• #Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le #génocide en cours à #Gaza – nouvelle enquête - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/india-continuing-weapons-exports-to-israel-could-risk-complicity-in-ongoing

    L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.

    Intitulé Made in India : The Supply of Weapons and Ammunition to Israel, ce rapport montre que le gouvernement indien a établi un partenariat étroit et rentable avec le secteur de la défense israélien et est devenu un fournisseur important de la chaîne d’approvisionnement qui soutient les opérations militaires d’Israël.

    S’appuyant sur les données relatives aux expéditions de marchandises entre l’Inde et Israël, ce rapport révèle que des armes, des munitions, des pièces détachées et des composants indiens ont été expédiés à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent l’armée d’Israël. Le rapport établit également que des entreprises directement détenues ou contrôlées par l’État indien sont impliquées dans ce commerce.

    « Nos recherches révèlent un soutien constant de l’Inde à l’armée et au secteur de la défense israéliens malgré le génocide à Gaza, dont il est pourtant question presque quotidiennement dans les médias du monde entier depuis des années, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

    « L’Inde fabrique et fournit des armes transférées à Israël par le biais des grandes entreprises fournisseuses qu’elle détient et contrôle. Non seulement elle ne réglemente pas les exportations d’armes vers Israël réalisées par des entreprises privées comme le lui imposent le droit international et les normes internationales, mais en outre elle a renforcé son partenariat de défense avec Israël.

    « Compte tenu des mesures conservatoires prises par la Cour internationale de justice, qui reconnaissent un risque plausible de génocide contre les Palestinien·ne·s de Gaza, les autorités indiennes ne peuvent pas affirmer de façon crédible qu’elles ne savaient pas que, si elles continuaient d’autoriser et de faciliter les transferts d’armes vers Israël, elles risquaient fortement de contribuer à de graves violations du droit international. Tandis que l’armée israélienne répandait la mort et la destruction à Gaza, infligeant de vastes souffrances à la population palestinienne, les entreprises indiennes ont continué de faire du profit en livrant des composants et des munitions destinés au secteur de la défense israélien.

    « Le gouvernement indien doit cesser immédiatement d’autoriser les exportations d’armes, de munitions et de pièces détachées vers Israël. Il doit aussi veiller à ce que les entreprises placées sous son contrôle ne contribuent pas à des crimes de droit international. Toutes les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains dans le cadre de leurs activités partout dans le monde, ce qui implique notamment qu’elles doivent prendre dès le départ des mesures préventives fermes pour s’assurer que leurs produits ne soient pas utilisés pour commettre de graves violations du droit international. Ces mesures doivent être proportionnées au niveau de risque. »

  • Les États africains doivent refuser de se rendre complices de l’#ICE
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/tribune-politique-americaine

    La République centrafricaine fait partie des 13 pays d’Afrique subsaharienne connus pour avoir signé un accord d’expulsion de force vers un pays tiers avec les États-Unis – rejoignant ainsi le Burundi, le Cameroun, le Cap-Vert, la République Démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, l’Eswatini, le Ghana, le Libéria, le Rwanda, la Sierra Leone, le Soudan du Sud et l’Ouganda. Ces accords avec des pays tiers permettent au gouvernement américain d’expulser de force de son territoire les personnes qu’il souhaite voir partir – y compris celles dont la procédure d’immigration est en cours et qui bénéficient d’une protection juridique empêchant de les renvoyer dans leur pays car elles risquent d’y être torturées.

  • #Liban. Les attaques israéliennes tuant des enfants et anéantissant des familles doivent faire l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/lebanon-israeli-attacks-killing-children-wiping-out-families-must-be-invest

    « En l’espace d’une semaine seulement, l’armée israélienne a anéanti des familles entières, dont une douzaine d’enfants, au Liban, faisant preuve d’un mépris flagrant pour la vie des civil·e·s. Combien d’autres familles devront encore extraire les restes de leurs enfants des décombres avant que ce cycle dévastateur de crimes de guerre ne prenne fin ? La communauté internationale doit agir maintenant : les États doivent immédiatement imposer un embargo complet sur les armes contre Israël, et invoquer la compétence universelle et extraterritoriale dans le but d’enquêter sur les responsables présumés et de les poursuivre », a déclaré Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

    « On craint de plus en plus que l’accord le plus récent entre Israël et le Liban, négocié par les États-Unis, ne devienne encore un nouvel obstacle à la justice, privant ainsi les victimes de toute possibilité d’obtenir des comptes. Les récits poignants de rescapé·e·s et de témoins de ces attaques donnent un aperçu effrayant de ce que signifie concrètement l’#impunité totale dont bénéficie Israël pour ses attaques illégales.

    « Les autorités libanaises doivent agir de manière décisive et conférer à la Cour pénale internationale la compétence requise pour enquêter sur les crimes commis sur leur territoire, en soutenant les efforts de la justice internationale et en ouvrant des enquêtes nationales crédibles et indépendantes sur les crimes relevant du droit international. Faute d’action coordonnée – tant au niveau national qu’international -, le cycle des crimes de guerre et de l’impunité se poursuivra, sans aucune issue en vue. »