Résister à cette violence devient une exigence vitale. Cela commence par la nommer. Ne plus subir l’inversement orwellien du langage qui transforme les militants écologistes qui luttent pour l’avenir en « écoterroristes » et fait passer l’oligarchie sociopathe qui détruit le monde pour les garants de la raison. Ne pas accepter la dépolitisation apparente de l’écologie, qui fait porter la responsabilité sur les individus et les écogestes.
Mettre à nu, dans toute leur abjection, la réalité de la violence du capital, celle de l’État qui le sert et de leurs dérives néofascistes. Penser la chaleur qui accable nos corps comme une agression de la part d’une élite criminelle. Une atrocité et un crime contre l’humanité. C’est le préalable pour générer un sursaut et les mettre hors d’état de nuire. Et vite, ça brûle.
Très bien mais qui va se risquer à « commencer par la nommer » (cette violence de l’accumulation du capital sous toutes ses formes) ? Les quelques responsables politiques qui s’y sont essayé·es (très consensuellement, je dois dire) ont fini par être « shadow ban » de l’espace médiatique pour diverses raisons fallacieuses dont l’accusation d’antisémitisme entre autres.
Le capital et tous ses détenteurs ne rendront pas facilement les clés. La preuve : ça tourne en boucle dans les MMS à propos de « pour ou contre la clim ? ». On voit tout de suite le niveau de la prise de conscience en tous cas.
#follow_the_money