/nawaf-salam-demande-au-pakistan-la-conf

  • Il faut prendre l’ampleur de ce qui s’est passé avec le gouvernement libanais hier : à peine un accord de cessez-le-feu incluant le Liban conclu entre l’Iran et les États-Unis, le Premier ministre Nawaf Salam communique immédiatement pour rejeter l’accord, arguant que seul le gouvernement libanais doit négocier son propre accord. Ce à quoi Israël, qui souhaite à tout prix continuer la guerre, répond avec enthousiasme en massacrant, en quelques minutes, des centaines de Libanais.

    Et aujourd’hui, Netanyahu annonce accepter les négociations avec le Liban, sans même que cessent les bombardements.

    Le Premier ministre libanais a donc rejeté l’accord de cessez-le-feu global négocié par l’Iran, qui pourtant détient une carte de négociation très forte (le contrôle du détroit d’Ormuz), parce qu’il tient à tout prix à « négocier » son propre accord en situation d’absolue faiblesse.

    Le but de la manœuvre est transparent : un accord négocié dans le cadre d’un accord global avec l’Iran maintiendrait la Résistance libanaise, alors qu’un accord direct obtenu par le Liban exigerait, forcément, la destruction totale de la Résistance libanaise. Non pas un accord de retrait du Hezbollah au nord du Litani, avec des assassinats quotidiens perpétrés par Israël, comme précédemment : une destruction totale du parti. Ce qui est évidemment impossible à réaliser seul, ni même avec l’aide (comme actuellement) d’Israël, mais dans laquelle on tenterait d’entraîner les pays occidentaux appelés à être les « garants » de l’accord (lesquels garants n’ont évidemment pas moufté après 15 000 violations de l’accord précédent par Israël).

    Comme l’écrit ArabicType :
    https://www.instagram.com/p/DW4lurrDPuC

    This Vichy government has lost its legitimacy. The blood of the people who died today screams out this one word: treason.