Cassou Math Prépa - YouTube

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    • et du coup, souvenirs, souvenirs, je me souviens de Monsieur Dumont, mon professeur de mathématiques en 6ème dans ce qui était alors le lycée Montaigne (enseignement général de la 6ème à la 3ème, donc, si j’ai bien compris aujourd’hui on dirait un collège, alors qu’après mon passage il avait gagné des classes de la 2nde à la terminale…)
      Bref !

      Monsieur Dumont, donc. D’une grande rigueur et défenseur de pointe, à l’époque, des #maths_modernes. Je me souviens de son ouvrage : Étude intuitive des ensembles, chez Dunod, 1964, qui n’a donc pas été mon manuel de cours, puisque je l’ai eu comme prof en 1963-64, mais qui doit figurer quelque part dans mes nombreux cartons…

    • et du coup, toujours, je tombe sur un article signé par Marcel Dumont en 2010 :

      Une épopée prodigieuse :
      Les Math dites « Modernes » 1957-1982 vécue
      par un acteur, parmi d’autres, de l’APMEP et de l’INRP
      , Marcel Dumont
      https://www.apmep.fr/IMG/pdf/AAA10092.pdf

      Préambule
      Ces lignes ont pour but d’évoquer des événements qui ont concerné à la fois l’APMEP et l’INRP (Institut National de la Recherche Pédagogique) et ont été rarement soulignés par les historiens de cette époque.
      J’essaierai seulement de mémoriser ce qui me paraît utile pour comprendre les raisons de ce qu’il faut bien appeler un échec et pire encore un désastre.

      Ça part un peu dans tous les sens avec, au cours de la suite de sa carrière, l’introduction des calculatrices programmables, mais c’est passionnant.

      J’extrais, au fil du texte.

      Mais les exigences de rigueur devaient donner à mes cours un air de sévérité dont je n’étais pas conscient.

      je confirme ! mais j’adorais…

      Les conférences à l’Institut Henri Poincaré, genre auquel j’ai beaucoup participé pour l’association des statisticiens et l’évocation des ses merveilleux amphis…

      Beaucoup plus tard, une participation – de loin – au lycée autogéré de Saint-Nazaire…

      Juste avant la conclusion :

      Pendant ce temps, les forces conservatrices des Connaissances de Base reprenaient le dessus, et le Bureau National de l’APMEP a laissé disparaître et le fond et la forme des programmes dits « modernes » bien que révélant des connaissances datant de plus d’un siècle et en laissant d’autres dans l’ombre. L’enthousiasme est retombé, et pourtant le potentiel subsiste.

      Et dans celle-ci :

      Ce qui importe c’est d’arracher toutes les dictatures à cette double croyance : « croire qu’on peut obliger quelqu’un à penser quand il n’en a pas envie », « croire qu’on peut l’empêcher de penser quand il en a envie » ! Tout appel à l’obéissance est un crime contre l’humanité car il transforme l’être humain en robot. C’est le manque d’appels à l’intelligence dont souffrent nos sociétés. La culture du doute, de la curiosité, du sens critique est plus importante que toute autre forme de culture. L’épopée des Maths modernes est morte avec l’enthousiasme qui la portait. Pour réveiller un enthousiasme semblable je vous propose de partager le mien !

      Je l’ai eu comme prof !
      Bien sûr, il ne s’exprimait pas comme ça (rappel, c’était en 1963-64…) mais – allez savoir pourquoi ? – il m’a marqué et n’est certainement pas étranger à l’affection que je continue à porter pour les maths.

      (je dois avouer que, depuis quelque temps, j’éprouve une délectation coupable à me taper des vidéos de colle de maths de prépa et, il faut reconnaître, bien qu’un peu encrassés, les réflexes reviennent très vite ;- )
      https://www.youtube.com/@CassouMathPrepa/videos

      du coup (!), évidemment YT me présente de nouvelles vidéos du genre très régulièrement…

    • J’ai « fait » des maths modernes une année en seconde. Mon père, aucun diplôme en poche même pas le certificat d’études trouvait ça génial. Même si il n’a regardé ni le livre de maths ni mon cahier.
      J’avais l’impression de rentrer dans un cercle d’initiés.
      C’était étrange avec des mots inconnus de nous complètement comme effectivement équipotence !
      Ça paraissait évident et compliqué à la fois.
      Arrivé en première tchao les maths modernes ! Pourquoi ? Mystère et boules de gomme.
      Six années plus tard, j’étais la seule éduc à la maison d’enfants qui avait fait des maths modernes et pouvait aider les enfants en sixième pour leur devoirs scolaires .