux.

      Liberté de circulation pour tous les travailleurs !

      Ces jeunes, parmi eux de nombreux adolescents de moins de 15 ans, ont voulu fuir la pauvreté, le chômage, qui touche, au Maroc, près de la moitié de la jeunesse. Pouvoir travailler et réaliser ainsi leurs rêves était leur seul but, le même que tous les jeunes de leur âge dans le monde. La liberté de se déplacer et le droit de s’installer là où les travailleurs peuvent gagner leur vie devrait être un droit élémentaire. Que des jeunes soient obligés, pour cela, de risquer la mort est révoltant !

      Le Premier ministre espagnol Sanchez a annoncé l’envoi de policiers, de militaires et de blindés, évoquant « une attaque, une violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Mais que dire de l’intégrité du territoire marocain, alors que les enclaves de Ceuta et Melilla constituent des vestiges du colonialisme espagnol !

      Tous les dirigeants européens savaient très bien que ces milliers de jeunes ne pouvaient pas se rendre en Espagne ni dans l’Union européenne. En effet, Ceuta est soumis à un statut dérogatoire tel que l’accès au reste de l’Europe est aussi difficile qu’à partir du Maroc. Mais Macron a tout de même multiplié par cinq le nombre de policiers et de gendarmes à la frontière franco-espagnole.

      Les mensonges des dirigeants européens

      La palme du cynisme revient à la Première ministre italienne d’extrême droite Meloni, qui a annoncé la suspension de la libre circulation de l’espace Schengen à l’Espagne, avec laquelle l’Italie ne partage pourtant aucune frontière. La quasi-totalité des autres dirigeants de l’Union européenne lui ont emboité le pas. Tous ont délibérément menti car ils sont d’accord pour faire comme si l’immigration était aujourd’hui le danger principal. C’est une diversion ignoble, mais aussi dangereuse, utilisée par l’extrême droite, championne du repli sur soi, et par bien des politiciens.

      Tous veulent faire croire aux travailleurs que les immigrés constitueraient une menace et que les frontières pourraient protéger du chômage et de la pauvreté. Mais le responsable du chômage, de la précarité et des bas salaires est d’abord le patronat, et le faire reculer dépend exclusivement des luttes que le monde du travail est capable de mener pour s’opposer à sa rapacité. Ceux qui répètent qu’on ne peut pas « accueillir toute la misère du monde » nous prêchent en réalité la résignation et veulent nous faire accepter, comme une fatalité qu’on ne pourrait pas changer, l’état catastrophique des hôpitaux et de tous les services publics les plus vitaux…

      Combattre les vrais responsables de la misère

      Les véritables responsables de la misère, en France comme dans les autres pays, ce sont les actionnaires des géants du CAC 40 dont les profits ont augmenté de plus de 44 % au premier semestre 2026, pour atteindre à 74,93 milliards d’euros. Une minorité de richissimes bourgeois, 153 familles milliardaires, accapare les richesses produites par des millions de travailleurs. Une minorité de capitalistes et les gouvernants à leur service organisent l’exploitation de tous les peuples et le pillage des ressources des pays pauvres. Avec leurs rivalités et leurs guerres, des régions entières du monde sont détruites et rendues invivables.

      C’est tout cela qu’on voudrait nous faire oublier avec l’épouvantail de l’immigration. Garantir à tous une vie à la hauteur des immenses possibilités que recèle la société ne sera possible qu’en renversant le capitalisme. Quelles que soient leur nationalité, leur origine et leur religion, les travailleurs doivent refuser les divisions pour pouvoir mener ce combat commun contre leurs exploiteurs.

      Nathalie ARTHAUD

      https://www.lutte-ouvriere.org/portail/editoriaux/menace-vient-immigres-ceuta-propres-dirigeants-196142.html

    • Issu de https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/01/comment-se-positionnent-les-pays-europeens-face-a-la-crise-de-ceuta

      La lettre en question  : «  Vingt-deux chefs d’État et de gouvernement ont cosigné une lettre initiée par l’Italie et le Danemark, exigeant une réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur. Ces derniers se retrouveront en visioconférence mardi 4 août.

      Si l’exclusion de l’Espagne de la zone Schengen n’est plus évoquée, les 22 s’en prennent à la politique de régularisation massive menée par l’Espagne, qu’ils accusent d’avoir provoqué un appel d’air ayant concouru à cette intrusion.  »

      La France qui envoie sa police pourchasser des migrants aussi imaginaires que les dahuts dans les Pyrénées fait partie des états les plus compréhensifs vis-à-vis de l’Espagne. Mon petit doigt me dit que ça doit bien lui arracher la gueule à notre pauvre Macron de pas hurler avec les loups, mais dérouler 700km de barbelés n’étant pas envisageable dans l’immédiat, il a du prendre sur lui. J’espère quand même que l’on va lui ouvrir une cellule psychologique à l’Élysée pour le soutenir dans cette douloureuse épreuve.

    • Évidemment ce bon vieux Rudy s’est immédiatement fendu d’un article défendant Israël, mais il faut tout lire et ça donne des sources :
      https://www.conspiracywatch.info/ceuta-le-reflexe-complotiste.html

      Le raisonnement à l’œuvre est un condensé de logique complotiste : on part des bénéficiaires supposés de l’événement (le fameux « is fecit cui prodest ») pour remonter aux commanditaires, et l’on tient la satisfaction affichée par certains pour un aveu. Or, comme l’écrit le politologue américain Michael Shurkin, « la Schadenfreude [« joie malsaine » − ndlr] n’est pas une preuve de complicité ou de responsabilité ». Il poursuit : « Je trouve fascinant que tant de gens sautent à la conclusion que cela doit forcément concerner Israël. Comme si le Maroc et l’Espagne n’étaient pas capables d’avoir leurs propres différends sans rapport avec Israël, ou comme si le Maroc était incapable d’agir ainsi pour ses propres raisons. »

      Sans surprise, les réseaux prorusses se sont emparés de l’affaire. Le centre de recherche Cyfluence a documenté l’amplification de la thèse du complot « israélo-américain » par des comptes alignés sur Moscou ainsi que sa reprise par RT et par le réseau de sites « Pravda ». Un seul post a cumulé des millions de vues et plus de 4 400 retweets.

      À supposer même que cet afflux ait été téléguidé, le Maroc n’a besoin de personne pour « arsenaliser » les migrants − ainsi que l’ont déjà fait Moscou et Minsk contre la Pologne. En mai 2021, Rabat avait laissé plus de 8 000 personnes entrer à Ceuta en quarante-huit heures pour punir Madrid d’avoir discrètement hospitalisé le chef du Front Polisario (mouvement luttant pour l’autodétermination du Sahara occidental, soutenu par Alger). Ni Israël ni les États-Unis ne s’en étaient mêlés.

    • Crise de Ceuta : pourquoi les révolutionnaires défendent l’ouverture des frontières ? Billet d’Anasse Kazib
      https://www.revolutionpermanente.fr/Crise-de-Ceuta-pourquoi-les-revolutionnaires-defendent-l-ouvert

      Anasse Kazib, candidat à l’élection présidentielle de 2027, réagit aux questions d’électeurs de gauche depuis le début de la tragédie de Ceuta, où plus de 100 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’enclave espagnole depuis le Maroc. Il revient sur la nécessité de défendre l’ouverture des frontières, à rebours d’une gauche institutionnelle qui s’adapte aux politiques de l’Europe forteresse.

      Les frontières permettent de fabriquer une main-d’œuvre privée de droits, notamment les sans-papiers, que le patronat peut surexploiter avec des salaires plus bas, des horaires plus longs et la menace permanente de l’expulsion. Cette pression ne s’exerce pas seulement contre les travailleurs immigrés : elle tire aussi vers le bas les conditions de l’ensemble de la classe ouvrière.

      On nous répète sans cesse que les frontières sont là pour protéger les travailleurs. En réalité, elles protègent avant tout les intérêts des classes dirigeantes. Le capital, lui, ne connaît pas de frontières. Les multinationales déplacent leurs usines là où les salaires sont les plus bas, investissent où les profits sont les plus élevés, spéculent d’un continent à l’autre et pillent les ressources du monde entier sans passeport ni visa. Les marchandises et les capitaux circulent librement.

      La classe ouvrière n’a pas d’intérêt à défendre les frontières de sa bourgeoisie. Son intérêt est de s’unir au-delà des nationalités et des origines pour combattre ceux qui vivent de son exploitation. Il faut refuser un monde où l’argent est libre de circuler, ou le patronat peut exploiter qui il veut ou il veut mais où les êtres humains sont enfermés derrière des barbelés. Il faut exactement l’inverse : lutter contre le capital, garantir à toutes et tous la liberté de circulation et d’installation, et construire l’unité internationale des travailleurs...

    • Ceuta : une frontière impériale devenue un tombeau

      Ceuta n’a jamais été une simple limite administrative. Elle est à la fois le produit d’une histoire impériale ancienne et le point de rencontre de décisions économiques beaucoup plus récentes. Ni l’une ni les autres ne peuvent être traitées uniquement avec des clôtures, des patrouilles et des procédures d’éloignement.

      Que faire ?

      D’abord, établir les faits. Chaque mort doit être identifiée. Chaque disparition doit être documentée. Chaque usage de la force doit pouvoir être examiné. Le contrôle d’une frontière ne suspend ni le droit à la vie ni l’obligation de rendre des comptes.

      Ensuite, reconstruire une véritable politique économique frontalière.

      L’Union européenne et l’Espagne ne peuvent demander au Maroc de contenir les départs tout en considérant la situation sociale de Fnideq comme une affaire exclusivement marocaine. Une coopération crédible devrait financer des emplois formels, des formations professionnelles, des infrastructures productives et des activités susceptibles de remplacer durablement l’ancienne économie de contrebande.

      Enfin, il faut donner une réalité aux voies régulières de mobilité.

      L’Espagne dispose déjà de programmes de gestion collective des recrutements dans les pays d’origine, le dispositif dit « GECCO ». En 2025, 25 767 travailleurs étrangers ont participé à ces dispositifs de migration circulaire dans dix-sept pays partenaires, en hausse de 25 % en un an. Ces programmes démontrent qu’une mobilité organisée, assortie d’un contrat de travail et d’un cadre public, est possible.

      Ils ne sont pas exempts de critiques. La dépendance envers l’employeur, les conditions d’hébergement et les risques d’exploitation, notamment dans l’agriculture, doivent être combattus. Mais la réponse à ces insuffisances n’est pas de renoncer aux voies légales. Elle consiste à les étendre, à les diversifier et à mieux protéger ceux qui les empruntent.

      Le travail, les études, la formation et la circulation temporaire ne supprimeront pas tous les départs irréguliers. Ils permettront au moins de retirer aux passeurs, aux rumeurs et aux crises diplomatiques le monopole du calendrier migratoire.

      L’Europe a progressivement délégué une partie de sa politique migratoire aux États chargés d’empêcher les départs. Ce modèle crée une dépendance dangereuse. Lorsque le contrôle se relâche, volontairement ou non, la frontière cesse en quelques heures d’apparaître comme une protection : elle devient un piège.

      L’histoire ne se répète pas. Elle lègue des lieux, des institutions et des frontières.

      En 1415, la conquête de Ceuta ouvrait l’expansion portugaise outre-mer. En 1578, Ksar el-Kébir en révéla les limites sanglantes. En 2026, la ville est devenue, pour une partie de la jeunesse marocaine, un horizon visible à l’œil nu et pourtant presque inaccessible.

      L’écho entre ces dates n’est pas celui d’une prétendue guerre de civilisations.

      Il est celui d’une géographie héritée de la puissance sur laquelle viennent aujourd’hui se briser les inégalités économiques et l’inégale liberté de circuler.

      Une Europe fidèle aux droits qu’elle proclame ne peut se contenter de mieux fermer cette frontière.

      Elle doit agir pour qu’aucun mur, aucune digue et aucun bras de mer ne redeviennent un tombeau.

      https://blogs.mediapart.fr/alexis-vessat/blog/070826/ceuta-une-frontiere-imperiale-devenue-un-tombeau

  • Ebola : le cap des 1 000 morts franchi selon l’OMS, un révélateur des défaillances de la solidarité internationale - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/monde/aide-au-developpement/ebola-le-cap-des-1-000-morts-franchi-selon-loms-un-revelateur-des-defaillan


    Des professionnels de santé enfilent des combinaisons de protection dans un centre de traitement d’Ebola à Bunia, capitale de la province de l’Ituri en République démocratique du Congo, le 6 juillet 2026.
    © Xin Huashefa/XINHUA-REA

    (note que l’agence fournissant la photo est Chine nouvelle)

    L’Organisation Mondiale de la Santé a annoncé mercredi que le seuil des 1 000 morts a été franchi dans l’épidémie d’Ebola qui touche la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Derrière le bilan humain dramatique, les ONG dénoncent une réponse internationale insuffisante et alertent sur les conséquences des conflits et du recul de l’aide au développement, qui fragilisent les systèmes de santé.

    Les craintes exprimées il y a une semaine par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins sans frontières (MSF) se confirment. L’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda depuis la mi-mai a franchi un seuil symbolique : l’OMS a annoncé mercredi que le bilan dépassait désormais les 1 000 morts, pour 2 473 cas confirmés.

    L’épidémie est provoquée par le virus Bundibugyo, l’une des six espèces du virus Ebola, identifiée pour la première fois en 2007 dans le district ougandais dont elle porte le nom. Plus de dix ans après la grande épidémie qui avait ravagé l’Afrique de l’Ouest,...

  • Meeting Aerotorshow 2026 : avec Airbus, vendeur d’armes à l’armée israélienne et fournisseur de Frontex
    https://ricochets.cc/Meeting-Aerotorshow-2026-avec-Airbus-vendeur-d-armes-a-l-armee-israelienne

    Le Meeting Aerotorshow 2026 est fier d’annoncer que Airbus (dont MBDA est une filiale) fait partie de ses partentaires/mécènes Fier d’être partenaire d’une énorme entreprise qui vend des armements, des hélicoptères, des missiles un peu partout, qui alimente la répression anti-migrants de Frontex aux frontières, et qui avait été épinglée par rapport à Gaza : Devoir de vigilance : Airbus et sa filiale d’armement MBDA mis en demeure par des actionnaires et ONG - Deux actionnaires d’Airbus, (...) #Les_Articles

    / #Valence, #Chabeuil, #Drôme, #Les_enquêtes_de_RICOCHETS, #Guerres

    https://www.aefinfo.fr/depeche/744538-devoir-de-vigilance-airbus-et-sa-filiale-darmement-mbda-mis-en-demeur
    https://www.survey-copter.com
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/dans-son-usine-de-pierrelatte-airbus-helicopters-devoile-ses-plans-pour
    https://ujfp.org/IMG/2024/03/Guide_des_entreprises_d_armement_fran_aises_complices_d_israel_mars_2024_5Mo.p
    https://www.humanite.fr/monde/armement/embargo-sur-les-contrats-darmement-avec-israel-lespagne-cede-face-au-chanta
    https://cric-grenoble.info/infos-locales/article/incendie-de-l-armoire-a-fibre-optique-de-dassault-5221

  • Le Liban accuse Israël d’avoir pulvérisé d’énormes quantités de glyphosate sur son sol et saisit l’ONU - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/monde/glyphosate/le-liban-accuse-israel-davoir-pulverise-denormes-quantites-de-glyphosate-su

    En février, la mission de maintien de la paix de l’ONU au #Liban avait dit avoir été informée par #Israël de son intention d’épandre une « substance chimique non toxique » près de la frontière, lui recommandant de mettre à l’abri les Casques bleus. Le président libanais Joseph Aoun avait alors dénoncé cet épandage comme une « violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime environnemental et sanitaire ».

    La propagande israélienne ne s’enquiquine pas avec le non-sens :

    « substance chimique non toxique » près de la frontière, lui recommandant de mettre à l’abri les Casques bleus.

    pour les casques pas bleus, ils peuvent rester. Les terroristes israéliens vont surement leur proposer de boire un grand bol de glyphosate au petit déjeuner.
    Ils se feront un plaisir de leur en distribuer gratuitement. Difficile de refuser quand ça vient du coeur.

  • EXCLUSIF : Les propos de Kallas sur un « apartheid » israélien aggravent la crise de politique étrangère de l’UE
    Jun 12, 2026 - 09:25 | Euractiv FR
    https://euractiv.com/fr/news/exclusif-les-propos-de-kallas-sur-un-apartheid-israelien-aggravent-la-cris

    (...) L’accusation selon laquelle les politiques et l’action militaire d’Israël, à la suite des attaques du Hamas en octobre 2023, s’inscrivent dans une politique de type apartheid, raciste envers les Palestiniens ou les Arabes, est très controversée.

    Si les gouvernements irlandais et espagnol manifestent une certaine sympathie, l’UE s’est clairement distanciée de ces allégations, qui ont été catégoriquement rejetées par des pays tels que l’Allemagne et la France.

    Cette allégation constitue également le fondement de la plainte déposée par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice à La Haye, où le pays affirme qu’Israël a violé ses obligations au titre de la Convention sur le génocide à Gaza.

    Conformément à la politique de l’UE, Kallas a reconnu le droit d’Israël à la légitime défense, mais a déclaré que la riposte devait être proportionnée, tout en critiquant les colonies israéliennes en Cisjordanie, qu’elle juge comme compromettant la possibilité d’une solution à deux États.

    « L’UE critique Israël et soutient une solution à deux États. La comparaison avec l’apartheid est inacceptable et ne correspond pas à la politique de l’UE. C’est un grave problème si elle tient ce genre de propos alors qu’elle représente officiellement l’UE sur la scène internationale », a déclaré un diplomate européen. (...)

    #IsraelUE

    • La diplomate en chef de l’UE Kaja Kallas accuse Israël d’apartheid et déclenche la fureur de Paris et Berlin
      Publié le 15 juin 2026 - Lina Sankari
      https://www.humanite.fr/monde/apartheid/la-diplomate-en-chef-de-lue-kaja-kallas-accuse-israel-dapartheid-et-declenc

      Panique à Bruxelles. La haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité a franchi le Rubicon. En déplacement au Mexique fin mai, Kaja Kallas, peu habituée à l’exercice de la critique de la politique israélienne, a osé dresser un parallèle, lors de réunions à huis clos, entre le traitement réservé aux Palestiniens et le système raciste d’apartheid en vigueur en Afrique du Sud jusqu’au début des années 1990.

    • Israël rompt ses relations avec la haute diplomate européenne Kallas suite à une comparaison présumée avec l’apartheid
      Liza Rozovsky et Ben Kroll, Haaretz, jeudi 18 juin 2026
      https://blogs.mediapart.fr/yves-romain/blog/180626/le-ministre-des-affaires-etrangeres-israelien-rompt-les-contacts-ave

      (...) La semaine dernière, le site Euractiv, basé en Belgique, a rapporté reported que Mme Kallas avait comparé le traitement réservé par Israël aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza à celui de l’Afrique du Sud sous le régime de l’apartheid lors d’une réunion à huis clos tenue en mai dernier lors de sa visite au Mexique, bien que le média n’ait pas publié de citation directe de l’ancienne Première ministre estonienne.

      Dans son message publié jeudi matin, Sa’ar a fait part de sa déception face au fait que Kallas n’ait pas remis les choses au clair en commentant publiquement ce rapport. « À ce jour, elle n’a émis aucun démenti, aucune clarification ni aucune réponse concernant cette déclaration grave », a-t-il écrit.

      « Je n’ai d’autre choix que de rompre tout contact avec Mme Kallas jusqu’à ce qu’elle revienne sur la calomnie sanglante qu’elle a adressée au seul État juif du monde, qui est également la seule démocratie du Moyen-Orient », a ajouté Sa’ar. (...)

  • Violés, torturés, humiliés, affamés… Après leur expulsion d’Israël, les membres de la flottille Global Sumud racontent leur calvaire
    Publié le 22 mai 2026 - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/monde/armee-israelienne/tortures-humilies-affames-apres-leur-expulsion-disrael-les-membres-de-la-fl

    Les membres de la flottille pour Gaza ont été expulsés d’Israël jeudi 21 mai vers la Turquie et sont enfin arrivés ce vendredi à Paris. Sept membres de la Global Sumud Flottilla (GSF) sont arrivés à Roissy en fin de matinée et un deuxième avion en milieu d’après-midi. Arrêtés illégalement par l’armée israélienne le lundi 18 mai, les militants ont passé deux jours dans une prison militaire sur un bateau, formée de conteneurs et de barbelés.

    Viols, clavicules cassées, agressions sexuelles, décharges électriques, tortures, humiliations, privations de sommeil… Les premiers témoignages des civils et citoyens qui étaient à bord confirment des conditions de détention inhumaines et des crimes commis par l’armée israélienne.

    « Pour l’instant, c’est 15 personnes qui se sont faites violer. Il y a une trentaine d’os du corps qui ont été brisés, que ce soit des côtes, des clavicules, des tibias, etc. Il y a plusieurs personnes qui sont hospitalisées, dont certaines dans un état grave et très préoccupant. Et au-delà de ça, il y a eu des situations de viol collectif où les navigants étaient réveillés en plein milieu de la nuit, dans des tentes et violés collectivement par des soldats israéliens. Il y a aussi eu des séquestrations de plusieurs navigants qui ont été forcés de regarder des images de décapitation avec les soldats israéliens qui répétaient en boucle, ”Vous voyez ça, c’est vos petits amis du Hamas qui se font décapiter” », témoigne Hélène Couron porte-parole de GSF. (...)

    #Flottille #Flottille_Gaza

  • Une capitale bloquée et des milliers de mineurs dans la rue : en #Bolivie, la pression sur le président #Rodrigo_Paz s’accentue
    https://www.humanite.fr/monde/bolivie/une-capitale-bloquee-et-des-milliers-de-mineurs-dans-la-rue-en-bolivie-la-p

    Depuis son arrivée au pouvoir le 8 novembre, le dirigeant bolivien de droite traverse une contestation sans précédent. Enseignants, ouvriers, paysans, routiers, mineurs ont déclenché de fortes mobilisations et le blocage de #La_Paz, capitale administrative du pays. Ils réclament son départ face à une forte #inflation, une #pénurie de carburants et des choix économiques au détriment des plus précaires.

  • #Soudan : des victimes des massacres demandent une enquête sur le rôle des #Émirats_arabes_unis
    https://www.humanite.fr/monde/emirats-arabes-unis/soudan-des-victimes-des-massacres-demandent-une-enquete-sur-le-role-des-emi

    Sept victimes s’adressent à la Haute représentante de l’#Union_européenne pour les Affaires étrangères, #Kaja_Kallas. Elles demandent l’imposition immédiate de #sanctions ciblées. La requête est accompagnée de témoignages sur les exactions mais également de faits précis concernant les liens financiers de responsables #émiratis et #soudanais avec les Forces de soutien rapide de #Mohamed_Hamdan_Dogolo, auteures des pires exactions. Le point avec Pierre Barbancey, grand reporter au micro de Théo Bourrieau.

  • La flottille Global Sumud réclame une intervention urgente de l’UE après l’enlèvement et la disparition de deux civils
    1er mai 2026 · Équipe média de GSF — Global Sumud Flotilla
    https://globalsumudflotilla.org/press/global-sumud-flotilla-demands-urgent-eu-intervention-after-two-

    GRÈCE – La flottille Global Sumud appelle les députés européens à intervenir immédiatement suite à la disparition de deux participants civils à une mission humanitaire vers Gaza, après que les forces navales israéliennes ont intercepté des navires engagés dans cette mission. L’inquiétude internationale ne cesse de croître.

    Les gouvernements du Brésil et de l’Espagne ont publié une déclaration commune condamnant l’interception et dénonçant les actes commis à l’encontre des deux civils, soulignant la gravité de la situation et la pression diplomatique croissante pour que des comptes soient rendus.
    Saif Abukeshek (un ressortissant espagnol et suédois d’origine palestinienne) et Thiago Ávila (un ressortissant brésilien) , participants civils à la flottille naviguant à bord d’un navire italien, sont portés disparus depuis l’interception. On ignore toujours où ils se trouvent, quel est leur statut juridique et dans quel état physique ils se trouvent.

    Des témoignages de première main de participants révèlent qu’Abukeshek se trouvait sur un bateau d’observation, qui n’avait jamais eu l’intention de se rendre à Gaza, et qu’il a été violemment battu avant d’être emmené et isolé du reste des participants ; on est sans nouvelles de lui depuis.

    Il existe des raisons crédibles de croire que ces deux personnes se trouvent toujours dans les eaux grecques ou à proximité, potentiellement à bord d’un navire de la marine israélienne. Malgré la gravité de la situation, aucune autorité n’a confirmé leur localisation ni indiqué s’ils avaient accès à un avocat, à une assistance consulaire ou à des protections juridiques de base.

    Nous appelons les gouvernements espagnol, suédois et brésilien à confirmer leur bien-être et leur localisation exacte, et à obtenir leur libération immédiate. (...)

    #flottille_GAZA #Flottille

    • Pedro Sánchez
      @sanchezcastejon
      8:38 PM · 1 mai 2026
      https://x.com/sanchezcastejon/status/2050283685807558859

      À l’origine en espagnol et traduit
      Je dis trois choses à Netanyahu :

      1. L’Espagne protégera toujours ses citoyens.

      2. Nous défendrons toujours le droit international.

      3. Nous exigeons la libération du citoyen espagnol séquestré dans la flottille.
      https://video.twimg.com/amplify_video/2050283499714756608/vid/avc1/640x360/eOhCCFh8n6QL6x9R.mp4?tag=27

      #Viva_España

    • Des activistes de la flottille dénoncent des blessures et des mauvais traitements
      2 mai 2026
      May 2, 2026 | - IMEMC News
      https://imemc.org/article/flotilla-activists-report-injuries-abuse

      La Flottille mondiale Sumud a signalé que 31 activistes internationaux ont été blessés lors de l’interception par la marine israélienne de la flotte humanitaire qui se dirigeait vers la bande de Gaza jeudi dernier, dans le but de contester le blocus en cours.

      Les autorités israéliennes ont annoncé que les forces navales avaient arraisonné les navires en eaux internationales et transféré les personnes à bord dans des centres de détention en Israël.

      Dans un communiqué détaillé, les organisateurs de la flottille ont indiqué que parmi les activistes blessés figuraient quatre participants de Nouvelle-Zélande et d’Australie, trois d’Italie et des États-Unis, et deux du Canada, des Pays-Bas, d’Espagne, du Royaume-Uni, de Colombie et d’Allemagne.

      D’autres blessures ont été signalées parmi les activistes de Hongrie, d’Ukraine, de France, de Pologne et du Portugal. L’un des blessés possède la double nationalité turco-allemande, et des investigations sont en cours pour confirmer l’identité de trois autres participants.

      Un autre communiqué indique que les activistes détenus ont subi des mauvais traitements à bord d’un navire de la marine israélienne pendant près de 40 heures.

      Selon la flottille, les détenus n’ont pas reçu suffisamment de nourriture ni d’eau, ont été contraints de dormir à même le sol, délibérément imbibé d’eau, et ont été maintenus dans des conditions restrictives tout au long du transfert.

      La flottille a ajouté que les forces israéliennes ont fait usage de la force contre les participants qui tentaient d’empêcher l’enlèvement de Saif Abu Kishk, militant d’origine palestinienne et de nationalité espagnole, et de Tiago Ávila, militant brésilien.

      Les témoignages recueillis par les organisateurs décrivent des passages à tabac, des coups de pied et des violences physiques. Un participant a déclaré avoir eu le nez et des côtes cassés et que les militants ont été « roués de coups, frappés et traînés au sol », tandis que des coups de feu étaient utilisés comme moyen d’intimidation.

      Jeudi, le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé l’arrestation de 175 militants après la saisie par la marine de plus de 20 bateaux en eaux internationales, alors qu’ils se dirigeaient vers Gaza avec du matériel humanitaire.

      Des spécialistes du droit maritime et des organisations humanitaires ont souligné que l’interception de navires civils en eaux internationales soulève des questions juridiques, notamment lorsque ces navires ne sont pas armés et participent à des opérations humanitaires.

      La flottille, baptisée « Mission Printemps 2026 », a quitté la Sicile dimanche après avoir finalisé ses préparatifs. Ses organisateurs ont indiqué que la mission visait à acheminer une aide humanitaire aux Palestiniens de Gaza et à contester le blocus, que les agences internationales, dont les Nations Unies, ont qualifié à plusieurs reprises de forme de châtiment collectif.

      Selon les responsables de la flottille, les forces israéliennes ont arraisonné 21 embarcations lors de l’assaut, tandis que 17 autres ont atteint les eaux territoriales grecques, où elles ont été interceptées par les autorités locales. Quatorze autres bateaux étaient encore en route vers les eaux grecques au moment de la publication de ce communiqué.

      Cette mission est la deuxième initiative majeure de la Flottille mondiale Sumud. La première, lancée en septembre 2025, s’est achevée en octobre de la même année lorsque les forces navales israéliennes ont intercepté les navires en eaux internationales, arrêtant des centaines de militants internationaux avant d’entamer des procédures d’expulsion. À l’époque, des organisations de défense des droits humains avaient critiqué l’opération, dénonçant des violations du droit maritime et le recours excessif à la force.

      Les organisations humanitaires qui suivent la mission actuelle se sont inquiétées du dernier incident, soulignant que la flottille transportait des fournitures médicales, des vivres et d’autres produits de première nécessité destinés aux civils de Gaza, où les agences des Nations Unies continuent d’alerter sur de graves pénuries et une crise humanitaire qui s’aggrave.

      Les organisateurs de la flottille ont déclaré qu’ils continueraient d’explorer les voies légales et de mener un plaidoyer international, insistant sur le fait que leur objectif demeure de contester le blocus et d’apporter une aide humanitaire à une population confrontée à des privations prolongées.

    • 170 militants de la flottille pour Gaza libérés, dont l’élue communiste Raphaëlle Primet
      Publié le 2 mai 2026 - L’Humanité
      https://www.humanite.fr/monde/blocus-de-gaza/170-militants-de-la-flottille-pour-gaza-liberes-dont-lelue-communiste-rapha

      Raphaëlle Primet à son arrivée samedi à l’aéroport d’Orly, entourée de ses camarades venus l’accueillir, dont le sénateur (PCF) de Paris Ian Brossat et le sénateur (PCF) du Val-de-Marne Pascal Savoldelli.

      Israël innove dans la violation du droit international. Ses forces armées auraient détenu durant 40 heures les militants sur un bateau prison où ils auraient été violemment battus. Les ressortissants français sont arrivés ce matin après de multiples interventions auprès du ministère français des Affaires étrangères, dont celles du secrétaire national du PCF, Fabien Roussel et du sénateur de Paris, Ian Brossat. (...)
      https://www.humanite.fr/wp-content/uploads/2026/05/copy_4D264F80-2B99-4A5C-A922-4D5F0956CB97-1-1.mov

      https://video.twimg.com/amplify_video/2050531174284431361/vid/avc1/320x568/8t3wgV0f6_40-iBM.mp4?tag=14

    • Les militants de la « flottille pour Gaza » arrêtés doivent être conduits en Grèce
      30/04/2026 - 18:19Modifié le : 01/05/2026 - 03:59 | france 24
      https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260430-les-militants-de-la-flottille-pour-gaza-arr%C3%AAt%C3%A9s-vont-%C

      Athènes (AFP) – Les militants propalestiniens de la « flottille pour Gaza » arrêtés au large de la Crète par l’armée israélienne doivent être conduits en Grèce plutôt qu’en Israël, a annoncé jeudi le ministre des Affaires étrangères israélien.

      Les autorités avaient d’abord affirmé que les 175 militants arrêtés (211 selon les organisateurs de la flottille) sur une vingtaine de bateaux, très loin des côtes israéliennes, étaient en route pour Israël.

      Mais « suite à un accord avec le gouvernement de Grèce, les civils transférés des navires de la flottille vers un navire israélien seront débarqués dans les prochaines heures sur les côtes grecques », a écrit Gideon Saar sur X.

      Le ministère grec des Affaires étrangères a confirmé que les autorités grecques étaient en contact avec Israël sur le débarquement des personnes à bord de la flottille. La Grèce « va veiller à leur retour en toute sécurité dans leurs pays », ajoute-t-il dans un communiqué.

      Plusieurs gouvernements européens comptant des ressortissants parmi les personnes arrêtées avaient réagi auparavant.

      Rome et Berlin avaient dit suivre la situation avec une « vive inquiétude », et Paris avait appelé « toutes les parties » à respecter le droit international.

      Dans un communiqué commun, une dizaine de pays dont l’Espagne, la Turquie ou le Pakistan ont dénoncé « des violations flagrantes du droit international » par Israël.

      Paris a annoncé que 15 Français avaient été arrêtés. Rome a réclamé la « libération immédiate de tous les Italiens illégalement détenus » - 24 selon l’agence de presse italienne Ansa.

    • Les militants de la flottille Thiago de Avila et Saif Abukeshek battus, maintenus dans des positions de stress, les yeux bandés et interrogés par le Shin Bet
      Article original sur le compte X de Drop Site News / Traduction MR - International Solidarity Movement

      https://ismfrance.org/index.php/2026/05/02/les-militants-de-la-flottille-thiago-de-avila-et-saif-abukeshek-battus-ma

      Drop Site News, 2 mai 2026 . L’organisation israélienne de défense des droits humains Adalah affirme que des avocats se sont rendus vendredi à la prison de Shikma à Ashkelon et ont entendu le témoignage des militants de la flottille Thiago de Avila et Saif Abukeshek, tous deux détenus depuis la saisie de leurs embarcations par les forces navales israéliennes dans les eaux internationales près de la Crète le 30 avril.

      De Avila a déclaré aux avocats avoir été traîné face contre terre et battu si violemment qu’il a perdu connaissance à deux reprises.

      À son arrivée à Shikma, il présentait un hématome visible autour de l’œil gauche et se plaignait d’une mobilité réduite et de douleurs intenses à la main. Il a été maintenu les yeux bandés et à l’isolement dès sa capture et jusqu’à son transfert au Service pénitentiaire israélien, plus de deux jours plus tard.

      Il a déclaré avoir été interrogé par les services de renseignement israéliens Shabak et avoir été informé qu’il serait de nouveau interrogé par le Mossad, soupçonné d’« appartenance à une organisation terroriste ». Les autorités israéliennes ont refusé de fournir des détails sur les accusations aux avocats d’Adalah.

      Abukeshek a rapporté avoir été maintenu les mains liées, les yeux bandés et contraint de rester allongé face contre terre depuis son arrestation jusqu’à son arrivée à Shikma ce matin, ce qui lui a laissé des ecchymoses au visage et aux mains. Il a également fait état d’un interrogatoire mené par Shabak concernant les mêmes soupçons.

      Les deux hommes ont entamé une grève de la faim. Ils doivent comparaître devant le tribunal d’instance d’Ashkelon dimanche 3 mai pour une audience relative à la prolongation de leur détention.

      Adalah a souligné que ce traitement constitue une grave violation du droit international et a exigé leur libération immédiate.

  • En Cisjordanie, les violences sexuelles érigées en armes de guerre par Israël contre les Palestiniens
    Publié le 21 avril 2026 - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/monde/cisjordanie/en-cisjordanie-les-violences-sexuelles-erigees-en-armes-de-guerre-par-israe

    Un rapport publié sous l’égide du Conseil norvégien pour les réfugiés montre que les colons et les soldats israéliens utilisent le harcèlement sexuel pour accélérer le nettoyage ethnique. (...)

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    West Bank : Sexualised violence drives Palestinian displacement
    Published 20. Apr 2026 | NRC
    https://www.nrc.no/news/2026/west-bank-sexualised-violence-drives-palestinian-displacement

    Israeli settlers are subjecting Palestinians to sexualised violence and other forms of gender-based abuse within a broader coercive environment that forces displacement across the West Bank, according to a new report by the West Bank Protection Consortium. The findings document a pattern of coercion that reaches into homes, targets bodies, and leaves families unable to remain. (...)

    • oAnth :
      Tout d’abord, nous ne devrions surtout pas acheter leurs produits !

      –-----------------
      humanite.fr :

      https://archive.is/dsq2N

      Lundi 13 avril après-midi, 960 000 Européens ont adhéré à l’initiative citoyenne lancée par plusieurs partis de la gauche européenne qui exige la suspension de l’accord d’association #UE / #EU- #Israël. Si la procédure atteint le million de signatures, la Commission se devra de se pencher sérieusement sur cet accord entré en vigueur en 2000.

      Publié le 13 avril 2026
      Luis Reygada

      Face à une Union européenne (UE) pour le moins complaisante, avec trop peu de gouvernements ayant le courage de s’opposer à un Benyamin Netanyahou pourtant dans le viseur de la #Cour_pénale_internationale (#CPI), des citoyens européens passent à l’action pour exiger la suspension de l’accord d’association UE-Israël.

      Lundi après-midi, plus de 960 000 personnes avaient déjà signé la pétition en ligne lancée par plusieurs partis de la gauche européenne, soit près du million de #signatures nécessaires pour pousser la Commission européenne à se pencher plus sérieusement sur ce partenariat « qui contribue à légitimer et à financer un État commettant des crimes contre l’humanité et des #crimes_de_guerre ».

      Pierre angulaire de la coopération bilatérale en matière de commerce, d’économie et de politique, l’accord d’association UE-Israël est entré en vigueur en 2000 et se fonde notamment sur le « respect des droits de l’homme » : un concept que le gouvernement #Netanyahou piétine constamment dans la bande de #Gaza et au-delà.

      #Europe

    • – Rima Hassan (mastodon, 16.04.2026)
      https://mastox.eu/@RimaHas/116413661720295315

      Alors que plus d’un million d’Européens et plus de 360 anciens responsables politiques et diplomates réclament la suspension de l’accord d’association UE–Israël, la Commissaire européenne pour la Méditerranée, @dubravkasuica, persiste à vanter un « dialogue constructif et franc » avec Israël. Elle y assume sa proximité avec le lobby American Jewish Committee (AJC), relais direct des positions israéliennes, très influent à Washington, dont l’objectif affiché est de « renforcer la place d’Israël dans le monde ». Ce lobby pro-israélien cherche notamment à peser sur les débats politiques et publics afin d’assimiler critiques d’Israël et antisémitisme.Rappelons que Dubravka Šuica est la commissaire qui s’était rendue au « conseil de paix » de Trump à Washington, justifiant sa présence au nom de la « courtoisie internationale ».

      Une déclaration à rebours des responsabilités de la Commission alors qu’Israël commet un nettoyage ethnique en Palestine et bombarde des civils au Liban et en Iran : l’accord d’association UE–Israël doit être suspendu immédiatement.

  • Quand on dénonce (notamment au Liban) le soutien de l’Iran à la Résistance, on évite en général de rappeler les sommes astronomiques qu’Israël reçoit en aide militaire de la part des États-Unis.

    Le pays hyper-agressif qui occupe la frontière sud, lui, recevait 4 milliards de dollars par an de la part des États-Unis avant le 7 Octobre :
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/09/14/l-alliance-militaire-entre-les-etats-unis-et-israel-renforcee-pour-dix-ans_4

    La somme est colossale. Au cours de la décennie 2019-2028, les Etats-Unis s’engagent à fournir à Israël une aide militaire de 38 milliards de dollars (34 milliards d’euros). Selon le département d’Etat, il s’agit du « plus grand engagement d’aide militaire bilatérale dans l’histoire des Etats-Unis ».

    Et depuis le 7 Octobre (et cela avant l’agression contre l’Iran), 31 milliards de dollars en deux ans :
    https://www.humanite.fr/monde/armee-israelienne/genocide-a-gaza-israel-a-recu-31-milliards-de-dollars-daide-militaire-des-e

    Depuis le 7 octobre 2023, Washington a fourni au moins 21.7 milliards de dollars d’aide militaire à Israël, sans compter une dizaine de milliards supplémentaires de contrats de vente d’armes qui seront payés et délivrés dans les années à venir. À ces dizaines s’ajoutent aussi entre 9.65 et 12.07 milliards de dollars dépensés pour des opérations militaires au Yémen et dans la région, en soutien à Israël.

    Et depuis l’attaque contre l’Iran, ça devient impossible à chiffrer, ne serait-ce que parce que les États-Unis participent massivement aux guerres menées par Israël. (Noter aussi que des pays européens comme la France et la Grande-Bretagne participent directement aux guerres d’Israël, soit en fournissant du renseignement via des avions espions, soit en interceptant des drones et missiles. Ce qui n’est là encore jamais réellement chiffré.)

    Le PIB du Liban est estimé à environ 20 milliards de dollars en 2025. Ceux qui parlent de « souveraineté » pour dénoncer le soutien iranien au Hezbollah, tiennent à détruire l’unique déterrence (« du faible au fort ») que détient le pays, pour aller négocier en direct avec Israël, font mine d’ignorer que, ces dernières années, Israël reçoit presque autant d’aide militaire, chaque année, de la part des États-Unis que l’intégralité du PIB du Liban.

    • « Ils redessinent la carte » : le Sud-Liban se vide de sa population sous les bombardement israéliens
      https://www.humanite.fr/monde/beyrouth/ils-redessinent-la-carte-le-sud-liban-se-vide-de-sa-population-sous-les-bom

      Du Litani au Zahrani, les bombes israéliennes, l’élargissement des ordres d’évacuation et la destruction des infrastructures accélèrent le déplacement des populations. Sur place, secouristes et habitants décrivent une guerre d’usure qui redessine progressivement la carte.

      Sud du #Liban, Beyrouth (Liban), correspondance particulière.

      Sur le parvis de l’hôpital gouvernemental Nabih Berri de Nabatiyé, les secouristes parlent avec courage. Comme si témoigner, accepter d’être photographiés relevait d’un acte de résistance, au même titre que de rester dans leur village et de se porter volontaires, en temps de guerre, pour venir en aide aux habitants. « Quand on part en mission pour évacuer des blessés ou récupérer des corps, l’armée israélienne bombarde juste à côté de nous », témoigne Hassan. Boucher de métier et secouriste de l’association Al-Rissala pour les secours sanitaires, il ne cherche pas à dramatiser. Il décrit une routine : « Parfois, on ramène 4 corps dans un sac en plastique. »

      Ce mardi, à 13 heures, deux secouristes de Nabatiyé ont été tués dans une frappe directe. Ici, même les ambulances ne protègent plus. Les interventions se font sous les bombes, parfois suivies de ces « doubles frappes » visant ceux qui viennent porter assistance aux premières victimes. Sur le terrain, la guerre ne dessine plus de ligne claire. Elle s’étend, diffuse, imprévisible. Soudain, des détonations assourdissantes interrompent les témoignages. « Six roquettes… parties de chez nous », confie Abbas. Notre tournée sur le terrain s’arrête là.

  • La rapporteuse de l’ONU Francesca Albanese affirme qu’Israël utilise la torture de manière « systématique » - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260322-la-rapporteuse-de-l-onu-francesca-albanese-affirme-qu-isra%C3%ABl-utili


    Le 25 février 2026, lors d’une réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la France n’a pas demandé la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’organisation sur les territoires palestiniens occupés.
    AP - Darko Bandic

    Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens, a affirmé vendredi 20 mars dans un rapport qu’Israël recourt à un « usage systématique de la torture contre les Palestiniens » à une échelle « qui suggère une vengeance collective et une intention destructrice ».

    Pour la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires occupés palestiniens - une experte de l’ONU qui fait l’objet d’accusations d’antisémitisme ainsi que d’appels à la démission de la part de plusieurs pays dont la France -, les Palestiniens détenus « ont été soumis à des abus physiques et psychologiques d’une brutalité exceptionnelle », depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.

    Bien que nommés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, les rapporteurs spéciaux sont des experts indépendants et ne parlent pas au nom de l’Organisation des Nations unies elle-même.

    Le mois dernier, la France et l’Allemagne ont appelé à sa démission à la suite de ses propos lors d’un forum à Doha, bien que Francesca Albanese eût affirmé qu’ils reposaient sur de « fausses accusations » et une « manipulation » de ses déclarations.

    après ces rappels indispensables, la première réaction sollicitée est celle de la mission israélienne à Genève. Je vous en laisse deviner la teneur… (si vous ne l’avez pas, c’est juste après)

    • Le mec prend ses décisions tout seul, se torche avec tous les accords multilatéraux, fait une gros caca à côté de la cuvette, et après, se met à pleurer comme un gosse, et Macron vient le torcher.

    • Guerre en Iran : Emmanuel Macron dans l’engrenage avec des navires de guerres envoyés vers le détroit d’Ormuz - L’Humanité
      https://www.humanite.fr/monde/emmanuel-macron/guerre-en-iran-emmanuel-macron-dans-lengrenage-avec-des-navires-de-guerres-

      Le chef de l’État a confirmé, lundi 9 mars, que la France allait envoyer des navires de guerre pour une mission « purement défensive » destinée à rouvrir le détroit d’Ormuz et escorter les navires « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit ». Une mission conçue comme une démonstration qui avec « huit frégates, deux porte-hélicoptères et notre porte-avions » engage un peu plus la France dans le conflit.

    • en mission depuis toujours pour les milliardaires français et après avoir détourné plus de 400 milliards du budget de l’état français pour l’ armement au détriment entre autres des bébés à la rue avec leurs mamans, l’ordure fait désormais joujou avec les gamins soldats qu’il mène à l’abattoir

    • Dans une réalité où parait il les générations les plus jeunes sont moins nombreuses que les plus agées ; inversion démographique, parait-il.
      Attention, l’argument qui suit n’est ni pro naissance, ni pro guerre (les interprétions, parfois, vous savez). Ne serait il pas au moins logique de ne vouloir perdre aucune vie de cette génération là ? Et ne serait pas logique de carrément s’établir anti guerre, faute de mieux (internationale prolétaire) ?

  • Plus de 20 pays dénoncent l’annexion « de facto » de la Cisjordanie par Israël
    Publié le 24 février 2026 - Pierre Barbancey- L’Humanité
    https://www.humanite.fr/monde/cisjordanie/plus-de-20-pays-denoncent-lannexion-de-facto-de-la-cisjordanie-par-israel

    Une fois n’est pas coutume et c’est bien dommage. Plus de 20 pays, parmi lesquels la France, l’Espagne, le Brésil, la Norvège, le Portugal et l’Arabie saoudite, viennent de condamner « avec la plus grande fermeté une série de décisions israéliennes récentes qui étendent considérablement le contrôle illégal d’Israël sur la Cisjordanie. Ces changements sont d’une grande portée : reclassement de terres palestiniennes en tant que « terres de l’État » israélien, accélération de la colonisation illégale et renforcement de l’administration israélienne ».(...)
    Enfin, ils réaffirment leur « engagement à prendre des mesures concrètes, conformément au droit international, pour contrer l’expansion des colonies illégales en territoire palestinien ainsi que les politiques et menaces de déplacement forcé et d’annexion ».

    C’est évidemment là que ces pays sont attendus : sanctions économiques et financières contre Israël et ses dirigeants, mise en œuvre des décisions de la Cour pénale internationale, notamment le mandat d’arrêt délivré contre Benyamin Netanyahou… On saura alors si cette déclaration a une valeur politique concrète ou s’il ne s’agit, une fois de plus, que de paroles sans effet. Une fois n’est pas coutume…

    #France-Diplo