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  • Royaume-Uni : en une journée, 752 migrants arrivés sur neuf petits bateaux par la Manche, un pic depuis le début de l’année
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/30/royaume-uni-en-une-journee-752-migrants-arrives-sur-neuf-petits-bateaux-par-

    Royaume-Uni : en une journée, 752 migrants arrivés sur neuf petits bateaux par la Manche, un pic depuis le début de l’année
    Le Monde avec AFP
    Les autorités britanniques ont vu arriver 752 migrants par la Manche sur de petites embarcations mercredi, un nombre historique pour une seule journée depuis le début de l’année, selon des chiffres du ministère de l’intérieur britannique. Ces personnes ont effectué la périlleuse traversée sur neuf petits bateaux. Le précédent pic cette année était de 710 arrivées le 15 juin dernier, et le nombre le plus important était celui de 1 305 arrivées au début de septembre 2022.
    Depuis le début de l’année, 14 128 personnes sont arrivées sur ces « small boats » au Royaume-Uni, un chiffre en repli de 42 % par rapport à la même période de l’an dernier. Ce pic survient alors que les autorités françaises ont déclaré que quatre migrants ont été retrouvés morts jeudi 30 juillet après des tentatives de traversées clandestines de la Manche, portant à au moins 14 le nombre de personnes mortes en France en 2026.
    Les autorités constatent que les passeurs qui organisent ces traversées utilisent des bateaux de plus en plus grands, qui embarquent donc davantage de personnes, selon la technique dite du « taxi boat », par laquelle le canot arrive du large pour longer la côte en récupérant les migrants directement dans l’eau. En début de semaine, un jeune homme de 19 ans a comparu au Royaume-Uni devant un tribunal, accusé d’avoir piloté la semaine précédente un bateau qui avait transporté 167 personnes, selon les détails dévoilés à l’audience.
    Les gouvernements britanniques successifs ont tous promis de lutter contre ces traversées illégales de la Manche, alors que le phénomène a contribué à l’essor du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage ces deux dernières années. Des responsables politiques de ce parti et de l’opposition conservatrice accusent régulièrement les autorités françaises de ne pas en faire assez pour empêcher les départs de migrants, malgré la contribution financière versée par le Royaume-Uni à la France en ce sens. Un nouvel accord pour tenter d’empêcher les traversées clandestines de la Manche a été conclu en avril entre Paris et Londres.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#politiquemigratoire#routemigratoire#migrationirreguliere#sante

  • Un afflux massif de migrants à Ceuta ravive les tensions entre l’Espagne et le Maroc
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/31/un-afflux-massif-de-migrants-a-ceuta-ravive-les-tensions-entre-madrid-et-rab

    Un afflux massif de migrants à Ceuta ravive les tensions entre l’Espagne et le Maroc
    Par Guillaume Delacroix (Barcelone, correspondance) et Mustapha Kessous
    Ils ont fui vers l’Europe pieds nus, en slip ou en maillot de bain, certains à la nage, d’autres sur des bouées ressemblant à des pneus. Passé la digue qui sépare les faubourgs de la ville marocaine de Fnideq de la plage de Ceuta, ils ont couru vers le centre de l’enclave espagnole, levant les bras aux cris de « Viva España ! » Alors qu’environ 1 500 entrées illégales de migrants avaient été observées depuis une dizaine de jours à Ceuta, le flux s’est soudainement accéléré, jeudi 30 juillet, avec l’arrivée par la mer de milliers de personnes, de jeunes hommes et des adolescents dans leur immense majorité, Marocains pour la plupart.
    Les arrivées se sont poursuivies dans la nuit. Au moins 18 d’entre eux sont morts par noyade, a déclaré vendredi le ministère espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, évaluant à ​près de 50 000 le nombre de migrants ayant franchi la frontière au ‌cours des dernières 24 heures. Il s’est rendu sur place, vendredi matin, aux côtés du premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. Il s’agit de la plus importante arrivée de migrants depuis la grande crise de mai 2021, lors de laquelle plus de 10 000 personnes avaient réussi à passer en deux jours la seule frontière terrestre de l’Union européenne avec le continent africain avec Melilla, l’autre enclave espagnole en territoire marocain, où la frontière a été fermée.
    Du 1er janvier au 15 juillet, l’Espagne a enregistré une diminution de près de 25 % des arrivées sur son territoire. Cette baisse s’explique notamment par des accords signés avec le Maroc en février 2023 pour lutter contre la migration illégale. Le nombre de personnes empruntant la route vers les Canaries, par exemple, a chuté de 61 %. Toutefois, au gré de ces accords, les flux migratoires se sont déplacés. Ceuta est redevenue en 2026 l’une des portes privilégiées pour entrer en Europe avec une augmentation de plus de 149,4 % des passages par voie terrestre.
    Jeudi, Juan Jesus Vivas, le président (PP) de la ville autonome de Ceuta, a fait part de son inquiétude face à des centres d’accueil « débordés et saturés ». Au nom de toutes les formations politiques représentées au sein de l’exécutif local, parmi lesquels le Parti populaire (PP, droite) et Vox (extrême droite), mais aussi le Parti socialiste (PSOE), Juan Jesus Vivas a demandé au gouvernement espagnol la déclaration de « l’état d’urgence national ». A Madrid, le président du PP, Alberto Nuñez Feijoo, a exigé du gouvernement qu’il « reprenne le contrôle » de l’enclave tandis que la direction de
    Le premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, a téléphoné à Juan Jesus Vivas pour tenter de le rassurer. « Nous mobilisons toutes les ressources nécessaires (…) pour revenir à la normale dès que possible », a-t-il dit. En fin de journée, le déploiement de l’armée a été annoncé pour répondre à la gravité de la situation. Madrid a exclu, en revanche, de recourir à l’état d’urgence, les flux migratoires n’étant pas considérés comme un risque relevant du système national de protection civile.
    En Italie, la présidente du conseil d’extrême droite Giorgia Meloni s’est emparée de l’affaire, dénonçant les « images choquantes » de Ceuta et appelant à « des mesures exceptionnelles (…), comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne ». Le ministre espagnol des affaires étrangères, José Luis Albares, a dénoncé dans la foulée la « démagogie » de Rome, annonçant la convocation vendredi de l’ambassadeur d’Italie à Madrid en signe de protestation.
    Pour le gouvernement espagnol, cette nouvelle poussée de fièvre s’explique par un arrêt rendu le 8 juillet par la Cour suprême espagnole qui aurait, selon lui, incité les réseaux de passeurs à redoubler d’activité. La haute juridiction se prononçait sur le cas d’un migrant originaire d’Algérie qui contestait sa remise aux autorités marocaines après avoir été intercepté en haute mer en novembre 2024 alors qu’il tentait, avec deux autres personnes, de rejoindre Ceuta à la nage. Elle a estimé que le refoulement immédiat de migrants tentant de rejoindre Ceuta ou Melilla par la mer n’était pas possible, alors qu’il l’est pour ceux qui passent illégalement la frontière par voie terrestre. « Cette décision de justice a encouragé les migrants à se diriger vers Ceuta par la mer, explique Jamila El Abboudi, militante à l’Association marocaine des droits humains (AMDH). La situation est catastrophique. »
    Au premier trimestre, le Maroc a affiché 4,6 % de croissance, mais le taux de chômage s’élève à 10,8 % de la population active et à 29,2 % chez les 15-24 ans, selon le Haut-Commissariat au plan marocain. « Un jeune qui part, parfois avec l’assentiment de ses parents, c’est une assurance qu’il enverra de l’argent à sa famille, souligne le sociologue Ali Zoubeidi. Le fait que le gouvernement espagnol annonce la régularisation de 500 000 sans-papiers [en avril] a aussi pu inciter des jeunes à tenter de rejoindre Ceuta. »
    A ce contexte espagnol s’ajoute un événement qui peut laisser penser que Rabat aurait délibérément lâché du lest aux portes de Ceuta. Le 20 juillet, au lendemain de la victoire de l’Espagne au Mondial de football, Pedro Sanchez s’est rendu à Alger en visite officielle pour apaiser les tensions avec son premier fournisseur de gaz, après la crise déclenchée en 2022 par le soudain soutien espagnol au plan marocain d’autonomie du Sahara occidental, un territoire disputé par les indépendantistes du Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Pour Abdullah Abaakil, vice-secrétaire du Parti socialiste unifié marocain, il n’y a aucun doute : « Les autorités marocaines ont clairement laissé passer, assure-t-il. Il y a une tendance douteuse à utiliser la migration et le désespoir des jeunes pour mettre dans l’embarras le gouvernement espagnol et lui dire quand les choses ne lui plaisent pas. » Jeudi, Madrid et Rabat ont assuré que les deux pays travaillaient « en coordination », pour assurer « dès que possible, le rapatriement de toutes les personnes entrées illégalement » à Ceuta ces derniers jours. « La situation est critique, estime Jamila El Abboudi de l’AMDH. Il y a des centaines de jeunes qui viennent de Kénitra, Casablanca ou El Jadida, qui se dirigent vers la frontière de Ceuta. Ce n’est pas terminé. » Mise à jour le 31 juillet 2026 à 9 h 55, avec l’arrivée du premier ministre et du ministre de l’intérieur et l’actualisation du nombre de morts par noyade et de personnes ayant rejoint l’enclave

    #Migrant#migration#maroc#espagne#ceuta#migrationirreguliere#crise#frontiere#droit#sante

  • Ceuta : la France va renforcer ses frontières, l’Italie veut suspendre « l’accord de Schengen avec l’Espagne »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/31/ceuta-la-france-va-renforcer-ses-frontieres-l-italie-et-la-finlande-veulent-

    Ceuta : la France va renforcer ses frontières, l’Italie veut suspendre « l’accord de Schengen avec l’Espagne »
    Le Monde
    Emmanuel Macron a demandé au ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, de « renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne », selon son entourage, cité par l’Agence France-Presse, et promis que « la France se t[enait] prête à apporter aux autorités espagnoles tout l’appui nécessaire », en particulier par les services de l’agence européenne chargée du contrôle des frontières, Frontex. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a demandé au Maroc de « repren[dr]e immédiatement les migrants en situation irrégulière » à la suite de l’afflux de dizaines de milliers de personnes du royaume vers l’enclave espagnole de Ceuta. Alors que la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé des images « inacceptables », en Italie, la présidente du conseil, Giorgia Meloni (d’extrême droite), a appelé à « des mesures exceptionnelles (…), comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne ». Le ministre des affaires étrangères espagnol, José Luis Albares, y voit de la démagogie.
    Dans la foulée, la ministre de l’intérieur finlandaise, Mari Rantanen, a soutenu cette proposition. « Les pays qui ne remplissent pas leur obligation de protéger la frontière extérieure ne peuvent pas être membres de Schengen », a-t-elle écrit sur X. Il n’est pas clair si la position de cette membre d’un parti anti-immigration au sein de la coalition au pouvoir est celle du gouvernement. Josep Borrell, ancien chef de la diplomatie européenne, a réagi sur X pour rappeler que « dans la loi européenne aucun pays ne peut unilatéralement suspendre la participation d’un autre » à l’espace Schengen.

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#maroc#UE#schengen#frontiere#politiquemigratoire#frontex#migrationirreguliere

  • La Russie recrute des jeunes femmes en Amérique latine pour assembler des drones au Tatarstan
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/28/la-russie-recrute-des-jeunes-femmes-en-amerique-latine-pour-assembler-des-dr

    La Russie recrute des jeunes femmes en Amérique latine pour assembler des drones au Tatarstan
    Par Chloé Auffray
    Se présenter dans une vidéo, avoir un passeport valide et apprendre 100 mots de russe : quelques étapes suffisent pour être embauchée par le programme russe d’Alabuga Start, qui engage des jeunes femmes âgées de 18 à 22 ans, originaires de 77 pays d’Afrique, d’Asie, et désormais d’Amérique latine. Ce programme de « réinstallation en Russie », comme il est décrit sur le site Internet, propose en théorie des formations et des emplois dans sept filières professionnelles différentes, en hôtellerie, dans la conduite de véhicules ou en logistique. Mais les femmes embauchées dans la ville de Ielabouga, au Tatarstan, à 1 000 kilomètres à l’est de Moscou, contribuent à leur insu à l’effort de guerre russe. Sur place, loin des promesses initiales, elles travaillent à l’assemblage des engins utilisés, sous licence iranienne, contre l’Ukraine, les drones de type Shahed, améliorés et appelés « Gueran-2 » et « Gueran-3 » en Russie.
    Depuis 2022, la zone économique spéciale (ZES) d’Alabuga, à Ielabouga, est le principal centre de production de drones de type Shahed en Russie. Malgré le manque de main-d’œuvre locale et les sanctions occidentales, cette production s’intensifie depuis 2024. Aucune étude ne permet pour l’instant d’estimer avec précision la portée du recrutement en Amérique latine, qui a débuté dès juin 2024, selon des données accessibles en sources ouvertes. En revanche, selon The Reporter, un média éthiopien, 200 femmes originaires de divers Etats africains, où le programme a d’abord été promu, l’ont intégré depuis 2022.
    Depuis, de nouvelles voies de recrutement ont émergé dans 13 pays d’Amérique latine, notamment en 2025, à grand renfort de publicité sur les réseaux sociaux, avec l’apparition de contenus générés par intelligence artificielle et de partenariats avec des influenceurs locaux. En Equateur, le maillot 2025 de l’un des quatre plus grands clubs de football du pays, le Club Deportivo El Nacional, est floqué du logo d’Alabuga Start. Au Mexique, un partenariat a été signé avec la mairie d’Abasolo, une ville de 10 000 habitants, tandis que quatre influenceurs colombiens ont même visité la ZES à l’été 2024 pour en faire la promotion.
    Sur le site officiel d’Alabuga Start, de nombreux articles se targuent de visites officielles de délégations africaines et américaines. Le 3 juillet, l’ambassadeur du Mexique en Russie, Eduardo Villegas Megias, s’est rendu sur place pour discuter notamment du « développement du recrutement ». Le diplomate mexicain aurait « identifié des régions prometteuses dans le sud du pays », où le programme russe pourrait attirer de futures participantes, d’après la publication. Le 1er mai, c’était une délégation vénézuélienne.
    Evénement
    Venue en complément du recrutement des citoyens russes, cette pratique suscite des interrogations à l’étranger sur les capacités de Moscou à projeter son discours, « alors que la machine militaire russe est épuisée par la guerre d’agression qui dure », souligne la politiste Marie Mendras, autrice de La Guerre permanente. L’ultime stratégie du Kremlin (Calmann-Lévy, 2024).Même si le recrutement en Amérique latine est plus récent qu’en Afrique et semble moins important pour l’instant, des voix s’élèvent pour tirer la sonnette d’alarme sur ce qui apparaît être de l’exploitation de main-d’œuvre, voire de la traite d’êtres humains. A celles qui rejoignent la Russie, le programme, de deux années minimum, promet sur son site « stabilité et Sécurité sociale garanties, salaire officiel et confiance en l’avenir », rien de moins. Une offre qui séduit, notamment d’un point de vue économique, avec des salaires de départ de plus de 500 dollars (440 euros) par mois et un loyer de 40 dollars en auberge de jeunesse, ainsi qu’une prise en charge de l’aller simple vers Moscou.
    Toutefois, des recrues africaines du programme ont témoigné d’une tout autre réalité sur les réseaux sociaux : cadences de travail effrénées, exposition à des produits chimiques dangereux, limitation de la liberté de mouvement. Après ces témoignages, l’agence Associated Press a publié une enquête sur le sujet en octobre 2024, dans laquelle une femme raconte être « maltraitée comme un âne, réduite en esclavage ». Une fois les agissements russes révélés, les comptes Meta, TikTok et Google de l’entreprise Alabuga Start ont été supprimés, freinant la diffusion du programme en Amérique latine, censée pourtant devenir le prochain vivier de recrutement de Moscou.
    Le 1er janvier 2026, le think tank américain néoconservateur Foundation for Defense of Democracies a publié un rapport sur ces pratiques, dénonçant l’emploi d’« une main-d’œuvre low cost qui soutient la production de drones russes en étant exploitée ». Par ailleurs, le groupe de réflexion souligne la surveillance constante des ouvrières, leurs conditions de travail dangereuses, des promesses salariales non tenues et une confiscation des passeports en cas de tentative de fuite. Selon les auteurs du rapport, le nombre de dortoirs destinés aux travailleurs dans la ville de Ielabouga serait passé de 15 à 104 en un an et demi, pour une capacité d’accueil de 40 000 personnes, laissant présager un recrutement plus important.
    Au-delà de la main-d’œuvre industrielle embauchée à travers le programme Alabuga Start, Moscou recrute aussi en Amérique latine des combattants pour sa guerre en Ukraine. En 2026, plus de 5 000 Cubains ont été envoyés pour batailler sur le front du Donbass. De fait, la propagande russe fonctionne, et, pour bien des pays d’Amérique latine, la Russie est un pays attirant. En ce sens, le fait qu’Alabuga Start parvienne à recruter à des milliers de kilomètres du territoire russe atteste d’« une large capacité de projection idéologique qui touche tant l’extrême droite que l’extrême gauche du spectre politique en Amérique latine », pour Douglas Farah, président du cabinet IBI Consultants, spécialisé dans les enjeux de sécurité en Amérique latine.
    Le Kremlin convainc grâce à ses réseaux d’influence, implantés sur le continent depuis la guerre froide. « Moscou croit que les pays qui appartenaient à la sphère d’influence de l’URSS constituent son “étranger proche”, qu’il a le droit de contrôler. Et pour confronter les Etats-Unis, la Russie doit le faire dans l’“étranger proche” américain, c’est-à-dire en Amérique latine, analyse Douglas Farah. Si on retrace les opérations de désinformation russes dans la région, elles décollent vraiment en 2014, quand la Russie envahit la Crimée, donc influence et effort de guerre sont manifestement liés », ajoute-t-il.
    Cette année-là, les télévisions russes de propagande Sputnik et Russia Today (RT) ont ouvert un canal hispanophone et des bureaux sur le continent latino-américain. Extrêmement développés, ces réseaux d’influence combinant créateurs de contenu, médias et agents locaux réussiront-ils à pérenniser le foyer de recrutement de main-d’œuvre latino-américaine ? C’est peu probable. « La Russie n’est plus une superpuissance, elle maintient la pression avec ces opérations. L’ingérence, c’est l’arme du pauvre pour une puissance en déclin », estime la chercheuse Marie Mendras.

    #Covid-19#migrant#migration#russie#ameriquelatine#ukraine#guerre#travailleurmigrant#drone#sante

  • Aux Etats-Unis, une réforme pour accélérer l’expulsion des demandeurs d’asile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/29/aux-etats-unis-une-reforme-pour-accelerer-l-expulsion-des-demandeurs-d-asile

    Aux Etats-Unis, une réforme pour accélérer l’expulsion des demandeurs d’asile
    Les demandes pourront être directement adressées à des juges sans entretien préalable avec un agent des services de l’immigration, limitant la durée pendant laquelle les requérants pourront rester dans le pays.
    Le Monde avec AFP
    L’administration Trump a annoncé, mardi 28 juillet, un changement dans la procédure de demande d’asile aux Etats-Unis, une réforme présentée comme une simplification mais qui pourrait accélérer l’expulsion de centaines de milliers de personnes.Avec ce nouveau tour de vis de l’exécutif américain sur l’immigration, des demandes d’asile pourront désormais être directement adressées à des juges de l’immigration sans entretien préalable avec un agent des services de l’immigration.Le système actuel, qui autorise ces deux passages en revue du dossier, « permet aux étrangers de tenter d’avoir une deuxième chance avec l’asile », a déclaré le ministère de la sécurité intérieure dans un communiqué.
    Les nouvelles dispositions « vont raccourcir le temps total passé par les agents de l’asile et les juges de l’immigration pour statuer sur des demandes », a souligné le ministère. Jusqu’à 444 724 personnes dont la procédure est en cours « pourraient être touchées » par cette régulation, sur les près de 1,5 million de dossiers en cours d’examen, a-t-il précisé.« Le système d’asile américain existe pour protéger les personnes qui craignent réellement des persécutions », a déclaré Joseph Edlow, le directeur des services de citoyenneté et d’immigration (Uscis), l’agence du ministère chargée, notamment, des demandes d’asile.
    Cette réforme, annoncée mardi, à effet immédiat, va « faire en sorte que les ressources soient consacrées au traitement rapide de ces demandes plutôt qu’à celles de personnes qui cherchent à utiliser le système comme une faille » en restant sur le territoire américain le temps d’attendre une décision finale, a-t-il ajouté, cité dans le communiqué. Donald Trump a été réélu à la Maison Blanche sur la promesse d’un durcissement de la politique migratoire, et son gouvernement a multiplié les mesures en ce sens et mené une campagne d’expulsion massive des sans-papiers vivant aux Etats-Unis.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#asile#droit#sante#expulsion

  • Karim Khan, procureur général de la CPI, démis de ses fonctions après des accusations d’agression sexuelle
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/24/karim-khan-procureur-general-de-la-cpi-demis-de-ses-fonctions-apres-des-accu

    Le Britannique était visé par une procédure disciplinaire pour faute grave, liée à des accusations d’une collaboratrice. Cette décision survient au moment où la juridiction fait face à une pression croissante des Etats-Unis et d’Israël contre ses enquêtes sur les crimes commis dans les territoires palestiniens.

    On a déjà beaucoup partagé à ce sujet. Là, c’est Le Monde qui met ses mots sur les faits. Le même qui n’est pas particulièrement gêné pour colporter la parole des accusés, quand ceux-ci ont tenté de violer sous contrainte chimique des collègues (cf. l’affaire au Sénat), ou qu’ils ont obtenu des faveurs sexuelles, en échange d’assistance administrative (cf. l’affaire du type qui passe de ministère en ministère à détruire la séparation des pouvoirs en faveur d’un exécutif tout puissant).

    Donc, les accusations sexuelles, ça provoque des conséquences uniquement quand on le veut, au plus haut niveau, comme tu le sais. Parce que la plupart du temps, on te dit que la présomption d’innocence est essentielle. Et tu en as une nouvelle illustration avec Khan. Exactement comme on nous avait tous demandé de nous la fermer, au moment où Assange avait été accusé d’être un prédateur de la pire espèce, en Suède, au moment où les US avaient décidé de le mettre hors d’état de nuire d’une façon qui ne fasse pas trop dictature fasciste.

  • “Les violences”

    En Cisjordanie, un Israélien et quatre Palestiniens tués dans des affrontements
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/24/en-cisjordanie-un-israelien-et-quatre-palestiniens-tues-dans-des-affrontemen

    Les violences en Cisjordanie se sont fortement intensifiées depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, en octobre 2023.

    • Four Palestinians killed as Israeli settlers raid occupied West Bank town | Israel-Palestine conflict News | Al Jazeera
      https://www.aljazeera.com/news/2026/7/24/four-palestinians-killed-as-israeli-settlers-raid-occupied-west-bank-town

      The town of Tal, which is close to the illegal Israeli settlement of Havat Gilad, was attacked by Israeli settlers earlier on Friday, local and security sources said. The settlers opened live fire before clashes broke out, as Palestinians tried to protect their homes.

      Essam Saifi, a local leader in the Palestinian Fatah party from Tal, told the Reuters news agency ⁠in a phone call that about 25 to 30 Israeli settlers initially attacked the eastern ⁠area of the town and tried to break into ⁠two houses there. The residents came out to confront them and the settlers opened fire.

      Half an hour later, Saifi said, the Israelis returned ‌and attacked the western part of the town, striking a child with a weapon. This caused chaos, and the Israeli military ‌arrived and ‌started shooting, along with the settlers, he added.

      The Israeli army, however, said it had dispatched troops to the area near the Havat Gilad following what it called “an attack on Israelis hiking in the area”.

      The military claimed a Palestinian had stolen a weapon from local security personnel and fired at the Israeli settlers.

      #MSM

  • Le Mexique dépose plainte aux Etats-Unis après la mort de migrants aux mains de l’ICE, la police de l’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/22/le-mexique-depose-plainte-aux-etats-unis-apres-la-mort-de-migrants-aux-mains

    Le Mexique dépose plainte aux Etats-Unis après la mort de migrants aux mains de l’ICE, la police de l’immigration
    Dix-sept Mexicains sont morts dans des centres de détention du service de l’immigration et des douanes ou lors de descentes effectuées par ses agents, depuis le retour de Donald Trump à la présidence, en janvier 2025.
    LeMonde avec AFP
    Le Mexique a déposé des plaintes pénales aux Etats-Unis pour la mort de Mexicains placés en détention ou tués lors d’opérations menées par les autorités de ce pays, a annoncé le gouvernement, mercredi 22 juillet. La présidente, Claudia Sheinbaum, avait annoncé ces plaintes le 9 juillet.Dix-sept Mexicains sont morts dans des centres de détention du service de l’immigration et des douanes (ICE) ou lors de descentes effectuées par ses agents, depuis le retour de Donald Trump à la présidence, en janvier 2025. Il avait promis lors de sa campagne d’expulser des millions de ressortissants étrangers en situation irrégulière.
    La diplomatie mexicaine a détaillé dans un communiqué avoir déposé 20 plaintes – huit auprès de procureurs d’Etat et 12 auprès de procureurs de comté – dans les juridictions où les décès sont survenus, dans les Etats de l’Arizona, de la Californie, de la Floride, de la Géorgie, de l’Illinois, de la Louisiane, du Missouri et du Texas.
    L’ambassadeur du Mexique aux Etats-Unis, Roberto Lazzeri, a « demandé que chaque affaire soit élucidée » lors de réunions avec le département de la sécurité intérieure (DHS) et l’ICE, est-il précisé dans le communiqué. Lors de ces rencontres, M. Lazzeri a également « transmis les préoccupations » du Mexique concernant les conditions dans les centres de détention pour migrants, a fait savoir le ministère des affaires étrangères.Le chef de la diplomatie mexicaine, Roberto Velasco, a également demandé au haut-commissaire de l’Organisation des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, de solliciter des informations aux Etats-Unis sur ce sujet et de formuler des « recommandations techniques pour prévenir des faits de cette nature ». Le gouvernement de Claudia Sheinbaum a toutefois écarté l’idée que ces plaintes puissent affecter la relation vitale du Mexique avec les Etats-Unis, au moment où se déroule la négociation pour la révision du traité de libre-échange nord-américain, l’Aceum (USMCA en anglais), qui a remplacé l’Alena en 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#politiquemigratoire#expulsion#ICE#sante#mortalite#droit#detention

  • Le maire de New York, Zohran Mamdani, souhaite faire arrêter le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre
    Le Monde avec AFP | Publié le 18 juillet 2026 à 20h46
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/18/le-maire-de-new-york-zohran-mamdani-souhaite-faire-arreter-le-premier-minist

    Danny Danon, ambassadeur israélien à l’ONU, a dans la foulée répondu au maire de New York, affirmant qu’il choisissait d’« attiser l’hostilité et de faire les gros titres en s’en prenant à l’Etat d’Israël ».

    Le maire de New York, Zohran Mamdani, mène des discussions sur la possibilité légale d’arrêter le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, lors de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) en septembre, une éventualité qui a déclenché une vive réaction de l’ambassadeur israélien aux Nations unies.

    « Je crois que le premier ministre Nétanyahou a sa place à La Haye. C’est un criminel de guerre visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale », a affirmé M. Mamdani au New York Times, dans un entretien publié samedi 18 juillet. Mais l’édile a déclaré ne pas savoir s’il avait le pouvoir d’interpeller un dirigeant étranger tel que Benyamin Nétanyahou, précisant être engagé dans des « discussions actives » avec les autorités new-yorkaises sur le sujet. « Tout ce que la loi m’autorise à faire à New York, c’est ce que nous ferons », a-t-il ajouté.

    L’Assemblée générale des Nations unies, grand rendez-vous annuel des dirigeants du monde entier, se tient en septembre au siège de l’ONU à New York. Le maire avait déjà promis d’envoyer la police municipale pour exécuter des mandats d’arrêt contre les dirigeants recherchés par la Cour pénale internationale, notamment M. Nétanyahou et le président russe, Vladimir Poutine. (...)

  • Israël ouvre la voie à l’utilisation de crocodiles à des fins pénitentiaires
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/18/israel-ouvre-la-voie-a-l-utilisation-de-crocodiles-a-des-fins-penitentiaires

    La ministre israélienne de la protection de l’environnement, Idit Silman, a classé cette semaine les crocodiles du Nil parmi la « faune élevée en captivité », ouvrant la voie à leur utilisation à des fins pénitentiaires. Le ministre de la sécurité nationale, la figure d’extrême droite Itamar Ben Gvir, a salué cette mesure. Il avait proposé en décembre d’utiliser des crocodiles pour dissuader toute évasion de détenus palestiniens.

    […]

    Selon la chaîne de télévision israélienne Reshet 13, la direction de la nature et des parcs israélienne s’était opposée à ce projet. Mais la réglementation, entrée en vigueur, stipule que les crocodiles du Nil – auparavant classés comme animaux sauvages – peuvent être élevés à condition « qu’ils soient détenus par un organisme de sécurité (…) dans des conditions déterminées » par la direction de la nature et des parcs « et sous réserve que la ministre de la protection de l’environnement détermine que leur possession est requise à des fins sécuritaires ».

  • Donald Trump livre un discours aux accents complotistes sur la « vulnérabilité » du système électoral américain et accuse la Chine d’ingérence
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/17/donald-trump-livre-un-discours-aux-accents-complotistes-sur-la-vulnerabilite

    […] Pékin aurait ainsi récolté « 220 millions de fichiers d’électeurs américains » et monté une « unité d’exploitation des données » spécialement consacrée à leur analyse. Une manœuvre qui remonterait… à 2020.

    Pour appuyer son propos, Donald Trump cite des rapports des services de renseignement américains, dont il a annoncé la déclassification et la mise en ligne sur le site de la Maison Blanche.

    Seulement, ces soi-disant révélations n’ont rien de vraiment nouveau. Un rapport de l’Office national du renseignement pour les questions cyber, daté de 2020, évoquait déjà ce récolement par la Chine d’informations bien souvent disponibles en ligne. Il était alors évalué que le but de Pékin était de comprendre l’état de l’opinion publique américaine afin de pouvoir éventuellement l’influencer. « Nous estimons que la Chine n’a pas déployé d’efforts d’ingérence et qu’elle a envisagé, sans toutefois les déployer, des efforts d’influence visant à changer le résultat de l’élection présidentielle américaine » de 2020, ont écrit les services de renseignement des Etats-Unis (CIA, FBI, NSA…) dans un rapport conjoint publié quelques mois après le scrutin.

    Mais Donald Trump ne veut pas y croire. Il a évoqué, jeudi, une « dissimulation » de l’« Etat profond », accusant ces agences d’avoir détruit des informations compromettantes pour la Chine – il a demandé qu’une enquête soit menée.

    Les personnes qui dirigeaient ces services à l’époque avaient pourtant bien souvent été nommées par ses soins durant son premier mandat. Le président américain se garde par ailleurs d’expliquer de quelle manière Pékin aurait faussé l’élection. Il est même écrit dans un document publié par la Maison Blanche que « les systèmes de dépouillement des votes seraient difficiles à manipuler à une échelle suffisamment large pour compromettre les résultats de l’élection ». Sans surprise, le milliardaire se garde d’évoquer les tentatives d’ingérence russes qui, elles, ont été dûment documentées, notamment pour soutenir son élection en 2016.

    Vérité alternative

    L’autre partie de son discours a constitué en un réquisitoire contre la manière dont s’organise le vote aux Etats-Unis. « Aucun pays du tiers-monde n’a des élections comme les nôtres », a estimé Donald Trump, qui a notamment critiqué les « épouvantables » machines à voter électroniques, dont il voudrait se débarrasser.

    Lors du dernier scrutin présidentiel, en 2024, ces dernières ne représentaient pourtant que 2 % de tous les votes effectués dans le pays.

    Le locataire de la Maison Blanche a réitéré son souhait que soit voté un projet de loi visant à restreindre le vote par correspondance et à obliger à présenter une « preuve de citoyenneté » au moment de se rendre dans l’isoloir. Le département de la sécurité intérieure aurait, selon lui, découvert que 278 000 personnes qui ne sont pas des citoyens américains étaient inscrites sur les listes électorales.

    Mais son « SAVE America Act » (Safeguard American Voter Eligibility – « protéger l’éligibilité des électeurs américains » – ou « sauver l’Amérique ») tarde à être examiné au Sénat. Une partie des élus républicains, dépendants du vote par correspondance dans certaines zones rurales, ne veulent pas en entendre parler.

    Si elle était présentée, la loi devrait par ailleurs recueillir l’assentiment d’élus démocrates afin d’atteindre la majorité nécessaire de 60 sénateurs pour être adoptée. Une gageure tant les deux camps sont aujourd’hui divisés. Selon Donald Trump, « la seule raison pour laquelle vous ne le feriez pas, c’est que vous voulez tricher ». « Nous avons des élections importantes qui arrivent. Nous voulons que ces élections soient honnêtes », a-t-il ajouté. Une manière de préparer les esprits à une éventuelle contestation du résultat des élections de mi-mandat, qui se dérouleront en novembre, traditionnellement défavorables au pouvoir en place. La cote de popularité de Donald Trump est au plus bas, à 37 %, selon un sondage Ipsos-Poll pour le Washington Post.

    Fallait-il diffuser cette logorrhée en direct à la télévision, au risque de laisser se répandre des fausses nouvelles ? Les médias américains se sont arraché les cheveux ces derniers jours pour savoir quelle attitude adopter.

    Toute la semaine, la Maison Blanche a vu défiler la crème des influenceurs trumpistes connus pour avoir nié la défaite de leur champion, en 2020, et cherché depuis à installer une vérité alternative. Une « task force » chargée de fouiller dans de vieux rapports des renseignements et d’en extraire des éléments pour servir leur narratif.

    Les grands groupes tels que ABC et NBC ont finalement décidé de ne pas retransmettre en direct l’adresse à la nation du président américain. « Malheureusement, nous n’avons pas d’autre choix que d’être sceptiques lorsque ce président parle d’élections », a affirmé le journaliste John King sur CNN pour expliquer la décision de sa chaîne, qui a diffusé des extraits contextualisés du discours. Donald Trump a appelé, en rétorsion, à ce que leur soient retirées leurs licences.

    La très trumpiste Fox News, elle, qui a diffusé son discours, ne risque pas pareille menace. Néanmoins, ses journalistes se sont montrés prudents dans leurs commentaires. En 2023, la chaîne avait payé 787 millions de dollars pour mettre fin à des poursuites en diffamation de la société de machines de vote électronique Dominion, copieusement accusée sur son antenne d’avoir contribué à truquer le vote de 2020 en faveur de Joe Biden.

    L’offensive de Donald Trump participe d’un mouvement plus large qui le voit tenter, depuis son retour au pouvoir début 2025, de prendre le contrôle du système électoral américain, normalement dévolu aux Etats. Le 10 juillet, ces derniers se sont vus menacés de voir une partie de leurs fonds retenus s’ils ne remplissaient pas certaines conditions réclamées par la Maison Blanche, notamment de transmettre leurs listes électorales. L’ironie de l’histoire, c’est que Donald Trump a également coupé ces derniers mois dans les fonds et les effectifs de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency, l’administration fédérale américaine chargée entre autres de lutter contre les ingérences étrangères dans les élections.

    https://archive.ph/2026.07.17-080710/https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/17/donald-trump-livre-un-discours-aux-accents-complotistes-sur-la-vulnerabilite

  • Truth Social to sell trading firms ’fastest’ access to Trump’s posts | Reuters
    https://www.reuters.com/technology/trump-media-unveils-data-feed-businesses-tracking-truth-social-posts-2026-0

    Tout ce que Reuters trouve à dire, c’est que c’est injuste pour les traders les moins fortunés.

    On April 9, 2025, Wall Street’s main indexes turned sharply higher after Trump said in a Truth Social post that he would pause many of his new tariffs for 90 days.

    “As far as I know, the only market-moving poster on Truth Social is Trump himself and his posts definitely move the market,” said Mark Spiegel, managing member and ​portfolio manager at Stanphyl Capital Partners.

    Asked if the move would create uneven trading opportunities for traders with deeper pockets, Spiegel said there were always uneven trading opportunities — this ​would be just one more.

    Et en passant laisse un élu démocrate émettre une critique ridiculement faible.

    Senator Ron Wyden, the highest-ranking Democrat on the Senate Finance Committee, criticized the move. He said it would financially benefit the Trump family and “make ​Wall Street traders rich.” The White House referred questions on Wyden’s criticism to TMTG, which did not immediately respond to a ​request for comment.

    #états-unis, l’empire bienveillant.

  • Donald Trump demande à l’ICE de maintenir ses contrôles routiers, suspendus après la mort de deux personnes tuées par des agents
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/15/donald-trump-demande-a-l-ice-de-maintenir-ses-controles-routiers-suspendus-a

    Donald Trump demande à l’ICE de maintenir ses contrôles routiers, suspendus après la mort de deux personnes tuées par des agents
    Chargés de mettre en œuvre la campagne d’expulsion massive voulue par le président américain, les agents de la police de l’immigration font l’objet d’une vive opposition à travers le pays en raison de leurs méthodes agressives.
    Le Monde avec AFP
    Les Etats-Unis font de nouveau volte-face quant au sort de la police de l’immigration américaine (ICE). Donald Trump s’en est pris, mercredi 15 juillet, à la décision de cette dernière de suspendre ses contrôles routiers, après la mort de deux personnes tuées par des agents en moins d’une semaine. La veille, le ministère de la sécurité intérieure américain (DHS) avait en effet interrompu les contrôles routiers de cette agence fédérale, au lendemain de la mort d’un Colombien, abattu dans le Maine au volant de sa voiture. La semaine dernière, un Mexicain avait également été tué par un agent de l’ICE au Texas alors qu’il conduisait sa camionnette. « Nous ne pouvons PAS renoncer à l’un des outils les plus importants et les plus efficaces de l’ICE dans la lutte contre la criminalité : LES CONTRÔLES ROUTIERS ! », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, mercredi matin.
    « Dès que nous le ferons, nous ferons exactement le jeu des criminels. Les “Dumocrats” [un jeu de mots péjoratif visant les démocrates] de la gauche radicale aimeraient que cela arrive, mais cela ne se produira pas sous ma présidence, a-t-il poursuivi. ICE, agissez avec discernement, équité et intelligence, et reprenez votre travail si important. » S’exprimant devant la presse, mardi, à la Maison Blanche, le conseiller de Donald Trump sur l’immigration, Tom Homan, avait confirmé qu’une « pause » était en cours concernant les contrôles routiers, tout en affirmant que cette méthode était efficace et serait rétablie.
    Chargés de mettre en œuvre la campagne d’expulsion massive voulue par le président américain, les agents de l’ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l’objet d’une vive opposition à travers le pays en raison de leurs méthodes agressives, ayant notamment provoqué la mort par balle de deux citoyens américains en janvier à Minneapolis. Des organisations de défense des droits ont identifié la victime de la fusillade de lundi à Biddeford, dans le Maine, comme étant Joan Sebastian Guerrero, un livreur colombien âgé de 26 ans et autorisé à travailler aux Etats-Unis. Il y vivait avec son épouse et leur fille de 3 ans. Le président colombien Gustavo Petro, critique virulent de la politique migratoire de Donald Trump, a qualifié cette mort de « meurtre ». Dans la fusillade survenue la semaine dernière au Texas, les autorités de l’immigration ont affirmé que Lorenzo Salgado, 52 ans, avait tenté de renverser un agent de l’ICE avec son véhicule, une version contestée par plusieurs témoins

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ICE#politiquemigratoire#expulsion#droit#sante

  • La frontière entre l’Espagne et l’enclave de Gibraltar, dernier reliquat du Brexit, disparaît au profit des travailleurs transfrontaliers
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/15/la-frontiere-entre-l-espagne-et-l-enclave-de-gibraltar-dernier-reliquat-du-b

    La frontière entre l’Espagne et l’enclave de Gibraltar, dernier reliquat du Brexit, disparaît au profit des travailleurs transfrontaliers
    Après des décennies de contrôles, la frontière terrestre entre l’Espagne et l’enclave britannique a cessé d’exister le 15 juillet, libérant la circulation de plus de 15 000 travailleurs transfrontaliers qui la franchissent chaque jour.
    Par Isabelle Piquer (Madrid, correspondante)
    Il aura fallu un peu plus de cinq ans de négociations et un accord de 1 000 pages pour venir à bout du « dernier mur de l’Europe continentale », selon l’expression du ministre des affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares Bueno. Ultime épisode du Brexit, la frontière entre l’enclave britannique de Gibraltar et l’Espagne a cessé d’exister, mercredi 15 juillet, ouvrant la voie à une nouvelle manière de vivre ensemble, ou plutôt côte à côte, sans que Londres ni Madrid ne renoncent pour autant à leurs revendications historiques respectives.
    L’accord a été signé le 14 juillet à Bruxelles, sous l’égide de la Commission européenne, plus de cinq ans après la fin de la période de transition post-Brexit, en décembre 2020, qui avait ouvert les négociations sur le statut de Gibraltar. Quelques heures plus tard, à minuit, lors d’une brève cérémonie, le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo, s’est félicité d’avoir « déjoué les pires effets du Brexit ». Dans la foulée, des centaines de riverains ont franchi pour la première fois depuis des décennies la frontière sans présenter leur passeport. Un blocage qui précédait la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, puisque ce dernier n’a jamais fait partie de l’espace Schengen.
    Annoncé en juin 2025, le texte associe désormais Gibraltar − un peu plus de 40 000 habitants, 6,7 kilomètres carrés − à l’espace Schengen, sans en faire un membre. Les contrôles d’identité à la frontière terrestre disparaissent, la libre circulation des personnes et des marchandises est instaurée, au bénéfice des quelque 15 000 travailleurs transfrontaliers qui franchissent chaque jour la grille (« verja ») au prix de longues heures d’attente. Les vérifications seront désormais effectuées au port et à l’aéroport de Gibraltar, sous la responsabilité de l’Espagne, qui assurera aussi les contrôles douaniers des marchandises entrant sur le territoire.
    « Nous avons trouvé une solution à la fois pragmatique, tournée vers l’avenir et qui permet à chacun de préserver les principes auxquels il tient depuis des décennies, tout en répondant aux préoccupations concrètes des habitants des deux côtés de la frontière », explique au Monde Fabian Picardo. Selon lui, l’accord ne repose pas sur des concessions de souveraineté, mais sur une approche « imaginative » visant à dépasser un contentieux historique, né du traité d’Utrecht de 1713, qui avait cédé le Rocher à la Couronne britannique, sans remettre en cause les positions de chacune des parties. La liberté de circulation, explique Fabian Picardo, sera compensée par un renforcement des dispositifs de sécurité : le déploiement de caméras de vidéosurveillance couvrant l’ensemble de la frontière et du centre-ville, « ainsi qu’un système de reconnaissance faciale en temps réel capable de signaler immédiatement l’arrivée de personnes inscrites sur des fichiers de recherche internationaux ».
    La nouvelle est attendue de longue date par les riverains. « Je me sens un peu comme un enfant qui se couche la veille de l’Epiphanie sans vraiment savoir quels cadeaux il trouvera au réveil », confie José Juan Franco Rodriguez, maire depuis 2015 de La Linea de la Concepcion, la petite ville andalouse collée à la frontière. Pour l’édile, l’absence d’accord aurait été catastrophique, « alors que près d’un tiers du chiffre d’affaires des entreprises locales provient de clients gibraltariens ».
    L’accord ne se limite toutefois pas à la circulation des personnes. Il organise également un rapprochement économique inédit entre les deux territoires. Gibraltar s’est engagé à aligner progressivement sa fiscalité indirecte sur les normes européennes, avec l’introduction d’un impôt équivalent à la TVA, fixé à 15 % dès l’entrée en vigueur du traité avant une convergence complète sous trois ans. Des dispositions spécifiques concernent également le tabac, longtemps source de tensions avec Madrid. Le 27 juin, le gouvernement espagnol a retiré Gibraltar de sa liste des paradis fiscaux, où il figurait depuis trente-cinq ans, estimant désormais satisfaisante sa coopération en matière d’échange d’informations fiscales.
    Le fossé économique entre les deux rives de la grille donne la mesure de l’enjeu : alors que le produit intérieur brut (PIB) par habitant dépasse 94 000 euros à Gibraltar, La Linea affiche un chômage supérieur à 27 % et un PIB par habitant d’environ 17 000 euros, inférieur à la moyenne espagnole (environ 38 000 euros).
    « Ce traité constitue la première véritable occasion de s’attaquer sérieusement aux problèmes sociaux et économiques » d’une région gangrenée par le narcotrafic. « L’objectif est que, dans dix ans peut-être, plus aucun habitant du Campo de Gibraltar – la zone qui, au-delà de La Linea, regroupe les localités voisines, dont le port d’Algésiras – n’ait à monter à bord d’une embarcation de trafiquants de drogue pour gagner sa vie », insiste Fabian Picardo, avant d’ajouter, en guise de contraste : « Gibraltar ne compte que sept chômeurs. Sept. » A La Linea, les attentes sont immenses. José Juan Franco Rodriguez refuse que la disparition de la verja ne soit qu’un geste symbolique. « J’ai toujours dit que notre économie dépendait en grande partie de celle du Royaume-Uni. Je veux transformer cette dépendance en complémentarité », explique-t-il. Le maire plaide pour une véritable intégration économique de part et d’autre de la frontière, notamment en attirant sur le territoire espagnol des entreprises des secteurs des assurances, des services financiers ou des jeux en ligne, piliers de la prospérité gibraltarienne.
    Les premiers effets se font déjà sentir. « Au cours des six derniers mois, les prix de l’immobilier à La Linea ont augmenté d’environ 18 %. Des investisseurs achètent des logements pour les louer à des travailleurs employés à Gibraltar », observe le maire, convaincu que le traité modifiera profondément les équilibres économiques de la région. Cette transformation soulève aussi des interrogations. « Il subsiste des incertitudes sur toute une série de questions dont nous ne mesurerons réellement les effets qu’au fil des semaines et des mois », reconnaît José Juan Franco Rodriguez. Les dossiers restent nombreux : retraites des travailleurs transfrontaliers dont les employeurs gibraltariens n’ont jamais cotisé au régime espagnol de sécurité sociale, mobilité, sécurité, coopération administrative ou encore services publics. « Tant que le nouveau système ne sera pas en fonctionnement, il est impossible de savoir précisément quelle en sera la portée. »

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#gibraltar#UE#brexit#economie#travailleurfrontalier#frontiere#sante

  • L’Union européenne revoit un statut de protection des Ukrainiens qui fuient le front
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/15/l-union-europeenne-revoit-un-statut-de-protection-des-ukrainiens-qui-fuient-

    L’Union européenne revoit un statut de protection des Ukrainiens qui fuient le front
    Mercredi 15 juillet, les Etats membres ont prolongé le statut de protection temporaire accordé aux personnes fuyant l’Ukraine jusqu’au 4 mars 2028. Néanmoins, à la demande de Kiev, ils ont décidé d’en exclure les futurs réfugiés n’ayant pas rempli leurs obligations militaires.
    Par Philippe Jacqué (Bruxelles, bureau européen)
    La décision était attendue depuis fin juin, et faisait consensus. Mercredi 15 juillet, les Vingt-Sept ont décidé de prolonger le statut de protection temporaire accordé aux personnes fuyant l’Ukraine jusqu’au 4 mars 2028. « La prolongation de la protection d’une année supplémentaire apportera clarté et prévisibilité à toutes les personnes fuyant la guerre », juge le conseil de l’Union européenne (UE) dans un communiqué. Ce statut permet à quelque 4,4 millions d’Ukrainiens de bénéficier de droits en matière d’accès au logement, au marché du travail, au système scolaire ou aux prestations sociales notamment. Alors que, depuis mars 2022, l’UE proposait la protection temporaire à l’ensemble des personnes fuyant les combats en Ukraine, les Etats européens ont décidé, à la demande de Kiev, de resserrer ces conditions.
    La protection temporaire ne sera désormais accordée qu’aux hommes de 23 à 60 ans qui se seront acquittés de leurs obligations militaires en Ukraine. En clair, les Ukrainiens fuyant le front ne pourront plus bénéficier de cette protection. « Cette restriction ne s’appliquera qu’aux nouveaux demandeurs, précise le conseil. Elle ne s’appliquera pas aux personnes bénéficiant déjà d’une protection temporaire. » Concrètement, les personnes candidates à ce statut devront présenter à leur arrivée dans un territoire des Vingt-Sept un passeport comportant le cachet de sortie délivré par les autorités ukrainiennes, prouvant qu’elles ont quitté l’Ukraine légalement et qu’elles se sont donc acquittées de leurs obligations militaires.
    Parcours de transition
    Si les Etats membres ont largement soutenu ces nouvelles règles, 25 ONG de défense des droits des sans-papiers ont publié, le 10 juillet, une tribune dénonçant ces nouvelles conditions. « Cette décision signifie que de nombreux hommes ukrainiens fuyant la guerre se retrouveront en situation irrégulière dans l’UE, ce qui les exposera à davantage d’insécurité, d’exploitation et d’abus, déplore Laetitia Van der Vennet, du réseau européen Picum de défense des migrants et sans-papiers, même si personne ne sait quantifier exactement le nombre de personnes potentiellement concernées. Au lieu de restreindre la protection, les gouvernements devraient veiller à ce que toutes les personnes ayant fui l’Ukraine puissent accéder à la sécurité et à la stabilité, tout en œuvrant à la mise en place de solutions à long terme qui respectent leurs droits et leur dignité. »
    Ces ONG, européennes ou nationales, appellent également les Etats à assurer l’avenir des 4,4 millions de réfugiés sur le Vieux Continent. De plus en plus d’Etats, comme l’Allemagne, la Pologne, la République tchèque, voire l’Irlande, rognent progressivement les aides apportées aux réfugiés ukrainiens dans leur pays. En parallèle, l’UE appelle les Etats à mettre en place des parcours pour sortir de ce statut par définition temporaire. En juillet 2025, ils s’étaient engagés à préparer la transition en proposant aux réfugiés ukrainiens plusieurs options, dont la possibilité de basculer dans un statut de résident légal de longue durée dans les pays où ils vivent, ou de préparer leur retour et leur réintégration durable en Ukraine.
    Malgré ces annonces, seulement quatre Etats membres ont déjà mis en place de tels parcours : la Pologne, la République tchèque, l’Irlande et l’Italie. « Les familles qui ont fui la guerre en Ukraine il y a quatre ans se sont construit une nouvelle vie à travers l’Europe. Elles ont trouvé du travail, ont inscrit leurs enfants à l’école et se sont fait des amis et des voisins au sein de leurs communautés, rappelle Ganna Dudinska, de l’International Rescue Committee. Les gouvernements d’accueil devraient mettre à profit ce délai d’un an supplémentaire pour mettre en place ces parcours de transition pour toutes les personnes déplacées et veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte lorsque la protection temporaire prendra fin. »

    #Covid-19#migration#migrant#UE#ukraine#refugie#protection#asile#droit#sante#conflit

  • ICE, la police fédérale américaine de l’immigration, fait une nouvelle victime et provoque la colère dans le Maine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/14/etats-unis-ice-la-police-federale-de-l-immigration-fait-une-nouvelle-victime

    ICE, la police fédérale américaine de l’immigration, fait une nouvelle victime et provoque la colère dans le Maine
    Joan Sebastian Guerrero, un Colombien de 26 ans, a été tué lundi 13 juillet à Biddeford. Il aurait été confondu avec un autre objectif des agents fédéraux, tout comme Lorenzo Salgado Araujo, mort dans des conditions similaires à Houston, le 7 juillet.
    Par Nicolas Chapuis (New York, correspondant)
    Pour la deuxième fois en six jours, l’ICE, la police de l’immigration américaine, a tué un homme au volant de sa voiture, au cours d’une intervention dont il n’était pas la cible initiale. Joan Sebastian Guerrero, un Colombien de 26 ans, a été abattu lundi 13 juillet au matin par des agents fédéraux à Biddeford (Maine), dans le nord-est des Etats-Unis. Sa mort intervient après celle de Lorenzo Salgado Araujo, dans des circonstances similaires, à Houston (Texas), le 7 juillet. Les faits se sont déroulés au petit matin, dans cette ville côtière, non loin de la capitale du Maine, Portland. « L’ICE effectuait une surveillance ciblée à la dernière adresse connue d’un étranger en situation irrégulière visé par une ordonnance définitive d’expulsion. Un étranger en situation irrégulière a quitté la résidence à bord d’un véhicule. Les agents de l’ICE ont tenté de procéder à l’interception du véhicule. Le véhicule a essayé de prendre la fuite et, craignant pour la sécurité publique, un agent a fait usage de son arme à feu », a expliqué le département de la sécurité intérieure (DHS), dans un communiqué de presse publié sur les réseaux, lundi soir, plus de douze heures après les faits.
    La communication autour de cette affaire a été pour le moins erratique. Le sénateur indépendant du Maine, Angus King, a informé les médias que Markwayne Mullin, le secrétaire à la sécurité intérieure, l’avait contacté pour lui annoncer que l’homme abattu faisait l’objet d’un mandat d’arrêt et d’une obligation de quitter le territoire. Avant de le rappeler pour se rétracter : la victime ne faisait l’objet d’aucune poursuite. Il a ensuite été identifié par la presse locale. Selon le Portland Press Herald, qui a interrogé des défenseurs des droits des migrants en contact avec la famille, Joan Sebastian Guerrero, marié et père d’une petite fille, disposait d’un permis de travail et d’un numéro de Sécurité sociale. Aucune vidéo montrant l’intégralité des faits à Biddeford n’a pour l’instant émergé. Sur des extraits récupérés lundi par le Bangor Daily News, un journal local, on peut voir des agents sortir d’un véhicule le corps inerte d’un homme, le plaquer au sol et lui passer les menottes dans le dos. Un témoin cité par Associated Press assure que Joan Sebastian Guerrero, couvert de sang mais encore conscient, aurait dit : « J’ai essayé de m’arrêter. »
    Dans son communiqué, le DHS assure que les secours ont été immédiatement appelés et que l’homme est mort des suites de ses blessures. Aucun des agents ne portait de caméra-piéton, alors que l’administration s’était engagée à généraliser cette pratique. L’enquête a été confiée à l’inspecteur général du DHS, en lien avec le FBI. Le scénario ressemble à celui de Houston, où les autorités poursuivaient d’autres suspects mais ont confondu les véhicules et ont pris en chasse Lorenzo Salgado Araujo. Ils assurent que l’homme, un Mexicain de 52 ans, a pris la fuite puis a tenté de se servir de son van pour les cibler, ce qui a justifié les coups de feu mortels de la part de l’ICE. Des membres de sa famille présents dans la voiture avec lui démentent formellement cette version, mais aucune caméra n’était en service.
    Les déclarations aléatoires de Markwayne Mullin ont provoqué la colère des élus locaux, notamment démocrates, outrés que la victime ait été mise en cause faussement dans un premier temps. « Ce nouveau développement rend cette tragédie encore plus troublante et révoltante, et il met en lumière la manière irresponsable et désordonnée dont sont menées les opérations de contrôle de l’immigration dans le Maine et à travers tout le pays. Cela doit cesser », a publié sur ses réseaux la gouverneure de l’Etat, Janet Mills. Markwayne Mullin a été nommé à la tête du DHS au mois de mai, après l’éviction de Kristi Noem, mise en cause pour sa gestion de la situation dans le Minnesota, où les agents fédéraux ont abattu deux Américains, Renee Good et Alex Pretti, dans le cadre d’une grande opération anti-immigration. Leur mort, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, avait provoqué un mouvement de révolte à Minneapolis-Saint Paul et avait contribué à rendre impopulaire la politique antimigrants de Donald Trump. Le Maine, où réside une grande communauté somalienne, à l’instar du Minnesota, fait partie des zones dans le viseur de Donald Trump, qui voue une détestation à cette diaspora. Des centaines de manifestants ont afflué à Biddeford pour protester, notamment devant les bureaux de Susan Collins, la sénatrice républicaine. Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025, 11 personnes sont tombées sous les balles des agents fédéraux anti-immigration, et 52 sont mortes en détention.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#ICE#politiquemigratoire#sante#mortalite#droit

  • Yémen : les forces gouvernementales [appuyées par l’Arabie saoudite] ont frappé l’aéroport de Sanaa [contrôlé par les Houthis] pour empêcher un avion iranien d’atterrir - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20260713-y%C3%A9men-les-forces-gouvernementales-ont-frapp%C3%A9-l-a%C3%A9roport-

    Le gouvernement yéménite, appuyé par l’Arabie saoudite, a affirmé lundi 13 juillet avoir visé l’aéroport de Sanaa, contrôlé par les rebelles houthis pro-iraniens, pour empêcher un avion iranien d’y atterrir. Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, avait affirmé plus tôt que l’aéroport avait été visé par des « frappes saoudiennes », ajoutant que « cette agression ne resterait pas sans réponse et sans sanction ».

    • Attaques dans le détroit d’Ormuz : la tension s’étend au Yémen
      https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/14/attaques-dans-le-detroit-d-ormuz-la-tension-s-etend-au-yemen_6723346_3210.ht

      « Les Saoudiens avaient au départ donné leur accord à un retour à bord d’un appareil iranien, à condition que cet avion soit inspecté par un tiers lors d’une escale, explique Farea Al-Muslimi, analyste au groupe de réflexion britannique Chatham House. Mais les Iraniens se sont dit qu’ils pouvaient simplement forcer le passage et le faire atterrir à Sanaa. »

      Le 3 juillet, un appareil de Mahan Air s’était posé sur l’aéroport de Sanaa, une première depuis 2015, pour embarquer la délégation houthiste se rendant aux obsèques de Khamenei. Le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite avait alors assuré que l’appareil avait débranché son transpondeur au large du sultanat d’Oman afin de passer inaperçu. Puis il avait accusé les Iraniens d’avoir convoyé des officiers des gardiens de la révolution et des armes à bord en vue de renforcer leurs capacités militaires. L’Arabie saoudite avait embrayé, considérant l’arrivée de cet appareil comme une escalade menaçant la sécurité régionale et une tentative de modifier l’équilibre des forces au Yémen, qu’elle considère historiquement comme son pré carré.

      Dimanche 12 juillet, le ministère des affaires étrangères du gouvernement mis en place par les houthistes pour le centre et le nord du pays affirmait en réponse, que « les années de blocus contre le Yémen sont terminées ». Il mettait en garde l’Arabie saoudite contre toute initiative visant à maintenir les restrictions imposées à l’aéroport de Sanaa, ajoutant qu’une telle mesure reviendrait à mettre fin au cessez-le-feu.

      « Quand les houthistes ont pris la capitale, Sanaa, en 2014, un accord a été signé avec l’Iran pour organiser des vols directs Téhéran-Sanaa par la compagnie Mahan Air à raison de 14 vols par semaine. Cet accord a accéléré l’intervention militaire saoudienne en réponse », rappelle Mustafa Aljabzi, chercheur et ancien diplomate yéménite. Le royaume était entré en guerre en mars 2015 pour remettre au pouvoir le président Abdrabbo Mansour Hadi, renversé par l’insurrection des houthistes. Riyad avait depuis fermé l’espace aérien yéménite à tout avion iranien.

      « L’Arabie saoudite s’efforce depuis des années de bloquer l’assistance iranienne aux houthistes. Son contrôle de l’espace aérien yéménite force l’Iran à utiliser des voies maritimes. Téhéran arrive à le faire, mais c’est plus coûteux et plus complexe. Un pont aérien direct faciliterait énormément la capacité iranienne à ravitailler les houthis en armes et en techniciens », note Thomas Juneau. « Pourquoi maintenant ? Ce qui est plausible, c’est que l’Iran et les houthistes perçoivent qu’ils ont le momentum − la guerre lancée contre Téhéran est un échec pour Washington −, ils veulent saisir le moment pour essayer de réviser les règles du jeu au Yémen à leur avantage », ajoute-t-il. Mais pour Mustafa Aljabzi, « il y a tellement de conflits latents entre l’Arabie saoudite et l’Iran que, pour Riyad, laisser atterrir ce vol sans rien faire aurait été compris comme un aveu de faiblesse ». Et ce d’autant que deux pétroliers saoudiens ont été la cible d’attaques iraniennes dans le détroit d’Ormuz, le 7 juillet.

      « Je ne pense pas que les Saoudiens et les houthistes soient en train de se tester mutuellement, ni que les Iraniens et les Saoudiens se testent entre eux. Leurs accords de non-agression sont tombés à l’eau lorsque les Iraniens ont bombardé l’Arabie saoudite [ces dernières semaines] », explique Farea Al-Muslimi. Plusieurs sites en Arabie saoudite ont été la cible de frappes de missiles iraniens en représailles aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, déclenchées le 28 février. Pour l’analyste, si Téhéran souhaite pousser son avantage au Yémen, Riyad vient de lui répondre : « Nous pouvons rester neutres concernant votre guerre avec les Etats-Unis, mais nous ne sommes pas neutres au Yémen. »

      https://archive.ph/2026.07.14-212812/https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/14/attaques-dans-le-detroit-d-ormuz-la-tension-s-etend-au-yemen_6723346_3210.ht

  • L’UNRWA, l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, visée par des campagnes d’influence, de l’Allemagne aux Etats-Unis
    Par Laure Stephan (Beyrouth, correspondance) et Elsa Conesa (Berlin, correspondante) | Publié le 8 juillet 2026 | Le Monde
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/08/l-unrwa-l-agence-de-l-onu-chargee-des-refugies-palestiniens-visee-par-des-ca

    Un rapport, publié le 7 juillet, par la fondation allemande Rosa-Luxemburg, souligne le rôle de groupes de pression liés à la droite israélienne dans la diabolisation de l’UNRWA, au bord de l’asphyxie financière. (...)

  • Aux #Etats-Unis, la chute du démocrate Graham Platner menace d’empêcher le parti d’emporter le Sénat
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/07/09/aux-etats-unis-la-chute-du-democrate-gerald-platner-menace-d-empecher-le-par

    Le candidat aux sénatoriales de novembre dans l’Etat du Maine, représentant de l’aile gauche populiste qui bouscule le Parti démocrate, a dû jeter l’éponge, mercredi, après une série de scandales.

  • L’UNRWA, l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, visée par des campagnes d’influence, de l’Allemagne aux Etats-Unis
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    L’UNRWA, l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, visée par des campagnes d’influence, de l’Allemagne aux Etats-Unis
    Un rapport, publié le 7 juillet, par la fondation allemande Rosa-Luxemburg, souligne le rôle de groupes de pression liés à la droite israélienne dans la diabolisation de l’UNRWA, au bord de l’asphyxie financière.
    Par Laure Stephan (Beyrouth, correspondance) et Elsa Conesa (Berlin, correspondante)
    Au bord de l’effondrement financier, jamais l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens (UNRWA) n’a semblé dans une situation aussi précaire depuis 1949, l’année de sa création. Avec des conséquences dramatiques pour les 5,9 millions de réfugiés palestiniens auxquels elle fournit assistance et protection à Gaza, en Cisjordanie occupée, au Liban, en Syrie et en Jordanie. L’agence fait aujourd’hui face à un déficit de trésorerie de 100 millions de dollars (87,5 millions d’euros).
    Le 30 juin, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé un appel pressant aux Etats membres pour maintenir à flot cette agence « indispensable » pour des millions de réfugiés palestiniens. Aux blocages auxquels l’UNRWA est confrontée de la part d’Israël, depuis janvier 2025 – camions d’aide interdits d’entrer à Gaza ; QG et école fermés à Jérusalem-Est –, s’ajoutent de « fortes pressions politiques » et des « campagnes de désinformation », a dénoncé M. Guterres.Parmi les pays où les critiques, voire les attaques, à l’égard de l’UNRWA se sont récemment multipliées figurent les Etats-Unis, qui ont cessé de la financer, mais aussi l’Allemagne, pourtant devenue le principal donateur bilatéral de l’agence. Berlin a pris, en décembre 2025, une décision sans précédent en s’abstenant lors du renouvellement du mandat de l’UNRWA par l’Assemblée générale de l’ONU.
    Dans un rapport, publié le 7 juillet par la Fondation Rosa-Luxemburg, l’analyste germano-israélien Alon Sahar décrit comment un discours critique envers l’UNRWA s’est progressivement installé depuis une dizaine d’années outre-Rhin. Il y voit l’œuvre d’organisations alignées sur les positions de la droite israélienne, autant internationales, comme UN Watch ou NGO Monitor, qu’allemandes, comme le Forum pour la paix au Proche-Orient, le Naffo. Financées par des réseaux philanthropiques privés américains, et parfois aussi par des fonds publics allemands, par le biais de projets de lutte contre l’antisémitisme ou d’éducation civique, ces organisations ont « exercé une influence considérable sur les débats et orientations politiques allemands concernant l’UNRWA et sur la question des réfugiés palestiniens », écrit l’auteur du rapport.
    Par le biais de réunions informelles avec des élus, ce « réseau transnational de plaidoyer » diffuse un discours critique peignant l’agence onusienne comme « structurellement illégitime, politiquement compromise et indissociable de la perpétuation du statut de réfugié palestinien et du droit au retour ». Des accusations reprises ensuite dans la sphère politico-médiatique allemande.
    En janvier 2024, l’Etat hébreu avait accusé 12 employés de l’agence d’avoir participé à l’attaque terroriste du 7 octobre 2023 – sur un total de 13 000 employés à Gaza. Une enquête de l’ONU, élargie à 19 employés, a conclu, en août 2024, que 9 d’entre eux « pourraient avoir été impliqués » dans le massacre. Mais les enquêteurs n’ont pas pu accéder aux preuves que l’Etat d’Israël affirme posséder. Les juges de la Cour internationale de justice ont souligné, en octobre 2025, que, « selon les éléments versés au dossier, il n’exist[ait] aucune preuve que l’UNRWA ait manqué au principe d’impartialité ».
    Entre 2014 et janvier 2026, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland a ainsi posé, à 19 reprises, des questions écrites sur le sujet et proposé des motions au Bundestag ; les conservateurs de la CDU-CSU en ont formulé 11 ; les libéraux du FDP 8 et les Verts une seule. Certaines reprenaient explicitement les arguments des organisations listées dans le rapport.
    L’auteur relève aussi le fait que ce récit critique « ne fait face à aucun contre-réseau disposant de ressources comparables, ancré institutionnellement ou cohérent sur le plan narratif. Les groupes juifs libéraux alignés sur la cause palestinienne et les acteurs de défense des droits en Allemagne restent fragmentés et disposent de ressources insuffisantes, ce qui signifie que les discours retracés dans ce rapport ne rencontrent guère de résistance organisée à mesure qu’ils passent de la production en amont à l’institutionnalisation en aval », écrit-il.
    La suspension, pendant quelques mois, du financement de l’UNRWA par Berlin en janvier 2024 est lue comme l’aboutissement de ce travail d’influence, de même que l’abstention lors du vote pour le renouvellement du mandat de l’agence. Le ministre des affaires étrangères allemand, Johann Wadephul (CDU), avait alors justifié cette abstention en affirmant attendre des « réformes cohérentes et vérifiables au sein de l’UNRWA », comme le prévoit le contrat de coalition conclu en avril 2025 entre le SPD et la CDU-CSU, les partis alliés au pouvoir en Allemagne, et en reprenant les accusations portées contre l’agence. Lors du congrès de février, la CDU, le parti du chancelier, Friedrich Merz, a en outre adopté une motion en faveur de la suspension complète du soutien allemand à l’agence.
    Soixante-dix employés licenciés en juin
    L’UNRWA continue également d’être attaquée aux Etats-Unis. Le service d’inspection de l’Usaid (l’organisme de coopération américaine que Donald Trump a largement démantelé) enquête sur les liens entre le Hamas et l’agence onusienne. Il a annoncé, le 5 juin, avoir transmis au département d’Etat les noms de 101 employés, actuels ou anciens, qui, selon lui, auraient participé aux massacres du 7-Octobre, ou sont affiliés à la branche militaire du mouvement islamiste palestinien. Le but affiché est d’empêcher que ces individus puissent faire partie d’un futur cadre d’aide humanitaire à Gaza chapeauté par les Etats-Unis. Mais le fait que l’Usaid, qui n’a jamais financé l’UNRWA, se lance dans une telle entreprise, pourrait servir des desseins politiques : appuyer des pressions ultérieures de l’administration Trump contre l’agence pour les réfugiés palestiniens.
    Sans établir de corrélation, le commissaire général par intérim de l’UNRWA, le Britannique Christian Saunders, a annoncé dans la foulée, le 11 juin, le licenciement de 70 employés à Gaza, sans enquête préalable. Le communiqué, au ton vague, mentionne qu’il s’agit d’une mesure prise à la suite d’une « évaluation de la sécurité des opérations de l’UNRWA à Gaza » et qu’elle ne signifie pas une « validation des accusations portées contre ces employés ». Selon les informations du Monde, sur la liste américaine de 101 noms, une trentaine ont été tués ou sont portés disparus. Ceux écartés l’ont été pour des considérations de sécurité et pour apaiser les donateurs. Le licenciement de ces derniers n’a pas fait consensus au sein de l’agence. Depuis les premières accusations portées en janvier 2024, les autorités israéliennes n’ont pas fourni de preuves à l’UNRWA.
    Nouveau coup dur lors de la prise de parole du représentant américain à l’ONU, Jeff Bartos, au cours d’une réunion des donateurs, à la fin du mois de juin, qui a appelé les participants à cesser de financer l’UNRWA et à rediriger les fonds vers le Conseil de la paix, l’organe chargé d’appliquer le plan de sortie du conflit à Gaza, établi par Donald Trump. M. Bartos qualifiant le financement de l’UNRWA de soutien à la « stagnation » et au « terrorisme ».Ces propos, comme les campagnes de lobbyistes pro-israéliens pour que l’agence soit classée par le Congrès américain « organisation terroriste étrangère », suscitent l’inquiétude de la direction. Le groupe d’influence UN Watch fait campagne pour que soit levée l’immunité de Philippe Lazzarini, l’ancien commissaire général dont le mandat vient officiellement de s’achever.
    « L’UNRWA doit redoubler d’efforts pour faire des réformes demandées par les donateurs, mais elle n’a plus d’argent, note Jalal Al-Husseini, chercheur à l’antenne d’Amman de l’Institut français du Proche-Orient. « Pourtant Israël a tiré profit de l’assistance apportée par l’UNRWA aux Palestiniens [dans les territoires occupés] », rappelle-t-il. Sous la première administration Trump, des responsables israéliens avaient ainsi exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences de la suppression des financements américains, selon le rapport d’Alon Sahar. Israël a même encouragé l’Allemagne à augmenter ses contributions à la suite du retrait des Etats-Unis.« Mais des idéologues sont aujourd’hui au pouvoir en Israël, et ils ne veulent plus de l’UNRWA, car son existence même rappelle celle du problème des réfugiés », explique M. Al-Husseini, faisant référence à l’exode forcé de plus de la moitié de la population palestinienne lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948.Depuis que M. Lazzarini a quitté ses fonctions, en mars, la communication de l’UNRWA s’est faite discrète. Il n’est plus question de dénoncer les agissements de l’armée israélienne à Gaza. L’accent est mis sur les efforts humanitaires menés dans l’enclave. Un choix stratégique, censé apaiser la crise. Il témoigne aussi que l’UNRWA est à bout de souffle

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