Les PFAS. Un acronyme qui s’est imposé récemment dans le débat public, dans les médias, dans les conversations. Pourtant, ces substances n’ont rien de nouveau : elles sont présentes dans notre quotidien depuis les années 1950. Sans que nous ne le soupçonnions vraiment.
Depuis plusieurs années maintenant, ces substances chimiques synthétiques persistantes et mobiles font l’objet d’une attention scientifique et médiatique croissante. Malgré cela, et bien que la recherche scientifique ait progressé sur le sujet, il reste encore beaucoup à comprendre sur l’étendue de cette pollution et ses effets.
Un nombre croissant d’études et de rapports rendent compte de l’étendue de cette pollution dans l’environnement (dans les sols, l’air…), dans de nombreux objets du quotidien (jouets, ustentiles de cuisine, vêtements techniques…) et même dans notre organisme (lait maternel, sang).
Concernant les milieux aquatiques en particulier, l’essentiel des études se sont concentrées sur les eaux continentales ainsi que l’eau destinée à la consommation.
Mais qu’en est-il des eaux dans lesquelles nous nous baignons, plongeons, nageons, surfons etc. ? A ce jour, aucune étude d’envergure n’avait jusque là été menée sur ce sujet en Europe.
C’est la raison pour laquelle Surfrider Foundation Europe, avec le soutien du laboratoire Eurofins, a lancé une étude inédite sur le territoire français, avec un objectif clair : documenter la présence des PFAS dans les eaux côtières et continentales, et contribuer à une meilleure connaissance de cette pollution dans les milieux aquatiques fréquentés par le grand public.