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  • Immigration : La police hongroise a exécuté 40 000 « #pushbacks » depuis le début de l’année

    Aux frontières de l’espace Schengen, la police hongroise empêche l’accès à son territoire aux migrants et les expulse manu militari lorsqu’ils parviennent à y pénétrer, en contravention des règles internationales, juge la Cour européenne de Justice.

    Sur les 37 premières semaines de l’année, la police hongroise a empêché 32 872 entrées sur le territoire hongrois ; de plus, elle a expulsé immédiatement après leur arrestation 40 781 personnes qui avaient réussi à pénétrer sur le territoire illégalement ; 1 566 personnes ont été arrêtées et traduites en justice.

    Autrement dit, la Hongrie empêche les migrants d’accéder au territoire hongrois et de déposer une demande d’asile, ce qui contrevient aux règles internationales. Lorsque ceux-ci parviennent tout de même à entrer sur le sol hongrois, ils sont renvoyés immédiatement de l’autre côté de la frontière.

    L’écrasante majorité de ces statistiques concernent la frontière entre la Hongrie et la #Serbie, séparées par une #clôture grillagée surmontée de #fils_barbelés. L’activité de la #police a augmenté de façon significative à partir du mois d’août, ce qui pourrait signifier que le flux migratoire observé sur la « route des Balkans » a pris de l’ampleur.

    Le 17 décembre 2020, la Cour européenne de justice (CJUE) a jugé que la politique d’asile pratiqué par la Hongrie « a manqué à son obligation d’assurer un accès effectif à la procédure d’octroi de la protection internationale », rappelle le site Info Migrants.

    Après avoir fermé les yeux pendant plusieurs années sur les pratiques illégales de la police hongroise, #Frontex, mise en cause par l’ONG Comité Helsinki, a annoncé au mois de janvier qu’elle suspendait ses opérations de #surveillance_des_frontières de l’Union européenne en Hongrie.

    « Depuis 2016, les preuves de violations graves et systémiques des droits fondamentaux aux frontières extérieures de l’espace Schengen ont été présentées, soulevant également la responsabilité de l’Agence Frontex », a affirmé le Comité Helsinki.

    https://courrierdeuropecentrale.fr/immigration-la-police-hongroise-a-realise-40-000-pushbacks-d

    #refoulement #Hongrie #route_des_Balkans #Balkans #droits_fondamentaux #droits_humains #frontières_extérieures #statistiques #chiffres #2021#asile #migrations #réfugiés #frontières

    • La police hongroise a effectué plus de 70 000 refoulements immédiats de migrants aux frontières de la Hongrie en 2021

      Aux frontières de l’espace Schengen, la police hongroise empêche l’accès à son territoire aux migrants et les expulse manu militari lorsqu’ils parviennent à y pénétrer, en contravention des règles internationales.

      Au cours de l’année 2021, la police hongroise a empêché 46 907 entrées sur le territoire hongrois ; de plus, elle a expulsé immédiatement après leur arrestation 72 723 personnes qui avaient réussi à pénétrer sur le territoire illégalement ; 1 973 personnes ont été arrêtées et traduites en justice.

      Autrement dit, la Hongrie empêche les migrants d’accéder au territoire hongrois et de déposer une demande d’asile, ce qui contrevient aux règles internationales. Lorsque ceux-ci parviennent tout de même à entrer sur le sol hongrois, ils sont renvoyés immédiatement de l’autre côté de la frontière.

      L’écrasante majorité de ces statistiques concernent la frontière entre la Hongrie et la Serbie, séparées par une clôture grillagée surmontée de fils barbelés. L’activité de la police a augmenté de façon significative à partir du mois d’août, ce qui pourrait signifier que le flux migratoire observé sur la « route des Balkans » a pris de l’ampleur à l’été/automne, avant de diminuer avec l’hiver.

      Orban défie la justice européenne

      Le 17 décembre 2020, la Cour européenne de justice (CJUE) a jugé que la politique d’asile pratiqué par la Hongrie « a manqué à son obligation d’assurer un accès effectif à la procédure d’octroi de la protection internationale ».

      La Commission européenne a annoncé à la mi-novembre 2021 qu’elle demandait une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour infliger une amende à la Hongrie pour non-respect de ce jugement sur ses règles d’asile.

      La ministre hongroise de la Justice, Judit Varga, a demandé à la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction hongroise, d’évaluer si la mise en œuvre de cette décision de la Cour européenne concernant les règles du droit d’asile serait compatible avec la constitution hongroise.

      La Cour constitutionnelle hongroise a jugé le 10 décembre 2011 « ne pas être en mesure de contester le jugement de la CJUE, ni d’examiner la primauté du droit européen », infligeant un camouflet au gouvernement. Ambigu, le jugement indique toutefois que la Hongrie a le droit de compléter les lois incomplètes de l’Union européenne, mais sans toutefois examiner si tel était le cas en matière de droit d’asile.

      Viktor Orbán et son gouvernement ont donc reçu le jugement de la Cour Constitutionnelle comme un blanc-seing pour continuer à ignorer la décision de la Cour de justice de l’Union européenne et continuer à bafouer le droit d’asile.
      Frontex est partie

      Après avoir fermé les yeux pendant plusieurs années sur les pratiques illégales de la police hongroise, Frontex, mise en cause par l’ONG Comité Helsinki, a annoncé au mois de janvier 2021 qu’elle suspendait ses opérations de surveillance des frontières de l’Union européenne en Hongrie.

      « Depuis 2016, les preuves de violations graves et systémiques des droits fondamentaux aux frontières extérieures de l’espace Schengen ont été présentées, soulevant également la responsabilité de l’Agence Frontex », a affirmé le Comité Helsinki.

      https://courrierdeuropecentrale.fr/la-police-hongroise-a-effectue-plus-de-70-000-refoulements-i