Cabrioles - #AutodéfenseSanitaire face au Covid-19.

https://cabrioles.substack.com

  • La crise écologique et la montée du post-fascisme | Antithesi
    https://cabrioles.substack.com/p/la-crise-ecologique-et-la-montee

    Pour dissimuler l’inadéquation et l’incompétence totales des infrastructures et des services de l’État face aux catastrophes causées par les chaleurs et les sécheresses sans précédent et les inondations extrêmes qui reviennent avec une fréquence inédite en raison du changement climatique, les autorités de l’État n’hésiteront pas à utiliser tous les moyens, y compris les méthodes et le langage de l’extrême-droite fasciste. Une approche autoritaire de ce type peut permettre au pillage de la nature de se poursuivre sans entrave, en répercutant les coûts et les risques de la crise climatique sur les segments les plus affaiblis du prolétariat mondial.

  • Socialité brisée | Nate Holdren
    https://cabrioles.substack.com/p/socialite-brisee-nate-holdren

    La solitude sociale se mêle à une autre facette de la socialité brisée, que je nommerai solitude politique. C’est le sentiment d’un fossé dans les valeurs ou la compréhension de certains aspects très importants du monde. Savoir que le retour à la normale signifie encore plus de morts et de souffrances qui altèrent la vie est terrible. Savoir que beaucoup de gens ne semblent pas s’en rendre compte, que des compagne·ons de route de gauche ne traitent pas cela comme une priorité, tout cela isole à un degré que je trouve difficile à exprimer.

    #covid #politique #gauche

  • La Grande Convergence Italienne | Giovanni Savino
    https://cabrioles.substack.com/p/la-grande-convergence-italienne-giovanni

    Les tentatives de construction d’un mouvement anti-vaccin de masse imprégné d’influences néo-fascistes se sont peut-être enlisées, mais il serait erroné de penser que la bataille a été perdue : la véritable lutte est menée sur le plan des idées et de l’hégémonie culturelle, où un profond sentiment illibéral, anti-scientifique et conspirationniste continue de gagner du terrain en Italie grâce au chevauchement entre les néo-fascistes, les national-populistes et les covionégationnistes. Source : Illiberalism Studies Program

    • Voilà une belle image pour décrire une partie du problème. Du reste le texte n’est pas radical mais long.

      L’adoption d’une loi prévoyant une procédure spéciale vers la mort précoce pour les personnes handicapées permettra peut-être à Nicole Gladu de mourir chez elle en regardant le coucher du soleil, une coupe de champagne rosé à la main, mais à quel prix ?

    • Malgré le titre de la traduction française par Cabrioles, le texte n’est pas une « réponse radicale à l’aide médicale à mourir » dans son ensemble, mais est explicitement motivé par :

      le projet de loi C-7, un amendement au code pénal qui élargit le régime d’aide médicale à mourir […] du pays. À l’origine, l’AMM devait être une alternative à une mort douloureuse. Elle est désormais disponible comme alternative à une vie douloureuse - si vous avez un handicap.

      C’est aussi le sujet du rapport d’expert de l’ONU dont on cause déjà dans l’autre article :

      Dans une récente déclaration publique, les Nations Unies ont mis en garde les pays contre la possibilité de recourir à la mort administrée par l’État sur la base du handicap, déclarant qu’"en aucun cas la loi ne devrait prévoir qu’une personne souffrant d’une maladie invalidante et qui n’est pas en train de mourir puisse prendre la décision raisonnée de mettre fin à sa vie avec l’aide de l’État".

      Je reste donc toujours extrêmement dubitatif quand à ces textes qui n’acceptent aucune gradation dans le principe de l’aide médicale à mourir, décrétant que la possibilité pour une personne souffrant d’une maladie en phase terminale à mourir dignement est forcément la porte ouverte à l’euthanasie des personnes considérées comme pas assez rentables…

      Je serais, au minimum, intéressé par un argumentaire démontrant que l’ouverture du droit à une assistance médicale à mourir pour les malades en phase terminale mène forcément à un élargissement à des personnes qui ne sont pas en train de mourir. C’est peut-être le cas (parce que tous les pays qui ont légalisé l’AMM l’auraient finalement fait ? – est-ce la cas ?), soit parce que la « philosophie » générale du truc mène à cet élargissement, ou bien parce que des tribunaux vont forcément imposer cette lecture… ? Ou bien est-ce que non, ce n’est pas le cas, et on peut introduire l’AMM avec des limites qui évitent de dériver vers l’euthanasie des « surnuméraires » ?

      Mais pour l’instant, ce n’est pas ce que je lis, et tout ce qu’on a, c’est une mise en concurrence des souffrances.

    • A mesure que le capitalisme produit du handicap de manière accélérée à travers les dommages et les catastrophes qu’il provoquent, celui-ci accroit dans le même temps la pression sur les vies des personnes handicapées, les sommants d’être productives ou de se voir réduite à la condition de jetables. Il est plus que temps de comprendre et de combattre la fonction structurelle du validisme au sein du système capitaliste.

      En pleine pandémie, et en créant un faux effet d’urgence, le gouvernement fédéral canadien a adopté le projet de loi C-7, un amendement au code pénal qui élargit le régime d’aide médicale à mourir [AMM ; Au Canada l’acronyme utilisé est MAID pour ‘medical assistance in dying’] du pays. À l’origine, l’AMM devait être une alternative à une mort douloureuse. Elle est désormais disponible comme alternative à une vie douloureuse - si vous avez un handicap.

    • Je te mets un peu de contexte, @arno :

      Selon lui, « partout en Europe », mais « surtout en France », « l’État-providence a fini par devenir une machine à empiler de nouvelles dépenses publiques, sans examen de leur pertinence ni de leur efficacité, sans remise en cause non plus des dépenses précédentes. Nous devons reprendre la maîtrise de ce système devenu incontrôlable. »

      Le modèle actuel a selon lui comme « but ultime la gratuité de tout, pour tous, tout le temps : c’est intenable ! ». Le ministre estime que « le temps des choix est venu », pour sortir du « mirage de la gratuité universelle ».

      L’assurance-chômage durcie ?

      Il argumente en citant notamment le vieillissement de la population, avec le grand âge qui « pèse lourdement sur les comptes sociaux et pèsera de plus en plus lourd », et appelle à débattre au parlement des « grands enjeux du vieillissement, de la prise en charge de la dépendance, de l’accompagnement des personnes seules ».

      https://www.20minutes.fr/politique/4081733-20240317-bruno-maire-veut-finir-etat-providence-passer-autre-model

  • Comprendre le meurtre social | Abby Cartus
    https://cabrioles.substack.com/p/comprendre-le-meutre-social-abby

    Le pouvoir économique fait partie du génie du capitalisme. Il retourne contre nous notre propre intérêt pour notre survie, l’utilise pour nous dominer et nous contraindre à travailler dans des lieux dangereux. Penser avec le concept de pouvoir économique nous fournit une base indispensable pour une approche théorique de la santé publique : comprendre le meurtre social, c’est comprendre la structure et le terrain de la santé de la population telle qu’elle existe dans une société capitaliste.

    Abby Cartus est épidémiologiste, autrice et enseignante. Elle est associée de recherche postdoctorale au sein du People, Place, and Health Collective de la Brown University School of Public Health à Pittsburgh. Elle a écrit pour Protean, Jacobin, Peste Magazine, The New Republic. Elle co-anime l’incroyable podcast sur l’économie politique de la santé Death Panel.

    Grâce à l’expérience catastrophique de la pandémie de COVID, le concept oublié de « meurtre social » de Friedrich Engels a connu une petite renaissance dans certains coins de la littérature et du discours académiques depuis 2020. Ironiquement, alors que le COVID a rendu le concept de meurtre social (que mon collègue Nate Holdren décrit comme le « meurtre de masse dépolitisé des travailleur·euses » et qu’Engels décrivait comme la mort des travailleur·euses produite en les plaçant dans une position où iels ne peuvent ni survivre aux conditions de travail, ni survivre avec les salaires versés, ni survivre sans salaire) plus populaire, ses mécanismes internes sont devenus de plus en plus dépolitisés, mystifiés et naturalisés. À l’heure actuelle, les chiffres provisoires des décès hebdomadaires associés au COVID-19, si vous savez où les trouver, montrent des niveaux de décès inférieurs à ceux des années précédentes. Cependant, nous sommes encore presque totalement dans le noir en ce qui concerne la transmission du virus, et donc au niveau général de risque, suite au démantèlement de l’infrastructure qui permettait de se tester et de déclarer facilement des cas.

  • Les marchands de doute
    https://cabrioles.substack.com/p/les-marchands-de-doute-john-snow

    Même face à des preuves irréfutables, aux déclarations officielles des gouvernements sur la dangerosité du tabac et aux messages de santé publique recommandant d’éviter de fumer, la stratégie du doute a fonctionné, en partie parce que des médecins et des scientifiques crédibles ont refusé de reconnaître la masse des preuves scientifiques des dangers du tabac et ont contribué à maintenir la fiction du doute. Il a fallu des décennies pour que des mesures de santé publique soient enfin imposées, montrant enfin aux gens que les gouvernements reconnaissaient le lien de cause à effet entre le fait de fumer, le cancer, les maladies cardiaques et d’autres affections. Source : John Snow Project via (...)

  • La vaccination réduit considérablement le risque de COVID Long | Shannon Hall
    https://cabrioles.substack.com/p/la-vaccination-reduit-considerablement

    Un consensus de plus en plus large se dégage sur le fait que recevoir plusieurs doses de vaccin COVID peut réduire considérablement le risque de symptômes persistants. Une étude du JAMA a notamment constaté que la prévalence du COVID Long chez les travailleur·euses de la santé est passée de 41,8 % chez les participant·es non vacciné·es à 30 % chez celleux ayant reçu une seule dose, 17,4 % avec deux doses et 16 % avec trois doses. Source : Scientific American via Cabrioles

  • Le deuil et l’espoir peuvent coexister | Mariame Kaba, Kelly Hayes
    https://cabrioles.substack.com/p/le-deuil-et-lespoir-peuvent-coexister

    Pour maintenir l’ordre social et économique actuel dans les années instables qui s’annoncent, les gouvernements capitalistes devront compter sur la poursuite de la normalisation de la mort de masse. Alors que les migrations liées au climat continuent de s’intensifier et que les sécheresses et autres catastrophes provoquent des pénuries alimentaires, la consolidation des richesses se poursuivra et l’élimination des êtres humains qui n’ont pas leur place dans l’économie s’intensifiera, à moins que nous ne luttions pour une autre manière de vivre en relation avec ces crises.

    Mariame Kaba est une militante formée aux méthodes de l’organizing, éducatrice et autrice américaine. Elle travaille sur la fin de la violence, le démantèlement du complexe industriel carcéral, la justice transformatrice et le soutien au leadership des jeunes. Les éditions Hors d’Atteinte ont récemment publié une traduction française de son livre En attendant qu’on se libère, vers une justice sans police ni prison.

    Kelly Hayes est autrice, organisatrice, éducatrice et photographe. Elle est également l’animatrice du podcast Movement Memos de Truthout. Elle est cofondatrice du collectif Lifted Voices et de la Chicago Light Brigade. Ses écrits figurent dans de nombreuses publications et anthologies.

    En mai 2023 Mariame Kaba et Kelly Hayes ont publié Let This Radicalize You, Organizing and the Revolution of Reciprocal Care dont le texte qui suit est extrait.

    · Note de Cabrioles : Nous aimerions dédier cette première publication de l’année à toustes les camarades qui ont éclairé 2023 en multipliant les initiatives sur le front de l’autodéfense sanitaire. Nous pensons particulièrement aux camarades de l’Asso pour la Réduction des Risques Aéroportés, aux Mask Bloc Nantes, Mask Bloc Bordeaux et Mask Bloc Paris, mais aussi aux camarades de Lyon et au Mouvement Indépendant de Riposte Antifasciste qui affirme “que l’autodéfense sanitaire et l’autodéfense antifasciste doivent être menées de concert.” Et nous ne pouvons que vous encourager à aller lire l’important article de Justine Partout, Vague après vague, Récit de quatre années de pandémie et d’autodéfense sanitaire, paru récemment sur Jef Klak.

    Nos pensées vont aussi vers toutes les personnes mortes ou handicapées par le Covid du fait des politiques gouvernementales criminelles et de la complicité des oppositions politiques et médiatiques. Ainsi que vers toustes les camarades que la violence de l’époque écrasent et poussent au désespoir. Parfois irrémédiablement. Nous portons leurs coeurs dans nos coeurs, et continuerons de souffler sur les braises ·

    Why write love poetry in a burning world ?
    To train myself, in the midst of a burning world,
    to offer poems of love to a burning world.

    --Katie Farris, Why Write Love Poetryin a Burning World

  • Travailler sur le Covid Long m’a appris à devenir un meilleur journaliste | Ed Yong
    https://cabrioles.substack.com/p/travailler-sur-le-covid-long-ma-appris

    Couvrir le Covid Long m’a conforté dans l’idée que la science n’est pas la force objective et neutre que l’on présente souvent de façon trompeuse. Il s’agit au contraire d’une entreprise humaine, sans cesse bousculée par notre culture, nos valeurs et nos politiques. En tant que maladies épuisant l’énergie et affectant les femmes de manière disproportionnée, le Covid Long et l’EM/SFC sont facilement dépréciés par une société sexiste qui banalise la douleur des femmes et par une société capitaliste qui valorise les personnes en fonction de leur productivité. Ce mépris social entraîne une négligence scientifique, et l’absence de recherche alimente un scepticisme encore plus grand. Je n’ai compris cette dynamique qu’après avoir interrogé des spécialistes des sciences sociales, des spécialistes du handicap et des patient·es elleux-mêmes, dont la voix est souvent absente ou minimisée dans les médias. À l’instar de la pandémie dans son ensemble, le Covid Long n’est pas seulement un problème de santé. Il s’agit d’un problème social, qui doit être compris comme tel.

    · Note de Cabrioles : Si notre travail vous a été utile vous pouvez nous soutenir en suivant ce lien https://ko-fi.com/cabrioles ?. Même les petits dons nous aident. Milles mercis pour votre soutien.

    #Covid_Long

  • Qu’est-ce qui a alimenté la vague de VRS en 2022 ? | John Snow Project
    https://cabrioles.substack.com/p/quest-ce-qui-a-alimente-la-vague

    Nombreu·ses sont cell·eux qui attribuent l’augmentation constatée des maladies aux confinements et à l’idée que les enfants auraient accumulé une prétendue « dette immunitaire » pour n’avoir pas été exposés à autant d’agents pathogènes qu’à l’accoutumée.

    Aussi rassurante que puisse paraître cette intuition, les données commencent à nous dire autre chose.

    Nous avons déjà écrit sur les dommages immunitaires potentiels causés par le COVID-19. Malgré les risques réels qu’il représente pour la santé des enfants en tant que principale cause de mortalité due aux maladies infectieuses1, certain·es commentateur·ices continuent de penser que l’infection par le SARS-CoV-2 présente un avantage net car elle entraînerait le système immunitaire des enfants à reconnaître le virus, ce qui, en théorie, leur donnerait une plus grande capacité à éviter les conséquences graves d’une infection à un stade ultérieur de leur vie. C’est l’argument « la gravité est dans la nouveauté ».

    Mais est-il possible que le COVID-19 affecte le système immunitaire des enfants et les rende moins aptes à faire face à d’autres infections ? Certains immunologistes craignent que le SARS-CoV-2 ne nuise effectivement au système immunitaire des enfants pendant une période indéterminée.

    Une vaste étude israélienne a montré que les enfants couraient un risque plus élevé d’amygdalite à streptocoque jusqu’à un an après le COVID-19, lors d’une analyse comparative entre des enfants ayant contracté le COVID-192 et d’autres ne l’ayant pas contracté.

    Une autre grande étude américaine a récemment montré un risque plus élevé de bronchiolite et d’infection par le virus respiratoire syncytial (VRS), fin 2022, après une infection par le COVID-19, dans une cohorte appariée d’enfants ayant été infectés par le COVID-19 avant août 2022. Cela semble indiquer qu’une infection antérieure au COVID-19 pourrait avoir contribué à la vague massive d’infections par le VRS chez les enfants en 20223.

    Cette étude a porté sur 228 940 enfants âgés de 0 à 5 ans qui ont consulté un médecin en octobre 2022 et qui n’avaient jamais été hospitalisés pour le VRS. Parmi eux, 14 493 enfants avaient contracté le COVID-19 avant le mois d’août 2022.

    Ceux qui avaient eu un COVID-19 documenté à n’importe quel moment avant août 2022, ont été comparés à ceux qui n’avaient pas déclaré de COVID-19 avant août 2022. Leur fréquentation des services de santé pour le VRS et des bronchiolites de cause inconnue a été mesurée d’octobre à décembre 2022 dans les dossiers médicaux.

    Dans des études de ce type, il est essentiel de faire correspondre les deux cohortes. Il n’est pas surprenant que les enfants présentant un risque plus élevé de COVID-19 soient également plus à risque de VRS, en raison de facteurs associés à l’exposition, tels que la promiscuité, le statut socio-économique, etc... Il est donc important de corriger ces facteurs. L’étude a apparié les deux groupes en fonction du statut socio-économique, de l’état de santé antérieur, de l’âge, du sexe et de l’appartenance ethnique, et a constaté un risque 40 % plus élevé d’infections par le VRS chez les enfants de 0 à 1 an et de 0 à 5 ans qui avaient été exposés au COVID-19.

    Les auteur·ices de l’étude montrent qu’il est possible qu’une sensibilité accrue aux infections respiratoires ait également contribué à la grande vague d’infections par le VRS observée aux États-Unis, qui s’est traduite non seulement par une augmentation du nombre de cas, mais aussi par des niveaux très élevés d’hospitalisation pour le VRS.

    Bien que cette étude montre un lien entre une infection antérieure au COVID-19 et le risque de VRS, il n’est pas possible de conclure définitivement que le COVID-19 est à l’origine de l’augmentation du VRS, car il s’agit d’une étude observationnelle. Il est possible que, malgré la prise en compte de facteurs externes qui font que les personnes à risque pour le COVID-19 sont également à risque pour le VRS (statut socio-économique, asthme, etc.), il existe ce que l’on appelle des « facteurs de confusion résiduels », de sorte que toutes les mesures ne sont pas entièrement corrigées.

    Mais cela montre qu’il existe un lien et que des travaux supplémentaires doivent être menés pour comprendre si le COVID-19 nuit au système immunitaire des enfants d’une manière qui accroît leur sensibilité aux infections telles que le streptocoque ou le VRS. Ce n’est pas la première fois qu’un virus a un impact sur le système immunitaire. La rougeole est connue pour provoquer une amnésie immunitaire45.

    Alors que les scientifiques s’efforcent de comprendre les conséquences d’un virus qui existe depuis moins de quatre ans, nous recommandons de faire tout ce qui est raisonnablement possible pour éviter d’être infecté·e par le COVID-19. Vous trouverez ici des conseils sur la manière de réduire votre risque d’infection.

    Cet article s’inspire d’un fil de discussion de la Dr Deepti Gurdasani sur Twitter et certaines parties ont été utilisées avec son autorisation. Son fil original est disponible ici.

    Publication originale (18/05/2023) :
    John Snow Project

    https://johnsnowproject.org/primers/what-drove-the-large-rsv-wave-in-2022

  • COVID-19 et dysrégulation immunitaire : Résumé et ressources | Andrew Ewing
    https://cabrioles.substack.com/p/covid-19-et-dysregulation-immunitaire

    L’infection par le COVID-19 a plusieurs effets très préoccupants sur le système immunitaire qui pourraient facilement conduire à favoriser d’autres agents pathogènes et à aggraver les conséquences des réinfections par le COVID-19. Ce dysfonctionnement ou vieillissement du système immunitaire est au moins l’un des scénarios les plus probables expliquant les récentes vagues de maladies comme le VRS, la grippe, le streptocoque A et d’autres infections.

    Andrew Ewing est professeur de chimie et de biologie moléculaire à l’université de Göteborg, spécialisé dans la compréhension des bases de la communication entre les cellules du cerveau, et membre élu de l’Académie suédoise des sciences. Il est actif au sein du forum Vetenskaps en Suède, a cosigné/écrit des articles dans des périodiques suédois, norvégiens, français et américains, dont TIME, a fait partie de l’équipe qui a rédigé l’article du consensus Delphi sur le COVID-19 dans Nature, ainsi qu’un article dans Humanities and Social Sciences Communications.

    #Covid #système_immunitaire (effondrement du) #immunodéficience

    • La dysrégulation immunitaire est considérée par beaucoup comme une manifestation du COVID Long, mais elle se produit chez les patient·es après un COVID-19 sévère, modéré et léger. Le COVID Long est généralement défini par des symptômes, cependant, la dysrégulation immunitaire est souvent difficile à diagnostiquer en tant que symptôme. Bien que sa prévalence ne soit pas encore connue, l’association de la dysrégulation immunitaire avec le COVID Long indique qu’elle est au moins de l’ordre de 10% et qu’elle pourrait être considérablement plus importante.

      La prévalence des infections aiguës par le COVID-19 a été incroyablement élevée, ce qui a eu des conséquences considérables pour l’humanité. Les réinfections sont de plus en plus fréquentes, endommageant le système immunitaire et l’affaiblissant avant que les infections suivantes ne se produisent. Pendant cette période, et avec la possibilité d’une persistance virale démontrée par de nombreuses études, le système immunitaire n’est pas aussi fort et est plus sensible à d’autres agents pathogènes.

      Le SARS-CoV-2 provoque un dysfonctionnement immunitaire par le biais de plusieurs mécanismes directs et indirects, notamment la destruction d’importantes catégories de cellules immunitaires innées et adaptatives. Le taux de renouvellement des cellules sanguines d’un individu est un facteur qui détermine le caractère transitoire ou grave des dommages.

    • Vous croyez qu’il faudrait les prévenir, les infectiologues en carton pâte, que ce n’est pas le masque qui crée la « dette immunitaire » mais #SARS-CoV2 lui même ?

      L’infection par le COVID-19 a plusieurs effets très préoccupants sur le système immunitaire qui pourraient facilement conduire à favoriser d’autres agents pathogènes et à aggraver les conséquences des réinfections par le COVID-19. Ce dysfonctionnement ou vieillissement du système immunitaire est au moins l’un des scénarios les plus probables expliquant les récentes vagues de maladies comme le VRS, la grippe, le streptocoque A et d’autres infections. En revanche, la dette immunitaire n’est pas considérée comme une explication viable, car l’augmentation de ces maladies se poursuit dans les pays qui ont déjà connu des flambées la saison dernière et voient l’immunité diminuer pour bon nombre de ces maladies. Une autre préoccupation sérieuse à ce stade est que les infections répétées par le COVID-19 pourraient conduire à l’épuisement des cellules T CD8+ cytotoxiques, ce qui pourrait avoir des effets en aval sur d’autres maladies comme les cancers, car les cellules T jouent un rôle essentiel dans la limitation de la prolifération tumorale et il a été démontré qu’elles peuvent se différencier et devenir dysfonctionnelles.

    • Il a été démontré que chaque réinfection augmentait le risque cumulé de décès, d’hospitalisation et de séquelles dans de multiples systèmes d’organes, tant dans la phase aiguë que dans la phase post-aiguë. Cela montre que le système immunitaire n’est pas suffisamment protecteur pour limiter les dommages causés par de nouvelles infections par le COVID-19 ou d’autres infections, même après vaccination. Il s’agit d’un problème grave si nous sommes continuellement réinfecté·es avant que le système immunitaire ne se rétablisse à chaque fois.

      Donc, mis à part que le vaccin protège contre les formes graves et peut éventuellement faire baisser la charge virale, j’en suis à me demander si une nouvelle dose est bien pertinente. Le masque reste la meilleure protection contre les réinfections, non ?

    • Comme la plupart des gens sont totalement dés-incités de se re-vacciner, on va bientôt avoir la réponse : de + en + de gens sont à poil devant les variants.

      Le vaccin ne protège pas contre les réinfections de manière absolue, mais ça doit bien atténuer les chances quand même, surtout au début.
      Et vu la saleté en face, même 25% de protection, je prendrais (mais on ne sait pas).

      En fait, comme je le rabâche depuis 3 ans, faute de politique de santé publique, rien n’est réellement efficace dans une propagation yolo en population générale.

      Donc, la meilleure stratégie reste ceinture et bretelle pour limiter les risques de se retrouver le cul à l’air.

      Autrement dit : vaccin à jour + FFP2 + distanciation sociale au maximum possible selon les configurations perso × pro.

      On va me dire : « c’est pas tenable à long terme, surtout sans perspective d’amélioration ».

      Je te réponds : « ce qui m’a l’air pas du tout tenable, c’est d’avoir gagné un #Covid_Long à la loterie de portnawak généralisé et de se coltiner peut-être bien à vie des handicaps, dégradations et limitations diverses et variées de ta santé, sans l’ombre d’une solution thérapeutique. La seule bonne nouvelle étant que le probable raccourcissement de ton espérance de vie devrait te délivrer plus vite que prévu et te faire rater la fin du monde climatique. »

      Surtout que maintenant que les malades comme prévu commencent à peser dur sur les systèmes de santé, on est en train de finir le bazardement du bousin.

      D’où la nouvelle politique suisse de dire que les gens vont s’immuniser en tombant malades.
      https://www.rts.ch/info/suisse/14523106-lactuelle-vague-de-covid-en-suisse-favorisera-une-immunite-collective-r

    • Je rêve ou tu es en train de demander des avis médicaux sur internet ? :-)

      Pour ma part je conseille #ceinture_et_bretelles ; pas entendu qui que ce soit de sérieux dire le contraire.

      EDIT : tout comme monolecte !

    • L’actuelle vague de Covid en Suisse favorisera une immunité collective renforcée
      💩

      Les cas de Covid-19 sont à nouveau en hausse. Du point de vue de la défense immunitaire collective, selon le président de la Commission fédérale pour les vaccinations Christophe Berger, la vague actuelle est, dans une certaine mesure, bienvenue.

      La recrudescence actuelle est sous contrôle, précise Christophe Berger dans la NZZ am Sonntag ce dimanche. S’il déplore les cas de maladies, il souligne que cette vague fait en quelque sorte partie du concept de la politique d’immunisation actuelle. Le but de celui-ci est d’éviter les cas lourds et mortels en lien avec le coronavirus.

      Cet hiver, la vaccination est donc recommandée uniquement pour les personnes à risques d’infection sévère, c’est-à-dire les personnes âgées de 65 ans ou plus, ou souffrant de certaines maladies chroniques.
      Nouvelle stratégie face au Covid-19

      Pour le reste de la population, aucune vaccination n’est recommandée. Elle n’offre qu’une protection faible et de courte durée contre les formes bénignes, explique l’Office fédéral de la santé publique sur son site internet.

      Selon les experts, cités par la presse alémanique, en raison de contaminations ou de vaccinations antérieures, près de 98 % de la population possède déjà des anticorps.

      Selon Christophe Berger, il est important que cette immunité de base persiste, non plus grâce à la vaccination mais à une contamination.

    • Je rêve ou tu es en train de demander des avis médicaux sur internet ? :-)

      Bah oui, carrément @fil. J’ai des doutes sur l’innocuité de ces vaccins à ARN messager. Je m’en rapporte à mon expérience personnelle (qui ne vaut pas grand chose mais c’est du vécu) ; à chaque injection, je suis quand même bien cogné. A quoi cela est-il dû, je ne sais pas et je n’ai pas non plus vraiment cherché.
      Donc oui, l’attitude la plus « safe » est ceinture et bretelle. Question interaction sociale, pas trop de soucis avec ça vu que nous nous « ensauvageons » un peu plus chaque jour ...

      Ceci dit @monolecte, si même la Suisse baisse la garde et adopte la raclette attitude, oui, il y a de quoi flipper parce que, en principe, iels sont plutôt de nature méfiante voire un tantinet parano les citoyen·nes de la Confédération ...
      [edit] : après, les grands chefs ne représentent qu’une faible proportion de la population et les laquais médiatiques qui les relaient n’ont pour seule préoccupation que d’aller à la gamelle.

    • Donc, un machin prévu pour obtenir une bonne réponse immunitaire donne une bonne réponse immunitaire… 🤷‍♀️

      Perso, j’ai + flippé quand un des vaccins a donné que dalle comme réponse. Vu les zinzins qui trainent jusque dans les officines, j’ai passé 6 mois (non, quand même pas !) à me demander si je n’étais pas tombée sur une antivaxxx qui m’avait filé du liquide phy en ricanant.

      Oui, en santé publique (si on peut encore appeler ça comme ça), ce sont les assurantiels qui ont pris le pouvoir. Autrement dit : à combien tu estimes ta précieuse santé et combien t’es prêt à raquer ?

      Les gueux, ils vont profiter des bienfaits des méthodes « naturelles », comme au bon vieux temps de l’espérance de vie à 35 ans.

  • La ’dette immunitaire’ est un concept trompeur et dangereux | Anjana Ahuja, Publication originale, 23/11/2022 :
    Financial Times
    https://cabrioles.substack.com/p/la-dette-immunitaire-est-un-concept

    La théorie de la dette immunitaire, bien que fausse et réfutée, présente un grand attrait pour ceux qui minimisent les maladies chez les enfants et pour ceux qui prônent l’infection plutôt que la vaccination. Elle permet de justifier a posteriori l’opposition à des mesures telles que le port du masque, même si les faits montrent que ces mesures ont permis d’endiguer le COVID et de pratiquement supprimer la grippe.

    Anjana Ahuja est journaliste scientifique et propose chaque semaine son opinion sur les développements importants dans les domaines de la science, de la santé et de la technologie au niveau mondial. Elle était auparavant rédactrice et chroniqueuse au Times de Londres. Elle est titulaire d’un doctorat en physique spatiale de l’Imperial College de Londres et a étudié le journalisme à la City University de Londres.

    (...) "La dette immunitaire en tant que concept individuel n’est pas reconnue en immunologie", explique Mme Dunn-Walters. Le système immunitaire n’est pas considéré comme un muscle qu’il faut utiliser en permanence pour le maintenir en forme. L’attaque constante d’agents pathogènes courants tels que le cytomégalovirus, ajoute-t-elle, entraîne un dysfonctionnement et un relâchement du système immunitaire avec l’âge. Elle rejette l’idée que les infections soient d’une quelconque manière bénéfiques pour la santé, affirmant que la vaccination est un moyen bien plus sûr de construire de l’immunité collective.

    https://seenthis.net/messages/1017945

    les infections virales sont susceptibles d’occasionner affaiblissement et dérèglement immunitaire. ainsi, la rougeole peut favoriser des années après d’autres pathologies.

    #dette_immunitaire #virus #immunité #système_immunitaire #vaccin #masque #covid #science #obscurantisme #désinformation

  • Le SARS-CoV-2 ’endémique’ et la mort de la santé publique | John Snow Project
    https://cabrioles.substack.com/p/le-sars-cov-2-endemique-et-la-mort

    Le SARS-CoV-2 circule désormais de manière incontrôlée dans le monde entier. La seule limite importante à sa transmission est l’environnement immunitaire auquel le virus est confronté. La maladie qu’il provoque, le COVID-19, est désormais un risque auquel la plupart des gens sont exposés dans leur vie quotidienne.

    Si certains sont meilleurs que d’autres, aucun gouvernement national ou régional ne prend d’initiatives sérieuses en matière de prévention et de contrôle des infections, et il semble probable que cette politique de laisser-faire se poursuivra dans les années à venir. Les forces sociales, politiques et économiques qui ont œuvré à la mise en place de cet environnement d’infection de masse peuvent se réjouir de leur succès.

    Celleux qui ont fait des études en santé publique, en immunologie ou qui travaillent en première ligne dans le domaine de la santé savent que nous faisons face à un avenir incertain et que les implications des événements récents vont bien au-delà du SARS-CoV-2. Les changements intervenus dans les positons et les politiques de santé publique risquent de porter atteinte à un pilier essentiel qui constitue la base de la société civilisée moderne, bâtie au cours des deux derniers siècles : l’attente d’une trajectoire ascendante largement ininterrompue d’amélioration constante de la santé et de la qualité de vie, largement motivée par la réduction et l’élimination des maladies infectieuses qui ont tourmenté l’humanité pendant des milliers d’années. Au cours des trois dernières années, cette trajectoire s’est inversée.

  • Écoutez les personnes handicapées ou dégagez de notre chemin | griffin epstein, kate klein
    https://cabrioles.substack.com/p/ecoutez-les-personnes-handicapees

    Si le COVID-19 menace de manière disproportionnée les personnes qui sont déjà confrontées à une oppression structurelle et/ou qui ont des problèmes de santé préexistants, la pandémie est également en soi un événement handicapant de masse. Une chose est claire : pour protéger efficacement les travailleur·euses dans un monde qui n’est décidément pas post-pandémique, les syndicats devront écouter les mouvements populaires menés par les personnes handicapées et d’autres travailleur·euses opprimé·es, ou bien dégager de notre chemin.

    kate klein (iel) est animateur·ice, enseignant·e et militant·e. Iel s’organise au sein de son collectif abolitionniste local pour créer de la sécurité sans/malgré la police dans son quartier, et contre le validisme en milieu de travail avec griffin et d’autres travailleur·euses universitaires malades et handicapés. rebelpedagogy.ca

    griffin epstein (iel) est éducateur·ice blan·che fol/psychiatrisé·e, chercheu·se engagé·e localement et poéte à Toronto (Dish with One Spoon/Two Row/Treaty 13 territory). griffin.epstein.com

    Dans l’État américain du Tennessee, deux lois entravent les luttes syndicales pour la sécurité sur les lieux de travail : les employeur·euses ne peuvent pas imposer de vaccins ou de masques, et les lieux de travail ne peuvent pas être entièrement syndiqués. Ainsi, dès les premiers jours de la pandémie de COVID-19, les enseignant·es du programme de médecine, de santé et de sciences de l’université Vanderbilt de Nashville ont pris les choses en main. Iels ont créé une « banque de masques » gratuite pour les étudiant·es et le personnel en mettant en commun leurs ressources pour acheter et distribuer des masques de haute qualité. Aimi Hamraie, professeur·e, se souvient : « Nous avons fini par essayer d’obtenir de l’université qu’elle nous laisse payer ces masques sur nos fonds de recherche, parce que [...] nous fournissions ce qui devrait être une ressource et un service institutionnel pour les gens. Mais l’université n’a pas voulu nous laisser utiliser nos fonds de recherche pour acheter des masques, car il n’y a pas de catégorie dans son système de remboursement pour les EPI. » Les travailleur·euses impliqué·es ont fait savoir qu’iels ne devraient pas avoir à payer pour l’équipement de protection individuelle (EPI) sur leur lieu de travail, mais l’université n’a pas voulu bouger, et iels n’allaient pas se mettre en danger, ni mettre en danger leurs étudiant·es.

    #travail #EPI #masques #covid #syndicat

  • Un cas d’école de génocide | Raz Segal
    https://cabrioles.substack.com/p/un-cas-decole-de-genocide-raz-segal

    · Note de Cabrioles : Nous aurions aimé ces denières semaines trouver les forces nécessaires pour visibiliser la situation palestinienne tout en réalisant un dossier sur la pandémie dans le contexte colonial palestinien.

    Nous aurions sûrement traduit des articles de The Pandemic and #Palestine_, le numéro du _Journal of Palestine Studies de 2020 dédié à la #pandémie. Peut-être des extraits de l’interview que sa coordinatrice Danya Qato avait donné à nos camarades de Death Panel. Fouiller dans les articles de Nadia Naser-Najjab qui a donné une conférence The Darkest Side of #Covid-19 in Palestine et publiera en 2024 un livre intitulé Covid-19 in Palestine, The Settler Colonial Context. Enfin nous vous aurions invité à relire l’interview de Danya Cato traduite en 2020 dans À l’encontre et cet article d’ACTA paru en avril 2020 : Le peuple palestinien entre pandémie, harcèlement colonial et autodéfense sanitaire.

    Mais ces forces nous font pour le moment défaut. Pour autant nous ne pouvons nous taire sur ce qui se passe au Moyen Orient ces dernières semaines. Notre voix est faible, mais dans ces moments d’effondrement général il semblerait que chaque voix compte. La pandémie de Covid-19 nous a mis face à deux phénomènes majeurs : la production industrielle de l’insensibilisation à la mort de masse et la complaisance abyssale de la #gauche avec l’#antisémitisme.

    Le premier a de multiples racines dont les principales sont le #colonialisme et le #racisme meurtrier qui structurent le #capitalisme_racial et ses ressorts eugénistes. Racisme, #validisme et #eugénisme sont historiquement inextricables. Les plus de 300 morts par jour de novembre 2020 à avril 2021, et les dizaines de milliers qui ont précédées et suivies, ont pu être d’autant plus facilement acceptées et oubliées qu’elles touchaient d’abord les #classes_populaires racisées, et que depuis des années nous avions été habitué·es au décompte des morts dans la #méditerranée de personnes en exil. En les déshumanisant, en en faisant un rebut.

    Le second phénomène, l’antisémitisme au sein de la gauche, nourrit les rapprochements et dangers les plus corrosifs à force d’être nié par celle-ci. Nous avons vu de larges pans de la gauche et des mouvements #révolutionnaires défilés aux côté d’antisémites assumés, prendre leur défense, relativiser le génocide des Juifves d’Europe. Nous avons vu nombres de camarades se rapprocher de formations fascisantes en suivant cette voie. À travers l’antisémitisme la #déshumanisation des Juifves opère en en faisant non un rebut mais un groupe prétendument homogène qui détiendrait le pouvoir, suscitant des affects de haine d’autant plus féroces.

    Ces deux phénomènes ont explosé ces dernières semaines. À l’#animalisation des palestinien·nes en vue de leur #nettoyage_ethnique est venue répondre la culpabisation par association de toute la #population_israélienne, si ce n’est de tous les Juifves de la terre, aux massacres perpétués par le gouvernement d’#extrême-droite de l’État d’#Israël et les forces capitaliste occidentales.

    La projet de #colonisation de la Palestine est né des menées impérialistes de l’#occident capitaliste et de l’antisémitisme meurtrier de l’#Europe. Ils ne pourront être affrontés séparément. Les forces fascisantes internationales qui prétendent désormais sauver le capitalisme des désastres qu’il a produit par un #nationalisme et un #suprémacisme débridé, se nourrissent de l’intensification de tous les racismes - #islamophobie, antisémitisme, #négrophobie, #antitsiganisme, #sinophobie…- en vue de capturer les colères et de désigner comme surplus sacrifiables des parts de plus en plus larges de la population.

    En #France l’extrême-droite joue habilement de l’islamophobie et de l’antisémitisme structurels, présents jusque dans les rangs de la gauche radical, en potentialisant leurs effets par un jeu de miroirs explosif.

    Face à cela il nous faut un front uni qui refuse la déshumanisations des morts et des #otages israelien·nes tout en attaquant le #système_colonial qui domine et massacrent les palestinien·nes. Il nous faudra également comprendre l’instrumentalisation historique des Juifves et de l’antisémitisme par l’#impérialisme_occidental dans la mise en place de ce système.

    Nous n’avons pas trouvé les forces pour faire ce dossier. Nous republions donc ce texte important de l’historien israélien Raz Segal paru il y a maintenant deux semaines dans la revue Jewish Current. Deux semaines qui semblent aujourd’hui une éternité. Il nous faut nous organiser pour combattre de front la montée incendiaire de l’antisémitisme et de l’islamophobie. Et faire entendre haut et fort :

    Un #génocide est en cours en Palestine.
    Tout doit être fait pour y mettre un terme.

  • Le mouvement syndical est incomplet sans la justice pour les personnes handicapées | Ariel Adelman
    https://cabrioles.substack.com/p/le-mouvement-syndical-est-incomplet

    Beaucoup considèrent le handicap comme rare ou exceptionnel sur les lieux de travail. En réalité, aux États-Unis 8,6 millions de travailleur·euses adultes sont handicapé·es, soit 6 % de la main-d’œuvre adulte employée, ou environ 1 travailleur·euse sur 16. La participation au marché du travail pourrait être encore plus élevée si les lieux de travail étaient accessibles aux travailleur·euses handicapé·es. Nous avons vu la participation des personnes handicapées au marché du travail augmenter grâce au travail à distance dans certaines industries ; mais lorsque nous essayons d’étendre ces conditions d’accessibilité, nos camarades ignorent trop souvent nos initiatives, voire les répriment, malgré la multiplication des campagnes en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion. Source : via (...)

  • Des milliers d’infirmières souffrent de COVID Long, et cela n’est toujours pas reconnu comme une maladie professionnelle
    https://cabrioles.substack.com/p/des-milliers-dinfirmieres-souffrent

    Selon une étude réalisée au niveau européen, le nombre moyen de professionnels de santé souffrant aujourd’hui des séquelles de l’infection est d’environ un sixième du nombre total de personnes infectées. En Italie, le chiffre est d’au moins 20 000 infirmières. Il est clair que les infirmières dans cet état ne peuvent plus exercer leur profession de manière appropriée, et il est clair que tout cela a un impact sur la santé des patient·es et sur la charge de travail des soignant·es en général. Pourquoi ce syndrome n’est-il pas reconnu comme une maladie professionnelle ? Source : Nursing Up via Cabrioles

  • 8 octobre 2023 · Le Covid-19, une maladie vasculaire
    https://cabrioles.substack.com/p/8-octobre-2023-le-covid-19-une-maladie

    Bonjour,

    Le Covid-19 a initialement été pensé sur le modèle de la grippe comme affectant essentiellement les poumons. Mais le #Covid-19 n’est pas la grippe, notamment parceque contrairement à la grippe, le Sars-Cov-2 utilise comme récepteur l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2, ou ACE2 pour infecter notre organisme.

    Cette enzyme est présente dans de très nombreux organes, ce qui fait du Covid-19, bien plus qu’une maladie respiratoire, une maladie multisystémique pouvant impacter de multiples systèmes organiques comme le système respiratoire mais aussi les systèmes gastro-intestinal et hépato-biliaire, ainsi que le système nerveux et le système cardio-neurovasculaire.

    L’impact sur ce dernier, et plus particulièrement sur les vaisseaux sanguins qui irriguent l’ensemble des systèmes organiques qui composent le corps, a été particulièrement souligné. Le Covid-19 semble avoir des effets importants sur l’endothelium, la paroi interne des vaisseaux sanguins qui joue un rôle majeur dans le fonctionnement normal des vaisseaux sanguins, prévenant notamment les phénomènes de coagulation et d’inflammation.

    L’affection de l’endothelium par le Covid-19 favorise ces phénomènes de coagulation et d’inflammation, entrainant la formation de caillots et de surinflammations suceptibles de provoquer des thromboses veineuses profondes, des crises cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux, ou encore des effets neurologiques à long terme.

    Le Covid-19 peut donc être décris comme une maladie multisystémique à fort tropisme #cardio-neurovasculaire.

    Les conséquences grandissantes des politiques d’infection de masse vont tôt ou tard être de plus en plus difficiles à invisibiliser. Les gouvernements qui ont présidés à l’abandon des populations et à la destruction des politiques de prévention pour satisfaire les désirs patronaux, de même que l’ensemble des médias qui les ont soutenus avec enthousiasme dans cette voie (avec en France le soutien notable des média dit de gauche), vont prétendre une chose : que de nouvelles découvertes ont été faites qui obligent à réévaluer les dommages du Covid-19, que jusqu’ici, nous ne savions pas.

    Il n’y a rien de plus faux.

    Les multiples aspects biologiques du #COVID_Long sont décris depuis les tous premiers mois de la pandémie.

    Et cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les troubles du système cardio-neurovasculaire, leur implication dans les formes respiratoires graves et les dommages neurologiques.

    Pour faire le point nous vous proposons une poignée d’articles.

    Le Covid-19 est-il une maladie des vaisseaux sanguins ? | Dr Phoebe Kitscha

    Chaque COVID léger peut accroître le risque de problèmes cardiaques | Mariana Lenharo

    Comment le Covid-19 affecte le #cerveau | Jamie Ducharme

    Une attaque des vaisseaux sanguins pourrait déclencher la « deuxième phase » mortelle du Covid-19 | Catherine Matacic

    Covid-19 est aussi une maladie inflammatoire vasculaire, Marc Gozlan, 29/4/2020
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/04/29/covid-19-est-aussi-une-maladie-inflammatoire-vasculaire

    #maladie_vasculaire