Sauvons l’édition indépendante

https://www.sauvonslesindes.fr

    • Édition : il faut sauver les indés
      https://blogs.mediapart.fr/les-invite-es-de-mediapart/blog/030726/edition-il-faut-sauver-les-indes

      L’offensive menée par Vincent Bolloré tend à focaliser l’attention sur lui, au risque d’occulter le phénomène qui la rend possible : la concentration de plus en plus hégémonique du monde de l’édition. Alors qu’un distributeur fait face à un risque de faillite, plusieurs dizaines de maisons d’édition indépendantes alertent sur un possible effondrement de tout leur écosystème et appellent à un sursaut collectif pour sauver la pluralité éditoriale.

      [...]

      Nous sommes des dizaines de maisons d’édition à mener chaque jour la bataille culturelle et sociale sur le front éditorial. Par nos essais, nos romans, nos BD, nos revues, nos albums jeunesse, nous cherchons à bousculer les réflexes de pensée dominants et à maintenir ouverts des horizons libérés de l’emprise des forces réactionnaires. Aujourd’hui, nous faisons face au risque de faillite de notre distributeur, Makassar.

      Au-delà de notre survie, c’est toute la chaîne du livre indépendant qui est en jeu et les milliers de personnes qu’elle fait vivre : éditeurs et éditrices, auteurs et autrices, traducteurs et traductrices, graphistes, correcteurs et correctrices, imprimeurs et imprimeuses, diffuseurs et diffuseuses et travailleurs et travailleuses de la distribution, dont le travail ne pourra pas être rémunéré. À l’heure où nous écrivons ces mots, nous n’avons pas touché les recettes des ventes de nos livres en librairies depuis six mois, voire davantage, à cause des retards de paiement de factures qui risque de n’être jamais honorées. Pour les petites structures indépendantes à la trésorerie fragile que nous sommes, ce serait un coup de grâce.

      Pourtant, ce que nous représentons, tant par les modèles économiques alternatifs qui sont les nôtres ou la pluralité de nos publications, est fondamental dans la bataille culturelle en cours. ⁠Face à l’urgence et la gravité de la situation, nous nous organisons pour trouver des solutions présentes, futures et pérennes, espérant faire de cette crise la possibilité de renforcer notre indépendance et créer des solidarités inédites entre les différents acteurs de la chaîne du livre indépendant.

  • Lundimatin ruiné
    https://lundi.am/Lundimatin-ruine

    Makassar, l’entreprise en charge de la distribution des livres que nous publions, est en train de faire faillite [1]

    [1] Dans la « chaîne du livre », le distributeur sert...
    . Ce que cela signifie pratiquement et financièrement pour nous, c’est que la totalité des ventes des livres que nous avons édités, imprimés et publiés ces deux dernières années, ne nous sera jamais restituée. On ne parle pas d’un manque à gagner mais d’une perte sèche et massive que nous ne sommes pas encore en mesure de chiffrer précisément car s’y ajoutent de nombreux frais connexes mais on parle d’au moins 50 000 euros évaporés dans la nature. Donc deux ans et demi de travail, des dizaines de milliers d’euros de frais d’impression, tout cela est parti en fumée, ou plutôt en faillite. Nous sommes des dizaines d’éditeurs indépendants dans cette situation plus que critique, un site récapitule tous les appels à soutien ici : https://www.sauvonslesindes.fr

  • Sauvons l’édition indépendante !
    https://www.sauvonslesindes.fr

    Nous sommes des dizaines de maisons d’édition à mener chaque jour la bataille culturelle et sociale sur le front éditorial. Par nos essais, nos romans, nos BD, nos revues, nos albums jeunesse, nous cherchons à bousculer les réflexes de pensée dominants et à maintenir ouverts des horizons libérés de l’emprise des forces réactionnaires. Aujourd’hui, nous faisons face au risque de faillite de notre distributeur, Makassar.

    ​Au-delà de notre survie, c’est toute la chaîne du livre indépendant qui est en jeu et les milliers de personnes qu’elle fait vivre : éditeurs et éditrices, auteurs et autrices, traducteurs et traductrices, graphistes, correcteurs et correctrices, libraires, imprimeurs et imprimeuses, diffuseurs et diffuseuses et travailleurs et travailleuses de la distribution, dont le travail ne pourra pas être rémunéré. À l’heure où nous écrivons ces mots, nous n’avons pas touché les recettes des ventes de nos livres en librairies depuis six mois, voire davantage, à cause des retards de paiement de factures qui risquent de n’être jamais honorées. Pour les petites structures indépendantes à la trésorerie fragile que nous sommes, ce serait un coup de grâce.

    #édition #livres