durcir le ton, élargir le front

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  • Après le 49.3 sur la réforme des retraites, Macron cloué au pilori par les éditorialistes français et internationaux – Libération
    https://www.liberation.fr/politique/apres-le-493-sur-la-reforme-des-retraites-macron-cloue-au-pilori-par-les-
    https://www.liberation.fr/resizer/9PlIPwX5mjutqJg2yPdes-AXVRM=/1200x630/filters:format(jpg):quality(70):focal(360x336:370x346)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/IYMUPQEDDRDDNB3LLX6NCHCJWQ.jpg

    « Une question domine déjà toutes les autres après cette journée historique : onze mois après son commencement, le quinquennat d’Emmanuel Macron est-il déjà fini ? » s’interroge Maurice Bontinck dans La Charente Libre, pour qui l’usage du 49.3 « résonne comme un aveu de faiblesse de ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui la minorité présidentielle ».

    • Oui, tant mieux, mais est-ce que ces commentaires strictement politiciens ont d’autres valeurs que divertissantes ?

      Toutes les réformes des retraites (avec celle maintenant de Macron et Borne), dans le fond (nous le savons) sont des tentatives pour la bourgeoisie d’économiser sur les retraites ouvrières pour que la plus grande part du budget de l’État puisse être réservée aux aides aux grandes entreprises, au grand capital.

      Dans cette histoire (dont il faudra bien sortir un jour), Macron n’agit pas en sale type caractériel, mais en domestique loyal (crâne, certes) du grand patronat. En « président normal », en conformité avec sa fonction de chef de l’État bourgeois : aider la bourgeoisie à rogner sur ce que l’État consacre aux retraités, aux chômeurs, aux hôpitaux, à la santé, aux transports publics, à l’éducation, aux collectivités locales, etc.

      Et dans cette histoire, le vacarme parlementaire (qui intéresse tant les éditorialistes français et internationaux) peut divertir, mais ça ne sert à rien d’autre.

    • Réforme des retraites : pourquoi Emmanuel Macron s’est-il entêté ?
      Explication d’Alain Minc

      Seul Emmanuel Macron connaît la réponse exacte à cette question qui taraude désormais jusqu’à certains députés de sa propre majorité, mais il y a pourtant plusieurs éléments de réponses. L’un d’eux a été fourni par Alain Minc. « Les marchés financiers nous regardent, cette réforme est un geste important à leurs yeux », a récemment estimé l’économiste et essayiste. Avec une dette qui a explosé avec le « quoi qu’il en coûte » mis en place pendant le Covid-19 puis les chèques pour contrecarrer l’inflation notamment sur l’énergie, les marchés attendent de la France un retour à une maîtrise des comptes pour continuer à lui accorder des taux à 3 %…

      https://www.ladepeche.fr/2023/03/18/reforme-des-retraites-pourquoi-emmanuel-macron-sest-il-entete-11069563.php

    • Du même :

      «  Je crois qu’iI est inenvisageable qu’elle ne passe pas. Et pour une raison que le pouvoir n’ose pas dire ou ne peut pas dire. Pourquoi il faut faire cette réforme ? Nous avons 3000 milliards de #dette. Le taux d’intérêt que nous payons est très proche de celui de l’Allemagne, ce qui est une espèce de bénédiction, peut-être imméritée. (…) Le marché, c’est un être primaire. S’il voit qu’on a changé l’âge, il considérera que la France demeure un pays sérieux. Vous allez me dire : c’est idiot. Peut-être, mais c’est comme ça. Quand on est #débiteur de 3000 milliards on fait attention à ce que pense son #créancier. Si aujourd’hui cette #réforme n’avait pas lieu, si les taux d’intérêt français augmentaient à cause de ça, imaginez qu’1% de plus c’est sur 10 ans 150 milliards, on parle de ces choses-là, c’est à dire des moyens de payer les retraites, mais aussi de payer les salaires des fonctionnaires, les infirmières… Donc cette réforme a une portée symbolique à laquelle il faut accepter de céder, peu importe les concessions qu’il va falloir faire. Et comme le président de la République qui sait quand même ce que sont les règles du monde financier ne peut qu’être conscient de ça, il ne cédera pas.   »

      Source : https://seenthis.net/messages/991502#message991610

    • Ni Dieu, ni Roy – Johann Chapoutot
      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/ni-dieu-ni-roy-20220425_SFIHPW4WXVEUPI3OERIJBSTHUI

      La Constitution de 1958 a transformé la France en aire de jeu pour personnalités rêvant de la « magistrature suprême ». Voulu par un vieux général patriarcal, le texte étouffe le débat et provoque une désaffection croissante à l’égard du suffrage, provoquant l’impuissance du pouvoir.

      Le passé, décidément, ne passe pas. Après avoir vu ressurgir Vichy et les mérites, manifestement trop méconnus, du maréchal Pétain, voilà réélu un faux jeune, qui cite Gérard Majax (à quand Léon Zitrone ou Sacha Guitry ?), qui rêve à Reagan et Thatcher et qui vient de découvrir l’importance de la question écologique (sur quelle planète, littéralement, vivait-il donc avant ce second tour ?). Le fringuant archaïque, ami des puissants (ceux qu’il a satisfaits en abolissant l’ISF) et des cogneurs (Benalla), rêve et jouit de verticalité, de royauté, d’autorité… Partout en Europe de l’Ouest, ce genre de personnalités est généralement exclu du champ politique. Partout, en effet, des démocraties parlementaires, avec des scrutins largement proportionnels, encouragent la discussion, le débat et une attention à l’intérêt général et au bien commun. La France, elle, est une aire de jeu offerte à des personnalités fragiles qui, tout petits déjà, se prennent pour Dieu ou le Roy. Les asiles, jadis, étaient pleins de gens qui se prenaient pour Napoléon : désormais, ils racontent à leur maman ou à Alain Minc qu’ils seront, un jour, grand chef à plume de toute la Terre.

      Personnalisation extrême

      Depuis 1958, ils peuvent rêver d’élection à la « magistrature suprême », au dialogue « d’un homme et du peuple », etc. Car, en 1958, un général né en 1890, éduqué par des hommes issus de la droite maurrassienne, qui pleuraient le XVIIe siècle de Louis XIV, qui maudissaient la Révolution française, celle qui avait décapité le Roy et le royaume, revient au pouvoir. Certes, à 67 ans, il n’avait pas l’intention de commencer une carrière de dictateur, mais il lui fallait en finir avec la République parlementaire, qu’il abhorrait car elle était, à ses yeux (comme à ceux de Pétain), responsable de la défaite de 1940. Il fallait un nouveau Roy à la France, et tenir en respect les Etats généraux du Palais-Bourbon. En 1962, estimant que sa légitimité historique ferait défaut à ses successeurs, il leur offrit par référendum la légitimité politique, celle du suffrage universel direct : les députés protestèrent (la précédente tentative, en 1848, avait abouti à un coup d’Etat bonapartiste et à un nouvel Empire…), votèrent une motion de censure contre le gouvernement Pompidou (la seule en soixante-quatre ans, à ce jour), Mongénéral, furieux, dissout, et ce fut tout.

      Le résultat est là : une personnalisation extrême, des programmes parfois inexistants, car, comme le dit le candidat Macron, en 2016, « on s’en fout », un scrutin uninominal à deux tours, qui aboutit, pour la majorité des électeurs, à un non-choix. De Gaulle avait trop d’orgueil et de souci du bien commun pour en abuser : il se retira quand il fut désavoué, en 1969. Mais n’est vraiment pas de Gaulle qui veut : en 2022, on peut être « élu » avec 38,5 % des inscrits (dont une grande partie « contre elle » et non « pour lui »), avoir perdu 2 millions de voix et 5,6 points par rapport à 2017, avoir permis une croissance de près de 3 millions de voix de l’extrême droite, et être revêtu du lourd cordon de la Légion d’honneur et de pouvoirs exorbitants (le président des Etats-Unis n’en a pas autant, et de très loin). Est-ce bien suffisant pour continuer à fermer des maternités et détruire l’hôpital (17 500 lits fermés lors du quinquennat qui s’achève) ? Pour abreuver d’argent public les cabinets de conseil qui ont contribué à son élection de 2017 ? Pour fréquenter des voyous épargnés par des parquets compatissants ? Pour assister, sans rien faire, voire pire, à la destruction du vivant ? Pour continuer à se proclamer le « camp de la raison » alors que l’on est confit en idéologie déraisonnable, voire irrationnelle (le « ruissellement », l’« écologie productive »…) ? Pour raconter tout (singer le slogan du NPA, puis de LFI, entre les deux tours) et continuer à faire n’importe quoi ? Pour insulter, ignorer et assouvir ses fantasmes infantiles de toute-puissance ?

      Structures mentales archaïques

      Il ne faut pas personnaliser outre mesure : le pouvoir grise, isole, peut rendre fou et, de toute façon, la Constitution de 1958 est un appel aux dingues. Les gens qui paradent et caracolent sur les cendres d’une élection par défaut sont le produit de structures mentales archaïques (le mythe du messie, le culte servile du « chef »), d’intérêts patrimoniaux puissants et d’un mode de scrutin obsolète : rappelons que la Constitution de 1958 est une constitution de guerre et de guerre civile (guerre d’Algérie, 1954-1962), voulue par un vieux général patriarcal et défiant à l’égard des parlements qui, au fond, avait fait son temps dès 1968. De Gaulle partit en 1969, mais la Constitution demeura, et demeure toujours. Tant qu’elle demeurera, elle étouffera le débat, assourdira l’intelligence collective et produira des catastrophes : une désaffection croissante à l’égard du suffrage, avant la bascule vers l’autoritarisme, stupidement préparé par la veulerie d’un « pouvoir » impuissant, qui ne tient que par le recours massif à la violence, et sourd aux questions fondamentales de notre temps – le besoin d’intelligence face aux injustices croissantes et à la dévastation du monde.

      source : https://seenthis.net/messages/958660

  • Sens dessus dessous
    https://lundi.am/Sens-dessus-dessous

    À défaut d’avoir mis la France à l’envers (tout juste une voiture, c’était rue des Boulets), le (non-)mouvement contre la réforme des retraites a retourné quelques convictions, peut-être aussi quelques cerveaux. À première vue c’est à n’y rien comprendre. Rembobinons : cinq ans plus tôt, « on » constatait l’apparente perte de contrôle des syndicats sur leur propre folklore (le 1er mai lui-même leur échappait), un an plus tard on se demandait, avec gravité, si l’Élysée pouvait être pris d’assaut (en gilet de sécurité), voire s’il était légitime de mobiliser des blindés pour l’empêcher. Deux ans après encore, on se questionnait en long, en large et en podcasts, sur le monde d’après, à quel point il serait si fliqué ou si différent. Aujourd’hui, hiver 2023, « on » se réjouit de voir fleurir les poussettes en manifs, on se demande si un porte-parole syndical ne ferait pas un bon président, on écoute l’un de ses collègues féliciter le préfet de police, on ose comparer l’assemblée nationale à une zone à défendre. Les Gilets Jaunes sont portés disparus, ou plutôt dissous dans un nouveau sujet éditorial, la « France des sous-préfectures », voire celle « des barbecues ». L’« ultra-gauche » se révèle plus indétectable qu’un ballon chinois, seule la presse régionale croit voir encore sa main derrière les actions les plus insignifiantes.

    (...) "On l’a fait !", le million, puis les deux millions. Plus que lors du précédent mouvement des retraites. Un chiffre qui rassure, comme s’il suivait un traumatisme, comme s’il fallait prouver qu’on puisse encore faire société - après qu’elle fut menacée, celle-ci, par la plèbe, puis par une pandémie. Un chiffre qui est appuyé par un autre, celui des signataires de la grande pétition, et encore par un autre, le pourcentage des français opposés à la réforme, voire favorables au blocage du pays. Face à ces gros-gros chiffres, le gouvernement devrait s’incliner, ou tout du moins ouvrir le dialogue avec la rue, pardon avec ses représentants, en fait avec les leaders syndicaux. Ce serait une victoire pour nos droits sociaux, mais plus encore pour la démocratie.

    Vu la manière dont cette protestation est menée, on peut se demander s’il ne s’agit pas moins d’un mouvement contre les retraites que pour la démocratie. Après avoir été écrasés, les corps intermédiaires réclament leurs droits. « La vraie démocratie, elle est ici. ».

    (...) Pour enfoncer le clou, les principales directions syndicales avaient accouru aux pieds de Macron pour lancer un appel au calme conjoint après les émeutes du 1er décembre 2018. La CGT, constatant qu’une partie de ses militants était aussi sur les ronds-points, avait quant à elle tenté peu avant Noël de faire diversion avec ce qui s’avèrera être la manifestation la plus ridicule de l’année. Elle confirmait ainsi préférer se couvrir de ridicule que soutenir ce qui lui échappait, qu’importe l’orientation de sa base.

    (...) D’ailleurs, qu’est ce qu’une retraite ? Assurément un temps d’après la fameuse "vie active" (quel drôle de nom quand même). Un petit paradis – plus ou moins vert et plus ou moins pour tout le monde selon que l’on est plutôt droitier ou plutôt social -, mais surtout un petit paradis terrestre gagné après une existence de... travail. L’effort toujours, le mérite encore, la récompense laborieuse enfin. Comme s’il ne suffisait pas de trimer pour un salaire, il faudrait encore le faire pour être peinard quand on sera vieux. "Un jour ma retraite viendra..." comme le disait sur une pancarte de janvier 2023 une Blanche-Neige décatie.

    Au final, autant se dire : qu’est ce que la retraite sinon une remise à plus tard de la question de l’arrêt du travail ?
    (Au fond, rappelons-le : qu’est ce que la Gauche sinon une remise à jamais de la possibilité révolutionnaire ?)
    Nous nous en tiendrons là. (...)

    AMORCE

    Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise pratique en soi, sur ce point rien de nouveau (jeter une pierre peut servir une lapidation). Ce qui ne veut pas dire que toutes les pratiques de lutte sont équivalentes. De la même manière, la puissance d’un geste n’est pas garantie par le contexte. Quand bien même c’est bien à ce dernier qu’il doit être adéquat. Enfin, il faut laisser à sa juste place le sujet d’une action - un acte puissant n’est-ce pas un acte réappropriable donc par définition à l’auteur soluble ? Pour le dire autrement : ce qui fait dire que le mouvement des Gilets Jaunes était insurrectionnel, ce n’est pas parce que ses pratiques étaient "innovantes" (du barbecue à l’émeute, rien de nouveau), ni parce qu’elles étaient le fait de "la France périphérique", ni parce qu’il était la première grogne d’un monde post-pétrole. Peut être la conjonction de tout ça, mais plus encore, parce que, partant de cette conjonction, le mouvement a produit à plusieurs reprise des décalages (le diable est dans les détails), voire des dépassements. Le premier ayant été de sortir de Facebook, le second d’occuper des ronds-points, le troisième de manifester sur la place de l’Étoile (le plus fameux d’entre eux), le quatrième de quitter le jeu de la représentation, et ainsi de suite.

    Pour revenir à la situation présente : ce que nous voulons dire c’est que tout est déjà là. Les deux millions de manifestants, Macron, l’expérience de l’émeute comme du blocage, les complicités ainsi que la sécheresse, le dégoût du travail et la fin de la politique, les bureaucrates têtes-à-claques, qui n’en peuvent plus d’attendre de s’en prendre. On propose donc d’écarter un temps, disons le 7 mars, tout penchant pour la nostalgie, la résignation ou le cynisme, et d’y aller. Pas pour tout réinventer, pas pour rejouer le même spectacle, pas pour attendre on ne sait quel surgissement. Pour ouvrir une brèche, créer un appel d’air. Contre l’apathie, les services d’ordre, contre la police. Contre la mascarade démocratique, les farandoles protestataires, contre le travail.

    edit où, d’évidence, il s’agit de ne pas gâcher un « mouvement social » donc de creuser le refus qu’il porte, manifeste
    #écart #retraites,

    • vitesse. les textes politiques bien écrits et non dénués l’humour (sans trop d’ironie) sont rares, voilà pourquoi non content de le signaler ici j’en recommande la lecture. certes, il y aurait à pointer les élisions de ce texte qui se veut un texte d’intervention et à ses coups de pieds de l’âne (contre la RDR, par exemple), de son aristocratique refus « du social ». Je m’en abstiens ici pour l’heure.

      (et merde, il semblerait qu’il faille être rentier pour écrire un texte politique enlevé, sale époque pour les prolotes et les cassos)

      et, en contrepoint, renvoie sur la question à une des expressions les moins vide, en provenance d’une gauche keynésienne, républicaine et... luxembourgiste (!)
      https://seenthis.net/messages/991502

      poke @cabou

    • Oui, Ok pour les lectures en contrepoint, dès lors que cela permette d’avancer ;-)

      Là ,c’est vrai qu’on a deux textes très différents.

      J’avoue que j’ai parfois un peu de mal avec le ton et la posture très « ultragauche grandiloquente » de Lundi matin (qu’on ne retrouve pas bizarrement dans leurs vidéos), quand il ne s’agit pas du propos lui-même qui peut s’avérer très problématique (par exemple, tel que tu l’indiques, leur position conspirationniste et validiste sur la diffusion du COVID).

      Une fois qu’on a bien dégraissé tout ça, ce texte ne manque pas de pertinence sur l’analyse de la situation et les carences des uns et des autres (même si cela reste quand même insuffisant). La fin du texte - en gros, on évite de recommencer la rengaine et on « amorce » la rupture - si, tel devait être son message essentiel, alors j’approuve complètement, même si je pense qu’il n’était pas forcement nécessaire de monter sur ses grands chevaux pour le dire.

      L’autre texte dont les auteurs me sont totalement inconnus, me fait penser un peu aux pages du Monde diplo de ce mois de février, avec le texte d’Annie Ernaux et un autre sur la référence à 95.

      On n’y apprend pas forcément grand-chose mais il permet de rappeler que chaque période historique crée ses propres conditions particulières d’émergence du social et qu’actuellement nous n’avons pas le choix de passer un cap qualitatif qui évite la répétition (une autre façon de dire ce qui est raconté dans Lundi matin) . Il est important de signifier aujourd’hui, par exemple, qu’il ne peut pas y avoir de « grève par procuration ». D’autre part, on lit qu’un processus révolutionnaire - il ne faut pas avoir peur du mot, surtout quand on prend Rosa Luxemburg comme référence - doit nécessairement être un processus de masse (qui n’est pas synonyme de majoritaire) ce dernier ouvrant vers des perspectives plus larges que celles de son commencement (comme les GJ, par exemple).

      Oui !!

      Je serais beaucoup moins optimiste qu’eux concernant les conséquences forcément « fondatrice » qui succéderait à ce présent mouvement, y compris en cas de défaite. Mais ça c’est mon côté matérialiste non-croyant.