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/2024

  • Ce qui ne change pas non plus, c’est la nullité crasse du personnel macroniste… Une bande de nullos incompétents et prétentieux.
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/20/a-l-assemblee-nationale-une-nouvelle-journee-tendue-entre-soupcons-de-fraude

    Des macronistes trop confiants

    A ce moment-là, alors que le RN quitte l’enceinte du Palais-Bourbon, les macronistes sont mathématiquement assurés de faire une razzia sur le bureau. Visiblement trop confiants, ils baissent la garde et s’en vont peu à peu. Ils laissent la gauche, restée presque au complet, nouer une alliance avec LIOT pour faire élire neuf secrétaires issus du NFP sur les douze places. Le tout s’est joué entre minuit et 4 heures du matin.

    • à ce niveau de bordélisation, il y a sur la table certes l’hypothèse de l’incompétence, mais aussi pourquoi pas, celle de la stratégie assumée pour paralyser non seulement l’exécutif mais aussi tant qu’à faire, le parlement. Parce-que j’ai bien l’impression que le résultat, c’est une cohabitation interne au bureau de l’AN et donc une neutralisation assurée. Objectif à terme : que les bons français réclament de l’ordre. J’ai du mal à croire que les mecs soient partis se coucher sans en avoir reçu l’ordre...

    • Ne pas perdre de vue le rasoir de Hanlon que @lefayot rappelle régulièrement :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_de_Hanlon

      Formulée en 1980 par le programmeur américain Robert J. Hanlon, cette règle s’énonce de la manière suivante : « Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer. »

      Le niveau de machiavélisme du macronisme, c’est pas subtile, c’est juste bête et méchant :

    • Je ne dis pas que la bêtise, l’incompétence, l’alcoolisme et le sommeil, ne sont pas une hypothèse sur la table. Mais à titre personnel, il m’arrive souvent de très bien savoir « faire l’idiot » (et je l’ai appris à mes enfants, c’est très utile dans la vie) et parmi la panoplie du parfait petit politicien, ce n’est pas le moindre des outils.

  • François Ruffin : « Il fallait que je coupe la corde avec Jean-Luc Mélenchon pour pouvoir respirer »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/10/francois-ruffin-jean-luc-melenchon-a-la-tele-tous-les-deux-jours-ca-nous-etr

    Réélu de justesse, dimanche 7 juillet, dans la 1re circonscription de la Somme face au Rassemblement national (RN), le député François Ruffin pose un regard critique sur La France insoumise (LFI), la formation politique qu’il a quittée avant le second tour des élections législatives. Appelant à ne pas opposer « la France des bourgs et [celle] des tours », il accuse son ancien parti d’avoir sciemment abandonné les campagnes populaires et les terres ouvrières, pour se concentrer uniquement sur la jeunesse et les quartiers.

    Le monsieur continue sa mue Vallsiste.

    #paywall :-)

    • Dans son interview au Monde, Ruffin dit que son livre d’interpellation « je vous écris du front de la Somme » n’a suscité aucune réaction ni débat. Or, je l’avais lu et j’en avais pointé dans cet article les limites très lourdes : https://seenthis.net/messages/974803

      2/Dans ce livre, Ruffin observe par exemple des discours omniprésents comme celui sur l’assistanat. Mais plutôt que de le contrer il propose d’aller dans son sens en modifiant notre protection sociale pour rassurer ces préjugés. C’est une grosse erreur stratégique.

      3/Il évacue par ailleurs la question du racisme d’un revers de la main avec une légèreté assez désarmante, montrant avec désinvolture qu’il ne s’intéresse pas au sujet. Son seul argument « on me parle pas de ça ». Si j’étais racisé ce n’est à Ruffin que je parlerais c’est sûr.

      4/Ruffin accuse la FI de ne pas s’être remise en cause mais lui même fait du sur place : son approche de la « France des bourgs » est caricaturale et prétexte à justifier des renoncements sur le programme social et économique, tout en refusant de combattre le racisme.

      5/Heureusement Ruffin n’a pas le monopole de la France des campagnes. Moi j’écris depuis le front de la Charente où l’on a échappé au RN à quelques dizaines de voix près et mon approche diffère sensiblement de la sienne : je ne pense pas qu’être la gauche complexée nous aidera.

      6/Je m’explique : s’il faut évidemment adapter son style, façon de parler et être bien intégré dans les milieux que l’on peut rallier à sa cause, tout le monde aime, en particulier dans les petites villes et les campagnes, les gens intègres et entiers.

      7/Je peux être respecté et entendu dans des milieux ruraux tout en conservant mes convictions : c’est souvent bien apprécié. Au contraire les gens qui tiennent un double discours, brossent dans le sens du poil, tiennent des propos différents selon le quartier où ils sont etc...

      8/ eux sont considérés comme des politicards pas fiables du tout et indignes de confiance.
      Etre de gauche décomplexée ce n’est pas rester dans son safe space social (entre soi) et parler sa propre langue. C’est aller vers les autres mais en assumant pleinement ses convictions.

      9/C’est possible de parler de sexisme à des syndicalistes de plus de 50 ans, ça marche (je le fais depuis 5 ans), c’est possible de parler de racisme au milieu de petits commerçants. Il suffit d’être clair, tranquille et de ne pas avoir la gauche honteuse comme Ruffin l’a, hélas.

      10/ NB : chier sur ses anciens amis et camarades quand ils sont attaqués de toute part ce n’est pas un comportement très valorisé dans notre monde rural où la loyauté et l’amitié jouent un grand rôle face à l’adversité du monde du travail et des institutions hostiles

      https://x.com/NicolasFramont/status/1810930234243350948

    • « Car c’est bien cette éthique méritocratique du travail qui ancre l’adhésion de certains milieux populaires au mythe de l’assistanat et son revers : un chauvinisme de classe raciste sur lequel prospère le RN et sa proposition de sacrifier les étrangers pour gagner une part du 🎂 »

      son déni continu du fondement raciste du vote RN, et l’incapacité d’analyser les réalités hétérogènes du salariat.

      https://threadreaderapp.com/thread/1810991132609835303.html

    • Frustration enfonce le clou :
      https://www.frustrationmagazine.fr/ruffin-strategie

      (...)

      Il s’agit d’un cas typique de “”dogwhistle”, c’est-à-dire d’envoyer des signaux à l’extrême droite sans le dire explicitement, pour tenter de les convaincre sur un malentendu. Le constat est violent : Ruffin est prêt à épouser la rhétorique d’extrême droite et la rhétorique pro-israélienne pour nuire à la France Insoumise si cela lui permet d’être élu.

      (...)

      On ne cesse de le dire : ce n’est pas sa déloyauté envers JLM, dont tout le monde se contrefout. Ce qui pose problème, ce sont ses sorties reprenant des thèmes d’extrême-droite, sans en avoir l’air.

    • La première chose qui choque dans le soudain retournement de François Ruffin est le timing. Et les calendriers disent quelque chose en politique.

      La droite et l’extrême droite ont construit depuis des mois un narratif où le danger en France serait “l’extrême gauche” incarnée par Jean-Luc Mélenchon, et que ce danger surpasserait celui de l’extrême droite. Il faudrait donc “faire barrage” à la gauche, peu importe avec qui.
      L’électorat de gauche et même une partie de l’électorat centriste n’a pas suivi ce discours et c’est ce qui a permis la défaite du Rassemblement National.

      On voit le premier problème. Jean-Luc Mélenchon n’est pas au pouvoir. C’est Emmanuel Macron : c’est lui qui martyrise les Français depuis près d’une décennie (si l’on compte, et on doit le faire, ses années Hollande). Emmanuel Macron avec qui, cela a été documenté et ce malgré une opposition frontale de façade, François Ruffin est en réalité en excellents termes :

      Les deux avaient mis en scène un faux affrontement lors d’un reportage sur le dos des ouvriers il y a quelques années se mettant d’accord à l’avance sur la scène à jouer.
      Dans la circonscription de François Ruffin, Emmanuel Macron a personnellement appelé la candidate macroniste pour qu’elle se désiste et soutienne François Ruffin
      Le père d’Emmanuel Macron a dans la presse expliqué toute l’affection qu’il porte à François Ruffin. Pour sûr, ces marques de tendresse ne seraient pas les mêmes si François Ruffin était perçu comme une menace radicale pour Macron.

      Ensuite, Jean-Luc Mélenchon risquait-il d’arriver au pouvoir ? Non. Bardella et le RN oui. (...)

      (...) Une errance stratégique

      On le voit la stratégie de Ruffin mélange deux tendances à gauche :

      Etre discret ou faire taire l’antiracisme et la lutte pour les droits LGBT pour épouser ce qu’on s’imagine être “un bon sens populaire” chez les ouvriers blancs (alors que ceux-ci sont en réalité divers).
      Rassurer la bourgeoisie, faire des compromis avec la classe politique dominante, défendre un programme social-libéral c’est-à-dire quelques petites avancées sociales contre d’autres mesures libérales en faveur du petit et moyen patronat. Il est significatif également que François Ruffin qui s’est fait connaître pour ses positions protectionnistes, n’en parle quasiment plus.
      Rassurer la bourgeoisie cela passe aussi par taper avec la meute sur Jean-Luc Mélenchon qui effraie l’électorat centriste.

      Certains pensent que l’efficacité doit primer, qu’il faut mentir en campagne pour accéder au pouvoir puis appliquer un programme de rupture. Ce serait en réalité la stratégie de François Ruffin. Cette thèse ne tient pas compte des rapports de force et des dynamiques politiques de fond, ni de ce qui transparaît de la pensée politique de François Ruffin.
      Mais admettons cette hypothèse farfelue : Ruffin serait un Hollande inversé, cherchant à arriver au pouvoir en rassurant la bourgeoisie et sans froisser les racistes, afin de “trahir” pour appliquer in fine une politique résolument de gauche. Est-ce que cette stratégie est efficace ?

      Nous avons une réponse grâce au rousselisme, dans lequel Ruffin inscrit ses pas. Roussel, secrétaire général du Parti Communiste et candidat à l’élection présidentielle 2022, a bénéficié d’une énorme aura médiatique, construite sur la détestation de Jean-Luc Mélenchon. Roussel s’est attiré les sympathies de la droite, celle-ci le voyant comme le retour d’une gauche anti-immigrés, anti-bobos, anti-assistés, pro-police etc.
      Les militants communistes ont naïvement pensé que cette popularité à droite, cet enthousiasme médiatique, traduisait une popularité réelle dans la population.
      Mais le constat a été sans appel : si Roussel a réussi à s’attirer les affinités de la classe dominante, car celui-ci a été instrumentalisé contre la France Insoumise, il ne s’en est pas attiré les votes. Ni les bourgeois, ni les classes populaires blanches ne l’ont plébiscité.
      Les échecs cuisants se sont succédés (sans que cela ne remette en question son culot à donner des leçons stratégiques) :

      Roussel a fait 2,3% aux élections présidentielles de 2022, un des pires scores jamais faits par un candidat communiste à cette élection.
      Son poulain Léon Deffontaines (passant son temps à attaquer la France Insoumise sous les mêmes angles que François Ruffin) a fait 2,5% aux européennes : le Parti Communiste n’enverra donc aucun élu au Parlement Européen.
      Léon Deffontaines et Fabien Roussel ont tous deux été éliminés dès le premier tour des élections législatives 2024.

      Bref le résultat n’est pas glorieux, et en épousant exactement la même rhétorique et stratégie, on peut prédire le même destin à Ruffin qui s’imagine pouvoir renverser des tendances politiques de fond juste grâce à sa gouaille, ce qui est aussi égocentrique que farfelu. En l’état, le destin de Ruffin, qui se prépare à la présidentielle, aurait pu être le même que Hamon, Roussel etc : prendre les voix de la gauche libérale (Cazeneuve, Glucksmann), une partie de celle de LFI, pour faire entre 5 et 8% et empêcher l’accession d’un candidat de gauche au second tour. Mais pour cela il aurait dû conquérir le soutien du Parti Socialiste, ce qui n’a plus rien de certain. Celui-ci, revigoré, n’a plus besoin de lui et peut faire émerger ses propres figures. Politiquement, François Ruffin sort donc affaibli de la séquence, obligé d’envisager de créer un groupe parlementaire avec les très minoritaires communistes et dissidents insoumis.

      Par ailleurs, la victoire de l’antifasciste Raphaël Arnault dans une circonscription qu’il a reprise au Rassemblement National, montre qu’on peut gagner, y compris dans des zones acquises à l’extrême droite, sans renoncer à tout discours antiraciste.

      Un problème politique de fond : la division artificielle des classes populaires

      Peu après sa réélection, François Ruffin a tenté de justifier politiquement et théoriquement sa rupture avec la France Insoumise. Mais celui-ci l’a fait sous un angle qui pose des questions de fond.

      Il a notamment déclaré : “Perdre les ouvriers, ce n’est pas seulement perdre les électeurs, pour la gauche, c’est perdre son âme”.
      Cette phrase s’inscrit dans une rhétorique générale de la droite qui est que la France Insoumise aurait délaissé “les ouvriers” au profit “des banlieues” ou “des musulmans”. Il faut malheureusement le dire : il s’agit là d’un imaginaire raciste qui ne considère comme ouvriers que les ouvriers blancs… Car dans les “banlieues”, dans le 93, il y a bien des ouvriers, des employés, fussent-ils arabes ou noirs, fussent-ils musulmans.

      La deuxième question qui est posée par cette phrase est aussi issue d’un sous entendu. Mais que fait donc la gauche pour “perdre les ouvriers” ? Celle-ci propose l’augmentation du smic, le blocage des prix, le RIC, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, la baisse de l’âge de départ à la retraite… Autant de mesures qui bénéficieraient très concrètement à la classe ouvrière. On le comprend en filigrane : François Ruffin est inquiet que la gauche perde non pas “les ouvriers” mais une partie des ouvriers blancs à cause du discours antiraciste.

      Ce faisant, il fait une double erreur. Tout d’abord il y a toujours eu des ouvriers de droite. Il y en a plus qu’avant et ceux-là passent à l’extrême droite. Mais il y a aussi toujours beaucoup d’ouvriers de gauche – Mélenchon a convaincu 27% des ouvriers qui votent en 2022 – et beaucoup d’ouvriers qui refusent de se positionner politiquement (et s’abstiennent). Or le rôle d’une gauche de rupture n’est pas d’épouser les idéologies à l’œuvre dans les classes populaires (par nature diverses) mais de recréer de la conscience de classe. Pour être clair : on ne flatte pas les affects réactionnaires par peur d’être minoritaire. Si la gauche gagne parce qu’elle se droitise, alors elle n’est plus la gauche.

      C’est également ce qu’explique Nicolas Framont, rédacteur en chef de Frustration Magazine, réagissant à la dernière interview de François Ruffin au Monde – ce dernier appelant à discuter ses thèses, ce à quoi nous nous attelons donc : dans son livre Je vous écris du Front de la Somme “ Ruffin observe par exemple des discours omniprésents comme celui sur l’assistanat. Mais plutôt que de le contrer, il propose d’aller dans son sens en modifiant notre protection sociale pour rassurer ces préjugés. C’est une grosse erreur stratégique. (…) Ruffin accuse la FI de ne pas s’être remise en cause mais lui même fait du sur place : son approche de la « France des bourgs » est caricaturale et prétexte à justifier des renoncements sur le programme social et économique, tout en refusant de combattre le racisme. Heureusement Ruffin n’a pas le monopole de la France des campagnes. Moi j’écris depuis le front de la Charente où l’on a échappé au RN à quelques dizaines de voix près et mon approche diffère sensiblement de la sienne : je ne pense pas qu’être la gauche complexée nous aidera. Je m’explique : s’il faut évidemment adapter son style, façon de parler et être bien intégré dans les milieux que l’on peut rallier à sa cause, tout le monde aime, en particulier dans les petites villes et les campagnes, les gens intègres et entiers. Je peux être respecté et entendu dans des milieux ruraux tout en conservant mes convictions : c’est souvent bien apprécié. Au contraire, les gens qui tiennent un double discours, brossent dans le sens du poil, tiennent des propos différents selon le quartier où ils sont etc. eux sont considérés comme des politicards pas fiables du tout et indignes de confiance. Être de gauche décomplexée ce n’est pas rester dans son safe space social (entre soi) et parler sa propre langue. C’est aller vers les autres mais en assumant pleinement ses convictions. C’est possible de parler de sexisme à des syndicalistes de plus de 50 ans, ça marche (je le fais depuis 5 ans), c’est possible de parler de racisme au milieu de petits commerçants. Il suffit d’être clair, tranquille et de ne pas avoir la gauche honteuse comme Ruffin l’a, hélas .”

      On reproche beaucoup à Jean-Luc Mélenchon sa mégalomanie. Les considérations psychologiques et égotiques de tel ou tel politicien ne nous intéressent pas beaucoup à Frustration : là n’est jamais l’essentiel. À tort ou à raison, Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise incarnent une gauche de rupture, de luttes de classes, antiraciste, et c’est à ce titre qu’ils sont attaqués. Il est toutefois parlant que cet axe – celui de l’égotisme – ne soit pas développé contre François Ruffin, pourtant pas le dernier pour se mettre en scène chaque fois qu’il le peut. Le film qui l’a rendu célèbre, Merci Patron, est d’ailleurs entièrement tourné autour de lui-même, héros des classes populaires. Ici l’égo-trip devient un problème politique pour notre camp social quand Ruffin prend le moment d’une possible victoire de l’extrême droite pour régler ses comptes personnels et la voit comme une opportunité pour sa carrière politique, pour se positionner pour 2027 en tentant de nuire à ceux qu’ils considèrent comme des concurrents en pleine campagne réactionnaire. Le problème est d’autant plus profond quand celui-ci s’aligne politiquement sur la critique de droite de l’anti-racisme, divise artificiellement les classes populaires, et met en scène son alliance et son affinité avec toutes les forces politiques à l’origine du macronisme.

      ROB GRAMS

    • Ludivine Bantigny :

      Je ne suis pas à #LFI mais m’en suis rapprochée surtout dans les luttes, tant depuis des années elle est en soutien aux travailleuses et travailleurs partout où c’est possible. L’accusation selon laquelle elle aurait abandonné le monde du travail est insensée. Fil à ce sujet 🧵

      https://threadreaderapp.com/thread/1811503094032982443.html
      https://x.com/LBantigny/status/1811503094032982443

      « C’est la preuve que le discours réel ce n’est pas ’’la FI ne parle plus aux ouvriers’’ mais ’’la FI ne parle pas aux ouvriers comme j’aimerais qu’on leur parle’’ »

  • Par contre dans notre circonscription (8e de l’Hérault), on est en train de passer au RN. Le score se resserre (on a commencé la soirée avec 54% pour le RN), mais le RN est encore nettement devant (3000 voix d’avance alors que 87% des bulletins ont été décomptés).

  • #Législatives : #CNews incite ses téléspectateurs à ne pas accepter le résultat des #élections si le #RN ne l’emporte pas

    https://www.telerama.fr/television/legislatives-cnews-incite-ses-telespectateurs-a-ne-pas-accepter-le-resultat

    CNews incite ses téléspectateurs à ne pas accepter le résultat des élections si le RN ne l’emporte pas

    “MA VIE AU POSTE” – Tandis que les immigrés multiplient les agressions au couteau dans nos rues et nos campagnes, la “politicaillerie” des désistements va voler au peuple sa victoire électorale. Sur CNews, ça fait longtemps que le RN a gagné.

    Capture d’écran CNews

    Par #Samuel_Gontier

  • Un article tardif
    Au RN, l’effacement officiel de toute « idéologie » masque mal la radicalité de ses cadres
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/04/au-rassemblement-national-l-effacement-officiel-de-toute-ideologie-masque-ma

    Les chapelles l’#extrême_droite - #catholiques_traditionalistes, #nationalistes_révolutionnaires, #identitaires, souverainistes et #nouvelle droite - restent omniprésentes dans le fonctionnement du parti.
    Par Corentin Lesueur

    Plus rien ne serait radical au Rassemblement national (#RN). Ni les dizaines de candidats aux législatives épinglés pour #racisme, #antisémitisme ou #complotisme, la plupart maintenus après leur qualification au second tour du 7 juillet – « Ne salissons pas gratuitement des candidats qui représentent le peuple de France », a balayé, lundi 1er juillet, Jordan Bardella, président du parti et aspirant premier ministre. Ni les idées véhiculées par leur programme – « Nous ne sommes pas un parti d’idéologie, mais un parti d’action », assurait-il pendant la dernière campagne européenne.

    #Préférence_nationale, discrimination des binationaux dans l’accès aux emplois publics : les engagements xénophobes des héritiers de Jean-Marie Le Pen ne seraient plus motivés par un quelconque dogme, mais par le seul « bon sens ».

    https://justpaste.it/ej8cx

    #droit_du_sang

    • Dans l’équipe de Bardella, un militant d’extrême droite surveillé par le renseignement
      https://www.liberation.fr/politique/dans-lequipe-de-bardella-un-militant-dextreme-droite-surveille-par-le-ren

      Mathieu Balavoine, dont le nom est associé aux dossiers judiciaires impliquant le groupuscule #Génération_identitaire, était présent au siège du RN lors du discours du président du parti, le soir du premier tour des législatives.

      Décidément, la vie ne leur apprend rien. Libé a pu identifier la présence de Mathieu Balavoine, un militant d’extrême droite radicale et figure normande de la mouvance identitaire, au siège du Rassemblement national lors du discours de Jordan Bardella prononcé dans la foulée de l’annonce des premiers résultats des élections législatives, dimanche 30 juin. Ce trentenaire est « suivi » par le renseignement selon nos informations et apparaît dans plusieurs affaires judiciaires pour son militantisme, parfois violent, au sein de Génération identitaire (GI). Et dimanche, il portait autour du cou un badge frappé des trois lettres « COM » (pour « communication ») prouvant son appartenance à l’équipe du président du RN. Sollicités par Libération, ni ce dernier, ni Mathieu Balavoine n’avaient réagi ce mercredi en fin d’après-midi.

      Chemise blanche et pantalon chino, petit bouc et cheveux soigneusement peignés, Mathieu Balavoine avait le parfait look passe-partout d’un communicant dimanche soir. A l’aise au milieu du parterre de journalistes, il est passé inaperçu. A 34 ans, l’homme est pourtant un vieux routier de l’activisme radical. Selon une source policière, il est par ailleurs « suivi » par les services de renseignement pour son « rôle militant important » en Normandie.

      Entraînements au combat, colloques suprémacistes et pèlerinages

      Son nom ressort en outre dans des dossiers judiciaires impliquant Génération identitaire, groupuscule dissous en mars 2021 pour son racisme et la violence de ses membres. Balavoine a même été condamné pour sa participation, en 2017, à l’attaque des locaux marseillais de l’ONG de secours aux exilés naufragés SOS Méditerranée. Il était ainsi du commando d’une vingtaine de militants poursuivis pour « violences » dans cette affaire et a été condamné, en octobre 2022, à une peine de prison avec sursis. Il a fait appel.

      Ce qui ne l’a pas empêché, par exemple, de couvrir en tant que photographe le dernier grand meeting de Marine Le Pen, dans l’entre-deux-tours de la dernière campagne présidentielle, en avril 2022. Pourtant le même, dans un reportage du Monde, fin 2019, lançait : « Le RN, c’est un peu comme la chemise à manches courtes du militantisme, c’est un peu ringard. » Quatre ans plus tôt, il s’était présenté aux cantonales de 2015 pour le parti à la flamme, qui s’appelait encore Front national. Dans le reportage du Monde, l’ami à ses côtés enchaînait en dénonçant « la colonisation inversée » de la France : « Ils [les étrangers, ndlr] ont un tel degré d’appropriation de notre pays qu’ils vont jusqu’à taguer en arabe. »

      Le RN n’apparaît surtout pas assez radical pour Balavoine. Le trentenaire évolue ainsi depuis de longues années dans les sphères groupusculaires de la marge identitaire. Depuis 2018, son appareil en bandoulière, il crapahute avec ses camarades dans les manifestations racistes parisiennes, les actions xénophobes normandes ou dans les Alpes, les entraînements au combat de groupuscules, les colloques suprémacistes, les pèlerinages traditionalistes. Il va jusqu’à Vienne ou Anvers pour photographier les défilés des camarades identitaires européens. Une activité qu’il poursuit encore : pas plus tard qu’en janvier, il était du défilé identitaire en hommage à Sainte-Geneviève que la préfecture de police a tenté d’interdire pour cause de débordements violents lors des précédentes éditions. Mais la justice avait finalement cassé un arrêté mal ficelé, permettant la tenue de l’événement.

      A l’occasion sur Radio courtoisie

      Proche du groupuscule rouennais « les Normaux », resucée de GI lancé dans la foulée de son interdiction, Mathieu Balavoine, qui évolue sous le pseudo de « Bontant », est aussi membre de l’Association de soutien aux lanceurs d’alerte. Une autre tentative de faire renaître Génération identitaire selon la justice, et montée par les cadres du groupe après la dissolution. En mars, une quinzaine d’entre eux avaient été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour « participation au maintien ou à la reconstitution, ouverte ou déguisée, d’une association ou d’un groupement dissous ». En l’occurrence Génération identitaire.

      Œcuménique de la radicalité, Balavoine officie également à l’occasion sur Radio courtoisie, l’antenne de toutes les droites, surtout extrêmes. Et désormais donc au sein de l’équipe communication de Jordan Bardella, président du RN et candidat déclaré à Matignon si l’extrême droite et ses alliés devaient remporter le second tour des élections législatives.

      Mise à jour le 04/07/2024 à 12h01 : l’ASLA précise à Libé que Mathieu Balavoine a fait appel de sa condamnation pour violence après l’attaque des locaux de SOS Méditerranée, en première instance.

  • À cause des voitures électriques, un peuple indonésien risque l’extermination
    https://reporterre.net/A-cause-des-voitures-electriques-un-peuple-indonesien-risque-l-extermina

    La transition énergétique de l’Occident provoque une ruée vers le nickel dans les écosystèmes fragiles d’Indonésie. Parmi les principaux acteurs, une entreprise française accusée de faire disparaître un peuple autochtone.

    #extractivisme #nickel #Indonésie

  • Jacques Toubon : « Il faut ériger un front républicain global, y compris avec La France insoumise »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/01/jacques-toubon-il-faut-eriger-un-front-republicain-global-y-compris-avec-la-

    Jacques Toubon regrette « les nuances » qui peuvent exister dans le camp #Macron sur le sujet du front républicain. L’ancien responsable du RPR, ancien ministre de la justice de Jacques Chirac (1995-1997) et ancien Défenseur des droits (2014-2020) déplore également que le parti Les Républicains (LR) n’appelle pas à faire barrage. Le symbole d’« une #dérive de la droite vers l’#extrême droite », selon lui.

  • Législatives en France : le Rassemblement national obtient 34,5% des voix selon les premières estimations officielles (direct) - RTBF Actus
    https://www.rtbf.be/article/france-le-taux-de-participation-en-nette-hause-aux-legislatives-par-rapport-a-2

    Voici les premières estimations basées sur le dépouillement, toujours partiel à cette heure, des bureaux de vote (en pourcentage des votes des suffrages exprimés) :

    Rassemblement national et alliés 34,5%
    Nouveau Front Populaire 28,5%
    Majorité Présidentielle 22,5%
    Les Républicains, divers droite 10%
    Extrême gauche 1,2%
    Reconquête ! 0,5%
    Divers 2,8%

    • Les premières estimations (basées sur les dépouillements des premiers bureaux de vote) nous parviennent de différentes sources. Elles varient quelque peu.

      Voici ces estimations :

      Rassemblement national : entre 33,5% et 34,5
      Le Nouveau Front Populaire : entre 29% et 31,5%
      Ensemble : entre 19% et 23%
      Les Républicains : entre 6,7% et 10%
      Autres : entre 4% et 8,8%

      le vote NFP devrait augmenter avec les résultats grandes villes/banlieues. même avec des triangulaires micronesques là où des candidats LFI restent en lice, l’hypothèse d’une majorité absolue du RN est écartée.

    • Emmanuel Macron se prépare déjà à une cohabitation avec le RN avant même le résultat des #législatives
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/01/comment-emmanuel-macron-se-prepare-a-une-cohabitation-avec-l-extreme-droite_

      La perspective d’une majorité absolue pour l’#extrême droite s’est imposée au sommet de l’Etat. Le chef de l’Etat s’est déjà projeté dans un partage des pouvoirs et place ses hommes, usant jusqu’au dernier instant de son droit de nomination.

      Emmanuel Macron présidera-t-il sa huitième cérémonie de la Fête nationale, le dimanche 14 juillet, au côté d’un premier ministre issu des rangs du Rassemblement national (#RN) ? La perspective d’une #majorité_absolue en faveur du parti à la flamme s’est en tout cas imposée au sommet de l’Etat ces derniers jours, avant même le premier tour des élections législatives, qui s’est tenu dimanche 30 juin. Tandis que, officiellement, rue du Faubourg-Saint-Honoré, on récuse l’« esprit de défaite » et on fait mine de croire au « sursaut républicain », le chef de l’Etat se prépare à une cohabitation.

      Confronté à la montée inexorable du RN – et à l’effondrement de son propre parti –, Emmanuel Macron a fini par se convaincre qu’il pourrait seul, dans un face-à-face avec un gouvernement d’extrême droite, dessiller les yeux des électeurs du RN et mettre à nu l’incapacité de ses dirigeants à gouverner. « Il pense que leur donner la moitié du pouvoir aujourd’hui, cela les empêchera d’avoir tout le pouvoir dans trois ans [à l’élection présidentielle de 2027] », rapporte l’un de ceux qui l’ont vu ces derniers jours. « Il va se présenter comme l’archange Gabriel [sic] terrassant le dragon », prophétise l’ancien patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.
      Ainsi, le chef de l’Etat a-t-il annoncé, jeudi 27 juin à Bruxelles, sa volonté de voir Thierry Breton, qui s’est imposé comme une figure de l’exécutif bruxellois depuis 2019, reconduit comme commissaire français au sein de l’exécutif de l’Union européenne. « C’est mon souhait et je pense que [Thierry Breton] a l’expérience et les qualités pour », a-t-il affirmé à l’issue du Conseil européen, qui était réuni pour prolonger le mandat d’Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne. Cette annonce précipitée, à trois jours du premier tour des élections législatives, « est une façon de préempter le poste, d’une importance majeure pour la France », souligne un ancien ministre des affaires européennes.

      Vaste mouvement de nominations
      Dès le lendemain, Marine Le Pen a dénoncé la manœuvre, indiquant que Jordan Bardella, s’il était nommé à Matignon, s’opposerait à la reconduction de Thierry Breton, ce dernier n’ayant pas, à ses yeux, « défendu l’intérêt de la France », et cette nomination étant une « prérogative du premier ministre ». Le traité unique européen (article 17) dispose que le Conseil de l’Union européenne, composé de ministres, propose les membres de la Commission, en accord avec la présidente de la Commission. Une fois ceux-ci validés par le Parlement européen, le Conseil européen, qui réunit les chefs d’Etat, accepte leur entrée en fonctions. La nomination du commissaire français est donc bien une compétence partagée entre le président de la République et le gouvernement.

      Afin de maintenir son influence à Bruxelles, le président de la République a également œuvré en coulisse pour que son ancien conseiller Europe, Alexandre Adam, devienne chef de cabinet adjoint d’Ursula von der Leyen, en échange de son soutien à la présidente de la Commission européenne.

      Sur la scène intérieure aussi, Emmanuel Macron place ses hommes. Le dernier conseil des ministres avant le premier tour des élections législatives, mercredi 26 juin, a été l’occasion pour l’Elysée d’entamer un vaste mouvement de nominations de hauts fonctionnaires. Le gouverneur militaire de Paris, le nouveau chef d’état-major de l’armée de l’air, le nouveau directeur de l’Union européenne au ministère des affaires étrangères, ainsi que trois ambassadeurs ont notamment été désignés, tandis que quelques situations personnelles ont été réglées. Olivier Klein, ancien ministre délégué chargé de la ville et du logement dans le gouvernement d’Elisabeth Borne, a été nommé recteur de l’académie de Strasbourg. Jean-Philippe Agresti, époux de la ministre Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’Etat chargée de la citoyenneté et de la ville, a été nommé recteur de la région académique Centre-Val de Loire.

      Ce mouvement devrait se poursuivre lors du prochain et dernier conseil des ministres avant le second tour, mercredi 3 juillet, et s’étendre aux préfets, bras armés de l’Etat sur le territoire. Alors que la totalité des préfets en poste ont été nommés par Emmanuel Macron, qui a donc intérêt au statu quo, d’ultimes nominations devraient avoir lieu, dont le RN pourrait faire un enjeu politique dans l’entre-deux-tours des élections législatives. Un gouvernement RN aurait cependant la possibilité d’annuler ces mouvements, un délai de deux à trois semaines étant l’usage entre le décret de la nomination et celui de l’installation.
      Le chef de l’Etat a également accéléré le rythme ces derniers jours concernant TV5 Monde, chaîne publique internationale francophone siégeant à Paris, en proie à une crise interne. La démission, le 30 juin, du PDG, Yves Bigot, oblige l’exécutif à lui trouver un remplaçant. L’Elysée, qui cherche un profil en dehors des candidatures officiellement déposées, souhaite conclure l’affaire avant le 7 juillet et une possible alternance, selon le quotidien numérique La Lettre.

      Bras de fer
      Interrogé jeudi soir, à l’issue du sommet européen, sur les propos de Marine Le Pen, qui a réduit le rôle du président de la République, « chef des armées », à un « titre honorifique », Emmanuel Macron a laissé entendre que les nominations aux postes-clés seront au cœur des affrontements à venir en cas de majorité absolue pour le RN. « Tous les postes sont déjà répartis [entre eux], ils sont déjà dans la place », a-t-il dénoncé.
      Le bras de fer est donc engagé entre le chef de l’Etat et les dirigeants du RN, avant même que ne soit consommé le second tour. En cas de large victoire du RN, Emmanuel Macron se retrouverait fort démuni. Il serait privé d’une grande partie de ses soutiens à l’Assemblée, des canaux d’information dont dispose Matignon (à l’exception du renseignement) et empêché de se représenter en 2027.

      « Pour tenir tête au RN, il faut un président fort à l’Elysée », martèle le chef de file des sénateurs macronistes, François Patriat, qui décrit le locataire de l’Elysée comme « le dernier rempart de la République ». Mais Emmanuel Macron « aura-t-il encore la force psychologique de faire rempart ? », s’interroge le communicant Gaspard Gantzer, ancien camarade à l’ENA d’Emmanuel Macron. « Il sera ipso facto transformé en président de la IVe République », pronostique Jean-Christophe Cambadélis. Et s’il tente de jouer de son pouvoir de nuisance, comme le fit François Mitterrand en refusant de signer les ordonnances alors que Jacques Chirac était premier ministre, entre 1986 et 1988, « Marine Le Pen l’accusera d’empêcher la victoire du peuple ».

  • Parmi les retraités aussi, l’ascension du vote d’extrême droite
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/28/parmi-les-retraites-aussi-l-ascension-du-vote-d-extreme-droite_6245071_82344

    Le géographe montre que Ie vote RN pour certains retraités est « une façon d’affirmer leur place dans la société, qu’ils sentent menacée du fait de leur vieillissement et de leur perte d’autonomie ». Ils expriment « une volonté de rester au-dessus de la mêlée socialement », selon le géographe. « Un rapport conflictuel avec leur voisinage » peut aussi les incliner à se tourner vers l’extrême droite.

    Colette Vinet-Pinson, 76 ans, conseillère municipale de gauche à Orvault, l’observe au quotidien. Les retraités « qui se replient sur eux-mêmes, c’est foutu. Ils vont vers le RN », regrette cette ex-experte-comptable, bénévole à la bibliothèque, qui tracte vendredi 21 juin pour le candidat du Nouveau Front populaire (NFP), Karim Benbrahim (PS), dans la 1re circonscription de Loire-Atlantique.

    #retraités

    • je l’ai trouvé, augmenté de :

      Le #RN à la conquête du vote des seniors, son « plafond en béton armé »
      Très mobilisé en particulier lors des élections intermédiaires, l’électorat âgé est l’objet de toutes les attentions de la part des stratèges du Rassemblement national. Pour les séduire, outre l’atout « jeunesse » que constitue Jordan Bardella, ils multiplient les gages d’assurance et de sérieux.

      https://justpaste.it/elz3c

  • Plutôt Hitler que Mélenchon, apparemment.

    Lettre aux insoumis, par une citoyenne de gauche : « Ne comprenez-vous pas que Jean-Luc Mélenchon agit comme un repoussoir ? »
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/lettre-aux-insoumis-par-une-citoyenne-de-gauche-ne-comprenez-vous-pas-que

    Pierre Arditi défend son engagement historique à gauche mais il se refuse à soutenir le Nouveau Front populaire, disqualifié à ses yeux par l’influence de LFI.
    https://latribune.fr/opinions/tribunes/la-question-n-est-pas-macron-ou-non-par-pierre-arditi-comedien-1000583.htm

    « Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, épouvantails dans leurs camps respectifs »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/25/emmanuel-macron-et-jean-luc-melenchon-epouvantails-dans-leurs-camps-respecti

    Malgré le rejet qu’ils suscitent chacun sur le terrain, le chef de l’Etat et le leader « insoumis » continuent d’intervenir dans le débat des législatives. Leurs troupes rêvent pourtant d’une campagne « démacronisée » et « démélenchonisée », note, dans sa chronique, Solenn de Royer, journaliste au « Monde ».

    Sur Arte, on a de grandes idées originales : LFI, RN : a-t-on le droit de les renvoyer dos à dos ?
    https://x.com/28minutes/status/1805506018241061251

    Selon Raphaël @Enthoven_R, philosophe et essayiste, la France insoumise est « le premier parti antisémite de France. »

    Débat 👉 http://tinyurl.com/28min2406

    • Hier soir, à la télé, on te fait des micro-trottoirs pour savoir si les programmes sont réalistes ou pas.
      On commence par la boulangère qui ne croit pas du tout au programme du front propulaire. Elle n’y croit pas. Elle n’y croit pas.
      On continue par les deux frères, mécanos, qui quand on leur dit qu’on va réduire leurs cotisations pour augmenter leur salaire (programme RN et pour la petite histoire, programme Sarko, Hollande et Macron), ils te disent que oui, ils approuvent, et ils en veulent, et oui, ils approuvent, et ils en veulent.

      On trouvait ridicule les micro-trottoirs de Meurice, et que vraiment, c’est bien que ça ne soit plus diffusé. Mais les micro-trottoirs des journaux des télévisions publiques, c’est tout à fait autre chose, c’est sérieux, et vraiment édifiant.

      J’suis allé jouer à Fallout. Après tout, autant s’y préparer sérieusement, à dézinguer des tarés dans un monde en déshérence.

  • Les binationaux et les « Français d’origine étrangère » dans le viseur du Rassemblement national
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/22/les-binationaux-et-les-francais-d-origine-etrangere-dans-le-viseur-du-rassem

    Les binationaux et les « Français d’origine étrangère » dans le viseur du Rassemblement national
    Par Corentin Lesueur
    Pour un responsable politique rompu à la communication comme Jordan Bardella, un lapsus n’est jamais anodin. Surtout prononcé à deux reprises dans la même minute. Désireux de balayer les « caricatures » faites de son programme, le président du Rassemblement national (RN) a prévenu, le 14 juin sur BFM-TV, que « les Français d’origine étrangère ou de nationalité étrangère » n’avaient « rien à craindre de la politique qu’[il] veu[t] mettre en œuvre » en cas d’accession à Matignon après les législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet, à condition toutefois qu’ils « travaillent, paient leurs impôts, paient leurs cotisations, respectent la loi, aiment notre pays ».
    « Français d’origine étrangère » ? « Je pense qu’il a savonné [dérapé], ça peut arriver, on est un peu sur les rotules », a relativisé dans la foulée l’ex-cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen. Questionné sur ses propres mots, lors d’un déplacement dans le Loiret, le 14 juin, Jordan Bardella a évité le sujet, jugeant qu’y répondre n’était pas susceptible d’« élever le débat ». L’expression, un classique de l’extrême droite française, ne l’a pourtant jamais rebuté. #En décembre 2022, craignant des débordements en marge d’un match de football entre la France et le Maroc, l’eurodéputé d’extrême droite avait tancé des « Français d’origine étrangère [enfermés] dans la repentance et la haine de la France », une « génération arrivée à l’âge adulte (…) et qui se comporte comme les ressortissants d’un Etat étranger ».« L’“origine” est un vieux fantasme du Front national [FN, devenu RN], une manière de suspecter par principe l’étranger ou celui qui viendrait de l’étranger, rappelle la sémiologue Cécile Alduy, professeure à Stanford (Californie) et chercheuse associée au centre de recherche politique de Sciences Po. Le RN, comme le FN sous Jean-Marie Le Pen [le cofondateur du parti], défend une philosophie naturaliste de la citoyenneté, définie par l’ascendance. C’est dans la chair, dans la nature biologique, que se transmettrait la citoyenneté française. »
    Depuis 2011 et sa prise de pouvoir au FN, Marine Le Pen jure ne pas faire de différences entre les Français. « Je l’ai dit et redit cent fois, et mon propos est extrêmement clair : nous défendons tous les Français, quelle que soit leur condition d’acquisition de la nationalité », a-t-elle répété, agacée, en janvier, pour dénoncer le projet de « remigration » discuté par certains dirigeants du parti Alternative pour l’Allemagne, son ancien allié (jusqu’en mai) au Parlement européen. Mais derrière sa volonté d’« apaisement » et sa promesse d’égalité, la triple candidate à la présidentielle et des membres de son parti distinguent bien plusieurs catégories de Français, selon leurs « origines » présumées ou leur appartenance à une autre nationalité.
    Moins de 10 % des personnes interpellées lors des émeutes de l’été 2023 étaient étrangères, selon le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin ? Sans aucune donnée à l’appui, Marine Le Pen assurait, le 6 juillet 2023, qu’une « ultramajorité » des auteurs des violences étaient « étrangers ou d’origine étrangère ». « Le lien qu’[elle] fait n’est pas sur la nationalité faciale des personnes qui sont dans ces quartiers. C’est : est-ce qu’ils se sentent ou non Français ? », abondait le lendemain Jean-Philippe Tanguy, alors député RN de la Somme, évoquant des « Français, mais de papier ».
    « Français de papier » ? Une expression prisée des nationalistes antisémites de l’entre-deux-guerres pour opérer une distinction entre les « Français de souche » et ceux d’origine étrangère. Comme si les Français « de cœur et d’esprit », autre expression du RN, étaient par essence incapables de certains délits ou crimes. En septembre 2022, Jordan Bardella déplorait la « violence importée dans ce pays », car « cela n’a rien de français de rouer de coups une vieille dame ».
    « Un geste d’amour », « un mode de vie » ou encore « une histoire ». Marine Le Pen, qui souhaite abroger le droit du sol pour réserver la nationalité à la filiation et à la naturalisation (au compte-gouttes), n’a jamais posé de définition claire à ce qu’elle considérait comme un « Français ». Interrogée à ce sujet par une auditrice de France Inter en 2011, la leader d’extrême droite avait brandi l’idée d’une « nationalité à points », menaçant les nouveaux Français d’une déchéance en cas de délit grave ou de crime pendant dix ans.
    La fille de Jean-Marie Le Pen avait surtout jugé nécessaire l’abrogation de la double nationalité, cible historique du FN et « frein majeur à l’intégration de populations dans notre pays ». « On n’a qu’une seule nationalité, comme on n’a qu’une identité, tranchait-elle alors. Il faut choisir [sous peine] de susciter des doubles allégeances qui pourraient être problématiques. » L’année suivante, elle contestait la légitimité d’Eva Joly, candidate écologiste à la présidentielle, car naturalisée et franco-norvégienne.
    Lors de sa troisième course à l’Elysée, en 2022, Marine Le Pen avait renoncé à la suppression de la double nationalité, totem de l’extrême droite jugé trop éruptif. « J’ai rencontré des milliers de gens. Par exemple des Marocains qui, juridiquement, ne peuvent renoncer à leur nationalité car leur pays l’interdit. Honnêtement, je préfère mettre ça de côté car c’est comme mettre du sel sur des plaies ouvertes », justifiait-elle dans Libération. Le RN ne promet certes plus de proscrire la binationalité, mais les personnes disposant de plusieurs passeports restent discriminées dans le programme du parti.
    Le projet de loi sur l’immigration que Marine Le Pen rêve de soumettre par référendum dès son arrivée à la présidence de la République ne contient pas seulement une allusion implicite à la théorie raciste du « grand remplacement », excluant toute politique susceptible d’entraîner l’« installation d’un nombre d’étrangers sur le territoire national de nature à modifier la composition et l’identité du peuple français ». Il vise à inscrire dans la Constitution la « préférence nationale » en matière d’emploi, de logement social ou de prestations sociales. Une discrimination qui ciblerait pour partie les binationaux, en plus des étrangers.
    Retranscrit dans une proposition de loi déposée en janvier par Marine Le Pen, ce projet de référendum graverait dans la Constitution la possibilité d’interdire, par une simple « loi organique », « l’accès à des emplois des administrations, des entreprises publiques et des personnes morales chargées d’une mission de service public aux personnes qui possèdent la nationalité d’un autre Etat ». Ex-secrétaire général du groupe RN à l’Assemblée nationale, Renaud Labaye confirme que les binationaux seraient concernés par ces interdictions, dont le champ d’application a été sciemment élargi. « On ne veut se fermer aucune porte et se laisser la possibilité de légiférer selon l’actualité ou la situation géopolitique », assume le proche collaborateur de Marine Le Pen.
    Bien au-delà, donc, des emplois, la plupart dans la fonction publique ou la santé, déjà fermés aux étrangers. « Une telle disposition, contraire au caractère républicain du gouvernement et à l’ensemble de nos engagements internationaux, changerait la nature même de notre Constitution, prévient le professeur de droit public à l’université Grenoble-Alpes Serge Slama. C’est simple, ce type de mesure n’a été instauré que sous [le régime collaborationniste de] Vichy [1940-1944], quand la fonction publique était réservée aux personnes d’ascendance française, dont le père était français. »

    #Covid-19#migrant#migration#france#politique#extremedroite#binationaux#nationalite#droit#constitution#sante

  • Kanaky : la répression coloniale française continue
    https://ricochets.cc/Kanaky-la-repression-coloniale-continue-7654.html

    Après avoir allumé l’incendie qui a provoqué des morts et de nombreux blessés, La Macronie continue de jeter de l’huile sur le feu en « Nouvelle Calédonie ». C’est à l’image de ce qu’elle fait en france avec les législatives précipitées et sa porte ouverte à l’arrivée officielle de l’extrême droite au pouvoir : la tyrannie macroniste crée une autoroute à l’extrême droite, puis elle enlève les péages et lui aplanit le terrain. La macronie, ses alliés et ses diverses variantes d’extrême (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Colonialisme_-_luttes_décoloniales

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/22/nouvelle-caledonie-le-chef-de-la-ccat-et-plusieurs-independantistes-envoyes-

  • Nouvelle-Calédonie : le chef de la CCAT, Christian Tein, va être placé en détention provisoire à Mulhouse
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/22/nouvelle-caledonie-le-chef-de-la-ccat-christian-tein-va-etre-place-en-detent

    Mercredi, onze personnes avaient été interpellées dans le cadre d’une enquête visant « les commanditaires présumés des exactions commises » pendant la mobilisation contre le dégel du corps électoral de l’archipel, a déclaré le procureur de Nouméa.

    S’il fallait une autre raison de voter pour le NFP...

    • C’est injuste à plus d’un titre. Pour avoir travaillé avec des personnes détenu·es, je sais comme c’est violent de ne pas pouvoir voir sa famille, ses enfants, ses ami·es à cause des km. De plus les frais que cela occasionne... Double peine incarcéré, coupé des siens et quitter son île. Le colonialisme a la vie dure.

    • Nouvelle-Calédonie : des militants indépendantistes vont être emprisonnés en métropole
      https://www.mediapart.fr/journal/france/220624/nouvelle-caledonie-des-militants-independantistes-vont-etre-emprisonnes-en

      Christian Tein et plusieurs autres militants soupçonnés d’être « les commanditaires » des révoltes qui ont embrasé l’archipel ont été placés en détention provisoire samedi. Certains vont être transférés à 17 000 kilomètres de chez eux. Parmi les suspects, figurent aussi les fils des leaders indépendantistes Jean-Marie Tjibaou et Alphonse Dianou.


      Les avocats qui les ont assistés en garde à vue pendant plus de 90 heures n’en reviennent pas. Ils se disent « abasourdis », « en colère », « dévastés ». « Je n’ai pas les mots », commente Me Louise Chauchat, qui défend Brenda Wanabo, une responsable associative, également chargée de la communication pour la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT). Depuis le début de la crise en #Nouvelle-Calédonie, cette organisation politique proche du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) se trouve dans le viseur des autorités françaises.

      Comme plusieurs autres de ses camarades, arrêtés mercredi dans le cadre d’une enquête visant « les commanditaires présumés » des révoltes qui ont embrasé l’archipel depuis mi-mai sur fond d’opposition à la révision du corps électoral, la militante a été mise en examen et placée en détention provisoire samedi 22 juin. Elle va être transférée à la maison d’arrêt de Dijon (Côte-d’Or), à 17 000 kilomètres de chez elle. « Toutes les erreurs possibles dans la gestion de la crise sont commises, en répétant même celle déjà faites », déplore son avocate.

      Pour Christian Tein, considéré comme le leader de la CCAT, « on a eu la surprise de découvrir que ce serait Mulhouse », dans le Haut-Rhin, indique à Mediapart son avocat Me Pierre Ortet. Ce membre du conseil exécutif de l’Union calédonienne (UC), principal parti indépendantiste de l’archipel, sera lui aussi emprisonné en métropole. Dans un dossier que son conseil qualifie de « hors norme » tant il brasse tous les événements qui se sont déroulés depuis le début de la crise.

      Selon les informations du journal local La Voix du Caillou, confirmées auprès de Mediapart, Christian Tein a été mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation, parmi lesquels l’association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou d’un délit, la participation à un groupement formé en vue de la commission de dégradations ou de violences volontaires, les vols en bande organisée, mais aussi la complicité par instigation ou fourniture de moyens des crimes de meurtres ou de tentatives de meurtre sur les forces de l’ordre.

      La plupart des onze militant·es indépendantistes placé·es en garde à vue pendant plusieurs jours ont tous été confronté·es à un juge d’instruction, avant une audience à huis clos – et donc sans publicité des débats – devant le juge des libertés et de la détention. Deux autres suspects vont être transférés à Blois (Loir-et-Cher) et à Bourges (Cher), tandis que la directrice de cabinet du président indépendantiste du Congrès de Nouvelle-Calédonie Roch Wamytan, doit l’être à Riom (Puy-de-Dôme). Pour l’heure, cinq mis·es en examen sont envoyé·es dans différentes prisons de la métropole. « S’il s’agissait d’en faire des martyrs de la cause indépendantiste, on ne s’y prendrait pas autrement ! », a indiqué Me Stéphane Bonomo, avocat de la défense.

      Les fils Dianou et Tjibaou parmi les suspects

      D’autres militants vont être incarcérés en Nouvelle-Calédonie ou ont été placés sous contrôle judiciaire. Parmi eux, figure Darewa Dianou, le fils d’Alphonse Dianou, leader indépendantiste tué à Ouvéa en 1988, que Mediapart avait interrogé fin mai. Dans la longue liste des suspect·es, on trouve aussi Joël Tjibaou, l’un des fils de Jean-Marie Tjibaou, figure phare du mouvement qui avait signé les accords de Matignon en 1988 avant d’être assassiné. Il paraîtra devant le juge des libertés et de la détention mardi.
      Toutes les personnes qui ont été mises en examen sont accusées d’avoir participé, organisé ou encouragé la mobilisation contre la révision constitutionnelle visant à dégeler le corps électoral. Un texte qu’Emmanuel Macron a officiellement « suspendu » après la dissolution de l’Assemblée nationale. Lors de sa visite éclair dans l’archipel, le président de la République avait lui-même reconnu que le problème politique posé par cette révision était « derrière une grande partie des violences » commises en Nouvelle-Calédonie.
      Les autorités raisonnent à l’européenne sans comprendre que dans le monde kanak, et plus largement océanien, toucher à l’un d’entre eux, c’est toucher à tous les autres.

      Me Louise Chauchat, avocate de Brenda Wanabo
      Dans un courrier adressé aux habitant·es de l’archipel mardi, veille de la vague d’interpellations, le chef de l’État avait de nouveau demandé « la levée ferme et définitive de tous les barrages » et « la condamnation des violences sans faux-semblants ». « La situation dans laquelle la Nouvelle-Calédonie a été réduite par quelques-uns demeure inadmissible, et ceux qui l’ont encouragée devront répondre de leurs actes », écrivait-il également, appelant « à la constitution d’un nouveau contrat social calédonien ». Un vœu que l’accélération judiciaire risque de mettre à mal.

      « Ici, l’ambiance se tend, indique à Mediapart Me Louise Chauchat depuis le tribunal de Nouméa. Les autorités raisonnent à l’européenne sans comprendre que dans le monde kanak, et plus largement océanien, toucher à l’un d’entre eux, c’est toucher à tous les autres. Le mouvement de contestation est multiple et il n’y a pas de leader affirmé. En raisonnant ainsi, de façon pyramidale, les autorités vont s’en prendre à de prétendues têtes, mais le corps continuera de bouger. Il y a de fortes chances que personne ne comprenne ce qui va arriver. »

      Si beaucoup s’attendaient aux arrestations de mercredi – qualifiées d’« abusives » par le président du Congrès de Nouvelle-Calédonie, Roch Wamytan –, tous sont stupéfaits par la décision d’incarcérer plusieurs des suspect·es dans des prisons de la métropole. « L’exercice de la défense va être très compliqué », souligne Me Pierre Ortet. « Le dossier calédonien n’est pas un dossier à caractère terroriste [...], c’est un problème politique de décolonisation », rappelait jeudi l’UC dans un communiqué, faisant le parallèle avec « l’engrenage catastrophique » ayant entraîné les événements de 1984-1988.

  • Je me suis toujours intéressé aux prix de l’immobilier (politiquement) je trouve que c’est un indice clair et fiable des tournants sociaux, des territoires, du vécu quotidien, de ce qui se profile. En plus, comme les maires ont eu des difficultés à masquer qu’ils devenaient les promoteurs immobiliers de leur ville (balkany ou moudenc à toulouse plus proche, ou muzeau à clichy etc). On peut reconstruire assez bien comment fonctionne leurs réseaux d’influence.

    Bon là, j’ai demandé à un site plutôt fiable en terme de recroisement des ventes, l’estimation d’une villa cossue à Reuil Malmaison de 900m2 avec piscine et un terrain de 1.600 m2. Oh ben tiens, c’est étonnant, c’est beaucoup plus élevé que le prix de vente annoncé.

    Résultat de votre estimation en ligne
    Rue Hortense, 92500 Rueil-Malmaison

    Maison 300 m² 9 pièces piscine

    Estimation basse 3 426 023 €
    Estimation moyenne 3 773 200 €
    Estimation haute 4 120 283 €

    Marine Le Pen vend la villa de son père au milliardaire catholique ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin pour 2,5 millions d’euros –
    https://www.liberation.fr/politique/marine-le-pen-vend-la-villa-de-son-pere-au-milliardaire-catholique-ultrac

    Marine Le Pen vend la villa de son père au milliardaire catholique ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin pour 2,5 millions d’euros
    D’après une information de « Challenges », la famille Le Pen a vendu sa villa de Rueil-Malmaison où habite Jean-Marie Le Pen à une société détenue par le milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin et le gestionnaire de son fonds d’investissement.

    Oups, plus d’un million d’euros de différence.

    Sinon voila un vieil article du 28/02/2016, à l’époque où le JDD n’appartenait pas à l’extrême droite sur les soupçons de la justice lors de l’achat.
    https://www.lejdd.fr/Societe/Soupcons-sur-la-villa-des-Le-Pen-pere-et-fille-774921-3157730

    • Il faut quand même que tu saches que le nouveau propriétaire qui a acheté à si petit prix leur cahute aux Lepen est exilé fiscal en Belgique et grand ami de Bolloré et qu’il amasse sa fortune en investissements immobiliers.

      Qui est Pierre-Edouard Stérin, ce milliardaire catholique candidat au rachat de « Marianne » ?
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/05/02/pierre-edouard-sterin-milliardaire-catholique-pret-a-racheter-marianne_62311

      En ce début de 2023, Vincent Bolloré accueille à la Villa Montmorency, dans le 16e arrondissement de Paris, le timide et souriant Pierre-Edouard Stérin. Cet autre milliardaire, fervent catholique et désireux comme lui de « sauver la France », est venu lui parler de ses rêves du moment, dont l’offre de rachat du groupe Editis – avortée depuis. Face au Breton, qui se dit né avec une cuillère d’argent dans la bouche, lui, originaire d’Evreux, se vit en vilain petit canard qui a enchaîné les échecs et « bossé toute sa vie comme un chien » pour réussir. Vingt ans à faire fructifier les coffrets Smartbox, qu’il a créés et délocalisés en Irlande, pour se bâtir une fortune de 1,2 milliard d’euros, la 104e de France.

      Peu connu du public, exilé fiscal en Belgique, le quinquagénaire mû par l’envie de « give back » (« redonner » en français) entend, en outre, déshériter ses cinq enfants pour léguer ce milliard à son propre fonds de « philanthropie ». Et voudrait, chagrin que la France boude ses grandes fortunes, que cela se sache. Il n’en admire pas moins en Bolloré le « superentrepreneur » et son puissant groupe, dont la chaîne d’opinion ultra-conservatrice CNews grignote les parts de marché de BFM-TV. Que la rédaction du Journal du dimanche (JDD) ait été décimée ne le choque pas : un propriétaire « fait ce qu’il veut chez lui ». Les journaux n’y font pas exception.

    • « Versailles Connection » : Pierre-Edouard Stérin place ses pions au Rassemblement national
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/26/versailles-connection-pierre-edouard-sterin-place-ses-pions-au-rassemblement

      Le #milliardaire catholique conservateur était déjà au cœur du dispositif de Marine Le Pen à travers son numéro deux, le financier François Durvye. Une place qu’il renforce avec plusieurs candidats issus de sa galaxie investis sous la bannière RN-LR.
      Par Clément Guillou, Alexandre Pedro et Ivanne Trippenbach

      Octobre 2023, à deux pas de la Bourse, à Paris. Jordan Bardella et Pierre-Edouard Stérin font connaissance à la table gastronomique du restaurant Fleur de pavé, dans le 2e arrondissement. Le jeune président du Rassemblement national (RN) s’enquiert auprès du milliardaire catholique, 104e fortune française, des ficelles des investisseurs pour repérer le « value for money ». Le fondateur de Smartbox, exilé fiscal en Belgique et opposé par ailleurs au droit des femmes à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), ne trouve pas Bardella exceptionnel mais voit en lui son poulain à l’extrême droite. Le « go between » entre les deux hommes ? Le polytechnicien François Durvye, barbe bien taillée et lunettes fines, numéro deux de Stérin au sein d’Otium Capital, son fonds d’investissement pesant 1,2 milliard d’euros, et conseiller de l’ombre du RN.

      Un mois plus tard, en novembre 2023, Marine et sa sœur Yann Le Pen signent avec François Durvye l’acte de vente de la propriété familiale de Rueil-Malmaison, où vivent Jean-Marie et Jany Le Pen, comme l’a révélé le magazine Challenges. Quand, début 2023, François Durvye découvre la maison à colonnes ouverte sur le jardin de 1 600 mètres carrés, en l’absence de Jean-Marie Le Pen, hospitalisé, il tope. Et débourse, à l’aide d’une société civile immobilière, qu’il créera durant l’été avec sa femme et Pierre-Edouard Stérin, 2,5 millions d’euros pour acquérir cette demeure de 300 mètres carrés, dotée de neuf pièces, d’une piscine et d’une dépendance pour le personnel. Les meubles, bibelots, maquettes de voiliers et estampes asiatiques sont laissés à l’écart de la vente. Mais les Le Pen en retirent une confortable rentrée financière.

      Le duo Durvye-Stérin possède donc la maison où vit toujours le cofondateur du Front national, qui vient de fêter ses 96 ans. Une villa où s’est rendu Jordan Bardella, il y a quelques mois, pour sa première longue entrevue avec Jean-Marie Le Pen, comme pour entretenir la continuité familiale. D’une génération à l’autre, le clan Le Pen s’entoure de l’une ou l’autre des tendances de l’extrême droite. Marine Le Pen a peu à peu troqué la « GUD Connection », trop encline à participer aux défilés néonazis et néofascistes en plein Paris, contre la « Versailles Connection », selon les mots d’un ancien du cercle mariniste.

      Comment François Durvye et la galaxie Stérin se sont-ils retrouvés au cœur du dispositif lepéniste ? C’est un autre #Versaillais, le « catho tradi » Renaud Labaye, formé à Saint-Cyr et bras droit de Marine Le Pen, qui l’introduit en 2021 auprès de la candidate à la présidentielle. Les deux quadras se sont rencontrés dans la cité royale, épicentre de la droite réactionnaire. « Une tête bien faite, un mec qui pense comme nous, c’était intéressant qu’il travaille pour Marine », confirme l’ex-secrétaire général du groupe RN à l’Assemblée nationale. Son profil évoque un autre financier, qui conseille Marine Le Pen depuis plus longtemps encore : l’investisseur catholique Alexis Rostand, diplômé de HEC et enseignant à Paris-Dauphine, qui travaille entre Londres et Paris à la tête d’une société de gestion d’actifs et du think tank Ora et Labora – « prière et travail », du nom de la devise des bénédictins. Son credo : la « finance éthique intégrale », qui cherche à harmoniser argent et doctrine sociale de l’Eglise.

      Vision économique libérale

      François Durvye se ménage rapidement une place. Comme l’avait dévoilé Libération, c’est à l’abri du manoir normand de Durvye, dans le village en pierre de Bellengreville (Calvados), que Marine Le Pen s’est exercée secrètement au débat d’entre-deux-tours de la présidentielle de 2022. Le même avait monté un rendez-vous avec Marine Le Pen dans sa demeure versaillaise, en présence de Pierre-Edouard Stérin, qui en était ressorti avec l’impression que « Marine n’y connaît rien en économie ». Un an plus tard, Marine Le Pen est retournée à Bellengreville, pour la fête d’anniversaire de François Durvye – mais d’autres cadres du RN avaient décliné l’invitation pour se rendre au pèlerinage de Chartres. Durvye est encore là, au soir du 9 juin, dans la salle « VIP » du premier étage d’un pavillon du Parc floral de Paris, autour de Jordan Bardella et Marine Le Pen, pour découvrir leur victoire aux européennes sur les coups de 20 heures.

      La photo, publiée par Marine Le Pen sur ses réseaux sociaux, signe l’importance prise par ce quadragénaire. Le polytechnicien est l’un des plus productifs des « Horaces nouvelle génération », une poignée de conseillers qui ont supplanté les « Horaces », ces anciens hauts fonctionnaires retraités, passés de mode au RN. Formés dans les grandes écoles, âgés de 30 à 40 ans et jusqu’ici vierges d’engagement politique, ces hauts diplômés puisés dans les réseaux catholiques et nationalistes partagent une vision économique plus libérale que le souverainisme du Front national des années 2010.
      François Durvye calque ses conseils sur les intérêts des grands groupes industriels, qu’il se targue de bien connaître. « Je suis entendu », croit savoir celui qui pousse auprès de Jordan Bardella un paquet « productivité » pour les entreprises, incluant la baisse des impôts de production. « La ligne souverainiste a gagné contre la ligne national-réactionnaire dans les urnes, rétorque Jean-Philippe Tanguy, qui défend plutôt la taxe sur les surprofits et le rachat d’actions. On n’est pas très riche en talents disponibles. Alors quand Marine lui dit : “Tu fais”, eh bien il fait. »

      François Durvye est-il missionné par Pierre-Edouard Stérin pour influencer la ligne d’un parti à même de prendre le pouvoir ? Tous deux nient. Au RN, tout le monde a bien compris toutefois qu’il fallait compter avec le milliardaire anti-IVG, qui projette de racheter Marianne et s’inquiète d’un « grand remplacement », théorie raciste fantasmant la disparition de l’identité française à raison de l’immigration. Dernièrement, c’est le député sortant du Nord Sébastien Chenu, que Marine Le Pen imagine en futur président de l’Assemblée nationale, qui l’a sollicité pour un déjeuner. « Je m’attendais à voir quelqu’un de très raide, mais pas du tout : il est profondément attaché à œuvrer pour la France et met à son bénéfice ses réseaux, son argent, et ses collaborateurs », en a déduit Sébastien Chenu, qui avait fondé GayLib il y a une vingtaine d’années, et dont les convictions sociétales sont aux antipodes de la vision conservatrice de Stérin.

      Des petites mains à disposition

      Au sein du #RN, les porte-parole de la ligne dite « sociale » dénoncent, depuis les législatives de 2022, un noyautage progressif par des conservateurs, autrefois associés au courant de Marion Maréchal. Les catholiques versaillais, recrutés par Renaud Labaye, occupent des fonctions-clés du groupe à l’Assemblée, au plus près du bureau de Marine Le Pen. Et parmi les députés sortants, ils constituent une part non négligeable, après que l’ancien ministre de la défense Charles Millon, à l’influence encore certaine dans les milieux catholiques, a suggéré à Marine Le Pen d’offrir des circonscriptions favorables à une bonne poignée de conservateurs. Sous l’influence de l’entourage de Pierre-Edouard Stérin, ils reviennent plus nombreux encore dans ces élections législatives.

      « Si vous avez besoin de renfort… » Le 11 juin, jour de l’annonce de l’alliance entre Eric Ciotti et le RN, le message d’Alban du Rostu s’affiche sur le portable d’un proche collaborateur du président des Républicains (LR). Il le connaît un peu : Alban du Rostu est l’un des deux émissaires privilégiés de Pierre-Edouard Stérin. Si François Durvye dirige Otium, Alban du Rostu chapeaute le Fonds du bien commun, l’instrument de dotation « philanthropique » de Stérin. Ce mardi, Alban du Rostu vient opportunément proposer à Eric Ciotti les services de la galaxie réactionnaire Bien commun. Il tient à rester discret : il supprimera son message, apprenant qu’Eric Ciotti est lâché par ses troupes.

      Voilà plusieurs mois que le président de LR est courtisé par Pierre-Edouard Stérin. « Il est bizarre, ce mec », avait lâché Eric Ciotti à la sortie d’un premier rendez-vous, le 1er septembre 2023. Trois mois plus tard, le Niçois est invité à sa première « soirée des entrepreneurs patriotes », où Stérin fait se croiser élus, patrons, jeunes cadres des sphères libérales-conservatrices. Un grand drapeau tricolore orne le formulaire d’inscription en ligne pour cette soirée, qui se tient au cœur du très chic 8e arrondissement de Paris. Mais Eric Ciotti n’ira pas.

      En plein big-bang politique, toutefois, le rallié au RN a-t-il le luxe de dire non ? La droite tout entière l’a lâchée, jusqu’à ses propres collaborateurs, qui tiennent les réseaux sociaux ou le précieux fichier des adhérents. Bien vite, le mot se passe chez LR : Stérin aurait mis à disposition quelques petites mains pour aider Eric Ciotti à traverser la tempête médiatique et juridique. Mais ce n’est pas tout. L’ex-député des Alpes-Maritimes a négocié 80 circonscriptions avec le RN, mais n’a pas grand monde à investir. Le RN va lui fournir des contacts, des élus locaux venus de la droite déjà en rupture de ban et pas encore encartés à l’extrême droite ou des amis de Marion Maréchal. La chaîne CNews et ses chroniqueurs constituent un autre petit réservoir. La galaxie Sterin en est un autre, comme l’a découvert Le Monde.

      Profils sociologiques très différents

      Dans l’urgence, des candidats liés au Bien commun sont investis, aux profils sociologiques très différents de la masse des candidats lepénistes. Vincent Trébuchet, 35 ans, salarié dans « une entreprise de conseil, soutien et financement aux associations », candidat dans l’Ariège ? Cet ex-HEC est employé de la « start-up studio » de la Fondation du bien commun et travaille essentiellement à la mise en place d’un réseau de collèges et lycées catholiques soutenu par Stérin, des établissements non mixtes proposant « une authentique éducation intégrale ».
      Typhanie Degois, ex-députée de Savoie élue dans la majorité macroniste en 2017, va tenter de retrouver l’Assemblée nationale dans le groupe d’Eric Ciotti et Jordan Bardella. Depuis son départ du Palais-Bourbon, la jeune femme aux idées conservatrices a soutenu Marine Le Pen pour la présidentielle de 2022 et s’est reconvertie dans le lobbying. Son principal client, comme l’a révélé La Lettre ? Le fonds Otium de Stérin. Typhanie Degois est aussi active au sein du Fonds du bien commun.

      Dans le département voisin, en Haute-Savoie, Antoine Valentin, déjà maire de village, se présente, lui aussi, sous l’étiquette LR-RN. Depuis quelques mois, il porte le nouveau projet politique de Pierre-Edouard Stérin, Politicae : un institut de formation qui se fait fort d’aider des candidats sans étiquette à remporter des mairies en 2026. Comme le rappelle La Lettre, Politicae est la première émanation d’un think tank dont le milliardaire a confié la création à Philippe de Gestas, ancien sous-préfet, professeur à l’Institut de formation politique, le laboratoire parisien des droites conservatrices. A Politicae, Antoine Valentin a embauché Barthélémy Martin, lui-même propulsé candidat LR-RN en Charente. Pour lancer le projet Politicae, Antoine Valentin avait bénéficié d’un coup de pouce du Journal du dimanche de Vincent Bolloré, en mai : la publication d’une tribune d’un « collectif de 30 maires »… parmi lesquels deux autres candidats ciottistes aux législatives.

      Quant à Alexis Pany, candidat dans les Hauts-de-Seine et cadre de Bolloré Logistics, son épouse est l’une des dirigeantes du Fonds du bien commun. D’autres aspirants députés font partie de la galaxie versaillaise, comme le consultant Pierre Giry, diplômé de l’Essec et enseignant à Sciences Po en finances et stratégie, autrefois proche de François Xavier-Bellamy à Versailles, parachuté dans la Manche.
      Pour Eric Ciotti, ces candidats issus d’un même écosystème ne forment qu’une curieuse coïncidence et l’implication de Pierre-Edouard Stérin « relève du fantasme ». « Ces candidats n’ont absolument pas été trouvés par quiconque », répond-il, en insistant sur le rôle des « prestataires extérieurs et des bénévoles » dans la campagne. Au RN, on minimise aussi le poids du milliardaire. « On n’a plus besoin d’aide financière. Vu le nombre de députés qu’on nous promet [le financement public des partis dépend de leurs résultats aux législatives], le sujet financier fera partie du passé », prédit Renaud Labaye.

      Reste que le mode de fonctionnement de Pierre-Edouard Stérin, dans les affaires, est le suivant : étudier et amender le business plan d’entrepreneurs, mettre à disposition ses moyens financiers et ses jeunes cerveaux, en échange de parts substantielles dans l’entreprise. A l’approche du premier tour, depuis son domicile près de Waterloo, le milliardaire catholique souhaite aux candidats de l’union de l’extrême droite « beaucoup de succès face à la menace principale que me semble être l’union de la gauche, de l’extrême gauche et de l’ultragauche ».

  • Nous voulons construire plus que des barrages
    https://www.latelierpaysan.org/Nous-voulons-construire-plus-que-des-barrages

    L’Atelier Paysan se situe naturellement plus volontiers du côté des mouvements sociaux que des rendez-vous électoraux. Pourtant, conscients du danger immense que représentent la poussée du RN et sa possible arrivée au pouvoir, nous apportons aujourd’hui clairement notre pierre aux fondations du nouveau front populaire. Entre les trois blocs - la macronie, l’extrême-droite et le front populaire - pas de tergiversations et nul besoin de mettre des conditions préalables : l’urgence est là. Partout, (...) Actualités

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/11/luc-rouban-politiste-la-generalisation-du-vote-rn-traduit-un-malaise-social-
    https://www.nouvelobs.com/economie/20230601.OBS74012/un-francais-sur-deux-saute-des-repas-d-autres-renoncent-a-aller-chez-le-c
    https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/Noteelectionseuropeennes_PHB%26FP_agriculteurseteuropeennes_mai2024_V2.pd
    https://www.mediapart.fr/journal/politique/020324/sur-l-agriculture-les-lignes-erratiques-des-votes-du-rn

  • Roland Simon - La lutte de classe n’est jamais « pure » et c’est tant mieux
    https://dndf.org/?p=21431

    Les restructurations du mode de production capitaliste ne suivent jamais un plan, mais se construisent dans les affrontements internes de la classe capitaliste mondiale et par-dessus tout dans l’affrontement avec le prolétariat. La fraction de la classe capitaliste pouvant s’imposer aux autres et créer une hiérarchie vivable pour l’ensemble de la classe mondiale est celle qui résout et reconfigure le rapport d’exploitation. Les luttes internes à la classe capitaliste nationalement et mondialement, jusqu’à la guerre qui n’en n’est que la poursuite, n’ont de sens que de trouver la meilleure solution de renouvellement de l’exploitation pour l’ensemble du capital.

    Dans cette crise de la mondialisation, entre « patriotes » et « mondialistes », (pour reprendre les termes du RN) c’est à l’échelle mondiale une guerre civile idéologique qui se déroule (avec des Etats qui cristallisent ces idéologies), sauf que les « mondialistes » sont prêts, sous certaines conditions, à laisser les clés de la boutique aux « patriotes » dans la mesure où ils géreront la crise de la mondialisation et son renouveau, nécessairement sous d’autres formes.

    Face à un Etat traversé par et agent de la mondialisation, la citoyenneté est devenue l’idéologie sous laquelle est menée la lutte de classe ou au moins la reconnaissance de la figure de la « dignité ouvrière ». La citoyenneté, c’est l’appartenance à la communauté nationale jusqu’à et y compris la « préférence nationale ».

    • On se sent toujours un peu con de pas tout comprendre à la prose de RS.
      Moins à cause du fond que de la forme très lourde poussant à la limite ce que permet la grammaire française (et qui nécessiterait à la fin une relecture puis réécriture complète). Il faut relire plusieurs fois une phrase pour savoir ce qui se rapporte à quoi.

      Exemple typique :

      "Si nous revenons en arrière seulement d’une vingtaine d’années, la « préférence nationale » était la construction d’un groupe « racial » à partir de critères qui ne le sont pas_ (...) " => "qui ne le sont pas"... pas quoi ? "racial" (faute d’accord mais c’est bien le sens) ? qui ne sont pas des critères (logique grammaticalement mais absurde du point de vue du sens).

      Sur le fond l’auteur semble vouloir nous dire que nationalisme et identité ouvrière ont été historiquement liés. Et que par conséquent il pourrait y avoir de belle surprise dans la remise des clefs du pouvoir (patate chaude) de la bourgeoisie modernisatrice au RN réactionnaire :

      Si actuellement les contradictions sociales (« fondamentales ») sont politiquement surdéterminées, le « peuple souverain » peut réserver bien des surprises à ceux qui le mettent en œuvre et le préemptent comme l’opposition de sa Majesté.

      A mon sens, c’est trop se focaliser sur le passé et des questionnements incessants sur les conséquences apparemment infinies de la disparition de l’identité ouvrière. On est déjà dans un autre stade. Il est évident pour moi que le programme politique du RN correspond à une mise au pas de toute la société au rythme de la marchandise sensée être désirable (une fois enrobée des oripeaux identitaires franchouillards), là où celui du NFP correspond à un déni complet de ce que la marchandise fait à la société et qu’il ne souhaite pas plus abolir (mais encore faudrait-il problématiser la chose).

    • Si les classes dominantes dans leurs diverses fractions, la grande bourgeoisie bien assise, les nouveaux condottieres milliardaires de la tech, le capital financier, les multinationales de l’industrie, jouent cette extrême droite, c’est à la fois comme instrument politique de la crise de la mondialisation et instrument d’une nécessaire restructuration encore balbutiante et en grande partie imprévisible dans les affrontements de son déroulement. S’ils jouent l’extrême droite c’est qu’elle est la plus à même de gérer le fondement même de la crise et, quelle que soit la façon dont la chose se réalise, la nécessaire renationalisation (ou en blocs régionaux, ou en réseaux non spatialement délimités en frontières) des aires de valorisation et de péréquation en relation avec une reconnexion (à définir) de la reproduction de la force de travail. Si la classe dominante dans toutes ses variantes est prête à leur laisser les clés, c’est en sachant non seulement qu’elles devront (et elles en manifestent déjà l’intention) tempérer et ajuster leur « programme », mais surtout en ce qu’elles sont l’expression adéquate de la préemption réalisée sur « l’opposition populaire » en engageant et mobilisant le peuple dans la restructuration de la mondialisation en en contrôlant les réactions quand ses ravages se manifesteront.

      En clair ce qui est dit ici :L’extrême-droite est soutenue par les milieux d’affaire parce que
      – il y aurait un mouvement de « démondialisation » du capitalisme qui s’amorce (présageant une « restructuration » dans le langage des communisateurs)
      – l’extrême-droite est la mieux à même d’en symboliser l’idéologie au travers du repli identitaire / réactionnaire / nationaliste devenu populaire. Mais aussi au travers d’une défense du « travail » et la critique de l"’assistanat" marqueur du vote d’extrême-droite.

    • Législatives 2024 : près d’Orléans, à Fleury-les-Aubrais, des électeurs prêts à « renverser la table » en élisant un député RN

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/17/pres-d-orleans-a-fleury-les-aubrais-des-electeurs-prets-a-renverser-la-table

      L’autre grand sujet d’exaspération, qui surgit très vite dans la conversation, ce sont les « abus » en matière de droits sociaux. « Quand on me parle des familles monoparentales et de leurs difficultés, je rigole, lance M. Fontaine. Le soir, je croise le mari de ma voisine sud-africaine qui va la rejoindre en catimini. Et ce n’est pas un cas isolé. »

      En même temps, si le journaliste creusait un peu, il verrait la très grande difficulté qu’ont les gens à utiliser ces droits sociaux (non recours).

      Naturalisé français depuis quelques années, il n’a pas de mots assez durs pour dénoncer « un système qui encourage à ne pas travailler », mais aussi réclamer « la priorité aux Français », notamment dans l’attribution des logements sociaux.

      ... Comme quoi le fait qu’on soit englués dans la prison du salariat explique plus de choses que le blabla identitaire.

    • Ceci dit, le blabla identitaire est le fait de quelques crapules nazi-friendly. L’autre problème est que ce brouet nauséabond est servi « à feu roulant » par les médias depuis plus d’une décennie. Le salariat et le monde ouvrier ne sont que les victimes (plus ou moins complaisantes) d’une propagande éhontée contre les forces de progrès social.

    • La perspective d’une démondialisation économique (et d’une restructuration du capitalisme qui se cherche et qui n’est pas un plan comme l’indique RS) va, dans le moment actuel, dans le sens du RN qui est le pôle politique le plus susceptible de l’incarner idéologiquement.

      Comme l’explique Stefano Palombarini (1) dans les dernières élections le RN semble avoir pris la relève des macronistes dans la représentation du bloc bourgeois.

      Le pont entre l’idéologie néolibérale et celle de l’extrême-droite étant une vision compétitive de la société, par cercles concentriques : d’abord moi / ma famille, ensuite mon entreprise (qui est une famille travaillant pour le profit), ensuite mon pays (en compétition avec les autres).

      Dans cette vision politique, quand il y a solidarité-égalité au niveau d’un cercle, c’est uniquement pour asseoir une domination au niveau du cercle du dessus :

      – La protection sociale entre français c’est ok (cercle national), vive les services publics etc
      VS
      La protection sociale mérite toutefois d’être détricotée pour maintenir la compétitivité (cercle de l’entreprise) et parce que c’est mal de reposer sur le travail des autres

      – L’égalité homme-femme c’est ok au niveau sociétal quand ça sert à critiquer les musulmans et le port du voile. VS
      à l’échelle de la famille le patriarcat est défendu.

      Le programme économique de Le pen père était très libéral et il semble que celui du RN, après avoir fait semblant d’être social dans le discours, va suivre le même chemin.

      Les premières cibles du RN ne seront pas forcément les étrangers mais les fonctionnaires (hors police), les chômeurs et allocataires CAF, les déviants.

      L’autre signal de la prise de relai de l’extrême-droite du libéralisme économique, c’est l’intransigeance en matière de toute avancée écologique qui gênerait ne serait-ce qu’un tout petit peu l’activité économique.

      (1)

      LM : Quel lien entretient ce bloc bourgeois avec l’arrivée imminente ou possible du RN au pouvoir ?

      Stefano Palombarini : Il entretient plusieurs liens très forts. Le premier lien c’est que justement ces alliances sociales se forment à l’intérieur du même paradigme. Il n’y a pas de discontinuité majeure du point de vue idélogique entre le bloc bourgeois et le bloc de l’extrême-droite. Par exemple si on prend ce rôle de l’Etat, la centralité de l’entreprise, au fait que le conflit capital-travail c’est quelque chose d’inconcevable, parce que quand on est dans une entreprise, on travaille tous dans la même... on est une famille quoi, on travaille pour le profit. ça s’est aussi dans l’idéologie du bloc d’extrême-droite, c’est pas seulement le bloc macroniste. Il y a une différenciation au niveau de la composition de classe, mais qui est en train de s’amoindrir.

      #extrême-droite

      https://lundi.am/Un-lundisoir-tous-les-soirs

  • Article 12 de la Constitution :

    Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents des Assemblées, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale.

    Mais :
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-2395657

    Pour prendre sa décision, Emmanuel Macron n’a pas consulté le Premier ministre, Gabriel Attal, ni la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël-Braun Pivet.

    Et Larcher a touité hier :
    https://x.com/gerard_larcher/status/1801514262935880161

    Je démens formellement les rumeurs inacceptables et fantasques qui circulent. Il n’y a eu ni rendez-vous secret ni arrangement de sous-main. Je n’ai pas rencontré @EmmanuelMacron depuis le 7 mars en dehors des cérémonies officielles.

    • Faut lire un journal financier pour avoir ce genre d’info.

      Diriez-vous que débute, à ce moment-là, la stratégie dite de « dédiabolisation » du RN ?

      Je n’ai pas l’impression qu’il y a alors une stratégie particulière du parti. Ce sont les journalistes, les sondeurs, les observateurs médiatiques de la vie politique qui voient et présentent Marine Le Pen comme quelque chose d’apparemment nouveau, et vont la cadrer de manière différente. Alors effectivement, Marine Le Pen va prendre ses distances avec l’affaire du « détail de l’histoire » [la manière dont son père avait qualifié les chambres à gaz de la seconde guerre mondiale, Ndlr] par exemple... Mais sa médiatisation change. C’est aussi le début des chaînes d’information en continu, ce qu’on appelle le « troisième marché médiatique ». A l’époque, I-Télé va notamment diffuser les meetings de Marine Le Pen, ses conférences de presse, ce qu’on ne voyait pas avant. Ces chaînes vont donner une forte visibilité au FN dans les années 2010. En 2014-2015, j’ai compté que Florian Philippot, alors premier vice-président du parti, était présent au moins tous les deux jours sur les chaînes d’info en continu.

    • Y a pas que les medias Bolloré.

      Sur France cul depuis un an tous les samedis à 14h00 une certaine Astrid de Vilaines (genre Figaro Madame) confesse tous les seconds couteaux de la politique française.

      Aujourd’hui à 14h00 l’invité est la canaille ex-responsable de Frontex désormais porte-parole de Bardella...

      Le lead de l’émission : « nous nous interrogerons sur leur parcours, leurs valeurs et leurs ambitions... »

      La relève des réacs et néo-cons, Finkie, Marc Weitzmann, Okrent et cie est assurée à France cu...

    • La création même du FN visait à dédiaboliser l’extrême droite. Ça fait 20 ans que ça fonctionne à plein rendement, même si il y a d’inévitables couacs, entre atavisme natio et appels du pied.

      Ce matin je me suis fait avoir. Bardella déclarait que la viande halal ou casher serait interdite en France. La bonne nouvelle n’en était pas une, c’était il y a deux ans...

      #RN #extrême_droite

    • @colporteur : « double-nationalité », « viande halal ou casher » : le FN essaie de mettre sous le tapis tout ce qui pourrait rappeler qu’ils sont autant antisémites qu’ils sont islamophobes.

      (Tiens, sinon on ne cause plus du touit de l’avocat qu’ils viennent d’investir qui, en 2013, dénonçait le fait que Vincent Peillon ait donné des prénoms juifs à ses enfants.)

    • Faut lire un journal financier pour avoir ce genre d’info.

      Y’a conflit d’intérêt, ah !

      Combien de recettes en face ? Plusieurs grosses pistes d’économies sont envisagées [par le RN]. La principale est explosive : il s’agit de la niche fiscale des armateurs, l’une des plus coûteuses pour l’Etat, qui bénéficie surtout au groupe CMA CGM et à son patron, Rodolphe Saadé, par ailleurs propriétaire de presse.

      https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/14/legislatives-2024-comment-le-rn-ecrit-le-recit-de-son-empechement-en-cas-de-

    • Hier, en une de lemonde papier « la purge de LFI ». Ceci dit, la gauche elle-même ne cesse de se tirer une balle dans le pied en utilisant ce terme.

  • Comment Eric Ciotti a orchestré avec Vincent Bolloré l’annonce de son ralliement au RN
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/06/13/comment-eric-ciotti-a-orchestre-avec-vincent-bollore-l-annonce-de-son-rallie

    Lundi 10 juin, juste au lendemain des élections européennes, Eric Ciotti a pris contact avec Jordan Bardella et Marine Le Pen. Il s’est aussi rendu au 51, boulevard de Montmorency, dans le 16e arrondissement à Paris, pour rencontrer Vincent Bolloré. Le président du parti Les Républicains (LR) n’a encore rien dit dans son propre parti de sa décision de faire alliance avec le Rassemblement national (RN), mais il est venu en imaginer l’annonce avec le grand patron, propriétaire notamment de CNews, Paris Match, Europe 1 et Le Journal du dimanche.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Les Républicains envoient à Eric Ciotti son avis d’expulsion après une folle journée

    Cela fait longtemps, déjà, que Vincent Bolloré caresse l’idée d’une « union des droites », comme il appelle cette potentielle alliance entre le RN et LR. A plusieurs reprises, il en a esquissé la possibilité devant des journalistes et des éditeurs, collaborateurs de son groupe. Devant quelques élus, aussi, qui viennent le visiter dans cet immeuble de trois étages sur le perron duquel flotte un drapeau breton et qui abrite sa holding familiale, La Compagnie de l’Odet. Eric Ciotti en fait partie.

    Les deux hommes se connaissent depuis quelques années. « Nous sommes tous deux préoccupés par la préservation de l’identité française », reconnaissait en novembre 2021 devant Le Monde le très droitier président des Républicains en évoquant ses liens avec le milliardaire. Chaque été, depuis plusieurs années, Eric Ciotti, qui rêve de conquérir Nice et domine la puissante fédération LR des Alpes-Maritimes, rencontre en effet le patron breton dans le sud de la France, lorsque ce dernier vient passer les vacances dans sa maison de Saint-Tropez, dans le Var. Ils ont aussi pris l’habitude de déjeuner régulièrement ensemble, de retour à Paris.