• Passage au libre : moins dépenser, mieux investir !

    C’est un principe de base de la bonne gestion d’une collectivité : l’#investissement crée de la valeur durable, alors qu’une hausse des charges de fonctionnement consomme des ressources chaque année sans enrichir le patrimoine communal. C’est la raison pour laquelle le recours à l’emprunt pour alimenter le budget de fonctionnement est interdit. C’est aussi pour cela que les collectivités recherchent en permanence des pistes d’économies en coûts de fonctionnement.

    Par l’utilisation massive du mode #SaaS, du cloud, des licences logicielles et des contrats de maintenance ou de support, l’écosystème numérique impacte directement, et de façon toujours plus importante, ce budget de fonctionnement que nous essayons à toute force de maîtriser.

    Le passage aux #logiciels_libres, quand il s’accompagne d’un effort de #ré-internalisation des #compétences et d’une politique volontaire d’#auto-hébergement des solutions, est de ce point-de-vue là particulièrement vertueux. Associé à une politique de #recrutement et une #réorganisation favorisant les #compétences_techniques et l’#autonomie du service, il transforme, petit à petit, des #coûts de fonctionnement en investissements.

    Quelques exemples à #Échirolles () :
    La diffusion en direct du conseil municipal

    Le projet a nécessité l’achat de 3 caméras-tourelles et d’un switch POE pour un montant d’environ 6 000 €.

    La solution a été installée et paramétrée par la DSI. La diffusion est assurée depuis un PC sous Linux avec le logiciel libre OBS Studio, configuré avec le protocole NDI (pour l’intégration temps réel du son et de l’image) et le plugin PTZ Control (pilotage des caméras depuis la régie).

    Diffusé sur le serveur Peertube de la ville et intégré sur le site web de la ville, il est réalisé par un agent du service communication. Le rendu est de qualité, avec affichage de la date, de l’heure, du nom de l’élu rapporteur et de la délibération. La solution est d’une simplicité et d’une stabilité rares, sans aucun problème technique depuis plus de 4 ans. L’intégration de la visioconférence, basée sur le logiciel BigBlueButton de la collectivité, a été pensée pour permettre une prise de parole à distance si nécessaire.

    Si d’autres collectivités ont fait le choix de s’appuyer sur des prestataires et, parfois, de louer le matériel, avec un impact important sur le budget de fonctionnement, l’achat de matériel, l’utilisation de logiciels libres et la réalisation en interne ont permis de mettre en place cette solution de qualité pour un total de 6 000 €, un investissement facilement amorti.
    L’affichage de l’information municipale

    5 écrans diffusent en direct, partout dans la ville, l’information municipale rédigée par le service communication.

    Dans le hall d’accueil de l’hôtel de ville, cette présentation alterne avec une représentation graphique, en temps réel, de la production électrique des panneaux solaires qui se trouvent sur le toit du bâtiment. Dans les 4 maisons des habitant⋅es de la ville, la communication municipale est également diffusée, en alternance avec des informations propres à chaque établissement.

    Cette solution, conçue en interne, repose sur des PC fixes sous #Linux (des mini-tours) reconditionnés par le service. La partie logicielle est un triptyque Debian server/Openbox/Openkiosk, des logiciels libres connus pour leur légèreté et leur stabilité. Les mises à jour sont automatiques (unattended-upgrade). Chaque écran démarre en quelques secondes et la présentation est mise à jour depuis slides.com, le site vitrine du mainteneur de reveal.js, un logiciel libre également. #Meshcentral, le logiciel libre de gestion quotidienne du parc utilisé à Échirolles, permet de prendre la main sur n’importe quel écran et apporter un soutien technique en cas de besoin. Grâce à la fonctionnalité de partage de slides.com, le service communication peut apporter son aide à chacune des structures pour ce qui concerne le contenu.

    Simple et fiable, ce service repose sur l’achat des écrans et, quand c’est nécessaire, une prestation de câblage pour la connexion réseau. Des investissements durables et rapidement amortis.

    Ces deux exemples (il y en a de nombreux autres) illustrent comment, par un pilotage stratégique fin, l’utilisation de logiciels libres et la réalisation des projets en interne, il est possible de mettre en place des solutions avancées sans oblitérer le budget en fonctionnement de la collectivité.

    L’utilisation de logiciels libres permet de transformer des coûts de fonctionnement en investissements durables et participe de façon significative à la maîtrise budgétaire de la collectivité.

    () Ces solutions ont fait l’objet d’une publication sur le site public de documentation de la ville : https://documentation.echirolles.fr.

    https://grenoble.ninja/passage-au-libre-moins-depenser-mieux-investir
    #résistance #gafam #dégafamisation #logiciels_libres #linux #alternative #informatique #logiciels

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  • Logiciel libre : la #gendarmerie a quitté #Microsoft pour #Linux il y a 20 ans, ses #économies sont spectaculaires

    Auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités numériques, le général Marc Boget a détaillé le bilan de la migration de la gendarmerie vers Linux et l’open source. Le chiffre avancé par Next.ink donne le vertige : 500 millions d’euros d’économies sur deux décennies.
    La gendarmerie nationale fait figure de pionnière dans l’administration française.

    Voilà vingt ans qu’elle a basculé son parc informatique vers Linux et les logiciels libres, une migration que le général Marc Boget, directeur de l’Agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI), qualifie lui-même de "très militaire, un peu brutale". Celui qui se compare volontiers "au dragon de Tolkien assis sur son tas d’or" pour décrire sa posture face aux données sensibles a détaillé, devant les députés, un bilan vertigineux : environ 500 millions d’euros économisés sur deux décennies.

    Je ne donne jamais les clefs du camion à quelqu’un d’autre. Sur les technos critiques dont je ne peux me passer, je m’adjoins des compétences et ressources externes françaises pour former des équipes mixtes : à tout moment je dois être capable, soit de changer d’industriel, soit de me passer de lui.
    Général Marc Boget, directeur de l’ANFSI (audition du 7 mai 2026, Assemblée nationale)

    Souveraineté par la maîtrise, jusqu’au dernier serveur

    L’économie budgétaire, aussi spectaculaire soit-elle, ne constitue qu’une facette du choix. En adoptant le libre, la gendarmerie a construit en interne les compétences pour opérer, adapter et faire évoluer ses propres outils. Cette autonomie technique alimente une doctrine de souveraineté que Boget pousse à son terme : les données sensibles des forces de sécurité restent hébergées dans les deux data centers que la gendarmerie exploite elle-même, administrés par des gendarmes soumis au statut militaire.

    Être souverain, c’est faire de sorte que seul l’État français a le doigt sur l’interrupteur.
    Général Marc Boget, directeur de l’ANFSI (audition du 7 mai 2026, Assemblée nationale)

    Le général écarte également SecNumCloud, le référentiel de l’ANSSI pourtant défendu par l’ensemble des fournisseurs français de cloud. Sa raison : la qualification protège contre les lois extraterritoriales, mais elle ne prémunit pas contre la corruption d’un opérateur privé, que la gendarmerie ne peut ni surveiller ni sanctionner comme elle le ferait avec ses propres personnels.
    À lire également :

    “Le logiciel libre, chez nous, c’est stratégique” : comment le fisc français a banni Microsoft pour protéger vos impôts

    Un précédent qui interpelle l’ensemble de l’administration

    La gendarmerie prouve, à grande échelle et sur la durée, qu’une administration régalienne peut fonctionner sur du logiciel libre sans que cela ait compromis son fonctionnement opérationnel. Deux semaines plus tôt, devant la même commission, les patrons d’OVHcloud, Scaleway, Cloud Temple, NumSpot et Outscale plaidaient pour une commande publique réorientée vers des acteurs européens.

    Le parcours de la gendarmerie donne du poids à leur argumentaire : chaque euro investi dans des solutions ouvertes et maîtrisées localement renforce à la fois la résilience de l’État et l’écosystème technologique français. Reste à savoir combien d’autres ministères choisiront d’emprunter le même chemin.

    https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/logiciel-libre-la-gendarmerie-a-quitte-microsoft-pour-linux-il-y-a-20

    #logiciels_libres #microsoft #dégafamisation #alternative #résistance #linux

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  • Cutting ties with #Big_Tech

    By 2030, the university aims to be digitally independent. And that’s not a pipe dream, say proponents of the plan. ‘We just need to be confident and realise that we’re already partway there.’

    Sometimes the board of directors listens. Sometimes, when enough initiatives come together at the same time, something starts to happen. And before you know it, the UG is a pioneer.

    That’s what happened when digital autonomy became a point of interest. Not only does the UG want to be the first university in the Netherlands to be independent of tech giants such as #Google and #Microsoft, but the board of directors also wants to allocate serious funds in the coming years to achieve this. They’ll cough up half a million in 2027, raising it to 1.5 million by 2030.

    Initially, there were just blogs and opinion pieces by UG data experts such as Oskar Gstrein and Titus Stahl. But after Donald Trump’s re-election, statements by Mark Zuckerberg, and the behaviour of Elon Musk, the discussion gained momentum. Suddenly, everyone saw the danger of depending on tech tycoons who care very little about ethics and a lot about money.
    Momentum

    In an open letter, the board of directors was called upon to draw up a plan for the UG’s digital independence. It was drafted by various data experts, including Gstrein and Stahl, together with organisations such as the Young Academy and the UG’s Open Science Community. But it was also signed by at least 391 other staff members and more than a hundred others.

    But a memo was also sent out with suggestions on how to tackle the problem. The initiatives received support from all sides within the university. ‘It was a broad group’, says Gstrein. ‘Marjolein Nieboer from the University Library and chief privacy officer Jan Willem Oordt also joined. They all came to the board at around the same time. There was real momentum.’

    The calls were wholeheartedly supported by rector magnificus Jacquelien Scherpen. And now there is a roadmap – drawn up after workshop afternoons and discussions with staff members – that should ensure that by 2030, the UG will have separated itself from Google, Microsoft, #Meta, and #Amazon.

    Privacy risk

    The first issue: sensitive data – information about students, staff, and research data – is often stored by large American companies. This poses a privacy risk, because the American government can demand access to it. Therefore, alternatives to Google Workspace, with email, a calendar, online meeting options, and storage, must be considered.

    The second issue: when digital systems are replaced, digital autonomy must be explicitly included in the terms and conditions. ‘Or’, says Gstrein, ‘when the term for which agreements have been made expires.’ Take Brightspace, for example, which replaced BlackBoard just a few years ago. ‘It runs on Amazon’, says Nolda Tipping-Griffioen, director of the Centre for Information Technology (CIT). ‘But we’re now in talks about whether they can change that, so that it is hosted in Europe, for example.’

    Another example is the plagiarism scanner Ouriginal, for which the contract expires next year. It used to be Swedish, but was bought by the American company Turnitin. ‘That means we send all our students’ essays to that company’, says Stahl. ‘That’s really awful.’

    The third issue: more experiments need to be launched in which employees can use alternatives. ‘Look, Google is a very large project’, says Stahl. ‘But there are also many small initiatives throughout the university. We can learn from each other and then, if something works, scale it up.’

    Pilots

    One of these pilots started back in September, when the UG became the first Dutch university to purchase a thousand licences for Mistral’s LeChat, the European answer to ChatGPT. The licences sold like hot cakes.

    There is also a project by SURF, the cooperative in which approximately a hundred Dutch educational institutions collaborate in the field of ICT. Following a successful internal pilot, SURF is now also experimenting externally with Nextcloud, an open-source platform similar to Google Drive, where people can store data, collaborate, and synchronise between different devices.

    For now, this is happening on a small scale – there are fifty licences. One of the participants, professor Rafael Wittek, decided to make the switch to Nextcloud with his colleagues in a research consortium. ‘Different universities work with different platforms’, he explains. ‘We use Google, but Utrecht, for example, works with Teams. That always causes problems with access.’ This could be the solution.

    But even more important to Wittek is digital autonomy, even if that means that some functionalities may not run as smoothly as they do now with Google. ‘We want to contribute to awareness’, he says. ‘We have to make a start. And it’s fantastic that Nextcloud gives you such precise control.’

    Basic foundation

    And there is more. Much more. A Digital Autonomy Fair at the House of Connections on the Grote Markt aims to bring initiatives together and provide a place where interested parties can go with their questions. ‘Many tools are already available via your own workspace’, says Babette Knauer with the University Library. ‘In addition, there are also tools for open source bibliographic management, alternative social media channels, or transcription tools offered by the Digital Competence Centre. The basic foundation is already there, and no one is aware of it.’

    The fair will therefore focus primarily on community building. ‘We hope that these people can inspire others to get started with this, too’, she says.

    In addition to stands where staff members who have already made the switch share their experiences, there will also be flash lectures. ‘In these, someone from the CIT talks about Linux workstations, the University Library explains Mastodon as an alternative to X, and Sebastiaan Mathôt from Behavioural and Social Sciences has written an open-source programme for setting up experiments.’
    Work to be done

    The pessimistic view some people have on the subject is unnecessary, Stahl emphasises. ‘They think that Big Tech is so big that we could never compete with them. But that’s not true! We also need to be a little confident and say: you know, we’re already partway there. We just need to bring it all together.’

    Nevertheless, Tipping-Griffioen emphasises that there is still much work to be done. Nextcloud still lacks many applications that Google does offer. However, there are few people who can build them.

    ‘As a society, we have been moving towards Microsoft Azure for so long that young people coming out of education today do not necessarily have the skills to start programming themselves’, she says. And that means we need to adapt our education systems to change that.

    Ecosystem

    But in the meantime, serious thought is being given to this. The German Centre for Digital Sovereignty, for example, offers a sovereign workplace based on Nextcloud. ‘This is becoming something of a European standard. So if someone here is trained to programme with it, you have a growing ecosystem of people who can work with it’, she says.

    This ambition could take shape through collaborations with vocational education and the Hanze University of Applied Sciences Groningen within the University of the North. ‘We are also trying to connect it to Nij Begun’, she says – the earthquake recovery programme intended to strengthen the prosperity of Groningen and north Drenthe.

    But she believes it’s possible. Slowly perhaps, but the beginning is there. ‘You know, I’ve already heard from a number of people that you can’t even migrate Google Drive en masse to a digital autonomous platform. Everyone has to do it themselves, because they put a kind of funnel on it, a throttle. There are all kinds of built-in features that give me the impression that we’re already in a trap that I want to get out of as quickly as possible. And I can’t stand that!’

    Want to know more about the available options? Visit the Digital Autonomy Fair at the House of Connections on 3 February, starting at 1.45 p.m.

    https://ukrant.nl/magazine/we-can-do-without-them-how-the-ug-is-cutting-ties-with-big-tech
    #université #Pays-Bas #indépendance #résistance #GAFAM

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  • Vers des #collectivités libres

    Les collectivités et administrations diverses sont-elles définitivement soumises aux desiderata de #Microsoft ? Une dynamique s’enclenche pour basculer vers le libre, avec à la clé une #souveraineté retrouvée, de substantielles économies et un #impact_écologique largement amoindri.

    Pour des collectivités ou des administrations, la facturation des mises à jour de sécurité de Windows peut avoir des conséquences économiques lourdes. Microsoft, en effet, n’y va pas avec le dos de la souris : la firme entend les faire payer 53 euros par poste la première année, tout en prévenant que le prix doublerait à chaque année supplémentaire. Étudions un cas au hasard : prenons une petite ville… disons en Isère… au pif, #Echirolles. Cette municipalité de 38 000 habitants, située au sud de Grenoble, s’appuie sur un parc d’environ 1 500 ordinateurs. Mettre à jour toutes ses machines lui coûterait environ 80 000 euros la première année – sans compter les bouzins trop anciens pour supporter #Windows_11 et qu’il faudrait donc renouveler. Les prix doublant année après année, elle aura déboursé plus d’un demi-million d’euros au bout de trois ans, uniquement pour ces mises à jour. Juste parce que des petits génies du service commercial de Microsoft ont eu l’idée de faire payer ce qui était gratuit jusque-là.

    Panique sur l’Hôtel de ville échirollois ? Au contraire, calme olympien ! « Nous ne paierons aucune mise à jour », nous certifie, voix paisible, presque amusée, le directeur de la stratégie et de la culture numériques de la commune, Nicolas Vivant. Avouons-le maintenant, nous n’avons pas du tout choisi Échirolles par hasard : c’est l’une des communes françaises les plus en pointe dans le passage à #Linux et au #logiciel_libre. Une transition démarrée en 2021 avec l’adoption, à l’unanimité du conseil municipal, du schéma directeur « Échirolles numérique libre », établissant une ligne directrice jusqu’aux prochaines municipales de 2026.

    Logiciels libres et services publics

    Comme son nom l’indique, ce document acte notamment la volonté de s’orienter vers du logiciel libre. Moins, d’ailleurs, par souci économique que pour être en cohérence avec les #valeurs défendues par le conseil municipal de cette mairie historiquement communiste. « C’est sûr que si on veut être cohérents, il vaut mieux éviter de donner notre argent à une multinationale américaine », s’amuse Nicolas Vivant. Le document adopté observe : « Travail collaboratif au service de toutes et tous, transparence, une recherche de profit qui, quand elle existe, n’est que secondaire et orientée vers la réussite d’un projet commun… Les valeurs liées aux logiciels libres sont proches de celles du service public ». En outre, ces logiciels « sont et seront l’une des garanties de notre souveraineté numérique et d’une utilisation raisonnée des ressources informatiques ». Quatre ans plus tard, la manœuvre de Microsoft rend malgré elle hommage à la clairvoyance de ces élu·es… La volonté politique étant clairement établie, il restait à la traduire en actes. Basculer du jour au lendemain sur du libre, un particulier peut le faire, pas une collectivité. « On a commencé par travailler sur tout ce qui était invisible par les utilisateurs, par exemple tout ce qui est serveurs de fichiers, précise Nicolas Vivant. Que ces serveurs tournent avec Windows ou Linux, tout le monde s’en fout, pourvu que les fichiers soient accessibles et permettent de travailler en équipe. » La messagerie, l’intranet, la visioconférence… Toute l’infrastructure fonctionne désormais grâce à des logiciels libres.

    « J’ai une visibilité »

    Les choses deviennent un peu plus sensibles lorsqu’il s’agit de toucher aux ordinateurs des agents. Il y a souvent des peurs qu’il faut lever, un certain confort à utiliser des logiciels qu’on connaît déjà. Ce n’est pas pour rien que Microsoft biberonne la planète avec ses logiciels, allant jusqu’à les offrir à l’Éducation nationale ou à des organismes de formation. « On est sur une démarche de migration qui est lente, progressive, pragmatique », indique Nicolas Vivant, l’idée générale étant de basculer d’abord tous les logiciels sur du libre, afin qu’au final, le passage de Windows à Linux soit totalement indolore. Le changement du système d’exploitation est donc la dernière étape du processus. 6 % des postes ont déjà franchi la ligne, avec l’objectif de multiplier ce chiffre par trois dans les deux prochaines années.

    Le chemin vers la liberté est long, mais porte rapidement ses fruits : sur un budget informatique d’un million d’euros, l’utilisation massive de logiciels libres permet déjà à Échirolles d’économiser environ 350 000 euros par an ! « Et j’ai une visibilité sur le budget des années à venir, car je ne suis pas à la merci des décisions de Microsoft », ajoute Nicolas Vivant.
Pour Bertrand Maes, adjoint en charge du numérique à la mairie de Lyon, elle aussi engagée dans une migration vers le libre, ces économies ne doivent pas constituer une fin en soi. « Le temps de faire la bascule, on a décidé de ne pas lésiner sur l’accompagnement des agents. Car si le changement se fait mal, que les agents se sentent mal accompagnés, ça peut vite générer de la grogne et inciter les politiques suivants à revenir en arrière. »
    La roue de la croissance infinie…

    Dans cette municipalité dirigée par un maire EELV, « deux des grands axes que nous nous sommes fixés en matière de numérique sont la sobriété et la souveraineté. La façon de cocher ces deux cases, c’est d’aller vers du logiciel libre », exprime Bertrand Maes. Car le libre, et in fine Linux, permet aussi d’allonger considérablement la durée de vie des ordinateurs. Windows réclame en effet de plus en plus d’espace et de puissance, et finit par saturer la machine. Linux est nettement plus sobre. « Derrière Microsoft, il y a aussi les fournisseurs de processeurs, de cartes graphiques, les Intel, Invidia, etc, qui ont besoin d’énormes capacités d’investissements, donc de vendre beaucoup de puces et de processeurs. Ils poussent à faire des logiciels plus gourmands », et c’est la roue de la croissance infinie et de la catastrophe environnementale qui continue de tourner, observe Bertrand Maes.

    Cette roue qui mènera immanquablement à Windows 12, lequel sera certainement encore plus gourmand que son prédécesseur. L’arrivée de l’intelligence artificielle pourrait marquer un nouveau bond des capacités requises et donc rendre encore plus d’ordinateurs obsolètes… Selon l’élu lyonnais, on se trouve donc « à un moment où les choix des collectivités vont être particulièrement engageants. Par exemple au moment de renouveler du matériel : est-ce qu’il faut dès maintenant prévoir des ordinateurs très puissants qui pourront peut-être supporter Windows 12, ou rompre avec cette logique du toujours plus ? »

    https://lagedefaire-lejournal.fr/vers-des-collectivites-libres
    #collectivités_territoriales

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  • International Criminal Court to ditch #Microsoft_Office for European #open_source alternative

    The court will move its internal work environment to #Open_Desk, a German-developed open source software

    The International Criminal Court (ICC) will switch its internal work environment away from Microsoft Office to Open Desk, a European open source alternative, the institution confirmed to Euractiv.

    German newspaper Handelsblatt first reported on the plans. The switch comes amid rising concerns about public bodies being reliant on US tech companies to run their services, which have stepped up sharply since the start of US President Donald Trump’s second administration.

    For the ICC, such concerns are not abstract: Trump has repeatedly lashed out at the court and slapped sanctions on its chief prosecutor, Karim Khan.

    Earlier this year, the AP also reported that Microsoft had cancelled Khan’s email account, a claim the company denies.

    “We value our relationship with the ICC as a customer and are convinced that nothing impedes our ability to continue providing services to the ICC in the future,” a Microsoft spokesperson told Euractiv.

    Open Desk is developed by the German Centre for Digital Sovereignty of the Public Administration (Zendis), a publicly owned company.

    Zendis is part of an EU-level organisation that four EU countries founded on Tuesday with the aim of building sovereign digital infrastructure.

    https://www.euractiv.com/news/international-criminal-court-to-ditch-microsoft-office-for-european-open-s

    #CPI #arrêt #abandon #Microsoft #dégafamisation #logiciels_libres #alternative

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  • L’#Île-de-France claque aussi la porte à #Microsoft : place aux solutions 100 % françaises pour ses 550 000 élèves

    Et si les données personnelles de nos enfants n’appartenaient plus, par défaut, aux géants américains de la tech ? C’est le pari que s’apprête à tenir la Région Île-de-France en organisant la sortie de Microsoft de ses lycées. Une décision politique et technique lourde de sens, qui pourrait bien faire des émules.

    Dès la rentrée 2025, la Région Île-de-France mettra fin à l’utilisation des solutions Microsoft pour centraliser et traiter les informations de ses quelque 550 000 lycéens. Ce n’est pas une simple migration technique, mais bien un acte politique fort en faveur de la souveraineté numérique.

    L’Île-de-France abandonne Microsoft pour ses 550 000 lycéens

    Au cœur de cette décision se trouve une préoccupation majeure : la #protection_des_données face à l’extraterritorialité du droit américain, incarnée par le fameux #Cloud_Act. Cette loi permet en effet aux autorités américaines de réclamer des données stockées sur les serveurs d’entreprises américaines... Même lorsque ces serveurs se trouvent à l’étranger.

    Une perspective jugée inacceptable par l’exécutif régional pour des informations aussi sensibles que les notes, les emplois du temps ou les communications entre élèves, professeurs et parents.

    Le projet consiste donc à fédérer plusieurs briques logicielles souveraines au sein d’une plateforme unique. Pour cela, la Région s’appuie sur un consortium d’acteurs français dont les premiers noms se précisent. La bascule la plus significative, déjà engagée depuis septembre, est la migration des comptes #Microsoft_365 vers le cloud de #Leviia, dont les #data_centers sont situés en France.

    Pour la brique de vie scolaire, le nom de #Docaposte est avancé, la filiale numérique du Groupe La Poste qui a racheté la société #Index_Éducation, éditeur du logiciel #PRONOTE. À terme, l’ensemble de ces services sera intégré dans la plateforme commune MonLycée.net pour les 550 000 lycéens et professeurs.

    Si la transition s’annonce progressive et ne concerne pas, pour l’heure, tous les services informatiques de la collectivité, elle constitue un signal très puissant. L’initiative francilienne n’est d’ailleurs pas un cas isolé puisque la ville de Lyon a déjà amorcé un virage similaire en se tournant vers des alternatives libres comme #OnlyOffice, #Linux ou #PostgreSQL pour remplacer les solutions de la firme de #Redmond.

    https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/l-ile-de-france-claque-aussi-la-porte-a-microsoft-place-aux-solutions
    #arrêt #abandon
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  • "Ça fonctionne de la même façon," la ville d’#Échirolles choisit un logiciel libre pour remplacer #Windows

    Ce mardi 14 octobre, Microsoft a mis fin aux mises à jour de sécurité automatiques pour #Windows_10. Pour de nombreux utilisateurs, installer #Windows_11 n’est pas possible, faute d’ordinateurs compatibles. L’une des solutions est de passer aux logiciels libres et donc de ne plus dépendre du géant américain. Un choix fait par la mairie d’Échirolles, en Isère.

    Ce mardi 14 octobre signe la fin de Windows 10, si vous n’avez pas pris soin de migrer vers Windows 11, votre ordinateur ne recevra plus de mises à jour de sécurité ni de correctifs, il s’expose donc aux logiciels malveillants. Pour certains, cette mise à jour n’est pas possible, il faut donc racheter un ordinateur ou passer à l’utilisation d’autres systèmes d’exploitation, comme c’est le cas pour plusieurs employés de la mairie d’Échirolles.
    Des ressemblances

    Assise à son bureau, Anastasiya nous montre l’architecture de son poste de travail. Depuis un an, elle n’utilise plus Windows, mais Linux, un système d’exploitation libre et gratuit et dont l’apparence ressemble au bien connu système américain.

    « Quand j’allume mon ordinateur, j’arrive sur mon bureau, j’ai ma barre d’outils, ma barre de recherches, ça ressemble à un menu Windows tout à fait classique », explique la cheffe du pôle communication.

    « J’ai mon explorateur de fichiers qui est similaire, mes documents, mes images », détaille-t-elle. « Pour mon poste et ce que je fais, ça fonctionne de la même façon. »

    Économique et écologique

    Sur les 1 000 postes de travail de la mairie d’Échirolles, 100 sont équipés de Linux, soit 10 % du parc. Les autres sont encore sous Windows, mais utilisent des logiciels libres, comme Libre Office pour remplacer Word et Excel.

    « On travaille avec les mêmes outils qu’avec les collègues qui sont encore sous Windows. On a des compatibilités au niveau de nos applications et on peut se partager nos fichiers grâce au cloud », ajoute Anastasiya Shabatyuk.

    Pour Aurélien Farges, l’élu au numérique de la Ville, ce n’est qu’un début. Il souhaite à l’avenir élargir l’utilisation de Linux à d’autres postes de travail :

    « Le logiciel libre répond à notre impératif de souveraineté sur les données, il répond à un autre enjeu aussi, c’est celui de l’empreinte environnementale du numérique. Grâce à Linux, on a réussi à prolonger la durée de vie de notre parc de matériel de deux ans. Et puis, il répond aussi à un impératif d’économie de gestion. »

    #Souveraineté_numérique

    Dans cette logique de souveraineté numérique, toutes les données sont hébergées et stockées dans le sous-sol de la mairie d’Échirolles grâce notamment à l’utilisation du logiciel libre :

    « Parce que nous sommes maîtres de notre système informatique, nous sommes maîtres de nos données. Donc ça a l’avantage de pouvoir protéger les données et d’être responsabilisé sur la protection des données des habitants et ça a l’avantage aussi de ne pas être dépendant d’un acteur extérieur en cas de problème », explique Nicolas Vivant, le directeur de la stratégie numérique à la Ville d’Échirolles.

    La mise en place des logiciels libres au sein de la maire a permis d’économiser, selon l’élu au numérique, près de deux millions et demi d’euros sur l’ensemble du mandat.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/ca-fonctionne-de-la-meme-facon-la-ville-d-echirolles-choi

    #Echirolles #logiciels_libres #microsoft #dégafamisation #alternative #résistance #linux

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  • Inattendue, inespérée mais bien là : #Microsoft provoque la plus grande #migration #Linux de l’histoire

    On l’attendait depuis des années, ce fameux « #moment_Linux ». Comble de l’ironie : c’est bien Microsoft qui l’a provoqué. En poussant des millions d’utilisateurs vers la sortie, la firme de #Redmond a offert à son vieil adversaire son plus grand moment de gloire.

    Le 14 octobre 2025, le couperet est tombé. Microsoft a officiellement sifflé la fin de la partie pour le support gratuit de #Windows_10. Une décision qui laisse sur le carreau un parc colossal de 240 millions de #PC, jugés trop vieux pour les exigences, disons-le, un peu princières de #Windows_11. Pour ces millions de « #réfugiés_numériques », la question n’était plus de savoir s’il fallait changer, mais vers quoi se tourner. Et la réponse, massive et inattendue, fut Linux.

    #Zorin_OS, le grand gagnant de l’opération

    Dans cette course à l’#alternative, un nom sort particulièrement du lot : Zorin OS. Telle une réponse du berger à la bergère, sa version 18 est sortie le jour même de la mise à la retraite de Windows 10. Le résultat ? Un véritable raz-de-marée : plus de 100 000 téléchargements en à peine 48 heures. Un chiffre déjà impressionnant, mais le plus croustillant est ailleurs : 72% de ces nouveaux adeptes venaient tout droit de Windows.

    Le succès de Zorin OS n’a rien d’un hasard. Cette distribution a tout fait pour séduire les déçus de Microsoft. Son interface, personnalisable à souhait, peut imiter à la perfection celle de Windows, offrant une prise en main pensée pour ne dépayser personne. Mieux encore, elle intègre la dernière version de #Wine, un outil qui permet de faire tourner de nombreuses applications Windows directement sous Linux, levant ainsi l’une des plus grandes barrières à l’adoption.

    Cet #exode n’est d’ailleurs pas un cas isolé. L’ensemble de l’écosystème Linux a vu sa part de marché grimper pour dépasser les 3% à l’échelle mondiale, et même franchir la barre symbolique des 5% aux États-Unis. Un frémissement qui ressemble de plus en plus à une vague de fond.

    Un alignement de planètes presque parfait

    Ce succès n’est pas un coup du sort, mais plutôt un alignement de planètes quasi parfait. D’abord, le jeu vidéo, hier encore le pré carré de Windows, n’est plus un obstacle. Grâce à des outils comme Proton, développé par Valve, le catalogue de jeux compatibles a explosé, rendant l’expérience fluide et accessible, même pour les titres les plus récents. Des distributions comme #Bazzite ou #SteamOS sont même entièrement dédiées à cette pratique.

    Ensuite, l’écosystème a bénéficié d’un coup de pouce médiatique inattendu. Quand un créateur de contenu aussi suivi que PewDiePie annonce à sa communauté de plus de 100 millions de personnes qu’il passe à Linux, le message est fort. Le système au manchot n’est plus une curiosité pour experts barbus, mais une option sérieuse pour tout le monde.

    Enfin, la communauté du logiciel libre a su s’organiser. Des initiatives comme « #End_of_10 » ou, en France, « Adieu Windows, bonjour le Libre ! », ont fleuri pour proposer de l’aide et accompagner les nouveaux venus. L’argument écologique, qui invite à donner une seconde vie à des machines parfaitement fonctionnelles, a également fait mouche.

    L’heure de la confirmation

    Alors, simple feu de paille ou véritable basculement ? L’avenir proche nous le dira. Le plus dur commence : transformer l’essai et convaincre ces nouveaux utilisateurs que l’herbe est vraiment plus verte chez les libristes. Le défi sera de les garder, de les aider à surmonter les dernières petites difficultés et de leur prouver que leur nouvelle maison est aussi confortable, sinon plus, que l’ancienne.

    Une chose est sûre, Microsoft, en voulant faire le ménage un peu trop brutalement, a peut-être ouvert la porte à un concurrent qu’on n’attendait plus à pareille fête. Et rien que pour ce spectacle, on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire.

    https://www.clubic.com/actualite-583804-inattendue-inesperee-mais-bien-la-microsoft-provoque-la-plu
    #logiciels_libres #informatique

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    voir aussi :
    “Une première victoire” : #Polytechnique claque la porte à #Microsoft_365 et choisit le logiciel libre, la révolte gagne les universités
    https://seenthis.net/messages/1141007

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  • “Une première victoire” : #Polytechnique claque la porte à #Microsoft_365 et choisit le logiciel libre, la révolte gagne les universités

    L’École polytechnique suspend sa migration vers Microsoft 365, contrainte par une mobilisation inédite. Une victoire qui révèle les failles béantes de la stratégie numérique de l’enseignement supérieur français.

    La direction de l’X a capitulé. Après des mois de tension et face à une procédure précontentieuse engagée par le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), l’École polytechnique annonce la suspension de son projet de migration vers Microsoft 365. Une décision qui résonne comme un désaveu cinglant pour les tenants de la facilité technologique, et comme une victoire éclatante pour ceux qui refusent de brader la souveraineté numérique française sur l’autel de la commodité administrative.

    Quand la loi rattrape l’opportunisme

    Le projet présentait des vulnérabilités rédhibitoires. En migrant vers l’écosystème Microsoft, Polytechnique s’exposait frontalement au droit extraterritorial américain - Cloud Act et FISA en tête - transformant de facto les données de la recherche française en gibier potentiel pour les services de renseignement d’outre-Atlantique. Plus embarrassant encore : cette migration contrevenait explicitement à l’article L123-4-1 du Code de l’éducation, qui impose l’usage prioritaire des logiciels libres dans l’enseignement supérieur.

    Le CNLL, déterminé à utiliser tous les leviers juridiques disponibles, avait dégainé l’artillerie lourde. Suffisamment pour que la direction de l’école comprenne qu’un passage en force n’était plus tenable, dans un contexte géopolitique qui a radicalement évolué depuis l’ère du “circulez, il n’y a rien à voir”.

    Une mobilisation protéiforme

    Cette suspension ne doit rien au hasard. Elle résulte d’une convergence de pressions : la mobilisation tenace des personnels et chercheurs en interne, l’alerte lancée par la presse, et l’intervention de personnalités politiques. Le député Philippe Latombe, notamment, a joué un rôle déterminant. Sa question écrite n°5346 a mis en exergue les contradictions flagrantes entre ce projet et les impératifs de protection des Zones à Régime Restrictif (ZRR), ainsi que les circulaires ministérielles.

    La réponse ministérielle, toutefois, s’est cantonnée à des considérations techniques à courte vue, éludant soigneusement le problème de fond : le caractère transformatif et la dépendance pérenne qu’engendre l’adoption de ces outils non-souverains. Une omission qui contrevient tant à l’article 16 de la loi République numérique de 2016 qu’à la directive n°1/DEF/DGSIC de 2007 portant sur les logiciels du ministère de la Défense.

    L’arbre Polytechnique et la forêt de l’ESR

    Si le cas de l’X capte les projecteurs par sa dimension emblématique, il ne constitue que la partie émergée d’un iceberg préoccupant. Au même moment, la DSB autrichienne (équivalent de la CNIL) décrète que Microsoft 365 Education viole le RGPD, notamment en pistant illégalement les étudiants et en instrumentalisant leurs données à des fins commerciales.

    En France, de nombreux établissements d’enseignement supérieur et de recherche, moins médiatisés que Polytechnique, subissent une pression insidieuse en faveur de solutions propriétaires. Plus inquiétant encore : des “témoignages du terrain” révèlent que des enseignants-chercheurs se voient désormais sommés “d’abandonner les outils libres et ouverts” (y compris dans le cadre de leurs enseignements) au profit d’un écosystème unique et verrouillé, explique la CNLL. Cette dérive, parfois encouragée par des recommandations administratives qui semblent ignorer superbement la législation en vigueur, constitue une atteinte frontale à la liberté académique et au pluralisme technologique qui devraient irriguer nos universités.

    "Sortir du #déni

    Pour Stefane Fermigier, co-président du CNLL qui s’est exprimé à travers un communiqué, cette affaire n’est “qu’un symptôme”,. La décision de la DSB autrichienne, qui tombe au même moment, vient corroborer un diagnostic déjà établi par la CNIL concernant le Health Data Hub en 2020 ou l’enseignement supérieur en 2021. Son verdict est sans appel : “le modèle même des solutions cloud assujetties au droit extraterritorial américain est structurellement incompatible avec le droit européen et la sauvegarde de nos intérêts économiques et stratégiques.”

    Croire pouvoir colmater ces failles structurelles par des arrangements contractuels ? Un “leurre dangereux”, selon lui. Son appel aux administrations est limpide : “sortir du déni et prendre enfin des décisions conformes au droit et à l’intérêt supérieur de la Nation.”

    Une alternative crédible

    Le CNLL ne se contente pas d’une posture critique. L’organisation propose son accompagnement via un groupe de travail dédié à tous les établissements qui, par souci de conformité et de saine gestion, optent pour des solutions libres, souveraines et interopérables. L’écosystème français du numérique ouvert, affirme-t-elle, est suffisamment mature et performant pour offrir une alternative crédible.

    Le message est limpide : il est temps de basculer d’une logique de dépendance subie à une stratégie de souveraineté assumée. Dans le secteur de l’ESR, la loi impose déjà la priorité au logiciel libre. Reste à la faire respecter.

    https://www.lesnumeriques.com/informatique/une-premiere-victoire-polytechnique-claque-la-porte-a-microsoft-365-e
    #ESR #informatique #GAFAM #université #résistance #logiciels_libres #France #linux #interopérabilité #alternative

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