Le bilan des victimes à Gaza s’alourdit, le système de santé est au bord de l’effondrement
29 juillet 2026 | - IMEMC News
▻https://imemc.org/article/gaza-death-toll-rises-as-health-system-nears-collapse
Le bilan du génocide israélien dans la bande de Gaza s’élève désormais à 73 333 Palestiniens, après que les hôpitaux ont accueilli de nouveaux Palestiniens tués et blessés au cours des dernières 24 heures, alors même qu’une délégation du Hamas arrivait au Caire pour poursuivre les négociations sur la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu.
Deux Palestiniens ont été blessés par des tirs des forces d’occupation israéliennes à l’est de Deir al-Balah, tandis qu’ un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés par un drone militaire israélien a pris pour cible des civils dans le camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de Gaza.
Lors d’une autre attaque, neuf Palestiniens ont été blessés mardi lorsque des avions de combat israéliens ont bombardé un rassemblement de civils dans la zone du marché d’Al-Balata, à Nuseirat.
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Le complexe médical Al-‘Awda a confirmé l’arrivée de neuf Palestiniens blessés, mais aucune information n’est encore disponible sur la nature ou la gravité de leurs blessures.
Plusieurs Palestiniens ont également été blessés lors d’une frappe aérienne israélienne sur le quartier de Yarmouk, dans le centre de la ville de Gaza, à la suite d’avis d’évacuation.
Peu après, l’armée israélienne a tiré un missile sur la mosquée Dar Al-Muttaqin, située à côté du stade Al-Yarmouk, dans le centre de la ville de Gaza. ▻https://imemc.org/wp-content/uploads/2026/07/EQ3KcOj-YXaD06BJ.mp4?_=2
Trois Palestiniens ont été blessés par un drone israélien qui a bombardé le toit d’un immeuble résidentiel appartenant à une famille, rue Al-Wehda, dans le quartier de Rimal, à l’ouest de la ville de Gaza.
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Les services d’urgence ont indiqué que les blessés avaient été transférés à l’hôpital Shifa, mais on ignore encore dans quel état ils se trouvent.Le ministère de la Santé de Gaza continue de mettre en garde contre des conséquences humanitaires catastrophiques, ses infrastructures étant menacées d’effondrement généralisé en raison du manque de pièces de rechange pour les ambulances et de l’épuisement des consommables de laboratoire.
Le ministère a lancé un appel urgent pour éviter l’arrêt complet des services d’ambulance, alors que les forces d’occupation continuent de bloquer l’entrée des pièces de rechange, ce qui empêche environ 70 % des ambulances de fonctionner.
Depuis le début du génocide il y a près de trois ans, aucune ambulance fonctionnant au diesel n’a été autorisée à entrer à Gaza, selon Mahmoud Hammad, directeur général des affaires administratives au ministère, dans un reportage du correspondant d’Al Jazeera Ziad Al‑Aloul.
Les stocks de matériel de laboratoire ont diminué de 87 %, ce qui a entraîné l’arrêt de nombreux examens essentiels nécessaires au diagnostic des patients et des blessés.
Rania Al-Helou, spécialiste de laboratoire, a déclaré que les appels répétés étaient restés sans réponse, mettant ainsi en danger des milliers de patients.
La crise s’étend même aux linceuls, dont les stocks sont presque épuisés. Les réserves restantes ne suffiront que pour une journée, ce qui menace la capacité à fournir ce service de base, selon Mohammad Al-Najjar, du service de la morgue.
Cette pénurie reflète l’ampleur de la catastrophe humanitaire à laquelle sont confrontés les Palestiniens, soumis au siège et aux bombardements.
L’armée d’occupation israélienne a systématiquement pris pour cible les établissements de santé, aggravant les souffrances des civils et menaçant l’ensemble du système médical à Gaza.
Face à l’épuisement des ressources et au siège qui se poursuit, le secteur de la santé n’est plus en mesure de prendre en charge correctement ni les vivants ni les morts. Le système de santé de Gaza connaît la pire catastrophe humanitaire de son histoire, dans un contexte de bombardements incessants, de siège, de pénurie de fournitures et d’absence totale de protection internationale.
Avant le génocide, Gaza souffrait déjà d’un système de santé fragile en raison du siège imposé depuis 2007.
Selon le Bureau central palestinien des statistiques, la bande de Gaza ne disposait que de 2 612 lits d’hôpital — soit 1,2 lit pour 1 000 habitants — contre 3,1 en Israël, 1,9 dans les pays arabes et une moyenne mondiale de 2,9.
Le système manquait d’infrastructures suffisantes, ne disposant que de 66 respirateurs et de 110 lits de soins intensifs. Plus de 40 % des médicaments essentiels étaient indisponibles, selon les rapports du ministère de la Santé.
Depuis le début du génocide, l’armée israélienne a pris pour cible, directement et systématiquement, le secteur de la santé. Plus de 94 % des hôpitaux ont été détruits ou endommagés, y compris l’hôpital Al-Shifa, l’établissement le plus grand et le mieux équipé de la bande de Gaza.
Au total, 180 ambulances ont été détruites. Les attaques israéliennes ont également visé les équipes médicales, empêchant des milliers de médecins, d’infirmiers et de techniciens d’exercer leur métier. Le nombre de professionnels de santé tués s’élève désormais à 1 581, auxquels s’ajoutent 1 312 blessés et 362 personnes détenues, sans compter les disparus et les personnes déplacées.
Au cours des dernières 24 heures, les hôpitaux de Gaza ont accueilli quatre Palestiniens tués — trois récemment tués et un qui a succombé à des blessures antérieures — ainsi que 14 Palestiniens blessés.
Depuis le « cessez-le-feu » du 11 octobre, le nombre total de Palestiniens tués s’élève à 1 207, avec 3 914 blessés et 803 corps retrouvés sous les décombres.
Le bilan cumulé depuis le début du génocide, le 7 octobre 2023, s’élève à 73 333 Palestiniens tués et 174 023 blessés, selon le ministère de la Santé.
De nombreuses victimes restent ensevelies sous les décombres et gisent sur les routes, les équipes d’ambulanciers et de la protection civile étant dans l’impossibilité de les atteindre en raison des bombardements israéliens incessants.
