le Débarquement vu du côté des nazis par l’historien Jean-Luc Leleu

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  • « L’état-major allemand n’arrive pas à se mettre à la place des Alliés » : le Débarquement vu du côté des nazis par l’historien Jean-Luc Leleu
    https://www.francetvinfo.fr/france/debarquement-du-6-juin-1944/grand-entretien-l-etat-major-allemand-n-arrive-pas-a-se-mettre-a-la-pla

    Les choses on peu changé depuis ’44. Deux tiers des Allemands sont fascistes où apolitiques, vingt pour cent ne sont pas d’accord mais se laissent faire. La résistance recrute ses militants parmi les quelques personnes et vraiment courageuses et qui ne font pas partie des deux premiers groupes. C’est un petit groupe d’environ deux pour cent.

    Conclusion : la majorité de mes compatriotes sont dangereux. Pourtant dans l’état actuel 61 pour cent des Allemands sont contre la livraison d"armes à l’Ukraine. Il y a de l’espoir.

    ... quel est le niveau d’adhésion au régime nazi et à Hitler ?

    Il s’agit d’une armée de conscription avec, en janvier 1944, 10 millions de soldats sur un bassin de population d’environ 80 millions de personnes. On est sur une armée à l’image de la société allemande. Selon les sociologues qui ont interrogé notamment les prisonniers de guerre allemands, il y a un gros bloc apolitique de 40% au centre, à peu près 35% de tendance pro-nazie plus ou moins affirmée et environ 25% de tendance anti-nazie.

    Mais comme la masse apolitique a toujours tendance à suivre le régime en place, cela signifie que trois quarts des soldats allemands ne contestent pas le régime hitlérien, voire y adhérent. Au-delà, presque indépendamment des positions politiques, il y a une large confiance en Hitler, au sein des soldats comme de la population allemande. C’est une constante des sondages alliés, de 1943 jusqu’à février-mars 1945, il y a toujours deux tiers des prisonniers de guerre qui déclarent avoir confiance en Hitler.

    • Si deux tiers des Allemands sont fascistes où apolitiques, ici, en France les collabos bougent encore et ont fait des petits. Selon le chef du parti qui demain va se prendre une grosse tôle aux élections européennes, le « peuple français » est frappé d’atavisme collaborationniste.

      « Ce n’est pas moi qui ai choisi un adversaire qui est l’extrême droite, ce sont les Français qui me l’ont donné. »

      Emmanuel Macron, à Berlin, le 26 mai 2024

      https://www.mediapart.fr/journal/france/070624/emmanuel-macron-une-presidence-toxique

      Un parti pris du professeur moustache :

      L’intervention du chef de l’État pratiquement à la veille du scrutin européen illustre, une nouvelle fois, l’omnipotence du pouvoir présidentiel français. Mais elle confirme aussi qu’à cette pathologie institutionnelle, ruineuse pour la démocratie, s’ajoute l’usage particulièrement toxique qu’en fait cette présidence.

    • Deux tiers des Allemands sont fascistes ou apolitiques (...) 61 pour cent des Allemands sont contre la livraison d"armes à l’Ukraine.

      Il y a peut-être une corrélation ? Les fascistes aiment bien Poutine et il le leur rend bien.