Occitanie : actualités et infos en direct

/occitanie

  • « On n’est plus payé, on n’a plus d’argent » : le cri d’alarme de Raymond Depardon, primé à Visa pour l’image, sur la crise du photojournalisme
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/perpignan/on-n-est-plus-paye-on-n-a-plus-d-argent-le-cri-d-alarme-d
    https://france3-regions.franceinfo.fr/image/zSd3bGfP2E2RDiEGT5erYcpjfeo/930x620/regions/2026/09/04/6a9a68af89271127388989.jpg

    Interrogé par l’AFP sur la situation du photojournalisme, il a exprimé sa tristesse face à la « situation financière catastrophique » des agences, « Magnum en premier ».

    « On n’est plus payé, on n’a plus d’argent. Ça veut dire que la presse n’a plus d’argent pour acheter des photos (...) Mais mon Dieu, mon Dieu, pourvu qu’il y ait un peu d’argent pour pouvoir continuer à faire des photos. Elles sont tellement importantes, ces photos. On ne peut pas imaginer qu’il y ait une campagne (politique, ndlr) sans photographes », s’est-il exclamé.

  • Alpes-Maritimes. Un feu rouge grillé : la compagne d’Éric Ciotti blessée dans un accident avec un corbillard
    https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2026/09/04/la-compagne-d-eric-ciotti-impliquee-et-blessee-dans-un-accident-avec-un-

    (...) Vers 10h45, l’avocate a grillé un feu rouge à hauteur du n°470 de la promenade Corniglion-Molinier, en face du terminal aéroportuaire. C’est là qu’elle percute le van des pompes funèbres, dont le chauffeur convoie un corps à destination de l’aéroport.

    Seule la conductrice du SUV apparaît légèrement blessée, souffrant de douleurs au dos et au cou. Elle a été transportée aux urgences de l’hôpital Pasteur sous escorte policière, précise France 3. Le véhicule mortuaire, lui, a pu repartir accomplir sa mission, malgré un capot embouti. Le conducteur n’a pas été blessé.

    Selon le cabinet du maire de Nice, cité par France 3, Olivia Peraldi aurait franchi un feu rouge involontairement, en raison d’un malaise qui aurait entraîné une brève perte de connaissance. Elle n’était sous l’emprise d’aucune substance toxicologique. Sur le plan judiciaire, l’affaire a été confiée au service des affaires routières du service local de police judiciaire (SLPJ). (...)

  • À un mois de la visite du pape : ce que l’on sait du prêtre en poste à Lourdes visé par une plainte pour agression sexuelle sur mineure
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/hautes-pyrenees/tarbes/a-un-mois-de-la-visite-du-pape-ce-que-l-on-sait-du-pretre

    Un prêtre argentin visé par une plainte pour agression sexuelle sur mineure, classée en 2020 pour prescription sans jugement sur le fond, est accueilli au sanctuaire de Lourdes depuis 2023. L’évêque de Tarbes et Lourdes assume une décision prise « d’un commun accord » avec le recteur, à un mois de la visite de Léon XIV, qui doit rencontrer des victimes d’abus dans l’Église,

  • INTERVIEW. « On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas » : Marc-André Selosse alerte sur l’impasse agricole
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/interview-on-ne-pourra-pas-dire-qu-on-ne-savait-pas-marc-
    https://france3-regions.franceinfo.fr/image/vbrHxKjfKVAhU4SR8DpFx1qEilo/930x620/regions/2026/07/13/6a54edda3b262009956852.png

    Marc-André Selosse : Oui. Regardez les retenues d’eau. Creuser des trous pour stocker de l’eau, c’est un peu comme les autruches qui mettent la tête dans le sable lorsqu’il y a un problème. Cela peut répondre à une partie de la question, mais quid de la température ? Le vrai sujet est ailleurs. Il faut remettre de la matière organique dans les sols pour qu’ils retiennent davantage d’eau. Il faut restaurer leur vie biologique. Il faut aussi adapter les cultures. Je suis désolé de le dire, mais dans certains territoires le maïs n’a plus sa place. Peut-être faudra-t-il du sorgho, peut-être d’autres cultures. Ce n’est pas de l’idéologie. C’est simplement la réalité climatique. Si nous avions commencé cette transition plus tôt, nous n’en serions probablement pas là.

  • « L’écrasante majorité des pédocriminels n’est pas pédophile » : domination et masculinité... un sociologue révèle les vrais ressorts des violences sexuelles sur enfants
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/gers/auch/l-ecrasante-majorite-des-pedocriminels-n-est-pas-pedophil
    https://france3-regions.franceinfo.fr/image/CEjqvrzHAKTHstE9W4LNwQ2dPXc/930x620/regions/2026/06/16/6a3171e9d05ab640344876.jpg

    Après le choc du meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers, les Centres Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles (CRIAVS) ont été sollicités par le gouvernement. L’objectif ? Trouver des pistes de solutions à mettre en œuvre pour agir contre les violences sexuelles et les assassinats d’enfants liés à des violences sexuelles. Nous avons demandé à un sociologue du CRIAVS quelles réponses les spécialistes qui travaillent sur les auteurs de violences sexuelles peuvent apporter.

    Tristan Renard : (...) Sur toutes les enquêtes de référence en France, Virage en 2016 et CSF en 2006, renouvelée en 2023, on constate que le nombre de violences sexuelles ne baisse pas. Dans ces enquêtes, on voit que dans 95% des cas, les auteurs désignés sont des hommes. Ça concerne les victimes adultes et les victimes enfants y compris quand les victimes sont des garçons et des petits garçons.

    Il y a plusieurs choses derrière tout ça. Il y a d’une part la socialisation, c’est-à-dire l’apprentissage, l’éducation. Les #garçons, quand ils se construisent en tant que garçon et qu’ils imaginent ce qu’ils doivent faire pour être un garçon, la violence fait partie du bagage. Quand les garçons sont à l’adolescence, la prise de risque, la démonstrativité du rapport de force, l’indifférence parfois aux règles de civilité font partie de la construction du rôle de garçon, dans une forme de #masculinité dominante aujourd’hui.

    Chaque petit comportement n’est pas une violence en soi - même si certaines fois, c’est le cas - mais c’est l’ensemble qui façonne des #dispositions à agir de manière violente. Il y a l’apprentissage qui façonne des comportements violents dans les formes de masculinité actuelles.

    France 3 : Les violences sexuelles puisent dans la masculinité dominante selon vous ?

    Tristan Renard : Oui. Quasiment 90 %, des violences sexuelles sont des violences qui s’inscrivent dans des rapports de pouvoir, des rapports de domination. Par exemple, même quand la violence est le fait d’un mineur, il y a un écart d’âge.

    Quand les enfants sont victimes, c’est majoritairement le fait d’adultes, et donc c’est systématiquement dans des relations de pouvoir, un enseignant sur un élève, un entraîneur sportif sur un enfant qui est entraîné, un parent sur son enfant, etc. Cette question des #rapports_de_pouvoir, elle renvoie à notre culture institutionnelle, à notre culture familiale.

    #VSS #pédocriminalité

  • « Je savais que ça irait jusqu’au bout » : l’humoriste Audrey Vernon renvoyée en procès pour avoir dit « Pierre Fabre hypocrite » au sujet de l’autoroute A69
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/je-savais-que-ca-irait-jusqu-au-bout-l-humoriste-audrey-v

    « Je savais que je n’allais pas y échapper », nous confie Audrey Vernon ce vendredi 17 avril. L’humoriste, très engagée en faveur de l’écologie, sera jugé pour « diffamation » à l’encontre du groupe Pierre Fabre.
    Renvoyée devant le tribunal

    La nouvelle est tombée ce mercredi 15 avril. Audrey Vernon a reçu un courrier, l’informant d’une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour avoir critiqué le groupe Pierre Fabre, concernant la construction de l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse.

    « C’est affligeant », réagit Audrey Vernon. « Quand on voit combien ce projet d’autoroute est destructeur, ce sont les citoyens qui sont mis en examen. On est dans une situation de survie de l’espèce humaine et il faut qu’on me traîne devant les tribunaux pour ça ».

    « Compte tenu des irrégularités dans ce dossier et du soutien de l’Etat, je savais que ça irait jusqu’au bout », rajoute-t-elle.
    « Pierre Fabre hypocrite »

    Audrey Vernon, engagée en faveur de l’écologie a été mise en examen en juin 2025. Elle avait posté sur les réseaux sociaux un article sur l’autoroute A69, intitulé « Pierre Fabre promeut le poison pour vendre le remède » et ajouté en commentaire : « Créer le poison et l’antidote. Pierre Fabre hypocrite ».

    Les faits remontent à octobre 2023. L’humoriste, également coprésidente du collectif écologiste Les Soulèvements de la Terre, reprend à son compte les contradictions du groupe Pierre Fabre, qui met au point des traitements contre le cancer du poumon et son soutien à la construction de l’A69.

    « La pollution de l’air est un facteur aggravant du cancer du poumon et peut même le provoquer », souligne l’article, qu’elle a relayé.
    « Je reste sereine »

    Le laboratoire pharmaceutique français a aussitôt réagi et porté plainte : « Nous estimons que ces propos outranciers portent atteinte à l’honneur de l’entreprise », avait à l’époque expliqué le directeur de la communication, Marc Alias.

    « Le fait qu’elle soit renvoyée devant le tribunal, ce n’est pas surprenant, c’est la procédure habituelle », souligne Maître Chloé Chalot, avocate d’Audrey Vernon. « Mais je reste sereine pour sa défense. Nous aurons beaucoup de choses à dire pour sa défense et ça, je réserve aux juges ».

    À l’heure qu’il est aucune date n’a encore été donnée pour la tenue de ce procès. Audrey Vernon et son avocate attendent une première convocation, qui devrait fixer la date de l’audience.

    En attendant, les opposants à l’A69 continuent de se battre contre ce projet d’autoroute par toutes les voies légales.

  • Paris-Sydney en avion sans escale : le premier A350-1000 d’Airbus sort des usines de Toulouse
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/paris-sydney-en-avion-sans-escale-le-premier-a350-1000-d-

    Il sortira des usines Airbus de Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne) pour relier l’Australie à l’Europe ou aux États-Unis en un seul vol, sans jamais toucher le sol entre les deux. Le premier A350 ultra-long-courrier de la compagnie australienne Qantas est sorti de l’assemblage dimanche 12 avril 2026 sur le tarmac toulousain, franchissant une étape décisive vers ce qui pourrait devenir le vol commercial le plus long du monde.

    Un avion pas tout à fait comme les autres a fait son apparition, dimanche 12 avril 2026, sur le tarmac de l’usine Airbus de Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne). Immatriculé F-WZNK, cet Airbus A350-1000ULR est le premier exemplaire d’une flotte de 12 appareils commandés par la compagnie australienne Qantas dans le cadre de son ambitieux projet Sunrise.

    Moteurs Rolls-Royce Trent XWB-97, ailes, fuselage, train d’atterrissage : l’appareil est sorti entièrement assemblé des chaînes de montage toulousaines. Il entrera prochainement dans une phase intensive de contrôles au sol, avant un programme d’essais en vol de deux mois, pour une livraison prévue avant la fin de l’année et des vols commerciaux dès début 2027.
    10.000 miles nautiques en 22 heures

    Le pari que veut tenir Qantas est simple : relier Sydney à Londres-Heathrow, à Paris ou New York-JFK sans la moindre escale, soit près de 10.000 miles nautiques avalés en environ 22 heures de vol. Pour y parvenir, les ingénieurs ont installé à l’arrière de l’appareil un réservoir supplémentaire de 20.000 litres de carburant, permettant de gagner jusqu’à quatre heures sur les trajets actuels avec escale et de s’affranchir des correspondances traditionnelles au Moyen-Orient.

    Qui dit vol de 22 heures dit cabine entièrement repensée. L’A350 de Qantas n’accueillera que 238 passagers, loin des 350 sièges des configurations classiques, pour offrir davantage d’espace à chacun. Près de 40 % de la cabine seront réservés aux classes supérieures. À bord, un espace bien-être incitera les voyageurs à se dégourdir les jambes, tandis qu’un éclairage adapté aux rythmes circadiens cherchera à atténuer les effets du décalage horaire. Le Wi-Fi haut débit sera quant à lui accessible gratuitement pour tous.

    Un projet de longue date

    Le nom du projet, Sunrise, n’a pas été choisi au hasard. Il fait écho à une page glorieuse de l’histoire de Qantas : pendant la Seconde Guerre mondiale, les équipages de la compagnie ralliaient l’Australie au Sri Lanka, alors appelé Ceylan, à bord d’hydravions Catalina, lors de traversées si longues qu’ils assistaient à deux levers de soleil en un seul voyage. En hommage à ces pionniers, chacun des 12 A350 de la flotte portera le nom d’une étoile. Celui du tout premier appareil devrait être dévoilé d’ici la mi-2026.

    Annoncé dès 2017, le projet a failli ne jamais voir le jour. La pandémie de Covid-19, puis les difficultés persistantes dans la chaîne d’approvisionnement d’Airbus, ont repoussé l’échéance année après année. Près d’une décennie de patience aura donc été nécessaire avant de voir cet appareil rouler sur le tarmac toulousain.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/image/_Qz6oRPw1eq1e-hxvvU_KY_UI_I/930x620/filters:format(webp)/regions/2026/04/13/69dcc5d735fee385384585.jpg

  • Fin des subventions à la Ligue des Droits de l’Homme et aux médias « qui salissent la ville », parkings gratuits le samedi et éclairage public rallumé la nuit, le maire de Carcassonne tranche
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/fin-des-subventions-a-la-ligue-des-droits-de-l-homme-et-a

    Lors du Conseil municipal de ce jeudi 9 avril 2026, le maire RN de Carcassonne a pris et annoncé de nouvelles décisions à effet immédiat. Elles concernent la vie de la Cité, le commerce local mais aussi des associations et des médias locaux qui ne semblent pas en odeur de sainteté auprès de la nouvelle municipalité.

  • « Intouchables des Pyrénées », « race maudite »… Qui étaient vraiment les cagots ?
    https://theconversation.com/intouchables-des-pyrenees-race-maudite-qui-etaient-vraiment-les-cag

    Population discriminée depuis le Moyen Âge, cibles de théories racistes et éléments d’intérêt touristique au XIXe siècle, les cagots ont été l’objet de beaucoup de fascination. Les exclusions qu’ils ont subies tout comme les origines de celles-ci sont aujourd’hui au centre de nouvelles recherches en histoire.

    Dans les années 1960, à Luz (Hautes-Pyrénées), les touristes en goguette dans les Pyrénées étaient invités à venir voir la dernière famille « cagot » de la région. Ces hommes et femmes de petite taille étaient présentés comme les ultimes descendants d’une « race maudite », discriminés depuis plus de mille ans dans la région.

    Sur les brochures touristiques de la région, encore aujourd’hui, on trouve mention des cagots qui sont tantôt présentés comme « les intouchables des Pyrénées », comme des « descendants des Wisigoths », ou encore comme « de petits individus difformes au lobe de l’oreille collé ». Mais qui étaient vraiment ces hommes et femmes discriminés ? Tâchons de faire le point entre les fantasmes, les sources historiques disponibles et les inconnues qui demeurent.

    #racialisme #discriminations

    C’est aussi une illustration des rivalités liées à l’accès à la #propriété_foncière et des antagonismes qui traversent les communautés du #monde_rural.

  • Pris pour un cambrioleur chez lui : un jeune homme de 19 ans accuse la BAC de l’avoir « passé à tabac »
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/pris-pour-un-cambrioleur-chez-lui-un-jeune-homme-de-19-an

    Ce vendredi 27 février devait être une journée comme les autres pour Evan, 19 ans. Le jeune homme se prépare à manger en attendant le retour de ses parents. Mais vers 19h, des individus surgissent par la fenêtre de la cuisine et le rouent de coups. Evan s’effondre, à moitié inconscient. "Il a été tabassé", raconte son père. "Il n’entendait plus rien, il était complètement sonné. Il a cru que c’étaient des voleurs mais c’étaient des policiers de la #BAC. Ce n’est qu’après l’avoir roué de coups, qu’ils lui ont demandé son nom. Et là, ils lui ont dit d’aller se nettoyer. Ils n’ont même pas appelé les secours".

    #police #violences_policières #impunité_policière

  • « Les statistiques féministes, c’est de la connerie », parents et syndicats dénoncent des propos racistes et masculinistes dans ce lycée déjà choqué par des affaire de viols
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/les-statistiques-feministes-c-est-de-la-connerie-parents-

    Les tensions sont toujours vives au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens (Haute-Garonne). Un mois après la mise en examen de l’ancien proviseur adjoint pour viols sur mineurs et harcèlement, les parents d’élèves dénoncent une situation toxique au sein de l’établissement et réclament une enquête interne.

    Venu spécialement de Toulouse, le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN), s’est entretenu durant trois heures avec les parents d’élèves du lycée Bagatelle de Saint-Gaudens, à leur demande, mardi 17 février 2026, en fin de journée. Soutenus par les syndicats et des militants féministes, ces derniers dénoncent l’ambiance et les comportements toxiques au sein de l’établissement. Une situation connue depuis de nombreuses années.

    « À l’époque où je travaillais encore dans l’établissement, il y avait eu des élèves qui avaient fait remonter des bruits », se rappelle Yves Bocquel, professeur documentaliste à la retraite. « Il y avait une personne qui travaillait à ce moment-là dans l’établissement, qui avait recueilli un certain nombre de témoignages d’élèves, qui parlaient d’agissements de la part d’enseignants, enfin, disons de discours (...) qui pouvaient être racistes à certains moments, qui pouvaient être masculinistes, qui pouvaient être antiféministes en général, et des discours qui n’auraient pas dû être tenus dans une salle de classe », souligne l’ancien enseignant.

    Une enquête interne réclamée

    Un mois après la mise en examen de l’ancien proviseur adjoint pour viols et harcèlement sur des élèves mineurs, la parole se libère publiquement. "Il y a une élève noire dans la classe, le professeur qui éteint la lumière, qui la rallume, qui éteint la lumière, qui dit : « Je la vois, je la vois plus, je la vois, je la vois plus », commence à énumérer, Cécile Esquerré-Montagnini, représentante syndicale de la FSU-SNES 31.

    En rapport avec la mise en examen de l’ancien proviseur adjoint, un professeur aurait demandé : "Combien d’élèves ont été agressés sexuellement dans cette classe ? Il y a quatre élèves qui lèvent la main et il répond : « Ah ben, vous voyez, les statistiques féministes, c’est de la connerie », rapporte la syndicaliste également enseignante. Et de poursuivre : « Quand on dit aux jeunes filles, quand elles passent le portail, parce qu’elles ont une épaule un peu dénudée ou une jupe un peu courte : il ne faudra pas t’étonner si t’as des réflexions. »

    Parents d’élèves et syndicats demandent une enquête diligentée par l’Éducation nationale pour que cessent les tensions et les agissements malsains au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens.

  • « On a célébré deux mariages dans la maison familiale ! », l’histoire insolite d’un village de 25 habitants avec un maire mais sans cadastre ni mairie
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/ariege/foix/on-a-celebre-deux-mariages-dans-la-maison-familiale-l-his

    La commune de Suzan en Ariège est une véritable curiosité. 25 habitants, un maire mais pas de mairie ni de cadastre. Le village est enclavé dans le territoire de son voisin La Bastide de Sérou.

    Ne cherchez pas de panneau indiquant l’entrée du village de Suzan. Il n’y en a jamais eu. La commune existe pourtant bel et bien. Elle compte 25 habitants, un maire mais pas de mairie.

    Suzan a la particularité d’être une enclave dans le territoire de la commune voisine La Bastide de Sérou.
    Erreur administrative

    C’est une bizarrerie née d’une erreur administrative qui semble remonter au XIXème siècle. Par erreur des fonctionnaires auraient omis de délimiter le territoire de la commune en 1818. Conséquence Suzan n’a pas de cadastre, pas de délimitation officielle. Le village est enclavé dans le territoire de La-Bastide-de-Sérou. Les limites officielles entre les deux communes sont même incertaines.

    Gabriel Fauré en est le maire depuis 2008. Il se représente en 2026 et compte bien doter son village d’une mairie digne de ce nom.

    Car aujourd’hui c’est un local d’à peine 10 m2 situé chez le voisin La Bastide de Sérou qui fait office de mairie. Un local loué dans lequel le maire se rend régulièrement pour y travailler. Les administrés y sont reçus chaque vendredi matin par la secrétaire de mairie lors de la permanence hebdomadaire.

    Ce n’est pas l’idéal, mais déjà mieux qu’autrefois. Car jusqu’en 2008, le bureau de vote se trouvait dans la maison du maire. De quoi installer une ambiance insolite les jours d’élections.

    René Rouch, maire de Suzan de 1981 à 2008 se souvient. « Les bulletins étaient là posés, on avait un coin. Et au fur et à mesure que les gens arrivaient, on proposait qu’est-ce que tu prends un café, un apéro ? J’ai même fait deux mariages dans la maison familiale ! »

    Projet de mairie

    Depuis 18 ans, le grand projet Gabriel Fauré, le maire en place est de transformer un ancien bâtiment agricole en une mairie… Un projet coûteux, financé par des années d’économies. Les espoirs du maire reposent sur un petit bâtiment fait de quelques parpaings et d’une charpente un peu abîmée par le temps. Un bâtiment en cours d’achat mais qui exigera quelques travaux. « C’est vrai c’est vraiment un truc en ruine mais c’est la seule opportunité que l’on a d’avoir un bâtiment sur Suzan. La première des choses c’est mettre la toiture pour mettre le bâtiment en sécurité, puis la réalisation d’une pièce unique qui servira de secrétariat de salle de réunion et de salle de vote. On espère des subventions ».

    Refus de fusion

    Forcément la question se pose de savoir si Suzan n’aurait pas tout intérêt à fusionner avec une autre commune. Le Maire ne cache que des élus et services de l’Etat l’y encouragent. Mais pour lui Suzan et ses administrés n’ont rien à y gagner. « Aujourd’hui on a pu entretenir la voirie, être à jour sur la protection incendie. Je vois que d’autres communes plus importantes n’ont pas les moyens de faire tout cela sur leur territoire. Ce n’est pas qu’elles gèrent mal, c’est qu’elles n’en ont pas les moyens. En revanche les petites communes devraient pouvoir plus s’appuyer sur les communautés de communes », estime le maire.

    À 67 ans, Gabriel Fauré brigue un quatrième mandat. Comme c’est le cas dans de nombreuses petites communes il est le seul candidat de son village à avoir déposé une liste.

  • « Supprimer 2 409 postes en France » : face à l’IA et la « faiblesse persistante du secteur de l’industrie », Capgemini veut baisser ses effectifs de 7%
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/supprimer-2-409-postes-en-france-face-a-l-ia-et-la-faible

    (...) Pour la CGT Toulouse, c’est une annonce surprise, « nous sortons d’une négociation de gestion de l’emploi et de parcours professionnel. Avec cette annonce, ils s’assoient sur l’accord et passent sur un autre système », précise Emmanuel Bianchi, délégué syndical à la CGT Capgemini Toulouse.

    7 % des 35 000 postes du groupe France

    Le projet pourrait entraîner « jusqu’à 2.400 suppressions de postes au sein de filières fortement impactées par l’évolution de la demande client et les mutations technologiques », soit près de 7% des 35.000 postes de Capgemini en France, selon le groupe, précise le communiqué.

    « Dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries », le groupe « Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle » (IA), a ajouté le groupe.

    Si l’entreprise a enregistré une progression de son chiffre d’affaires de 2,9% au troisième trimestre et revu en hausse son objectif annuel de croissance, son activité marque le pas en France et dans le reste de l’Europe. Un ralentissement notamment lié à la « faiblesse persistante du secteur de l’industrie », y compris automobile, avait indiqué le groupe en octobre. Au 30 septembre, Capgemini comptait près de 355.000 salariés dans le monde.

  • « Ce mouvement est historique, il vise à sauver la médecine française » : les chirurgiens et gynécologues rejoignent la grève nationale des médecins libéraux
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/ce-mouvement-est-historique-il-vise-a-sauver-la-medecine-

    8.1.2026 par Alicia Girardeau - Chirurgiens, gynécologues, obstétriciens et anesthésistes des cliniques privées rejoignent la grève nationale des médecins, ce samedi 10 janvier, déjà largement suivie par les médecins libéraux depuis le 5 janvier. En Occitanie, l’ampleur de la mobilisation a conduit le CHU de Toulouse à déclencher le plan blanc.

    La Quotidienne Société

    De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

    France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "La Quotidienne Société". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

    À Toulouse, de nombreuses cliniques privées s’apprêtent à entrer le 10 janvier dans le mouvement, initié par le syndicat des chirurgiens "Le Bloc" et débuté le 5 janvier dernier par les médecins généralistes libéraux. À la clinique Croix du Sud, à Quint-Fonsegrives (Haute-Garonne), le Dr Florian Gonzalez, chirurgien vasculaire, sera en grève comme une grande partie de ses confrères.

    « On nous demande de soigner toujours plus avec de moins en moins de moyens, dénonce-t-il. Aujourd’hui, les médecins passent environ 25 % de leur temps à remplir des formulaires plutôt qu’à ausculter. » Cette mobilisation fait suite à l’adoption, avant Noël, du budget de la Sécurité sociale, vivement contesté par la profession. « Tout le monde a compris que les patients en ont assez d’attendre des mois pour un rendez-vous médical et de payer de leur poche. Mais à qui la faute ? »

    Avant la grève, les cliniques réduisent progressivement leur activité. « Nous avons décalé certaines opérations afin d’éviter d’avoir des patients lourds ou à risque durant cette période. L’objectif est de ne pas mettre en danger les patients graves », explique le Dr Gonzalez.

    Les urgences vitales continueront toutefois d’être prises en charge cette semaine, mais à partir de lundi, toutes seront réorientées vers l’hôpital public. En parallèle, à Toulouse, le CHU a d’ores et déjà annoncé le lancement d’un plan blanc pour anticiper une arrivée massive de patients.

    Pour le chirurgien, ce mouvement traduit un profond malaise au sein de la profession. « C’est le fruit de dix années de mépris. On nous impose des réformes successives qui fragilisent un système déjà à bout de souffle. Ce sont des lois à court terme, clientélistes, qui marquent le début de la fin. »

    Les médecins dénoncent également le discours politique qui les désigne comme responsables des difficultés d’accès aux soins. « Le gouvernement et les mutuelles cherchent un bouc émissaire. On accuse les médecins de ne pas vouloir s’installer dans les campagnes, alors qu’il s’agit surtout de déserts administratifs. Quel médecin irait s’installer dans un territoire où les conditions de vie pour sa famille ne sont pas réunies ? »

    Sur le plan économique, la situation devient, selon lui, intenable. « Avec l’inflation, le coût horaire des blocs opératoires augmente fortement. On ne peut pas continuer avec des tarifs fixés il y a 25 ans. »

    « Une biopsie de l’artère temporale est rémunérée entre 50 et 60 euros. Une endartériectomie de l’artère fémorale, qui nécessite deux à trois heures de bloc, est payée 330 euros. Sans compléments d’honoraires, le système ne tient pas et on ne peut pas soigner correctement. »

    Conscient des répercussions pour les patients, le Dr Gonzalez insiste sur la dimension éthique du mouvement. "La grève, pour les médecins, n’existe pas vraiment. On est toujours rattrapés par le serment d’Hippocrate. Si nous agissons aujourd’hui, c’est précisément pour les patients." Au-delà de l’urgence, c’est l’avenir même de la profession qui est en jeu. "Paupériser la médecine française pose une question essentielle : quel jeune voudra encore s’engager dans ce système ? La pénurie va s’aggraver, d’autant plus avec la concurrence européenne."

    Malgré les perturbations, les praticiens assurent bénéficier d’un large soutien. "Les patients sont globalement très compréhensifs. Nous comprenons aussi leur souffrance. Ce mouvement est historique : il vise à sauver la médecine française. Nous ne sommes pas là pour bloquer le pays, mais pour éviter l’effondrement [du système de santé]."

    La grève des gynécologues obstétriciens devrait également perturber les accouchements dans les cliniques privées de Toulouse à compter de ce samedi 10 janvier. Exemple à la clinique Rive Gauche où "l’activité sera ultra minimale", annonce le Dr Olivier Thiebaugeorges. "C’est un peu un crève-cœur" d’en arriver là et de ne pas s’occuper d’une de ses patientes le jour J, reconnaît le gynécologue obstétricien.

    "On a prévenu nos patientes depuis un mois qu’il y aurait cette fermeture pendant cinq jours. Et que pendant cette période-là, on ne pourra pas les prendre en charge. Et qu’il faudra s’adresser aux maternités publiques, aux régulations, pour savoir où ça va être possible, précise-t-il. Ça ne nous fait vraiment pas plaisir. Mais laisser les choses se dégrader au rythme où ça va, ça nous semble quelque chose qui n’est pas souhaitable."

    Modalité de fixation des tarifs libéraux, revalorisation des compléments d’honoraires, ces dossiers sont sur la table du ministère depuis plusieurs mois. "On veut relancer de nouvelles bases de discussion, en fait. Donc là, c’est une mise sous tension sur cinq jours, sur une période brève, pour sensibiliser et pour que l’on reparte sur de bonnes bases pour définir la médecine de demain", explique le Dr Olivier Thiebaugeorges.

    Samedi 10 janvier, l’ensemble des professionnels en grève devraient se réunir à Paris.

    #Fance #iatrocratie

  • « La Super Lune c’est toujours du super flan » : la dernière pleine lune de l’année est moins exceptionnelle que ce que l’on veut vous faire croire
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/la-super-lune-c-est-toujours-du-super-flan-la-derniere-pl

    (...) Certains médias annoncent sur les réseaux sociaux et sur internet que la prochaine pleine lune sera spectaculaire et qu’on pourra y observer des cratères à l’œil nu... mais vous allez peut-être être déçus. La dernière pleine lune de l’année est, en effet, prévue dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 décembre, à 00h14. Et si cette dernière défraie autant la chronique, c’est parce qu’elle combine deux phénomènes.

    Le premier est le « périgée-syzygie », appelé plus communément « Super Lune ». Il se produit lorsque le satellite est très proche de la Terre, ce qui donne l’impression qu’il est plus gros. Ce phénomène est étudié avec l’échelle de Fred Espenak qui va de 0 (loin) à 1 (proche). La Super Lune est comprise entre 0.9 et 1.

    Mais pour Olivier Sanguy, responsable de l’actualité spatiale de la Cité de l’espace à Toulouse, « la Super Lune c’est toujours du super flan. À l’œil nu, on ne peut pas voir la différence entre 0.964 et 1, et on n’a pas la mémoire visuelle d’une autre pleine lune pour comparer. »

    En plus, cette Super Lune n’est ni la première de l’année, ni la plus proche de la Terre en 2025. C’est celle du mois dernier qui l’était avec 0,997 sur « l’échelle Espenak ». Et il y aura trois autres Super Lunes en janvier, novembre et décembre 2026. Donc jusque-là, rien de spectaculaire.
    Une lune très haute dans le ciel

    Cependant, la deuxième particularité de cette pleine lune de décembre est un peu plus complexe. À cette Super Lune s’ajoute le Lunistice, ou Lunar Standstill en anglais, appelé dans les médias Lune Froide. « C’est une subtilité de la mécanique céleste. La lune n’est jamais au même endroit, elle change de hauteur, explique Olivier Sanguy. Un cycle dure 18 ans, et là, dans la nuit du 4 au 5 décembre, elle sera très haute. »

    Le phénomène, en soi, est donc rare, mais il ne faut pas s’attendre à être impressionné. « Ce n’est pas du tout comme une éclipse. Là, les gens vont sortir et vont juste voir une pleine lune haute dans le ciel, tempère Olivier Sanguy. Ce phénomène est intéressant intellectuellement, mais dire aux personnes que c’est exceptionnel, c’est survendre. Le danger, c’est qu’à force, les personnes pensent qu’on leur raconte n’importe quoi. »
    Pluies d’étoiles filantes en décembre

    Cette disposition lunaire ne vous coupera donc pas le souffle, et surtout, elle ne vous permettra pas d’observer des cratères à œil nu. « La pleine lune est le plus mauvais moment pour discerner les cratères, car on les voit mieux lorsqu’il y a le terminateur lunaire [ligne séparant la partie éclairée de la partie sombre de la lune, ndlr], expose Olivier Sanguy. Lorsque la Lune est éclairée de côté, cela fait des ombres portées et permet de voir les reliefs. » Ces observations peuvent être faites à l’aide d’un télescope, voire de jumelles, dans certains cas. (...)

  • « Pas d’espoir pour les glaciers pyrénéens » : d’ici 2034, la chaîne de montagnes se retrouvera dépourvue de glace
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/hautes-pyrenees/tarbes/pas-d-espoir-pour-les-glaciers-pyreneens-d-ici-2034-la-ch

    Sortie le 4 juillet 2025, une nouvelle étude montre les effets irréversibles du réchauffement climatique sur les Pyrénées. Les chercheurs ont statué qu’il n’y aura plus de glace sur la chaîne montagneuse d’ici 2034.

    No hope for Pyrenean glaciers | Annals of Glaciology | Cambridge Core
    https://www.cambridge.org/core/journals/annals-of-glaciology/article/no-hope-for-pyrenean-glaciers/E40DEF28197AF460EAD42B604F2355ED

    Published online by Cambridge University Press: 04 July 2025

    Updated estimates of 2024 ice thickness, the surface elevation losses in the last years and simulations of mass balance and evolution (using the Instructed Glacier Model) for the three largest Pyrenean glaciers strongly suggest that by 2034 the Pyrenees will be ice-free. If extreme summers like 2022 and 2023 recur, this could happen even earlier. We show that by 2030, 94% (from 0.22 to 0.01 km2) of the ice in Monte Perdido, 91% (from 0.22 to 0.05 km2) of the ice in Ossoue and 79% of the ice in Aneto (from 0.34 to 0.06 km2) will have melted under the RCP4.5 scenario; these numbers are 83%, 72% and 57% under a committed ice loss scenario, meaning that only 0.05, 0.12 and 0.12 km2 of ice will remain, respectively. In 2034, most likely they will have completely disappeared under the three considered scenarios (RCP 4.5, ‘committed ice loss’ and extreme 2022 year in a loop). The loss of these glaciers is a harbinger for what will happen in many other mountain regions.

  • « De la prison ferme pour un chasseur, je crois que c’est une première en France », un an ferme pour un chasseur sous emprise de cannabis
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/lot/cahors/de-la-prison-ferme-pour-un-chasseur-je-crois-que-c-est-un

    Les faits remontent au 21 février 2025. Un chasseur de 41 ans tue un autre chasseur, Bruno Bonnel, 45 ans alors que tous deux participent à une battue à Lamothe-Cassel, une commune située au sud de Cahors.

    L’auteur du coup de feu mortel vient d’être condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire avec obligation de travail et de soins et 10.000 euros d’amende. De plus son permis de chasse est annulé avec interdiction de le repasser et de détenir une arme pendant 5 ans.

    La Fédération de chasse du Lot, qui s’était portée partie civile, obtient 1 euro au titre du préjudice moral et 800 euros pour frais d’avocat. Son président estime cette peine exemplaire. « On ne peut pas cautionner un chasseur qui a enfreint les règles de sécurité », affirme Michel Bouscary, président de la fédération.
    « Une peine exemplaire »

    Outre le fait que cet acte met à mal l’image de la chasse, « quel que soit le niveau de la peine, ça ne ramènera jamais Bruno Bonnet », ajoute-t-il. Il se dit néanmoins satisfait de cette peine dans la mesure où « retenir de la prison ferme en termes d’accident de chasse, je ne crois pas que ça se soit déjà produit en France ».

    Lors des débats, le chasseur ayant tiré la balle mortelle a été décrit comme expérimenté mais il a été démontré qu’il a, en plus d’avoir fumé du cannabis, utilisé une carabine non déclarée dont la portée était de 3 km. Il n’a pas respecté l’angle de tir, conforme au plan de chasse.

    Pour sa défense, son avocat a plaidé le fait qu’il n’était pas le seul à avoir fumé du cannabis ce matin-là, que des erreurs se sont succédées, notamment dans l’organisation de la battue. Il a argué du fait que cet homme est père de famille, qu’il est parfaitement inséré dans la société et qu’il a commis cet acte de façon involontaire.

    La magistrate du parquet avait requis 30 mois de prison, dont 18 mois avec sursis probatoire pendant 2 ans, assortis d’une obligation de réparer, obligation de soins, obligation de travail et à titre complémentaire retrait définitif du permis de chasser, interdiction de port d’arme pendant 5 ans et confiscation des armes. Le juge est donc allé au-delà.

    Du fait qu’il ait un casier judiciaire vierge, l’auteur du coup de feu devrait pouvoir bénéficier d’un aménagement de peine qui lui éviterait la prison. Pour l’heure, il a 10 jours pour faire appel de la décision rendue par le tribunal.

  • Comme à Palavas dont le maire annonce ne pas voir la mer monter, à Sète aussi la mairie est sereine… Tout va très bien
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/herault/sete/des-quartiers-bas-risquent-la-submersion-le-paysage-cotie

    Toutefois, la situation maritime de cette ville de 48.000 habitants n’est pas dangereuse.

    « Le lido de Sète est dans une zone qui n’est pas habitée. Même si le niveau de la mer monte, il n’y a pas de risque comme sur l’Atlantique où les falaises s’écroulent et les maisons se retrouvent au bord d’un précipice. Ici, cela n’existe pas. »

    M’enfin les p’tits vieux que ça n’inquiète pas, ça va quand même leur faire drôle quand les naturistes viendront jouer le réfugiés climatiques en centre-ville.

  • L’État autorise l’implantation de l’usine de paracétamol classée SEVESO près de l’ancien site AZF à Toulouse

    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/l-etat-autorise-l-implantation-de-l-usine-de-paracetamol-

    Le préfet de Haute-Garonne et d’Occitanie vient de délivrer l’autorisation environnementale à la société Ipsophène qui va lui permettre d’installer et de fabriquer du « paracétamol selon un procédé innovant ».

    L’usine s’implantera sur le site d’Ariane Groupe à Toulouse, dans un bâtiment construit en 1999, dédié à la production de principes actifs pour l’industrie pharmaceutique. Il est situé sur l’île d’Empalot, l’une des îles du Ramier. Il était désaffecté et avait été fermé à la suite de l’explosion d’AZF.

  • Insolite. Un requin mako repéré en large du Grau-du-Roi, une espèce rare en Méditerranée et en voie de disparition
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/gard/nimes/insolite-un-requin-mako-repere-en-large-du-grau-du-roi-un

    L’animal est emblématique, gros, dangereux et surtout en voie de disparition. Le requin mako est considéré comme le squale le plus rapide au monde, avec une vitesse de pointe à 70km/h. Un prédateur des mers dont un spécimen adulte a été observé début septembre, au large du Gard. Une première.