• Écrans éducatifs et sciences cognitives : comment la big tech investit l’école
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/secrets-d-info-du-samedi-14-juin-2025-7569333

    Alors que, selon de nombreux experts, les #écrans constituent un problème de santé publique majeur, l’industrie du numérique bénéficie de subventions publiques importantes et développe des partenariats avec la recherche pour faire rentrer les écrans à l’#école.

    #grégoire_borst #franck_ramus #csen #Microsoft #start-up #numérique #enfants #sciences_cognitives

    • Christophe Cailleaux et Amélie Hart, enseignants : « Le ministère de l’éducation nationale s’émeut de la “catastrophe” du numérique tout en l’entretenant »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/07/02/christophe-cailleaux-et-amelie-hart-enseignants-le-ministere-de-l-education-

      Dès les premiers mois de son ministère, [Blanquer] annonce une interdiction des téléphones portables à l’école et au collège, afin de « protéger [les] élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones » – de fait, l’usage des téléphones portables n’est pas interdit, mais encadré. Quelques mois plus tard, il crée, au sein du ministère, le 110 bis, un « lab » conçu pour que des marchands d’écrans viennent faire la démonstration de leurs outils numériques. Il annoncera par la suite que l’« éducation de demain » se fera avec des robots et des casques de réalité virtuelle.

      Depuis, cette communication contradictoire n’a jamais cessé, qu’elle s’adresse aux personnels, aux élèves ou aux familles. Gabriel Attal, en janvier 2024, s’émeut de la « catastrophe éducative et sanitaire en puissance » des écrans, tout en ayant annoncé, un mois plus tôt, la généralisation des #IA dans la scolarité. Plus récemment, Elisabeth Borne appelle à « se déconnecter des espaces numériques de travail [ENT] et de Pronote, en veillant à ce que, sur une période qui, à défaut serait 20 heures-7 heures, il n’y ait plus d’actualisation ».

      Or, qui, depuis au moins le plan Informatique pour tous, de Laurent Fabius, en 1985, a organisé d’en haut la numérisation ? Qui a imposé le passage obligatoire par des logiciels pour gérer absences, emplois du temps, cahiers de textes, notes, communication entre école et famille ? Qui a rendu le système scolaire et tous ses acteurs dépendants d’outils comme Pronote ? C’est précisément l’institution qui feint aujourd’hui de vouloir une « pause numérique ».

      #edtech

  • La cellule investigation de Radiofrance nous parle d’#agrivoltaïsme. Pour elle, le problème c’est « la bulle ». Spéculation sur les terrains, disparition de la paysannerie traditionnelle. De drôles d’histoire qui circulent « dans nos campagnes » et qui rappellent celles des éoliennes et des méthaniseurs. Mais sinon, quels impacts pour les sols, l’environnement et plus globalement, le vivant ? Et que deviendront les panneaux solaires en fin de vie (oui, ils en ont une) et qui financera leur remplacement et le retraitement de leur déchets ?

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/secrets-d-info-du-samedi-04-janvier-2025-9559855

    L’agrivoltaïsme est un concept made in France développé à l’Institut national de la recherche agronomique et environnementale (Inrae) par Christian Dupraz, directeur de recherche, qui a publié ses premiers travaux sur le sujet en 2011 : “C’est une manière intelligente de mieux utiliser la lumière du soleil, explique-t-il à la cellule investigation de Radio France. […] Les cultures et les pâtures captent à peu près un tiers de la lumière et donc les deux tiers de la lumière du soleil qui tombent dans les champs ne sont pas utilisés pour la production agricole. L’idée était de mieux tirer profit de cette lumière en la partageant entre la production d’énergie et la production agricole.”

    D’après les calculs du chercheur, le potentiel est énorme : 300 000 hectares d’agrivoltaïsme, soit 1 % de la surface agricole utile française, suffiraient à produire autant que tout le parc actuel de centrales nucléaires. Et tout cela, pour un coût bien inférieur aux panneaux montés sur les bâtiments. Une bonne affaire donc pour les énergéticiens. Parmi eux, des grands noms comme Eiffage, avec sa filiale Sun’Agri (voir la vidéo ci-dessous) ou TotalEnergies, mais aussi de nombreuses start-ups créées pour profiter de ce nouveau business.

    Sinon, un projet qui part sur un million d’hectares (c’est 10 000 km2), c’est une dinguerie « illimitée », non ?
    Le pire dans tout ça c’est qu’on retrouve toujours les mêmes nuisibles à la manœuvre : Agnès Pannier-Runacher, TotalEnergie, Eiffage, Sun’agri.
    Comme de juste, la #FNSEA n’est pas en reste :
    https://www.fnsea.fr/communiques-de-presse/agrivoltaisme-la-fnsea-salue-un-decret-qui-preserve-la-souverainete-alimentair

    • « On en parle pas assez mais Alma Dufour, quelle reine !
      Regardez ses interventions, vous voyez qu’on est loin du politicien cynique et calculateur. On a une députée qui nous ressemble et qui est habité par les causes qu’elle mène, elle fait ça par conviction. Et ça fait du bien. »
      https://video.twimg.com/ext_tw_video/1795624635544858624/pu/vid/avc1/320x568/03jBIZG-b5Eo2SL5.mp4?tag=12


      Roi et Reine. 👑 🇵🇸

    • Qui est Meyer Habib, qualifié de “porc” par un député FI ?
      https://www.frustrationmagazine.fr/meyer-habib-porc-fi

      Depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, le député de droite franco-israélien Meyer Habib s’est rendu très visible, étant régulièrement invité dans les médias. Il s’est aussi distingué par ses prises à partie brutales et insultantes des soutiens au peuple palestinien, et pour sa tendance presque gaguesque à traiter tous les gens avec qui il n’est pas d’accord “d’antisémites”. En 2023, Le Monde le décrivait ainsi : “absolument sans gêne, il éructe, insulte, menace en toute impunité”.
      Cela a été le cas récemment lorsqu’il est venu hurler devant les caméras alors que le député France Insoumise David Guiraud tentait de répondre aux journalistes dans les couloirs de l’Assemblée. Il s’est alors fait copieusement traité de “porc”. Il faut dire que Meyer Habib n’est pas n’importe quel député : c’est un très proche de Benjamin Netanyahu, premier ministre d’Israël, accusé par le procureur de la Cour Pénale Internationale de crimes contre l’humanité et de crimes de guerres, qui concentre l’essentiel de son énergie à organiser le soutien français à l’Etat d’Israël, y compris dans ses pires excès.
      Portrait.

    • Le moment du drapeau palestinien

      C’est d’abord une image. C’est si peu de chose qu’un bout d’étoffe ! Sébastien Delogu, député insoumis de Marseille, est debout, sa grande taille déployée, il tient le drapeau palestinien. C’est un geste symbolique, bien sûr. Mais les symboles portent toujours une force singulière, englobante, surplombante. L’immense hémicycle est soudain tout entier absorbé dans ces pauvres centimètres carrés colorés. Alors le cadre explose. Le génocide hurle sa détresse. Les insoumis sont debout et crient leur soutien à la résistance. Rien ne les représente mieux à cet instant que cet homme, l’un des leurs, eux-mêmes en grand, dans ces minutes précieuses. Alma Dufour a dit les mots dans sa question au ministre, Sébastien a montré le chemin. Les vociférations haineuses éclatent sur les bancs de droite jusqu’aux confins de l’extrême droite de l’hémicycle. C’est le monde tel qu’il est, la France comme elle est, pris un instant sous la lumière crue du symbole éclairant les profondeurs de chacun.

      Et puis il y a le visage convulsé de haine de la présidente de l’Assemblée. Elle explose de rage, les yeux exorbités, vociférant. Quelque chose est débondé chez elle. Bien sûr, elle est indigne de sa fonction. Aux yeux du monde, la présidente de l’Assemblée française, déjà vue en treillis militaire à Tel Aviv, se montre en pleine crise de nerfs devant le drapeau palestinien. Devant ce qu’elle ne supporte pas elle ne sait pas réagir autrement qu’à l’extrême : frapper au maximum de ses forces et de son pouvoir, sans retenue ni mesure. Elle aura sanctionné davantage de députés en trois ans que tous ses prédécesseurs depuis le début de la cinquième République. Elle ressort le fouet.

      Elle invente des règles pour couvrir sa violence. Seul le drapeau français aurait sa place dans l’assemblée, dit-elle. Comme si on ne se souvenait pas du drapeau ukrainien installé dans l’hémicycle du Sénat, ni de son président, monsieur Larcher, qui s’en vantait « en signe de solidarité ». Comme si tous ces gens n’étaient pas déjà venus dans l’hémicycle avec des pins Israël. Sa réaction n’est donc pas une réaction normale, conforme au règlement. Alors est-ce juste une haine partisane, à la Meyer Habib ? Je ne crois pas. Je crois que, littéralement, elle ne veut pas voir ce drapeau. À cause de ce qu’il signifie à cet instant où il est brandi, seul et désarmé. Ce drapeau montre tant de choses invisibles sans lui. Il donne à voir les visages du génocide. Ceux que l’on a vus dans ces vidéos venues de la scène de crime. Et cette présidente redevient un être humain terrorisé par les conséquences de ses propres actes. Elle ne veut pas le voir. Sa réaction, c’est comme si elle s’était vue soudain dans un miroir, installée sur un tas de cadavres, dans la boue des camps de réfugiés.

      Ce n’est pas le drapeau qu’elle voit. C’est elle-même, en complice d’un crime. Elle s’est vue dans le camp du mal absolu. Celui dont, pour les générations à venir, elle restera l’image de la complicité la plus veule. Elle est la France indigne qui regarde ailleurs quand le génocide est sous ses yeux. C’est pourquoi elle ne se contrôle plus, comme le montrent les images. Car c’est bien un génocide, dit le drapeau !

      Netanyahu a bombardé soixante fois depuis que la cour de justice internationale lui a demandé d’arrêter immédiatement tout action militaire à Rafah. Il va encore bombarder. Encore et encore. Ce n’est pas un incident de guerre. C’est délibéré. Des meurtres nécessaires à ses yeux pour pouvoir se réapproprier et coloniser chaque mètre de terrain. Ni incident, ni hasard. Un génocide planifié méthodiquement. Et mené de façon à prouver que rien ni personne ne peut rien contre ses auteurs.

      C’est ce qu’avait annoncé Meyer Habib, quand il répétait l’air radieux dans l’hémicycle à l’énoncé de la liste des crimes de son ami très cher Netanyahu qu’égrenait le député insoumis Léaument : « Et ce n’est pas fini ! Ce n’est pas fini ! ». La honte et le déshonneur marchent à ses côtés. Ce n’est pas fini. Netanyahu va encore tuer et tuer. Il a fait de son pays le paria des nations pour des millions d’êtres humains sans a priori. Il fait de tous ceux qui ont un pouvoir d’agir, et qui ne font rien, ses complices connus de tous. Il suffit de les nommer et de les montrer du doigt, sans en faire davantage, pour qu’on les voit comme ils sont, avec le visage de l’inhumanité au-delà de la frontière du mal.

      Madame la Présidente est la complice de Netanyahu. Il aura suffi d’un drapeau brandi pour que cela se sache d’un bout à l’autre du pays et de l’Europe. Juste un bout d’étoffe tenu à bout de bras. Il se passe un génocide et elle trouve que brandir le drapeau des victimes pour le dénoncer doit être puni par la sanction la plus sévère. Elle est le mauvais côté de l’histoire.

      Au fil des semaines, le Palestinien est devenu la figure de l’opprimé quel qu’il soit. Du méprisé par les puissants, de celui dont l’humanité est niée au point qu’on puisse trouver acceptable de l’éliminer. Au fil des semaines et du génocide, ce drapeau, après celui de Nelson Mandela au temps de l’apartheid, est devenu un message universel de fraternité humaine. Maintenue contre vents et marées, contre l’insulte et les brimades, contre les convocations, les gardes à vue et les interdictions.

      Voici Delogu debout et sur ses épaules tous ceux qu’on ne verrait pas sans ses grands bras qui tiennent ce drapeau en hauteur au-dessus de la mêlée. Comme un oiseau sorti de cage qui vole au vent libre. Merci Sébastien.

      https://melenchon.fr/2024/05/29/le-moment-du-drapeau-palestinien

    • Meyer Habib  : député français ou porte-parole de Benyamin Netanyahou  ?
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/secrets-d-info-du-samedi-16-octobre-2021-4971548

      #Meyer_Habib est à la fois député français et intime de l’ex-Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Cette proximité lui a longtemps permis de jouer un rôle diplomatique “ambigu”. Notre enquête (2021) révèle qu’il est aussi actionnaire de sociétés non déclarées en France.

  • Y z’en causaient dans le poste ce matin :

    https://reporterre.net/Agriculture-les-ammonitrates-des-produits-banals-a-haut-risque

    Les ammonitrates sont utilisés par les agriculteurs comme engrais azotés, bien souvent sans précaution particulière. Le rapport remarque même qu’il s’agit de produits « si banals que beaucoup d’utilisateurs ne leur prêtent guère attention : en particulier il ne semble pas que les exploitants agricoles soient particulièrement sensibilisés aux risques des ammonitrates dont ils stockent souvent des dizaines de tonnes ». En 2018, Reporterre avait révélé que la Coopérative agricole de céréales (CAC) d’Ottmarsheim (Haut-Rhin) stockait sans précaution 3 600 tonnes de nitrate d’ammonium.

    Le rapport préconise ainsi de mieux informer les agriculteurs des risques encourus, et d’interdire la vente en vrac des ammonitrates haut dosage [3] à partir de juillet 2022. Il propose également l’élaboration d’un règlement du transport et de la manutention des matières dangereuses transportées par voie fluviale, une clarification des responsabilités pour le transport des matières dangereuses par voie fluviale ainsi que le suivi du trafic des matières dangereuses transportées par voie d’eau.

    https://www.fayard.fr/livre/tout-peut-exploser-9782213720722

    Savez-vous combien d’accidents industriels subit la France chaque année ? Plus de 68 000. Environ 187 par jour.
    Vous n’en avez jamais entendu parler ? C’est normal ! La plupart du temps, ils suscitent juste un entrefilet dans la presse régionale. Seuls les accidents les plus meurtriers font la une. AZF nous a ainsi douloureusement marqués il y a vingt ans. Trente et une personnes ont perdu la vie parce qu’une centaine de tonnes de nitrate d’ammonium avait explosé. Ce même matériau a provoqué plus de 200 morts à Beyrouth en 2020.
    Pourtant, des ports comme Marseille ou Saint-Malo continuent à en stocker jusqu’à 60 000 tonnes.
    Vous l’ignoriez ?

    #risques_industriels #agroindustrie #ammonitrates

    • https://fr.wikipedia.org/wiki/Yara_International

      Yara International ASA est une société chimique basée en Norvège. C’est le plus grand distributeur de nutriments pour végétaux sous forme d’engrais cristallisés3. Ses principales activités sont la fabrication et la mise en marché d’engrais azotés, tels que l’urée et des nitrates. Elle synthétise et vend également de l’ammoniac, élément essentiel pour la fabrication des engrais azotés synthétiques.

      .../...

      Yara International mène une importante campagne de lobbying, notamment auprès de l’Union européenne, pour éviter toute régulation contraignante de son impact climatique. Selon Corporate Europe Observatory, la multinationale a dépensé près de douze millions d’euros en lobbying à Bruxelles entre 2010 et 2019, tout en bénéficiant du soutien de lobbies sectoriels comme FertilisersEurope ou le Conseil des industries chimiques Cefic. Le stockage d’ammonitrate sur son site de Montoir-de-Bretagne (juste à côté de Donges, sa raffinerie, son terminal pétrolier ; cocktail explosif) a été particulièrement pointé.

      En 2013, Yara est mêlée à un scandale impliquant de nombreuses entreprises. Le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv a rapporté que Yara avait payé plus de huit millions de couronnes norvégiennes à Choukri Ghanem, ancien Premier ministre libyen, ministre du Pétrole et commandant en chef de la compagnie pétrolière d’État. Ghanem avait été retrouvé mort dans le Danube autrichien en 2012.

      En janvier 2014, la compagnie est déclarée coupable de corruption lors de contrats avec la Libye, l’Inde ainsi que la Russie. Elle a été condamnée à une amende de 295 millions de couronnes (35,5 millions d’euros à l’époque).

      En 2021, Yara est accusé de financer la dictature en Biélorussie en continuant à travailler avec Belarus Kali, malgré les sanctions économiques prononcées par l’Union Européenne à la suite des événements après la falsification des résultats des élections en Biélorussie en 2020 qui ont porté atteintes aux droits de l’homme des biélorusses par le régime de Lukashenko après les manifestations en Biélorussie en 2020. La leader de l’opposition démocratique Svetlana Tikhanovskaya a dénoncé la poursuite d’échanges commerciaux avec Belarus Kali, celle-ci étant une entreprise détenue par le gouvernement biélorusse, finançant ainsi indirectement la dictature en Biélorussie. Yara s’est engagé à arrêter de travailler avec Belarus Kali en décembre 2021 mais en janvier 2022 continue toujours à travailler avec cette dernière.

      https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/nitrate-d-ammonium-six-mois-apres-beyrouth-enquete-sur-un-produit-explos

      De son côté, le spécialiste en risque industriel, Paul Poulain a étudié différents scénarios d’accidents. Il a notamment effectué un « calcul de détonation » afin d’observer ce qui pourrait se passer en cas d’explosion, au niveau de la gare de triage de Drancy, en Seine-Saint-Denis. « 2 000 trains passent chaque année par cette gare avec un stock de 400 tonnes d’ammonitrate, estime Paul Poulain. En cas d’explosion, les personnes présentes dans un rayon de 250 mètres sont potentiellement exposées à un risque mortel, avec d’importants dégâts dans un rayon de 600 mètres. Sans compter, les 400 000 voyageurs qui circulent chaque jour sur la ligne B du RER. » (voir la vidéo ci-dessous).

      https://www.radiofrance.fr/franceinter/nitrate-d-ammonium-en-france-un-risque-explosif-1076442

      Une grande partie de ces stocks échappent effectivement au contrôle. « Les installations qui stockent moins de 250 tonnes ne sont pas soumises à déclaration auprès des autorités, s’alarme Paul Poulain, spécialiste des risques industriels. Elles ne sont ni contrôlées par des bureaux d’études privés, ni inspectés par les services de l’État. Potentiellement, un exploitant agricole ou une coopérative peut donc stocker du nitrate d’ammonium agricole sans respecter les mesures de base de sécurité.  Nous ne faisons pas tout pour éviter qu’un accident du type AZF ne se produise à nouveau. »

      (Et où l’on retrouve un lourd dossier à charge sur l’entreprise Yara)

      https://basta.media/multinationale-Yara-engrais-gaz-a-effet-de-serre-climat-enrichissement-au-d

      Parmi les firmes nominées, Yara incarne non seulement la domination croissante de grandes firmes globalisées sur le monde agricole, mais aussi les liens étroits entre agriculture intensive et crise climatique. La firme norvégienne est, tout simplement, le leader mondial des engrais synthétiques, dont la principale matière première est le gaz naturel fossile. Ces engrais entraînent de fortes émissions de gaz à effet de serre, au niveau de leur production comme lors de leur application sur les sols. Ils libèrent du protoxyde d’azote, un puissant gaz à effet de serre qui représente presque la moitié des émissions de l’agriculture française, selon le Réseau action climat

  • Trafic d’art antique : le Louvre et les plus grands musées bernés
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/secrets-d-info/secrets-d-info-du-samedi-17-septembre-2022-7043503

    Résumé

    Sept personnes ont été mises en examen, dont l’ex-patron du Louvre parisien, dans une vaste enquête internationale de recel d’antiquités pillées.
    En savoir plus

    C’est une affaire hors-norme, dans laquelle se télescopent Printemps arabe, escrocs, collectionneurs, maisons de ventes aux enchères, patrons de grands musées, diplomates, célébrités, ainsi que les polices de nombreux pays, dont celles de la France et des États-Unis.

    L’affaire éclate suite au gala annuel du Metropolitan Museum of Art (MET) à New York, où se pressent les célébrités du monde entier. Ce soir-là, le 7 mai 2018, la star de la télévision américaine Kim Kardashian se trouve parmi les convives. Elle prend la pose devant le sarcophage doré de Nedjemankh, prêtre égyptien de haut rang du 1er siècle avant Jésus-Christ, exposé dans le musée.

    Le cliché, qui le tour du monde, sera vu par le pilleur du sarcophage. Furieux de n’avoir pas été payé, il dénonce ses complices aux autorités du Caire.

    Une enquête du FBI va confirmer l’origine illicite de l’antiquité égyptienne achetée par le MET. Elle permettra de démanteler un réseau tentaculaire de trafic d’antiquités volées, qui remontera jusqu’à l’ancien patron du Louvre de Paris, Jean-Luc Martinez. Ce dernier, avait voté en faveur de l’acquisition de plusieurs objets volés par le Louvre d’Abu Dhabi, dont une stèle faisant mention de Toutankhamon. Mis en examen, ce dernier affirme qu’il ne se doutait pas de l’origine douteuse de ces objets.