• #Externalisation de l’asile : l’#Italie accélère les transferts de migrants vers l’#Albanie

    Ces deux dernières semaines, les autorités italiennes ont augmenté les #transferts de migrants vers son centre controversé de #Gjader, en Albanie, d’où certains pourront demander l’asile. Ces envois vers l’Albanie interviennent alors que de nouvelles mesures ont été adoptées par le Parlement européen, visant à faciliter le renvoi par les États membres des demandeurs d’asile vers des pays que l’Europe considère comme « sûrs ».

    Le centre de Gjader, dans le nord de l’Albanie, accueille actuellement quelque 90 migrants, selon une source du ministère italien de l’Intérieur à l’AFP. La structure, construite et financée par l’Italie pour y externaliser les demandes d’asile, est resté largement vide depuis son ouverture en 2024 en raison d’une série de contestations judiciaires.

    Mais la situation pourrait changer avec de nouvelles mesures adoptées définitivement par le Parlement européen en février, visant à faciliter le renvoi par les États membres des demandeurs d’asile vers des pays que l’Europe considère comme « sûrs ». Avec le soutien officiel de l’UE, les Vingt-sept sont autorisés à traiter les demandes d’asile dans des « hubs » situés dans des pays tiers. Une aubaine pour l’Italie qui a toujours voulu « sauver » son accord avec l’Albanie.

    Giorgia Pintus, membre d’une délégation de l’ONG TAI, qui s’occupe des immigrés, et qui a visité le centre cette semaine, a déclaré qu’il y avait eu deux transferts importants au cours des deux dernières semaines.

    Une source du ministère a indiqué pour sa part que « le centre a toujours été opérationnel. Le nombre de personnes varie en fonction des besoins ».
    Des personnes intégrées en Italie transférées en Albanie

    Parmi les migrants détenus à Gjader figurent des personnes souffrant de troubles psychologiques et des ressortissants de pays, tels que l’Iran, où le rapatriement est « pratiquement impossible », selon l’ONG.

    L’Italie détient également dans le centre des personnes qui s’étaient intégrées dans le pays, mais qui ont perdu leur emploi et, par conséquent, leur permis de séjour, précise l’ONG.

    Les exilés détenus dans la structure albanaise ont accès à un seul téléphone et doivent attendre leur tour, « ce qui peut prendre plusieurs jours », tandis que le temps dont elles disposent pour parler à leurs avocats ou à leurs familles est limité, assure Giorgia Pintus.

    Parmi les détenus, au moins deux personnes avaient déjà été envoyées en Albanie une première fois, puis renvoyées en Italie, avant d’être à nouveau envoyées à Gjader. L’un d’eux est un Sénégalais dont la femme et les filles vivent à Brescia, dans le nord de l’Italie. Il avait été détenu en Albanie puis libéré pour raisons de santé.

    « À son retour en Italie, il a repris son travail de peintre en bâtiment et a réussi à convaincre son employeur de régulariser son statut », a précisé à l’AFP Giorgia Pintus. « Il s’est rendu de son propre chef au poste de police pour entamer les démarches en vue d’obtenir un permis de séjour », mais il a été renvoyé en Albanie, a-t-elle ajouté.

    Un autre est un Togolais « qui vit en Italie depuis plus de dix ans, a un casier judiciaire vierge et était ouvrier qualifié chez un mécanicien », travaillant au noir, a poursuivi l’humanitaire. Il a d’abord été transféré en Albanie, mais a été libéré après qu’un tribunal italien a statué en sa faveur. Il s’est retrouvé de nouveau en Albanie après que le mécanicien a refusé de l’employer légalement.

    La délégation de l’ONG a par ailleurs dénoncé « le recours généralisé à des mesures coercitives » pendant le voyage entre l’Italie et l’Albanie. Peu de personnes détenues dans le centre sont ensuite rapatriées, a affirmé Giorgia Pintus. À l’exception de cinq Égyptiens rapatriés directement depuis Tirana en mai 2025, les rares personnes renvoyées dans leur pays ont d’abord été renvoyées en Italie, selon l’ONG.
    132 migrants transférés en un an

    Ce coûteux centre est l’un des projets phares de la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni pour lutter contre l’immigration clandestine.

    Au total, et selon l’accord signé entre Rome et Tirana fin 2023, jusqu’à 36 000 migrants, interceptés dans les eaux italiennes, pouvaient être envoyés chaque année dans ce pays des Balkans. Le but de l’Italie : externaliser une partie du processus d’asile pour soulager son pays de l’afflux migratoire.

    Mais rapidement, l’accord s’était heurté à des obstacles juridiques, qui ont mis en lumière la contradiction entre cette politique migratoire et le respect des droits fondamentaux.

    Face à ces échecs successifs, l’Italie avait changé son fusil d’épaule. En mars 2025, le Conseil des ministres a adopté un décret-loi permettant de recycler ces structures en… centres de rapatriement pour migrants en situation irrégulière – des centres de rétention (CPR), en somme. En un an, entre octobre 2024 et octobre 2025, seules 132 personnes ont été emmenées dans les centres albanais, dont 32 ont été rapatriées après des décisions de la justice italienne. « Un échec déconcertant », selon le juriste Gianfranco Schiavone.

    Nouveau retournement de situation donc avec les textes adoptés en février par le Parlement européen : les centres en Albanie redeviennent des centres de traitement de demandes d’asile.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70080/externalisation-de-lasile--litalie-accelere-les-transferts-de-migrants
    #migrations #réfugiés #asile #renvois #expulsions #pays-tiers_sûrs #hubs #sans-papiers #détention_administrative #rétention

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  • #Italie : l’État condamné à dédommager un migrant transféré illégalement en #Albanie

    En attendant que le projet de loi du gouvernement Meloni qui durcit ultérieurement les mesures anti-migrants soit entériné par le Parlement et l’application du Pacte européen asile et migration (juin 2026), les centres d’identification et de rétention en Albanie, qui ont fait l’objet de plusieurs revers juridiques, restent pratiquement à l’arrêt. En outre, pour la première fois la justice italienne a condamné le ministère de l’Intérieur à indemniser un migrant transféré à son insu d’Italie vers le centre de rétention de Gjadër.

    Le migrant en question est un homme d’origine algérienne de 50 ans, en Italie depuis 19 ans, père de deux enfants qu’il a eus avec sa compagne italienne, mais sans titre de séjour valide. Raison pour laquelle il a été placé, en avril 2025, au sein d’un centre de rétention dans le nord-est du pays, non loin du domicile familial.

    Puis on lui a annoncé, sans décision écrite et motivée, qu’il serait emmené dans un autre centre, situé dans le sud de l’Italie. En réalité, il a été a transféré, menottes aux mains, par la Marine militaire vers le centre de rétention de #Gjadër, en Albanie.

    Il a réussi à informer son avocat, à travers lequel il a effectué une demande d’asile en Italie et un recours.

    Résultat : le tribunal de Rome a ordonné la remise en liberté de cet homme et a successivement condamné le ministère de l’Intérieur pour transfert de migrant illicite à une #indemnisation de 700 euros en sa faveur.

    Cette décision de justice, sans précédent, représente indéniablement une nouvelle épine dans le pied de la politique migratoire du gouvernement de Giorgia Meloni.

    https://www.rfi.fr/fr/europe/20260215-italie-l-%C3%A9tat-condamn%C3%A9-%C3%A0-d%C3%A9dommager-un-migrant-tran
    #externalisation #rétention #détention_administrative #migrations #sans-papiers #justice

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  • Il Viminale vuole nascondere a tutti i costi che cosa succede nel Cpr di Gjadër in Albania

    Il Tar del Lazio ha accolto il nostro ricorso presentato grazie agli avvocati dell’Asgi contro il diniego della prefettura di Roma all’accesso integrale al registro degli eventi critici, quel documento che censisce tentativi di suicidio, atti di autolesionismo e proteste all’interno del centro di confinamento. A pochi giorni dalla scadenza dei termini, però, il ministero dell’Interno ha fatto appello al Consiglio di Stato. La trasparenza evidentemente fa paura.

    Il ministero dell’Interno sta facendo di tutto per tenere segreti i registri degli eventi critici dei centri per migranti in Albania. I documenti che fotografano la quotidianità nella struttura di detenzione di Gjadër sembrano essere molto scomodi: il Viminale, infatti, ha fatto appello a metà dicembre contro la sentenza del Tribunale amministrativo regionale (Tar) del Lazio che aveva riconosciuto il nostro diritto di poterli visionare integralmente e darne conto all’opinione pubblica.

    Ricapitoliamo i fatti. Il 25 luglio di quest’anno abbiamo raccontato dell’incongruenza del numero di “eventi critici” -cioè proteste, tentativi di suicidio, atti di autolesionismo- comunicati dalla prefettura di Roma dopo accesso civico generalizzato. L’ufficio territoriale del Viminale aveva scritto che dall’’11 aprile al 29 maggio 2025 quelli registrati erano stati appena quattro mentre la deputata Rachele Scarpa, consultando il documento, ne riportava 35 nei primi 13 giorni di apertura. Al di là dei numeri, poi, il problema principale era che la prefettura non aveva fornito, come invece avevamo richiesto, una copia del documento ma aveva rielaborato le informazioni contenute.

    Per questo motivo a fine luglio con gli avvocati Salvatore Fachile, Federica Remiddi e Anna Pellegrino dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi), nell’ambito del progetto InLimine, abbiamo fatto ricorso al Tar del Lazio sottolineando principalmente due aspetti: il “diniego mascherato” della prefettura, in quanto aggregare le informazioni è ben diverso rispetto a “ottenere copia” di un documento anche perché prevede un’attività di rielaborazione che, fino a prova contraria, potrebbe essere svolta in maniera arbitraria e senza la possibilità per chi chiede quelle informazioni di vagliare questo processo. Inoltre questa attività comporta un aggravio ingiustificato di lavoro per la Pubblica amministrazione dato che quel documento è già in suo possesso.

    Nel ricorso è stato specificato poi come il problema non possa nemmeno essere la privacy delle persone rinchiuse nel Cpr. In passato, infatti, in diversi avevamo già ottenuto integralmente il registro degli eventi critici -con la prefettura di Potenza per il Cpr di Palazzo San Gervasio e inizialmente con quella di Torino (che poi ha cambiato improvvisamente orientamento)- da cui risulta evidente che in alcuni casi non c’è alcun riferimento a chi ha realizzato l’evento e in ogni caso, se questa indicazione c’è, spesso sono codici identificativi o al massimo iniziali del nome e del cognome. In altri termini: ricostruire chi è il soggetto che ha messo in atto quella specifica azione, magari a distanza di mesi, quando la persona potrebbe essere già stata liberata oppure rimpatriata, è molto difficile.

    Il punto centrale, infine, è che aver accesso ai documenti integralmente permette di raccontare all’opinione pubblica che cosa succede dentro quei luoghi. Un elemento essenziale anche considerato che a Gjadër il ministero ci ha negato l’accesso alla struttura in loco. Leggere quello che gli operatori annotano in quei documenti resta quindi una delle pochissime fonti accessibili per raccontare che cosa si vive giorno dopo giorno nei Cpr.

    Il Tar Lazio il 13 dicembre con una sentenza molto snella (appena cinque pagine, presidente Daniele Dongiovanni) ha messo nero su bianco come la nostra richiesta fosse corretta e fondata. “Una rielaborazione di dati (con attività di riassunto) è attività diversa dal fornire una copia, anche parzialmente oscurata, questione su cui si tornerà in seguito, del documento richiesto” e “solo ottenendo copia del registro è possibile verificare se lo stesso è tenuto dall’Ente gestore in maniera congrua e regolare, stante anche la rilevanza degli interessi e dei diritti sottesi eventuali esigenze di riservatezza o l’esistenza di altri motivi ostativi tra quelli”. Inoltre le esigenze di riservatezza secondo i giudici “possono essere adeguatamente soddisfatti con l’oscuramento dei dati necessari; peraltro, come rappresentato dal ricorrente, nelle risposte ottenute da altre prefetture per altri Cpr, i soggetti coinvolti vengono di regola individuati con un numero identificativo personale ID o con le iniziali”.

    A ridosso della scadenza dei termini per poterlo fare, il Viminale ha fatto appello al Consiglio di Stato. I motivi? In primis “la prefettura non detiene stabilmente il registro ma riceve periodicamente comunicazione degli eventi rilevanti” e quindi non è tenuta “ad ostendere il registro degli eventi critici non trattandosi di un documento dalla stessa redatto”. Ma soprattutto, secondo il ministero, il rischio di re-identificazione delle persone coinvolte “è più elevato di quanto necessario al soddisfacimento delle esigenze di trasparenza sottese all’istituto dell’accesso civico”. Insomma sarebbe tutto un problema di privacy.

    Sarà perciò il Consiglio di Stato a decidere. Quel che è già successo, nel frattempo, è il cambio di rotta della prefettura di Potenza: la stessa che ci aveva sempre fornito copia integrale del registro, il 17 dicembre ha inviato solamente i dati in forma aggregata “nel rispetto della privacy”. Lo stesso ha fatto Brindisi nella risposta del 18 dicembre: dopo “aver richiesto parere al superiore ministero” ha negato l’accesso perché “il numero esiguo degli eventi verificatisi presso il Cpr rende altamente probabile la reidentificazione anche in assenza di dati nominativi”. Da Gorizia, invece, è arrivato un allegato con 110 documenti “opportunamente oscurati i dati sensibili degli interessati al fine di tutelarne la protezione dei dati personali”. Altro che privacy, quel che conta è la volontà.

    https://altreconomia.it/il-viminale-vuole-nascondere-a-tutti-i-costi-che-cosa-succede-nel-cpr-d
    #migrations #asile #réfugiés #Italie #Albanie
    #justice #recours #transparence #Gjadër #cpr #détention_administrative #rétention

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  • Migranti, quanti soldi ha sprecato il governo Meloni per i centri in Albania

    #ActionAid presenta alla Corte dei conti un esposto che documenta costi fuori scala, appalti poco trasparenti e servizi mai attivati nei centri di detenzione in Albania. Secondo l’organizzazione, l’operazione avrebbe prodotto un ingente danno erariale senza alcun risultato concreto.

    Centinaia di pagine di accessi civici, contratti, determine di spesa, missioni internazionali, passaggi tra ministeri e continue deroghe normative. È questa la base documentale che ActionAid porta alla Corte dei conti, accompagnata da un esposto di 60 pagine che contesta «uno sperpero sistemico di risorse pubbliche» legato all’operazione dei centri di detenzione in Albania. Quello che doveva essere un progetto sperimentale, giustificato dall’"urgenza di governare i flussi migratori", si è trasformato invece, secondo ActionAid, in un dispositivo amministrativo instabile, regolarmente respinto dai giudici nazionali ed europei e ogni volta reintrodotto attraverso eccezioni, modifiche normative e nuovi stanziamenti.

    Il focus pubblicato dall’ organizzazione non governativa internazionale e l’Università di Bari, Il costo dell’eccezione, descrive un modello che non ha mai raggiunto gli obiettivi dichiarati e che, al contrario, si distingue per l’entità della spesa, l’opacità degli affidamenti e l’inefficacia delle procedure.
    L’esposto alla Corte dei conti e le segnalazioni all’ANAC

    Il cuore della denuncia riguarda un possibile danno erariale: secondo ActionAid, infatti, le modalità con cui l’operazione Albania è stata finanziata configurano un uso distorto di fondi pubblici. L’organizzazione ha depositato un esposto alla Corte dei conti del Lazio, fornendo tutti i dati raccolti attraverso il progetto Trattenuti, e ha segnalato all’ANAC (l’Autorità nazionale anticorruzione) presunte irregolarità nell’appalto da 133 milioni per la gestione dei centri.

    Tra le criticità individuate figurano la quasi totale assenza di verifiche sulla rilevanza internazionale dell’appalto, l’uso massiccio di affidamenti diretti e la mancata applicazione di procedure più aperte e trasparenti, nonostante l’impatto economico e politico dell’operazione.

    La domanda che l’Organizzazione rivolge alla magistratura contabile è semplice e diretta: come è stato possibile assegnare decine di milioni di euro attraverso procedure che non rispettano i parametri minimi di trasparenza e concorrenza?

    Il raddoppio immediato dei fondi: dai 39 milioni iniziali ai 65 milioni «d’urgenza»

    Il progetto prende avvio con la legge di ratifica del Protocollo Italia-Albania, che destina 39,2 milioni di euro alla sua realizzazione. Ma appena dieci giorni dopo, con il “Decreto PNRR 2”, lo scenario cambia: la gestione dei centri viene sottratta al Viminale e al Ministero della Giustizia per passare alla Difesa. Una scelta politica e amministrativa che comporta un immediato aumento dello stanziamento, portandolo a 65 milioni di euro. Da qui in avanti lo schema si ripeterebbe: procedure in deroga, carattere d’urgenza, affidamenti diretti. Secondo i dati ottenuti dall’Organizzazione tramite accesso civico, da allora a marzo 2025 il Ministero della Difesa ha pubblicato bandi per 82 milioni di euro, firmato contratti per oltre 74 milioni ed erogato più di 61 milioni per l’allestimento delle strutture.

    Una parte rilevantissima di questi contratti è stata assegnata senza gara. Ed è proprio questo, secondo ActionAid, uno degli aspetti più critici dell’intera vicenda.
    «Soldi sottratti a salute, giustizia, welfare»: le parole del team legale

    Il team legale di ActionAid, guidato dall’avvocato Antonello Ciervo insieme a Giulia Crescini, Gennaro Santoro e Francesco Romeo, definisce la vicenda «una distorsione nell’uso delle risorse pubbliche». Secondo gli avvocati, infatti: «Le risorse destinate all’operazione Albania sono state sottratte alla salute, alla giustizia, al welfare e ai servizi essenziali. Ma anche ai fondi per la gestione delle emergenze».

    A rendere il quadro ancora più grave ci sarebbe la natura stessa del progetto: un modello che la magistratura italiana e la Corte di giustizia dell’Unione europea hanno già giudicato in più occasioni come non conforme al diritto. Nonostante queste pronunce, il governo avrebbe continuato a finanziare l’iniziativa, cercando — secondo ActionAid — di adattare la normativa esistente per renderla compatibile con il protocollo siglato con l’Albania. In altre parole, anziché abbandonare un modello ritenuto illegittimo, si sarebbe tentato di modificarne il quadro giuridico a posteriori pur di portarlo avanti.
    Centri semivuoti e costi tripli

    A marzo 2025, nonostante i milioni già investiti, i centri in Albania erano ancora lontani dalla piena operatività: risultava attivo solo il 39% dei posti previsti. Ma il dato più significativo riguarderebbe i costi. A Gjader, mantenere un singolo posto per appena due mesi — in una struttura perlopiù vuota — costa circa 1.500 euro, la stessa cifra necessaria per garantire un anno intero di accoglienza nel Cpr di Modica, considerato il modello pilota italiano.

    Numeri che, per ActionAid, evidenziano non solo l’inefficacia del trattenimento «offshore», ma anche la sua insostenibilità economica se confrontata con le soluzioni già disponibili sul territorio nazionale.

    L’esperimento fallito in Sicilia: il precedente che anticipava ciò che sarebbe successo in Albania

    Prima di esportare il modello in Albania, il governo aveva già sperimentato qualcosa di molto simile in Italia, in due luoghi: Modica e Porto Empedocle. L’idea era la stessa: trattenere per un breve periodo le persone arrivate via mare e considerate provenienti da Paesi ritenuti «sicuri», con l’obiettivo dichiarato di facilitarne il rimpatrio. Quell’esperienza, però, si è rivelata un campanello d’allarme chiarissimo. Nel 2023, i giudici non hanno convalidato nemmeno un trattenimento: zero convalide, zero rimpatri. Nel 2024, quando il modello è stato riproposto, le cose non sono andate molto meglio: su 166 persone passate da quei centri, solo cinque sono state effettivamente rimpatriate. Una percentuale intorno al 3%. In altre parole: il sistema non funzionava. Non funzionava legalmente, non funzionava nella pratica, non portava ai risultati promessi. Lo schema, però, è stato riproposto, tale e quale, in Albania, con investimenti molto più alti e una complessità logistica infinitamente maggiore, senza che esistesse alcuna prova che potesse davvero funzionare.
    «Un progetto inumano, inefficace e giuridicamente inconsistente»

    Così ActionAid riassume il giudizio su tutta l’operazione. Non si tratta solo di una valutazione politica o morale, ma di un’analisi tecnica che mette insieme aspetti economici, giuridici e di gestione. Lo dice in maniera molto esplicita Fabrizio Coresi, esperto di migrazioni e tra gli autori del report: «L’ostinazione nel tenere in vita un progetto inumano, inefficace e giuridicamente inconsistente, attraverso continui stanziamenti, spostamenti di competenze e modifiche di regole, ha generato una perdita per l’erario che non può essere archiviata come mero errore tecnico». Secondo ActionAid, il problema non è solo quanto costa il progetto, ma a chi viene affidato. Le persone trattenute sono sotto responsabilità giuridica italiana, ma nella pratica gestite da società private e cooperative, in un contesto dove i controlli sono più difficili e la trasparenza più debole.
    Questo, insomma, amplifica i rischi sia sul piano dei diritti che su quello della spesa pubblica.
    La seconda fase: trasferire persone in Albania… per riportarle subito in Italia

    La parte che appare ancor più paradossale dell’intera vicenda emerge con l’avvio della «fase due» del progetto, e cioè da marzo 2025. In questa fase non vengono più trasferite in Albania solo le persone appena sbarcate, ma anche quelle già trattenute nei Cpr italiani. Il risultato? Le persone vengono portate in Albania per svolgere alcune procedure amministrative… e poi riportate indietro. Non cambiano centro, non cambiano status, non avanzano nella procedura: rientrano semplicemente nel circuito detentivo italiano da cui erano partite. L’unico elemento che cambia, e che cresce a dismisura, è il costo. ActionAid calcola infatti che:

    - alla fine del 2024, un singolo posto nel centro di Gjader costi quasi il triplo rispetto allo stesso posto in un Cpr in Italia;
    – contemporaneamente, circa il 20% dei posti nei Cpr italiani rimane vuoto.

    È come costruire un secondo sistema detentivo, all’estero, che non produce alcun beneficio operativo ma pesa enormemente sul bilancio pubblico.

    Missioni, logistica, indennità: il buco nero dei costi accessori

    Il report entra poi in un livello di dettaglio che mostra quanto la spesa non sia composta solo dagli allestimenti dei centri. La parte più pesante riguarderebbe infatti le spese collaterali.

    Il ruolo della Difesa

    Il Ministero della Difesa, oltre ai lavori di allestimento iniziale, avrebbe sostenuto una serie di costi aggiuntivi, tra cui:

    – 2,6 milioni solo per la nave Libra (manutenzione, equipaggiamenti, trasferimenti e poi cessione all’Albania);
    – spese elevate per missioni internazionali di militari e personale specializzato;
    – richieste di fondi supplementari per logistica e personale.

    Il ruolo dell’Interno

    Il Ministero dell’Interno, invece, avrebbe speso anche:

    circa 630 mila euro per tecnologie di controllo, trasferimenti e altri servizi di supporto.

    «Fino a 18 volte i costi sostenuti in Italia»

    Tra tutte le voci di spesa analizzate, quella che riguarda il vitto e l’alloggio delle forze dell’ordine impegnate nel progetto Albania è forse la più rivelatrice dell’enorme squilibrio economico dell’intera operazione. Per capire la sproporzione, basta confrontare i costi giornalieri di un Cpr italiano con quelli del centro di Gjader in Albania.

    Nel 2024, nel Cpr di Macomer (Nuoro), lo Stato spendeva 5.884,80 euro al giorno per garantire vitto e alloggio agli agenti che lavoravano nella struttura. Questa cifra è considerata normale negli standard italiani: copre i turni, le indennità e la presenza del personale necessario per la gestione del centro.

    Quando la stessa operazione viene invece spostata a Gjader, in Albania, la spesa esplode: 105.616 euro al giorno tra ottobre e dicembre 2024. Significa che per mantenere lo stesso tipo di personale impegnato in compiti simili, lo Stato spende quasi 18 volte di più rispetto a Macomer. Il perché è semplice: lavorare in Albania comporta missioni internazionali, indennità aggiuntive, trasferte, vitto e alloggio a carico del Ministero, costi logistici molto più alti.

    ActionAid usa anche un secondo termine di paragone per far capire ancora meglio la sproporzione: il Cpr di Palazzo San Gervasio, in Basilicata, un centro che ha costi giornalieri ancora più bassi rispetto a Macomer. Se si confronta la cifra di Gjader (105.616 euro) con quella di Palazzo San Gervasio, la sproporzione diventa ancora più evidente: il costo in Albania risulta 28 volte più alto. L’effetto è quello che ActionAid definisce una «spesa totalmente fuori scala», difficile da giustificare anche considerando la logistica internazionale. Sono numeri che mostrano che il costo del personale in missione è stato moltiplicato senza un ritorno in termini di efficacia; lo Stato avrebbe insomma pagato decine di migliaia di euro ogni giorno solo per mantenere sul posto gli agenti, in una struttura che per lunghi periodi non ha trattenuto praticamente nessuno; l’operazione Albania sarebbe diventata più cara non per i migranti trattenuti, ma per il personale italiano impiegato in un progetto che non produce risultati. Per questo ActionAid parla di una gestione «economicamente incontrollata»: perché le spese crescono in modo esponenziale senza alcun motivo strutturale, se non il fatto che la sede operativa è stata spostata all’estero.
    Il carcere mai usato e gli uffici sanitari vuoti: fondi spesi, servizi assenti

    Dopo i costi della logistica e delle missioni, il dossier mette in luce appunto l’altro paradosso dell’operazione Albania: la lunga catena di strutture finanziate ma mai realmente operative. Il Ministero della Giustizia, per esempio, scrive Actionaid, avrebbe firmato contratti per quasi due milioni di euro per adattare e avviare il penitenziario di Gjader, pensato come una delle colonne portanti del progetto. A maggio 2025, oltre un milione e duecentomila euro risultano già pagati. Nonostante l’investimento, il carcere è ancora incompleto: consegnato solo al 70%, non è mai stato utilizzato. È una struttura praticamente vuota, ma già costata quanto un intero anno di gestione di un Cpr italiano.

    La situazione della sanità appare ancora più emblematica: il Ministero della Salute avrebbe infatti autorizzato spese per quasi cinque milioni di euro per garantire assistenza medica, screening, valutazioni delle vulnerabilità e controlli sanitari alle persone trattenute. Ma sul terreno, ciò che resta è quasi il nulla.

    L’Usmaf Albania, e cioè l’ufficio sanitario di frontiera creato appositamente per seguire i casi in arrivo e coordinare ogni intervento sanitario, sarebbe vuoto da marzo 2025. Le stanze esistono, i fondi sono stati stanziati, ma nessun medico, nessun operatore sarebbe presente. Per valutare eventuali fragilità dei migranti, la famosa «commissione vulnerabilità» non si riunisce più sul posto: opera solo da remoto, e interviene soltanto quando arriva una documentazione medica esterna, il che significa che la presa in carico sanitaria reale non sembra esserci. Il risultato appare insomma tanto semplice quanto drammatico: la spesa pubblica corre, ma i servizi, quelli che dovrebbero tutelare i diritti minimi delle persone trattenute, sembrano non esistere.
    Perché la Corte dei conti diventa decisiva

    Ed è esattamente su questo punto che entrerebbe in scena la Corte dei conti. ActionAid non presenta un esposto solo per denunciare un modello politico o una scelta discutibile: chiede che si verifichi se questi soldi, milioni di denaro pubblico destinati a carceri mai usati, uffici sanitari inattivi, missioni di personale sproporzionate e appalti opachi, configurino un danno per l’erario, cioè una perdita concreta e ingiustificata per le casse dello Stato. La magistratura contabile ha un ruolo diverso rispetto a quello dei tribunali ordinari: non valuta se un’operazione è giusta o sbagliata dal punto di vista politico, ma se è stata condotta nel rispetto della legge, della trasparenza e dell’efficienza nella gestione delle risorse pubbliche.

    Nel caso dell’operazione Albania, questo significa capire se i ministeri hanno speso senza adeguati controlli o giustificazioni; se l’uso di deroghe e procedure emergenziali sia stato abusato; se si siano creati costi enormi senza alcun ritorno in termini di servizi reali e se i fondi siano stati gestiti in modo tale da danneggiare il bilancio dello Stato. Il passaggio all’ANAC, invece, riguarda un altro fronte: capire cioè se l’appalto milionario alla società che gestisce le strutture in Albania rispetti o meno i principi di concorrenza e trasparenza richiesti dalle norme italiane ed europee. Di fatto, l’esposto vuole accendere due fari: uno sulla legalità e la correttezza della spesa, l’altro sulla regolarità delle procedure di affidamento.

    Per questo la Corte dei conti diventa l’organo chiave: perché, se le accuse trovassero riscontro, non si parlerebbe solo di un progetto inefficace o discutibile, ma di una vera e propria responsabilità amministrativa, con possibili conseguenze per chi ha autorizzato, firmato, gestito e mantenuto in vita un sistema che, ad oggi, sembra avere prodotto solo moltissimi costi.

    https://www.fanpage.it/politica/migranti-quanti-soldi-ha-sprecato-il-governo-meloni-per-i-centri-in-albania
    #migrations #asile #réfugiés #Italie #Albanie #cour_des_comptes #externalisation #coûts #ANAC #Protocollo Italia-Albania #Decreto_PNRR_2 #Gjader

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    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie:
    https://seenthis.net/messages/1043873

    et ajouté à la métaliste sur les #coûts des #renvois:
    https://seenthis.net/messages/1140905

    • ActionAid: presentato esposto alla corte dei conti per danno erariale e segnalazione all’ANAC sulla gestione

      Sperpero ingiustificabile di risorse pubbliche: dati inediti del progetto Trattenuti di ActionAid e Università di Bari sui costi dei centri in Albania e presunte irregolarità nell’appalto di gestione

      ActionAid ha depositato alla Corte dei Conti un esposto di 60 pagine per denunciare lo spreco di risorse dell’operazione Albania. La procura regionale del Lazio, dati del progetto Trattenuti alla mano, dovrà valutare se esercitare l’azione erariale alla luce delle violazioni contestate. All’Autorità Nazionale Anticorruzione (ANAC) sono state invece segnalate presunte irregolarità nell’affidamento dell’appalto da 133 milioni per la gestione dei centri: non è stata verificata nemmeno la rilevanza internazionale dell’appalto, che avrebbe richiesto una procedura più trasparente e aperta.

      La realizzazione dei centri in Albania è partita con 39,2 milioni di euro stanziati dalla legge di ratifica del Protocollo. Appena dieci giorni dopo, con il “Decreto PNRR 2”, la competenza è passata dal Ministero dell’Interno e della Giustizia alla Difesa e le risorse sono state aumentate fino a 65 milioni. Da allora a fine marzo 2025, ActionAid è a fornire dati inediti grazie a richieste di accesso civico: la Difesa ha bandito gare per 82 milioni, firmato contratti per oltre 74 milioni – quasi tutti tramite affidamenti diretti – ed erogato più di 61 milioni per gli allestimenti. “Soldi pubblici sottratti alla salute, alla giustizia e a welfare e servizi – spiega l’avvocato Antonello Ciervo che ha coordinato il team legale di ActionAid composto da Giulia Crescini, Gennaro Santoro e Francesco Romeo -, ma anche a fondi per la gestione di emergenze. Una distorsione nell’uso di risorse pubbliche ancora più grave, vista l’illegittimità del modello dei centri albanesi”.

      A seguito degli stop arrivati dalla magistratura nazionale e dalla Corte di Giustizia dell’Unione Europea, il Governo ha reagito cercando di piegare la normativa per adattarla al protocollo Italia-Albania. Nonostante ciò, i centri sono ancora ben lontani dall’essere pienamente funzionanti (a marzo 2025 era stato attivato solo il 39% dei posti da capienza ufficiale), e costano molto più di quanto si spenda per strutture analoghe sul territorio nazionale. A Gjader gestire un posto, per soli due mesi e con il centro semideserto, costa circa 1500€; praticamente quanto si spende per l’intero 2024 a Modica, modello per la prima fase dell’esperimento albanese che prevedeva il trattenimento di soli richiedenti asilo, soccorsi in mare, provenienti dai cosiddetti “Paesi sicuri”.

      Il trattenimento dei richiedenti asilo provenienti da paesi sicuri sperimentato in Sicilia offriva già un campanello d’allarme: nel 2023 a Modica nessuna convalida per i trattenuti, nessun rimpatrio; nel 2024, tra Modica e Porto Empedocle, 5 rimpatri su 166 persone transitate (circa il 3%). Il governo ha fatto ricorso alla decreti-legge in urgenza per aggirare gli ostacoli posti dal diritto. “L’ostinazione nel tenere in vita un progetto inumano, inefficace e giuridicamente inconsistente, attraverso nuovi stanziamenti per gli allestimenti, spostamenti di competenze e continui cambi di regole, – afferma Fabrizio Coresi, esperto di migrazioni per ActionAid – ha generato una perdita per l’erario che non può essere archiviata come mero errore tecnico”.

      A marzo 2025 inizia una nuova fase: trasferimenti in Albania di persone già trattenute in un CPR italiano. Nella pratica persone straniere portate all’estero e poi riportate in Italia, in ogni caso. Il risultato è un aumento forte della spesa pubblica. A fine 2024 il prezzo giornaliero per detenuto del Cpr di Gjader è quasi tre volte quello di un Cpr su suolo italiano. Nel mentre il 20% dei posti effettivamente disponibili nei Cpr italiani non erano occupati. Anche l’analisi delle spese accessorie (missioni, logistica, facchinaggi, etc) mostra che questo “passaggio aggiuntivo” della detenzione off‑shore contribuisce solo a bruciare denaro pubblico.

      Nel dettaglio, la Difesa, oltre agli allestimenti iniziali dei centri, ha speso oltre 2,6 milioni per un intervento di manutenzione e forniture per la nave Libra – inizialmente usata nei trasferimenti e poi ceduta a Tirana -, ma soprattutto per viaggi e indennità di missione per Carabinieri e militari della Marina. Il Ministero dell’Interno ha speso 630mila euro tra trasferimenti e acquisti di tecnologie per il controllo. Una somma esorbitante riguarda il vitto e l’alloggio delle forze dell’ordine: se nel 2024 per il Cpr di Macomer (NU) è costato € 5.884,80 al giorno, in Albania, per 120 ore di concreta operatività tra ottobre e dicembre, si è speso quasi 18 volte in più, € 105.616 al giorno. Oltre 28 volte l’ammontare di un giorno a Palazzo San Gervasio (PZ). Il Ministero della Giustizia ha stipulato contratti per quasi 2 milioni ed effettuato pagamenti (a maggio 2025) per € 1,2 mln per il penitenziario di Gjader, mai utilizzato e consegnato al 70%. Il Ministero della Salute ha autorizzato spese per quasi 4,8 milioni e speso già 1,2 milioni. Ciononostante, gli uffici dell’Usmaf Albania, ufficio sanitario di frontiera appositamente creato, sono deserti dal marzo 2025, e la “commissione vulnerabilità” si riunisce esclusivamente “da remoto”, solo in caso di “evidenze oggettive (referti e consulenze mediche specialistiche)” da parte del medico dell’ente gestore. La sanità pubblica non garantisce, nei fatti, il diritto alla salute. La richiesta di un controllo alla Corte dei Conti e ad ANAC diventa quindi cruciale nel caso di persone formalmente in custodia dello Stato, ma concretamente in mano a società private e cooperative.

      Pour télécharger le rapport:
      https://trattenuti.actionaid.it/wp-content/uploads/2025/12/Trattenuti-focus-01.pdf

      https://www.actionaid.it/press-area/cpr-in-albania

  • Accord Rome-Tirana : au total, 132 migrants envoyés en Albanie, un « #échec », selon les ONG italiennes

    Un an après l’ouverture en Albanie de deux camps - à #Shengjin et #Gjader - censés accueillir les migrants arrêtés dans les eaux italiennes, les lieux sont presque vides. Selon des ONG italiennes, 132 migrants y ont été envoyés en un an. « Un échec déconcertant », assurent-elles.

    Il y a un an, jour pour jour, le 16 octobre 2024, un premier groupe de 16 migrants devaient être transférés en Albanie depuis l’Italie en vertu d’un accord signé entre les deux pays. Sous les caméras du monde entier, ces 16 personnes, originaires d’Égypte et du Bangladesh, rejoignaient le centre du port de Shengjin, dans le nord du pays. Un autre centre, ouvert sur une ancienne base militaire à Gjader, avait également vu le jour.

    Au total, et selon l’accord signé entre Rome et Tirana, jusqu’à 36 000 migrants, interceptés dans les eaux italiennes, pouvaient être envoyés chaque année dans ce pays des Balkans. Le but de l’Italie : externaliser une partie du processus d’asile pour soulager son pays de l’afflux migratoire. Depuis ces deux centres, les migrants peuvent effectuer une demande d’asile et en attendre la réponse.

    Un an plus tard, l’accord a fait chou blanc. Selon le juriste Gianfranco Schiavone, se fondant sur un rapport d’ONG italiennes, intitulé « Blessures aux frontières » (https://www.amnesty.it/rapporto-tai-ferite-di-confine-la-nuova-fase-del-modello-albania), 132 personnes ont été emmenées dans les centres albanais, dont 32 ont été rapatriées après des décisions de la justice italienne. « Comme on peut le constater, l’échec est déconcertant », assène-t-il à l’AFP.

    Transformés en #centres_de_rétention (#CPR)

    Rapidement, en effet, l’accord s’était heurté à des #obstacles_juridiques, qui ont mis en lumière la contradiction entre cette politique migratoire et le respect des #droits_fondamentaux. Sur les 16 premiers migrants envoyés, quatre ont été identifiés comme « vulnérables » et renvoyés en Italie. Deux jours plus tard, la #justice italienne a invalidé la rétention des 12 hommes restants, invoquant un désaccord entre l’Union européenne (UE) et l’Italie au sujet d’un liste de pays d’origine « sûrs ». L’Italie a établi une liste de pays dits « sûrs » : les hommes seuls originaires des pays figurant sur cette liste peuvent être envoyés en Albanie.

    Mais certains pays ne peuvent être considérés comme « sûrs » au regard du droit européen. Les 12 migrants sont donc repartis eux aussi vers l’Italie.

    En novembre 2004, nouveau camouflet : un tribunal de Rome suspend la détention de sept migrants envoyés en Albanie. Idem en février 2025. Une quarantaine de migrants sont rapatriés en Italie après que la justice italienne a annulé leur transfert.

    Face à ces échecs successifs, l’Italie a changé son fusil d’épaule. En mars 2025, le Conseil des ministres a adopté un décret-loi permettant de recycler ces structures en… centres de rapatriement pour migrants en situation irrégulière – des centres de rétention (CPR), en somme.

    « Ces centres sont vides, coûtent beaucoup d’argent et ne servent à rien », avait déclaré à cette époque Me Guido Savio, avocat spécialiste du droit de l’immigration, interrogé par l’AFP. La « logique » du gouvernement, avec sa décision [de transformer ces centres albanais en CPR], c’est, [de montrer] que ces centres, en fin de compte, on les fait fonctionner d’une manière ou d’une autre".

    En juin 2025, maigre victoire pour Rome : la presse italienne révèle que cinq migrants égyptiens ont été renvoyés depuis le centre albanais de Gjader vers leur pays d’origine.

    Deux mois plus tard, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a invalidé le 1er août la base juridique même de l’accord controversé. Au cœur du problème : la fameuse liste de pays dits sûrs. La Cour a aussi rappelé qu’un pays ne peut être considéré comme « sûr » s’il n’offre pas une « protection suffisante » à toutes les personnes se trouvant sur l’ensemble de son territoire.

    Mutisme des autorités albanaises sur les #conditions_de_vie des migrants

    Et quid des #conditions_de_détention dans les centres albanais ? Savoir ce qui se passe précisément derrière les grilles est presque impossible : les autorités de Tirana se refusent à tout commentaire, renvoyant vers les Italiens. Interrogé par l’AFP pour savoir quelles sont leurs conditions de vie et quel est l’avenir de ces installations, le ministère italien de l’Intérieur a expliqué que le ministre avait « répondu à plusieurs reprises sur ces points ».

    Selon le rapport « Blessures aux frontières », l’#accès_aux_soins est limité et discriminatoire [...] Le #droit_à_la_défense est sévèrement limité, voire compromis", détaille le journal italien Il Manifesto.

    « L’échec du protocole signé avec l’Albanie a poussé le gouvernement [italien] à le transformer en autre chose qui - comme l’a déjà réaffirmé la magistrature italienne - contredit la directive européenne sur les retours : à savoir qu’il n’est en aucun cas prévu que la détention administrative d’étrangers en attente d’expulsion en Italie puisse être effectuée sans un pays non membre de l’Union européenne », explique encore le juriste Gianfranco Schiavone.

    Révision de la « #Directive_retour »

    Pour l’heure, il est vrai, l’UE n’autorise pas l’externalisation des centres de rétention hors de son sol. Mais la Commission européenne veut réviser la directive « retour » de 2008, qui régit les #expulsions des personnes en situation irrégulière. L’un des points les plus controversés ? La possibilité de transférer des migrants vers des centres situés hors d’Europe. Cette mesure actuellement en débat au Parlement européen, pourrait être adopté : elle ouvrirait alors la voie à la création de centres pour migrants en dehors des frontières de l’UE.

    Arrivée au pouvoir en 2022, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, cheffe du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia (FDI) a fait de la lutte contre l’immigration l’un des piliers de sa politique. Elle espère « obtenir [via la directive retour] ce qu’elle n’a pas obtenu du pacte [avec l’Albanie] en particulier la possibilité de recourir à des expulsions expéditives », analyse Filippo Furri, de l’ONG ARCI.

    En visite en Albanie au printemps, le Premier ministre britannique Keir Starmer n’a pas caché son souhait de créer lui aussi des « #hubs_de_retour ». Edi Rama, son homologue albanais, avait alors été très clair : « Le modèle que nous avons apporté en Albanie en coopération avec l’Italie (...) est un #modèle qui prend du temps pour être testé. S’il fonctionne, il pourra être reproduit. Mais pas en Albanie, dans d’autres pays de la région ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/67548/accord-rometirana--au-total-132-migrants-envoyes-en-albanie-un-echec-s

    #Italie #Albanie #externalisation #migrations #réfugiés #détention_administrative #rétention #modèle_albanais #return_hubs

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  • L’impatto dei centri italiani per migranti di #Shëngjin e #Gjadër sulla popolazione locale

    Dal giugno 2024 almeno 50 lavoratori del porto albanese hanno perso il lavoro a causa dello spazio occupato dall’hotspot mentre a Gjadër gli abitanti assunti per svolgere lavori all’interno dell’hotspot e del Cpr si contano sulle dita di una mano. Le due cittadine pagano così un prezzo altissimo per l’accordo voluto dal Governo Meloni. Mentre la Corte di giustizia dell’Ue ne smonta in modo radicale il funzionamento. Il nostro reportage

    Almeno 50 lavoratori del porto di Shëngjin avrebbero perso il lavoro in un anno. È questo il prezzo altissimo pagato dai cittadini albanesi per l’attuazione del protocollo sui migranti siglato tra Roma e Tirana: un’informazione imbarazzante e per questo taciuta ma che tre diverse fonti hanno confermato ad Altreconomia.

    “I motivi sono banali -racconta una di queste- l’apertura della struttura italiana ha ridotto di molto lo spazio disponibile e l’arrivo delle navi militari italiane in un simile porto complica di molto la logistica”. Tutti lo sanno, nessuno però ne vuole parlare: a metà luglio 2025 l’ingresso al porto è vietato, i lavoratori sono sfuggenti e il direttore dello scalo albanese irraggiungibile. Il dato numerico resta così solo una stima che, però, basta a fotografare l’impatto sul tessuto sociale locale di centri italiani.

    Nella cittadina costiera albanese, affollata di turisti, la società Rafaelo resort hotel Spa sembra essere l’unica ad averci guadagnato davvero. Per l’ospitalità degli operatori di polizia italiani ha ricevuto in totale, dal giugno 2024 a oggi, 8,9 milioni di euro dal Viminale.

    Un importo che potrebbe ancora crescere: a metà luglio 2025, infatti, la Direzione centrale immigrazione e polizia delle frontiere ha pubblicato un nuovo bando richiedendo alle due partecipanti (oltre alla Rafaelo è in corsa anche la Xenia Spa, colosso del settore ricettivo con sede legale a Chiasso, in Svizzera) un preventivo biennale per l’accoglienza di 300 unità, che possono aumentare fino a 400 nei “periodi di avvicendamento del personale”. Numeri impressionanti se si pensa che al 27 luglio erano trattenute 29 persone nel Centro di permanenza per il rimpatrio (Cpr) albanese. Non solo. “Sinceramente tutte queste divise non so quanto facciano bene al turismo, le auto che fanno avanti e indietro verso il centro si notano”, racconta un residente.

    Sono circa 20 i chilometri che separano Shëngjin da Gjadër, dove sorge la seconda struttura prevista dal protocollo Italia-Albania: la più imponente, con una capienza di quasi 1.100 posti (sulla carta) tra quelli riservati alle persone straniere trattenute e quelli di servizio per il personale dell’ente gestore Medihospes e degli operatori di polizia. Muovendosi verso il centro, quando dalla strada principale che collega la capitale Tirana a Scutari si svolta a destra per immettersi sulla secondaria che porta alla cittadina albanese, si incontra già un po’ di Italia. Dall’ottobre 2009 nel Comune di Gocaj, infatti, è attivo uno stabilimento della Colacem Spa, una delle principali società italiane attive nella produzione di cemento. Superando il sito produttivo, dopo poco meno di dieci chilometri, dietro una curva a sinistra spicca l’ingresso della struttura su cui sventolano la bandiera italiana e quella dell’Unione europea.

    Il cancello, grigio e imponente, segna una linea di confine: i poliziotti albanesi bivaccano nel gabbiotto appena fuori. Si muovono, di fatto, solo se attivati dai “colleghi” italiani che al nostro arrivo non tardano a chiamarli per le foto che cominciamo a scattare dall’esterno della struttura. “Fermateli”, grida un poliziotto italiano. Quello albanese, però, una volta avvicinatosi, spiega infastidito che fuori dal centro la competenza è loro e i “colleghi” non hanno alcun motivo di intromettersi. “Ho visto che eravate sufficientemente lontani a fare le vostre riprese”, sottolinea.

    Tutto è molto labile, confuso, a tratti paradossale. Così mentre Arben, uomo sulla quarantina che abita nei pressi del centro, racconta quello che sa sulla struttura, due macchine della polizia penitenziaria italiana sfrecciano dietro di lui. “Dicono che dentro ci sono ‘criminali’, persone che hanno commesso gravi reati -spiega dubbioso mentre scarica la spesa dal baule della macchina-. Sinceramente so davvero poco. Anche perché dentro non si vede nulla”.

    In un piccolo paese di circa 800 abitanti l’ignoto spesso lascia spazio a voci e informazioni non verificate. A Gjadër ne girano tantissime.“Abbiamo sentito voci secondo cui i detenuti provenienti dal Regno Unito saranno trasferiti nella struttura carceraria per evitare che i centri rimangano vuoti. Ci sono trenta stanze lì. Abbiamo sentito che Meloni ha raggiunto un accordo con i leader britannici”, racconta una fonte interna ai Cpr che ha chiesto di rimanere anonima. Un’altra, invece, ci assicura che un cittadino albanese è attualmente presente nel Cpr. Non è così, dai dati ufficiali, ma la linea che separa la propaganda e la realtà nella cittadina albanese ormai non esiste più. E per gli abitanti non è affatto una novità la condizione in cui si ritrovano a vivere.

    Dopo essere stata in passato una delle zone più floride per la coltivazione di granoturco e girasoli oltre che per il pascolo di mucche da latte, tutto cambia nel 1974. In pieno comunismo, il presidente Enver Hoxha decide di costruire a Gjadër una delle più grandi basi militari dei Balcani. Sotto la collina adiacente ai centri per migranti fu costruita una lunga pista d’atterraggio segreta e, a poche centinaia di metri di distanza, una pista “sorella” per permettere il decollo all’aperto dei velivoli. Quell’area, poi, venne utilizzata anche dalla Cia durante gli anni Novanta per poi essere dismessa. Oggi è presidiata dai militari perché non è ancora stata bonificata e sembrerebbe che diversi materiali d’armamento siano ancora presenti tanto nella galleria quanto all’esterno. Informazioni, però, da prendere con le pinze perché anche su quanto successo nel passato spesso le testimonianze dei residenti restano contraddittorie.

    “Viviamo di nuovo immersi nell’incognita -spiega uno di loro, nato nel paese e poi trasferitosi all’estero-. L’abbiamo sperimentato durante il comunismo e oggi di nuovo ma credo ci sia una grossa differenza rispetto al passato”. Per l’uomo, infatti, la presenza di militari negli anni Novanta era più silente. “Oggi non è così. Anche solo perché mentre percorri la strada che arriva al centro di Gjadër ti ritrovi all’improvviso davanti all’ingresso delle strutture con sbarre, polizia e la bandiera italiana. È tutto così anomalo e triste”.

    La maggior parte dei residenti incontrati non hanno un’opinione chiara sul protocollo o comunque sono restii a condividerla. Quel che si sa, invece, è che in termini di posti di lavoro anche nella cittadina interna, così come a Shëngjin, la struttura non ha modificato le sorti degli abitanti. Sarebbero tre le persone che hanno trovato un lavoro all’interno, con un compenso mensile non superiore ai 500 euro e comunque più basso rispetto ai colleghi italiani che svolgono la stessa mansione. In totale, si stima che l’ente gestore abbia assunto circa il 20% di personale di origine albanese, molti dei quali provenienti da fuori Gjadër.

    “Stanno cercando nuovi operatori legali da inserire nella struttura -racconta una fonte interna ai centri la mattina del 23 luglio-. Stanno offrendo contratti a partire dal primo agosto perché dicono che il tribunale europeo darà ragione al governo italiano”. Così non è stato.

    La mattina del primo agosto, infatti, la Corte di giustizia dell’Unione europea ha stabilito che la definizione di “Paese di origine sicuro” non può essere applicata qualora uno Stato non garantisca a tutta la popolazione una protezione sufficiente. Un tassello fondamentale per l’impalcatura dell’iniziale progetto di funzionamenti dei centri in Albania. “Sorprende la decisione della Corte”, ha fatto sapere il governo. L’aria che tirava a Gjadër e forse anche a Palazzo Chigi era diversa. Probabilmente, quindi, nessun lavoratore in più verrà assunto. Quelli già contrattualizzati che continuano a vivere in un “clima di terrore”, invece, nei giorni scorsi hanno rinnovato l’accordo per altri tre mesi.

    https://altreconomia.it/limpatto-dei-centri-italiani-per-migranti-di-shengjin-e-gjader-sulla-po

    #modèle_Albanie #Albanie #migrations #réfugiés #externalisation #Italie #rétention #impact #travail #port #Rafaelo_resort_hotel #Rafaelo #Xenia #tourisme #Medihospes #forces_de_l'ordre #population_locale #modèle_albanais

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  • Costo CPR Albania: 114mila euro al giorno per soli 5 giorni di attività nel 2024

    Oltre 153mila euro per allestire un singolo posto

    Con la piattaforma “Trattenuti” i nuovi dati inediti dei 14 centri detentivi attivi in Italia e in Albania.

    L’operazione Albania è il più costoso, inumano e inutile strumento nella storia delle politiche migratorie italiane. 570mila euro sono i pagamenti fatti dalla Prefettura di Roma all’ente gestore #Medihospes per 5 giorni di reale operatività: 114mila euro al giorno per detenere 20 persone, tra metà ottobre e fine dicembre 2024, liberate poi tutte in poche ore.

    ActionAid e UniBari per la prima volta hanno ricostruito quanti milioni sono stati effettivamente impegnati per l’allestimento fino a marzo 2025, nonostante i centri non siano stati completati: i dati sono ora pubblici sulla piattaforma “Trattenuti”.

    A Gjader, a fine marzo 2025, erano stati realizzati 400 posti: per la sola costruzione (compresa la struttura non alloggiativa di Shengjin) sono stati sottoscritti contratti, con un uso generalizzato dell’affidamento diretto, per 74,2 milioni. L’allestimento di un posto effettivamente disponibile in Albania è costato oltre 153mila euro. Il confronto con i costi per realizzare analoghe strutture in Italia è impietoso: nel 2024 il Ctra di Porto Empedocle (AG) è costato 1 milione di euro per realizzare 50 posti effettivi (poco più di 21.000 euro a posto).

    Capacità ridotta del sistema e posti vuoti. I Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr) esistenti alla fine del 2024 erano 11, per una capienza ufficiale del sistema detentivo per stranieri pari a 1522 posti. A ciò si devono aggiungere i 1033 posti ufficialmente realizzati presso i 3 Centri di trattenimento per richiedenti asilo (Ctra) che portano il totale dei posti a 2555. Ma a causa dei ritardi negli allestimenti, delle ripetute proteste e dei continui danneggiamenti subiti dalle strutture, il sistema funziona al 46% della capienza ufficiale a fine 2024. “Alla luce di ben 263 posti vuoti sul totale di 1164 disponibili – spiega Fabrizio Coresi, esperto di migrazioni per ActionAid - il tentativo di utilizzare il Cpr di Gjader per detenere la popolazione straniera irregolare presente in Italia appare del tutto irrazionale e illogico.”

    Rimpatri al minimo storico dal 2014. La giustificazione principale per l’esistenza dei Cpr è che rendano più efficace la politica di rimpatrio. Ma il ricorso alla detenzione aumenta solo i costi economici ed umani dei rimpatri e, pur prevedendo tempi più lunghi (fino a 18 mesi, dal settembre 2023), non incide sul numero di rimpatri effettuati. Nel 2024 si registra il minimo storico dal 2014: solo il 41,8% (2.576) delle persone in ingresso in un centro di detenzione, su un totale di 6.164, è stato rimpatriato. Nonostante le sempre maggiori risorse dirottate sulla detenzione amministrativa, anche nel 2024, dai Cpr italiani sono stati rimpatriate solo il 10,4% delle persone che hanno ricevuto un provvedimento di allontanamento.

    La nuova funzione della detenzione. Nel sistema detentivo i richiedenti asilo sono cresciuti negli ultimi anni, arrivando a essere oltre il 45% delle persone trattenute nel 2024. Il 21% di questi non aveva ancora ricevuto un provvedimento di allontanamento, ma erano trattenuti solo in quanto richiedenti asilo. “L’utilizzo della detenzione come strumento della politica d’asilo segna un cambio di paradigma epocale, che pone gravi interrogativi circa gli obiettivi di uno strumento così impattante sui diritti fondamentali delle persone” continua Giuseppe Campesi, dell’Università di Bari. “Interrogativi che hanno trovato un riflesso diretto nella crescita significativa delle uscite per mancata convalida o proroga del provvedimento di trattenimento da parte dell’autorità giudiziaria”. Le “liberazioni” da parte dei giudici passano dal 9% del 2021 al 29% del 2024. Negli ultimi due anni sono 186 le persone detenute nonostante avessero diritto all’accoglienza e che sono state liberate: si tratta dell’89% dei 208 richiedenti asilo che hanno fatto ingresso in uno dei nuovi Ctra.

    Costi fuori controllo. Nel 2024 il costo del sistema detentivo è stato di quasi 96 milioni, più del totale speso nei 6 anni precedenti (poco meno di 93 milioni). In aggiunta tra i vari costi non conteggiati un esempio emblematico dello spreco di risorse: in Albania per ospitalità e ristorazione del solo personale della polizia si sono spesi 528mila euro nel 2024 per 5 giorni di operatività dei Centri.

    Continua senza sosta quindi l’investimento che dal 2017 si realizza sul sistema detentivo, nonostante sia nei fatti ingovernabile e strutturalmente violento, lesivo dei diritti fondamentali e patogeno. Un sistema che tra 2024 e primi mesi del 2025 ha prodotto tre morti che si aggiungono agli oltre 30 decessi della storia della detenzione amministrativa in Italia. Per questo ActionAid e il Dipartimento di Scienze Politiche dell’Università di Bari hanno deciso di riportare nella piattaforma, tra gli indicatori relativi alle singole strutture, anche il resoconto dei principali eventi critici (rivolte, incidenti, atti autolesionistici, etc.) che vi si verificano, per mostrare, oltre i dati, il costo umano del sistema e considerare gli effetti delle più oscure politiche migratorie sulle persone costrette a subirle.

    https://www.actionaid.it/press-area/cpr-albania-italia
    #modèle_Albanie #Albanie #migrations #réfugiés #externalisation #Italie #détention_administrative #rétention #coût #prix #argent

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    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie:
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    et ajouté à la métaliste sur les #coûts des #renvois:
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    • Un #rapport épingle les centres de rétention italiens en Albanie

      Selon un rapport de l’ONG #Action_Aid et de l’université italienne de Bari, l’externalisation des procédures d’asile par les autorités italiennes dans des centres de rétention en Albanie sont coûteux et inefficaces.

      Les #centres_de_rétention pour migrants en attente de leur expulsion (#CPR) situés en Albanie sont les « plus coûteux » de tous les centres CPR gérés par l’Italie, révèle un nouveau rapport publié par l’ONG Action Aid, en collaboration avec l’université italienne de Bari (UniBari).

      Ces centres - équivalents aux centres de rétention administrative (CRA) français - sont aussi « les plus inhumains et les plus inefficaces de l’histoire de la politique migratoire italienne », d’après les auteurs du rapport qui ont travaillé sur des données provenant de 14 centres de rétention en Italie et en Albanie.

      Le rapport a examiné les coûts des centres albanais jusqu’en mars 2025, avant qu’ils ne commencent à fonctionner comme centres d’expulsion pour les personnes ayant déjà reçu un avis de quitter l’Italie.

      Près de 74 millions d’euros ont été versés pour les contrats de construction du centre de Gjader, doté de 400 places en mars 2025, ainsi que du centre de traitement des procédures qui se trouve dans le port de Shengjin. Chaque place d’hébergement a ainsi coûté plus de 153 000 euros en travaux.

      À titre de comparaison, un autre CPR construit l’an dernier en Italie à Porto Empedocle, en Sicile, a coûté un million d’euros pour créer 50 places, soit environ 21 000 euros par place, notent les auteurs.

      Le rapport indique également que la préfecture de Rome a versé 570 000 euros à la société Medihospes, qui gère les CPR en Albanie, pour cinq jours d’activité opérationnelle effective entre octobre et décembre 2024 pour détenir 20 personnes.

      Une somme dépensée en pure perte car toutes ont été libérées et renvoyées en Italie dans les heures ou les jours qui ont suivi leur arrivée.
      La rétention à Gjader est « irrationnelle et illogique »

      En raison de retards dans les travaux de rénovation et des « dommages continus », le centre de Gjader fonctionne à moins de 50 % de sa capacité. Fabrizio Coresi, expert en migration chez Action Aid, estime que « la tentative d’utiliser le CPR de Gjader pour essayer de détenir les migrants en situation irrégulière présents en Italie semble être une décision irrationnelle et illogique ». « La détention des personnes ne fait qu’augmenter les coûts économiques et humains du rapatriement », ajoute le chercheur.

      Le gouvernement italien affirme pourtant que le CPR en Albanie rend le système de retour « plus efficace ».

      Une affirmation contredite par le rapport selon lequel 2024 a marqué un « creux historique » pour l’Italie concernant le nombre de personnes effectivement expulsées. Dix ans plus tôt, en 2014, moins de la moitié de toutes les personnes entrées dans un centre de détention pour éloignement ont été effectivement renvoyées. En 2024, les CPR italiens n’ont expulsé qu’un peu plus de 10 % de toutes les personnes qui y sont entrées.

      Il est intéressant de noter qu’en 2024, près de 45 % des personnes détenues dans un CPR cherchaient à obtenir l’asile. Selon le rapport, 21 % des migrants n’avaient au moment de leur détention pas encore reçu d’avis de quitter le pays.

      Changement historique et menace pour les droits humains

      De son côté, Giuseppe Campesi, de l’université de Bari, explique que « le recours à la détention comme instrument de la politique d’asile marque un changement historique qui soulève de sérieuses questions quant à savoir si l’utilisation d’un tel instrument menace ou non les droits humains ».

      Les auteurs du rapport décrivent un système de rétention des migrants « ingérable et structurellement violent » qui « fait fi des droits fondamentaux ». Ils rappellent également des chiffres inquiétants. En 2024 et au cours des trois premiers mois de 2025, trois migrants sont décédés dans des centres de rétention. Depuis leur mise en place en 1998, plus de 30 personnes y sont mortes.

      Giuseppe Campesi rappelle également que des juges ont par le passé suspendu des décisions de rétention ou ont renvoyé les nouvelles politiques appliquées par le gouvernement Meloni devant des tribunaux au niveau européen.

      À la suite des procédures judiciaires, le nombre de personnes détenues puis libérées sur décision des juges est passé de 9 % en 2021 à 29 % en 2024, note le chercheur.

      Au cours des deux dernières années, 186 personnes se sont retrouvées en rétention avant d’être libérées parce qu’elles avaient le droit de rester en Italie.

      Les centres présentent un « caractère extraterritorial »

      Fin 2024, 11 CPR en activité pouvaient accueillir plus de 1 500 migrants. L’Italie dispose par ailleurs de plus d’un millier de places dans trois autres types de centres de détention, appelés CTRA, dédiés aux demandeurs d’asile.

      Depuis 1998, plus de 230 000 migrants sont passés par des centres de rétention italiens. De par leur emplacement, souvent en périphérie des centres urbains, dans des structures gérés auparavant par l’armée ou des autorités aéroportuaires, ou encore à proximité de prisons, les centres restent largement à l’abri des regards de la société civile italienne.

      Il est difficile d’accéder à ces centres, et beaucoup d’entre eux, pas seulement celui de Gjader, ont commencé à revêtir un « caractère extraterritorial », notent les auteurs du rapport. Trois nouveaux centres sont considérés comme faisant partie de la « zone frontalière » de l’Italie, affirme le rapport, et sont ainsi traités comme étant extérieurs au territoire italien.

      Cette définition juridique permet de « légitimer l’application des procédures d’asile à la frontière », indique le rapport. Les préfectures sont responsables du fonctionnement des centres, mais elles sous-traitent souvent une grande partie de leur gestion à des entreprises privées.

      Le ministère italien de l’Intérieur n’a pas encore commenté les résultats du rapport, précise l’agence de presse Reuters.

      En revanche, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a rappelé à plusieurs reprises que les centres albanais étaient au cœur de sa politique migratoire. Par ailleurs, une série de responsables européens se sont rendus en Italie pour examiner les moyens de mettre en place un dispositif similaire.

      Les États membres de l’Union européenne (UE) discutent également de la manière de construire des centres de retour dans des pays tiers, dans le cadre du nouveau pacte sur l’asile et la migration, mis en œuvre dans toute l’UE l’année prochaine.
      L’opposition exige des excuses au gouvernement

      L’an dernier, le système de rétention des migrants a coûté près de 96 millions d’euros à l’État italien, soit plus que le total dépensé au cours des six années précédentes, selon les auteurs du rapport. Environ 58 % des coûts ont été consacrés à l’équipement et à l’entretien des centres.

      Le coût annuel moyen estimé d’un de ces centres est d’environ 2,5 millions d’euros, frais d’entretien compris. Le coût moyen d’un lit dans un CPR est estimé à près de 33 000 euros par an. Les auteurs du rapport qualifient d’"hors de contrôle" le système de détention actuel et en particulier ses coûts.

      Après la publication du rapport cette semaine, Elly Schlein, la cheffe du parti démocrate, dans l’opposition, a estimé que « Georgia Meloni [devait] présenter ses excuses aux Italiens ». « Les chiffres concernant les coûts de son opération illégale en Albanie sont une insulte aux millions de personnes qui luttent pour survivre », a dénoncé la responsable politique.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/66149/un-rapport-epingle-les-centres-de-retention-italiens-en-albanie

      #Albanie #migrations #réfugiés #externalisation #Italie #rétention #Italie #accord #coût #extraterritorialité #CTRA

  • *Rapporto TAI : “Ferite di confine. La nuova fase del modello Albania”

    Il Tavolo asilo e immigrazione* ha presentato il rapporto Ferite di confine. La nuova fase del modello Albania, esito delle visite di monitoraggio effettuate nel centro di #Gjadër in Albania, in collaborazione con il gruppo di contatto del Parlamento italiano e di quello dell’Unione europea.

    Il documento rappresenta la prosecuzione e l’aggiornamento del rapporto pubblicato a marzo, Oltre la frontiera. L’accordo Italia-Albania e la sospensione dei diritti, e analizza l’evoluzione del cosiddetto “modello Albania”. Se la prima fase riguardava il trasferimento forzato in territorio albanese di persone richiedenti asilo intercettate in mare e provenienti da paesi classificati come sicuri dal governo italiano, il quadro operativo è radicalmente cambiato a partire da aprile.

    Il nuovo assetto prevede il trasferimento coatto nel centro di Gjadër di persone già trattenute nei centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr) in Italia, dando forma a un meccanismo di detenzione amministrativa transnazionale caratterizzato da scarsa trasparenza e da un elevato potenziale lesivo dei diritti fondamentali, come evidenziato dalle missioni di monitoraggio condotte dal Tavolo asilo e immigrazione.

    Il nuovo rapporto si propone due obiettivi principali: documentare in maniera rigorosa gli aspetti giuridici, organizzativi e materiali – comprese le criticità sanitarie – della nuova fase del modello Albania; analizzare criticamente le ricadute su garanzie individuali e assetto democratico nella gestione dei flussi migratori.

    L’analisi si concentra in particolare sull’opacità delle procedure che regolano i trasferimenti, sulla compressione dei diritti delle persone coinvolte e sull’elusione del controllo giurisdizionale, contribuendo a delineare uno spazio giuridico e materiale di eccezione al di fuori del territorio nazionale.

    Il rapporto denuncia che l’attuazione del protocollo Italia-Albania per il trasferimento coatto di cittadini stranieri in attesa di espulsione dovrebbe essere sospesa con effetto immediato, alla luce delle gravi violazioni riscontrate nel centro di Gjadër e delle problematiche giuridiche rilevate.

    La scelta del governo italiano di istituire una struttura di detenzione amministrativa al di fuori del territorio nazionale riflette la volontà di assumere un ruolo guida in Europa nella definizione di politiche di esternalizzazione dei controlli sempre più coercitive, riducendo la portata dei principi di diritto stabiliti dalla normativa europea e limitando il controllo giurisdizionale sia a livello nazionale che dell’Unione.

    Se l’Unione europea proseguirà lungo il percorso delineato dal Patto europeo su migrazione e asilo, aggravando il quadro normativo condiviso dagli stati membri, vi è il concreto rischio di un progressivo svuotamento del diritto d’asilo così come definito dal diritto internazionale e di una sostanziale violazione dei valori fondativi dell’Unione europea. Un rischio che non appare ancora pienamente compreso e che la società civile italiana intende denunciare con forza in ogni sede pubblica, a livello nazionale e internazionale.

    https://www.amnesty.it/rapporto-tai-ferite-di-confine-la-nuova-fase-del-modello-albania
    #rapport #modèle_Albanie #Albanie #migrations #réfugiés #externalisation #Italie #détention_administrative #rétention

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  • La Corte di giustizia dell’Ue boccia il “modello Albania”

    Tavolo Asilo e Immigrazione: «Decisione che smentisce in modo radicale la linea del governo italiano»

    Il Tavolo Asilo e Immigrazione ha dichiarato che con la decisione di oggi la Corte di giustizia dell’Unione europea ha stabilito un principio chiaro: uno stato membro non può designare un Paese di “origine sicuro” senza garantire un controllo giurisdizionale effettivo e trasparente, né può mantenere tale designazione se nel paese non è assicurata protezione a tutta la popolazione, senza eccezioni.

    Si tratta di una decisione dirompente, che smentisce in modo radicale la linea del governo italiano. Il cosiddetto “modello Albania”, ideato per esternalizzare le procedure di frontiera verso centri collocati fuori dal territorio nazionale ma sotto giurisdizione italiana, è stato costruito e mantenuto su basi giuridiche oggi dichiarate incompatibili con il diritto dell’Unione europea. La sentenza colpisce al cuore uno degli assi portanti dell’intero impianto: la possibilità di processare richieste di asilo in procedura accelerata, basandosi sulla presunzione automatica di sicurezza del paese d’origine.

    Non è più possibile, alla luce della pronuncia, utilizzare atti legislativi opachi e privi di fonti verificabili per giustificare il respingimento veloce delle domande di protezione; e non è ammissibile trattare come “sicuro” un paese che non offre garanzie a tutte le persone. È esattamente quanto avvenuto nei trasferimenti verso l’Albania e ciò rende evidente che ogni ripresa di questa pratica comporterebbe gravi violazioni e un elevato rischio di annullamento da parte dei tribunali.

    Il Tavolo Asilo e Immigrazione sollecita il governo a non riattivare il protocollo Italia-Albania: una richiesta avanzata dal Tai fin da prima dell’avvio delle operazioni e che ora diventa più forte nella cornice di questa sentenza.

    Nell’ultimo anno l’esecutivo ha più volte cercato di piegare le sentenze al proprio racconto, presentando come legittimazione ciò che non lo era affatto. Questa volta la pronuncia della Corte è inequivocabile ed è difficile immaginare che possa essere strumentalizzata. L’architettura giuridica del modello viene demolita.

    C’è un altro fronte giuridico ancora aperto e riguarda i trasferimenti verso l’Albania direttamente dai centri di permanenza per il rimpatrio (CPR): la questione è oggetto di un nuovo rinvio pregiudiziale alla Corte di giustizia. Si tratta di un iter che richiederà almeno due anni. Nel frattempo, anche il nuovo modello è stato oggetto di molteplici censure giudiziali ed è incompatibile con i diritti umani, come raccontato nel report “Ferite di confine” recentemente diffuso dal Tai. Il “modello Albania”, anche nella sua seconda fase, va dismesso immediatamente.

    Il Tavolo asilo e immigrazione chiede al governo di prendere atto della pronuncia, cessare ogni iniziativa orientata alla riattivazione del protocollo e ricondurre la politica migratoria all’interno del diritto internazionale ed europeo, e delle garanzie costituzionali.

    https://www.meltingpot.org/2025/08/la-corte-di-giustizia-dellue-boccia-il-modello-albania
    #modèle_Albanie #Albanie #migrations #réfugiés #externalisation #Italie #justice #Cour_de_justice_de_l'Union_européenne (#CJUE)

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  • La prima operazione di rimpatrio del governo italiano direttamente dall’Albania

    Il 9 maggio un #charter partito da Roma e diretto a Il Cairo ha fatto scalo a Tirana per far salire a bordo cinque cittadini egiziani rinchiusi nel Centro di permanenza per il rimpatrio di #Gjadër. Un’operazione dai dubbi profili di legittimità che il governo italiano ha fatto passare in sordina. “Un fatto gravissimo -sottolinea Gianfranco Schiavone dell’Asgi- perché il trasferimento dalla struttura all’aeroporto è avvenuto al di fuori della giurisdizione italiana”

    L’Italia ha effettuato il suo primo rimpatrio direttamente dall’Albania. Lo scorso 9 maggio un volo partito da Roma e diretto a Il Cairo ha fatto tappa sul suolo albanese per far salire a bordo cinque persone di origine egiziana trattenute nel Centro di permanenza per il rimpatrio (Cpr) di Gjadër. Una procedura inedita che il governo italiano ha deciso di far passare in sordina. “Un fatto grave che mette a rischio la tenuta del quadro giuridico europeo e il rispetto dei diritti fondamentali delle persone coinvolte”, denuncia Francesco Ferri, esperto di migrazioni per ActionAid Italia.

    Secondo il Viminale da quando l’11 aprile a fine giugno la struttura albanese ha riaperto i battenti come Cpr sono transitate 110 persone. Al 21 maggio in totale sono state 24 quelle riportate in Italia per poi essere rimpatriate nei loro Paesi d’origine. Si pensava dunque che nessuno fosse stato espulso direttamente da Gjadër ma i documenti della Direzione centrale dell’immigrazione e della polizia di frontiera, consultati da Altreconomia, dicono altro.

    Lo scorso 28 aprile, infatti, l’ufficio in seno al ministero dell’Interno ha pubblicato un bando pubblico per richiedere un servizio di noleggio di un aeromobile per l’espulsione di stranieri irregolari. Una procedura standard che però, questa volta, aveva una particolarità: l’operazione di rimpatrio verso l’Egitto richiedeva ai partecipanti alla gara una “tappa” intermedia a Tirana.

    Nel tardo pomeriggio dell’8 maggio l’operatore #Pas_professional_solution Srl, tramite il suo procuratore speciale #Angelo_Gabriele_Bettoni, firma il contratto da 113.850 euro per i servizi richiesti dal Viminale. Il giorno successivo un aereo parte da Roma Fiumicino alla volta della capitale albanese, dove atterra intorno alle 15.30, per poi ripartire un’ora e mezza dopo verso Il Cairo, con a bordo le persone provenienti dal Cpr di Gjadër.

    Secondo i dati ottenuti da Altreconomia a metà giugno dall’11 aprile al 21 maggio risultano cinque transiti e altrettanti rimpatri di cittadini egiziani dal Cpr albanese, proprio quelli finiti sul volo. Il ministero dell’Interno, interpellato sul punto, non ha risposto alle nostre richieste di chiarimento. Quello che si sa per certo, però, è che quando la Direzione centrale ha pubblicato il bando e programmato l’operazione il 28 aprile, a Gjadër non c’era nessun cittadino egiziano: questi sarebbero stati “appositamente” portati nei primi giorni di maggio per poi essere caricati sul charter a Tirana.

    La mossa del governo italiano, tenuta fino a oggi “segreta”, apre molti interrogativi, innanzitutto sulla legittimità della procedura. “Anche qualora si volesse sostenere, con una tesi a mio avviso infondata, che il Cpr di Gjadër sia equiparabile ai centri posti nel territorio nazionale -spiega Gianfranco Schiavone, esperto di migrazioni e socio dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi)-, non risulta in alcun modo ammissibile prevedere che la persona sia portata fuori dall’area del centro di trattenimento, sul territorio albanese, e poi da lì rimpatriata”.

    Secondo Schiavone vi è una grave violazione nella riserva di giurisdizione prevista dall’articolo 13 della Costituzione. “Le operazioni di polizia condotte fuori dal centro di Gjadër in territorio albanese nei confronti delle persone trasportate in questo caso in aeroporto sono prive di controllo giurisdizionale e avvengono dunque senza alcuna copertura normativa. Quanto avvenuto è dunque un fatto gravissimo”.

    In questo quadro, poi, potrebbe aver giocato un ruolo importante anche l’Egitto. Il ministro dell’Interno Matteo Piantedosi ha incontrato in un bilaterale il suo omologo egiziano Mahmoud Tawfiq lo scorso 9 aprile a margine dell’incontro del “Processo di Khartoum”, una piattaforma di cooperazione. Durante l’incontro, secondo quanto dichiarato dal Viminale, i ministri hanno fatto il punto su diverse tematiche tra cui quella dei flussi migratori. Non è detto però che non si sia parlato anche dell’operazione di volo da Tirana.

    Chi con molta probabilità era al corrente dell’operazione è l’aeroporto internazionale di Tirana da cui è transitato il charter. A partire dal 2020, la proprietà dello scalo è stata acquisita da #Kastrati_Group Sha, società energetica albanese che gestisce una serie di stazioni di servizio in tutto il Paese. Fa parte del consiglio direttivo #Piervittorio_Farabbi, ingegnere aeronautico italiano e direttore operativo, che supervisiona la gestione operativa quotidiana dell’aeroporto dall’aprile 2023. Farabbi in passato è stato direttore dello scalo di Perugia e della #Sacal, società aeroportuale calabrese. La direzione dell’aeroporto, contattata da Altreconomia, non ha risposto così come il ministero albanese degli Affari interni. La polizia di Stato invece ha glissato dicendo di rivolgersi alle autorità italiane.

    Per Francesco Ferri di ActionAid Italia, che con il Tavolo asilo e immigrazione (Tai) il 17 e 18 giugno ha visitato la struttura di Gjadër, questa operazione fa fare un’ulteriore salto di qualità in termini di opacità all’operazione Albania. “Con la trasformazione delle strutture in Cpr dell’11 aprile la mancanza di trasparenza si è aggravata -spiega-. Abbiamo saputo di una persona rimpatriata da Tirana durante la visita ed è un fatto gravissimo”.

    Da un lato l’Italia anticipa artigianalmente quanto previsto dalla proposta di nuovo Regolamento sui rimpatri “minando la tenuta del quadro giuridico europeo”, dall’altro le persone sono esposte a gravi violazioni dei diritti. “Già in questi mesi abbiamo faticato molto a rintracciare chi veniva riportato in Italia da Gjadër e lasciato libero se le persone vengono rimpatriate direttamente questo diventa pressoché impossibile -sottolinea-. Diventa ancora più difficile ricostruire e conoscere in che condizioni sono state rinchiuse le persone e se i loro diritti sono stati rispettati”.

    Infine, resta rilevante il tema dei costi: la “tappa” di Tirana è costata solo di affitto charter 31.779 euro in più rispetto all’ultima operazione di rimpatrio, dello stesso numero di persone, verso l’Egitto. Significa, per cinque rimandati indietro dall’Albania, più di 6.300 euro a testa.

    https://altreconomia.it/il-primo-rimpatrio-italiano-di-migranti-irregolari-direttamente-dallalb
    #Albanie #migrations #réfugiés #Italie #externalisation #renvois #expulsions #Egypte #rétention #détention_administrative #prix #coût

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    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

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  • L’#Italie et le transfert des migrants en #Albanie : le laboratoire et les cobayes

    Les gouvernements italien et albanais ont collaboré pour ouvrir deux centres, à #Shëngjin et à #Gjadër, destinés au #transfert_forcé, à la #détention et au #rapatriement des migrants arrivés en Italie. Ce laboratoire d’#externalisation des frontières, observé avec intérêt par d’autres pays, a un précédent : les #navires_de_quarantaine utilisés pendant la pandémie de Covid-19.

    En novembre 2023, les gouvernements italien et albanais ont signé un #accord selon lequel que les migrants et migrantes secourues par les autorités italiennes en mer Méditerranée ne sont pas conduits vers un port italien, mais en Albanie, où on a ouvert de centres de détention, d’#identification et d’#expulsion et de rapatriement. Dans les récits et les analyses, y compris les plus critiques, de la création de ces centres, on dit souvent qu’il s’agit d’un #laboratoire : avant tout, un laboratoire pour les politiques répressives et autoritaires d’Europe et d’ailleurs. On pourrait se demander laboratoire pour quoi, laboratoire pour qui, et avec le consentement de qui. Ou plutôt, on pourrait partir d’un postulat fondamental : que les laboratoires supposent généralement des cobayes.

    Le cas des centres extraterritoriaux albanais voulus par le gouvernement de Giorgia Meloni est en train de devenir un « #modèle » pour d’autres pays européens. Pourtant, ils ne sortent pas de nulle part. Ils sont eux aussi issus d’autres laboratoires. Plus précisément, d’autres tentatives d’#externalisation des frontières et de la gestion de ses migrants et demandeurs d’asile. Cependant, tout cela ne doit pas faire oublier que, tandis que les laboratoires procèdent habituellement par hypothèses potentielles, pour les personnes concernées, les mécanismes de #rétention, de #concentration et d’#exclusion sont tout sauf hypothétiques : elles les vivent en ce moment même, en cette heure.

    Du laboratoire au modèle

    En 2006, Ismaïl Kadaré avait intitulé l’un de ses derniers essais « L’identité européenne des Albanais ». On peut se demander si ce grand écrivain albanais, qui avait publié la plupart de ses œuvres sous une dictature si répressive, n’aurait jamais pu imaginer que l’Union européenne et l’Albanie seraient aujourd’hui liées par une tentative ambiguë d’externalisation de ces mêmes frontières européennes que Kadaré a vu changer au cours de sa vie.

    En octobre 2024, le gouvernement italien avait déclaré avoir achevé la construction d’un centre de détention pour migrants à Gjadër, en Albanie. Ce centre avait été ouvert en octobre dernier et était initialement destiné à accueillir des demandeurs d’asile secourus en mer et provenant de pays considérés comme « sûrs » par le gouvernement italien et l’Union Européenne. Mais les centres construits par l’Italie en Albanie n’avaient encore jamais fonctionné, car les tribunaux italiens n’ont jamais confirmé la détention des trois groupes de demandeurs d’asile qui y ont été transférés.

    Pourtant, le 11 avril 2025, alors que plusieurs centaines de migrants débarquaient à Lampedusa, une quarantaine de migrants, transférés depuis différents centres de rétention italiens, sont partis de Brindisi, dans les Pouilles, et arrivés dans le port et « #hotspot » albanais de Shëngjin, avant d’être emmenés au centre de Gjadër. Un mois plus tard, le 15 mai dernier, la Chambre des députés italienne a voté la #loi visant à transformer officiellement les centres albanais en « #centres_de_rapatriement ».

    Pour ces personnes migrantes, le passage du statut de « transféré » à celui de « détenu » a été immédiat et injustifié. Tout s’est déroulé dans l’opacité la plus totale. Selon un communiqué d’un réseau d’associations, des sources gouvernementales ont déclaré que les personnes transférées constituaient un « #danger_social » et avaient commis des délits, mais rien de tout cela n’a été prouvé. Le caractère punitif du projet albanais est donc évident. Certaines de ces personnes ont découvert qu’elles allaient être transférées en Albanie au moment même où elles sont arrivées, souvent menottées. Aucune information, aucun avertissement, aucune mesure officielle. Cela nous ramène à la dimension de modèle : comme le souligne l’Association italienne d’études juridiques sur l’immigration dans son rapport, cette affaire marque en effet un tournant dans les politiques migratoires et de gestion des frontières, ouvrant la voie à des scénarios inédits dans le contexte européen.

    Le précédent des #navires-quarantaine

    Pourtant, ce laboratoire italo-albanais n’est pas sorti de nulle part. Les pratiques d’#externalisation_des_frontières sont une caractéristique récurrente du régime actuel de gestion des migrations qualifiées d’« illégales » – et aussi, de plus en plus souvent, de « légales », comme nous le constatons par exemple aux États-Unis ces derniers mois. Un exemple parmi d’autres, ou plutôt des précurseurs : les centres de détention pour demandeurs d’asile ouverts en 2001 par le gouvernement australien sur les îles de Manus et de #Nauru. Dans le même temps, je pense qu’il est important de se pencher en priorité sur un exemple interne, européen, qui concerne à nouveau le gouvernement italien, avant même l’arrivée du gouvernement de #Giorgia_Meloni : il s’agit des navires de quarantaine mis en service pendant l’épidémie de #Covid-19.

    Le 7 avril 2020 le gouvernement italien publie un #décret dans lequel il déclare que les ports italiens ne devaient plus être considérés comme des « #POS#Place_of_safety ». Peu de jours après ce décret, en collaboration encore une fois avec la Croix-Rouge italienne, le système de navires-quarantaine a été mis en place et rapidement rendu actif, à travers de nombreuses #dérogations et #exceptions légitimées par l’#urgence_sanitaire. Le premier navire a levé l’ancre le 7 mai 2020. Immédiatement après, cinq autres grands navires sont affrétés et immédiatement mis en service.

    Exactement comme dans le cas des centres albanais, il n’y a jamais eu de communication officielle aux individus, qui n’ont même pas eu la possibilité d’un contact avec le monde extérieur. En outre, de nombreuses personnes contraintes d’embarquer sur des navires-quarantaine ont été soumises à l’obligation de quitter le territoire italien immédiatement après la fin de leur période d’isolement sur le navire en question, sans la possibilité de demander l’asile ou le regroupement familial. Les navires-quarantaine devenaient alors non seulement des centres d’expulsion externalisés et informels, mais aussi des espaces de droits suspendus : le confinement sur une base sanitaire se transformait immédiatement en un outil de gestion des frontières profondément ambigu. Ce que le gouvernement italien a pu faire sous prétexte de pandémie et de biosécurité, il tente désormais de le faire plus ouvertement à travers les centres albanais.

    Les #cobayes, c’est nous

    Les politiques migratoires sont classiquement un laboratoire d’expérimentation de pratiques et de normes à vocation autoritaire. Le cas des centres italiens en Albanie accélère ce processus. Tout cela repose avant tout sur le principe du chantage exercé sur les personnes classées comme migrants « illégaux » : désormais, tout migrant faisant l’objet d’un ordre de retour arbitraire et extrajudiciaire pourra être envoyé en Albanie et y être détenu.

    Ce qui est préoccupant dans cette dimension d’exemple ou de laboratoire, et de leur triste efficacité réelle, c’est qu’il ne s’agit ni d’une hypothèse, ni d’un projet lointain dans le temps. Pour revenir aux navires-quarantaine, il faut noter comment, pendant la pandémie, l’exemple italien a effectivement été suivi par certains : le navire #Bibby_Stockholm mis en place à l’été 2023 par le gouvernement britannique pour le confinement des demandeurs·euses d’asile, par exemple ; ou la proposition du maire de New York, Eric Adams, d’utiliser des #navires_de_croisière comme « solution créative » pour les supposées « vagues de migrants » arrivées dans la ville au cours des mois précédents. Et c’est déjà le cas pour les centres albanais. Pendant sa visite récente en Albanie, Keir Starmer, premier ministre britannique, vient de déclarer : « Nous négocions actuellement avec plusieurs pays au sujet des centres de rapatriement, que je considère comme une #innovation vraiment importante. » Il appelle ces centres « #return_hubs ».

    Face à la facilité avec laquelle ces types d’exemples répressifs sont aujourd’hui suivis et se propagent, il est nécessaire de rester vigilant et de se rappeler que, dans des situations où ces droits fondamentaux sont bafoués et où des personnes qui n’ont commis aucun crime sont soumises à des traitements inhumains et dégradants, le terme « laboratoire » s’avère alors pertinent : mais les cobayes de cette expérimentation sont nos démocraties, et nous tous et toutes.

    https://blogs.mediapart.fr/carta-academica/blog/060625/l-italie-et-le-transfert-des-migrants-en-albanie-le-laboratoire-et-l

    sur les #navi_quarantena :
    https://seenthis.net/messages/866072

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  • Chi chiede asilo torna in Italia : l’accordo con Tirana è carta straccia

    La Corte d’appello della capitale non convalida il trattenimento a #Gjader di un cittadino del Marocco: mancano i requisiti del protocollo. Ma Piantedosi esulta per il primo rimpatrio di un migrante del Bangladesh che, comunque, è dovuto ripassare da Roma.

    C’è un buco nella seconda fase del protocollo Roma-Tirana: se un migrante trasferito da un Cpr italiano a quello di Gjader fa domanda d’asilo non può essere trattenuto in Albania. Lo ha stabilito ieri la Corte d’appello della capitale nel primo caso di questo tipo, per un uomo del Marocco. Una sentenza esplosiva che manda in cortocircuito il nuovo tentativo del governo di riempire i centri d’oltre Adriatico.

    DOPO LA RICHIESTA di protezione internazionale, infatti, serve una nuova udienza di convalida della detenzione e siccome riguarda un richiedente asilo la competenza passa dal giudice di pace alla Corte d’appello. Che ieri ha stabilito l’assenza di requisiti per il trattenimento in Albania. L’uomo dovrà essere riportato in Italia e andrà anche liberato, difficile ci siano i tempi tecnici per un’altra udienza.

    Dei primi 40 migranti trasferiti dal territorio nazionale l’11 aprile tre erano già stati rimandati indietro nei giorni scorsi. Due per ragioni sanitarie e uno per il ricorso pendente al momento della deportazione. Un “irregolare” di origini algerine è stato invece spedito a Gjader l’altro ieri. Erano quindi in 38 nel centro alla decisione della Corte sul trentenne marocchino, difeso dagli avvocati Donato Pianoforte e Ginevra Maccarrone.

    L’UOMO ERA ARRIVATO in Italia nel 2021. Nel 2023 ha ricevuto una condanna penale. Dopo averla scontata non è stato liberato, ma è finito nel Cpr di Potenza. Da là lo hanno portato a Gjader, dove ha chiesto asilo per la prima volta. In 24 ore la commissione ha risposto negativamente, consegnandogli un diniego. La domanda è stata esaminata seguendo la procedura prevista per chi si trova in detenzione amministrativa. Procedura «accelerata» ma diversa da quella «accelerata di frontiera», riservata a chi non è mai entrato nel territorio nazionale. Come le persone salvate in acque internazionali e mandate in Albania nei primi tre round di trasferimenti: il target iniziale del progetto.

    Poi a fine marzo, per scavalcare lo stop dei giudici sul tema «paesi sicuri», il governo ha modificato la legge di ratifica del protocollo estendendo l’uso dei centri agli “irregolari”. Per l’esecutivo l’ampliamento di funzioni è possibile senza toccare l’accordo con Tirana perché quel testo consente la permanenza in Albania «al solo fine di effettuare le procedure di frontiera o rimpatrio». Le prime per i richiedenti mai entrati in Italia, le seconde per gli “irregolari” destinatari di espulsione già sul territorio nazionale. Ma se il migrante chiede asilo successivamente si crea un terzo caso che richiede, appunto, un’altra procedura. Sta qui il buco, l’errore di sistema. Il cittadino marocchino era alla prima richiesta, parzialmente diversa sarebbe una «domanda reiterata», presentata dopo uno o più dinieghi. Anche in questo caso, però, l’esame seguirebbe un iter accelerato ma non «di frontiera».

    IL CASO DI IERI era prevedibile, già il 12 aprile il manifesto aveva scritto che ci sono varie strade per invocare quel controllo giurisdizionale che il governo vuole evitare a tutti i costi. Chiedere asilo era la seconda di tre. Potrebbe sembrare l’ennesimo cavillo giuridico, uno di quelli evocati dal ministro dell’Interno Matteo Piantedosi alla presentazione del decreto, ma succede esattamente il contrario. È l’esecutivo che, con la sponda della Commissione Ue, sta giocando sul filo di leggi nazionali, dettato costituzionale e normative europee per provare ad attuare un progetto che solleva numerose illegittimità dal punto di vista dei diritti fondamentali.

    In primis il diritto alla libertà personale che non a caso i costituenti hanno messo al riparo dagli abusi dell’autorità con la doppia riserva, di legge e di giurisdizione, prevista dall’articolo 13 della Costituzione. La verità è che il progetto Albania è sempre più un test sui margini di arbitrio del potere esecutivo. Una dinamica preoccupante, soprattutto guardando a ciò che avviene negli Usa di Trump: non a caso sullo stesso terreno dell’immigrazione.

    SEMPRE ieri, giusto tre ore dopo il deposito della sentenza, Piantedosi ha annunciato: «Primo rimpatrio dall’Albania di un cittadino straniero trattenuto a Gjader». È un uomo del Bangladesh di 42 anni con precedenti, ritenuto «socialmente pericoloso». Dal Viminale, però, confermano che tutti i rimpatri devono avvenire dall’Italia. Quindi il migrante è stato spedito in Albania la settimana scorsa, parcheggiato per un po’, riportato indietro e poi rimpatriato.

    L’unico successo della mossa potrebbe essere distogliere l’attenzione da quanto stabilito dalla Corte d’appello. Per qualche giorno forse funzionerà. Ma da ieri le fondamenta del protocollo Albania sono ricominciate a crollare.

    https://ilmanifesto.it/chi-chiede-asilo-torna-in-italia-laccordo-con-tirana-e-carta-straccia

    #asile #migrations #réfugiés #externalisation #Italie #Albanie #justice

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

    https://seenthis.net/messages/1043873

    • Migration Outsourcing to Albania: The Italian PM’s On-Again, Off-Again Grand Plan

      Despite the Italian migrant centres in Albania officially opening in October, the facilities have lain empty over a legal dispute. Migrants are now once again being sent there, though the project remains a source of controversy as well as hope for local communities.

      In the Albanian port of Shengjin, November’s icy coastal winds turn hands blue with the cold. The view of the water’s surface is dotted with rusted boats, which appear as if they have remained there, unmoved, for a long time. A truck cuts across the horizon, hauling away the last batches of debris left over from the construction of a migrant reception centre. The facility, set against the backdrop of empty port buildings and ships, looks sleek and modern. With its high metal walls and containers located inside, it resembles a prison.

      Shengjin is set to be the first stop for irregular migrants caught by the Italian coast guard in international waters. Here they will be held for a limited time, undergoing a short interview and health check, before being moved to a detention centre in Gjader, around 20 kilometres inland.

      The two facilities form the foundations of Italian Prime Minister Giorgia Meloni’s flagship immigration project. The idea behind it is simple – outsourcing migrant asylum procedures from Italy to Albania, which is just across the sea.

      “It is a new, courageous, unprecedented path, but one that perfectly reflects the European spirit and has all the makings of a path to be taken with other non-EU nations as well,” Meloni declared to the Senate in February last year.

      It is also proving a costly path: the building of the facilities alone has soaked up around 100 million euros already, with an estimated 700 million more to be spent over the five years of the agreement with Albania. Opposition politicians in Italy and a source closely connected to the Italian embassy in Tirana disclose that the final cost will be closer to 1 billion euros.

      Only a specific group of migrants will come to Albania: adult men, physically and mentally healthy, from 19 countries deemed safe by the Italian government. Authorities aim to use the offshore facilities to fast-track the processing of their asylum claims – a procedure that sometimes takes years in Italy will be shortened to 28 days in the case of migrants brought to Albania.

      That is, if the project finally get properly up and running. Despite being launched in October, Meloni’s plan has faced multiple setbacks in the Italian courts. The facilities built to detain up to 30,000 asylum seekers annually have so far been used only for two groups of migrants of Egyptian and Bangladeshi origin – one of 16 people and another of eight.

      Both groups were ordered by the Civil Court of Rome to be returned to Italy immediately. But after a two-month hiatus, on January 26, an Italian Navy ship set sail with 49 migrants from those two countries on board, which arrived in Shengjin three days later, on January 28.

      Headed home

      Shengjin is a small resort town northwest of Tirana that attracts Albanian and foreign tourists during the summer months. In autumn, the town seems almost deserted, with empty bars lining the seaside promenade. Only in some bars can a few men be found drinking an afternoon beer.

      One such place is a dingy tavern near the harbour, frequented by a group of Italian carabinieri and policemen who had emerged from behind the high gate of the reception centre. One of them sits on a plastic chair in front of the entrance and regards us from behind sunglasses.

      “I didn’t volunteer to be here; I was assigned. I won’t say whether it’s good or bad, it’s just that the decision was made,” he says offhandedly.

      Surely, the pay rate is higher than for serving at home, we ask?

      “It depends on where you served before. I may come out a little better, someone else not necessarily. And the work? Now it’s mostly paperwork, because we don’t have any migrants. Basically, there’s no point in me being here. I’m going back in a couple of days, because it was decided that I would be more useful in [Italy],” he says.

      There are many more like him. In December, more than half of the Italian officers were returned home, because the legal skirmishes between the Italian courts and the authorities will inevitably mean the project cannot start for at least another six months.

      One main street leads from the port to the town centre. Along the way we meet a few locals, but most don’t want to talk about the reception centre. In this post-communist country, people are taught not to discuss political topics openly.

      A few, however, enthusiastically argue that this project is an opportunity for local, small-scale entrepreneurs to make money; others are sure nothing good will come from it for them.

      “What could the city possibly gain from it? After all, no one will make any money on these migrants, and Italian officials sit and eat at the hotel,” BIRN hears from one among a group of men in their 20s.

      “We don’t want this camp for many reasons, but mostly because it will be against the rights of those migrants being sent here,” says one of two elderly men smoking cigarettes in the nearby hotel’s fancy restaurant. “They started their journey to be in Italy, not in Albania. Who has the right to change their route? And besides, for us there is nothing to be gained from it.

      Dancing to a different beat

      Before leaving Shengjin, we meet with an MP from the opposition Democratic Party of Albania, Agron Gjekmarkaj, who is from this coastal area. We talk in a restaurant near one of the local gas stations.

      “People feel that this is purely a propaganda move by Prime Minister Meloni. Her country has enough capacity to receive these migrants at home. It’s just a matter of convincing her citizens that she has gotten rid of the problem. And what concerns us most is how our prime minister is using his power for her own interests,” Gjekmarkaj argues.

      Albanian Prime Minister Edi Rama of the ruling Socialist Party is a controversial figure, wielding power with a heavy hand in a country that continues to struggle with corruption, social injustice and high levels unemployment three and a half decades after the end of Communism.

      “There is a perception that Prime Minister Rama has done Meloni a personal favour to strengthen his position with the Italian government,” Gjekmarkaj says. “This is not the first time he has done something like this. But for our country to build facilities reminiscent of prisons for migrants is just ruining our image.”

      From what Gjekmarkaj and others say, no one – apart from the prime ministers themselves – and not even members of the ruling party knew about the Italian-Albanian project before it was officially announced. This is because, they say, Rama is not in the habit of consulting other officials about his decisions.

      The Democratic Party MP argues that he is not against granting asylum to those fleeing from Africa or the Middle East. He stresses that Albanians are themselves a nation of migrants; today, more than 40 per cent of this nation of 5 million people work abroad due to the lack of prospects and low wages in their own country.

      “However, we cannot accept being treated as a country on which others can dump their problems,” Gjekmarkaj adds.

      He is not the only one to oppose the project. The Vatican, international NGOs and the Italian opposition, among others, have also expressed their doubts or disagreement.

      “What remains in Albania is a colossal structure built by local entrepreneurs with the taxes of Italian families, a structure destined to rot. What remains in Albania is the face of Giorgia Meloni, the author of an unprecedented waste of resources, wanted only on an electoral whim,” wrote former Italian prime minister Matteo Renzi on X in November. “And the judges have nothing to do with this, make no mistake: the Albania operation does not hold up, both in terms of numbers and the law.”

      Building walls and fences

      Shengjin might be the planned first stop for irregular migrants, but if the Albanian operation does eventually take off, they will spend most of the time in the detention centre – a facility located further north, on a road which leads to the centre of a village called Gjader.

      You can’t see the high steel fences from the heart of this small hamlet, but you can’t miss them going in or out of it. Those fences are an eyesore for the inhabitants, many of whom have relatives who have migrated themselves. Aleksander Preka, the village head, claims that some people felt it was testimony to how their loved ones are also treated abroad.

      Whatever reservations they might have, however, pale in comparison to the potential benefits that the Italian investment promises.

      “Until now, the people of Gjader saw only good things coming from this deal. They are selling more products, and they received a promise from the Italian embassy that they would get an improved energy system,” states Preka.

      The detention centre – unlike the one in Shengjin – also brings with it a promise of better employment opportunities. BIRN met people who work there, either hired to clean or help construct the facilities. The 400-euro monthly salary that the camp’s authorities offer may not seem like much to Italians, but in Gjader it is an enticing offer. Preka says that once Meloni’s project gets under way, it will create a significant influx of jobs.

      “We were promised by the municipal authorities that if the camp reaches its capacity, at least 150 people from the area will work there. And when we met with the Italian ambassador, we made a deal that if we don’t protest against the project, any additional workforce that will be needed will have to come from the village,” he says.

      If these promises are kept, Meloni may have thrown Gjader a lifeline. The village used to have a state agricultural cooperative and a military airfield during Communism, which ensured the availability of work for anyone living here. But those times are long gone; Gjader is now depopulating at a steady clip.

      Locals show us how many of the houses along the main road are abandoned as people leave for either the bigger cities or abroad. Agriculture and remittances from family members working in Italy, Germany or Austria are the main sources of income here. So even though we hear some concerns about the ethics of turning some of Gjader’s territory into a ‘prison’ for migrants headed to another country, no one with whom we talked directly opposes the project.

      Rrok Rroku, who claims to be the former mayor of the commune in Gjader, states that despite his opposition to the current local administration, he also would have allowed the facilities to be built.

      “Those who say that it’s a prison do so for political reasons. I have been inside the centre and the conditions there are really good. And yes, there are walls around it, because the people that will come here want to go to the European Union, so if there aren’t walls, we won’t be able to keep them in for even those 28 days,” he points out.

      He also justifies Meloni’s project: “Migration is a problem for all of the European countries, even the developed ones. Some are building fences; some are building walls. If I live in my home with my family and 10 other people come, I can’t house and feed everyone.”

      Dangerous precedent

      Outside of Gjader, we come across many who openly criticise the plan cooked up by these two prime ministers. Even before the centres in Albania were finished, human rights organisations pointed out that Meloni and Rama’s project could prove a dangerous precedent in European migration law.

      “Experience shows that offshore asylum schemes can’t be implemented in a way that respects people’s rights and international law,” says Judith Sunderland, associate Europe and Central Asia director at Human Rights Watch.

      “The 16 men taken to Albania by an Italian Navy ship are being put at risk for the sake of a terrible experiment,” she comments about the group of migrants who were eventually returned to Bari in Italy by a court, but are likely to be part of the group of 49 who were sent back to Shengjin on January 25.

      In the Albanian capital of Tirana, BIRN meets with Erida Skendaj, a lawyer and representative of the Albanian Helsinki Committee, which, like Sunderland, has had concerns about the project from the very outset. His organisation issued a statement and an open letter to the Albanian prime minister, demanding he rip up the deal, as it violates human rights and was adopted without public consultation.

      “We have not received any response,” says Skendaj.

      The lawyer is particularly worried about the fast-track asylum procedure, which she believes is aimed at deporting foreigners to their countries of origin as quickly as possible. “Besides, sending migrants to Albania, meaning outside the EU, is illegal. Non-EU countries do not provide the same protection of human rights as member countries,” she points out.

      Less critical of the agreement is Albania’s ombudsman, Erinda Ballanca. As she welcomes us into her office, she puts things straight from a legal perspective: “The project and whether it was possible or not to implement, went through the Constitutional Court of Albania. It declared that the deal is in line with the law.”

      Still, she has some concerns about certain parts of the project from a human rights perspective, especially the lack of transparency in the process of drafting and negotiating the agreement, as well as the double standards shown towards migrants.

      “Those who come to our country to ask for asylum are not held in the detention centres, whereas other migrants will be sent to the Italian facilities, also in Albania, which they cannot leave. This could be discrimination,” Ballanca points out.

      She presented those doubts to the Constitutional Court, which acknowledged that the Italian law – meaning EU law – must be applied and prevail in that case. “But we are not against the agreement in principle,” she adds.

      Facility fears

      People who have had the chance to visit the centres voice their concerns as well. Damien Boeslager, a member of the European Parliament from the Volt Europa party, inspected the facility in Gjader in November.

      “It’s very much a container village, reminding me of similar facilities in EU member states. It looks very uncomfortable, very prison-like. It’s mostly concrete with very high walls around it – not a place where you’d want human beings to be,” he says.

      Boeslager thinks the Italian government has merely created an ex-territorial camp in Albania, while everything would be much better if it were located in Italy. “It’s got a very small capacity, so it’s not a systemic solution. This is a propaganda move to send the signal that migration is being dealt with,” he claims.

      But a number of European leaders don’t seem too concerned about the humanitarian aspect of outsourcing the processing of asylum claims. On the contrary, Meloni’s flagship project is being observed with great interest from the outside.

      Ursula von der Leyen, president of the European Commission, openly called on other member states to “explore the idea of developing return hubs outside the EU”. Keir Starmer, the prime minister of the UK – which had already tried to implement a plan of relocating asylum seekers and irregular migrants to Rwanda under the previous Conservative government – admitted that he had discussed the concept of the Albanian project with Meloni herself.

      And in Albania, more than one source told BIRN that representatives of the Dutch government had visited the centre in Gjader and inquired about the possibility of building a similar facility.

      This interest petered out as soon as Meloni’s program hit a legal speed bump. Days before the official inauguration of the centres on October 11, the Court of Justice of the European Union (ECJ) ruled that a state cannot be deemed a “safe third country” by any EU government if there is a risk of persecution in any of its parts or territories. That is why the migrant groups from Bangladesh and Egypt – two countries with numerous well-documented human rights issues – were immediately returned to Italy.

      This decision put the Italian designation of 19 safe third countries under additional scrutiny, and the ECJ has now been asked to review whether the list prepared by Meloni’s government is compliant with EU law. The ECJ is set to hear the case on February 25.

      Regardless of whether that decision goes the prime minister’s way or not, sources have told BIRN of their confidence that, in time, the centres will start to function as planned. The source close to the Italian embassy in Tirana assures that a legal solution will be found, even if only because of the fact that any other outcome would be embarrassing for both Italy and Albania.

      Meloni has already used the decision of the court in Rome to further the idea that the Italian judiciary is acting against the people’s interests and that it is obstructing the current government’s plans in the name of a political vendetta. She also stated that, “the centres for migrants in Albania will work, even if I have to spend every night there from now until the end of the term of the Italian government.”

      Yet even if Meloni gets her way and the centres do get up and running, questions over the value and logic of them remain. Offshoring definitely is a new solution, as Meloni claims, but it will also be a costly one, with many legislative question marks continuing to hang over it.

      https://balkaninsight.com/2025/01/28/migration-outsourcing-to-albania-the-italian-pms-on-again-off-again-g

  • Il “clima di terrore” tra i lavoratori dei centri per migranti in Albania

    Riservatezza e “obbligo di fedeltà” sono alcune delle clausole che i dipendenti di Medihospes Albania hanno dovuto sottoscrivere per iniziare a lavorare nelle strutture di #Shëngjin e #Gjadër. Gli operatori lamentano cattiva gestione e licenziamenti improvvisi. A un anno dall’aggiudicazione dell’appalto, la prefettura di Roma e il gestore non hanno ancora firmato il contratto. Mentre il governo ha riavviato i trasferimenti nella massima opacità. La nostra inchiesta.

    “Firmando il contratto abbiamo dovuto accettare una clausola che prevede ‘l’obbligo di fedeltà’: all’interno dei centri c’era un clima di terrore”, dice Arben, nome di fantasia di un ex dipendente della Cooperativa #Medihospes, l’ente gestore delle strutture per migranti di Shëngjin e Gjadër, in Albania, volute dal Governo Meloni. Un castello di carta retto da silenzio e “fedeltà” che poche informazioni fanno crollare in fretta.

    Documenti ottenuti da Altreconomia dimostrano infatti la confusionaria gestione del ministero dell’Interno dopo la frettolosa apertura di metà ottobre 2024, quando i centri erano in gran parte inagibili. A pochi mesi di distanza, la sostanza non è cambiata: il nuovo avvio dell’11 aprile è avvenuto nel buio più totale e ancora senza un contratto esistente tra la prefettura di Roma e Medihospes.

    Riavvolgiamo però il nastro per capire che cosa è successo. Esattamente un anno fa, il 16 aprile 2024, viene aggiudicato l’appalto da oltre 133 milioni di euro per la gestione dei centri e quando la presidente del Consiglio Giorgia Meloni si reca in Albania il 5 giugno 2024 per inaugurarli, l’apertura sembra imminente. Non è così: tutto resta fermo per settimane con l’esecutivo che posticipa di mese in mese l’apertura. Poi, in pochissimi giorni arriva un’accelerazione.

    L’8 ottobre avviene il doppio passaggio di “consegna” della struttura di Gjadër, il cuore del progetto albanese che prevede oltre 800 posti tra l’hotspot, il Cpr e la sezione destinata al carcere: il ministero della Difesa italiano, che ha svolto i lavori, consegna le strutture alla prefettura di Roma che a sua volta ne affida la gestione a Medihospes. Il documento, ottenuto da Altreconomia, sottolinea che l’avvio è parziale e “in via d’urgenza” ma il motivo dell’improvvisa fretta del governo non è indicato. Quel che è lampante, invece, è il ritardo dei lavori come dimostra la mappa allegata al verbale di inizio attività in cui vengono delimitate le aree ancora oggetto di cantiere che coprono gran parte del perimetro dei centri.

    I problemi non sono solo relativi agli spazi inagibili. Con una nota del 14 ottobre 2024, a tre giorni dall’arrivo dei primi migranti intercettati in mare, Medihospes indica alla prefettura tutte le criticità di un avvio della gestione così precipitoso. “Sono state consegnate all’ente gestore due palazzine alloggi ma, come poi verificato nelle ore successive presso il sito di Gjadër, solo una è utilizzabile dal personale atteso che la seconda è priva di letti”. I posti destinati ad alloggi per l’ente gestore “da capitolato risultano essere 60” mentre al 14 ottobre erano stati consegnati “soli 24 posti e non 48”, come era stato evidentemente pattuito. Secondo la cooperativa ciò rappresenta una “enorme criticità che comporta un notevole aggravio dei costi per la conseguente sistemazione del personale trasfertista”.

    Ancora. “Il numero delle aree destinate a spogliatoio del personale dell’ente gestore risulta assolutamente insufficiente”. Un’altra criticità è l’assenza di un locale da destinare a mensa o sala per la distribuzione dei pasti, così come l’affidamento a Medihospes della gestione di una “control room” non rientrante nelle prestazioni previste dal capitolato e dagli atti di gara. Solo per questa attività, comunicata all’ente gestore a sette giorni dall’avvio del servizio, serviranno un totale di 336 ore settimanali per le operazioni di videosorveglianza, antintrusione, antincendio, gestione di accessi e la filodiffusione.

    La cooperativa si mette addirittura a disposizione per fornire servizi non previsti del bando di gara, compresa la citata “control room”. Il confine tra gestione e sorveglianza si fa così progressivamente sempre più labile. Tanto che l’ente segnala le problematiche relative ai “varchi con cancelli motorizzati, non essendoci cancelli pedonali per entrare nei singoli lotti”. Medihospes sottolinea che “l’apertura frequente dei cancelli carrabili aumenterebbe il rischio di tentativi di fuga dal singolo lotto verso le aree comuni”, auspicando la realizzazione di “cancelli metallici dotati di tornello” così da garantire un maggior controllo.

    Insomma, i centri allora sono ancora lontani dall’essere pronti ma il 15 ottobre, mentre la nave Libra sta trasportando le prime persone soccorse al largo di Lampedusa verso le coste albanesi, arriva la firma del “verbale di esecuzione anticipata”. La giustificazione indicata dalla prefettura è “l’esigenza e l’urgenza di assicurare nell’interesse pubblico l’avvio del servizio di accoglienza e dei servizi connessi”.

    “La mancata firma del contratto sembra testualmente fondarsi su ragioni di urgenza che tuttavia sono correlate all’interesse pubblico di vedere avviati i centri -osserva Maria Teresa Brocchetto, avvocata amministrativista di Milano e socia dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi)– con una formulazione che suona solo tautologica e lascia inspiegata la ragione stessa dell’urgenza, a fronte di un protocollo della durata di cinque anni e di un contratto di gestione della durata di due anni prorogabile per altri due”. Un contratto che ancora oggi, a un anno di distanza, non sembra essere stato firmato.

    La confusione organizzativa poi ha avuto effetti negativi soprattutto sui lavoratori assunti da Medihospes, che a luglio 2024 ha aperto una filiale con sede a Tirana. “Ho siglato il contratto la notte prima dell’arrivo della nave Libra, non ho avuto neanche il tempo per leggere attentamente tutte le clausole”, riprende Arben, che racconta di non aver mai neanche ricevuto una copia dell’originale. “Ci è stata consegnata solo la fotocopia ma due mesi dopo la firma”, aggiunge, raccontando poi nel dettaglio come ha vissuto la prima operazione del governo. “Quando le prime persone sono arrivate sembravano spaventate, con gli sguardi assenti e sopraffatti dalle informazioni ricevute nell’hotspot di Shëngjin. Anche per noi è stato difficile seguire queste procedure”.

    Dopo il primo sbarco non sono stati solo i migranti ad affrontare la confusione ma anche gli operatori albanesi che non avevano ricevuto alcuna formazione. “Ci è stato detto di mantenere un ruolo di osservazione durante quella operazione. Non conoscevamo altri colleghi, né avevamo una visione d’insieme sul funzionamento dei centri. Fino alla fine di dicembre non abbiamo avuto nemmeno un ufficio”, sottolinea l’ex lavoratore, criticando la cattiva gestione e il caos della prima operazione avvenuta in fretta e furia. Tanto che i turni di lavoro sono stati forniti ai lavoratori molto tardi. “Tra le nove e le dieci della sera prima, e questo è accaduto anche nella seconda operazione”, spiega Arben.

    Inoltre, la prima formazione dello staff, durante la quale i lavoratori sono stati istruiti su tutte le procedure che si svolgono a Shëngjin e Gjadër con esercizi di simulazione sarebbe avvenuta solo una settimana dopo il primo trasferimento. Le sessioni informative sarebbero state condotte da Benedetto Bonaffini, imprenditore di Messina e già vicepresidente nazionale della Federazione italiana esercenti pubblici e turistici (Fiepet) di Confesercenti nonché colui che ha supportato Medihospes (allora Senis Hospes, come raccontato qui) a implementare le proprie attività nella città siciliana, soprattutto nell’ambito dell’accoglienza dei minori stranieri non accompagnati.

    I lavoratori albanesi assunti da Medihospes nei primi mesi di attività nei centri sono stati 99. Il contratto che hanno firmato ha stringenti clausole di riservatezza e fedeltà

    Nonostante gli esorbitanti investimenti per i centri stimati in 800 milioni di euro, i lavoratori hanno poi lamentato l’assenza di condizioni adeguate di base per il personale, tra cui il fatto che hanno dovuto viaggiare a proprie spese per coprire i venti chilometri di distanza che separano l’hotspot di Shëngjin ai centri di Gjadër. “Il mio turno più lungo è durato dalle otto del mattino alle undici di sera, anche se per legge non possiamo lavorare più di 12 ore -denuncia il lavoratore-. La cooperativa ci ha pagato tutti gli straordinari che abbiamo lavorato, ma non ci ha riconosciuto l’aumento del 25% del salario per le ore extra dopo le 19 previsto dal contratto”.

    Sulla base di una lista interna di lavoratori ottenuta da Altreconomia, Medihospes Albania avrebbe assunto 99 lavoratori nei primi mesi di attività dei centri. Tra ottobre 2024 e metà gennaio 2025 sono stati contrattualizzati dieci mediatori, 14 informatori legali, sette operatori sociali e altri professionisti sanitari e amministrativi. Uno di questi ci ha mostrato il contratto di lavoro, basato sul diritto albanese, evidenziando le stringenti clausole di riservatezza che hanno costretto molti dei suoi colleghi a non parlare con i giornalisti. L’articolo 11 s’intitola “Riservatezza”, quello successivo “Obbligo di fedeltà” e prevede il dovere dei lavoratori a “mantenere segrete tutte le informazioni relative all’attività del datore di lavoro, informazioni di cui è venuto a conoscenza durante il periodo di impiego presso il datore di lavoro”. Anche dopo la fine del rapporto di lavoro.

    Oltre al contratto, i lavoratori hanno dovuto firmare poi un codice di condotta, ovvero un documento interno che stabilisce le linee guida per garantire standard etici e professionali. Quest’ultimo li obbliga a consegnare il telefono all’ingresso del centro e a riporlo in un armadietto chiuso a chiave per utilizzarlo solo durante le pause, tranne nei casi in cui abbiano presentato al direttore del centro la richiesta di tenere il cellulare per esigenze di salute. Se non rispettano il codice di condotta, le persone assunte rischiano di incorrere in sanzioni che vanno dall’ammonimento scritto alla risoluzione del contratto. Come sostengono diversi ex dipendenti sentiti da Altreconomia, i rischi di infrangere il dovere di riservatezza ha fatto sì che si diffondesse paura nel denunciare potenziali abusi per timore di azioni legali o di licenziamento da parte dell’ente gestore.

    “Alcuni colleghi mi hanno raccontato di aver firmato il contratto il 3 febbraio quando i migranti erano già stati riportati in Italia. Appena due ore dopo la firma sono stati informati in una riunione che il rapporto di lavoro si sarebbe concluso a metà febbraio” – Arben

    Licenziamento che è comunque arrivato, per molti di loro, a metà febbraio. Infatti, dopo la conclusione dei primi tre mesi di contratto a gennaio 2025, alcuni dipendenti sono stati richiamati in vista del terzo tentativo del governo italiano di trasferire i migranti dopo i due “fallimenti” di ottobre. Ai lavoratori è stato fatto firmare un contratto di sei mesi ma le cose non hanno funzionato come il Governo Meloni auspicava: il 31 gennaio tutti e 43 i migranti portati in Albania hanno fatto rientro in Italia su decisione del Tribunale di Roma, che ha applicato la legge. “Alcuni colleghi mi hanno raccontato di aver firmato il contratto il 3 febbraio quando i migranti erano già stati riportati in Italia -sottolinea Arben-. Appena due ore dopo la firma sono stati informati in una riunione che il rapporto di lavoro si sarebbe concluso a metà febbraio”. La “giustificazione” data dall’ente gestore è stata fatta risalire a “una serie di pronunce giudiziarie contraddittorie e non conformi agli orientamenti della Corte di cassazione”, come si legge nella comunicazione di interruzione del contratto di lavoro inviata ai dipendenti da Walter Balice, l’amministratore di Medihospes Albania.

    L’ennesimo tentativo di rendere operativi i centri è iniziato come detto l’11 aprile di quest’anno con il trasferimento a Gjadër di 40 persone straniere rinchiuse nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr) italiani. Due sono già tornate in Italia ma è una delle poche informazioni note. L’operazione è infatti avvenuta nella più totale opacità. “Non abbiamo potuto avere accesso alla lista di chi è rinchiuso e ci sono già stati gravi atti di autolesionismo -racconta Rachele Scarpa, parlamentare del Partito democratico che ha visitato i centri il 16 aprile-. Sul contratto, invece, l’ente gestore non ha potuto rispondere altro che ‘no comment’”.

    I nodi critici rimangono così molti. Non si sa se è previsto un importo minimo garantito a Medihospes per questi mesi di stop forzato delle strutture ma soprattutto la prefettura oggi sembra trovarsi in una posizione scomoda con l’ente gestore, vista la mancata firma del contratto a un anno dall’aggiudicazione dell’appalto. La prefettura di Roma non ha risposto alle nostre richieste di chiarimento, così come la cooperativa che si è limitata a dire che “essendo un fornitore” non gli è permesso commentare quello che succede nei centri in Albania.

    https://altreconomia.it/il-clima-di-terrore-tra-i-lavoratori-dei-centri-per-migranti-in-albania
    #Albanie #Italie #externalisation #travail #conditions_de_travail #contrat_de_travail #Medihospes_Albania #licenciement #sous-traitance #privatisation #obbligation_de_loyauté #migrations #réfugiés #asile #control_room #Benedetto_Bonaffini #code_de_conduite #Walter_Balice

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    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

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    • Automutilation, « violation flagrante des droits », expulsion coûteuse... Les transferts de migrants vers l’Albanie sous le feu des critiques

      Dix jours après le transfert de 40 migrants d’Italie vers l’Albanie en vue d’une expulsion vers leur pays d’origine, deux personnes ont dû être rapatriées en Italie pour des cas d’automutilation et deux autres pour des questions juridiques. Dans la structure de Gjadër, les exilés sont confrontés à une « violation fragrante de leurs droits », estiment des parlementaires qui ont visité les lieux. Les autorités italiennes, de leur côté, vantent le « premier rapatriement d’un citoyen étranger » détenu en Albanie.

      Les revers s’enchaînent pour le gouvernement italien dirigé par la Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni. Dix jours après le transfert en Albanie de 40 migrants, quatre d’entre eux sont déjà de retour en Italie, indique la presse locale.

      Le 11 avril, 40 exilés maintenus en centre de rétention italien ont été expulsés vers le centre albanais de Gjadër, dans le cadre d’un accord entre Rome et Tirana. Ils sont désormais enfermés dans la structure en attendant leur renvoi dans leur pays d’origine. Une procédure qui peut prendre des mois.

      Très peu d’informations ont filtré sur la nationalité et le profil de ces personnes. Selon Rome, plusieurs d’entre elles ont des casiers judiciaires pour des faits de violences, de tentative de meurtre ou de trafic de drogue.
      Inaptes à la détention

      Mais ce transfert, largement salué par le gouvernement, semble déjà avoir du plomb dans l’aile. Quelques jours après leur arrivée en Albanie, deux migrants ont été rapatriés vers l’Italie pour des cas d’automutilation. Du fait de leur état psychologique, ils ont été jugés inaptes à ce type de détention.

      Deux autres ont été renvoyés sur le sol italien pour des questions juridiques : l’un car son appel sur sa demande d’asile n’a pas encore été traitée par la justice italienne, l’autre parce qu’il a déposé une demande de protection internationale à son arrivée en Albanie.

      En effet, l’accord entre les deux pays stipulent que seuls les migrants jamais entrés en Italie et les personnes en situation irrégulière présente sur le territoire national peuvent être transférés en Albanie. En demandant l’asile, même une fois arrivé sur le sol albanais, cette personne n’entre dans aucune de ces deux catégories, et ne peut donc être retenue à Gjadër.
      Première expulsion controversée vers le Bangladesh

      Le gouvernement, lui, préfère mettre en avant la réussite de son projet. Samedi 19 avril, le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi s’est ainsi réjoui sur X du « premier rapatriement d’Albanie d’un citoyen étranger détenu au centre de Gjadër ». « Les opérations de rapatriement des migrants irréguliers se poursuivront dans les prochains jours comme le prévoit la stratégie du gouvernement pour une action plus efficace de lutte contre l’immigration illégale », a-t-il martelé.

      Mais le ministre omet de préciser que pour parvenir à cette évacuation, le processus a été long et coûteux. Selon la presse italienne, ce ressortissant bangladais de 42 ans a été transféré fin mars du centre de rétention de Pian del Lago, à Caltanissetta (Sicile) où il se trouvait, vers celui de Brindisi (Sicile). C’est depuis cette structure que les 40 exilés ont été envoyés en Albanie le 11 avril. Après six jours dans le centre de Gjadër, le Bangladais a été rapatrié en l’Italie, et enfin expulsé vers Dacca. Les expulsions d’étrangers vers un pays tiers ne pouvant se faire directement depuis le sol albanais.

      Au total, cette expulsion a coûté pas moins de 6 000 euros aux autorités italiennes, contre 2 800 euros si l’homme n’avait pas été transféré en Albanie, d’après les calculs de la Repubblica.

      « Comment peut-on qualifier, sinon de farce, le fait de déplacer un migrant déjà détenu dans un CPR [centre de rétention, ndlr] en Italie vers l’Albanie et de le rapatrier, alors qu’il aurait pu être rapatrié directement d’Italie, plus tôt et sans frais supplémentaires pour la communauté ? », s’est interrogé sur les réseaux sociaux le vice-président du parti libéral Italia Viva, Davide Faraone. « Les CPR en Italie ne sont pas pleins (...) Il n’existe aucune situation de surpopulation justifiant l’utilisation de centres albanais inutiles et les mouvements de navires militaires le long de la Méditerranée », a insisté le responsable politique.
      « Opacité et manque d’accès à l’information »

      Dès les premiers jours, les transferts vers l’Albanie ont suscité de vives critiques. Lors d’une visite dans la structure de Gjadër mi-avril, la députée italienne Rachele Scarpa, du Parti démocrate (centre gauche), et l’eurodéputée Cecilia Strada (Alliance progressiste des socialistes et démocrates) ont pu rencontrer quatre des quarante migrants retenus.

      Selon ces femmes politiques, toutes les personnes « ont appris dès leur arrivée qu’elles seraient transférées en Albanie. Aucune information préalable n’a été donnée, en violation flagrante de leurs droits ». L’un des exilés a raconté avoir été réveillé à 3h du matin dans le centre de rétention italien où il se trouvait, et qu’il avait découvert qu’il était en Albanie qu’après l’atterrissage. Il n’avait pas eu accès à un avocat.

      Les parlementaires dénoncent aussi le manque de transparence du gouvernement. « L’ensemble de l’opération en Albanie est mené dans l’opacité et dans un manque d’accès à l’information pourtant cruciale pour l’exercice adéquat de nos pouvoirs d’inspection en tant que parlementaires. »

      Avec le transfert de 40 exilés début avril, le gouvernement italien tente de « remettre en activité » les centres d’accueil pour demandeurs d’asile que Rome a construit à grands frais en Albanie. Fin mars, le Conseil des ministres avait adopté un décret-loi permettant de recycler les structures en centres de rapatriement pour migrants en situation irrégulière.

      Un projet de reconversion qui témoigne de l’inutilité de ces centres alors que la justice italienne a refusé à plusieurs reprises de valider la détention en Albanie de migrants interceptés en mer, exigeant même leur rapatriement sur le territoire italien.

      La Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni défend, depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2022, un projet de d’externalisation du traitement de l’immigration dans un pays tiers, présenté comme un « modèle » pour toute l’Europe.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/64111/automutilation-violation-flagrante-des-droits-expulsion-couteuse-les-t

  • Il governo sta cercando di rendere utilizzabili i centri in Albania

    La novità è che uno dei due verrà usato come un qualsiasi CPR italiano per i migranti: resterà però in gran parte inutilizzato, come l’altro.

    Nel Consiglio dei ministri di venerdì il governo ha approvato un decreto-legge per cercare di superare alcuni dei molti problemi dei centri per migranti in Albania, che dopo un anno e mezzo dall’accordo tra i governi italiano e albanese non sono ancora entrati in funzione: ogni volta che il governo ha provato a mandarci persone migranti il tribunale competente non ne ha convalidato il trattenimento in quelle strutture, ritenendolo in contrasto con le norme europee.

    Per tentare di renderli operativi il decreto in questione ha stabilito che uno dei due centri, quello di Gjader, potrà essere usato come centro di permanenza per il rimpatrio: è il nome esteso dei cosiddetti CPR, i posti in cui vengono mandate le persone che hanno già ricevuto un decreto di espulsione e aspettano di essere rimpatriate, dopo che è stata rifiutata loro la richiesta d’asilo. Ne esistono già dieci in Italia, che peraltro hanno diversi problemi per documentate violazioni dei diritti umani e perché inefficaci nelle procedure di rimpatrio.

    Il ministro dell’Interno Matteo Piantedosi ha detto che al momento il centro di Gjader ha 48 posti nella parte adibita a CPR, che dovrebbero diventare 140 a regime. Significa che comunque una larga parte del centro di Gjader resterà inutilizzata: la struttura infatti era già pensata originariamente per essere divisa in tre parti, con un centro di trattenimento da 880 posti, un CPR da 144 posti e un carcere da 20 posti. La differenza è che nella parte adibita a CPR verranno mandate persone migranti che si trovano già in Italia, e non quelle intercettate nel mar Mediterraneo come prevedevano i piani iniziali del governo.

    Non è chiaro invece cosa succederà all’altro centro, quello di Shengjin, che è molto più piccolo di quello di Gjader ed è pensato come un hotspot per le prime procedure di identificazione dei richiedenti asilo (e quindi non può essere usato per la detenzione amministrativa, come un CPR). Per ora rimarrà sostanzialmente inutilizzato.

    In origine la funzione dei centri in Albania era molto diversa. Nella narrazione del governo i centri servivano per dirottare altrove migranti soccorsi in mare che con ogni probabilità non avrebbero avuto diritto all’asilo, senza neanche farli passare per l’Italia. Diversi esponenti di Fratelli d’Italia e la stessa Meloni hanno detto più volte che l’obiettivo era creare anche un effetto di deterrenza: secondo Meloni, sapere che l’Italia non fa arrivare i migranti nel territorio dell’Unione Europea, ma che li dirotta in altri paesi, avrebbe potuto scoraggiare le partenze delle persone migranti.

    È una convinzione molto discutibile, ma in ogni caso il nuovo decreto sconfessa questo proposito, perché nel centro di Gjader saranno fatte arrivare persone che si trovano già sul territorio italiano. In sostanza il centro di Gjader funzionerà come tutti gli altri CPR italiani, con l’unica differenza che si trova in Albania.

    I due centri in origine erano destinati ai migranti a cui poteva essere applicata una procedura accelerata, la cosiddetta procedura di frontiera o di rimpatrio, che prevede un esame semplificato delle domande di asilo: può essere applicata solo ai migranti che provengono da paesi definiti “sicuri”, cioè in cui non vengano negati i diritti fondamentali, o comunque in cui non ci siano motivi di considerare a rischio l’incolumità delle persone che dovessero ritornarci.

    All’interno dell’Unione Europea le domande presentate da persone provenienti da paesi considerati sicuri possono essere giudicate inammissibili e quindi respinte, con la conseguente espulsione di chi le presenta. Ogni paese dell’Unione però può decidere autonomamente quali paesi considerare sicuri, sulla base di alcuni criteri condivisi: il problema è che l’Italia considera sicuri anche paesi che non hanno ordinamenti democratici né rispettano effettivamente i diritti umani.

    È il motivo principale per cui finora i centri in Albania sono rimasti inattivi: i tribunali che hanno giudicato il trattenimento dei migranti hanno ritenuto che non potessero ricevere la procedura accelerata per il rimpatrio, perché i loro paesi d’origine non si possono considerare sicuri. Lo hanno fatto soprattutto sulla base di una sentenza del 4 ottobre scorso della Corte di Giustizia dell’Unione Europea, il principale tribunale dell’Unione, secondo cui possono essere considerati «paesi d’origine sicuri» solo quelli in cui il rispetto dei diritti umani e della sicurezza di tutti gli individui sia riconosciuto «in maniera generale e uniforme» su tutto il territorio nazionale e per tutte le persone.

    Quasi nessuno dei 22 paesi che fanno parte della lista stilata dal governo italiano rispetta questi due criteri, compresi l’Egitto e il Bangladesh, da cui provenivano le persone migranti portate finora in Albania.

    Il governo aveva assicurato che sarebbe comunque riuscito a rendere operativi i centri grazie alle nuove regole europee in materia di immigrazione, che dovrebbero però entrate in vigore solo entro il 2026. Fino ad allora è possibile che il centro di Gjader riuscirà a svolgere solo la funzione di CPR restando in larga parte inutilizzato; quello di Shengjin invece potrebbe restare inutilizzato del tutto.

    https://www.ilpost.it/2025/03/28/governo-decreto-centri-albania
    #CPR #centres_de_détention_administrative #détention_administrative #rétention #asile #migrations #réfugiés #Albanie #Italie #externalisation

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    • Albania. I due centri trasformati in CPR?

      Meloni, in crescente affanno di fronte ai continui dinieghi della magistratura che non convalida l’applicazione della procedura di asilo rapida, prevista dalla legge Cutro, intende trasformare i due centri di Shengjin e Gjader in CPR.
      Per farlo servirà un passaggio legislativo e la revisione del trattato di Tirana, perché le due prigioni erano state concepite per richiedenti asilo rastrellati nel Mediterraneo, non per i senza documenti con decreto di espulsione fermati in Italia.

      https://radioblackout.org/2025/02/albania-i-due-centri-trasformati-in-cpr

    • Migrants : Rome veut recycler ses centres en Albanie en bases de rapatriement

      Le Conseil des ministre italiens a adopté vendredi un décret-loi prévoyant de convertir les centres les centres d’accueil pour demandeurs d’asile en Albanie en centres de rapatriement pour les migrants en situation irrégulière. L’opposition dénonce un projet de « propagande » qui a coûté des « centaines de millions d’euros ».

      C’est une décision qui doit permettre de « remettre en activité immédiatement » les centres d’accueil pour demandeurs d’asile que Rome a construit à grands frais en Albanie. Vendredi 28 mars, le Conseil des ministres a adopté un décret-loi permettant de recycler les structures en centres de rapatriement pour migrants en situation irrégulière.

      Un projet de reconversion qui témoigne de l’inutilité de ces centres alors que la justice italienne a refusé à plusieurs reprises de valider la détention en Albanie de migrants interceptés en mer, exigeant même leur rapatriement sur le territoire italien.

      La Première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni défend, depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2022, un projet de d’externalisation du traitement de l’immigration dans un pays tiers, présenté comme un « modèle » pour toute l’Europe.

      Pour cela, elle avait signé, en novembre 2023, un accord avec son homologue albanais Edi Rama, afin d’ouvrir deux centres gérés par l’Italie en Albanie, dans les localités de Gjadër et Shëngjin.

      Fulvio Vassallo Paleologo, avocat spécialiste des questions d’immigration, met en garde contre la légalité de cette nouvelle approche et prévoit une nouvelle « avalanche de recours en justice ». Pour lui, ce projet « relève essentiellement de la propagande » et « a une portée hautement symbolique pour le gouvernement, qui ne veut pas donner à voir l’échec du modèle Albanie ».
      Blocages juridiques

      Ces centres étaient devenus opérationnels en octobre, mais les juges italiens ont exigé le renvoi dans la péninsule des quelques migrants qui y avaient été transférés.

      Le gouvernement avait pourtant établi une liste de pays dits « sûrs » afin que les demandes d’asile de personnes originaires de ces pays puissent y être traitées de façon accélérée.

      Mais les juges ont invoqué une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) selon laquelle les pays de l’UE ne peuvent décréter « sûr » l’ensemble d’un pays alors même que certaines régions de ce même pays ne le sont pas.

      Le gouvernement avait réagi en adoptant une loi réduisant la liste des « pays sûrs » à 19 (au lieu de 22), assurant que toutes les zones de ces pays étaient sûres. Le débat est désormais remonté devant la CJUE, qui se prononcera au plus tôt en mai ou juin.

      Cette situation à l’arrêt est devenue un casse-tête politique pour Giorgia Meloni. L’ancien Premier ministre et sénateur centriste Matteo Renzi, qui s’est rendu dans les centres albanais mercredi, s’est dit « choqué » à l’issue de sa visite. « Cela fait mal au cœur de voir le gâchis de centaines de millions d’euros littéralement jetés par la fenêtre par le gouvernement italien », a-t-il affirmé sur X.

      « Ces centres sont vides, coûtent beaucoup d’argent et ne servent à rien », confirme Me Guido Savio, avocat spécialiste du droit de l’immigration, interrogé par l’AFP. La « logique » du gouvernement, avec sa décision de vendredi, c’est, « faisons voir que ces centres, en fin de compte, on les fait fonctionner d’une manière ou d’une autre », explique-t-il.
      Projet européen d’externalisation

      En outre, cela permettrait au gouvernement d’anticiper le projet de règlement en discussion au niveau européen qui devrait entrer en vigueur en 2027 et qui prévoit une externalisation des centres pour migrants dans des pays tiers.

      Pour Giorgia Meloni, « l’avantage serait de dire : ’Vous voyez, l’Europe nous suit, nous sommes les chefs de file et l’Europe fait après nous les choses que nous avons faites en premier’ », estime Me Savio.

      De son côté, le gouvernement s’est employé à vendre sa mini-réforme annoncée vendredi à l’opinion publique : le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi estime ainsi que grâce à leur nouveau rôle, les centres albanais permettront de « renvoyer chez eux des individus qui sinon finissent par rendre nos villes moins sûres ».

      https://www.infomigrants.net/fr/post/63692/migrants--rome-veut-recycler-ses-centres-en-albanie-en-bases-de-rapatr

  • Has Italy’s Albania migrant deal completely failed ?

    One year after Albania’s parliament ratified the country’s migration centers deal with Italy, the two migrant holding centers constructed in Shengjin and Gjader stand completely empty. What happens next?

    Everything has returned to normal in the village of Gjader and the port town of Shengjin in northwestern Albania.

    Almost exactly a year to the day when the parliament ratified the country’s migrant center agreement with Italy, not a single migrant is in either of the facilities constructed in Gjader and Shengjin.

    The agreement signed by Italy and Albania in November 2023 and ratified by the Albanian parliament on February 22, 2024, envisioned that Italy would build migrant holding centers in Albania that would house up to 36,000 irregular migrants a year while their asylum applications are processed by Italy.
    Series of setbacks for the Italian government

    Since then, over 70 migrants — mainly from Africa and South Asia — have been transferred to Albania in three different groups.

    The first ship, which had 16 migrants on board, was sent to Albania on October 16. All of them were sent back to Italy after a court in Rome ruled that the transfer was unlawful and that repatriating them to their countries of origin could breach international legal protections.

    Two more migrant transfers followed: One group of eight was sent to Albania on November 8 and another group of 49 on January 28.

    In both cases, the Rome Court of Appeal ruled that the migrants could not be held in Albania until the European Court of Justice in Luxembourg has ruled on whether the asylum seekers’ countries of origin are considered safe for repatriation.

    The European Court of Justice is expected to rule on the matter on February 25.
    Monitors have left Albania

    Meanwhile, both Italian officials and NGO experts monitoring the situation in Albania have already left the country “until further notice.”

    Francesco Ferri, a migration expert at ActionAid, has been part of a delegation monitoring conditions in the Albanian centers since they were set up.

    “The delegation from Tavolo Asilo e Immigrazione [a national alliance of NGOs and civil society organizations that seeks to protect migrants’ rights in Italy] has conducted monitoring missions in Albania to observe the facilities set up and the context in which they operate,” he told DW. “We are currently no longer in Albania, but we continue to monitor the situation closely from a distance and are ready to return for further observation activities.”
    ’Scared, bewildered and disoriented’ migrants

    All 73 migrants transferred to Albania had tried to reach Italy or Malta by boat from Libya and were, according to Ferri, “seriously afraid of being sent back to their countries of origin.”

    “We met individuals who were scared, bewildered and disoriented,” he said. “They had no awareness of the procedures, were not adequately prepared to apply for asylum, and were in conditions of isolation. Their situation clearly demonstrates how the Albania model entails a systemic violation of rights.”

    According to the website Infomigrants, the Italian government is now considering plans to repurpose the centers. One option believed to be on the table is the transformation of the centers into “repatriation facilities.” However, it seems likely that this plan, too, would face opposition.

    Ferri is strictly opposed to such an alternative use. “It must be entirely rejected,” he said, “as it would lead to further severe human rights violations. The risk of stabilizing and expanding these structures remains real, especially if the outsourcing model were to be replicated elsewhere. The analysis of its outcomes so far indicates that the definitive closure of these centers is the only alternative.”
    ’A clamorous failure’

    Despite the attempts of both governments to make the agreement work, many experts and opposition parties in Italy have been against it from the word go. They consider the project an abuse of human rights and — at an estimated total cost of €1 billion ($1.04 billion) — a waste of money, too.

    Elly Schlein, the leader of Italy’s center-left Democratic Party, has described the agreement as “a clamorous failure,” called on Italian Prime Minister Giorgia Meloni to resign, and said that the migrant center model in Albania will never work.

    Ferri agrees. “Very few people have been transferred, and all of them were subsequently returned to Italy,” he says. “The centers remained empty for most of the year and, during operational periods, hosted only a very limited number of individuals. Organizational difficulties, legal challenges and the political context have hindered its [the agreement’s] implementation.”
    Meloni determined to make the agreement work

    DW contacted the Italian government, asking it for its assessment of the success of the agreement and whether it intends to repurpose the centers. No response had been received by the time of publication.

    However, speaking at an event with senior police officers just a few days ago, Meloni said that her government was determined to continue with the Italy-Albania agreement.

    “We are committed to finding a solution to every obstacle,” she said, adding that “Italian citizens are asking their government to stop illegal migration because it causes insecurity.”

    The agreement has been the subject of debate between the Albanian government and the opposition right from the start. Indeed, the opposition Democratic Party of Albania has vowed that should it win the parliamentary election on May 11, “the contract with Italy will not be renewed.”
    A test case for Europe

    Earlier this week, European Commissioner for Internal Affairs and Migration Magnus Brunner met with Giorgia Meloni and discussed “the possible early adoption of the new concept of a safe country of origin.”

    Before traveling to Italy, Brunner told the Italian media that the legislative package on migrant repatriations being examined by the European Commission would be “very ambitious” and would include “clear obligations on repatriations,” "strict rules for those representing a threat to security" and a “more coordinated” framework at European level.

    Francesco Ferri is still very concerned.

    “The risk remains that European governments will continue to explore outsourcing solutions, thereby reducing protections for asylum seekers and shifting the responsibility for international protection beyond the borders of the EU,” he said.

    https://www.infomigrants.net/en/post/63018/has-italys-albania-migrant-deal-completely-failed

    #Albanie #externalisation #migrations #réfugiés #Italie #échec

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  • Nuovo decreto Albania, l’accordo sarà modificato : il piano del governo italiano per la competenza a Tirana

    L’esecutivo vuole evitare nuovi stop da parte della magistratura: l’ipotesi di un decreto. L’opposizione: una follia, si fermino

    Ripristinare subito l’operatività dei centri albanesi di Gjader e Shengjin, a prescindere dalla decisione della Corte di giustizia europea prevista per il prossimo 25 febbraio. Anche a costo, come soluzione estrema, di togliere la giurisdizione italiana sulle strutture, alla base del trattato siglato con Tirana.

    È l’obiettivo del governo che ha deciso di modificare l’accordo con l’Albania e potrebbe farlo addirittura per decreto.

    Cercando una strada, dopo tre bocciature consecutive dei trattenimenti di migranti da parte dei giudici dell’Immigrazione e della Corte d’Appello, per escludere la competenza dei magistrati italiani sulla gestione dei profughi da rimpatriare. In queste ore si stanno esaminando varie ipotesi per far ripartire i trasferimenti di migranti, ma questa volta con un discorso più ampio che non prevede solo quelli soccorsi in mare e provenienti da Paesi inseriti nella lista italiana di quelli sicuri, ma anche coloro che già si trovano negli hotspot e nei centri di accoglienza sul territorio nazionale.

    Se n’è parlato in una riunione venerdì scorso, durante la quale è emersa la possibilità che i centri albanesi possano essere trasformati in cpr — dedicati quindi esclusivamente al rimpatrio dei profughi ritenuti senza requisiti per ottenere protezione internazionale dall’Italia — oppure in centri di accoglienza. E non si esclude a questo punto che possano essere gestiti da Tirana e non più da Roma.

    In tutti i casi, in attesa del parere dei giudici del Lussemburgo, l’esecutivo ribadisce la volontà di andare avanti. E per questo per oggi è stato programmato un altro vertice. Al centro dell’incontro forse anche la discussione sul nuovo decreto legge — ipotizzato fra gli altri dal ministro per gli Affari europei Tommaso Foti — che potrebbe nei piani del governo fornire una soluzione giuridica affidabile dopo le sentenze contrarie dei giudici sui trattenimenti in Albania.

    Ma le opposizioni attaccano. «Perseverare è diabolico, il governo fermi questa follia che sta creando uno scontro tra poteri senza precedenti e uno spreco di risorse», spiega Simona Bonafè, capogruppo dem in Commissione Affari costituzionali alla Camera, per la quale l’esecutivo «insiste nel tentativo inaccettabile di scegliersi i magistrati e riscrivere le regole in corsa». Per il capogruppo Avs nella stessa commissione, Filiberto Zaratti, «si sono cacciati in un pasticcio, smettano di sperperare i soldi degli italiani».

    Sul tavolo c’è anche la questione libica e le avvisaglie di una nuova ondata di partenze di migranti. I dati del Viminale confermano che gli arrivi nel 2025 sono superiori a quelli dello stesso periodo dello scorso anno: 4.144 contro 3.169. Sebbene nel mese in corso siano inferiori del febbraio 2024 (665 contro 2.301).

    Dalla «Relazione sulla situazione geopolitica del continente africano» approvata dal Copasir emerge che in Libia «sono presenti circa 700 mila immigrati irregolari» e altri «700-800 mila sono in Tunisia». Non pronti a partire, ma non si può escludere che alcuni possano rivolgersi ai canali criminali collegati agli scafisti. Tanto più che il Copasir sottolinea l’esistenza di «un legame fra le organizzazioni che sfruttano i flussi irregolari e quelle terroristiche che pretendono denaro quando le carovane transitano dai territori da loro controllati».

    Uno scenario preoccupante nel quale si inserisce ieri la scoperta di due fosse comuni a Jikharra e Kufra con almeno 49 corpi di migranti. Nella seconda, crocevia in Cirenaica di profughi subsahariani, con segni di tortura, mentre in 76 sono stati liberati dal lager dei trafficanti.

    Sempre ieri sono stati avvistati tre cadaveri in mare nell’Agrigentino, nel tratto poco distante da Marina di Palma dove la corrente ha trascinato un barcone utilizzato dai migranti.

    https://www.corriere.it/politica/25_febbraio_10/sbarchi-accordo-albania-cambia-af8fe828-76b0-4a92-a148-9c8866b4bxlk.shtml

    #décret #nouveau_décret #Albanie #Italie #migrations #réfugiés #externalisation

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    https://seenthis.net/messages/1043873

    • Migrants transferred from Albania appeal Italy protection denial

      Almost half of the migrants transferred from Albania to Italy on February 6 have filed an appeal against the rejection of their asylum requests. This happened on the same day that two migrants lost their lives while trying to reach Italy’s southern island of Lampedusa.

      On February 6, the first appeals were filed by some of the 43 migrants who had been transferred from Italy to a center in Albania before being moved back to Italy. These migrants, mostly from Bangladesh and Egypt, had their asylum applications rejected and were given a deadline to appeal — either by the evening of February 6 or February 7, depending on when they received the rejection notice.

      After a court annulled their detention orders in Albania’s Gjader repatriation center, the migrants were relocated to a facility in Bari, a southern port city in Italy.

      Earlier, on January 28, 49 migrants intercepted off Lampedusa were sent to Albania on the Italian patrol boat Cassiopeia. However, six of them — minors and individuals deemed vulnerable — were later brought back to Italy.

      The remaining migrants stayed only a few days in Albania before an appeals court in Rome suspended their detention while awaiting a decision from the European Court of Justice (ECJ) on whether Albania qualifies as a “safe” country for asylum seekers. This ruling led to their release and rendered the transfer to Albania ineffective.

      This was the third such transfer since October, but unlike before, the Italian government had expected a different result due to a legal change shifting the jurisdiction of the cases from the immigration court to the appeals court.

      Awaiting EU court ruling on ’safe’ country definition

      The key issue now is whether Bangladesh and Egypt, the migrants’ countries of origin, can be considered “safe.” Under a decree issued in December, Italy includes these nations on its official list of safe countries, meaning migrants from these regions can be subjected to fast-track asylum procedures and deported more quickly.

      However, the appeals court ruled that the decree did not consider the specific risks faced by certain groups of people in these countries. The European Court of Justice will now determine if these countries meet the necessary safety standards.

      Meanwhile, the journey of two other migrants tragically ended on February 6 in Lampedusa. They were among about 40 people who arrived on a small nine-meter boat. While most of the group was intercepted by authorities, one person died on the beach, and another passed away shortly after being taken to a clinic.

      https://www.infomigrants.net/en/post/62742/migrants-transferred-from-albania-appeal-italy-protection-denial

      #justice

  • Exclusif : la #Commission_européenne s’apprête à proposer des « #centres_de_retour » pour les migrants

    La Commission européenne réfléchit à une nouvelle législation européenne sur le #retour des migrants, alors que de nombreux pays insistent sur la nécessité d’adopter une ligne dure.

    La Commission européenne est désormais prête à inclure les « centres de retour » situés en dehors des frontières de l’Union et à partir desquels les migrants peuvent être renvoyés dans leur pays d’origine dans une prochaine proposition législative visant à accélérer le retour des demandeurs d’asile déboutés. Cette information émane des « minutes » d’une réunion informelle des ministres de l’Intérieur de l’UE qui s’est tenue la semaine dernière et qu’euronews a pu consulter.

    Lors du Conseil informel qui s’est tenu à Varsovie le 30 janvier, le nouveau commissaire autrichien à l’immigration, Magnus Brunner, a discuté de propositions « innovantes » pour la gestion de l’immigration avec des représentants des Etats membres de l’espace Schengen et des institutions de l’UE (https://fr.euronews.com/my-europe/2024/10/15/delocalisation-des-migrants-hors-de-lue-la-commission-europeenne-favora). A ce stade, il a surtout été question de la #législation sur les #retours, d’après le compte-rendu.

    Les réunions informelles du Conseil sont des rassemblements réguliers des États membres et des institutions de l’UE, organisés par la présidence tournante du Conseil de l’UE, cette fois-ci dirigée par la Pologne, qui a accueilli l’événement dans sa capitale.

    Interrogé par euronews, un porte-parole de la Commission a refusé de commenter les informations divulguées.

    La proposition de l’UE visant à accélérer le retour des migrants devrait être publiée par la Commission dès la fin de ce mois, donnant ainsi le coup d’envoi du processus législatif.

    Le commissaire Brunner a proposé des « règles plus strictes en matière de #détention » et la « possibilité de développer des centres de retour » au cours de la réunion, selon le document.

    Les centres de retour sont des lieux proposés en dehors de l’UE, où les personnes dont la demande d’asile a été rejetée au sein de l’Union pourraient être envoyées avant d’être renvoyées dans leur pays d’origine. C’est le genre de solution que l’Italie a déjà mis en place après un accord avec l’Albanie, mais qui soulève beaucoup de questions juridiques.

    L’#Autriche, la #Bulgarie, la #République_tchèque, le #Danemark, l’#Allemagne, la #Grèce, l’#Italie, la #Lettonie et #Malte ont accueilli favorablement la proposition de centres de retour et l’ont décrite comme « un moyen de #dissuasion possible de l’#immigration_irrégulière ».

    Les décisions en matière d’immigration sont prises à la majorité qualifiée, ce qui signifie qu’au moins 15 des 27 États membres représentant au moins 65 % de la population de l’Union européenne doivent approuver la proposition.

    Lisbonne et Madrid ont émis des doutes

    D’autres Etats membres, tels que le Portugal et l’Espagne, ont émis des « #doutes » d’un point de vue juridique et opérationnel, tandis que d’autres, tels que l’Irlande et la Belgique, ont « souligné la nécessité de mesures réalistes et réalisables, dans le respect des #droits_fondamentaux », selon le compte-rendu.

    Lors de son audition de confirmation au Parlement européen à l’automne dernier, M. Brunner avait déclaré que l’Union européenne devait rester « ouverte » à l’exploration de « nouvelles idées » pour freiner l’immigration irrégulière.

    L’établissement de ces centres pourrait se faire d’une manière « humaine et juridiquement saine », avait-il déclaré à l’époque, ajoutant qu’une réflexion plus approfondie était nécessaire pour « découvrir à quoi ce type de concept pourrait ressembler » dans la pratique.

    Les organisations humanitaires ont déjà rejeté cette initiative, affirmant que ces centres conduiraient à des détentions sans fin et à des souffrances endémiques. La législation européenne actuelle interdit aux autorités d’envoyer des migrants contre leur gré dans des pays avec lesquels ils n’ont pas de lien.

    Mais la pression politique exercée pour améliorer le #taux_d'expulsion a eu raison de ces avertissements, favorisant une approche plus stricte dans de nombreux États membres.

    La présidente de la Commission, #Ursula_von_der_Leyen, a également soutenu fermement les « centres de retour » dans une lettre adressée aux dirigeants de l’UE avant un sommet de deux jours à Bruxelles dominé par les discussions sur l’immigration en octobre dernier. Dans cette lettre, Mme Von der Leyen estimait qu’un protocole de migration conclu entre l’Italie et l’Albanie - qui a fait l’objet d’une contestation juridique - pourrait déterminer les prochaines étapes de la politique migratoire de l’UE.

    Autres détails de la future #loi

    Mme Brunner a également proposé d’introduire une obligation pour les personnes renvoyées de « coopérer et d’énoncer des conséquences claires » en cas de non-respect des règles, de renforcer les règles pour les « personnes renvoyées qui représentent une #menace_pour_la_sécurité » et de faciliter la reconnaissance mutuelle des décisions de retour au sein de l’Union.

    Les ministres du Danemark, de l’Islande, du Liechtenstein, de la Lituanie, de Malte, de la Norvège, de la Roumanie, de la Slovénie et de la Suède ont salué les « obligations claires des rapatriés et les sanctions » pour ceux qui refusent de coopérer.

    Plusieurs pays ont accepté l’idée d’une #reconnaissance_mutuelle des décisions de retour entre les Etats membres, la France étant la seule à s’y opposer totalement, selon le compte-rendu.

    L’Espagne, soutenue par le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et l’Islande, a demandé un renforcement du rôle de #Frontex, l’agence européenne des frontières, pour les retours. L’agence « a accepté la proposition [...] et a souligné la nécessité d’avoir des ressources adéquates pour cela », selon le compte-rendu.

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé dans son discours de réélection l’été dernier qu’elle avait l’intention de tripler le personnel de Frontex.

    Enfin, le document indique que la plupart des Etats membres considèrent qu’il est préférable de rédiger la loi sous la forme d’une #directive plutôt que d’un #règlement, afin de donner aux Etats membres plus de #flexibilité dans son #application.

    Suspension du #droit_d'asile

    Le procès-verbal fait également état d’une discussion sur le trafic de migrants aux frontières de la Russie et du Bélarus, sous le titre « #armement_des_migrants ».

    M. Brunner a rappelé aux États membres qu’ils peuvent prendre les « mesures nécessaires pour s’opposer aux acteurs hostiles » qui envoient des migrants aux frontières de l’UE. Cependant, toute action contre ces #acteurs_hostiles pouvant avoir un impact sur les demandeurs d’asile doit être considérée comme une « mesure exceptionnelle » et doit être conforme au droit international, a-t-il déclaré.

    À cet égard, la Suède a présenté la #suspension des régimes d’asile « dans des circonstances exceptionnelles » comme une réponse possible à ces « acteurs hostiles ».

    Cette idée reflète des initiatives similaires prises récemment par la Finlande et la Pologne.

    Prochaines étapes

    Après la publication de la proposition sur le retour des demandeurs d’asile, la Commission européenne entamera son processus législatif, qui dure généralement deux ans.

    Le commissaire Brunner sera chargé de mettre en œuvre le nouveau #pacte_pour_l'immigration_et_l'asile, la réforme de grande envergure que l’#Union_européenne a achevée en mai après près de quatre ans de négociations acharnées. Le Parlement considère le nouveau pacte comme une réussite historique et souhaite que tous les États membres se conforment aux nouvelles règles.

    Cependant, la Pologne et la Hongrie ont ouvertement déclaré qu’elles ne le feraient pas, ce qui alimente les craintes que la réforme complexe ne s’effondre avant d’avoir eu la chance de produire des résultats.

    Le nouveau commissaire s’est engagé à poursuivre en justice ceux qui ne respectent pas les règles. « Si cela s’avère nécessaire et justifié, des procédures d’infraction pourraient être engagées », a-t-il déclaré.

    https://fr.euronews.com/my-europe/2025/02/04/exclusif-la-commission-europeenne-sapprete-a-proposer-des-centres-de-re
    #migrations #asile #réfugiés #expulsions #innovation #renvois #guerre_hybride #externalisation

    via @karine4

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Les transferts de migrants vers les centres mis en place par l’#Italie en #Albanie reprennent

    Le navire militaire Cassiopea est en route vers le port de Shengjin, en Albanie, où seront accueillis les migrants secourus au large de Lampedusa. Les transferts reprennent le modèle introduit par les gouvernements Meloni et Rama.

    Le transfert des migrants vers les centres mis en place par l’Italie en Albanie a repris. Dans une note, le ministère italien de l’Intérieur a informé qu’après les opérations d’évaluation des conditions des personnes interceptées, 49 citoyens étrangers ont été embarqués à bord du navire Cassiopea au large de l’île de Lampedusa pour être transférés vers les centres en Albanie. C’est là que débuteront les procédures d’accueil, de détention et d’évaluation des cas individuels.

    Le Viminale, le ministère de l’Intérieur, a ensuite annoncé que 53 autres migrants avaient spontanément présenté leur passeport pour éviter d’être transférés. « Il s’agit d’une circonstance particulièrement importante, car elle permet d’activer plus rapidement les procédures de vérification des positions individuelles, même en dehors de la détention, augmentant ainsi les chances de procéder au rapatriement de ceux qui n’ont pas le droit de rester dans l’UE », peut-on lire dans la note.

    Les migrants à bord du navire devraient tous être de sexe masculin, adultes, sans vulnérabilité, en bonne santé et originaires de pays identifiés comme « sûrs ». Le navire les transférera vers le hotspot italien installé dans le port de Shengjin et, après les procédures d’identification, les demandeurs d’asile seront transférés vers le centre de Gjader.
    Meloni a sauvé le modèle albanais

    En novembre dernier, le modèle d’externalisation de l’accueil et du rapatriement des migrants a été bloqué pour la deuxième fois par le tribunal des migrants de Rome, avec la suspension de la détention en Albanie de sept migrants originaires d’Égypte et du Bangladesh.

    Pour éviter un nouveau blocage, le gouvernement de Giorgia Meloni a approuvé un décret-loi rebaptisé « décret sur les flux », qui contient une liste actualisée des « pays sûrs » pour les migrants, y compris l’Égypte et le Bangladesh, dans l’intention de contourner l’obstacle juridique imposé par la législation de l’UE avec une règle de rang supérieur à celle du précédent décret interministériel. La loi, qui est entrée en vigueur le 11 janvier, stipule que ce ne sont plus les magistrats de la section de l’immigration qui décideront, mais ceux de la Cour d’appel.

    https://fr.euronews.com/my-europe/2025/01/26/les-transferts-de-migrants-vers-les-centres-mis-en-place-par-litalie-en
    #migrations #externalisation #asile #accord

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    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

    https://seenthis.net/messages/1043873

    • Italien bringt wieder Migranten ins Nicht-EU-Land Albanien

      Italiens rechtsgerichtete Regierung hat einen dritten Versuch unternommen, außerhalb der EU über Asylverfahren zu entscheiden. 49 Migranten wurden per Schiff in umstrittene Aufnahmezentren nach Albanien gebracht.

      Nach einer monatelangen Pause sind erneut Dutzende Asylsuchende von Italien in umstrittene Aufnahmezentren in Albanien gebracht worden. Am Dienstagmorgen lief ein Schiff der italienischen Marine mit 49 Flüchtlingen an Bord im Hafen der albanischen Stadt Shengjin ein, wie die italienische Nachrichtenagentur Ansa berichtete. Dort soll nun über deren Asylanträge entschieden werden.

      Bei den Migranten handelt es sich nach Angaben von Ansa um Männer aus Bangladesch, Ägypten, Gambia und der Elfenbeinküste. Vor der Fahrt nach Albanien waren sie auf dem Weg über das Mittelmeer nach Europa auf einem Boot vor der italienischen Mittelmeerinsel Lampedusa gestoppt worden.

      Seit vielen Jahren gehört Italien zu den Ländern, die von der Fluchtbewegung über das Mittelmeer besonders betroffen sind. Zwar kamen vergangenes Jahr deutlich weniger Migranten an Italiens Küsten an als noch 2023. Im Januar sind jedoch laut der Regierung in Rom wieder mehr als 3.000 Menschen dort eingetroffen - das sind mehr als doppelt so viele wie im gleichen Vorjahreszeitraum (etwa 1.300).
      Italiens Premierministerin Giorgia Meloni bei einem Treffen mit dem albanischen Premierminister Edi Rama

      Kontroverses „Albanien-Modell“

      Italien ist der erste Staat der Europäischen Union, der außerhalb der EU Lager errichtet hat, um dort über Asylanträge von Migranten zu entscheiden. Die rechtsgerichtete Ministerpräsidentin Giorgia Meloni und ihr albanischer Kollege Edi Rama hatten im November 2023 die Einrichtung der von Italien betriebenen Aufnahmelager für Asylbewerber in dem Nicht-EU-Land vereinbart.

      Das „Albanien-Modell“ ist umstritten. Menschenrechtsorganisationen kritisierten das Abkommen scharf. Die Lager zur Auslagerung der Asylverfahren gingen im Oktober in Betrieb, die ersten Überstellungen wurden aber von Gerichten gestoppt und die Menschen wieder nach Italien zurückgeschickt.
      Ein Dorf in Albanien empfängt erste Flüchtlinge für Italien

      Regierung versus Justiz

      Die ersten beiden Versuche waren an der Justiz gescheitert. Nach Auffassung der Richter kamen die nach Albanien gebrachten Migranten nicht aus sicheren Herkunftsländern, in die sie zurückgeschickt werden könnten. Die italienischen Richter beriefen sich in ihrer Entscheidung auf ein Urteil des Europäischen Gerichtshofs (EuGH) in Luxemburg, wonach Herkunftsländer von Migranten nur vollständig als sicher eingestuft werden können, nicht aber einzelne Landesteile.

      Um diese juristische Hürde künftig zu umgehen, verabschiedete Italiens Regierung ein Dekret, das alle Teile der 19 Länder, die auf der Liste der sicheren Herkunftsländer stehen, für „sicher“ erklärt. Richter fochten aber auch diese neue Regelung an.

      Auf Grund der ungeklärten Rechtslage ist daher wie bereits bei den ersten beiden Versuchen unklar, ob die Migranten wie eigentlich vorgesehen das beschleunigte Asylverfahren in den Lagern auf albanischem Boden durchlaufen oder doch nach Italien gebracht werden müssen. Der Europäische Gerichtshof will im Februar klären, ob das Vorgehen Italiens mit EU-Recht vereinbar ist.

      https://www.dw.com/de/italien-bringt-wieder-migranten-ins-nicht-eu-land-albanien/a-71433244

    • Five people sent to Albania detention centers are returned to Italy

      Under the 2023 deal between Italy and Albania, adult males rescued in the Mediterranean Sea would be sent to Italian-run detention centers in Albania to have their asylum claims processed. Pregnant women and children, however, are exempted.

      An Italian navy ship with 49 people rescued in international waters docked in Albania on Tuesday (January 28) for the processing of their asylum applications, the Associated Press (AP) reported. Five of the passengers, however, were said to have been returned to Italy.

      Citing local media reports, AP said two Bangladeshis, two Gambians, and one Ivorian were sent back to Italy, four because they were minors. A fifth was reported to have been deemed a “vulnerable” person.

      The other 44 passengers who were reported to be mostly from Bangladesh, Egypt, Ivory Coast, and Gambia are being held at Albania’s Gjader facility, a former military airport, where their asylum applications will be processed.

      In line with the Italian - Albania deal ratified in 2024, only adult males rescued in the Mediterranean Sea could be sent to the Italian-run detention centers in Albania. People who are deemed “vulnerable” such as children, elderly, and the sick are exempted.
      ’Impossible to identify the vulnerable at sea’

      The Italian Juridical Association for Immigration Studies (ASGI), a group of independent lawyers and scholars focused on migrant rights, published a report last June raising concerns about the proposed procedure of assessing the needs of those rescued while at sea to determine their immediate transfer to Albania.

      “it is practically impossible to carry out a screening with respect to the identification of all vulnerabilities at the same time as rescue at sea ... Despite knowing that asylum seekers with special needs should be brought to Italy, it is already assumed that it will be impossible to identify them before disembarking in Shengjin,” ASGI wrote in the report.

      Euro-Med Human Rights Monitor, a youth-led human rights organization, outlined three contact points where rescued individuals are assessed for their vulnerability: one on the Italian Coast Guard vessel; one on the naval shop carrying people to Albania; and the last in the port of Schengjin.

      According to Euro-Med Human Rights Monitor, only those who visibly and undoubtedly fit the description of “vulnerable” such as women, children, elderly, and disabled persons would be exempted from being sent to Albania. People with hidden vulnerabilities such as mental disorders, and experience of torture of sexual violence would risk being subjected to border control procedures in prison-like centers.
      A third try

      The arrival of the Italian vessel marks the third attempt by Italy to implement its controversial 670 million euro ($730 million) deal with Albania to host migrant detention and processing centers.

      Last October and November, Italian judges refused to approve the detention of two groups of mostly Bangladesh and Egyptian men at the Albanian centers. In their ruling, the Court cited the European Court of Justice (ECJ) decisions on migrant safety to justify that the migrants’ countries of origin were not safe enough to return to should their asylum applications be rejected, because not all areas of the country could be considered safe.

      The ECJ is expected to assess whether Italy’s outsourcing of its migration and asylum policies to Albania aligns with EU laws in the coming weeks.

      Even before these legal tensions were brewing, two Italian prison officers’ unions—the Italian Autonomous Confederation of Penitentiary Police and the Officers’ Union Coordination—protested about the deployment of 50 correctional officers to Albania, saying the migrant centers were “like prison camps”.

      https://www.infomigrants.net/en/post/62522/five-people-sent-to-albania-detention-centers-are-returned-to-italy

    • Migranti, i giudici non convalidano i trattenimenti in Albania: torneranno a Bari

      La decisione dei magistrati della Corte di Appello di Roma: giudizio sospeso e atti rinviati alla Corte di giustizia europea.

      I giudici della Corte di Appello di Roma hanno deciso di non convalidare i trattenimenti dei 43 migranti rinchiusi nei centri costruiti dall’Italia in Albania. E di rinviare gli atti alla Corte di giustizia europea. I migranti devono dunque essere liberati e saranno riportati, conferma il Viminale, in Italia, a Bari, su mezzi della guardia costiera.
      Il terzo no

      È il terzo no all’esperimento del governo Meloni che, nonostante due precedenti dinieghi, una sentenza della Cassazione che affidava sì ai ministri il compito di stilare la lista dei paesi sicuri ma anche ai giudici il dovere di verificarne la validità rispetto ai migranti e i rinvii pregiudiziali pendenti davanti alla Corte di giustizia europea, aveva deciso di forzare la mano. Muovendo un’altra volta, la terza, il pattugliatore della Marina militare da Lampedusa alle coste albanesi carico di un gruppetto di migranti.

      I giudici però hanno deciso ancora di annullare il fermo disposto dal questore, di sospendere il giudizio, rinviare la questione di nuovo all’Europa e liberare dunque i migranti.
      Il provvedimento

      “Il giudizio – si legge nel provvedimento firmato dai magistrati - va sospeso nelle more della decisione della Corte di Giustizia. Poiché per effetto della sospensione è impossibile osservare il termine di quarantotto ore previsto per la convalida, deve necessariamente essere disposta la liberazione del trattenuto, così come ha ripetutamente affermato la Corte Costituzionale in casi analoghi”.

      Alla Corte europea, che il 4 ottobre del 2024 aveva emesso una sentenza spiegando che un Paese può essere ritenuto sicuro solo se lo è in ogni sua parte di territori, i giudici chiedono se la direttiva vada interpretata in modo da dichiarare non sicuro anche un Paese in cui vi siano una o più categorie di persone minacciate o perseguitate.
      Le udienze

      Nel centro di Gjader, dei 49 migranti arrivati martedì scorso, ne erano rimasti 43, dopo che sei di loro erano stati ritrasferiti in Italia perché minorenni o vulnerabili e quindi non sottoponibili alla procedura accelerata di frontiera.

      Le udienze per la convalida dei trattenimenti erano iniziate nella prima mattinata di oggi. In videoconferenza si sono presentati i richiedenti asilo assistiti dai legali incaricati in extremis e sei magistrati della Corte d’appello di Roma, tutti pescati in realtà dalla sezione immigrazione del tribunale civile che era stata esautorata dal governo, modificando il codice di procedura penale, per scegliere giudici ritenuti meno politicizzati.
      Le richieste d’asilo respinte

      Le loro richieste di asilo erano state tutte giudicate già ieri “manifestamente infondate” dalla Commissione territoriale per l’esame dell’iter delle domande di protezione internazionale e dunque respinte. Ora i migranti avranno appena 7 giorni per fare ricorso contro il rigetto della loro domanda. Uno spazio di tempo che per l’Asgi (Associazione studi giuridici sull’immigrazione) rende «concretamente impossibile l’esercizio del diritto di difesa», in aperto contrasto con la Costituzione, la Cedu e le direttive europee.
      Le precedenti bocciature

      Nelle altre due precedenti occasioni, ad ottobre e a novembre, i giudici avevano sospeso il trattenimento e i migranti erano stati tutti riportati in Italia.

      La prima pronuncia risale al 18 ottobre e ha riguardato 12 richiedenti asilo bengalesi ed egiziani portati nel centro di Gjader. I giudici, si legge nelle ordinanze simili tra loro, hanno negato la convalida dei trattenimenti per «l’impossibilità di riconoscere come ’Paesi sicuri’ gli Stati di provenienza delle persone trattenute, con la conseguenza dell’inapplicabilità della procedura di frontiera e, come previsto dal protocollo, del trasferimento al di fuori del territorio albanese delle persone migranti, che hanno quindi diritto ad essere condotte in Italia».

      La seconda decisione è dell’11 novembre. Sette gli stranieri coinvolti, sempre egiziani e bengalesi. Rispetto al primo caso, il governo aveva nel frattempo emanato un decreto per definire la nuova lista di Paesi sicuri. Il provvedimento non è tuttavia servito ad evitare un esito diverso del giudizio.

      I magistrati hanno infatti sospeso il giudizio sulla convalida del trattenimento rimettendo tutto nelle mani della Corte di giustizia europea. Ma la sostanza non è cambiata: i richiedenti asilo sono stati liberati. Nello stesso tempo, i giudici hanno chiesto alla Corte di Lussemburgo chiarimenti sulla compatibilità, definita “dubbia”, del decreto del governo con le norme europee. Il 25 febbraio è attesa la pronuncia su questa materia da parte dell’organismo Ue.

      https://www.repubblica.it/cronaca/2025/01/31/news/trattenimenti_migranti_albania_sentenza-423973949/?ref=RHLF-BG-P1-S1-T1
      #justice

    • Meloni’s Albania deportation experiment has failed

      Last Tuesday (28 January), as Giorgia Meloni’s government resumed its attempts to force people seeking safety and a better life in Europe into prison camps in Albania, electricity broke down in the port of Shengjin.

      As port staff struggled to get the lights back on, officials realised that among the people they were incarcerating were four children.

      They had to be taken to Italy — now the third time this has happened. The camps have sat empty since they were opened, home only to stray dogs.

      This power failure reflects the challenges facing Meloni’s plan. She has staked not only her moral standing but also her credibility on this deal succeeding, yet it continues to be mired in uncertainty and setbacks.

      On Friday (31 January), the courts ordered that the remaining 43 people taken to Albania were to be returned to Italy.

      Meloni has claimed that people exercising their legal right to claim asylum, or humanitarians providing aid, are criminals. But it is her attempt to strongarm her way past Italian and international law that has led to this mess.

      With each transfer to Albania, the government has claimed to only be returning non-vulnerable people to safe places.

      We know that no one who puts their life at risk in a sea crossing has come from a place of safety, and all face some form of risk.

      Italian authorities have proven incapable of even conducting a ‘proper’ selection process. Meloni’s government has managed to deport minors and vulnerable people to Albania time and again. Even with the deck stacked in their favour, they exposed the deal for what it truly is — an inhumane and reckless political stunt.

      And we know that the countries the government designates as “safe” are nothing of the sort, as the EU’s recent partial retreat on its Tunisia-funding has shown. Authorities in the country are selling sub-Saharan migrants as slaves, further fuelling a cycle of violence and exploitation.

      Some of those shipped to Albania come from Egypt, whose government routinely jails human rights activists and dissidents.

      Even after the Sisi regime’s security forces were infamously implicated in the death of an Italian student, Italian and EU politicians continued to fund those forces.

      Let’s also not forget that most of those arriving on Italian shores have fled Libya; where they have been tortured and even sold into slavery from camps supported by Italian and EU funds.

      These grim deals have fuelled human misery and have only made journeys more dangerous and deadly — which is why the Italian government is now placing all its hope in the Albania deal.
      Propaganda stunt

      It’s not just hope but hard cash that Meloni has thrown into the deal, which is set to cost the Italian public over €800m, with €100m squandered already. And other EU countries look set to follow suit.

      Who gains? Not people incarcerated in camps, not Albanians sold on false promises of regeneration in the camp towns, and not Italians who need affordable homes and secure jobs instead of more wasted resources.

      Beyond the political gains Meloni’s government hopes to reap from this propaganda stunt, the only economic beneficiaries are the corporate profiteers gouging the state to run camps, and perhaps the police agents being paid to lounge on the beach near empty facilities.

      All of this has been tried before. The shameful UK’s deal to fly asylum seekers to Rwanda ended in expensive and illegal failure, with not a single person deported.

      Australia’s offshore detention camps in Nauru — where people were held in brutal and squalid conditions at a cost of half a million Australian dollars per detainee — were found just this month to have violated international law by the UN’s human rights committee.

      In short, every time these deals have been tried, they have hurt — or even killed — people, broken the law, and redistributed public funds to rich contractors.

      Meloni’s reliance on Elon Musk to support the deal could not better symbolise how the wealthy and powerful scapegoat people crossing borders to divide us.

      The longer this deal exists, the more all of our rights are at risk. As someone who was imprisoned by the EU’s most authoritarian government on trumped-up charges, I know all too well the dangers involved in policies that lock people up with no due process.

      It’s not coincidental that the Meloni government is also seeking to drive through a sweeping attack on our civil liberties that begins with an attempt to ban detained migrants and prisoners from protesting the conditions they are being held in.

      The political energy and resources being spent on deportations and prisons in Albania should instead be going toward supporting people; both those born here and those seeking a better life here.

      And the naval ships ferrying people across the Adriatic could instead be used to rescue them, in a year where at least 2,200 more people have drowned on our doorstep.

      It’s time for Meloni’s government to face reality — this unlawful and, hopefully, unsuccessful plan is embarrassing Italy on the world stage. And as other European countries seek to copy Italy and produce their own return hubs, they should learn from our country’s cruel, expensive, experiment.

      https://euobserver.com/migration/ar6aec9598

  • Italian police and social workers leave Albania after staffing empty migrant centres

    Centres had been open for over a month but received just 24 asylum seekers, whose detention was deemed unlawful.

    Dozens of Italian police officers and social workers deployed by Italy’s far-right government in migrant centres in Albania have returned home, after it emerged that the facilities, praised as a model to reduce refugee arrivals, have been empty for weeks.

    Just over a month after the much-publicised opening of the multimillion-euro detention centres for asylum seekers in Albania, which were supposed to receive up to 3,000 men a month, more than 50 police officers were moved back to Italy two weeks ago while dozens of social workers have left over the weekend, with their presence in Albania considered “needless”.

    Since their opening on 11 October, only 24 asylum seekers have been sent to the centres in Albania, with the goal of repatriating them to their countries of origin. Five spent fewer than 12 hours in a detention centre, while the rest stayed for just over 48 hours.

    All were transferred to Italy after Italian judges deemed it unlawful to detain them in Albania before repatriation to countries, such as Bangladesh and Egypt, considered “safe” by Rome. In doing so the judges were upholding a 4 October ruling by the EU’s court of justice (ECJ) that a country outside the bloc could not be declared safe unless its entire territory was deemed safe.

    As a result, the centres, presented by the European Commission president, Ursula von der Leyen, as a new model for how to establish processing and detention centres for asylum seekers outside the EU, have been empty for more than a month.

    At a time when the government is struggling to balance the budget – cutting funds for education, health and social security – opposition parties have described the deal, that will cost about €1bn (£830m) over five years, as a “financial disaster”.

    “Mission accomplished!” said Riccardo Magi, the president of the leftwing opposition party Più Europa (More Europe). “The government has succeeded in the effort to repatriate. Migrants? No, Italian operators sent to Albania, who will be returning home by the weekend. The government first wasted a huge sum of public funds, then with the centres emptied, brought back some police personnel to Italy, and now even social workers are returning home. This is an epochal failure.”

    The scheme has led to a row between the government and judges, who have been accused by far-right parties of obstructing the project.

    Nicola Gratteri, the chief prosecutor of Naples and one of the most authoritative magistrates in Italy, said in a TV interview this week: “We must stop attacking magistrates just because we don’t like a decision.

    “I don’t want to give a political judgment, but I say that at this moment in Albania there are 250 law enforcement officers who are hardly doing anything. It’s a waste to keep 250 police officers on a mission in Albania, so I think they should be brought back to Italy where we are struggling with staffing shortages for thousands of policemen.”

    The government has said the centres in Albania “will remain open and operational” and that the transfers to Italy have been made according to staffing needs. However, the credibility of Italy’s prime minister, Giorgia Meloni, is at stake after she made immigration a central campaigning issue. In the past she has criticised predecessors for spending public money on managing the migration crisis. The transport by sea on an Italian military ship of just eight men who arrived in Albania over a weekend in mid November cost €250,000 (£205,000) – more than €31,000 per asylum seeker onboard.

    Elisabetta Piccolotti, an MP for the Green and Left Alliance party, said: “The government has failed knowing it would fail. They have spent a mountain of money and played with people’s rights. This will remain in history as a shameful page for our country.”

    https://www.theguardian.com/world/2024/nov/24/italian-police-and-social-workers-leave-albania-after-staffing-empty-mi
    #Italie #externalisation #asile #migrations #réfugiés #retrait

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    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Il contratto fantasma tra #Medihospes e la prefettura di Roma per i centri in Albania

    A un mese dall’arrivo dei primi naufraghi a #Shëngjin e a più di sei dall’aggiudicazione della gara, l’ufficio del Viminale non ha ancora siglato il contratto con la cooperativa che si è aggiudicata il bando da oltre 133 milioni di euro. Un’anomalia amministrativa. Intanto 13 organizzazioni della società civile chiedono alle realtà medico-sanitarie di non rendersi “complici” del protocollo

    Solo un verbale di esecuzione in urgenza: tra la prefettura di Roma e Medihospes, la cooperativa sociale che ha vinto l’appalto da oltre 133 milioni di euro per la gestione dei centri per migranti in Albania, non è stato ancora siglato alcun contratto.

    A oltre un mese di distanza dall’arrivo delle prime 16 persone nei centri di Shëngjin e Gjadër ma soprattutto a più di sei mesi dall’aggiudicazione della gara pubblica. “Uno schema molto insolito”, osserva l’avvocata Maria Teresa Brocchetto, avvocata amministrativista e socia dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione.

    Secondo il codice degli appalti infatti è previsto che dal momento dell’aggiudicazione la stazione appaltante -in questo caso la prefettura di Roma- entro sessanta giorni stipuli il contratto con chi ha vinto la gara pubblica: un termine ampiamente superato dall’aggiudicazione da parte della Cooperativa sociale Medihospes del 16 aprile 2024. Un ritardo facilmente imputabile alle lungaggini dei lavori di allestimento dei centri, che hanno fatto slittare l’inaugurazione alla metà di ottobre. Sei mesi di limbo che non hanno però impedito alla cooperativa romana di procedere, da un lato, con l’apertura a metà luglio di più di cento posizioni lavorative e soprattutto con la creazione di una “succursale” albanese per la gestione dei centri. Il tutto sulla “fiducia”, senza alcun contratto firmato. Infatti a metà novembre la prefettura di Roma ha fatto sapere formalmente ad Altreconomia di non aver ancora stipulato né sottoscritto alcun contratto con la cooperativa aggiudicataria della gara.

    “Ritardare in questo modo la stipula del contratto contraddice apertamente il carattere d’urgenza che ha connotato tutta l’avventura albanese, a partire dalla decisione di indire una procedura negoziata senza pubblicazione di bando”, aggiunge Brocchetto. Da un punto di vista giuridico, l’aver superato i termini di legge potrebbe essere giustificato dalle deroghe al codice degli appalti previste espressamente proprio dal protocollo Italia-Albania che autorizza all’esecuzione dei contratti “anche in deroga ad ogni disposizione di legge diversa da quella penale”.

    Quello che dovrebbe essere stato siglato è una sorta di verbale d’urgenza con cui è stato riconosciuto a Medihospes, a partire dalla consegna delle strutture, l’importo “parametrato” sulla ridottissima capienza con cui il centro è stato aperto.

    “Una ‘deroga’ è per definizione un’eccezione e quindi quella al codice degli appalti, anche se ammessa dalla legge italiana di ratifica del protocollo Italia-Albania, deve essere giustificata dall’urgenza o comunque dall’impossibilità di attuarlo rispettando il codice e sempre comunque nei limiti strettamente necessari. Presupposti che non si comprendono in presenza di una procedura negoziata già conclusa con l’aggiudicazione”, spiega Francesca Dealessi, avvocata di Torino ed esperta di diritto amministrativo.

    Insomma, i punti interrogativi sono molti. “Sebbene l’area del Cpr e quella funzionante come carcere non siano ancora operative, tutto è già pronto per un potenziale utilizzo -spiega Francesco Ferri, esperto di migrazioni di ActionAid Italia, che ha visitato i centri albanesi insieme a una delegazione del Tavolo asilo e immigrazione e ad alcuni parlamentari-. Il centro di Gjäder è in piena fase di ampliamento: ho osservato un cantiere a cielo aperto, destinato a occupare una porzione sempre più vasta della campagna circostante il piccolo centro abitato”.

    Nel capitolato della gara d’appalto è prevista la possibilità di assicurare “una ricettività progressiva rispetto a quella massima prevista, nelle more del completamento dei lavori di allestimento degli stessi”. La latitanza della prefettura di Roma nel seguire questa via potrebbe anche essere legata alla “fragilità” del modello Albania, il cui funzionamento è stato nuovamente bloccato lo scorso 11 novembre quando il Tribunale di Roma non ha convalidato -per la seconda volta- il trattenimento di sette persone, sospendendo la decisione e rinviando alla Corte di giustizia dell’Ue a causa dei “vari profili di dubbia compatibilità con la disciplina sovranazionale”.

    Intanto Medici senza frontiere e altre 13 organizzazioni hanno lanciato un appello chiedendo a tutte le realtà medico-sanitarie di non rendersi “complici” del protocollo. Secondo i firmatari, l’intesa siglata tra Roma e Tirana “viola il codice di deontologia medica e i diritti umani e mette a rischio la salute fisica e psicologica delle persone migranti”. Durante le procedure di identificazione a bordo della nave militare Libra e delle motovedette italiani non sussisterebbero “le condizioni perché possa essere effettuata una valutazione adeguata dello stato di salute di una persona” anche per la mancanza di un ambulatorio medico e di stanze che garantiscono un’adeguata tutela della privacy.

    A conferma dell’inadeguatezza delle valutazioni medico-sanitarie in sede di primo assessment delle vulnerabilità l’Asgi ha ottenuto dal ministero dell’Interno le cosiddette Sop (Standard operating procedures) che descrivono le modalità con cui vengono condotte le attività di screening in mare e lo sbarco sulle coste albanesi.

    La “sequenza operativa” da seguire prevede esclusivamente una “valutazione dello stato di salute generale di ciascun migrante, volto all’identificazione di condizioni di interesse sanitario meritevoli di attenzione e/o di ulteriori condizioni di vulnerabilità”. Per individuare questi profili il funzionario di polizia a bordo, con l’aiuto del team dedicato al pre-screening, raccoglie informazioni sulle nazionalità dichiarate e “su eventuali vulnerabilità immediatamente rilevabili e sugli eventuali legami di parentela per individuare nuclei familiari”.

    “Non c’è una definizione della vulnerabilità di tipo sanitario e sociale -spiega il medico Nicola Cocco-. Inoltre non è chiaro da chi è costituito il team che comprende il personale sanitario e non viene mai menzionata la soggettività migrante come destinataria di una tutela, ma vengono fatte solo indicazioni generiche sulla ‘sicurezza’ a bordo”. Una procedura quindi che, come già successo, che rischia di concludersi con il trasferimento nei centri albanesi di persone vulnerabili e minori. Come previsto fin dall’inizio.

    https://altreconomia.it/il-contratto-fantasma-tra-medihospes-e-la-prefettura-di-roma-per-i-cent

    #Albanie #Italie #externalisation #migrations #réfugiés #accord #privatisation #coopérative #contrat #MoU #Gjadër #sous-traitance

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    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

    https://seenthis.net/messages/1043873