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    • Retranscription de la vidéo

      COMMISSIONS / MARDI 6 DÉCEMBRE 2022
      00:19:30

      « … la commission Sauvé avait montré que (…) 5,5 millions de personnes adultes avaient été victimes de viols et d’agressions sexuelles dans leur enfance, 1 personne sur 10, et c’est notamment à partir de ce chiffre si considérable que nous pouvons dire que dans une classe de 30 enfants il y a au moins 1, 2, ou 3 enfants victimes de viols ou d’agressions sexuelles.
      Et la CIIVISE le dit depuis sa création à partir des données du ministère de l’intérieur et des grandes enquêtes de victimation chaque année 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles notamment et principalement dans la famille par l’inceste qui représente au moins 2/3 de l’ensemble des violences sexuelles faites aux enfants … »

      #témoignages #impunité_des_agresseurs #inceste

      … cela veut dire que la société a progressé, que la CIIVISE est la cristallisation d’un progrès social et politique même, qui fait qu’aujourd’hui vous ou la société toute entière nous demande de recueillir des témoignages, 19000 à ce jour, et donc nous sommes capables de dire « nous vous croyons, nous aurions dû vous protéger » (…) il faut la croire et faire le constat de l’absence de protection, il faut faire le constat de l’impunité des agresseurs …

      éducation à la vie affective et sexuelle / confusion des règles sur le signalement

      Le silence c’est l’arme de l’agresseur, il faut amorcer la chaine de la protection.

      (…)

      Si nous voulons protéger les enfants, protégeons les parents protecteurs et les professionnels protecteurs.

      //Questions des représentants des groupes
      Mme Nicole Dubré-Chirat
      M. Perceval Gaillard
      M. Alexandre Portier
      M. Erwan Balanant
      Mme Isabelle Santiago
      Mme Francesca Pasquini
      Mme Karine Lebon

      Liens prouvés entre les auteurs de #violences_conjugales et de #violences_aux_enfants

      Notes en cours de visionnage
      01:09:00
      conjugalité et parentalité sont liés, il faut que la loi le reconnaisse, la législation doit être impérative et protéger les victimes et surtout ne pas générer l’impunité des agresseurs

      01:12:00
      Aidez nous à ce que cela devienne une doctrine national, et à ne pas tolèrer qu’un adulte puisse dire ç un enfant « tu sais que ton agresseur peut aller en prison »

      01:15:00
      Livret à l’usage des professionnels publié par la CIIVISE, les choses à ne pas dire, les questions à poser.
      (…) Oui, cela va coûter de l’argent mais toujours moins que l’impunité des agresseurs.

      01:24:00
      l’enfant victime, dans la procédure pénale, doit bénéficier d’un avocat, bien formé (pas forcément systématique cf bébé), et plus souvent qu’il ne l’est, d’un administrateur adhoc. cf québec, programme d’accompagnement de l’enfant pour qu’il ne soit pas revictimisé est fondamental

      01:25:40
      Loi du 21 avril 2021
      le seuil d’age est conforme à la raison, il fallait que ce soit écrit dans la loi pour l’enfant victime de moins de 15 ans
      – je compte sur vous pour le retrait de l’autorité parentale en 2023

      01:27:00
      cyber violences
      réalité incontournable, films, pédopornographie, grooming

      ///questions

      01:38:00
      A propos de la prescription / imprescription

      #chapeau

    • Merci pour la transcription et pour tes notes @touti
      Je relève qu’a la fin il est précisé que Dupond-Moretti garde des sceaux n’est pas présent, se désiste pour la prochaine partie de la commission et annonce qu’il devrait être présent le 15 décembre (si il a pas des pots de vin à livré en mazeratti ce jour là).

    • En tout cas c’est une commission et un juge des enfants qui mènent un travail remarquable (et émouvant), et ça s’entend et on ne peut qu’espérer que ça aboutisse.

      Mais je n’ai aucun espoir en fait, vu le déni total que j’entends des personnes responsables des aides sociales du département, à propos de A. femme autiste profonde de 53 ans dont la mère M. 76 ans vient de nous révéler les viols en institution dont sa fille a été victime lorsqu’elle lui a été retirée (c’est ça aussi le résultat de l’influence merdique de la psychanalyse qui accuse les mères d’autistes). Le retour qui m’a été fait est qu’elles délirent :/ c’est juste atroce et ça me rend sombre, car je les crois.
      90% des femmes autistes ont subit des violences sexuelles dans leur enfance, chiffre que j’ai noté dans un post récent, voir https://seenthis.net/messages/982604, extrait du rapport du sénat dont j’ai envoyé les REFs à la coordinatrice de santé, même son de cloche de la part de son médecin traitant ou du médecin du département. Ça me fait mal de voir ces femmes se cloitrer dans leur confortable déni et aussi peu éduquées sur les violences sexuelles alors qu’elles sont à des postes clefs.

    • À Narbonne, la justice accorde la garde d’un enfant à son père mis en examen pour inceste

      Un juge de l’Aude vient d’accorder un droit de visite et d’hébergement au père de L., 8 ans, pourtant mis en examen pour agressions sexuelles sur l’enfant. Cette décision va à l’encontre des recommandations officielles en matière de lutte contre l’inceste. La mère, elle, n’a le droit de voir son fils que sous la surveillance des services sociaux.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/170123/narbonne-la-justice-accorde-la-garde-d-un-enfant-son-pere-mis-en-examen-po

      #france_2023
      #viols #enfance
      #justice_des_violeurs

      Cécile Mamelin, vice-présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM), se dit opposée à la suspension automatique du contact entre les pères mis en examen pour inceste et leurs enfants, prônée par la Ciivise. « Cela signifie que vous considérez que vous pouvez priver quelqu’un de droits au stade de l’enquête, ce qui constitue une atteinte au principe fondamental de la présomption d’innocence. C’est ouvrir la boîte de Pandore », dit-elle. La magistrate, qui a officié comme juge des enfants et juge aux affaires familiales, estime que c’est « au juge de remettre de la rationalité et de l’objectivité dans une matière très complexe, à la frontière de l’humain et du juridique ». « Il n’y a pas que la parole de l’enfant, il faut un faisceau d’indices pour éclairer cette parole », rappelle-t-elle, en regrettant qu’« hélas, les enquêtes durent trop longtemps ».

      Mais comment oser parler « de la rationalité et de l’objectivité dans une matière très complexe » quand Mme Mamelin se moque totalement qu’il n’y ait que de 2% de fausses accusations alors qu’elle renvoie se faite massacrer très concrètement des enfants :/

      Dans son avis, la Ciivise appelait aussi à en finir avec « le mythe des fausses plaintes de maltraitance sur les enfants », citant plusieurs études à l’appui. L’une d’entre elles avait mis en évidence, en 2005, sur un échantillon de 7 672 dossiers de maltraitance sur enfants, que le parent ayant la garde de l’enfant (la mère le plus souvent) ne commet une dénonciation intentionnellement fausse que dans 2 % des cas (Trocmé et Bala, 2005).