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  • Les propos de Manon Aubry sur les milliardaires « nuisibles » n’en finissent pas d’agacer
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/les-propos-de-manon-aubry-sur-les-milliardaires-nuisibles-n-en-finiss

    Gérald Darmanin a réagi au discours de la députée européenne LFI sur les milliardaires, comparés à des « formes de nuisibles » aux universités d’été du parti.

    agacer, est-ce que c’est comme exaspérer ?
    https://seenthis.net/messages/1188013

    #ouin_ouin

    Souvenons-nous que le bourgeois libéral américain John Meynard Keynes nous enseigne qu’"il faut euthanasier les rentiers". Un discours agaçant pour nos milliardaires, assurément.

    • https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/attal-applaudi-melenchon-fache-et-le-pen-a-cote-ce-qu-il-faut-retenir

      Sept candidats ont participé au premier débat de campagne organisé par le Medef à Roland-Garros. Et tous n’ont pas réussi l’exercice.

      Belle litote pour nous signifier que le principe salvateur incontournable pour l’avenir de ce pays était de s’attirer les bonnes grâces du #MEDEF ...

      C’est le cas du candidat LFI, venu pour dire « leurs quatre vérités aux patrons ». Jean-Luc Mélenchon n’a guère semblé à chercher à convaincre un public qui lui est majoritairement hostile. Bien au contraire. Interrogé sur « les réformes concrètes » à mettre en place pour faciliter la réindustrialisation, l’Insoumis en chef a assumé un désaccord total avec les entrepreneurs en estimant que la France faisait partie des « 15 % de pays où c’est le plus facile de faire des affaires. » Mais c’est sur la question des salaires que la discussion s’est nettement grippée entre l’ancien parlementaire et ses interlocuteurs. « Il faut les augmenter, il faut augmenter le SMIC », a-t-il exhorté, déclenchant immédiatement un rire général dans l’assemblée. « Si vous n’augmentez pas les salaires, vous n’en rigolerez pas longtemps, parce que vous aurez la récession. (...) Vous rirez jaune, si vous ne partagez pas davantage », a-t-il tonné. Sans s’attirer davantage de sympathie pour la suite.

  • Le maire d’Arcachon, qui avait insulté et menacé son principal opposant, est condamné
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/le-maire-d-arcachon-qui-avait-insulte-et-menace-son-principal-opposan

    Absent lors du prononcé du délibéré, l’édile d’Arcachon a été condamné à une amende de 10 000 euros, dont 5 000 euros avec sursis, pour menaces et violences, et à une autre de 30 euros pour injures. Il a également été condamné à verser 2 500 euros à Vital Baude pour le préjudice subi. Des peines en deçà des réquisitions du parquet début juillet, qui avait demandé une peine de quatre mois de prison avec sursis.

  • #Ceuta : une soit disant crise migratoire bien instrumentalisée par l’internationale réactionnaire ?

    Ce post de Mr Mondialisation sur FB (je n’ai pas trouvé l’article correspondant sur leur site) et cet article de l’Huma (sous #paywall) :

    https://www.facebook.com/M.Mondialisation/posts/pfbid0fjHJR3QnKoeSdQQoZzfwUWKSxSsaYqXu6aZdvKehLBbBQuUtkQs2MUks77a1PLPsl

    Comprendre l’opération de déstabilisation de l’Espagne qui se joue depuis plusieurs jours par une guerre d’images parfaitement organisée.
    Pendant que certains médias parlent d’une simple « vague migratoire », les images racontent une autre histoire. De nombreuses vidéos montrent des camions et des autocars déposant des milliers de jeunes hommes en même temps, à proximité immédiate de Ceuta, avant leur ruée organisée vers la plage du Tarajal.
    Les vidéos montrent surtout que les autorités Marocaines aident à la logistique sur la route, sans les arrêter. Une logistique de cette ampleur n’a rien d’un déplacement spontané de candidats à l’exil. Nombre de ces jeunes arrivent en rigolant, avec des bouées et même des sticks pour filmer leur exploit et les publier en ligne parfois en direct. Plusieurs ont perdu la vie en sous estimant le risque de contourner ce simple bras de terre. Ces individus n’ont rien de migrants classiques en situation d’exil, ce qui devrait à minima alimenter des questions. Pourtant, tous les médias ont un narratif unique axée sur la peur : la vague migratoire est à nos portes. Ce n’est pas le cas.
    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la technique est utilisée. En 2021 déjà, lors de la crise de Ceuta, le relâchement soudain et volontaire des contrôles frontaliers par Rabat avait été largement interprété comme un moyen de pression diplomatique sur Madrid dans le contexte du Sahara occidental. À la différence que cette fois, des dizaines de camions ont déversé ce flot humain sur les plages au même moment, poussant certains à la noyade.
    En résumé, des jeunes sont utilisés pour faire pression à la frontière de manière à générer un choc politique par l’image. La majorité d’entre eux sont rentrés chez eux le soir même, faute de nourriture, en passant la frontière dans l’autre sens.
    Une question demeure : comment des dizaines de milliers de personnes peuvent-elles se retrouver simultanément devant une frontière parmi les plus surveillées d’Afrique sans une organisation logistique ? Les vidéos montrant des véhicules transportant des groupes de jeunes méritent, à elles seules, une enquête approfondie. Les médias officiels restent pourtant discrets sur la question et ne publient pas ou peu ces images.
    Que chacun se fasse son opinion. Mais présenter ces événements comme un simple mouvement migratoire pour faire peur occulte les buts de l’opération : isoler l’Espagne de la scène internationale tout en alimentant la montée réactionnaire en Europe, favorable aux intérêts
    capitalistes. Par ailleurs, le contrôle du Détroit reste un enjeu économique majeur dans la région, y compris pour les Etats-Unis. Trump et Israël, alliés du Maroc, sabrent le champagne devant cette opération médiatique de grande envergure qui divise l’Europe.

    https://www.humanite.fr/monde/espagne/afflux-de-migrants-a-ceuta-le-gouvernement-espagnol-attaque-par-une-extreme

    L’arrivée de dizaines de milliers de jeunes Marocains dans l’enclave espagnole, la semaine dernière, même éphémère, a déchaîné les paniques racistes de l’extrême droite mondiale. Ce qu‘il s’est passé soulève des questions sur l’utilisation de l’immigration comme levier de déstabilisation mais aussi sur l’attitude des autorités marocaines.

    https://justpaste.it/e53bt

    • https://seenthis.net/messages/1184811

      La construction du récit de « l’invasion »

      Les crises frontalières créent un contexte propice à la radicalisation du débat public. Une étude met en évidence un durcissement de la rhétorique politique et une banalisation des discours racistes. Lors de la crise de 2021, le parti d’extrême droite Vox a consacré plus de 70 % de ses publications à Ceuta et à la migration.

      Une autre étude a montré que 80 % des messages haineux analysés portaient sur la confrontation politique, et non sur les causes ou les solutions aux enjeux migratoires.

      Dans la crise actuelle, des expressions comme « invasion », « hommes en âge de combattre » ou « sicaires » participent à cette représentation des personnes migrantes comme une menace collective. Les #médias ne sont pas nécessairement à l’origine de ces discours, mais ils peuvent contribuer à les banaliser lorsqu’ils reprennent des cadrages alarmistes sans les contextualiser ni les mettre en perspective.

    • https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/l-instrumentalisation-de-la-situation-a-ceuta-vire-a-la-caricature-de

      Plusieurs sources, dont l’AFP, laissent plutôt entendre que l’afflux massif de ces derniers jours résulte d’une nouvelle brouille diplomatique entre Madrid et Rabat, à l’heure où le Premier ministre espagnol essaie de se rapprocher de l’Algérie plutôt que du Maroc. Pedro Sanchez était à Alger il y a dix jours à peine pour essayer de tourner la page de quatre années difficiles. Dans ce contexte, un journaliste de l’agence de presse française affirme que des jeunes Marocains, rassemblés à la lisière de Ceuta, lui ont expliqué avoir entendu que « la frontière avait été ouverte ».

      Un contexte qui rappelle inévitablement la précédente crise migratoire de 2021, lorsque des milliers de Marocains avaient traversé la frontière à la faveur d’un assouplissement des contrôles par Rabat lors d’un premier différend diplomatique avec l’Espagne. À l’époque, le Maroc avait reproché à Madrid l’accueil, pour y être soigné, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario (soutenu par l’Algérie contre le Maroc).

      D’ailleurs, Pedro Sanchez - qui doit se rendre à Ceuta ce vendredi - a déjà expliqué que « des mesures pour le transfert » vers le Maroc seront prises pour « toutes les personnes qui sont entrées illégalement » dans l’enclave espagnole, après ce qu’il qualifie « d’attaque contre la souveraineté » de son pays. Du reste, nombre d’entre elles, 25.000 selon les premières évaluations, sont déjà retournées au Maroc, ce vendredi. Ce que ne disent pas les réactions françaises, promptes à qualifier ces migrants de danger imminent, quand bien même ils se trouvent actuellement sur un autre continent, dans une zone qui ne fait pas partie de l’espace Schengen, à 1 000 kilomètres du territoire français, de l’autre côté de la Méditerranée.

      Qu’importe, la pression porte ses fruits. Laurent Nunez s’est empressé ce vendredi matin d’annoncer que la France allait immédiatement renforcer ses contrôles aux frontières, « en profondeur », avant d’être appuyé par Emmanuel Macron, qui a demandé à la mi-journée à ce que « toutes les dispositions soient prises pour renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne ». Quitte à donner le point aux nationalistes et à leurs raccourcis.

    • La menace ne vient pas des immigrés de Ceuta, mais de nos propres dirigeants !

      L’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de jeunes Marocains à Ceuta, enclave espagnole sur le continent africain, a immédiatement provoqué un déchainement de mensonges. Non seulement la droite et l’extrême droite, mais aussi la plupart des gouvernants européens rejoints par Trump aux États-Unis, ont brandi la menace d’une « invasion » dont il faudrait se défendre.

      Le fait qu’il y ait eu une centaine de morts ne leur a pas tiré une larme. Pas plus le fait que les migrants soient restés dehors, avec les seuls vêtements qu’ils portaient pendant leur traversée, sans argent ni accès à un minimum d’hygiène, en butte aux violences des militaires et de certains habitants. « On croyait atteindre le paradis, et on s’est retrouvé en enfer », résumait l’un d’eux, avant de regagner le Maroc, comme l’ont fait la très grande majorité d’entre eux.

      Liberté de circulation pour tous les travailleurs !

      Ces jeunes, parmi eux de nombreux adolescents de moins de 15 ans, ont voulu fuir la pauvreté, le chômage, qui touche, au Maroc, près de la moitié de la jeunesse. Pouvoir travailler et réaliser ainsi leurs rêves était leur seul but, le même que tous les jeunes de leur âge dans le monde. La liberté de se déplacer et le droit de s’installer là où les travailleurs peuvent gagner leur vie devrait être un droit élémentaire. Que des jeunes soient obligés, pour cela, de risquer la mort est révoltant !

      Le Premier ministre espagnol Sanchez a annoncé l’envoi de policiers, de militaires et de blindés, évoquant « une attaque, une violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Mais que dire de l’intégrité du territoire marocain, alors que les enclaves de Ceuta et Melilla constituent des vestiges du colonialisme espagnol !

      Tous les dirigeants européens savaient très bien que ces milliers de jeunes ne pouvaient pas se rendre en Espagne ni dans l’Union européenne. En effet, Ceuta est soumis à un statut dérogatoire tel que l’accès au reste de l’Europe est aussi difficile qu’à partir du Maroc. Mais Macron a tout de même multiplié par cinq le nombre de policiers et de gendarmes à la frontière franco-espagnole.

      Les mensonges des dirigeants européens

      La palme du cynisme revient à la Première ministre italienne d’extrême droite Meloni, qui a annoncé la suspension de la libre circulation de l’espace Schengen à l’Espagne, avec laquelle l’Italie ne partage pourtant aucune frontière. La quasi-totalité des autres dirigeants de l’Union européenne lui ont emboité le pas. Tous ont délibérément menti car ils sont d’accord pour faire comme si l’immigration était aujourd’hui le danger principal. C’est une diversion ignoble, mais aussi dangereuse, utilisée par l’extrême droite, championne du repli sur soi, et par bien des politiciens.

      Tous veulent faire croire aux travailleurs que les immigrés constitueraient une menace et que les frontières pourraient protéger du chômage et de la pauvreté. Mais le responsable du chômage, de la précarité et des bas salaires est d’abord le patronat, et le faire reculer dépend exclusivement des luttes que le monde du travail est capable de mener pour s’opposer à sa rapacité. Ceux qui répètent qu’on ne peut pas « accueillir toute la misère du monde » nous prêchent en réalité la résignation et veulent nous faire accepter, comme une fatalité qu’on ne pourrait pas changer, l’état catastrophique des hôpitaux et de tous les services publics les plus vitaux…

      Combattre les vrais responsables de la misère

      Les véritables responsables de la misère, en France comme dans les autres pays, ce sont les actionnaires des géants du CAC 40 dont les profits ont augmenté de plus de 44 % au premier semestre 2026, pour atteindre à 74,93 milliards d’euros. Une minorité de richissimes bourgeois, 153 familles milliardaires, accapare les richesses produites par des millions de travailleurs. Une minorité de capitalistes et les gouvernants à leur service organisent l’exploitation de tous les peuples et le pillage des ressources des pays pauvres. Avec leurs rivalités et leurs guerres, des régions entières du monde sont détruites et rendues invivables.

      C’est tout cela qu’on voudrait nous faire oublier avec l’épouvantail de l’immigration. Garantir à tous une vie à la hauteur des immenses possibilités que recèle la société ne sera possible qu’en renversant le capitalisme. Quelles que soient leur nationalité, leur origine et leur religion, les travailleurs doivent refuser les divisions pour pouvoir mener ce combat commun contre leurs exploiteurs.

      Nathalie ARTHAUD

      https://www.lutte-ouvriere.org/portail/editoriaux/menace-vient-immigres-ceuta-propres-dirigeants-196142.html

    • Issu de https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/01/comment-se-positionnent-les-pays-europeens-face-a-la-crise-de-ceuta

      La lettre en question  : «  Vingt-deux chefs d’État et de gouvernement ont cosigné une lettre initiée par l’Italie et le Danemark, exigeant une réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur. Ces derniers se retrouveront en visioconférence mardi 4 août.

      Si l’exclusion de l’Espagne de la zone Schengen n’est plus évoquée, les 22 s’en prennent à la politique de régularisation massive menée par l’Espagne, qu’ils accusent d’avoir provoqué un appel d’air ayant concouru à cette intrusion.  »

      La France qui envoie sa police pourchasser des migrants aussi imaginaires que les dahuts dans les Pyrénées fait partie des états les plus compréhensifs vis-à-vis de l’Espagne. Mon petit doigt me dit que ça doit bien lui arracher la gueule à notre pauvre Macron de pas hurler avec les loups, mais dérouler 700km de barbelés n’étant pas envisageable dans l’immédiat, il a du prendre sur lui. J’espère quand même que l’on va lui ouvrir une cellule psychologique à l’Élysée pour le soutenir dans cette douloureuse épreuve.

    • Évidemment ce bon vieux Rudy s’est immédiatement fendu d’un article défendant Israël, mais il faut tout lire et ça donne des sources :
      https://www.conspiracywatch.info/ceuta-le-reflexe-complotiste.html

      Le raisonnement à l’œuvre est un condensé de logique complotiste : on part des bénéficiaires supposés de l’événement (le fameux « is fecit cui prodest ») pour remonter aux commanditaires, et l’on tient la satisfaction affichée par certains pour un aveu. Or, comme l’écrit le politologue américain Michael Shurkin, « la Schadenfreude [« joie malsaine » − ndlr] n’est pas une preuve de complicité ou de responsabilité ». Il poursuit : « Je trouve fascinant que tant de gens sautent à la conclusion que cela doit forcément concerner Israël. Comme si le Maroc et l’Espagne n’étaient pas capables d’avoir leurs propres différends sans rapport avec Israël, ou comme si le Maroc était incapable d’agir ainsi pour ses propres raisons. »

      Sans surprise, les réseaux prorusses se sont emparés de l’affaire. Le centre de recherche Cyfluence a documenté l’amplification de la thèse du complot « israélo-américain » par des comptes alignés sur Moscou ainsi que sa reprise par RT et par le réseau de sites « Pravda ». Un seul post a cumulé des millions de vues et plus de 4 400 retweets.

      À supposer même que cet afflux ait été téléguidé, le Maroc n’a besoin de personne pour « arsenaliser » les migrants − ainsi que l’ont déjà fait Moscou et Minsk contre la Pologne. En mai 2021, Rabat avait laissé plus de 8 000 personnes entrer à Ceuta en quarante-huit heures pour punir Madrid d’avoir discrètement hospitalisé le chef du Front Polisario (mouvement luttant pour l’autodétermination du Sahara occidental, soutenu par Alger). Ni Israël ni les États-Unis ne s’en étaient mêlés.

    • Crise de Ceuta : pourquoi les révolutionnaires défendent l’ouverture des frontières ? Billet d’Anasse Kazib
      https://www.revolutionpermanente.fr/Crise-de-Ceuta-pourquoi-les-revolutionnaires-defendent-l-ouvert

      Anasse Kazib, candidat à l’élection présidentielle de 2027, réagit aux questions d’électeurs de gauche depuis le début de la tragédie de Ceuta, où plus de 100 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’enclave espagnole depuis le Maroc. Il revient sur la nécessité de défendre l’ouverture des frontières, à rebours d’une gauche institutionnelle qui s’adapte aux politiques de l’Europe forteresse.

      Les frontières permettent de fabriquer une main-d’œuvre privée de droits, notamment les sans-papiers, que le patronat peut surexploiter avec des salaires plus bas, des horaires plus longs et la menace permanente de l’expulsion. Cette pression ne s’exerce pas seulement contre les travailleurs immigrés : elle tire aussi vers le bas les conditions de l’ensemble de la classe ouvrière.

      On nous répète sans cesse que les frontières sont là pour protéger les travailleurs. En réalité, elles protègent avant tout les intérêts des classes dirigeantes. Le capital, lui, ne connaît pas de frontières. Les multinationales déplacent leurs usines là où les salaires sont les plus bas, investissent où les profits sont les plus élevés, spéculent d’un continent à l’autre et pillent les ressources du monde entier sans passeport ni visa. Les marchandises et les capitaux circulent librement.

      La classe ouvrière n’a pas d’intérêt à défendre les frontières de sa bourgeoisie. Son intérêt est de s’unir au-delà des nationalités et des origines pour combattre ceux qui vivent de son exploitation. Il faut refuser un monde où l’argent est libre de circuler, ou le patronat peut exploiter qui il veut ou il veut mais où les êtres humains sont enfermés derrière des barbelés. Il faut exactement l’inverse : lutter contre le capital, garantir à toutes et tous la liberté de circulation et d’installation, et construire l’unité internationale des travailleurs...

    • Ceuta : une frontière impériale devenue un tombeau

      Ceuta n’a jamais été une simple limite administrative. Elle est à la fois le produit d’une histoire impériale ancienne et le point de rencontre de décisions économiques beaucoup plus récentes. Ni l’une ni les autres ne peuvent être traitées uniquement avec des clôtures, des patrouilles et des procédures d’éloignement.

      Que faire ?

      D’abord, établir les faits. Chaque mort doit être identifiée. Chaque disparition doit être documentée. Chaque usage de la force doit pouvoir être examiné. Le contrôle d’une frontière ne suspend ni le droit à la vie ni l’obligation de rendre des comptes.

      Ensuite, reconstruire une véritable politique économique frontalière.

      L’Union européenne et l’Espagne ne peuvent demander au Maroc de contenir les départs tout en considérant la situation sociale de Fnideq comme une affaire exclusivement marocaine. Une coopération crédible devrait financer des emplois formels, des formations professionnelles, des infrastructures productives et des activités susceptibles de remplacer durablement l’ancienne économie de contrebande.

      Enfin, il faut donner une réalité aux voies régulières de mobilité.

      L’Espagne dispose déjà de programmes de gestion collective des recrutements dans les pays d’origine, le dispositif dit « GECCO ». En 2025, 25 767 travailleurs étrangers ont participé à ces dispositifs de migration circulaire dans dix-sept pays partenaires, en hausse de 25 % en un an. Ces programmes démontrent qu’une mobilité organisée, assortie d’un contrat de travail et d’un cadre public, est possible.

      Ils ne sont pas exempts de critiques. La dépendance envers l’employeur, les conditions d’hébergement et les risques d’exploitation, notamment dans l’agriculture, doivent être combattus. Mais la réponse à ces insuffisances n’est pas de renoncer aux voies légales. Elle consiste à les étendre, à les diversifier et à mieux protéger ceux qui les empruntent.

      Le travail, les études, la formation et la circulation temporaire ne supprimeront pas tous les départs irréguliers. Ils permettront au moins de retirer aux passeurs, aux rumeurs et aux crises diplomatiques le monopole du calendrier migratoire.

      L’Europe a progressivement délégué une partie de sa politique migratoire aux États chargés d’empêcher les départs. Ce modèle crée une dépendance dangereuse. Lorsque le contrôle se relâche, volontairement ou non, la frontière cesse en quelques heures d’apparaître comme une protection : elle devient un piège.

      L’histoire ne se répète pas. Elle lègue des lieux, des institutions et des frontières.

      En 1415, la conquête de Ceuta ouvrait l’expansion portugaise outre-mer. En 1578, Ksar el-Kébir en révéla les limites sanglantes. En 2026, la ville est devenue, pour une partie de la jeunesse marocaine, un horizon visible à l’œil nu et pourtant presque inaccessible.

      L’écho entre ces dates n’est pas celui d’une prétendue guerre de civilisations.

      Il est celui d’une géographie héritée de la puissance sur laquelle viennent aujourd’hui se briser les inégalités économiques et l’inégale liberté de circuler.

      Une Europe fidèle aux droits qu’elle proclame ne peut se contenter de mieux fermer cette frontière.

      Elle doit agir pour qu’aucun mur, aucune digue et aucun bras de mer ne redeviennent un tombeau.

      https://blogs.mediapart.fr/alexis-vessat/blog/070826/ceuta-une-frontiere-imperiale-devenue-un-tombeau

  • La mairie RN de Castres déprogramme sa pièce « Passeport », Alexis Michalik dénonce une atteinte à la liberté de création

    Le spectacle raconte le parcours d’un jeune migrant érythréen. Son auteur redoute que d’autres créations puissent être écartées pour des motifs politiques.

    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/la-mairie-rn-de-castres-deprogramme-sa-piece-passeport-alexis-michali

    #extremedroite

  • Le septuagénaire à l’origine d’un incident rare à l’Assemblée nationale écope d’une amende
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/le-septuagenaire-a-l-origine-d-un-incident-rare-a-l-assemblee-nationa

    Après avoir interrompu une séance de questions au gouvernement depuis les tribunes de l’Assemblée nationale, un retraité de 75 ans a été condamné, ce vendredi 16 mai, à une amende par le tribunal correctionnel de Paris. Il a écopé d’une peine de 120 jours-amendes à 8 euros.

    « On en a marre de vous ! », s’était-il écrié le 12 mai dernier dans l’hémicycle. Invité par une députée socialiste, cet habitant de Nancy avait interrompu la séance vers 15h30 alors que la ministre de la Santé Stéphanie Rist venait de répondre à une question sur le hantavirus. L’incident avait immédiatement provoqué agitation et brouhaha dans l’hémicycle.

  • Trop d’argent gaspillé, ligne éditoriale trop "woke", trop de copinage "élitiste", la droite réactionnaire n’aime pas l’audiovisuel public.

    “On a été le punching-ball de Charles Alloncle” : les salariés de l’audiovisuel public éprouvés par cinq mois de commission
    https://www.telerama.fr/television/on-a-ete-le-punching-ball-de-charles-alloncle-a-france-televisions-les-sala

    ur la scène de La Scala, à Paris, ce mardi 14 avril, la présidente de France Télévisions s’offre sa première sortie officielle depuis la fin de la vénéneuse commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Une matinée studieuse consacrée au rôle — primordial — des médias en temps de guerre informationnelle. En période de conflits, les téléspectateurs français plébiscitent leur télé publique, son indépendance et sa fiabilité. « À l’heure des attaques de M. Alloncle, cela méritait d’être relevé », glisse le sondeur Samuel Jequier (Institut Bona Fidé), devant une Delphine Ernotte souriante et satisfaite. L’importance d’un audiovisuel public fort ne faisait guère partie des obsessions du rapporteur, plus enclin à le dégommer qu’à le défendre.

    https://justpaste.it/noojv

  • Ce mercredi 15 avril 2026 :
    La démocratie directe est déclarée nulle et non avenue à l’Assemblée Nationale.

    La pétition contre la loi Yadan ne sera pas débattue à l’Assemblée malgré ses 700 000 signatures
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/la-petition-contre-la-loi-yadan-ne-sera-pas-debattue-a-l-assemblee-ma

    Malgré son succès, son chemin s’arrête déjà. Après avoir franchi plusieurs étapes, la pétition contre la proposition de loi pour « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » a été stoppée net ce mercredi 15 avril. Les députés de la commission des lois ont examiné la recevabilité de la pétition en ligne qui, forte de ses 700 000 signatures, pouvait prétendre à un débat dans l’hémicycle.Mais il n’en sera rien. Au cours d’une séance agitée, les députés ont finalement voté pour le classement de la pétition, la jugeant, à 30 voix contre 21, irrecevable. Opposé à son examen, le député EPR Pierre Cazeneuve, rapporteur de la commission, a surtout souligné la concomitance de la pétition et de l’examen de la proposition de loi elle-même. « Ce serait parfaitement redondant d’avoir un débat sur un débat qui va déjà avoir lieu à l’Assemblée… », a-t-il résumé.Le texte de la loi Yadan est en effet inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale de ce jeudi 16 avril, et devrait être examiné avant la fin de la semaine, avec un vote solennel prévu le 5 mai.Des propos appuyés par le reste des députés macronistes présents, ainsi que la droite et l’extrême droite. « Prétendre dupliquer ce débat à travers l’examen de cette pétition alors même que la représentation nationale s’apprête à se prononcer reviendrait à affaiblir le rôle du parlement, » a estimé le député RN Yoann Gillet.Les députés LFI opposés au texte de loi ont pour leur part dénoncé le vote et appelé à un regain de la mobilisation contre la loi Yadan. Il s’agit d’« un mépris total pour les plus de 700 000 personnes qui l’avaient signée », a regretté la députée Gabrielle Cathala. « Main dans la main avec le RN, la macronie enterre la pétition contre la loi Yadan en commission pour fuir le débat, » s’est insurgée sur X la députée Nathalie Oziol.

  • Rima Hassan et la génération Palestine
    Chronique d’Emilie Nicolas | 1 avril 2026 | Le Devoir
    Anthropologue, l’autrice est chroniqueuse au Devoir, à Radio-Canada et à CBC.
    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/968822/rima-hassan-generation-palestine

    En novembre 2024, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Francesca Albanese, entame une visite au Canada. Elle doit donner une série de conférences dans les universités, en plus de rencontrer des groupes de défense des droits en privé. B’nai Brith lance une campagne de dénonciation de sa venue au pays. Selon le groupe de pression pro-israélien, Albanese « défend des groupes terroristes responsables de la mort de Canadiens et d’Israéliens », et endosse « l’antisémitisme et la violence ». B’nai Brith met donc de la pression sur la direction de chacune des universités où elle doit prendre la parole pour tenter — sans succès — de faire annuler ses prises de parole. Le groupe en profite, sur ses réseaux sociaux, pour « presser le gouvernement d’empêcher les orateurs pro-terreur et antisémites d’entrer au Canada, et de reconsidérer le rôle du Canada à l’ONU, étant donné le rôle d’agences comme l’UNRWA qui encouragent l’antisémitisme ».

    J’ai eu l’occasion de rencontrer Francesca Albanese en privé à Montréal en novembre 2024. Je vous annonce formellement aujourd’hui les conclusions de mon enquête : elle ne mord pas. Assez de gens hautement plus qualifiés que moi en sont venus à la même conclusion, si bien qu’elle est pressentie pour un prix Nobel de la paix.

    Vendredi dernier, B’nai Brith célèbre. L’eurodéputée française Rima Hassan est empêchée d’entrer au Canada, après que des « informations » ont été fournies à l’agence frontalière par le groupe. Il met aussi de la pression sur l’Université Concordia pour faire annuler une conférence qui doit se tenir en virtuel, car « le Canada n’est pas une plateforme pour ceux qui justifient le terrorisme et glorifient la violence ». Or, Rima Hassan, pas plus que Francesca Albanese, ne fait l’objet d’aucun procès ou d’aucune condamnation en justice qui viendrait appuyer la grave nature des accusations lancées. Il lui est arrivé, à propos du Hamas, d’avancer que les peuples colonisés ont droit à la résistance en droit international, tout en condamnant les prises d’otages et les attaques contre les civils du 7 octobre 2023.

    À titre de chroniqueuse, j’ai été invitée à participer à un panel, mardi soir, à la suite d’une allocution que Rima Hassan a dû tenir en virtuel, sur les résistances contre l’extrême droite et le fascisme. Et nous nous sommes entretenues au téléphone pendant plus d’une heure, mardi matin. Vite comme ça, les conclusions de cette deuxième enquête, c’est que Rima Hassan ne mord pas non plus. (...)

    • Honte à la justice française qui cède aux génocidaires ! La loi Yadan n’a pas été votée mais elle s’applique déjà.

      Le député * Matthias Renault [ RN, énarque et ancien magistrat financier ] annonce saisir la procureure de la République de Paris après une publication de l’eurodéputée LFI Rima Hassan évoquant Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans l’attentat de l’aéroport de Lod en 1972. Dans un message publié sur X, Rima Hassan citait Okamoto :
      « J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. »
      Or Kōzō Okamoto est l’un des auteurs de l’attaque terroriste menée le 30 mai 1972 à l’aéroport de Lod (aujourd’hui Ben Gourion), qui a fait 26 morts et plus de 80 blessés parmi les civils.
      Dans son courrier adressé au parquet de Paris, le député [ RN ] estime que cette publication pourrait relever de l’article 421-2-5 du code pénal, qui sanctionne l’apologie publique d’actes de terrorisme, notamment lorsqu’elle est diffusée en ligne.
      📌La justice devra désormais déterminer si la publication constitue une simple citation dans un contexte politique ou une valorisation d’un auteur d’attentat terroriste.

      https://x.com/SlMONWEINBERG/status/2037553432651759893

      « Soutien à Rima Hassan. Dans son tweet, elle a simplement partagé une citation de Kōzō Okamoto. Elle n’a pas glorifié ou soutenu des actes dont il pourrait être l’auteur.
      Pendant ce temps, ceux qui soutiennent à longueur de plateaux télés le génocide à Gaza ne sont pas inquiétés. »Camille @K1000Journalist

      * Prise de positions dudit personnage :

      En janvier 2025, à la suite d’une enquête évoquant un monopole de certification halal au profit de la Grande mosquée de Paris pour des exportations vers l’Algérie, il adresse un signalement à la procureure de la République de Paris. Il s’interroge sur l’attribution d’un opérateur unique et qualifie le mécanisme de droit de douane « de fait » imposé aux exportateurs, obligatoire et payant. Il estime qu’un tel montage pourrait relever de l’extorsion et souligne la dimension de souveraineté et de sécurité liée aux circuits de financement.

      En juillet 2025, dans le cadre de la polémique liée à des messages antisémites attribués à une étudiante gazaouie accueillie en France, il interpelle les autorités sur les procédures de sélection et de « criblage » avant entrée sur le territoire. Il questionne explicitement les protocoles de sécurité ayant permis l’arrivée de la jeune femme, l’affaire conduisant le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à reconnaître une défaillance et à annoncer une enquête interne.

      En novembre 2025, en écho aux manifestations au Royaume-Uni, il affiche un drapeau français à la fenêtre son bureau de l’Assemblée nationale, ce qui suscite des discussions internes sur les règles applicables et la conduite à tenir. Le député revendique un geste de nature patriotique, tandis que l’administration de l’Assemblée « tergiverse » sur la réponse à apporter. L’épisode est présenté comme un différend de protocole et de symboles au sein de l’institution.

      En janvier 2026, il signe un amendement contre le financement par le contribuable de « structures idéologiques et militantes » citant en exemple les Rencontres trans musicales qui seraient un festival de musique d’artistes transgenres, alors que ce n’est pas le cas, et lui vaut d’être moqué dans plusieurs médias.https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/le-depute-rn-matthias-renault-verse-dans-le-ridicule-en-essayant-d-at

    • https://www.franceinfo.fr/politique/la-france-insoumise/l-eurodeputee-lfi-rima-hassan-placee-en-garde-a-vue-pour-apologie-du-terr

      Lors de cette garde à vue, une petite quantité de drogue de synthèse a été découverte dans le sac de l’eurodéputée, rapporte par ailleurs à franceinfo une source proche du dossier. Selon cette même source, Rima Hassan a expliqué aux enquêteurs avoir acheté du CBD à Bruxelles, et que la drogue lui avait été donnée à son insu. Sa garde à vue a été étendue aux faits de « transport », « détention », « usage de stupéfiants » et « refus de se soumettre aux relevés signalétiques ».

    • Régis de Castelnau :

      Coucou les amis magistrats !
      Eh bien dites donc, quand il s’agit de faire plaisir à Netanyahu et Ben Gvir, vous faites progresser la jurisprudence. Voilà que le procureur fait mettre en garde à vue une parlementaire sans respecter son immunité issue de la Constitution. Et ce sur un signalement d’un député du RN devenu le petit télégraphiste zélé des génocidaires israéliens. On imagine que pour le remercier, Ben Gvir va lui offrir le pin’s avec le nœud coulant.
      Alors on convoque Rima Hassan, qui commet l’erreur de se rendre à la convocation, on fouille son sac (!!!!!!) et on prétend y avoir trouvé de la drogue. Et on prévient la presse. Astuce ! Comme ça on prétend qu’il y a un flagrant délit et que l’immunité parlementaire ne fonctionne pas. Décidément vous êtes créatifs quand il s’agit de complaire à Netanyahu.
      Jusqu’où allez-vous déshonorer ?

      https://x.com/R_DeCastelnau/status/2039723747750363282

    • Rima Hassan. @RimaHas
      12:40 AM · 3 avr. 2026
      https://x.com/RimaHas/status/2039835443722645981

      Je réserve l’ensemble de mes déclarations à la conférence de presse que mon avocat et moi tiendrons demain après-midi.

      Pendant toute la journée, sur la base de fuites illégales, j’ai dû subir des accusations m’imputant la possession de plusieurs drogues. Ces accusations sont totalement fausses : seule la présence de CBD a été constatée parmi mes effets personnels, ce qui est parfaitement légal et que j’utilise à des fins médicales.

      Mon avocat engagera des poursuites pour diffamation contre toute personne ayant propagé ou relayé ces fausses rumeurs.

    • Rima Hassan :

      Quelques éléments importants avant la conférence de presse de 17h :

      • C’est toutes les procédures pour lesquelles j’ai été auditionnée jusqu’à présent en audition libre qui ont été classées sans suite, 13 sur 16 au total en grande majorité des plaintes déposées par le lobby pro israélien en France ciblant mes opinions politiques sur le génocide à Gaza et la Palestine. (Plainte de Bellamy classée, appel au soulèvement à Sciences po classée, légitimité de la lutte armée à Gaza et sur l’action du Hamas classée et toutes les autres qui s’y assimilent 13 sur 16 donc ).

      • Sur les 3 procédures restantes encore ouvertes
      – celle d’hier sur la citation de Kozo Okamoto qui donnera lieu à une audience le 7 juillet ✌️
      – et les 2 auditions de ce matin (sur le one by one de l’article faisant référence aux activités du Hamas contre les milices affiliées à l’Etat islamique soutenues et financées par Israël à Gaza, plainte là aussi déposée par l’organisation juive européenne OJE et l’organisation juive française OJF, puis une plainte déposée par le collectif d’extrême droite Némésis pour un post en collab d’un collectif étudiant qui dans sa publication a relayé un tag ciblant Némésis , post qui a été supprimé par ce même collectif étudiant le même jour à ma demande).

      • Enfin sur la question de la drogue, j’avais sur moi du CBD hier en me rendant à ma garde à vue utilisé à des fins médicales, sur les 2 CBD que j’avais l’un a été testé conforme à ce qui se vend légalement, et le deuxième selon les enquêteurs contenait des traces de drogue de synthèse qui aurait été ajoutée à la résine de CBD, jai fait savoir où j’avais acheté légalement ce CBD. Des vérifications sont simplement en cours sur l’origine de ce CBD pour corroborer mes déclarations. J’ai aussi effectué un test urinaire qui a confirmé la seule présence de faible trace de THC dû à la consommation du CBD ce qui a été confirmé par le médecin. Toutes les informations qui font référence à la détention de drogues sont fausses et ont été sciemment relayées dans le seul but de me nuire dans le cadre des procédures dont je fais l’objet et je me réserve la possibilité d’engager des poursuites en ce sens.

      Merci pour tous les mots de soutien et de solidarité.

      https://x.com/RimaHas/status/2040020134287282629

    • Dans l’extrait, [ où intervient le minable Paul Larrouturu ] on comprend bien que le journaliste a imaginé sa séquence et cherche LA phrase. Peut être même que ça l’arrange que R. Hassan l’ai renvoyé à l’audience du 7 juillet, ça permet de dire dans son reportage « elle n’a pas voulu répondre ».

      Il ne porte que peut d’intérêt au fond de l’affaire, à savoir, est ce que c’est de « l’apologie du terrorisme » de citer le responsable d’un attentat dans un tweet (vrai question, intéressante, qui en plus aura permis de parler de cette histoire méconnue de Kozo Okamoto)

      Autre moment tendu : l’échange avec un journaliste de BFM qui défend la couverture de sa chaîne télé alors qu’on lui dit qu’elle a diffusé des fake news et a contribué à l’acharnement médiatique injustifié de Rima Hassan.

      C’est pas tout à fait la même dynamique : un journaliste se sent obligée de portée secours au média qui l’embauche. Alors que la vraie question c’est : BFM a été en boucle sur cette affaire, quitte à raconter de la D, parce que c’est son fond de commerce / son modèle économique.

      Tout ça c’est pas nouveau. Ce qui l’est, c’est que des différences de manière de travailler / de déontologie ont été exposées de manière crue, en public et en direct. Pour moi c’est hyper positif :
      Pour une fois, les journalistes ont montré autre chose qu’une petite corporation bourgeoise/parisienne qui se soutien coûte que coûte (j’exagère à peine).

      Les médias, les journalistes, n’ont pas la même ligne éditoriale, ne répondent pas aux mêmes exigences, ne sont pas soumis aux mêmes pressions et impératifs économiques.

      Ça veut pas dire qu’il y d’un côté les bons et de l’autre les mauvais, ça veut dire que « les journalistes » ou « les médias » ça veut pas dire grand chose, que c’est pas un ensemble homogène. Et vu la défiance (méritée) envers nous, ce genre d’épisode permet de montrer tout ça.

      Bref, force à la journaliste Khadija Toufik, soutenez la presse indépendante !
      https://x.com/Theo_Bouh/status/2040150406441914548

    • Quand sa consœur Khadija Toufik qui risque sa vie sur le terrain l’interpelle sur le génocide perpétré par Netanyahou, Paul Larrouturou la prend de haut et affiche un sourire insolent. C’est vrai qu’il y a de quoi se marrer...

      Paul Larrouturou m’a demandé, de façon arrogante, « qui je suis » lorsque je l’ai interpellé sur le génocide à Gaza, alors qu’il posait les mauvaises questions à Rima Hassan. Je suis grande reporter indépendante de terrain. J’ai couvert les crimes israéliens en Palestine et je n’ai pas vu grand monde en Cisjordanie occupée, qui est pourtant accessible contrairement à Gaza. Les grands médias doivent se remettre en question et poser les bonnes questions.
      Pourquoi personne n’évoque le terrorisme de Benyamin Netanyahou, recherché par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans un contexte d’occupation illégale au regard du droit international ? C’est tout le sujet aujourd’hui ! Les médias ont une responsabilité ! Khadija Toufik

    • « C’est ce qu’on appelle une masterclass : bravo !

      Avec l’usage pervers de la parole, il faut toujours être clair comme le fait le député ici. »
      https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=icSZ2jf-pbs

      Franceinfo m’invite pour parler des dépendances de nos armées vis-à-vis de l’étranger.
      Je me retrouve à commenter la garde à vue de #RimaHassan, juste après un conseiller municipal LR présenté comme « politologue ».
      Le service public mérite mieux que ce propagandisme à la CNEWS.

      Le recadrage ferme et salutaire au tout début de la vidéo de 00:00 à 02:01 ! Excellente remise en place du service public !

    • Même la barbouzerie demande du professionnalisme. C’est pourquoi il faut remercier l’amateurisme du cabinet du ministre de la Justice dont le porte-parole a téléphoné de tous côtés pour commenter le déroulement de la garde à vue de Rima Hassan. « Le Canard enchaîné » l’a entendu ! Peut-être le conseiller bavard en lisait-il le déroulement grâce à un code d’accès sur le matériel de ceux qui sur place en relevaient le contenu. Je dis sans doute. Car je n’ai pas pu le voir moi-même, quoique j’habite le quartier du commissariat où Rima Hassan a été détenue. Mais j’ai été très sensible au message sicilien que cette proximité m’adressait peut-être. J’ai dit : peut-être. Tout avait été calculé aux petits oignons par monsieur Nuñez et ses potes au ministère de la Justice. Peut-être, aussi. Patatras ! L’ivresse de l’action, le flot de l’adrénaline et hop, le dérapage ! On aurait trouvé de la drogue dans le sac de Rima ! De la drogue ! Rima Hassan « pro terroriste et camée » comme dit le subtil David Lisnard pour l’insulter sans vergogne, tout président de l’Association des maires de France qu’il est censé être encore. « Des maires » peut-être, mais pas de tous puisqu’il n’a pas eu le temps ni le réflexe de prendre contact avec ses collègues de la Seine-Saint-Denis grossièrement insultés par l’officialité médiatique. Mais revenons au sujet. Bien sûr, il n’y avait pas de drogue ni rien qui y ressemble dans le sac de Rima. Seulement un produit légal à usage médical dont Rima a aussitôt donné la facture et la carte de visite du lieu d’achat. Mais d’ailleurs imagine-t-on sérieusement qu’une personne se droguant viendrait au commissariat avec ses produits le jour d’une garde à vue ? Donc pas de drogue. Mais grâce à la fuite organisée au ministère et au circuit barbouzard de diffusion de « l’information » ce fut un déchaînement. Tous les rigolos de la presse audiovisuelle et leurs compères abrutis de haine anti-insoumise dans la presse écrite régionale se sont lâchés. Habitués à recopier les infos données par la police moyennant on ne sait quoi, ils n’ont rien vérifié, rien discuté. Bilan pour tous ces pieds nickelés : l’Arcom est saisie et les plaintes pleuvent sur les auteurs des articles diffamatoires. Il fallait en voir plus d’un se tortiller sur les plateaux de télé pour diminuer leur responsabilité et combien de chaînes de télé continuer d’afficher des bandeaux ambigus pour créer de la confusion. Quant au barbouze du ministère, c’est une première : l’inspection générale lui tombe dessus. Sans précèdent : une enquête pour un viol du secret de l’instruction. Nous savons à quel point c’est incroyable vu comment ont été traitées plus d’une d’entre nous dans des conditions identiques. La justice n’a jamais ni poursuivi une seule personne responsable de ce délit ni puni une seule fuite. Personnellement, je suis convaincu que personne ne le sera, comme d’habitude. Ce sera parfait car le ridicule dans toute cette affaire est promis à se montrer bientôt encore plus crûment.

      Je mets à la suite de ce post le relevé des « affaires » déclenchées contre Rima Hassan. Et les non-lieux qui vont avec. Treize sur seize ! Et quoique le déclenchement vienne des mêmes personnes, jamais une sanction pour abus de recours comme d’autres parmi nous en ont connu. On va voir la suite. Ni la justice ni la police ne sont acquises de la cave au grenier aux manipulateurs de tout ce harcèlement. Rappelons-le : les informations sur les manquements dans l’affaire de Lyon sont venues de la police elle-même. Les non-lieux rendus à propos des mises en cause de Rima Hassan sont des décisions de justice prises par des juges. Il ne faut pas désespérer de notre pays. Mais plus vite viendra la libération, mieux ce sera. Rendez-vous en 2027.

      L’affaire « barbouze contre Rima Hassan » ne fait que commencer. On peut promettre ici d’autres épisodes savoureux.

      Et nous n’oublions pas l’affaire de Lyon où police, justice et médias se sont bien tenus par la barbichette pour produire un récit sans rapport avec les faits. Ils ont manqué à tous leurs devoirs en laissant faire le jour de la rixe à laquelle participait Quentin Deranque et dont il est mort. Tout cela pour pouvoir coller à Rima une responsabilité dont les barbouzes savaient de façon documentée qu’elle était innocente. Et cela alors que le même ministère et celui de l’Intérieur connaissaient minute par minute la situation. Et même la photographiait. Et n’ont pas apporté assistance à personne en danger. Vous allez voir, chers lecteurs, comme la suite va être intéressante dans ce domaine aussi !

      Encore une histoire de pieds nickelés macronistes. « Non à la loi Yadan » ! Une pétition utile collecte les signatures sur le site de l’Assemblée nationale. Plus de six cent mille personnes ont déjà signé. Il s’agit de contrer le vote de la proposition de loi présentée par madame Yadan, députée des Français de l’étranger. Son texte vise à rendre obligatoire l’approbation de la politique du gouvernement israélien en assimilant toute critique de celui-ci à de l’antisémitisme. Ce texte devait être voté à la sauvette par une modification de l’ordre du jour de l’Assemblée jeudi dernier. Ce coup tordu a été démasqué par Mathilde Panot, la présidente du groupe parlementaire insoumis. En effet Yadan avait envoyé un mail à divers « amis » pour qu’ils soient présents le jour du vote alors même que celui-ci n’avait été ni décidé ni même demandé ! Le lièvre étant levé, nul ne peut plus l’arrêter. La loi a bénéficié de la conjonction de plusieurs composants caractéristiques du moment. D’abord l’indignation de savoir que quelqu’un pouvait manipuler l’ordre du jour de l’Assemblée de la veille pour le lendemain. Ensuite le dégoût suscité par la loi sur la peine de mort pour les résistants palestiniens en Israël. Enfin la nouvelle vague de crimes de guerre au Liban.

      En effet et pour ne citer que cela, il faut dire combien, au lendemain du vote de la loi raciste de la Knesset (Chambre parlementaire en Israël) sur la peine de mort réservée aux Palestiniens, nombre de parlementaires commencent à prendre la mesure de ce que représente moralement et politiquement le « soutien inconditionnel » que la loi Yadan rendrait obligatoire. Beaucoup ont déjà regretté publiquement même leur conduite passée sur le sujet et reconnu le génocide. On a vu récemment de hauts décideurs socialistes dénoncer le génocide et les autres crimes de guerre de l’armée de Netanyahu comme un tout. C’est le cas d’Olivier Faure pour ne citer que la figure du repenti la plus spectaculaire. Je crois que cette fois-ci beaucoup vont encore changer de camp. Certes leur sincérité est voisine de zéro et leur opportunisme au top niveau. Peu importe. Ce qui compte, c’est le résultat. C’est-à-dire l’isolement croissant du gouvernement Netanyahu devenu désormais quasi absolu en France. Par exemple, le groupe socialiste a retourné sa veste et décidé de ne pas voter la loi. Cela même si Guedj, Hollande et Grégoire étaient ses premiers signataires et le restent. En tous cas le texte de la pétition expose avec une grande clarté les raisons rationnelles de la signer.

      « Ce projet de loi, porté par Caroline Yadan, prétend lutter contre de nouvelles formes d’antisémitisme.

      Cependant, lorsque l’on lit l’exposé des motifs, on remarque un amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël (antisionisme). On peut lire par exemple : « Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble. »

      Cet amalgame opéré par Caroline Yadan n’est pas innocent. En effet, en 2025, un tribunal correctionnel a relaxé une personne accusée d’antisémitisme pour avoir soutenu la cause palestinienne. Ce même tribunal a énoncé : “La référence à Israël ou au sionisme, défini comme un mouvement politique et religieux visant à l’établissement puis à la consolidation d’un État juif en Palestine, ne peut, à elle seule, être interprétée comme visant la communauté juive dans son ensemble”.

      On peut donc craindre que ce projet de loi ne cherche à contrer ces relaxes et à obliger les juges à opérer cet amalgame entre antisémitisme et antisionisme afin de faire taire toute critique contre Israël.

      Cet amalgame est scandaleux pour trois raisons :

      – Il représente un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne. Si ce projet de loi devait être voté, des slogans pacifistes comme « l’égalité et la liberté pour tous de la mer au Jourdain » pourraient faire l’objet de condamnations judiciaires. Le travail des journalistes et des chercheurs.e.s pourrait également s’en retrouver censuré.

      – Il appuie indirectement la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international.

      – Il dessert la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou alors que nombre d’entre elleux critiquent ouvertement (et à juste titre) cette politique mortifère.

      Oui, il faut lutter contre l’antisémitisme de toutes nos forces, comme contre toutes les autres discriminations. Mais pas en muselant la liberté d’expression ni en assimilant la communauté juive à la politique de Benjamin Netanyahou.

      https://melenchon.fr/2026/04/10/meme-la-barbouzerie-demande-du-professionnalisme

    • https://www.acrimed.org/Rima-Hassan-et-la-drogue-fiasco-mediatique

      Jeudi 2 avril 2026, trop pressées de taper sur l’une de leurs cibles favorites, de nombreuses rédactions ont propagé des fausses informations à propos de la garde à vue de la députée européenne LFI Rima Hassan, distillées au goutte-à-goutte et en direct par leurs sources policières. Ce naufrage médiatique illustre à merveille la dynamique du journalisme de préfecture, enclenchée par des services « police-justice » n’ayant aucun mal à fouler au pied les principes élémentaires du journalisme, pour peu que leur source fût la police.

  • Rappel : en avril 2022, Macron supprimait le corps diplomatique. À part la Macronie, tout le monde prédisait une perte totale de compétences et que ce serait une catastrophe. Curieusement, c’est une catastrophe.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/18/reforme-de-la-haute-fonction-publique-la-suppression-du-corps-diplomatique-a
    https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/suppression-du-corps-diplomatique-c-est-le-massacre-d-un-outil-que-le-mo

    (Après, politiquement, l’alignement des décisions politiques sur les lubies pro-israéliennes, ça remonte déjà à Sarkozy. Mais là, on a vraiment l’impression qu’aux décisions politiquement néfastes, on ajoute un amateurisme et une incompétence crasses.)

    • Toujours faire confiance aux experts de la Macronie : « Où se situe l’Iran ? » : quand « Quotidien » coince ministre et eurodéputés français
      https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/ou-se-situe-l-iran-quand-quotidien-coince-ministre-et-eurodeputes-fra

      C’est une séquence qui ne rend pas hommage à plusieurs élus de la République française. Diffusées dans l’émission Quotidien sur TMC lundi 2 mars, ces images - qui n’émergent que ce week-end sur les réseaux sociaux - montrent plusieurs eurodéputés, dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg, ne pas savoir placer l’Iran sur une carte géographique muette du Moyen-Orient.

      Comme on peut le voir dans l’extrait plus bas, c’est même le ministre chargé de l’Europe Benjamin Haddad qui ouvre le bal, lui qui essaye de s’en sortir par une pirouette en montrant uniquement sur la carte tendue par le journaliste de l’émission le détroit d’Ormuz.

  • Tout mon soutien moral, ce soir, à Yaël Braun-Pivet, qui avait tenu à organiser une minute de silence pour « le jeune Quentin ». Je pense donc, comme toute la Macronie en ce jour réunie, qu’il faudrait interdire Médiapart, parce qu’ils font rien qu’à casser l’ambiance… Quentin Deranque, catholique traditionaliste à la ville et néonazi en ligne
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120326/quentin-deranque-catholique-traditionaliste-la-ville-et-neonazi-en-ligne

    Un aspect de la personnalité du militant néofaciste, qui s’était porté volontaire pour faire partie d’un service d’ordre bénévole du groupe de fémonationalistes Némésis le 12 février, a pourtant jusqu’ici été complètement éclipsé. Un activisme en ligne d’une rare brutalité, qui laisse peu de doute sur les convictions néonazies qu’il avait développées.

    Mediapart a identifié des milliers de posts que Quentin Deranque a publiés sous pseudonyme ces deux dernières années sur le réseau social X. Si elles confirment le portrait de fervent catholique et intellectuel appliqué que ses ami·es ont dressé, ces publications donnent aussi à voir l’étendue vertigineuse d’une pensée structurée autour d’un racisme et d’un antisémitisme décomplexés, ainsi qu’une glorification assumée du fascisme et de la nostalgie du nazisme.

    « Il faut que les lois Pleven et Gayssot soient supprimées », énonce-t-il dans l’une de ses premières publications le 2 mai 2023, à propos des lois françaises qui interdisent notamment de nier la Shoah. Le début d’une logorrhée qui n’a fait que s’intensifier à mesure de son utilisation de la plateforme et de ses interactions avec d’autres militants néonazis. Durant des mois s’accumulent des posts négationnistes, fascistes, antisémites, racistes, islamophobes, homophobes.

    […]

    Tantôt sérieux, tantôt goguenard, il multiplie également les références nostalgiques au nazisme. En apprenant en novembre 2024 que huit Allemands préparaient un coup d’État néonazi, il compare cette initiative au putsch de la Brasserie d’Hitler de 1923, survenu neuf ans avant l’accession du chancelier nazi au pouvoir. « Dans neuf ans nous serons définitivement de retour », prophétise-t-il.

    Lorsqu’un internaute poste un chapitre de Mein Kampf d’Adolf Hitler, il abonde : « À faire lire à tous les lycéens » (septembre 2024).

    En juillet 2024, alors qu’un internaute manifeste son « soutien aux pd, trans et adelphes », il réagit : « Moi je soutiens Adolf mais chacun son truc. » Un an plus tard, lorsqu’un utilisateur du réseau social mentionne les retards des trains en Allemagne, il répond le 14 août 2025 : « On les a trop culpabilisés d’avoir eu une excellente utilisation des réseaux ferrés. »

  • Politique. Mélenchon suscite l’indignation en ironisant sur la prononciation de « Epstein »
    https://www.ledauphine.com/politique/2026/02/27/melenchon-suscite-l-indignation-en-ironisant-sur-la-prononciation-de-eps

    D’ailleurs, c’est Aïnchtine qui a découvert la loi de la relativité !

    Une saillie qui a fait réagir. Car insister sur la terminaison « ein » d’un patronyme prononcé de la façon yiddish (langue d’origine germanique parlée historiquement par les Juifs ashkénazes d’Europe centrale et orientale) « renvoie souvent à la judéité », décrypte sur X Marianna Perebenesiuk, journaliste et spécialiste de littérature française.

    « N’en déplaise à Jean-Luc Melenchon, un élève de 5e sait qu’en anglais, "Epstein" se prononce "Epstine" », écrit le président du Crif Yonatha Arfi sur X. « Les journalistes ne font donc que prononcer un nom américain... à l’américaine. Voir dans cette prononciation une manipulation est un délire complotiste aux vrais relents antisémites. »

  • Vous n’êtes pas sans savoir que Jean-Luc Mélenchon s’est encore comporté comme un vrai stalinien en ce sens qu’il n’a accordé sa conférence de presse qu’aux « nouveaux médias » comme ils disent dans les « vrais médias » (accaparés par quelques milliardaires).

    Florilège :

    La « méthode trumpienne » de Jean-Luc Mélenchon face aux médias suscite un tollé (Le Figaro)

    Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qualifie de « totalitaire et complotiste » le rapport de La France insoumise à la presse
    L’exclusion des grands médias par Jean-Luc Mélenchon lors d’une conférence de presse fait réagir jusqu’au sein du gouvernement, qui redoute une remise en cause du pluralisme de l’information. (Le Monde)

    « Nous invitons qui nous voulons »… Reporters sans frontières recadre Jean-Luc Mélenchon
    pluralisme•L’ONG Reporters sans frontières « appelle l’ensemble des forces politiques à respecter sans réserve le travail des journalistes et l’accès, pour toutes et tous, à une information libre et pluraliste » (20minutes). L’ONG RSF dont le président fut un certain temps un certain ... Robert Ménard)

    La bonne presse selon Jean-Luc Mélenchon
    Tout à sa stratégie d’inversion accusatoire, le leader insoumis entreprend avec les journalistes, à grands coups de démagogie et de populisme, ce qu’il fait avec les électeurs : il les sélectionne, il les filtre (L’Opinion)

    Et ce dernier « opus » d’apparence bienveillante (le HuffPost était invité) mais qui n’est pas le moins insidieux :
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/on-a-assiste-a-l-etonnante-et-inhabituelle-conference-de-presse-de-je

    Disons-le franchement : l’idée de dédier un créneau spécifique à des journalistes moins en vue, de consacrer deux heures à des créateurs de contenu politique sur les réseaux sociaux, de faire une place aux médias émergents est tout à fait louable et peut même se révéler intéressante, pour peu que les questions posées soient différentes de celles qui le sont habituellement. Et certaines l’ont été : Jean-Luc Mélenchon n’a pu s’empêcher d’exprimer une certaine surprise quand une influenceuse lui a demandé s’il n’était pas temps de « tirer le programme plus à gauche ».

    Mais le cadre était tellement inhabituel qu’il nous a désarçonnés. Cherchant sans doute à imiter les conférences de presse élyséennes, Jean-Luc Mélenchon avait tenu à ce que neuf députés de La France insoumise soient assis près de lui comme s’ils étaient ses ministres. On trouvait là Manuel Bompard, Aurélie Trouvé, Éric Coquerel ou Nadège Abomangoli, mutiques. S’il est vrai que les questions n’ont pas été filtrées, que le tribun n’a pas lui-même choisi à quels journalistes il répondait et qu’un panel large de sujets a pu être abordé, la plupart des questions posées étaient relativement complaisantes.

    Il est désormais acté que le « pluralisme de l’information », ce sont les #médias_aux_ordres (des milliardaires) qui en transcendent le mieux les « valeurs »

    Je vous mets tout de même en lien la conclusion de JLM ... pour respecter le « pluralisme » et atténuer un peu toute cette « brutalisation ».

    https://melenchon.fr/2026/02/24/la-tortue-vous-dit-bien-des-choses

    #emballement_médiatique #shitstorm

  • Austria se retracta y admite “información engañosa” contra Albanese | HISPANTV
    https://www.hispantv.com/noticias/europa/640586/austria-se-retracta-postura-albanese-campana-enganosa

    Pas encore des excuses mais tout de même mieux que Barrot...

    La ministra de Asuntos Exteriores de Austria, Beate Meinl-Reisinger, se ha retractado de su acusación contra la relatora especial de la ONU para Palestina, Francesca Albanese.

    La funcionaria ha eliminado este sábado su publicación en la plataforma X en la que afirmaba que “Albanese difunde discursos de odio” en su discurso en el 17.º Foro Al Jazeera, y ha reconocido que su postura anterior contra la titular de la ONU se basaba en una “información engañosa”, según ha informado la cadena catarí Al Jazeera.

    Mientras tanto, Shoura Zehetner-Hashemi, directora ejecutiva de Amnistía Internacional Austria, ha confirmado que Meinl-Reisinger eliminó su comentario, que contenía información incorrecta sobre Albanese.

    En su mensaje en X, Hashemi ha planteado una pregunta a la ministra austriaca, tras etiquetar su cuenta, diciendo: “¿Dónde está la disculpa?”.

  • Jordan Bardella interdit au RN d’aller sur le plateau de Morandini, après une semaine d’embarras
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/jordan-bardella-interdit-au-rn-d-aller-sur-le-plateau-de-morandini-ap

    (...) Un eurodéputé RN en plateau 24 heures après la condamnation, le RN embarrassé

    Ce lourd casier judiciaire n’a pas empêché l’eurodéputé et porte-parole du RN Matthieu Valet de participer dès le 15 janvier, au lendemain de la décision de justice, à Morandini Live, comme en témoigne cette publication X de CNews repartagée par l’élu européen. Mais une semaine plus tard, alors que les figures de CNews comme Sonia Mabrouk ou Pascal Praud se sont désolidarisés du maintien de l’animateur, la gêne se fait sentir chez les cadres du parti. D’autant plus à l’approche de deux séquences électorales - municipales puis présidentielle - où les questions liées à l’enfance et à sa protection prennent de l’ampleur.

    Interrogés le 22 janvier par Mediapart sur une éventuelle participation à Morandini Live, Sébastien Chenu, vice-président du parti, Laurent Jacobelli et Jean-Philippe Tanguy choisissent donc l’esquive. « C’est d’abord une affaire entre la direction de CNews et monsieur Morandini. C’est sûr qu’il y a un côté assez choquant, mais on n’a pas à s’immiscer dans la politique d’une chaîne », finit même par lâcher le député Matthias Renault, dans un aveu d’embarras certain.

    Invité sur Sud Radio le 25 janvier, le député et porte-parole Julien Odoul tente aussi d’esquiver un sujet qui « ne regarde pas le Rassemblement national ». Relancé à plusieurs reprises, il finit par dénoncer un présumé « deux poids deux mesures » dont est victime Jean-Marc Morandini. « On en fait énormément sur le cas de Jean-Marc Morandini » et « beaucoup moins sur certains autres journalistes notamment de gauche (...) aux comportements, des déclarations, des prises de position extrêmement contestables et condamnables », dénonce-t-il, oubliant au passage que les agissements de l’animateur ne sont pas seulement « contestables et condamnables », mais bel et bien condamnés par la plus haute juridiction nationale. « Je retournerai sur les plateaux de CNews bien évidemment », concluait alors le député RN. Une promesse qu’il lui sera difficile d’honorer.

    • Cette gonzesse de Barella manque de réalisme. Jouer les pères la morale jusqu’à aller à Yad Vashem, l’a peut-être un peu mis dans le gaz, hun ? Comme si le vote des incesteurs et des pédo-crimminels comptait pour des prunes. Et la masculinité nom de diou !

      Bon, m’enfin ça fait pas de mal que l’extrême droite se montre plurielle. C’est ce qu’y faut se dire.

      #RN #CNews

  • Ça y est, Jean-Noël Barrot est parvenu à trouver la tournure qui commence par dénoncer Maduro, ne nomme jamais le pays qui a « capturé » Maduro, indique que « la Fance rappelle » mais ne dit pas explicitement qu’elle « condamne », et évoque « la multiplication des violations […] par des […] membre[s] permanent[s] du Conseil de sécurité ». Comme ça c’est équilibré : on ne condamne pas explicitement les États-Unis, mais on généralise à d’autres membres du CS de l’ONU. Bravo, c’est subtilement joué.
    https://x.com/jnbarrot/status/2007463353631809684

    En confisquant le pouvoir au peuple vénézuélien, en le privant de ses libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à sa dignité et à son droit à l’auto-détermination. La France s’est engagée avec constance, notamment par ses actions de médiation, en faveur du respect de la souveraineté du peuple vénézuélien, dont la voix doit primer.

    L’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international. La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir.

    La multiplication des violations de ce principe par des nations investies de la responsabilité principale de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies aura de lourdes conséquences sur la sécurité du monde, qui n’épargneront personne. Instruite par l’Histoire, la France s’y prépare, mais ne peut s’y résoudre. Elle réitère son attachement à la Charte des Nations unies, qui doit continuer de guider l’action internationale des États, toujours et partout.

    Il doit se dire qu’avec un peu de chance, son message n’apparaîtra pas dans les alertes que Trump s’est fait installer pour être prévenu à chaque fois que quelqu’un parle de lui.

  • « Un nouveau record effroyable » : plus de 900 SDF décédés l’an dernier en France, dont des enfants | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/un-nouveau-record-effroyable-plus-de-900-sdf-decedes-lan-dernier-en-fra


    Plus de 900 personnes sans domicile fixe sont décédées en France l’an dernier, selon le collectif Les morts de la rue.
    EPA/Teresa Suarez

    Un chiffre d’une ampleur inédite : plus de 900 personnes sans domicile fixe sont décédées en France l’an dernier. Un décompte publié par le collectif Les morts de la rue.

    Les plus jeunes n’avaient que quelques jours, la plus âgée 93 ans : plus de 900 personnes sans domicile fixe sont décédées en France l’an dernier, un chiffre d’une ampleur inédite qui s’explique à la fois par une hausse du sans-abrisme et par un recensement associatif plus efficace.

    912 décès dénombrés
    « Tous les indicateurs sont au rouge, il y a urgence à se mobiliser », alerte auprès de l’AFP Adèle Lenormand, membre du collectif Les morts de la rue, qui a publié jeudi son décompte actualisé du nombre de personnes sans domicile fixe décédées en 2024. Des hommes, des femmes mais aussi des enfants : 912 décès ont été dénombrés, soit « un nouveau record effroyable », depuis le premier recensement de 2012. À titre de comparaison, à la même période l’an dernier, le collectif avait comptabilisé 735 morts pour 2023.

    « Plus de signalements »
    La hausse constatée est liée en partie à « l’augmentation du nombre de personnes sans domicile fixe », mais aussi au fait que le collectif reçoit plus de signalements de la part des particuliers, d’associations et de structures d’accompagnement social, explique Adèle Lenormand, qui a coordonné l’enquête.

    Ces personnes SDF sont décédées de manière « prématurée » : à 47,7 ans en moyenne, soit un écart d’espérance de vie de 32 ans avec la population générale. Un âge moyen en recul. Il s’agit en majorité d’hommes (82 %) mais la part de femmes (13 %) est « en hausse, reflétant une féminisation du sans-abrisme », selon le collectif.

    4 % des décès concernent des moins de 15 ans
    Fait « inquiétant », 4 % des décès concernent des moins de 15 ans, soit « un doublement par rapport à la période 2012-2023 ». « C’est lié à la progression du nombre de familles dans la rue », précise Adèle Lenormand. Les plus jeunes personnes décédées recensées sont, selon elle, des bébés de quelques jours à peine. À l’inverse, la personne la plus âgée avait 93 ans. « On observe une progression du nombre de personnes vieillissantes sans domicile fixe », détaille Mme Lenormand. « Depuis l’an dernier, des personnes âgées se retrouvent à la rue pour la première fois à la suite d’une expulsion ».

    Face à cette tragédie, l’urgence est double : protéger les plus vulnérables et réformer en profondeur les politiques publiques
    Une partie des personnes décédées en 2024 vivaient dans la rue au moment de leur mort, d’autres étaient hébergées, dans des structures d’urgence ou de soins. Dans de nombreux cas, la cause du décès reste inconnue (40 %). Pour 17 %, il s’agit d’une mort violente (noyade, agression, suicide). L’Île-de-France concentre 37 % des décès et la région Hauts-de-France enregistre un doublement (163 décès), « notamment survenus lors de traversées de la Manche ».

    Action publique
    « Face à cette tragédie, l’urgence est double : protéger les plus vulnérables et réformer en profondeur les politiques publiques pour que le droit au logement convenable devienne enfin une réalité », soulignent dans un communiqué Les morts de la rue, qui avaient organisé en mai à Paris une cérémonie d’hommage aux disparus.

    Pour l’heure, l’action des pouvoirs publics est largement insuffisante aux yeux des associations. En février, une vingtaine d’entre elles ont déposé devant le tribunal administratif de Paris deux recours contre l’État pour « carence fautive » dans la lutte contre le mal-logement et le sans-abrisme.

    L’État ne remplit pas « correctement » sa mission en matière de politique d’hébergement des personnes sans-abri, avait aussi estimé l’an dernier la Cour des comptes. Le président Emmanuel Macron avait fait la promesse selon laquelle personne ne devait dormir à la rue d’ici à la fin de son premier quinquennat.

    Estimation mise à jour dans un an
    Il est difficile de connaître précisément le nombre de personnes sans domicile fixe en France : elles seraient environ 350 000, dont 20 000 à la rue, selon la Fondation pour le Logement (ex-Fondation Abbé Pierre). La dernière évaluation officielle de l’Institut national de la statistique, qui remonte à 2012, estimait leur nombre à 143 000. L’Insee devrait dévoiler fin 2026 les résultats d’une enquête pour mettre à jour cette estimation.

  • À Nice, la flagornerie ultime de Christian Estrosi après la condamnation de Nicolas Sarkozy
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/a-nice-la-flagornerie-ultime-de-christian-estrosi-apres-la-condamnati

    lOn peut être (sévèrement) puni par la justice mais avoir quand même droit à des cadeaux. C’est en tout cas la philosophie de Christian Estrosi, le maire de Nice, qui a annoncé ce lundi 29 septembre rebaptiser un bâtiment de la ville en l’honneur de Nicolas Sarkozy. Et ce, quatre jours seulement après la condamnation (il a fait appel) de l’ancien président dans l’affaire libyenne.

    « J’ai décidé de donner le nom de Nicolas Sarkozy au futur parvis de notre Hôtel des polices municipales et nationales », écrit le maire Horizons sur X. L’édile le justifie par le soutien de longue date de Nicolas Sarkozy au projet, ainsi que par son « action déterminante d’abord comme ministre de l’Intérieur puis comme Président de la République, en faisant de la sécurité une priorité nationale ». On en oublierait presque que l’intéressé est responsable de la fonte des effectifs de police, réduits de 10 000 postes entre 2007 et 2012.

    Christian Estrosi ne mentionne pas la décision de justice prononcée contre l’ancien chef d’État dans l’affaire libyenne. Mais le timing de cet hommage interpelle. Car si le maire niçois n’est pas allé jusqu’à crier au « procès politique » ni à attaquer les magistrats, il a redit son « affection » à celui qu’il considère comme son « frère ».

    Christian Estrosi a rejoint en 2021 le parti Horizons d’Edouard Philippe, dont il est vice-président. Mais avant de changer d’écurie, il a partagé de longues années de militantisme avec Nicolas Sarkozy. Membre avec l’ancien président du RPR, de l’UMP puis des Républicains, Christian Estrosi a ensuite occupé trois postes ministériels : le premier, comme ministre délégué sous Nicolas Sarkozy à l’Intérieur, puis comme secrétaire d’État à l’Outre-mer et ministre de l’Industrie.

    De quoi partager des souvenirs en commun, dont celui-ci : le 16 novembre 2018, le maire de Nice nouvellement élu recevait l’ancien président de la République pour inaugurer une allée Charles Pasqua, décédé trois ans plus tôt et connu tant pour son incarnation du « gaullisme » que pour son implication dans des affaires politico-financières qui lui ont valu deux condamnations avec sursis. On prend presque les mêmes, et on recommence.

  • Cette vidéo de Louis Sarkozy sur la masculinité qui refait surface est digne d’OSS 117
    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/cette-video-de-louis-sarkozy-sur-la-masculinite-qui-refait-surface-es

    « On en reparlera quand il faudra porter quelque chose de lourd ». Cette réplique donnée par Jean Dujardin à Louise Monot, ou plutôt par l’espion français Hubert Bonisseur de La Bath à sa consœur du Mossad Dolorès Koulechov lorsque celle-ci exige de travailler « d’égal à égal » dans le film OSS 117 : Rio ne répond plus, conviendrait très bien à Louis Sarkozy.

    Du moins si l’on se réfère à des propos récents tenus par celui qui brigue désormais la mairie de Menton en mars 2026, et qui refont surface en cette rentrée, sur fond d’indignation générale des sphères féministes sur les réseaux sociaux. Le fils de l’ancien chef de l’État a été interviewé en mai 2025, par le média en ligne Brut, alors que ses ambitions politiques bruissent dans la presse.

    Un long format qui dure plus d’une heure, durant lequel le natif de Neuilly ayant grandi aux États-Unis donne notamment sa vision des rapports hommes femmes dans la société. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Louis Sarkozy assume d’avoir un logiciel un brin daté. La thématique s’invite lorsqu’il est interrogé sur sa vision de la masculinité, un sujet qui manifestement le préoccupe.

    « Et bien écoutez, moi je considère que la masculinité est une des valeurs les plus importantes de nos sociétés. Et qu’elle est absolument cruciale, non seulement à la croissance et au développement, mais à la protection de nos sociétés », pose d’emblée le fils de Nicolas Sarkozy, qui juge que quand les hommes « sont dans les tranchées à Verdun, soudainement il y a plus de critique de la masculinité ». Selon lui, c’est une « erreur monumentale » d’affirmer que la « masculinité est insupportable ». Au contraire, il s’agirait selon lui d’inculquer aux petits garçons que « la masculinité est essentielle ». Et pas seulement pour eux mêmes, mais « pour la société ».
    « Dieu sait qu’on a besoin des hommes »

    Plus loin, et disant se baser sur les travaux du canadien Jordan Peterson, héros de l’alt-right américaine célébré par les masculinistes, le candidat aux municipales devise sur le féminisme. « J’ai l’impression que le souhait de beaucoup de féministes, c’est de complètement affaiblir l’homme en règle générale. De le rendre incapable de faire du mal. Or, Dieu sait qu’on a besoin des hommes quand ils construisent des routes, quand ils posent les grilles électriques, quand ils sont dans les égouts, quand ils posent des briques pour faire nos maisons, ou dans les tranchées de Passchendaele ou de Verdun », détaille-t-il, avec un applomb comparable avec le personnage caricatural mis à l’écran par Michel Hazanavicius.

    Une vision très conservatrice des problématiques de genre qui a provoqué la consternation de plusieurs comptes ou personnalités féministes, qui ont tourné son passage en dérision. « Qu’on lui apporte une chemise à sa taille », cingle notamment la chanteuse Clara Luciani, alors que l’humoriste Justine Lossa s’amuse à décortiquer sa vidéo, tout comme Tristan Lopin. À noter que ce n’est pas la première fois que celui qui affectionne manifestement les longues interviews consacrées à sa personne offre des séquences qui font le bonheur des réseaux sociaux.

    Dans une interview accordée cette fois au Figaro début septembre, le jeune homme de 28 ans donnait cette fois sa vision de l’éducation (il ambitionne d’avoir « quinze enfants » si possible) : « Tout le monde devrait être capable d’une grande violence. Car lorsqu’on n’est pas capable de violence, il n’y a aucune moralité à se restreindre ». Raison pour laquelle il explique qu’il inscrira ses futurs enfants aux arts martiaux. De quoi rappeler cette fois une autre réplique culte de la saga OSS 117 : « J’aime me battre ».

    • Nils Wilcke
      https://bsky.app/profile/nilswilcke.bsky.social/post/3m3x2n6bwgc2n

      Pendant que papy Sarkozy dort en prison, son fils Louis annonce la naissance de son premier enfant, avec son épouse Natali Husic. Le couple a appelé leur fils Sylla... comme le dictateur romain, qui a mis en place des proscriptions contre ses ennemis politiques. Flippant... tout comme ses initiales.

      en plus de ses tattoos à la gloire de Trump
      https://seenthis.net/messages/1135546

      #fascisme #masculinisme

    • « Peut-être avons-nous besoin d’un Sylla », spéculait ainsi Elon Musk, en 2023, dans une conversation sur X avec son ami entrepreneur David Sacks, qui dit lui-même que sa période historique préférée est la chute de la République romaine. Sylla (138-78 avant J.-C.) est connu pour avoir mis un terme aux luttes de factions à coups de proscriptions, ouvrant la voie à une période d’autoritarisme forcené pour rétablir les pouvoirs exclusifs de l’oligarchie sénatoriale.

      La référence à Rome sert même de canevas politique à une frange des trumpistes, notamment issus de la tech, qui souhaitent saper la démocratie américaine pour instaurer un « changement de régime », note l’écrivain Giuliano da Empoli. « Leur idée, explicitement théorisée par Curtis Yarvin, un blogueur influent très proche de J. D. Vance et du [cofondateur de Paypal et investisseur] Peter Thiel, est que Trump est le véhicule pour basculer de la République romaine à l’Empire » et qu’il « doit s’emparer de tous les instruments du pouvoir, comme s’il était un monarque doté de pouvoirs absolus », a expliqué l’auteur italo-suisse de L’Heure des prédateurs (Gallimard, 2025), dans un entretien au Monde paru le 21 avril.

      https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/06/09/technologia-imperatores-aux-racines-de-la-fascination-des-tech-bros-pour-l-e

  • Suicide de Caroline, professeure des écoles, victime de harcèlement homophobe
    https://www.cafepedagogique.net/2025/09/02/suicide-de-caroline-professeure-des-ecoles-victime-de-harcelement-h

    Caroline, enseignante dans le Cantal, s’est suicidée lundi 1er septembre 2025. Caroline n’a pas pu faire sa rentrée en 2024 dans son école, elle n’a fait pas de rentrée en 2025 et elle n’en fera plus. C’est une immense tragédie pour l’Éducation nationale. Caroline a été victime d’insultes homophobes et de menaces de mort au sein de son école. Elle a souffert de ces actes mais aussi du manque de soutien de l’institution.

    Des menaces dans l’école

    En 2023, Caroline Grandjean découvre l’inscription homophobe « sale gouine » sur le mur de l’école du village et dépose plainte. Elle enseigne depuis trois ans dans cette école. Trois mois plus tard, un autre tag apparaît sur le mur de l’école. Malgré la demande de son inspectrice et des réserves côté mairie, elle adresse aux familles un communiqué cosigné avec les parents d’élèves et le maire pour dénoncer l’insulte. Quand elle reçoit une menace de mort, elle porte plainte, soutenue par la directrice académique. Un troisième tag apparait « dégage la gouine ». Remedium relate que l’inspectrice demande alors à Caroline « ce qu’elle a pu faire pour qu’on s’en prenne à elle ». L’auteur de bandes dessinée et de livres pour enfants, a relaté dans Cas d’école l’histoire de Caroline en janvier 2025.

    Une directrice d’école, victime d’insultes et de menaces homophobes, s’est suicidée le jour de la rentrée dans le Cantal
    https://www.franceinfo.fr/france/rentree/une-directrice-d-ecole-victime-d-insultes-et-de-menaces-homophobes-s-est-

    Plusieurs inscriptions lesbophobes avaient été découvertes à partir de 2023 dans l’école primaire de Moussages, dans le Cantal, où Caroline Grandjean enseignait.

    Cas d’école - L’histoire de Caroline - Remedium
    https://blogs.mediapart.fr/158568/blog/280125/cas-decole-lhistoire-de-caroline

    Parce qu’elle est mariée à une femme, Caroline a subi les attaques d’un corbeau qui l’a menacée de mort et a tagué des insultes homophobes sur le mur de son école. On aurait pu croire que sa hiérarchie et les parents d’élèves auraient fait bloc pour la soutenir. Il n’en a rien été. Parce qu’il ne faut rien laisser passer, découvrez son histoire dans ce nouvel épisode de « Cas d’école ».

    #Caroline_Grandjean

    • Auprès de l’AFP, la procureure de la République d’Aurillac Sandrine Delorme a confirmé l’ouverture d’une enquête « en recherche des causes de la mort, afin de recueillir tous les témoignages et permettre à la famille d’apporter tous les éléments, même si l’acte ne pose pas de question particulière ». Aucun écrit n’a pour l’heure été retrouvé, selon la magistrate.Dans un communiqué ce lundi, le ministère de l’Education nationale se dit « profondément touché par [son] décès » : « C’est un drame qui suscite une vive émotion au sein de la communauté éducative. Nos pensées et notre plus sincère soutien vont à sa famille, à ses proches et à ses collègues ». Le ministère précise qu’une cellule d’écoute a été activée ce 2 septembre dans la circonscription de Mauriac. « La Rectrice de l’académie de Clermont-Ferrand va saisir sans délai la formation spécialisée Santé, Sécurité et Conditions de Travail départementale afin qu’elle puisse conduire les investigations et formuler les préconisations nécessaires », souligne encore le communiqué.Le rectorat de Clermont-Ferrand a, lui, mis en avant l’« engagement » de cette professeure des écoles. Elle était « une figure respectée du Cantal », écrit la direction des services de l’éducation nationale à l’échelon de l’académie, dans un communiqué. Et d’ajouter qu’« après des menaces anonymes en 2024, [Caroline Grandjean] était en arrêt, mais l’académie de Clermont-Ferrand suivait de près sa situation, préparant son retour en tenant compte de ses souhaits ».De son côté, le Syndicat des Directrices et Directeurs d’École (S2DE) affirme que l’enseignante a été « broyée par l’institution », ainsi que « par son village, par ses parents d’élèves ». « Elle avait écrit sur un groupe de directeurs : “Lundi… sera bien plus difficile pour moi que pour vous”. Nous sommes dévastés », détaille le syndicat sur X. Son secrétaire général indique auprès de nos confrères du Parisien que le harcèlement que Caroline Grandjean a subi « l’a détruite » et qu’elle a « préféré dire stop. D’autant qu’elle n’a été soutenue ni par l’institution qui voulait la changer de poste, ce qu’elle a refusé, ni par la mairie qui trouvait que cette histoire faisait une mauvaise publicité au village ».

      (la « factualité » de la presse « mainstream »)

      https://www.liberation.fr/societe/lundi-sera-bien-plus-difficile-pour-moi-que-pour-vous-une-directrice-deco

      voir aussi : https://seenthis.net/messages/1132641

    • Après le suicide d’une directrice d’école dans le Cantal, Élisabeth Borne demande une enquête administrative
      https://www.huffingtonpost.fr/france/article/apres-le-suicide-d-une-directrice-d-ecole-dans-le-cantal-elisabeth-bo

      La ministre de l’Éducation réclame une enquête pour « faire la lumière sur ce drame ». Une demande des syndicats, qui appelant à « éclaircir les différentes responsabilités » au sein du ministère.

    • La même « commission » d’enquête que celle pour Stanislas et Bétharram ?

      Interrogée dans les locaux de l’Assemblée nationale, la députée socialiste Fatiha Keloua Hachi – qui préside cette commission aussi parfois appelée « commission Bétharram » - a expliqué avoir reçu un courrier d’une inspectrice ayant inspecté l’établissement parisien. « Dans ce courrier, on a des éléments qui prouvent que le rapport a été plutôt édulcoré par rapport aux témoignages (...) et notamment autour de l’homophobie dans l’établissement », a expliqué face à la presse l’élue de Seine-Saint-Denis, évoquant un « climat raciste et homophobe ».

      Elle était entourée des députés Paul Vannier et Violette Spillebout, tous deux rapporteurs de la commission. « Ce courrier révèle des dysfonctionnements majeurs (...) de l’inspection générale [de l’éducation nationale], a ajouté ce dernier. Il y a manifestement une inspection générale qui apparaît sous tutelle. Donc la question est de savoir de qui, comment, pourquoi ? »

      Une information également relayée ce mardi par Mediapart qui a pu consulter le courrier en question. Selon le site d’information, la missive précise que le rapport a été « expurgé » d’un paragraphe évoquant « un climat homophobe, sexiste et autoritaire » à Stanislas, « dédouanant » ainsi l’établissement. Le tout sans consultation des inspecteurs.

      https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/le-rapport-sur-stanislas-a-t-il-ete-edulcore-sur-l-homophobie-des-ins
      (la Grosse Commission)