Italie : deux militants pro-palestiniens se suicident après avoir été persécutés par la justice de Meloni
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Le journal italien Corriere della Serra et le collectif anti-répression Secours rouge ont annoncé la terrible nouvelle sur leurs sites à la fin du mois dernier. Deux jeunes militants, fervents défenseurs de la cause palestinienne, ont mis fin à leurs jours au mois de juin en Italie. Ces suicides sont liés aux persécutions judiciaires organisées contre le mouvement pro-palestinien par les services de Meloni, en particulier dans le Nord de la péninsule.
Un premier militant connu sous l’initiale « F. », sous contrôle judiciaire strict, s’est donné la mort après avoir vu la prolongation de son interdiction de paraître à #Turin alors que celui-ci y construisait sa vie, y avait ses attaches et y étudiait. Cette décision de justice a été pour ce militant de 26 ans insupportable, puisqu’elle signifie, au-delà de la mesure d’isolement, une mise à mort sociale des individus qui en sont victimes. Avant son passage à l’acte, F. s’était fendu d’un message dénonçant cette interdiction. L’avocat du défunt estime que « le mot qu’il a laissé avant de se jeter d’une falaise montre que la décision de justice, qu’il considérait comme profondément injuste, l’a énormément marqué ». Il était poursuivi pour sa participation à une manifestation de soutien à la Palestine à l’automne 2025 et était interdit d’aller à Turin depuis février 2026. Ses camarades lui rendent hommage en le qualifiant de « #partisan-d’aujourd’hui ».
Selon le Secours rouge, un second militant surnommé Chichi, 20 ans, s’est lui aussi donné la mort, alors qu’il était également concerné par la même vague répressive que F. Comble de l’innommable, les autorités italiennes ont empêché ses camarades de participer aux obsèques dans la commune de Settimo Torinese, en lisière de Turin, prétextant qu’ils n’avaient pas de lien de parenté direct avec la victime. Cette #répression-post-mortem démontre, une fois encore, que ce harcèlement vise à isoler les activistes, à détruire leurs liens.
Pour le Secours rouge, la ville de Turin est devenue le laboratoire d’une répression féroce contre le mouvement social dans l’Italie néofasciste de Meloni. Cette grande ville du nord, jadis capitale de l’industrie automobile, a longtemps été un bastion des luttes ouvrières et de l’autonomie, disposant de puissants centres sociaux et de collectifs révolutionnaires solides. C’est pour cela que Turin est actuellement particulièrement visée par le pouvoir. On pense aux attaques policières contre le centre Askatasuna, un lieu de rencontre et d’organisation expulsé en décembre dernier après 30 années d’existence, ou contre le mouvement de solidarité avec la Palestine.
L’État italien, comme l’État français, utilise les mesures du #contrôle-judiciaire pour briser psychologiquement et socialement celles et ceux qui s’opposent aux injustices. En l’occurrence, les personnes qui luttent concrètement contre le génocide et la colonisation en #Palestine. Il s’agit pour les autorités de faire taire un mouvement de solidarité internationale particulièrement puissant contre le régime sioniste en Italie, avec des blocages de matériel militaire à destination d’Israël par les dockers de Gènes et des manifestations massives et offensives pour la Palestine. F. et Chichi en sont les victimes.
Ce #harcèlement s’observe aussi en France, avec les perquisitions et mesures anti-terroristes contre les soutiens de la Palestine et les écologistes, ou en Angleterre par les incarcérations particulièrement dures des membres du collectif Palestine Action. La surveillance constante, les procès à rallonge, les campagnes de diffamations et d’intimidations, les mesures contraignantes visent à briser la confiance au sein des groupes militants et à décourager celles et ceux qui résistent. Cette fois, par la répression qui a poussé les deux militants à l’irréparable, l’État Italien a tué.
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À Turin, les suicides de deux jeunes militants engagés dans les mobilisations de soutien à la Palestine ont suscité une vive émotion et relancé les critiques contre la politique de criminalisation du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. Le premier, appelé « F. », poursuivi pour sa participation à des manifestations organisées à l’automne 2025, faisait l’objet depuis février 2026 d’une interdiction de résidence à Turin, la ville où il vivait, étudiait et entretenait l’essentiel de ses liens sociaux. Quelques jours après avoir appris le maintien de cette mesure, il s’est suicidé. Dans un message laissé avant sa mort, il évoquait notamment le sentiment d’injustice provoqué par la décision judiciaire.
Début juin, un second militant, « C. » (surnommé « Chimi » par ses proches), également poursuivi dans le cadre des mobilisations pro-palestiniennes à Turin, a lui aussi mis fin à ses jours. Plusieurs de ses camarades, visés dans la même procédure et soumis à une obligation de résidence assortie de restrictions de déplacement, avaient demandé l’autorisation exceptionnelle d’assister à ses funérailles à Settimo Torinese, commune voisine de Turin. Leur requête a été rejetée au motif qu’ils n’avaient pas de lien familial direct avec le défunt. Les deux affaires ont ravivé le débat sur le recours aux mesures de contrôle judiciaire contre les manifestants pro-palestiniens, dans une ville où les poursuites et restrictions imposées aux militants sont dénoncées comme particulièrement nombreuses par rapport à d’autres juridictions italiennes.
