Carte des data centers, des projets et des contestations en france

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  • Explosion des data centers en France : une trajectoire hors de contrôle

    La #loi_de_simplification_de_la_vie_économique, à travers son #article_15, assouplit le #droit de l’#urbanisme et de l’#environnement pour favoriser l’émergence de sites dits #hyperscaler – d’une surface de 40 ha minimum, soit l’équivalent de 55 terrains de foot.

    En France, la multiplication de data centers s’accélère à un rythme effréné, portée par une #volonté_politique assumée de faire du territoire un hub stratégique du #numérique. Face à cette #fuite_en_avant, le collectif #Le_nuage_était_sous_nos_pieds vient de lancer son site internet, accompagné d’une cartographie participative recensant les data centers, actuels et futurs. Un outil pensé pour rendre visible une industrie opaque et alimenter les résistances face à l’expansion incontrôlée des infrastructures numériques.

    Le secteur du numérique connaît actuellement une expansion internationale fulgurante, qui s’explique notamment par l’essor de l’Intelligence Artificielle (IA) et son utilisation, devenue régulière pour deux tiers de la population mondiale.

    La France fait partie des têtes de file dans la course effrénée au développement de l’IA et du tout numérique, passant de la 13ème place en 2023 à la 5ème place en 2024 dans le Global AI Index – un indice qui évalue les pays en fonction de leurs investissements et de leurs innovations relatifs à l’IA.
    La cartographie comme outil politique

    Dans ce contexte, le collectif Le nuage était sous nos pieds a lancé son site internet avec, notamment, la mise en ligne d’une cartographie participative afin de répertorier les data centers en France.

    « Nous avons cartographié 350 data centers déjà existants et 47 data centers en cours de déploiement à travers la France : 28 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’état et 8 en cours de construction », peut-on lire sur leur site.

    Si cette comptabilisation n’est pas complète – à cause du manque de transparence de l’industrie – elle rend toutefois compte de l’importance de la croissance du secteur dans l’Hexagone.

    « Les objectifs du collectif : politiser les infrastructures du numérique, les visibiliser, les mettre au cœur du débat public et en faire un objet de lutte », explique Antoine, l’un des membres du collectif.

    Loin d’un simple travail de recensement, la cartographie du collectif s’attaque frontalement à l’opacité d’une industrie dont le développement échappe largement au débat public, et fournit par la même occasion un outil d’enquête citoyenne indispensable pour engager un rapport de force avec l’État et les géants du numérique.

    Une expansion organisée et encouragée par l’État

    Si cette initiative voit le jour aujourd’hui, ce n’est pas un hasard. Le développement des data centers en France connaît une accélération brutale, encouragée par les pouvoirs publics. Depuis le sommet international sur l’intelligence artificielle organisé à Paris en février 2025, l’exécutif affiche sa volonté d’investir massivement dans l’IA et ses infrastructures, au nom de la compétitivité et de la souveraineté numérique.

    À cette occasion, 109 milliards d’euros d’investissement privés – majoritairement étrangers – avaient été annoncés pour accélérer cette expansion, s’ajoutant aux 400 millions d’euros de subventions annoncés par l’ancien Premier ministre, François Bayrou, et aux 10 milliards d’investissement de la BPIFrance.

    Cette stratégie se traduit concrètement par une série de mesures facilitant l’implantation des data centers. La loi de simplification de la vie économique, à travers son article 15, assouplit le droit de l’urbanisme et de l’environnement pour favoriser l’émergence de sites dits hyperscaler – d’une surface de 40 ha minimum, soit l’équivalent de 55 terrains de foot.

    L’État, en lien avec EDF et RTE, a également identifié 63 sites “clés en main”, directement raccordés et proposés aux investisseurs pour faciliter l’implantation et la construction de nouveaux data centers, accentuant davantage la responsabilité des pouvoirs publics dans cette course au gigantisme.
    L’ADEME alerte sur une trajectoire hors de contrôle

    Le 6 janvier 2026, l’ADEME a publié un rapport dans lequel l’agence avance des estimations de l’évolution du secteur jusqu’à 2060 en fonction de cinq scénarios :

    – Tendanciel : une poursuite des dynamiques actuelles qui se traduit par une explosion des usages numériques, un développement massif de l’IA, et une bascule vers des data centers hyperscaler.
    - Génération frugale : un scénario de sobriété forte reposant sur une dénumérisation partielle des usages, un moratoire sur les nouveaux data centers et des politiques publiques contraignantes.
    – Coopérations territoriales : un développement encadré des data centers, en concertation avec les territoires et sous contraintes environnementales, avec une priorité aux usages socialement utiles et une recherche de synergies locales, notamment pour limiter les tensions sur l’eau, l’énergie et le foncier.
    – Technologies vertes : les data centers deviennent des leviers de la transition écologique, soutenus par l’État au nom de la souveraineté et du mix électrique français.
    – Pari réparateur : une trajectoire qui se traduit par une confiance dans l’innovation pour compenser les impacts du numérique, avec une régulation allégée et une forte croissance des usages.

    À travers ces cinq scénarios, l’agence estime alors la consommation électrique des data centers ainsi que leurs émissions de gaz à effet de serre sur les 35 années à venir.

    « Le rapport de l’ADEME montre très clairement que la tendance actuelle est insoutenable, et qu’on va dans le mur en termes de poursuite de nos objectifs climatiques », analyse Lou Welgryn, secrétaire générale de Data for Good, pour La Relève et La Peste.

    Accaparement des ressources et tensions locales

    Derrière ces chiffres et ces estimations, des conflits très concrets se manifestent. Les data centers sont extrêmement gourmands en électricité et en eau, deux ressources déjà sous tension.

    Selon les estimations de l’ADEME, si rien n’est fait, la consommation électrique de ces infrastructures pourrait être multipliée par 3,7 d’ici à 2035, passant de 9,91 TWh/an à 36,73 TWh/an, soit près de 7% de la production actuelle d’électricité en France.

    L’implantation rapide de ces infrastructures fait émerger des conflits d’usage, comme à Marseille, qui accueille un certain nombre de data centers du fait de l’arrivée de dix-huit câbles intercontinentaux dans la cité phocéenne. Sur place, l’électricité consommée par les centres de données entre en concurrence directe avec l’électrification des ferrys et des transports locaux.

    Une problématique que la chercheuse et la professeure Anne Pasek résume ainsi : « Si nous ne faisons qu’augmenter les capacités du réseau électrique dans le seul but de répondre à une demande toujours plus croissante [des data centers], nous ne parviendrons pas à atteindre nos objectifs de décarbonation ».
    Contre-pouvoir face au techno-capitalisme

    Face à cette dynamique, la cartographie du collectif vise à « fabriquer une réflexion autour des data centers » et à « favoriser l’émergence de nouvelles contestations ». Par ce biais, elle s’inscrit dans une stratégie plus large de surveillance citoyenne, de plaidoyer et de politisation des enjeux liés aux infrastructures numériques.

    En parallèle, les associations en lutte multiplient les alertes sur les impacts du numérique et de l’IA.

    « Mettre en lumière ces problématiques et briser l’opacité permet de placer ce sujet au cœur du débat démocratique », rappelle Noémie Levain, juriste à La Quadrature du Net, pour La Relève et La Peste

    Les collectifs portent également une critique plus profonde de la trajectoire numérique empruntée actuellement, en la replaçant dans une lecture décroissante. Ils interrogent quant aux besoins réels, à la dépendance aux technologies et la compatibilité du tout-numérique avec les objectifs climatiques.

    « Il faut se poser la question : pourquoi construit-on autant de centres de données et pourquoi aurait-on besoin d’autant de puissances de calcul ? », insiste Lou Welgryn.

    En rendant visibles les infrastructures, la cartographie force le débat politique et rappelle que derrière l’IA se joue un choix de société aux conséquences durables sur les ressources, les territoires et les personnes qui les habitent.

    https://lareleveetlapeste.fr/explosion-des-data-centers-en-france-une-trajectoire-hors-de-contr

    #liste #data_centers #centres_de_données #IA #AI #France #intelligence_artificielle #infrastructure #carte #visualisation #cartographie #cartographie_participative #recensement #opacité #expansion #ressources #électricité #eau #conflits #tensions_locales #contre-pouvoir #techno-capitalisme

    ping @reka

    • Carte des data centers, des projets et des contestations en France

      Nous publions une carte participative répertoriant les data centers existants, les projets et les oppositions qui s’organisent en France autour de ces infrastructures. Notre objectif est de favoriser l’émergence ou la consolidation de contestations partout où ces bases du numérique dominant se prévoient.
      Nous avons cartographié 351 data centers déjà existants et 67 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 43 annoncés, 16 en cours d’instruction par les services de l’état et 8 en cours de construction.
      À cela il faut ajouter les 63 sites « clés-en-main » proposés par le gouvernement aux industriels de la tech pour faciliter l’implantation et la construction de nouveaux data centers - dont seulement 26 localisations précises sont publiques à ce jour. RTE et EDF mettent également 8 sites à disposition des promoteurs avec des procédures de raccordement électrique accéléré.
      Il est important de noter que le nombre de data centers ne permet pas de se faire une idée adéquate de l’accroissement des infrastructures. Les technologies impliquées sont en forte mutation, et la consommation énergétique des data centers ou le nombre de serveurs qu’ils abritent donne une indication plus ajustée des évolutions du secteur. Ainsi, les data centers actuels peuvent avoir une consommation énergétique jusqu’à plusieurs milliers de fois plus importante que les data centers historiques. Et les serveurs qu’ils abritent sont toujours plus nombreux et intenses en technologies.
      Nous avons recensés une vingtaine d’oppositions locales à ces déploiements, menées par des collectifs, des individus ou des associations.

      https://lenuageetaitsousnospieds.org/articles/2025-12-11-carte-des-data-centers-des-projets-et-des-conte
      #opposition #résistance

    • Prospective d’évolution des consommations des data centers à court, moyen et long terme de 2024 à 2060

      Cette étude de l’ADEME répond à 3 objectifs :
      1. Dresser l’état des lieux de la consommation électrique actuelle des centres de données en France ;
      2. Proposer un modèle prospectif détaillé permettant de modéliser des scénarios d’évolution des consommations des centres de données dans le temps ;
      3. Modéliser et analyser 5 scénarios prospectifs jusqu’à 2060 : un scénario tendanciel et 4 scénarios envisageant les 4 chemins possibles de transition écologique.

      Cette étude a considéré les émissions de gaz à effet de serre engendrées, la pression sur les ressources en eau, l’artificialisation des sols, la concurrence avec les d’autres usages de l’électricité, ou encore les enjeux de souveraineté numérique et distingue les consommations en France des consommations à l’étranger pour un usage français.

      https://librairie.ademe.fr/energies/8910-prospective-d-evolution-des-consommations-des-data-centers-a-co
      #ADEME #rapport

  • Carte des data centers, des projets et des contestations en France

    Nous publions une carte participative répertoriant les data centers existants, les projets et les oppositions qui s’organisent en France autour de ces infrastructures. Notre objectif est de favoriser l’émergence ou la consolidation de contestations partout où ces bases du numérique dominant se prévoient.
    Nous avons cartographié 348 data centers déjà existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 27 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’état et 8 en cours de construction.
    À cela il faut ajouter les 63 sites « clés-en-main » proposés par le gouvernement aux industriels de la tech pour faciliter l’implantation et la construction de nouveaux data centers - dont seulement 26 localisations précises sont publiques à ce jour. #RTE et #EDF mettent également 8 sites à disposition des promoteurs avec des procédures de raccordement électrique accéléré.
    Il est important de noter que le nombre de data centers ne permet pas de se faire une idée adéquate de l’accroissement des infrastructures. Les technologies impliquées sont en forte mutation, et la consommation énergétique des data centers ou le nombre de serveurs qu’ils abritent donne une indication plus ajustée des évolutions du secteur. Ainsi, les data centers actuels peuvent avoir une consommation énergétique jusqu’à plusieurs milliers de fois plus importante que les data centers historiques. Et les serveurs qu’ils abritent sont toujours plus nombreux et intenses en technologies.
    Nous avons recensés une quinzaine d’oppositions locales à ces déploiements, menées par des collectifs, des individus ou des associations.

    https://lenuageetaitsousnospieds.org/articles/2025-12-11-carte-des-data-centers-des-projets-et-des-conte
    La carte :
    https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/carte-des-data-centers-des-projets-et-des-contesta_1289485?scaleControl=false&miniMap=false&scrollWheelZoom=true&zoomControl=true&editMode=disabled&moreControl=true&searchControl=null&tilelayersControl=null&embedControl=null&datalayersControl=true&onLoadPanel=none&captionBar=false&captionMenus=true#6/47.747/2.593

    #cartographie #visualisation #data_centers #France #localisation #centres_de_données #cartographie_participative #résistance #infrastructure

    • Data centers : une carte exclusive des sites en projet

      La France se rêve en Eldorado de l’intelligence artificielle, mais les centres de données qu’elle attire ont un impact important. Un collectif marseillais publie la carte inédite de ces projets XXL et des oppositions locales.

      Au Bourget, un centre de données de 35 000 m² pourrait bientôt consommer le double de l’électricité de toute la ville. En Alsace, ce sont 35 hectares de terres agricoles, dont 11 cultivés en bio qui vont être bétonnés pour faire tourner des serveurs Microsoft.

      Les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle sont des projets industriels d’un genre nouveau, encore largement méconnus malgré leur croissance rapide partout en France.

      Le collectif marseillais Le nuage était sous nos pieds, qui lutte contre les impacts sociaux, écologiques et politiques des infrastructures du numérique, a identifié 348 data centers existants et 45 data centers actuellement en cours de déploiement à travers la France : 26 annoncés, 11 en cours d’instruction par les services de l’État et 8 en cours de construction.

      Ce travail de cartographie, qui a nécessité de croiser les différentes sources ouvertes (communiqués de presse, cadastre, documents légaux déposés lors des enquêtes publiques), n’avait jamais été fait avec ce niveau de détail.
      Des centres de plus en plus voraces en électricité

      Ce n’est pourtant pas la communication qui manque autour de ces projets présentés comme une aubaine pour l’attractivité et la souveraineté de la France. Le gouvernement déploie des efforts importants pour attirer sur son sol la nouvelle génération de centres de données, appelés « hyperscales », de plus en plus gros et de plus en plus voraces en électricité.

      Un article de la loi simplification de la vie économique, en attente d’un vote définitif au parlement, prévoit ainsi d’accélérer les délais des enquêtes publiques et de sortir les centres de données de la comptabilisation des surfaces artificialisées, en leur attribuant d’office le statut de projets d’intérêt national majeur.

      63 sites favorables à l’implantation de centres de données ont également été identifiés par le gouvernement. Pour accélérer le raccordement au réseau électrique, qui peut prendre plusieurs années, certains seront livrés « clé en main » — c’est-à-dire déjà branchés — aux géants de l’informatique (en orange sur la carte).
      1,7 fois la consommation électrique de la France

      Mais cette abondante communication s’accompagne d’une forte opacité sur les détails et l’implantation précise de ces infrastructures XXL. Pour 37 des centres « clé en main », le gouvernement continue de tenir leur localisation secrète, dénonce le Nuage était sous nos pieds.

      Leur impact n’est pourtant pas négligeable. Alimenter et refroidir les serveurs nécessitent beaucoup d’électricité. « Les centres de données sont parmi les infrastructures les plus concentrées spatialement et intensives énergétiquement », écrit l’agence de la transition écologique (Ademe) dans une étude publiée le 6 janvier à ce sujet.

      L’intelligence artificielle consomme déjà dans le monde autant d’énergie que la Bretagne et pourrait avoir besoin, dans à peine cinq ans, d’une quantité d’électricité équivalente à 1,7 fois celle de la France.

      « Il n’est plus rare de recevoir des demandes à hauteur de 100 à 200 MW, soit une fourchette équivalente à celle de la consommation électrique entre la ville de Rouen et la ville de Bordeaux », écrivait RTE, le gestionnaire du réseau électrique, en mai. Les demandes de raccordement reçues par l’organisme représentent une puissance équivalente à 7 réacteurs nucléaires (9 GW).
      Une énergie captée aux dépens de la transition

      « Si rien n’est fait, la consommation électrique des centres de données pourrait être multipliée par 3,7 en France d’ici 2035 et multipliée par 4,4 si on tient compte de leur consommation importée pour répondre aux usages des Français », écrit l’Ademe dans son étude. La consommation pourrait même être 10 fois supérieure à aujourd’hui en 2050 [1].

      Pour l’heure, l’électricité est abondante en France. Les besoins n’ont pas augmenté aussi vite que prévu, à cause du retard pris par la transition des énergies fossiles vers l’électricité dans le domaine des transports, du chauffage résidentiel ou l’industrie.

      Mais l’IA risque de capter une grande partie de l’électricité nécessaire à la transition énergétique. « Les trois data centers installés dans le grand port de Marseille utilisent l’électricité qui aurait pu servir à l’électrification des navires de croisière à quai et aux bus électriques », dénonce le collectif Le Nuage était sous nos pieds.

      L’autre enjeu qui a fait naître localement plusieurs mobilisations, c’est la taille de ces centres et la bétonisation des sols qu’ils engendrent. Ils s’installent en périphérie des villes, là où le foncier est peu cher. Ils privilégient les anciens sites industriels en reconversion, car ils sont déjà raccordés au réseau électrique. Mais les 26 sites « clés en main » dont la localisation a été révélée par les médias Contexte et Politico en juin 2025 « couvrent plus de 1 100 hectares répartis à travers la France, dont 827 hectares sur lesquels il n’y a pas encore de construction », écrit le collectif.

      Les mouvements d’oppositions se forment localement en coalition, autour de France Nature Environnement, du Mouvement national de lutte pour l’environnement, de riverains, élus ou associations écologistes.

      « Il y a différents types de luttes, parce qu’on peut s’emparer du problème sous différents angles. Certaines associations s’inquiètent de l’impact territorial direct des data centers, d’autres dénoncent leur consommation en eau ou le risque de pollution atmosphérique. D’autres encore s’en saisissent pour ce qu’ils représentent, les usages qu’ils permettent ou l’extractivisme minier induit par la construction de serveurs », explique Max, du Nuage était sous nos pieds.

      Le collectif dénonce des « infrastructures de la domination, au service de puissances impérialistes ». L’IA est financée et développée par un petit nombre d’entreprises privées, les seules suffisamment armées financièrement pour construire ces gigantesques usines à serveurs informatiques.

      « Ce sont les débuts d’une industrie. Il y a beaucoup de laisser-faire et aucun réel débat, même si l’explosion des besoins en électricité rend désormais visibles les enjeux. Il y a urgence à réagir car les choses vont très vite », dit le collectif à Reporterre.

      Parmi les cinq scénarios étudiés par l’Ademe, l’un vise à imaginer ce que seraient des « politiques publiques de rupture » capables de faire baisser la consommation des centres en France d’ici à 2050.

      Elles consisteraient, selon l’agence, à réserver l’intelligence artificielle à des domaines critiques comme la santé, le climat, la défense ou la recherche ; revenir à « une numérisation raisonnée » grâce à des alternatives basses technologies (comme les guichets physiques pour les démarches administratives ou une mutualisation du matériel informatique). Mais aussi à une réduction des écrans publicitaires et des réseaux sociaux et à un moratoire sur la construction de centres de données.

      https://reporterre.net/Un-data-center-construit-pres-de-chez-vous-La-reponse-en-carte