Dans les algorithmes | L’IA, un nouvel internet... sans condition
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Quel cynisme : ils vont plagier nos contenus pour garder la rente publicitaire pour eux seuls. Ce qui signifie qu’on va devoir développer nos propres outils pour continuer à communiquer entre humains sans se faire piller.
Jusqu’à présent, le web reposait sur un marché simple, rappelle Germain. Les sites laissaient les moteurs de recherche indexer leurs contenus et les moteurs de recherche redirigeaient les internautes vers les sites web référencés. « On estime que 68 % de l’activité Internet commence sur les moteurs de recherche et qu’environ 90 % des recherches se font sur Google. Si Internet est un jardin, Google est le soleil qui fait pousser les fleurs ».
Ce système a été celui que nous avons connu depuis les origines du web. L’intégration de l’IA, pour le meilleur ou pour le pire, promet néanmoins de transformer radicalement cette expérience. Confronté à une nette dégradation des résultats de la recherche, notamment due à l’affiliation publicitaire et au spam, le PDG de Google, Sundar Pichai, a promis une « réinvention totale de la recherche » en lançant son nouveau « mode IA ». Contrairement aux aperçus IA disponibles jusqu’à présent, le mode IA va remplacer complètement les résultats de recherche traditionnels. Désormais, un chatbot va créer un article pour répondre aux questions. En cours de déploiement et facultatif pour l’instant, à terme, il sera « l’avenir de la recherche Google ».
Le deuxième effet kiss kool, c’est qu’en ne montrant plus les sources aux requérants, les IA auront tout loisir de refaçonner le réel selon le bon vouloir de leurs concepteurs dont on ne connait déjà que trop bien le grand humanisme et le sens des responsabilités.
Et il s’agit là d’un problème existentiel pur :
"Les temps de marche, les altitudes, les localisations, tout était lunaire !" Deux randonneuses complètement désorientées après avoir suivi une carte générée par l’IA
▻https://www.ladepeche.fr/2026/07/25/les-temps-de-marche-les-altitudes-les-localisations-tout-etait-lunaire-deu
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https://images.ladepeche.fr/api/v1/images/view/6a64cdc4646c2819d20e2a1e/full/image.jpg Accompagnateur en montagne, Julien va leur proposer un itinéraire bis, elles qui partaient pour trois jours et deux nuits en bivouacs. « Le problème c’est que sur leur carte, rien n’allait. Les temps de marche n’étaient pas adaptés, les localisations étaient fausses avec le lac de Gaube à côté du refuge de Wallon et celui d’Estom juste derrière, alors qu’il est trois vallées plus loin, même les altitudes n’avaient rien à voir. Cette carte était complètement lunaire. Pour une fois qu’on avait un tel support délirant, c’est pour ça que j’ai proposé de la relayer. Pour montrer les dérives et les limites de l’intelligence artificielle en milieu montagnard. J’avais déjà croisé des jeunes que Chat GPT avait conduits hors sentier. L’intelligence artificielle se heurte vraiment à la réalité du terrain. Avec derrière de vraies prises de risque pour les randonneurs et pour les secours, s’ils avaient dû chercher ces deux jeunes femmes sur Estom alors qu’elles étaient loin de là... »


