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  • Ceuta : pour la première fois depuis la crise migratoire, le Maroc réagit en refusant de servir de « bouc émissaire »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/10/crise-de-ceuta-le-maroc-refuse-de-servir-de-bouc-emissaire-apres-l-ouverture

    Ceuta : pour la première fois depuis la crise migratoire, le Maroc réagit en refusant de servir de « bouc émissaire »
    Une enquête a été ouverte en Espagne après la publication d’un rapport de police pointant la « permissivité » présumée des forces de sécurité marocaines. Rabat dénonce des « règlements de compte politiciens » en Espagne.
    Le Monde avec AFP
    Pour la première fois depuis l’afflux de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, fin juillet, le Maroc a officiellement réagi, jeudi 10 septembre, aux soupçons sur une éventuelle responsabilité des autorités du royaume dans cette crise, refusant de servir de « bouc émissaire » à des « règlements de compte politiciens » en Espagne.
    « Aucune donne, fait ou rapport n’établit une quelconque implication des autorités marocaines », a déclaré le ministère des affaires étrangères marocain, dans un communiqué diffusé par l’agence officielle MAP, ajoutant que « Le royaume du Maroc refuse d’être un fonds de commerce préélectoral ».Cette déclaration du ministère intervient pourtant après la fuite d’un rapport de la police espagnole, le 2 septembre, pointant un « déploiement sensiblement plus réduit que d’ordinaire » et la « permissivité » des forces de sécurité marocaines lors de cette crise sans précédent.
    La justice espagnole a aussi ouvert, lundi, une enquête sur l’événement, suggérant « une indéniable gestion favorisant » le processus d’entrée des migrants à Ceuta à partir du Maroc.
    Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a pour sa part assuré à plusieurs reprises n’avoir « aucune preuve » de l’implication du Maroc dans l’arrivée des migrants, une position vivement critiquée par plusieurs membres de l’opposition espagnole.Les faits pourraient être constitutifs de plusieurs infractions, dont des délits « portant atteinte à la paix ou à l’indépendance de l’Etat » espagnol, a estimé la juge Maria Tardon, selon un communiqué de l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale du pays.
    « L’utilisation des flux migratoires constitue l’une des méthodes employées dans les opérations de “guerre hybride” », rappelle la magistrate, qui pointe dans son rapport « des vagues de différentes intensités et profils, qui ont provoqué l’effondrement des capacités de réponse du système espagnol de contrôle frontalier et une violation massive de la souveraineté territoriale de l’Espagne ».Les 30 et 31 juillet, plus de 70 000 migrants sont entrés de force, à pied ou à la nage, à Ceuta, l’une des deux seules frontières terrestres entre l’Europe et l’Afrique, avec l’autre territoire espagnol de Melilla. L’afflux a fait des dizaines de morts et de disparus. La plupart sont repartis dans la foulée, mais plusieurs milliers sont encore présents aujourd’hui à Ceuta, dormant pour beaucoup dans les rues et sur les plages.

    #Covid-19#migrant#migration#maroc#espagne#ceuta#crisemigratoire#sante

  • Après l’afflux de migrants à Ceuta, l’UE accorde 115 millions d’euros à l’Espagne pour renforcer sa frontière
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/09/apres-l-afflux-de-migrants-a-ceuta-l-ue-accorde-115-millions-d-euros-a-l-esp

    Après l’afflux de migrants à Ceuta, l’UE accorde 115 millions d’euros à l’Espagne pour renforcer sa frontière
    L’aide européenne permettra à l’Espagne d’investir dans de nouveaux équipements de surveillance et de renforcer la présence de ses agents à la frontière de Ceuta.
    Le Monde avec AFP
    L’Union européenne a accordé mercredi 9 septembre une aide d’urgence d’environ 115 millions d’euros à l’Espagne pour la soutenir dans la gestion de l’enclave de Ceuta, après l’arrivée massive et illégale de migrants en provenance du Maroc, fin juillet. Ce soutien servira notamment à renforcer la surveillance des frontières, acquérir des équipements tels que des caméras thermiques, et à déployer du personnel supplémentaire, a précisé la Commission européenne.
    Plus de 70 000 migrants sont entrés de force, à pied ou à la nage, les 30 et 31 juillet à Ceuta, une des deux seules frontières terrestres de l’Europe avec l’Afrique, avec l’autre territoire espagnol de Melilla, un afflux qui a fait des dizaines de morts et de disparus.
    La plupart sont repartis dans la foulée, mais plusieurs milliers – 5 000, selon le gouvernement du premier ministre Pedro Sanchez, ou au moins 10 000, d’après les autorités locales de Ceuta – sont encore présents aujourd’hui, dormant pour beaucoup dans les rues et sur les plages.Juan Jesus Vivas, le président de l’enclave espagnole de Ceuta, avait réclamé l’aide de l’Union européenne mardi. Ce dirigeant, membre du Parti populaire (droite), a également accusé le Maroc d’être derrière cet afflux massif de personnes, « par action ou omission ».
    Le socialiste Pedro Sanchez avait, quant à lui, assuré qu’aucun service n’avait « remis au gouvernement espagnol de preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré » cet afflux de migrants. Mais les doutes sur le rôle du Maroc se sont intensifiés la semaine dernière, après la fuite d’un rapport de police pointant la « permissivité » des forces de sécurité de ce pays pendant la crise. La justice espagnole a ouvert lundi une enquête sur cette crise, en se fondant principalement sur ce rapport de police.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#ceuta#crisemigratoire#migrationirreguliere#UE#frontiere#maroc

  • Donald #Trump promet 5 000 dollars à chaque Américain en cas de victoire aux #élections de mi-mandat
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/10/donald-trump-promet-5-000-dollars-a-chaque-americain-en-cas-de-victoire-aux-


    Le président américain, Donald Trump, après son discours lors de la convention nationale républicaine de mi-mandat à l’American Airlines Center, à Dallas (Texas), le 9 septembre 2026. KENT NISHIMURA/AFP

    edit il avait promis 1000$ pour sa réélection, jamais versés. cette fois ça représente des centaines de milliards de $ qui seraient à la charge... du trésor public. on peut difficilement faire plus énorme en terme de privatisation (ce qu’il reste de promesse capitaliste a une de ces gueules).

    #corruption revendiquée #escroquerie au vote

  • En Suède, malgré les discours anti-immigration, le service public reste dépendant de la main-d’œuvre étrangère
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/08/en-suede-malgre-les-discours-anti-immigration-le-service-public-reste-depend

    En Suède, malgré les discours anti-immigration, le service public reste dépendant de la main-d’œuvre étrangère
    Alors que tous les grands partis défendent une politique migratoire restrictive et veulent limiter l’arrivée des réfugiés, avant les élections législatives du 13 septembre, les communes et les régions n’ont jamais eu autant besoin des personnes nées à l’étranger pour pallier le manque de travailleurs.
    Par Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)
    Allongé dans son fauteuil médicalisé, Stig (son prénom a été changé) a envie de parler. Le vieil homme souffre de la maladie d’Alzheimer. Dans sa tenue bleue, Mudather Elfaki Ali lui répond doucement en lui caressant le visage. D’origine soudanaise, l’aide-soignant est employé depuis 2017 à la maison de retraite de Nattsländan, dans le quartier résidentiel de Bunkeflostrand, à Malmö. Il est arrivé en Suède en 2014, à 24 ans. A Khartoum, il avait fait des études d’économie et de science politique. « Mais je devais vite trouver un travail. Ma famille à la maison comptait sur moi. » Alors, après avoir appris des rudiments de suédois, Mudather Elfaki Ali a accepté le premier emploi qu’on lui proposait. Il ne le regrette pas : ses collègues de la maison de retraite lui ont donné les clés pour comprendre le pays dont il est désormais citoyen et parle la langue.
    Parmi les 48 salariés de l’établissement, « entre 60 % et 70 % » sont nés à l’étranger, selon la directrice, Anna Gyllensjö. Beaucoup sont des réfugiés. « Ils viennent de Syrie, d’Iran, d’Irak, d’Afghanistan, mais aussi d’Erythrée ou du Cameroun », énumère Mme Gyllensjö. Dans un contexte où le secteur a de plus en plus de mal à recruter, « nous ne pourrions pas fonctionner sans nos collègues nés à l’étranger », ajoute-t-elle.
    Nattsländan n’est pas une exception en Suède. Pourtant, le sujet est à peine abordé dans la campagne avant les élections générales du dimanche 13 septembre. Le plus souvent, l’asile est débattu sous le prisme de l’échec de l’intégration, justifiant les restrictions adoptées depuis 2015, qui se sont intensifiées dans le cadre de la coalition entre la droite libérale conservatrice et de l’extrême droite, au pouvoir depuis 2022.
    La majorité sortante met en garde contre une victoire de l’opposition et le « nouveau chaos migratoire » qui pourrait suivre, citant l’Espagne du socialiste Pedro Sanchez et son plan de régularisation des sans-papiers. « Un exemple édifiant », écrivaient le premier ministre, Ulf Kristersson, et son ministre de l’immigration, Johan Forssell, dans une tribune publiée début août, dans le quotidien Svenska Dagbladet. En face, la patronne des sociaux-démocrates, Magdalena Andersson, se montre inflexible : si son parti arrive au pouvoir, pas question de revenir en arrière sur la plupart des réformes adoptées depuis quatre ans, dont certaines avec le soutien de sa formation.
    Des réformes qui ont mené à une chute des arrivées dans le royaume scandinave. En 2025, 6 735 personnes seulement ont déposé une demande d’asile dans le pays (hors Ukrainiens), soit le chiffre le plus bas enregistré depuis le début des statistiques, en 1985. Le nombre de permis de travail accordés pour la première fois a baissé de moitié depuis 2022. Quant aux départs, ils ont augmenté de plus de 50 %. Mais derrière la rhétorique anti-immigration et la politique qui compte désormais parmi les plus restrictives d’Europe, se cache une autre réalité : jamais les services publics du pays n’ont été aussi dépendants des immigrés, qui représentent environ 20 % de la population. D’après les statistiques de l’Association des collectivités territoriales suédoises (SKR), 22 % des employés des communes (chargés notamment des écoles et de l’accueil des personnes âgées) et 16 % des employés des régions (responsables de la santé) sont nés à l’étranger. Des chiffres en très forte hausse depuis 2014 et 2015, années au cours desquelles sont arrivés 260 000 demandeurs d’asile.
    Certaines professions sont particulièrement concernées : 53 % des aides-soignants non diplômés, 39 % des agents de restauration et 37 % des auxiliaires de puériculture dans les crèches et maternelles du pays sont nés à l’étranger, comme 37 % des médecins spécialistes et 46 % des dentistes. Chez Ambea, l’un des plus gros opérateurs de maisons de retraite dans les pays nordiques et le propriétaire de Nattsländan à Malmö, Nina Thoren Forsanker, responsable de la stratégie en matière de compétence et de diversité, explique : « Dès 2015, nous avons lancé une coopération avec les services de l’immigration. Nous avons embauché des demandeurs d’asile avant même qu’ils obtiennent leur statut de réfugié. Beaucoup avaient déjà suivi une formation dans la santé. C’était du gagnant-gagnant. »
    Au sein de l’Association des collectivités territoriales suédoises, Bodil Umegard déplore le manque de nuance dans le débat public. « Il faut, bien sûr, s’attaquer aux problèmes qui existent, mais il est important aussi de souligner que de nombreux immigrés s’intègrent bien, suivent des études et trouvent un emploi, et qu’ils jouent un rôle essentiel pour répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée des communes et des régions. » Elle rappelle que « c’est uniquement grâce aux personnes nées à l’étranger que la population active va augmenter les dix prochaines années ». Car, comme de nombreux pays européens, la Suède vieillit, et sa natalité a plongé en 2025 à son niveau le plus bas depuis les premières statistiques en 1751, avec 1,42 enfant par femme.
    C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le mécontentement des communes qui, à l’automne 2025, ont été autour de 200 (sur 290) à refuser de collaborer avec les autorités pour accélérer les départs volontaires d’immigrés. A l’origine du mouvement, le maire de Jokkmokk, 4 700 âmes (dont 13 % ont vu le jour à l’étranger), a expliqué que sa commune, située sur le cercle polaire, avait besoin de chacun de ses habitants. Pour justifier les restrictions, la droite et l’extrême droite mettent en avant les chiffres du chômage : 16,4 % des immigrés sont sans emploi, contre 6,2 % des personnes nées en Suède. Le 1er janvier, la prime au retour est passée de 10 000 à 350 000 couronnes (de 900 à 31 500 euros). Selon les services de l’immigration, seulement 725 personnes en ont fait la demande.
    Dessin d’un résident de la maison de retraite de Nattsländan, à Malmö (Suède), le 4 septembre 2026.
    Professeur associé à l’université Johns Hopkins de Bologne, Peo Hansen, spécialiste des migrations, constate « un décalage croissant entre le débat national, monopolisé par la question du coût de l’immigration et de l’échec de l’intégration, et la réalité locale des communes et des régions, responsables de la gestion de pans entiers de l’Etat-providence ». Il cite une étude de l’université de Linköping, dans laquelle 82 % des municipalités estiment que l’accueil des réfugiés contribue positivement à leur développement.
    A plus de 900 kilomètres au nord de Stockholm, Boden, 29 000 habitants, en fait partie, même si sa maire sociale-démocrate, Béatrice Öman, dit « avoir du respect pour les différences » entre le nord du pays, qui a du mal à recruter, et les communes du sud, qui font face à un chômage élevé et aux problématiques liées à l’exclusion. Boden, au contraire, a besoin de main-d’œuvre. La compagnie Stegra est en train d’y construire la première usine européenne d’acier décarbonée, tandis que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) va y placer un groupement tactique multinational. Le secteur du bâtiment est sous pression, comme les services publics.
    Si elle défend la ligne de son parti, qui s’est engagé à mener une politique migratoire « stricte », l’édile peste contre des réformes qui ont conduit à l’expulsion de 20 % du personnel d’une des maison de retraite de la commune, soit une vingtaine d’employés qui ont perdu leur titre de séjour. Mme Öman critique aussi la décision du gouvernement d’augmenter le salaire minimum requis pour l’obtention d’un permis de travail, fixé à 33 390 couronnes par mois depuis le 1er janvier. « C’est une remise en cause de notre modèle fondé sur les négociations collectives entre les syndicats et le patronat, qui permet de prendre en compte les réalités locales », dit-elle. Le 1er juillet, une nouvelle loi est entrée en vigueur, qui relève le niveau de suédois exigé pour le personnel des maisons de retraite. Interrogée sur son impact, la directrice de Nattsländan à Malmö, Mme Gyllensjö, remarque que son établissement n’a pas attendu la réforme pour agir, loin des polémiques

    #Covid-19#migrant#migration#suede#immigration#politiquemigratoire#sante#care#asile#vieillissement

  • Crise de Ceuta : la justice espagnole ouvre une enquête sur l’afflux massif de migrants fin juillet
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/07/crise-de-ceuta-la-justice-espagnole-ouvre-une-enquete-sur-l-afflux-massif-de

    Crise de Ceuta : la justice espagnole ouvre une enquête sur l’afflux massif de migrants fin juillet
    « Il a été mis en évidence une indéniable gestion favorisant le processus » d’entrée de plus de 70 000 migrants à Ceuta « à partir du territoire du royaume du Maroc », affirme la juge Maria Tardon.
    Le Monde avec AFP
    La justice espagnole a ouvert lundi 7 septembre une enquête sur l’entrée de dizaines de milliers de migrants fin juillet dans l’enclave espagnole nord-africaine de Ceuta, évoquant notamment des indices suggérant « une indéniable gestion favorisant » ce processus à partir du Maroc.Les faits pourraient être constitutifs de plusieurs infractions, dont des délits « portant atteinte à la paix ou à l’indépendance de l’Etat » espagnol, estime la juge Maria Tardon, selon un communiqué de l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale du pays, située à Madrid et compétente pour des actes survenus à l’étranger.
    « L’utilisation des flux migratoires constitue l’une des méthodes employées dans les opérations de “guerre hybride” », rappelle la magistrate, qui pointe dans son rapport « des vagues de différentes intensités et profils, qui ont provoqué l’effondrement des capacités de réponse du système espagnol de contrôle frontalier et une violation massive de la souveraineté territoriale de l’Espagne ».
    Mme Tardon s’appuie notamment sur un rapport de la police espagnole, divulgué par la presse la semaine dernière et consulté par l’Agence France-Presse, qui conclut que l’entrée de plus de 70 000 personnes sur ce petit territoire espagnol ne résultait pas d’« actions de nature accidentelle, occasionnelle ou spontanée », précise le communiqué.« Il a été mis en évidence (…) une indéniable gestion favorisant le processus » d’entrée de ces migrants à Ceuta « à partir du territoire du royaume du Maroc », affirme la juge en citant ce rapport. Selon la décision judiciaire, « différents membres en uniforme des forces de sécurité marocaines » auraient non seulement adopté une attitude de « permissivité », sans chercher à « disperser ou éloigner » les personnes de la zone frontalière, mais auraient également exercé un « accompagnement actif », en fournissant des indications sur la manière de franchir la frontière vers Ceuta.
    Malgré ce rapport, le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez a plusieurs fois répété qu’à ce stade il n’existait pas de « preuves solides » démontrant que le Maroc avait encouragé l’entrée massive de migrants à Ceuta, territoire dont le royaume chérifien revendique la souveraineté. Les autorités marocaines n’ont officiellement pas réagi à ce rapport policier, mais la presse du pays l’a qualifié de « bâclé », « dénué de preuves » et « subjectif ».
    Outre les atteintes potentielles à la paix de l’Etat espagnol, la magistrate estime que des infractions aux droits des ressortissants étrangers pourraient également avoir été commises, constituant des « homicides involontaires ». Au moins 83 personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta à la nage. Dans les heures ayant suivi cette arrivée massive, la majorité des migrants sont retournés au Maroc, mais plusieurs milliers sont restés sur place. La situation dans l’enclave reste difficile et plusieurs manifestations d’habitants réclamant leur expulsion ont déjà eu lieu.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#ceuta#maroc#crisemigratoire#droit#sante#crisemigratoire

  • Bande de #Gaza : Francesca Albanese, rapporteuse de l’ONU, craint la destruction de preuves au cours du déblaiement de gravats effectué par Israël
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/07/bande-de-gaza-une-rapporteuse-de-l-onu-alerte-concernant-la-destruction-de-p

    L’experte onusienne rappelle qu’en janvier 2024 la Cour internationale de justice (CIJ) avait ordonné à Israël de prendre des mesures pour empêcher la destruction et assurer la conservation des éléments de preuve relatifs aux allégations de violations de la convention sur le génocide. Or, la rapporteuse a affirmé avoir reçu en août des « informations crédibles » provenant de plusieurs sources faisant état d’une opération impliquant « le retrait, le concassage et le transport délibérés et à grande échelle de gravats ».

    « Dans une bande de Gaza dévastée, les gravats (…) font partie d’une scène de crime, d’un cimetière et constituent la trace matérielle de ce qu’il s’est passé pendant une campagne de bombardements brutale et insensée qui a duré deux ans », a insisté Mme Albanese, qui fait l’objet de sanctions américaines en lien avec ses critiques sur le traitement réservé aux Palestiniens par Israël.

  • Une embarcation naviguant vers le Royaume-Unis avec 140 migrants à bord secourue au large de la baie de Seine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/06/une-embarcation-naviguant-vers-le-royaume-unis-avec-140-migrants-a-bord-seco

    Une embarcation naviguant vers le Royaume-Unis avec 140 migrants à bord secourue au large de la baie de Seine
    L’embarcation a été prise en charge dans la nuit de samedi à dimanche par plusieurs navires et deux hélicoptères, annonce la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, qui juge le lieu de départ « inhabituel pour la zone ».
    Le Monde avec AFP
    Une opération d’envergure a été menée, dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 septembre, dans l’ouest de la baie de Seine pour venir en aide à 140 personnes en situation irrégulière en route pour le Royaume-Uni, a annoncé dimanche la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.Dans la nuit, « une embarcation comportant à son bord environ 140 migrants est signalée au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Jobourg, à l’ouest de la baie de Seine », annonce la préfecture maritime dans un communiqué, relevant qu’un tel départ est « inhabituel pour la zone ».Pour leur venir en aide, plusieurs embarcations et deux hélicoptères ont été déployés, détaille la préfecture maritime. « L’embarcation de migrants, à l’heure actuelle, poursuit sa route vers le Royaume-Uni », précise-t-elle.
    « Déterminés à rejoindre le Royaume-Uni, les migrants qui effectuent les traversées à bord d’embarcations précaires refusent l’assistance proposée par les moyens français et ne l’acceptent que [s’ils sont] confrontés à des situations d’extrême urgence », déclare la préfecture maritime. « Compte tenu de la fragilité structurelle des embarcations systématiquement surchargées, le choix est fait de ne pas contraindre les migrants à embarquer sur les moyens de sauvetages de l’Etat, pour éviter de mettre en péril leur vie en cas de naufrage », poursuit la même source. La préfecture maritime notait en août une augmentation du nombre de passagers par canot, avec en moyenne 67 personnes par embarcation, et avait recensé, depuis le début de l’année, « 15 embarcations » avec plus de 100 personnes et une avec plus de 200

    #Covid-19#migrant#migration#france#royaumeuni#routemigratoire#migrationirreguliere#baiedeseine#sante

  • Des frappes israéliennes au Liban font 11 morts, dont deux nourrissons, malgré le cessez-le-feu
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/07/des-frappes-israeliennes-au-liban-font-11-morts-dont-deux-nourrissons-malgre

    Au lendemain de raids ayant fait sept morts malgré le cessez-le-feu en cours, des frappes israéliennes nocturnes ont tué 11 personnes dans un village du sud du Liban, dont deux nourrissons, a rapporté lundi 7 septembre l’Agence nationale de l’information (NNA, officielle).

    Neuf personnes ont été tuées dans une frappe qui a détruit un immeuble résidentiel à Kfar Remmane, tandis que deux secouristes ont péri lorsque leur voiture a été visée dans la même localité, selon la NNA.

    […]

    Les habitants de ce village jouxtant la grande ville de Nabatiyé étaient revenus chez eux à la faveur de la trêve en juin, après avoir été déplacés par la guerre entre Israël et le Hezbollah.

    Après la frappe, les habitants du quartier ont de nouveau fui, tandis que plusieurs immeubles voisins ont été endommagés, a constaté l’AFP. La frappe n’avait été précédée d’aucun avertissement de l’armée israélienne, contrairement à celle menée dans le village voisin de Deir Ez Zahrani.

  • Singapour, un rêve qui ne tient pas ses promesses pour les travailleurs migrants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/singapour-un-reve-qui-ne-tient-pas-ses-promesses-pour-les-travailleurs-migra

    Singapour, un rêve qui ne tient pas ses promesses pour les travailleurs migrants
    Majoritairement originaires d’Inde ou du Bangladesh, ils s’endettent lourdement pour venir dans l’espoir de faire vivre leur famille, avant de déchanter face aux salaires et aux conditions de travail très éloignés de ce qui leur avait été promis.
    Par Brice Pedroletti (Singapour, envoyé spécial)
    Publié hier à 04h00, modifié hier à 14h17

    Raman, Arif et Kabir (les prénoms ont été modifiés) ont tous les trois 25 ans et sont originaires du Bangladesh. Ils donnent rendez-vous au centre de loisirs de Tuas Sud, un espace où les travailleurs migrants comme eux peuvent se détendre après le travail. Il y a des étals de nourriture, des tables pour pique-niquer, un terrain pour jouer au foot et au basket. Tuas est une immense zone industrielle au sud-ouest de Singapour gagnée au fil des ans sur la mer. C’est là que se construit un nouveau port en eaux profondes. Là aussi que se succèdent des dizaines d’usines, de chantiers navals, d’entrepôts.
    A la nuit tombée, ce gigantesque mécano industriel s’immobilise, la circulation est quasiment nulle, et la seule activité à la ronde provient de ces travailleurs migrants venus d’Asie du Sud, en majorité des Indiens tamouls et des Bangladais qui vaquent entre leur dortoir, où logent 9 000 personnes, et la zone de loisirs.
    Chaque matin, des dizaines de camionnettes les embarquent vers les chantiers de la cité-Etat de 6 millions d’habitants, l’un des pays au produit intérieur brut par habitant le plus élevé au monde – plus de 107 000 dollars, selon le Fonds monétaire international. Dans leur dortoir, les trois compères partagent une chambrée de douze, sans climatisation. Peu importe : la chaleur, ils y sont habitués. L’ennui, c’est que rien ne s’est passé comme prévu. Ils ont même démissionné de leur emploi et saisi la justice. Pour réaliser leur rêve de venir, chacun avait versé 7 000 dollars de Singapour (4 740 euros) à un intermédiaire au Bangladesh pour un contrat de treize mois. Mais une fois sur place, leur employeur, Wee Seng Marine, leur a imposé de tout autres conditions que celles promises. « Le patron de l’entreprise a dit : “Si vous ne signez pas, vous repartez.” Vous croyez qu’on a eu le choix ? », demande Raman.
    Le salaire de base était de 450 dollars par mois – une pitance –, dont l’employeur déduisait 150 dollars pour le dortoir, contre 50 prévus initialement. Et ce n’est pas tout : « Nous n’avions ni décompte d’heures ni fiche de paie. A Singapour, les heures supplémentaires doivent être majorées de 50 %, et payées le double le dimanche. En réalité, tout était comptabilisé au tarif normal. Comment vouliez-vous qu’on aide nos familles ? », s’indigne Raman. Les conditions de travail étaient à l’avenant. Le soir, le trajet retour prenait deux heures car la camionnette multipliait les arrêts.
    Les trois amis, venus des campagnes proches de Dacca, la capitale du Bangladesh, pour faire vivre leurs proches, ont donc fini par décider de ne pas se laisser faire. Fin août, ils ont pu exposer leurs griefs, pour la deuxième fois, devant l’équivalent local des prud’hommes, sans avocat. La procédure étant en cours, citer leur nom réel risque de les placer sur liste noire, prévient l’Humanitarian Organization for Migration Economics (HOME), l’ONG locale qui les soutient et prend en charge une partie de leurs frais de subsistance.
    L’exercice est délicat. « Les travailleurs dont la plainte est jugée fondée peuvent chercher un autre employeur, mais les nouveaux frais de recrutement risquent d’aggraver leur endettement. De plus, les chefs d’entreprise peuvent laisser un avis sur le système officiel des permis de travail, une forme de représailles qui décourage d’autres recrutements », reconnaît Stephanie Chok, la directrice de HOME. Raman, Arif et Kabir, de leur côté, restent persuadés qu’il y a de très bonnes entreprises et un bon droit du travail à Singapour : « On est juste tombés sur un mauvais patron. »
    La cité-Etat entretient une relation ambivalente avec cette main-d’œuvre contractuelle qui alimente son insolente croissance économique (5 % attendus en 2026). Au total, 1,2 million de travailleurs migrants sont sous contrat temporaire : 500 000 dans le bâtiment, la construction navale et les industries de transformation, et 700 000 dans les services et l’aide à domicile. Un sommet historique qui équivaut à la moitié de la population active locale. Le secteur des chantiers navals est sans doute le plus rude. Il est dominé par le géant Seatrium, équipementier pour plateformes pétrolières et éoliennes offshore, qui s’appuie sur une myriade de sous-traitants peu regardants – à l’image de Wee Seng Marine. Contactée par Le Monde, cette entreprise n’a pas répondu.
    Si Singapour est connu pour son hyperréglementation, celle-ci masque un Etat-providence à deux vitesses. Alors que les pays émergents négocient souvent des accords intergouvernementaux pour encadrer l’expatriation de leurs nationaux, la cité-Etat s’y refuse. « L’égalité salariale n’existe pas pour les immigrés. Ils n’ont aucun pouvoir de négociation et il n’y a pas de salaire minimal ici, résume Alex Au, vice-président de Transient Workers Count Too (TWC2), une autre ONG de défense des travailleurs migrants. C’est du capitalisme pur et dur, plus ultralibéral que les Etats-Unis ou la Chine. »« Singapour dépend des travailleurs migrants. Pourquoi acceptons-nous des conditions que nous ne tolérerions jamais pour nous-mêmes ? », s’interrogeait le 19 mai Tan Dawn Wei, chroniqueuse au quotidien The Straits Times, dans un rare cri d’indignation. Elle questionne la finalité des taxes colossales prélevées sur les employeurs qui emploient des migrants, estimées à 7 milliards de dollars en 2025. Celles-ci tirent les salaires vers le bas, mais l’Etat en redistribue le produit sous forme de prestations aux seuls citoyens singapouriens. TWC2 estime que cette manne devrait servir à améliorer le sort des travailleurs migrants, quand HOME en demande l’abolition.
    Régulièrement, la tension affleure. En 2013, la mort d’un migrant indien renversé par un bus alors qu’il était alcoolisé a provoqué des émeutes dans le quartier de Little India. Le gouvernement a réagi en y interdisant la vente d’alcool le week-end, et en créant des centres de loisirs excentrés comme celui de Tuas Sud. Durant la période du Covid-19, les foyers épidémiques dans les dortoirs bondés ont forcé la cité-Etat à promettre de nouvelles normes d’ici à 2030, et à débloquer 100 millions de dollars pour leur rénovation.
    Le dernier signal d’alarme date de juin dernier : plus de 400 ouvriers indiens et bangladais ont occupé le ministère de la main-d’œuvre pour réclamer deux mois de salaires impayés. Grâce aux cautions bancaires exigées de la part des employeurs, les autorités ont pu rembourser les arriérés et étouffer l’affaire. Mais le problème de fond demeure : pris au piège de leurs dettes, les migrants acceptent l’inacceptable.

    #Covid-19#migration#migrant#singapour#travailleurmigrant#sante#droit#economie

  • « Nous sommes sur une pente glissante » : les discours xénophobes gagnent du terrain au Sénégal
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/nous-sommes-sur-une-pente-glissante-les-discours-xenophobes-gagnent-du-terra

    « Nous sommes sur une pente glissante » : les discours xénophobes gagnent du terrain au Sénégal
    Des attaques et intimidations visant les commerçants guinéens se multiplient depuis le mois de juillet au Sénégal, encouragées par le député nationaliste Tahirou Sarr et un influenceur affilié à son parti. Une campagne, qui, bien que marginale, vise également les clandestins de la sous-région.
    Par Pauline Le Troquier (Dakar, correspondance)

    Au pied des marches ensablées de sa boutique de Pikine, en banlieue de Dakar, Saikou Amadou Bah ramasse une barre chocolatée entamée. « Un client en colère est revenu la jeter ici, raconte-t-il. Il m’accuse de lui avoir vendu un produit périmé. C’est faux, regardez la date par vous-même. » Suspicion permanente sur leurs marchandises, appels aux saccages de leurs boutiques… Ces dernières semaines, les commerçants guinéens comme Saikou Amadou Bah, nombreux à tenir des épiceries de proximité au Sénégal, sentent l’hostilité grandir.
    C’est une vidéo publiée par l’influenceur sénégalais « Keylor », le 12 août, qui a réveillé les tensions. Suivi par plus de 1 million d’abonnés sur TikTok, l’homme est un proche collaborateur du député Tahirou Sarr et de son parti, Les Nationalistes, dont il assure la communication en ligne. Après avoir filmé des commerçants et leurs marchandises à leur insu, « Keylor » a affirmé avoir mis au jour un système de boycott des produits sénégalais au profit de sucre importé et de bouteilles d’eau fabriquées dans des usines clandestines par des réseaux de ressortissants guinéens. Une séquence devenue virale qui a entraîné une vague de réactions indignées accusant les commerçants guinéens de nuire au portefeuille et à la santé des Sénégalais.
    Les boutiquiers interrogés par Le Monde expliquent le manque de certains produits à la vente par des ruptures d’approvisionnement liées à la pression exercée sur les stocks pendant les fêtes religieuses du mois d’août. Elhadji Boubacar Ba, président de la Fédération nationale des boutiques pour la modernisation au Sénégal, a décidé de riposter en portant plainte, le 28 août, contre « Keylor » pour « propagation de fausses nouvelles » et « incitation à la haine ». Une démarche qui lui a valu de devenir la cible de menaces de mort. « Les nationalistes ne supportent pas de voir un Sénégalais défendre des étrangers. Ils m’inventent même des origines guinéennes que je n’ai pas », déplore le responsable.
    Les commerçants guinéens ne sont pas les seuls visés. Depuis le mois de juillet, à l’Assemblée nationale ou lors de descentes filmées dans les rues de Dakar, le député nationaliste Tahirou Sarr intensifie sa campagne contre la présence de clandestins nigériens, maliens ou encore sierra-léonais. L’élu les tient pour responsables de l’occupation anarchique de la voie publique, de la pression mise sur les maternités par des femmes venues, selon lui, profiter du système de santé sénégalais pour accoucher ou encore du « remplacement » des travailleurs sénégalais.« Nous ne sommes pas contre la présence des étrangers. Nous sommes contre l’envahissement des ressortissants de la sous-région permis par l’Etat », explique Tahirou Sarr au Monde. Depuis son entrée à l’Assemblée nationale – une arrivée qui avait choqué la classe politique en novembre 2024 –, le député ne cesse d’interpeller le gouvernement sur l’urgence de mieux contrôler les frontières et d’identifier les étrangers sur le sol sénégalais.
    Une ligne qui reste marginale dans le paysage politique. Sollicitée par Le Monde, une source gouvernementale attribue ses discours nationalistes à une poignée d’« énergumènes » et relativise leur écho dans le pays.Le mouvement Pastef de l’ancien premier ministre Ousmane Sonko, dont les discours mêlent souverainisme et panafricanisme, rejette pour sa part toute passerelle entre le patriotisme qu’il défend et le nationalisme de Tahirou Sarr. « Nous n’avons rien à voir avec cela. Nous ne voulons pas mener de guerre contre des Africains », insiste un cadre du parti auprès du Monde.
    Les propos de Tahirou Sarr résonnent néanmoins de plus en plus auprès d’une partie de la jeunesse sénégalaise. Confrontés à un taux de chômage qui s’établissait à près de 23 % en juillet, certains présentent le nationalisme prôné par le député comme un rempart face aux difficultés économiques du moment. Les taxes instaurées sur les transactions financières par le biais des téléphones portables (0,5 % prélevé sur chaque opération) et la fin des subventions généralisées à l’énergie pèsent sur le quotidien de la population à l’heure où l’Etat tente de rembourser une dette colossale, portée à 132 % du produit intérieur brut. A cela vient de s’ajouter une hausse du prix du carburant liée l’envolée des cours mondiaux du pétrole.
    A la mi-août, aux abords de Colobane, l’un des plus grands marchés de la capitale, des ressortissants d’autres pays subsahariens installés sur les trottoirs ont été délogés par des riverains. Un épisode sans précédent au Sénégal. A la Médina, dans un autre quartier de Dakar, les images d’une opération d’évacuation de mendiants étrangers de la voie publique menée par la police, le 18 août, ont également provoqué une vague de commentaires hostiles aux étrangers.
    Face à la résurgence des discours xénophobes observée ces dernières semaines, des militants s’inquiètent. « Nous sommes sur une pente glissante », met en garde Boubacar Seye. Le président de l’ONG Horizon sans frontières exige des réponses fermes de l’Etat, à commencer par une dissolution du parti Les Nationalistes, qui profite selon lui des difficultés économiques. « Le cas sud-africain [les violences xénophobes et les manifestations anti-immigrés qui ont touché le pays au printemps] nous rappelle que là-bas, l’Etat n’a rien fait. Aujourd’hui, le pays est dépassé par la situation, s’alarme Boubacar Seye. Ça, on ne peut pas l’accepter au Sénégal ! »

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#guinee#immigration#xenophobie#droit#sante#etranger#niger#mali#sierraleone

  • Le RN et parti britannique Reform UK annoncent un pacte contre l’immigration clandestine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/le-rassemblement-national-s-accorde-avec-reform-uk-sur-un-plan-contre-l-immi

    Le RN et parti britannique Reform UK annoncent un pacte contre l’immigration clandestine
    Selon le protocole d’accord signé à Birmingham, les demandeurs d’asile arrivant au Royaume-Uni ‌en ayant traversé la Manche seraient placés en ‌détention puis renvoyés en France, dont les autorités se chargeraient de les reconduire dans leur pays ‌d’origine.
    Le Monde avec Reuters
    Les dirigeants du parti populiste britannique Reform UK et ‌du Rassemblement national (RN) ont annoncé, vendredi 4 septembre, la conclusion d’un pacte qui permettrait, selon eux, au Royaume-Uni de renvoyer en France les demandeurs d’asile arrivant à bord de petites embarcations, si leurs partis arrivaient au pouvoir.
    « Je vous fais cette promesse : si le peuple français [nous confie la présidence en 2027], notre gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour que la France ⁠ne soit plus ‌la porte d’entrée de l’immigration clandestine vers la Grande-Bretagne », a déclaré en anglais Jordan Bardella, lors du congrès annuel de Reform UK à Birmingham, ce qui lui a valu une ​ovation.
    « Le plus grand défi est celui que nous connaissons tous : reprendre le contrôle de l’immigration. Ces dernières années, Emmanuel Macron a échoué à protéger notre pays. Pour lui, l’immigration massive n’est pas un problème, c’est un projet », a-t-il poursuivi. Nigel Farage et le président du RN, destiné à Matignon en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle, au printemps prochain, sont ensuite apparus ensemble sur scène, où ils ont signé le protocole d’accord.
    Selon le texte, les demandeurs d’asile arrivant au Royaume-Uni ‌en provenance de France seraient placés en ‌détention puis renvoyés en France, dont les autorités se chargeraient de les reconduire dans leur pays ‌d’origine. Le pacte prévoit un mécanisme de partage des coûts liés ‌à la sécurité aux frontières.Sa signature a immédiatement suscité l’indignation des adversaires du RN de l’autre côté de la Manche. « Notre pays deviendrait le garde-barrière des Anglais ? Ne pas voter Le Pen en 2027 devient une question de dignité nationale », écrit Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, sur X.
    Edouard Philippe, président et candidat d’Horizons, a, quant à lui, dénoncé un « revirement » du RN. « Voir Jordan Bardella signer un accord qui prévoit de renvoyer en France les migrants interceptés dans la Manche, celle-là, on ne l’avait pas vu venir », a-t-il ironisé, se demandant si Marine Le Pen, « est sur la même ligne ». « Soit Jordan Bardella ne comprend pas l’anglais, soit il est d’une faiblesse indigne lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de la France », estime pour sa part Gabriel Attal, chef de file de Renaissance.
    Reform UK, qui a dominé les sondages pendant près de seize mois consécutifs avant l’été, est désormais au coude-à-coude avec le Parti travailliste au pouvoir. Les prochaines élections législatives britanniques doivent se tenir au plus tard en 2029.
    Le parti de M. Farage est dans la tourmente après la diffusion, jeudi, d’un reportage montrant l’un de ses proches collaborateurs proposer de contourner la loi pour obtenir un don de l’étranger. « Cela ressemble quand même à un écran de fumée, comme il en existe d’ailleurs dans toutes les démocraties à l’égard des partis patriotes », a estimé M. Bardella, lors d’une conférence de presse conjointe. « Je me méfie de ce qui est raconté dans la presse (…). Ce n’est pas susceptible de remettre en cause la coopération que nous sommes en train de construire avec Nigel. »
    Le mois dernier, le mouvement a annoncé que, s’il remportait les élections, il mettrait fin aux traversées de migrants à bord de petites embarcations dans le cadre de ce qu’il a présenté comme la ​plus importante opération militaire menée dans la Manche depuis la seconde guerre mondiale. Le parti a notamment évoqué des projets visant à renvoyer les demandeurs d’asile en France, même sans l’autorisation de Paris.
    Plus de 16 000 personnes ont effectué la traversée clandestinement à bord de petites embarcations depuis le début de l’année, soit une baisse de plus de 40 %, mais le nombre de demandeurs d’asile arrivant à ‌bord de ⁠chaque embarcation est en ​augmentation, les passeurs ayant modifié leurs tactiques. Le premier ministre britannique, Andy Burnham, et le président français, Emmanuel Macron, ont annoncé jeudi le ​déploiement de policiers supplémentaires sur les plages de la Manche afin de dissuader les candidats à la traversée.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#immigration#politiquemigratoire#xxtremedroite

  • Cinq pays européens s’entendent sur la mise en place de « hubs de retour » pour demandeurs d’asile déboutés
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/cinq-pays-europeens-s-entendent-sur-la-mise-en-place-de-hubs-de-retour-pour-

    Cinq pays européens s’entendent sur la mise en place de « hubs de retour » pour demandeurs d’asile déboutés
    Le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grèce espèrent parvenir, au début de l’année prochaine, à un accord de principe avec un pays tiers hors de l’Union européenne pour la création d’un « hub de retour »
    Le Monde avec AFP
    Le Danemark, l’Autriche, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grèce ont franchi, vendredi 4 septembre, une première étape vers la création de centres de retour pour les demandeurs d’asile déboutés, et se sont fixés pour objectif de conclure un accord avec un pays tiers au début de l’année prochaine.« Vers le Nouvel An, nous espérons être parvenus à un accord de principe avec un pays partenaire situé en dehors de l’Union européenne » pour l’installation d’un « hub de retour », a déclaré le ministre de l’intégration danois, Morten Bodskov, dont le pays est prêt à procéder à des renvois dès l’année prochaine. Ces hubs pourraient accueillir les demandeurs d’asile déboutés qui ne peuvent pas rentrer dans leur pays d’origine.
    Aucun pays tiers n’a été mentionné lors de la conférence de presse organisée dans la capitale danoise. Pour l’instant, l’Ouganda et surtout le Rwanda sont considérés comme des destinations possibles. Ce dernier pays a confirmé, en août, avoir entamé des « discussions préliminaires » avec plusieurs Etats européens, sans préciser lesquels. Un précédent gouvernement danois avait engagé des négociations directes avec Kigali, avant d’y renoncer pour trouver une solution européenne.
    « Lorsque nous avons lancé ce débat, il n’était pas partagé par tout le monde. On s’en est moqué, on disait que c’était totalement irréaliste, et on affirmait aussi que c’était en conflit direct avec toutes les obligations internationales qui sont les nôtres », a rappelé M. Bodskov. « Et, aujourd’hui, nous en sommes là », s’est-il félicité.
    Les cinq pays ont assuré que ce modèle contribuerait à rendre le système migratoire plus « humain ». D’après ses principes, il « sera également un outil pour briser le modèle économique de cyniques passeurs de migrants qui exploitent des personnes vulnérables risquant leur vie lors de voyages périlleux vers l’Europe ».
    Evénement
    Ces centres de retour ne seront pas des « camps », a assuré M. Bodskov. « Il s’agit d’offrir une nouvelle chance aux migrants en situation irrégulière qui ne peuvent pas retourner aujourd’hui dans leur pays d’origine et n’ont aucune légitimité juridique pour rester dans notre pays », a-t-il ajouté.A son arrivée à la réunion, le ministre grec de l’immigration et de l’asile, Thanos Plevris, a confirmé que « des discussions, qui en sont à un stade avancé, [avaient] déjà eu lieu avec différents pays hors UE ».
    Le Parlement européen a approuvé en juin un règlement sur les retours de demandeurs d’asile déboutés, incluant la possibilité pour les Etats membres de conclure des accords afin d’ouvrir des centres de rétention hors des frontières de l’Union.Ce règlement destiné à accélérer les expulsions suscite l’inquiétude de défenseurs des droits humains. Le Conseil de l’Europe, garant du respect des droits humains, a envoyé des lettres aux commissaires chargés de la politique migratoire de ces cinq Etats membres de l’Union pour leur soumettre des recommandations liées à ces centres. La législation n’a d’ailleurs pas fait l’unanimité au sein des Vingt-Sept. Emmanuel Macron l’a jugée inefficace et non conforme aux valeurs de l’Europe.
    Pour l’eurodéputée écologiste Melissa Camara, « la réunion qui s’est tenue à Copenhague marque une étape de plus dans le renoncement aux valeurs fondamentales de l’Union européenne et au bafouement de la dignité des personnes exilées ».« Les tentatives précédentes de créer des centres de renvoi sous diverses formes se sont révélées extraordinairement coûteuses, engluées dans des obstacles administratifs et juridiques, et n’ont finalement pas réussi à influer sur les décisions et les comportements des demandeurs d’asile et des migrants en situation irrégulière », rappelle pour sa part relevé l’ONG Danish Refugee Council. Le Royaume-Uni a dû renoncer à un dispositif similaire qui prévoyait d’expulser des immigrés en situation irrégulière au Rwanda, tandis que les centres gérés par l’Italie en Albanie se sont heurtés à des recours juridiques et à une mise en œuvre lente.

    #covid-19#migrant#migration#UE#hubdereour#expulsion#droit#sante#ouganda#rwanda#danemark#autriche#allemagne#paysbas# grece

  • Immigration : des navires de Frontex, l’agence européenne, seront déployés pour aider les autorités françaises à gérer « la crise migratoire » dans la Manche
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/04/des-navires-de-frontex-envoyes-en-renfort-dans-la-manche-pour-le-sauvetage-d

    Immigration : des navires de Frontex, l’agence européenne, seront déployés pour aider les autorités françaises à gérer « la crise migratoire » dans la Manche
    Les équipages de l’agence européenne ne participeront pas à des opérations d’interception en mer, a assuré la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.
    Le Monde avec Reuters
    « Au regard des défis posés par la crise migratoire qui sévit depuis 2018 en Manche et mer du Nord, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) va déployer de façon temporaire, à compter du mois de septembre, des moyens maritimes en complément des moyens [de recherche et de secours] français », annoncent les autorités chargées de la zone, dans un communiqué diffusé vendredi 4 septembre. Deux navires espagnols de l’agence y seront déployés de septembre à octobre, puis un bateau lituanien prendra le relais de novembre à janvier, précise la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord.« Au même titre que les unités des autres administrations insérées dans ce dispositif, le rôle des moyens sous mandat Frontex sera exclusivement dédié aux opérations SAR [de recherche et de sauvetage]. L’agence ne participera pas à des opérations d’interception en mer », souligne-t-elle.
    Le nombre de traversées clandestines de la Manche vers le Royaume-Uni en juin, juillet et août, mois qui connaissent généralement une augmentation de la fréquence des passages, est tombé à son niveau le plus bas depuis 2019, a annoncé lundi le gouvernement britannique, saluant le succès de son accord de coopération avec la France. Londres s’est engagé à verser jusqu’à 766 millions d’euros pour renforcer les moyens des forces de l’ordre françaises, dans le cadre de cet accord conclu en avril.Selon l’agence de presse britannique PA, 102 small boats (« petites embarcations ») ont été dénombrées. Au total, 7 371 migrants ont effectué la traversée à bord de ces embarcations au cours de cette période, selon le décompte de l’Agence France-Presse, qui s’appuie sur les chiffres officiels, mais les passages à bord de canots plus grands se multiplient. Le 4 août, les équipages de navires français et britanniques ont secouru 173 personnes dont le bateau avait pris feu.

    #Covid-19#migration#migrant#france#UE#royaumeuni#migrationirreguliere#smallboat#FRONTEX#sante#routemigratoire#merdunord#manche

  • Malte : indignation après l’acquittement du magnat maltais dans le meurtre de Daphne Caruana Galizia

    https://fr.euronews.com/my-europe/2026/09/03/malte-indignation-apres-lacquittement-du-magnat-maltais-dans-le-meurtre

    Mercredi, un tribunal maltais a acquitté le magnat Yorgen Fenech, accusé d’avoir orchestré l’assassinat à la voiture piégée de la journaliste d’investigation Daphne Caruana Galizia, provoquant l’indignation de sa famille et des défenseurs de la liberté de la presse.

    Le riche homme d’affaires était accusé d’avoir commandité l’assassinat, en 2017, de Caruana Galizia, 53 ans, un meurtre qui avait déclenché des manifestations inédites et provoqué la chute d’un gouvernement.

    La famille de Daphne Caruana Galizia a déclaré dans un communiqué que l’acquittement de Fenech « lui refuse la justice qu’elle mérite ».

    Son fils Matthew Caruana Galizia a estimé que les jurés avaient pris « une décision terrible… dont notre pays ne se remettra peut-être jamais ».

    Et aussi  :
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/02/a-malte-le-magnat-yorgen-fenech-accuse-d-avoir-orchestre-le-meurtre-de-la-jo

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/03/a-malte-l-acquittement-de-l-oligarque-yorgen-fenech-laisse-impunis-les-comma (https://archive.ph/Fl2SS)

    Si des exécutants sont interpellés dès 2017, l’enquête prend un cours nouveau, deux ans plus tard, avec l’arrestation de Melvin Theuma, le factotum de Yorgen Kenech, qui livre bientôt des informations compromettantes sur son patron, en échange d’une grâce présidentielle. Il affirme ainsi avoir servi d’intermédiaire entre l’homme d’affaires et les tueurs recrutés pour assassiner Daphne Curuana Galizia. Après la fuite des « Panama Papers », le travail de cette dernière serait en effet devenu trop gênant pour les intérêts du magnat maltais, qui aurait, selon Melvin Theuma, décidé de l’éliminer dès le printemps.

  • Ceuta : un rapport de la police espagnole sème le doute sur le rôle des forces de l’ordre marocaines
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/02/ceuta-un-rapport-de-la-police-espagnole-seme-le-doute-sur-le-role-des-forces

    Ceuta : un rapport de la police espagnole sème le doute sur le rôle des forces de l’ordre marocaines
    Selon les enquêteurs du Centre national de l’immigration et des frontières, la réponse policière au Maroc a été « d’une totale permissivité, sans qu’aucune tentative sérieuse pour tenter de réduire, disperser ou éloigner la masse de personnes du périmètre frontalier ».
    Le Monde avec AFP
    Un rapport de la police espagnole évoquant un « déploiement sensiblement plus réduit que d’ordinaire » et la « permissivité » des policiers marocains, sème le doute sur le rôle de Rabat dans la crise migratoire de Ceuta, à la fin du mois de juillet.Ce rapport consulté, mercredi 2 septembre, par l’Agence France-Presse (AFP) pourrait mettre dans l’embarras l’exécutif espagnol, qui a toujours exonéré le Maroc de toute responsabilité dans l’afflux soudain de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le petit territoire espagnol d’Afrique du Nord les 30 et 31 juillet, une position critiquée par de nombreux membres de l’opposition.
    Tout au long de la journée, après la divulgation d’éléments de ce rapport par le média en ligne El Español, le ministère de l’intérieur a, du reste, plusieurs fois communiqué des réponses de hauts responsables policiers assurant qu’« aucun rapport n’avait été émis attribuant la responsabilité de l’assaut à un gouvernement, un service ou une personne, étant donné qu’à ce jour, l’auteur intellectuel dudit assaut demeure inconnu ».
    « Au-delà de la tenue des actes officiels de la Fête du Trône à Rincon/M’Diq [organisée le 30 juillet], il est certain que les déclarations d’un nombre important de migrants entrés à Ceuta le 30 juillet concordent pour affirmer que le déploiement policier autour de la frontière entre le Maroc et Ceuta (…) était sensiblement plus réduit que d’ordinaire », écrivent dans ce rapport les enquêteurs du Centre national de l’immigration et des frontières (Cenif).
    « Les 30 et 31 juillet, la réponse policière au Maroc, face à la mobilisation et à l’entrée massive de migrants à Ceuta, a été, au minimum, d’une totale permissivité, sans qu’aucune tentative sérieuse ne soit enregistrée pour tenter de réduire, disperser ou éloigner la masse de personnes du périmètre frontalier le 30 juillet », poursuivent-ils.
    « La concentration géographiquement proche de moyens de sécurité publique due à la célébration de la Fête du Trône aurait dû faciliter un contrôle beaucoup plus ferme, au moins le 31 juillet ; on observe au contraire une réaction progressive plus lente que ce qu’une situation de ce type exigeait », poursuivent les policiers.« En outre, les déclarations des migrants interrogés et les séquences vidéo elles-mêmes, diffusées dans les médias et sur les réseaux sociaux, montrent, selon les cas, des attitudes compatibles avec un comportement de facilitation de l’immigration irrégulière, jusqu’à des scènes qui laissent penser à une surveillance et un contrôle du processus d’entrée/sortie, etc. », soulignent-ils.« Dans les entretiens réalisés, les migrants racontent de façon pratiquement unanime que les forces de police, non seulement restaient passives face aux tentatives d’entrée, mais leur indiquaient en plus de passer par la mer dans la zone de la jetée d’El Tarajal, et non par d’autres accès. »
    Ces éléments semblent au minimum compliquer la situation de l’exécutif espagnol de Pedro Sanchez, qui a encore exonéré le Maroc de toute responsabilité, lundi, en assurant qu’« aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne faisait apparaître (…) quelque doute que ce soit quant à la participation, d’une manière ou d’une autre, des autorités marocaines ».
    Mercredi matin, le ministre de l’intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, a demandé au directeur général de la police de l’informer du contenu de ce rapport évoqué par El Español, dans lequel le Cenif « attribuerait aux forces et corps de sécurité du Maroc l’assaut massif contre la frontière de Ceuta les 30 et 31 juillet derniers », selon son ministère.Dans l’après-midi, le directeur de la police espagnole avait démenti une première fois l’existence d’un rapport incriminant les forces de l’ordre marocaines, des dénégations répétées dans la soirée dans des communications du ministère de l’intérieur. Pour certains analystes, la crise aurait pu être un message adressé à l’Espagne par le royaume marocain au sujet du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, contrôlée en majeure partie par le Maroc mais revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger, après une visite de M. Sanchez en Algérie en juillet

    #Covid-19#migration#migrant#maroc#espagne#ceuta#crisemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Ceuta : un rapport de la police espagnole contredit la version du gouvernement sur le rôle du Maroc
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/03/ceuta-un-rapport-de-la-police-espagnole-contredit-la-version-du-gouvernement

    Ceuta : un rapport de la police espagnole contredit la version du gouvernement sur le rôle du Maroc
    Un document transmis à la justice décrit la « totale permissivité » des forces de sécurité marocaines lors de l’arrivée massive de migrants, les 30 et 31 juillet, et affirme que certains agents ont même guidé les passages vers l’enclave espagnole.
    Par Isabelle Piquer (Madrid, correspondante)
    Un rapport de la police espagnole est venu fragiliser la version défendue depuis le début de la crise de Ceuta par le gouvernement de Pedro Sanchez, selon laquelle aucun élément ne permet de mettre en cause le Maroc dans l’arrivée massive de plusieurs dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole, les 30 et 31 juillet.
    Le document, publié par la presse espagnole et que Le Monde a pu consulter, a été élaboré par le Centre national de l’immigration et des frontières (Cenif), l’unité de renseignement du commissariat général aux étrangers et aux frontières de la police nationale. Il a été transmis à l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale du pays, qui examine l’éventuelle ouverture d’une enquête sur les circonstances de cet afflux.
    Ses conclusions tranchent avec les déclarations publiques du chef du gouvernement, qui a assuré qu’il n’existait aucun indice permettant de soupçonner Rabat d’avoir organisé le mouvement. Lundi 31 août, M. Sanchez avait, au contraire, salué la « coopération instantanée, immédiate » du pays voisin et souligné l’étroite collaboration entre les deux Etats pour organiser les retours. Il avait, en revanche, mis en cause « la diffusion de rumeurs et de désinformation, de la part de réseaux sociaux liés aussi bien à la Russie qu’à Israël, et à une internationale d’ultradroite ».
    Le rapport de la police nationale, qui n’aurait pas été transmis au ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, souligne une responsabilité marocaine, sans en préciser le niveau. Selon ses auteurs, pendant les deux journées qui ont bouleversé la petite enclave espagnole d’Afrique du Nord, l’attitude des forces de l’ordre marocaines a été « pour le moins d’une totale permissivité. Aucune tentative sérieuse visant à réduire, disperser ou éloigner la masse de personnes du périmètre frontalier » n’aurait été constatée les 30 et 31 juillet. Plus encore, des membres des forces de sécurité marocaines auraient, dans certains cas, activement facilité les passages. Une grande partie des entrées s’est effectuée en contournant la digue frontalière, depuis la plage de Castillejos, au Maroc, jusqu’à celle d’El Tarajal, à Ceuta, soit par la mer, soit en passant sur les rochers. Des migrants auraient ainsi reçu « des indications de la part des forces de sécurité marocaines qui, dans certains cas, participent en guidant la traversée dans l’eau et les dirigent vers la plage ».
    Pour étayer son analyse, la police espagnole dit avoir étudié des vidéos disponibles en sources ouvertes ainsi que des images fournies par plusieurs personnes interrogées. Le document comporte notamment une section intitulée « Recueil photographique d’agents marocains en uniforme ». Sur le principal itinéraire menant à la digue d’El Tarajal, les enquêteurs affirment avoir identifié des membres en uniforme des forces de sécurité marocaines aidant les migrants à franchir certains obstacles et organisant leur progression vers des points de passage déterminés. Les images montreraient, selon le rapport, des agents « qui donnent des indications aux migrants pour accéder à [l’enclave espagnole] et qui gèrent le flux de personnes vers certaines zones prédéterminées ».
    Les policiers espagnols s’intéressent également à une deuxième catégorie de personnes, non identifiées et sans uniforme, présentes au milieu des migrants ou à proximité des dispositifs de sécurité marocains. Le document les décrit comme des hommes âgés d’environ 30 à 50 ans, de « constitution robuste ou athlétique », « aux cheveux courts et soignés ». Leur tenue les distinguerait également de la majorité des migrants : tee-shirts ou polos de couleurs neutres, pantalons longs et casquettes, « certaines avec des logos de la police ». « Leur comportement témoigne d’une attention constante à ce qui les entoure, d’une certaine assurance et d’une autorité qui les distingue nettement du reste du groupe », relève le document.Ces hommes auraient joué le rôle de « gestionnaires du processus », surveillant les mouvements de foule, mais aussi les encourageant et les dirigeant vers la digue d’El Tarajal. Certaines images montreraient même plusieurs d’entre eux « donnant des instructions aux forces de sécurité marocaines ».
    Sans identifier précisément les responsables d’une éventuelle opération, les auteurs estiment que l’ampleur de la mobilisation et les différents acteurs observés sur le terrain sont incompatibles avec un mouvement entièrement spontané. Une telle opération aurait nécessité « une forte capacité d’influence sur les réseaux sociaux », mais aussi des relais auprès de personnes liées aux forces de sécurité marocaines.
    Derrière cette « opération d’intrusion violente à la frontière » de Ceuta se trouverait, selon la police, « non pas une organisation criminelle et mafieuse classique, hypothèse qui est totalement écartée, mais une macro-organisation parfaitement hiérarchisée, dirigée et dotée des capacités nécessaires pour mener une telle opération », dont les caractéristiques seraient « parfaitement compatibles avec une structure stable et permanente ».
    Le document ne conclut cependant pas que le gouvernement marocain aurait lui-même ordonné ou organisé l’arrivée des migrants. Ses constatations contrastent néanmoins fortement avec la position défendue jusqu’ici par l’exécutif espagnol, selon laquelle aucun élément ne permet de soupçonner une implication des autorités du Maroc. Cette contradiction pourrait placer l’exécutif dans une position délicate. Depuis le début de la crise, l’opposition, notamment le Parti populaire (PP, droite), conteste son refus de mettre en cause Rabat dans un mouvement d’une telle ampleur. Mercredi soir, plusieurs dizaines de milliers d’Espagnols, à l’appel notamment du PP et du parti d’extrême droite Vox, ont manifesté leur soutien à Ceuta dans plusieurs villes du pays

    #Covid-19#migration#migrant#maroc#espagne#ceuta#crisemigratoire#sante

  • La Suède, dans la crainte d’une guerre, planifie les funérailles d’une partie de sa population
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/01/la-suede-dans-la-crainte-d-une-guerre-planifie-les-funerailles-d-une-partie-

    Dans le cadre de la reconstruction de la défense du royaume scandinave, l’armée et de nombreuses organisations civiles se préparent, à travers des entraînements grandeur nature, à prendre en charge les corps de 5 % des habitants du pays.

  • Au Canada, les étudiants étrangers délaissent les universités après le resserrement des conditions d’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/31/au-canada-les-etudiants-etrangers-delaissent-les-universites-suite-au-resser

    Au Canada, les étudiants étrangers délaissent les universités après le resserrement des conditions d’immigration
    Par Alexandre Lepoutre (Montréal, correspondance)
    Sur le campus de Polytechnique Montréal, l’effervescence de la rentrée bat son plein. Dans les couloirs, les nouveaux étudiants prennent leurs repères, pendant que leurs aînés leur préparent une soirée de bienvenue. Au salon étudiant, une guirlande de drapeaux d’une dizaine de pays flotte au-dessus des tables. Un clin d’œil à la vocation internationale de l’établissement, où les étudiants étrangers représentaient, fin 2024, 60 % des inscrits en master, et près de 70 % en doctorat. « Mais on a vu une baisse drastique ces dernières années », observe Imane Chafi, étudiante québécoise en génie informatique et ancienne présidente de l’Association étudiante des cycles supérieurs de Polytechnique.
    Depuis 2024, le gouvernement fédéral canadien et celui du Québec ont considérablement durci leur politique migratoire, dans le but revendiqué de soulager la pression sur le marché du logement et les services publics. Ottawa a ainsi plafonné le nombre annuel de permis d’études, et resserré les critères d’admission. A l’échelle du pays, le nombre de nouveaux étudiants étrangers a chuté de plus de 80 % en deux ans : ils étaient près de 125 000 admis au premier semestre 2024, contre environ 22 000 sur la même période en 2026.
    Le recul est tel que le Canada peine désormais à atteindre ses propres objectifs d’accueil : sur les 155 000 nouveaux étudiants que le pays s’est engagé à recevoir cette année, seuls 15 % sont arrivés à ce jour. « Beaucoup d’étudiants ont vu leur avenir bouleversé. Ils ont été dissuadés de venir ici », abonde Imane Chafi. De son côté, Théo Denorme, étudiant de doctorat en génie mathématique à Polytechnique Montréal, et originaire du nord de la France, navigue dans l’inconnu, bien qu’il soit déjà installé au Québec. « J’ignore quelles seront les règles après l’expiration de mon visa, en 2027, explique-t-il. Les choses changent en cours de route, ce que je trouve un peu stressant. »
    L’école d’ingénierie, qui abrite également l’un des plus grands centres de recherche en génie au Canada, redoute des effets négatifs sur l’attractivité scientifique du pays. « On a besoin de cette diversité, c’est une grande richesse, insiste la directrice générale de Polytechnique Montréal, Maud Cohen. Quand on est plus ouvert sur le monde, on se confronte aussi à ce qui se fait ailleurs dans la recherche. » Elle cite en exemple l’apport de l’astronaute français Thomas Pesquet, passé par cette université en 2000-2001 en tant qu’étudiant étranger.
    En deux ans, les inscriptions d’étudiants étrangers en doctorat ont baissé de 25 %. Pour tenter d’enrayer le mouvement, Polytechnique Montréal a ouvert une antenne à Paris pour convaincre les étudiants français de faire le choix du Canada malgré les embûches administratives. Des moyens supplémentaires ont également été mis à Montréal pour accompagner les étudiants dans leurs démarches d’immigration. « C’est un rôle que devraient plutôt remplir les pouvoirs publics, reconnaît Maud Cohen, mais nous nous sentons une certaine responsabilité vis-à-vis des étudiants. »
    Universités Canada, qui représente une centaine d’établissements, alerte, de son côté, sur le manque à gagner financier pour les universités. La baisse des inscriptions a produit des effets très concrets : certains établissements ont dû suspendre des programmes d’études, faute d’un nombre suffisant d’étudiants. « Est-ce que le Canada pourra atteindre ses objectifs économiques ?, se demande le président-directeur général de l’organisme, Gabriel Miller. Le pays est dans une course pour construire des infrastructures et diversifier ses relations commerciales. Les étudiants étrangers de qualité sont nos meilleurs atouts pour y arriver. »D’autres voix relèvent la contradiction du discours porté par le gouvernement de Mark Carney, qui met en avant la souveraineté économique du Canada tout en portant atteinte au modèle universitaire et académique dont celle-ci dépend. « On participe au développement économique du pays, défend la directrice générale de Polytechnique Montréal. On fait le pari que le gouvernement va entendre raison, et qu’il va peut-être essayer d’assouplir les règles. »Sans renoncer à son tour de vis sur l’immigration, le gouvernement fédéral a lancé, en décembre 2025, un nouveau programme de bourses destiné à attirer des chercheurs de renommée internationale, notamment ceux qui cherchent à fuir les Etats-Unis. Universités Canada salue la mesure, mais estime que le pays aura fort à faire pour redorer son image auprès des étudiants étrangers, qui ont le sentiment que les portes leur sont fermées. Gabriel Miller veut les convaincre du contraire : « Il y a de la place pour vous. Nous voulons que vous soyez ici. Nous voulons que vous soyez nos ingénieurs, nos entrepreneurs, nos médecins, parce que ce pays est appelé à grandir. »

    #Covid-19#migration#migrant#canada#etudiant#politiquemigratoire#immigration#droit#sante

  • Aux Etats-Unis, une opposition grandissante à Flock, un réseau de 120 000 caméras qui identifient les voitures
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/31/aux-etats-unis-une-opposition-grandissante-a-flock-un-reseau-de-120-000-came

    Au printemps, Nick Rabb, un Américain de 32 ans résidant à Pasadena, dans l’agglomération de Los Angeles, a découvert que sa ville de 135 000 habitants était maillée de 61 caméras détectrices des plaques d’immatriculation, commercialisées par la société Flock Safety. Et, surtout, que celles-ci étaient connectées à une gigantesque base de données, qui intègre les informations de 120 000 caméras Flock disséminées dans tout le pays.

    Cette base de données, à disposition des agences de police locales qui ont souscrit à ce service, est un outil puissant : elle permet de reconstituer les trajets d’une voiture, que cela soit au sein d’une ville ou sur une longue distance, dès lors qu’elle est passée devant l’une des caméras. A ce jour, les caméras Flock scannent 20 milliards de plaques chaque mois.

    « Par son ampleur, c’est un outil digne d’un régime fasciste autoritaire. Son potentiel est dangereux, en particulier quand il est mis entre les mains de l’ICE, la police de l’immigration », estime Nick Rabb. Avec quelques connaissances, ce chercheur en informatique a créé un site Internet, Pasadena Privacy, destiné à informer les habitants de sa ville, ainsi que des comptes sur les réseaux sociaux.

    #paywall

  • 📣Ella Kelian :
    https://x.com/EllaKelian/status/2093955929028919505

    Lentement, mais inexorablement, au fil des provocations, des maladresses, des erreurs de communication et des réactions inappropriées, l’image de la fonction présidentielle s’est considérablement dégradée.

    Mais Donald Trump vient d’accélérer de manière vertigineuse l’effondrement de cette incarnation verticale du pouvoir, jusqu’à la ramener au niveau de caprice et de délire d’un enfant de 5 ans.

    Terrifiant !

    https://video.twimg.com/amplify_video/2093955892857253888/vid/avc1/1206x1532/4esJi4wNBVx0SBqR.mp4