Avec le génocide à Gaza, des Juif·ves américain·es envisagent un avenir sans le sionisme
"Le génocide de Gaza a incité de nombreuses personnes aux États-Unis, y compris des Juif·ves américain·es, à repenser leurs relations avec Israël. Les témoignages de cinq Juifs d’Ithaca, dans l’État de New York, illustrent comment certains commencent à envisager un avenir juif sans le sionisme.
Par Caleb Kaufman, Mondoweiss, le 13 mai 2026
(...) Face à la prise de conscience internationale du caractère systémique de la violence israélienne contre les Palestinien·nes, le soutien à Israël a chuté à des niveaux historiquement bas en Occident, y compris au sein de la communauté juive.
Cette situation a profondément affecté le judaïsme dans le monde, et plus particulièrement aux États-Unis, pays qui abrite la plus grande communauté juive au monde et principal allié d’Israël. Le génocide à Gaza et l’attention accrue aux actions d’Israël dans les territoires palestiniens occupés ont entraîné une forte augmentation du nombre de Juif·ves antisionistes et non sionistes, notamment parmi les jeunes Américain·es. Ces Juif·ves ne considèrent plus l’État d’Israël comme un élément essentiel de leur religion, et certains souhaitent s’en dissocier complètement.
Ithaca, dans l’État de New York, petite ville universitaire abritant l’Université Cornell et l’Ithaca College, est l’un des lieux où ces répercussions se font sentir au sein de la communauté juive. L’importante population étudiante juive de cette petite ville et ses tendances politiques progressistes ont créé un terreau fertile pour l’émergence de petits courants du judaïsme antisioniste, illustrant peut-être ce que pourrait devenir le judaïsme dans les prochaines décennies si le soutien à Israël continue de décliner. Voici les histoires de Juif·ves d’Ithaca qui espèrent concrétiser ce changement par la religion, la politique et l’activisme.
Michael Margolin
Michael Margolin évolue sur un fil. Rabbin en formation et guide spirituel au temple réformé Tikkun v’Or d’Ithaca, dans l’État de New York, il est aussi un fervent antisioniste. Ces deux identités ne font pas toujours bon ménage. « La plupart des synagogues ne m’auraient jamais laissé entrer », dit-il en riant.
J’ai rencontré Michael au printemps 2024. Il s’était joint aux étudiant·es qui manifestaient contre le génocide à Gaza sur le campement de l’Université Cornell, dans le cadre du mouvement étudiant pro-palestinien qui prenait de l’ampleur sur les campus à travers le pays. Michael a dirigé un office de Shabbat la deuxième nuit du campement, alors que beaucoup craignaient une descente de police, qui n’a finalement jamais eu lieu. Sa personnalité chaleureuse semblait apaiser les angoisses des étudiant·es, et sa connaissance approfondie de l’histoire juive lui permettait de relier les luttes actuelles au passé. Il expliquait que, maintes et maintes fois, les Juif·ves avaient été en première ligne du combat pour la justice raciale, économique et sociale. Il considérait le mouvement de libération palestinien contemporain comme une lutte similaire. À ses yeux, il était d’autant plus impératif de prendre la parole à ce moment précis, car Israël opprime les Palestinien·nes au nom de la « sécurité juive ».
C’est ce qui rendait Michael improbable dans la plupart des institutions juives : un long parcours de défense publique des droits humains des Palestinien·nes, associé à des actions directes très critiques envers l’État d’Israël. Et pourtant, grâce à un peu de chance et à un conseil d’administration exceptionnellement progressiste, Michael a travaillé [au sein de la congrégation] Tikkun v’Or pendant près d’une décennie (bien qu’il soit important de noter que les opinions que Margolin m’a exprimées ne représentent pas Tikkun v’Or).
Si Israël pouvait être mis de côté par le passé, après le 7 octobre 2023, la question est devenue incontournable. Pour Michael, cela a engendré un profond conflit intérieur. Il ne savait pas comment réagir lorsqu’on lui demandait de diriger un office serein dans un contexte de génocide. « Rester calme n’a aucun sens », m’a-t-il confié. Pourtant, Michael s’investit pleinement dans le travail de longue haleine visant à recentrer le judaïsme sur la justice au sein de Tikkun v’Or. « Je n’ai pas de place dans mon cœur pour le sionisme, mais j’ai de la place pour les gens », m’a-t-il dit, y compris pour celles et ceux qui se considéraient comme sionistes. Il a reconnu que, si Israël représentait pour lui une contradiction morale flagrante, ce n’était pas le cas pour beaucoup dans sa congrégation. Il se devait de rester ouvert d’esprit sans pour autant éluder les sujets délicats.
Yom Kippour est le jour juif du repentir. En 2025, il revêtait une signification nouvelle pour des Juif·ves comme Margolin. Il affirmait ne pouvoir pratiquer sa religion sincèrement sans évoquer la destruction de Gaza par Israël. Il passa des semaines à peaufiner le sermon qu’il allait prononcer devant sa congrégation, rédigeant plus de douze versions jusqu’à obtenir la formulation parfaite.
Margolin prononça son discours dans la nef bondée de l’Église unitarienne unie d’Ithaca, où Tikkun v’Or organisait ses offices de Yom Kippour pour accueillir l’assemblée nombreuse. « Même après le pire des maux, la techouva est possible », et elle commence « par faire face au mal », déclara Michael, utilisant le mot hébreu pour repentir et réparation. Il poursuivit : « Qu’a-t-on fait en notre nom ? Qu’avons-nous laissé faire ? » L’assemblée resta silencieuse pendant le discours de Michael, chacun cherchant ses mots. « Si nous essayions de lire les noms des bébés [à Gaza] qui n’ont jamais atteint leur premier anniversaire, cela prendrait plus de temps que tout notre office », s’exclama Michael. Tandis qu’il disait cela, une femme assise devant moi se mit à pleurer. Un keffieh noué autour du cou, elle portait la main à sa bouche, les épaules tremblantes. Seule dans sa rangée, personne ne pouvait la consoler.
Hannah Shvets et Sam Poole
Une jeune socialiste juive antisioniste fait son entrée dans les cercles du pouvoir dans le nord de l’État de New York. Plus précisément, au sein du conseil municipal d’Ithaca.
Hannah Shvets, 21 ans, est étudiante en troisième année à l’Université Cornell et, depuis le 4 novembre, conseillère municipale élue de la cinquième circonscription d’Ithaca. Sa décision de se présenter au conseil municipal est principalement motivée par sa volonté de s’attaquer aux problèmes économiques auxquels sont confrontés de nombreux·ses habitant·es d’Ithaca. « Il y a une crise du logement dans toutes les villes, y compris à Ithaca », m’a-t-elle confié. Shvets a reçu le soutien des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), un groupe politique progressiste dont elle est membre depuis des années.
Le cinquième district, où Shvets s’est présentée, est un mélange d’étudiants de Cornell louant des logements hors campus et de propriétaires plus âgé·es. Bien que ces groupes soient parfois perçus comme antagonistes, Shvets estime qu’ils ont plus en commun qu’on ne le croit. « Ces deux groupes sont confrontés à des difficultés d’accès au logement, aux expulsions et à l’incapacité de payer leur loyer », a déclaré Shvets. Elle espère changer la donne en faisant adhérer Ithaca à la loi sur la protection d’urgence des locataires (Emergency Tenant Protection Act), une loi de l’État de New York qui permet aux collectivités locales d’opter pour la stabilisation des loyers pour certains biens immobiliers. Il s’agit de la « priorité absolue » de Shvets, car cette mesure s’inscrit dans le cadre législatif existant et « il existe de nombreux précédents ».
Malgré sa candidature à un poste local, son passé de critique virulente d’Israël a influencé sa campagne. Shvets affirme défendre « les droits de toutes les personnes vulnérables » à Ithaca pour la même raison qu’elle s’engage dans le mouvement de solidarité avec la Palestine. Elle croit que tous les êtres humains devraient être protégés de « l’impérialisme et de la violence capitaliste ». « Pour moi, tout cela fait partie d’un même combat. »
La campagne de Shvets était dirigée par un autre jeune Juif antisioniste de Cornell : Sam Poole, 19 ans. Outre son rôle de directeur de campagne pour Hannah Shvets, il travaille également pour la députée de l’État de New York, Anna Kelles, et est délégué des Jeunes Socialistes Démocrates d’Amérique (YDA), la branche jeunesse des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA). Sans doute en raison de son emploi du temps chargé, Poole semble jongler constamment avec plusieurs tâches, internes et externes. Pourtant, il semble bien gérer la pression. « J’ai toujours une moyenne générale supérieure à 4,00, Dieu merci. »
Shvets et Poole perçoivent tous deux leur victoire comme s’inscrivant dans un mouvement plus large de nouveau progressisme aux États-Unis. Et à l’instar de Zohran Mamdani, candidat des DSA et maire de New York, ces progressistes sont des critiques virulent·es d’Israël et ne s’en cachent pas. « À New York, il ne s’agit peut-être que d’un seul maire, mais il a su fédérer des millions de personnes autour d’une vision plus ambitieuse de la politique nationale et locale », ainsi que d’une « action internationale », a déclaré Shvets. Selon Shvets et Poole, ce mouvement est largement porté par de jeunes Juif·ves américain·es qui considèrent Israël comme contraire à leurs idéaux progressistes. « Les Juif·ves américain·es commencent à remettre en question ce qu’on leur a inculqué depuis toujours », affirme Shvets, ajoutant : « Désormais, nous nous appuyons davantage sur les valeurs du judaïsme que sur un soutien aveugle à Israël. » Poole estime que « la sécurité ne peut dépendre de l’oppression », raison pour laquelle il pense que les jeunes Juif·ves « ont besoin d’un judaïsme sans sionisme ».
Jacob Berman
Grand, la voix douce, Jacob Berman est un étudiant de quatrième année à l’Université Cornell, où il étudie l’anthropologie. Il est également un membre actif de Chavurah, l’organisation religieuse non sioniste de Cornell.
La perception qu’avait Berman d’Israël a commencé à évoluer au lycée, lorsqu’il a assisté à un événement organisé par l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), un groupe de pression pro-israélien, à Washington D.C. Lors de cet événement, Berman se souvient avoir reçu des consignes sur la manière de défendre Israël, et avoir entendu des discussions qualifiant les Palestinien·nes de « barbares ». « Cela ne correspondait pas vraiment à mon expérience juive ni à mon rapport au sionisme », m’a-t-il confié. Puis, lors des manifestations Black Lives Matter, Berman a perdu encore plus d’illusions sur le sionisme, les manifestant·es établissant un parallèle entre l’oppression des Afro-Américain·es et l’oppression des Palestinien·nes par Israël.
Après les attentats du 7 octobre 2023, Berman déclare avoir quitté la communauté juive de Cornell, estimant que son point de vue n’était pas le bienvenu. Quelques mois plus tard, lui et quelques autres personnes ont créé une section de Jewish Voice for Peace (JVP), une organisation juive antisioniste nationale, à Cornell. Berman et d’autres membres de JVP ont ensuite participé au campement de Cornell au printemps 2024.
Berman a continué à s’engager dans des actions pro-palestiniennes à Cornell. Cela a finalement conduit à sa suspension temporaire pour sa participation à une manifestation contre la présence de fabricants d’armes lors d’un forum de recrutement universitaire. Le Bureau de la vie étudiante de l’université l’a accusé d’« agression sur un agent de police ». « Je n’ai pas bousculé de policier », m’affirme-t-il. Cependant, il a décidé de conclure un accord à l’amiable avec l’université plutôt que de contester les faits et de risquer une sanction plus sévère. Dans le cadre de sa suspension, Berman n’était pas autorisé à se rendre sur le campus, ni à assister aux offices du shabbat. Après avoir tenté en vain de faire appel auprès de l’administration, JVP a déplacé ses offices de Shabbat hors campus pour permettre à Berman et aux autres personnes suspendues d’y assister. « Je pense que cela prouve bien que les universités et l’administration, évidemment, se moquent des Juif·ves », commente Berman.
Depuis sa levée de suspension, Berman doit rester en bons termes avec l’administration de Cornell. Cela implique de ne participer à aucune manifestation, sauf entre midi et 13h et après 17h. « Si je suis pris en flagrant délit de violation du règlement intérieur, je suis immédiatement suspendu pour deux ans. » Cette situation a conduit Berman à s’investir davantage dans les activités religieuses de groupes juifs antisionistes, comme Chavurah, et à faire du bénévolat chez Tikkun v’Or. Son expérience au sein de ces groupes religieux a également renforcé son désir d’intégrer une école rabbinique, s’inscrivant ainsi dans la tendance croissante des étudiant·es rabbiniques américain·es plus critiques à l’égard d’Israël. « Je veux devenir rabbin. Je veux faire partie d’une communauté comme celle-ci », déclare-t-il.
Berman estime que le judaïsme américain va connaître une profonde transformation dans les décennies à venir et que les institutions juives actuelles devront s’adapter. « Beaucoup de congrégations ignorent encore le fait que de nombreux·es jeunes Juif·ves vont quitter le judaïsme si on ne leur offre pas leur place. » Selon lui, les synagogues américaines devront « accepter que les Juif·ves antisionistes constituent une composante de la communauté juive américaine ».
Quincey Fireside
Depuis octobre 2023, Quincey Fireside préside l’organisation pro-palestinienne Ithaca College Students for a Free Palestine (ICSFP). Quincey Fireside, qui utilise les pronoms iel/elleux, a organisé de nombreuses manifestations, tenu plusieurs événements éducatifs et adressé des demandes de désinvestissement israélien à l’administration d’Ithaca College. À ce jour, l’administration n’a pas répondu. La dernière action de Quincey Fireside a consisté à protester contre un « petit-déjeuner politique » organisé par Ithaca College en présence du député Josh Riley. Ce dernier avait récemment effectué un voyage tous frais payés en Israël, financé par un groupe affilié à l’AIPAC, une initiative que Quincey Fireside a jugée moralement répréhensible compte tenu des destructions israéliennes en cours à Gaza. Iel a rapidement organisé une manifestation, publiant sur Instagram des images montrant Riley et d’autres participant·es à l’événement à côté d’éclaboussures de sang. Sous la pression et en arguant de « problèmes de sécurité », Riley a annulé l’événement. Quincey Fireside a alors organisé une veillée en hommage aux Palestinien·nes tué·es à Gaza.
Neuf personnes ont participé à la veillée, tandis que l’Ithaca College avait dépêché une vingtaine d’agents de la police du campus pour surveiller l’événement. « Ils nous traitent comme si nous étions une organisation terroriste », lance Fireside, précisant que l’ICSFP n’a jamais prôné la violence. Malgré cela, le campus déploie souvent une forte présence policière lors des événements organisés par le groupe. « J’aimerais avoir autant d’influence qu’ils le pensent », plaisante Fireside. L’administration d’Ithaca College a récemment infligé à Fireside une sanction disciplinaire pour "tapage" nocturne lors de cet événement. Fireside trouve cette accusation peu plausible compte tenu du faible nombre de participant·es.
Ses fonctions au sein de l’ICSFP ont engendré des conflits personnels chez Fireside. « On me perçoit comme un(e) Juif(ve) qui se hait et qui souhaite la mort de tous », confie-t-iel. Cela a provoqué des tensions avec certains Juif·ves sionistes du campus. Fin 2023, Fireside a été convoqué(e) à une réunion avec un représentant d’Ithaca College Hillel. Ce dernier lui a affirmé qu’on ne pouvait pas être à la fois juif·ve et antisioniste : « Il faut choisir. » Fireside a également eu des différends avec des membres d’Ithaca for Israel (IFI), qui, selon elllui, l’ont harcelé(e). « Tout le genre de choses impossibles à prouver. » Les appels inconnus et les nombreuses plaintes anonymes adressées à l’université sont tous probablement liés à des étudiants de l’IFI, soupçonne Fireside. Récemment, lors d’un forum associatif en septembre, iel a tenu un stand pour l’ICSFP et a été traité·e à plusieurs reprises de « sale juif » par plusieurs étudiant·es, que Fireside pense être des sionistes juif·ves. « C’est le lot de tout militant », déclare-t-iel.
Pourtant, Fireside n’a pas l’intention de ralentir. « Je suis ferme dans mes convictions, je sais que le génocide est une abomination, et je sais que c’est un génocide. » En fait, Fireside est devenu·e plus religieux·se depuis le début de son militantisme et prévoit de célébrer sa bar-mitsva au printemps, avec l’aide de Michael Margolin. « Le génocide », explique Fireside, « peut nous pousser « plus ou moins vers [notre] foi », et Fireside a choisi la seconde option. Pour Fireside, le militantisme est important et nécessaire, tandis que la religion « est une forme de self-care ».
L’avenir du judaïsme américain
La montée de l’antisionisme parmi les Juif·ves d’Ithaca reflète une situation qui se manifeste à l’échelle nationale. Les Juif·ves américain·es représentent une petite fraction de la population, environ 2 %, ce qui rend difficile l’identification de grandes tendances au sein de cette population diverse et dispersée sur un vaste territoire. Cependant, les données disponibles suggèrent que leur scepticisme à l’égard d’Israël s’accroît, même si ses critiques les plus virulent·es sont loin d’être majoritaires. Selon un sondage réalisé en 2025 par la Fédération juive d’Amérique du Nord (JFNA), 15 % des Juif·ves américain·es se déclarent antisionistes ou non sionistes, contre 37 % qui se déclarent sionistes, tandis que 48 % se disent « indécis » ou « sans étiquette ». Ce même sondage de la JFNA révèle également que 88 % estiment qu’Israël a le « droit d’exister en tant qu’État juif et démocratique », illustrant ainsi la définition flexible du sionisme dans le contexte politique actuel. Mais l’opinion négative des Juif·ves américain·es à l’égard des actions militaires d’Israël n’a jamais été aussi forte. Un sondage réalisé en 2025 par le Washington Post indique que 61 % des Juif·ves américain·es pensent qu’Israël commet des crimes de guerre à Gaza, et 39 % pensent qu’il commet un génocide.
Israël, nation née dans l’ombre de l’un des génocides les plus tristement célèbres de l’histoire, nation fondée sur la devise « plus jamais ça », est arrivée à un point de rupture. Comment un État bâti pour empêcher de futurs génocides peut-il en perpétrer un lui-même ? Pour certain·es Juif·ves américain·es, la contradiction est insupportable. Elles et ils estiment que le projet d’Israël, le sionisme, a échoué et souhaitent l’exclure de leur religion.
L’avenir du judaïsme en Amérique demeure incertain. Des synagogues, des yeshivas et des organisations à but non lucratif antisionistes et non sionistes verront-elles le jour à travers le pays, engendrant un schisme religieux sur des bases politiques ? Cette récente vague d’antisionisme s’essoufflera-t-elle avec le temps, ou l’opposition à Israël deviendra-t-elle une position majoritaire ?
Pour Michael Margolin, la réponse est claire. Il est convaincu que lorsque les générations futures de Juif·ves se pencheront sur cette période de l’histoire, elles seront horrifiées. « Nous vivons dans un judaïsme impérial », me confie-t-il. Pour lui, la seule solution est la fin complète du sionisme. « Le sionisme doit mourir, et nous devons contribuer à sa disparition. »"
▻https://mondoweiss.net/2026/05/american-jews-begin-to-chart-a-future-without-zionism-in-the-wake-of-the
Aux États-Unis, lancement du Jewish Diaspora Movement, visant à fédérer les organisations culturelles et spirituelles juives qui rejettent l’ethnonationalisme et affirment « le caractère sacré de toute vie ».