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    • FORUM DES NATIONS UNIES
      SUR LA QUESTION DE PALESTINE
      Soixante-dix ans après 1948 : les enseignements à tirer pour parvenir à une paix durable
      17 et 18 mai 2018
      Salle du Conseil de tutelle,
      Siège de l’Organisation des Nations Unies, New York
      https://www.un.org/unispal/wp-content/uploads/2018/05/NYFORUMMEETRPTf_180518.pdf

      (...) Ilan Pappé, professeur d’histoire et Directeur du Centre européen d’études sur la Palestine de l’Université d’Exeter.

      9. M. Pappé a rappelé la succession de faits qui avaient conduit à l’adoption, en 1947, de la résolution 181 (II) de l’Assemblée générale, dans laquelle celle -ci avait autorisé la partition de la Palestine sous mandat britannique. Il avait été décidé que de nombreux pays qui faisaient l’objet d’un mandat de la Société des Nations, dont l’Iraq, la Jordanie, le Liban et la Syrie, se prononceraient sur leur indépendance par la voie démocratique, mais dans le cas de la Palestine, l’ONU avait rejeté l’idée même que la population puisse exercer son droit à l’autodétermination de cette manière. Au lieu de cela, le mouvement sioniste avait obtenu le droit de participer aux négociations sur l’avenir de la Palestine.

      10. Avant l’adoption de la résolution 181 (II), la communauté juiv e avait déjà commencé à expulser des Palestiniens de leurs foyers et lancé une campagne de nettoyage ethnique. Les forces juives avaient mené des opérations militaires controversées à l’origine de massacres et du déplacement massif de milliers de personnes à l’intérieur de la Palestine et vers le reste du monde arabe. Les villes et villages palestiniens démolis avaient été remplacés par des colonies juives, recouverts de forêts ou rebaptisés en hébreu.

      11. M. Pappé a dit que pour qu’un processus de paix aboutisse aujourd’hui, il fallait :
      a) reconnaître pleinement la Nakba de 1948 ;
      b) amener Israël à répondre des crimes contre l’humanité qu’il avait commis en 1948 et par la suite, en garantissant l’application intégrale du paragraphe 11 de la résolution 194 (II I) de l’Assemblée générale sur le retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers ;

      c) inclure l’État de Palestine dans toutes les activités futures. (...)