• et du coup, souvenirs, souvenirs, je me souviens de Monsieur Dumont, mon professeur de mathématiques en 6ème dans ce qui était alors le lycée Montaigne (enseignement général de la 6ème à la 3ème, donc, si j’ai bien compris aujourd’hui on dirait un collège, alors qu’après mon passage il avait gagné des classes de la 2nde à la terminale…)
      Bref !

      Monsieur Dumont, donc. D’une grande rigueur et défenseur de pointe, à l’époque, des #maths_modernes. Je me souviens de son ouvrage : Étude intuitive des ensembles, chez Dunod, 1964, qui n’a donc pas été mon manuel de cours, puisque je l’ai eu comme prof en 1963-64, mais qui doit figurer quelque part dans mes nombreux cartons…

    • et du coup, toujours, je tombe sur un article signé par Marcel Dumont en 2010 :

      Une épopée prodigieuse :
      Les Math dites « Modernes » 1957-1982 vécue
      par un acteur, parmi d’autres, de l’APMEP et de l’INRP
      , Marcel Dumont
      https://www.apmep.fr/IMG/pdf/AAA10092.pdf

      Préambule
      Ces lignes ont pour but d’évoquer des événements qui ont concerné à la fois l’APMEP et l’INRP (Institut National de la Recherche Pédagogique) et ont été rarement soulignés par les historiens de cette époque.
      J’essaierai seulement de mémoriser ce qui me paraît utile pour comprendre les raisons de ce qu’il faut bien appeler un échec et pire encore un désastre.

      Ça part un peu dans tous les sens avec, au cours de la suite de sa carrière, l’introduction des calculatrices programmables, mais c’est passionnant.

      J’extrais, au fil du texte.

      Mais les exigences de rigueur devaient donner à mes cours un air de sévérité dont je n’étais pas conscient.

      je confirme ! mais j’adorais…

      Les conférences à l’Institut Henri Poincaré, genre auquel j’ai beaucoup participé pour l’association des statisticiens et l’évocation des ses merveilleux amphis…

      Beaucoup plus tard, une participation – de loin – au lycée autogéré de Saint-Nazaire…

      Juste avant la conclusion :

      Pendant ce temps, les forces conservatrices des Connaissances de Base reprenaient le dessus, et le Bureau National de l’APMEP a laissé disparaître et le fond et la forme des programmes dits « modernes » bien que révélant des connaissances datant de plus d’un siècle et en laissant d’autres dans l’ombre. L’enthousiasme est retombé, et pourtant le potentiel subsiste.

      Et dans celle-ci :

      Ce qui importe c’est d’arracher toutes les dictatures à cette double croyance : « croire qu’on peut obliger quelqu’un à penser quand il n’en a pas envie », « croire qu’on peut l’empêcher de penser quand il en a envie » ! Tout appel à l’obéissance est un crime contre l’humanité car il transforme l’être humain en robot. C’est le manque d’appels à l’intelligence dont souffrent nos sociétés. La culture du doute, de la curiosité, du sens critique est plus importante que toute autre forme de culture. L’épopée des Maths modernes est morte avec l’enthousiasme qui la portait. Pour réveiller un enthousiasme semblable je vous propose de partager le mien !

      Je l’ai eu comme prof !
      Bien sûr, il ne s’exprimait pas comme ça (rappel, c’était en 1963-64…) mais – allez savoir pourquoi ? – il m’a marqué et n’est certainement pas étranger à l’affection que je continue à porter pour les maths.

      (je dois avouer que, depuis quelque temps, j’éprouve une délectation coupable à me taper des vidéos de colle de maths de prépa et, il faut reconnaître, bien qu’un peu encrassés, les réflexes reviennent très vite ;- )
      https://www.youtube.com/@CassouMathPrepa/videos

      du coup (!), évidemment YT me présente de nouvelles vidéos du genre très régulièrement…

    • J’ai « fait » des maths modernes une année en seconde. Mon père, aucun diplôme en poche même pas le certificat d’études trouvait ça génial. Même si il n’a regardé ni le livre de maths ni mon cahier.
      J’avais l’impression de rentrer dans un cercle d’initiés.
      C’était étrange avec des mots inconnus de nous complètement comme effectivement équipotence !
      Ça paraissait évident et compliqué à la fois.
      Arrivé en première tchao les maths modernes ! Pourquoi ? Mystère et boules de gomme.
      Six années plus tard, j’étais la seule éduc à la maison d’enfants qui avait fait des maths modernes et pouvait aider les enfants en sixième pour leur devoirs scolaires .

  • « Alors que le niveau en maths s’effondre parce qu’on recrute à des niveaux de plus en plus bas à cause des salaires dégueulasses, l’équipe #Blanquer fait de la pub aux terminales pour les #tests-de-niveau à 20€ d’une boîte privée. »

    Alors que ce test de maths divise l’enseignement catholique ! Etonnant ! Non...
    https://etudiant.lefigaro.fr/article/l-enseignement-catholique-s-oppose-au-tescia-un-test-de-mathematiq

    Imaginé par des enseignants, ce test de maths doit faciliter l’orientation dans les filières scientifiques. L’Enseignement catholique a demandé à ses établissements de ne pas l’organiser pour les élèves de terminale.

    Le bac ne suffit plus à garantir le niveau des élèves. De ce constat est né le #Tescia. Ce #test-de-maths créé par l’#Aores (Association pour une orientation raisonnée vers l’Enseignement supérieur scientifique) composé d’enseignants, permet aux élèves de terminale de vérifier leurs compétences en mathématiques. Ce qui leur permet d’obtenir une certification, que le lycéen peut transmettre via Parcoursup aux établissements de l’enseignement supérieur. Mais cette volonté de proposer une alternative à la grille d’évaluation scolaire agace. L’enseignement catholique a déclaré ne pas le cautionner. Ce qui a fait bondir son créateur, Clément de Seguins Pazzis, président de l’Aores, et professeur au Lycée Sainte-Geneviève de Versailles.

    L’APLCPGE (Association des proviseurs de lycées à classes préparatoires aux grandes écoles) a, quant à elle, également recommandé aux chefs d’établissements de ne pas prendre en compte les résultats du TeSciA dans les commissions d’examen des vœux Parcoursup.

    « Les épreuves du bac ne suffisent plus à se distinguer. Nous voulions donc permettre aux élèves de s’évaluer à l’échelle nationale, et aux formations d’avoir un meilleur aperçu des capacités des candidats », détaille Clément de Seguins Pazzis. L’association, créée en 2020, regroupe des anciens et actuels professeurs de mathématiques ainsi que des proviseurs de lycée d’excellence (Ginette, Louis-le-Grand ou encore, Saint-Louis). Ils ont élaboré ce test dont la première édition se tiendra le 19 mars en présentiel, dans différents centres d’examen, entre 14 heures et 17 heures 30.

    Le Tescia se découpe en deux épreuves, d’1 heure 30 chacune, séparées par une pause. La première mesure la dextérité et la rapidité et la seconde se concentre sur les capacités d’initiative, d’abstraction et de recherche. Le tout sans calculatrice, ni outils électroniques. Les inscriptions sont ouvertes à tous, sans restriction d’âge, de nationalité ou d’origine scolaire, le tout à un prix modique, 20 euros par candidat, 5 euros pour les boursiers. « Nous avons décidé de le faire passer à nos élèves de terminale qui se préparent à passer en math sup, c’est un bon entraînement, cela donne des repères pour rejoindre les filières scientifiques sélectives », déclare Bertrand Léonard, président d’Ipesup. Le sujet zéro est d’ores et déjà disponible. Dans cet énoncé, le second exercice dépend de l’option sélectionnée, « mathématiques expertes » ou « mathématiques générales avancées ».

    Afin de rendre l’initiative accessible au plus grand nombre, l’Aores a demandé à des lycées de toute la France de se constituer centres d’examens. « Les établissements pouvaient ainsi accueillir les candidats des environs, pas seulement leurs élèves », précise Clément de Seguins Pazzis, président de l’Aores. Vingt-et-un lycées privés avaient accepté, puisque les institutions publiques ne pouvaient pas, dans la mesure où le test ne dispose pas encore de l’agrément du ministère de l’Éducation nationale.

    Mais ce vendredi 21 janvier, un événement a chamboulé les plans de l’association. L’enseignement catholique a adressé une lettre aux directeurs diocésains, l’équivalent des responsables académiques, se prononçant contre le test. Selon eux, cela ne rentre pas dans « la politique d’accompagnement des jeunes telles qu’ils la conçoivent ». Ils suggèrent ainsi aux lycées ayant accepté d’héberger les épreuves de reconsidérer leur position.