Si personne ne paie pour la preuve, tout le monde paiera pour le sinistre
►https://freakonometrics.hypotheses.org/89296
Allez, commençons par une banalité, en notant que dans la vie ordinaire, comme dans la vie économique, il faut décider sans jamais tout savoir. Toute décision engage une part d’incertitude, donc une part de risque. Certains #risques sont petits, absorbables, et on n’y prête même plus attention. D’autres peuvent avoir des conséquences financières telles qu’on préfère les transférer à un tiers, en payant une prime pour qu’un assureur les prenne à sa charge. C’est, au fond, une des fonctions les plus concrètes de l’#assurance. Mais une question au moins aussi intéressante surgit lorsque ce transfert devient impossible, ou du moins impossible à un prix raisonnable. C’est ce qu’on appelle “#inassurabilité”, que l’on rencontre déjà face à certains risques naturels, lorsque les pertes deviennent trop corrélées, trop massives, trop difficiles à mutualiser, comme je l’évoquais dans Assureurs et IA, un risque systémique et dans Assurer l’#IA. Nouveaux risques ? Nouveaux modèles ?. Et désolé d’utiliser ce terme parapluie, “IA”, que je n’aime pas trop, mais je vais simplifier un peu sinon je ne finirais jamais ce billet…
Avant hier, Thomas Claburn écrivait dans #AI still doesn’t work very well in business, businesses are faking it, and a reckoning is coming
– Another looming problem is that large insurers have become wary of underwriting policies that cover companies against AI risk.
