• Gaza : Une équipe d’humanitaires décrit l’hôpital Al Chifa comme une « zone de mort »
    Par Reuters le 19.11.2023
    https://www.challenges.fr/monde/gaza-une-equipe-d-humanitaires-decrit-l-hopital-al-chifa-comme-une-zone-d
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    (Reuters) - Une mission d’évaluation humanitaire s’est rendue à l’hôpital Al Chifa, dans le nord de Gaza, qu’elle a décrit comme une « zone de la mort » après y avoir vu des traces de bombardements et de tirs, a déclaré samedi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    La mission conduite par l’OMS, dont faisaient partie des experts de santé publique, des spécialistes de la logistique et du personnel de sécurité de plusieurs départements de l’Onu, n’a pu passer qu’une heure samedi dans l’enceinte de l’hôpital en raison de risques de sécurité, a indiqué l’OMS dans un communiqué.

    L’équipe a décrit l’hôpital comme une « zone de mort » et estimé que la situation était « désespérée », alors que l’hôpital ne fonctionne pas comme un établissement médical en raison du manque d’eau propre, de carburant, de médicaments et d’autres produits essentiels.

    « Des traces de bombardements et de tirs étaient évidentes. L’équipe a vu une fosse commune à l’entrée de l’hôpital, et on leur a dit que plus de 80 personnes y étaient enterrées », précise le communiqué de l’OMS.

    Les couloirs et l’enceinte de l’hôpital étaient jonchés de déchets, notamment médicaux, et les patients et le personnel médical ont fait part de leur inquiétude concernant leur santé et leur sécurité, dit le communiqué.

    L’OMS a indiqué que 25 membres du personnel médical et 291 patients, dont 32 bébés dans un état critique, se trouvaient encore à Al Chifa.

    « L’OMS et ses partenaires travaillent dans l’urgence pour élaborer des plans afin d’évacuer immédiatement les patients restants, le personnel médical et leurs familles », a dit l’organisation.

    « Des missions supplémentaires seront mises en place dans les prochaines 24 à 72 heures, si des garanties concernant un passage sûr sont données par les parties au conflit, afin de transporter rapidement les patients » vers d’autres hôpitaux dans le sud de Gaza.

    L’armée israélienne n’a pas immédiatement fait de commentaire sur le communiqué de l’OMS.

    Les 2.500 personnes déplacées qui s’étaient réfugiées dans l’enceinte de l’hôpital sont parties après l’ordre d’évacuation donné samedi par les Forces de défense israéliennes, a dit l’OMS. (...)

    • C’est insupportable de lire ces informations. C’est déchirant. Comment apprendre ça en étant juif‧ves ? Comment supporter ces horreurs ? Profonde tristesse pour elleux .

  • Climat : quand les prévisions de sécheresses inquiètent à tous les niveaux - Challenges
    https://www.challenges.fr/idees/climat-quand-les-previsions-de-secheresses-inquietent-a-tous-les-niveaux_


    Les riches s’inquiètent quand ça tape leur larfeuille.

    A l’automne 2021, avec sa publication « Impact du changement climatique sur l’assurance à l’horizon 2050 », la Fédération française de l’assurance poussait un cri d’alarme. Sécheresse, ennemi n°1, surcoût direct de dix-sept milliards d’euros, triplement annuel du montant des sinistres, soit 43 milliards d’euros en trente ans. On se demande ce que feront les parlementaires.

  • Italie, Afrique du Sud, Taïwan... Le Quai d’Orsay fait son mercato - Challenges
    https://www.challenges.fr/france/taiwan-inde-italie-jeu-de-chaises-musicales-au-quai-dorsay_854936


    Camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, le diplomate Franck Paris est pressenti pour prendre ses fonctions au bureau français de Taïwan, a appris Challenges.
    LUDOVIC MARIN / AFP

    Le traditionnel mercato des ambassadeurs bat son plein. Si l’actuel turn-over au sein du troisième réseau diplomatique mondial - la France compte 163 ambassades - s’annonce plus calme que ces dernières années, plusieurs postes diplomatiques et directions emblématiques du Quai d’Orsay vont changer de titulaires. C’est notamment le cas de l’Italie où vient d’être nommé un poids lourd, Martin Briens, ancien directeur de cabinet de Florence Parly au ministère des Armées. Homme de dossiers passé par la DGSE, il devra gérer la crise ouverte entre Paris et Rome sur la question migratoire. Autre nomination d’importance : l’ex « Sarko-boy », David Martinon, ambassadeur de France en Afghanistan (2018-2023), arrive en Afrique du Sud.

    Le Monsieur Afrique de l’Élysée en approche à Taïwan
    […]

    #paywall
    mais la légende de la photo explicite la suite immédiate

    • Franck Paris est resté un très discret #Monsieur_Afrique – Monsieur #France-Afrique ?– depuis sa nomination en 2017 au cabinet du président.

      Qui est Franck Paris, le "Monsieur Afrique" de l’Elysée ? – Nofi média
      (article de juin 2018)
      https://www.nofi.media/2018/06/qui-est-franck-paris-le-monsieur-afrique-de-lelysee/54895

      Peut-être n’avez-vous jamais encore entendu parler de Franck Paris ? Il est pourtant le conseiller Afrique qu’a choisi Emmanuel Macron après son élection à la présidence de la France. Alors, qui est Franck Paris, le nouveau « Monsieur Afrique » de l’Elysée ?

      Frank Paris est considéré comme un homme « discret » et « brillant » par ses proches collaborateurs. En 2017, âgé de 39 ans et munit d’un CV bien fournit en terme d’expérience diplomatique avec le continent, il est choisi comme conseiller Afrique du président Emmanuel Macron, nouvellement élu.

      [Afrique-France] Des hommes de réseau (1/12) Franck Paris : l’homme du « nouveau paradigme » – La Tribune Afrique
      (article de décembre 2018)
      https://afrique.latribune.fr/decideurs/2018-12-03/afrique-france-des-hommes-de-reseau-1-12-franck-paris-l-homme-du-n

      D’une prudence de sioux, l’homme affiche une volonté de sortir du système de « banque des faveurs » instauré par ses prédécesseurs, tout en ménageant certaines présidences dont il connaît le rôle prescripteur. Franck Paris, le très discret « Monsieur Afrique » au sein du Château de l’Élysée, premier visage de la seconde partie de notre dossier spécial Afrique-France.

      « Fais confiance, mais vérifie ». C’est peu dire que le passage de Franck Paris par la DGSE, en tant que N°2 de la Direction du Renseignement, a ciselé la manière dont il se projette et conçoit son rôle de « M. Afrique » au sein du château de l’Élysée. Jusqu’à sa nomination par Emmanuel Macron pour diriger le très stratégique bureau sis au 2, rue de l’Elysée -jadis, occupé par un certain Jacques Foccart- il n’existait pour ainsi dire aucune photo du nouvel homme fort des relations entre la France et l’Afrique.

      pratiquement rien depuis, si ce n’est cet entretien dans la revue des élèves de Sciences Po (article de juin 2022)

      Émile Magazine - Franck Paris : "Nous ne pourrons pas renouveler le lien avec l’Afrique sans prendre en compte la dimension mémorielle"
      https://www.emilemagazine.fr/article/2022/6/17/franck-paris-nous-ne-pourrons-pas-renouveler-le-lien-avec-lafrique-san

      Sa parole est rare. Nommé conseiller Afrique du président de la République en 2017, Franck Paris, qui fut le condisciple d’Emmanuel Macron à l’ENA, a passé le premier quinquennat à mettre en musique la nouvelle politique de la France sur le continent. Quel bilan africain peut-on tirer du premier mandat d’Emmanuel Macron ? Comment envisager l’avenir au regard des troubles internationaux qui jouent également leur partition sur ce continent ? Un entretien exclusif.

  • Nucléaire : A La Hague, l’avenir en suspens du traitement des déchets - Challenges
    https://www.challenges.fr/top-news/nucleaire-a-la-hague-l-avenir-en-suspens-du-traitement-des-dechets_844449

    Nucléaire : A La Hague, l’avenir en suspens du traitement des déchets

    Par Reuters le 03.02.2023 à 08h06 Lecture 5 min.
    L’usine française de retraitement de déchets nucléaires à La Hague
    Du combustible nucléaire usé dans une piscine de stockage de l’usine de retraitement des déchets nucléaires d’Orano à La Hague, près de Cherbourg. /Photo prise le 17 janvier 2023/REUTERS/Stéphane Mahé
    STEPHANE MAHE

    par Benjamin Mallet

    LA HAGUE (Reuters) - Dans un atelier de l’usine Orano de La Hague, en Normandie, des techniciens utilisent des bras mécaniques téléguidés pour remplacer un tube indispensable au traitement des déchets nucléaires français, derrière des hublots de verre et de plomb qui leur permettent de voir à l’intérieur d’une cellule hautement radioactive.

    C’est l’une des multiples interventions nécessaires au maintien en fonctionnement de La Hague, pièce maîtresse de la gestion française des combustibles usés, aujourd’hui confrontée à son vieillissement et à un risque de saturation de ses piscines de refroidissement.

    L’avenir de la filière de traitement-recyclage fait partie des interrogations majeures du projet de construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France. Vendredi, le sujet sera abordé lors d’un Conseil de politique nucléaire présidé par Emmanuel Macron, a indiqué l’Elysée.

    Le pays « ne peut pas avoir une politique responsable en matière de nucléaire sans s’occuper de la gestion du combustible et des déchets, c’est un sujet qu’on ne peut pas mettre sous le tapis », estime un conseiller du gouvernement interrogé par Reuters.

    « On a de vraies compétences et une vraie avance technologique, notamment sur les Etats-Unis. La Russie est le seul autre pays à pouvoir faire la même chose que la France en matière de traitement-recyclage », ajoute cette source.

    Concernant le stockage des matières non recyclables, il s’agira d’adapter le projet Cigéo de Bure (Meuse et Haute-Marne), qui ne commencera à accueillir les déchets français les plus radioactifs qu’à partir des années 2080.

    Pour investir dans le renouvellement de ses usines qui atteindront 50 ans d’exploitation au cours de la décennie 2030, voire en construire de nouvelles, Orano demande quant à lui de la visibilité sur les projets de l’Etat au-delà de 2040, date après laquelle la poursuite du traitement-recyclage français n’est pas assurée.

    ORANO VEUT PLAIDER SA CAUSE

    L’ex-Areva défend le maintien du processus, dont il souligne qu’il permet de d’économiser de l’uranium naturel et de réduire les volumes de déchets à stocker.

    Le groupe veut engager des discussions avec l’exécutif dans les mois qui viennent et obtenir des décisions dès 2025 pour programmer et lancer des grands chantiers qui pourraient, pour certains, mettre près de 15 ans à se concrétiser.

    « Orano est prêt à faire des propositions pour aider à cette prise de décisions. On travaille sur des scénarios de l’usine de La Hague post-2040. Il y a plusieurs scénarios possibles, mais ils ne peuvent être travaillés en détail et ne pourront être affinés que si on a une vision un peu stratégique », a déclaré à Reuters Jean-Christophe Varin, directeur adjoint de La Hague.

    A La Hague, en cette journée de mi-janvier, des chutes de neige renforcent l’impression d’un site isolé du reste du monde. A l’horizon, les falaises du bout de la péninsule du Cotentin plongent à plus de 100 mètres dans la Manche. Au loin, on devine la centrale EDF de Flamanville et son réacteur EPR.

    Avec ses bâtiments austères et ses salles de commande tout droit sorties d’un épisode de Star Wars, le site évoque davantage les années 1980 qu’une usine à la pointe des technologies du nucléaire.

    Sans ses quatre piscines d’entreposage, qui permettent de refroidir les combustibles usés avant de les traiter pour en extraire les matières réutilisables et les déchets, les 56 réacteurs du pays ne pourraient pourtant pas évacuer puis remplacer les assemblages d’uranium qui leur permettent de fonctionner.

    RISQUE DE SATURATION

    Dans un scénario catastrophe qui verrait un arrêt des évacuations de combustibles usés vers La Hague, les entreposages au sein des centrales seraient remplis au bout de douze mois et les réacteurs devraient donc s’arrêter, ce qui a conduit la Cour des comptes, en 2019, à qualifier le site de « point de vulnérabilité important du fonctionnement actuel du cycle ».

    Or, les piscines de La Hague risquent d’être saturées à l’horizon de 2030. EDF, qui représente plus de 95% de l’activité de recyclage d’Orano, envisage d’en construire une nouvelle pour un montant de 1,25 milliard d’euros. Mais l’installation n’est prévue que pour 2034, ce qui va nécessiter d’augmenter le nombre d’assemblages de combustibles dans les bassins existants en attendant.

    Le risque de saturation tient au fait que le « cycle » nucléaire à la française ne permet aujourd’hui qu’une seule réutilisation des combustibles issus du retraitement, à savoir le Mox - fabriqué dans l’usine Orano Melox de Marcoule (Gard) - et l’uranium de retraitement enrichi, qui implique des allers et retours de matières avec la Russie.

    Un nouveau recyclage n’est pas envisagé avant la deuxième moitié du siècle. D’ici là, ces combustibles viennent donc remplir les piscines d’Orano, qui y entrepose chaque année davantage de matières qu’il n’en prélève.

    « L’ENVELOPPE DÉPEND DE CE QUE VOUS VOULEZ FAIRE »

    « Si on devait faire du traitement de combustible Mox en grandes quantités, l’usine n’est aujourd’hui pas adaptée », souligne le directeur adjoint de La Hague.

    Jean-Christophe Varin évoque le besoin potentiel de nouveaux investissements « conséquents » sur le site mais se refuse à donner des ordres de grandeur.

    « L’enveloppe dépend de ce que vous voulez faire. Pour faire du mono-recyclage, vous pouvez partir sur des briques technologiques qui existent déjà. Pour du multi-recyclage, les briques technologiques ne sont pas les mêmes, donc les enjeux de modernisation ou même de remplacement des installations ne sont pas les mêmes. »

    A court-terme, le premier enjeu consiste à garantir le fonctionnement du site Orano de La Hague jusqu’en 2040. Pour la seule période 2015-2025, il aura nécessité près de 300 millions d’euros d’investissements par an.

    À l’heure où l’on annonce que ce jour-même sera mis à l’ordre du jour la relance de l’industrie nucléaire - confirmation d’un engagement irréversible sur le pire type de sociétés de contrainte, de contrôle, de destruction du vivant, pendant au moins plusieurs générations - on voit qu’ils sont incapables de considérer la problématique du retraitement des déchets en dehors de logiques de #marché, de #compétitivité, de #modernisation, #d’innovation technologique, de #compétences, #d'avance_technologique, de #développement_industriel etc. tous ces concepts surannés, intégrés dans un même bloc idéologique, qui nous ont conduit au désastre.

    #obligation_technologique #contrainte_industrielle #déchets_nucléaire #productivisme #industrie_nucléaire #EPR