PPS : Flambée sans précédent des violations et des arrestations massives
28 juillet 2026 | - IMEMC News
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La Société des prisonniers palestiniens (PPS) a révélé dans son rapport de mi-2026 une escalade brutale et sans précédent des campagnes d’arrestations israéliennes et des violations commises au sein des prisons, affirmant que le système de détention est devenu un pilier central d’une politique plus large et systématique visant les Palestiniens par le biais de la torture, de la privation de nourriture, de la négligence médicale, de l’isolement et de diverses formes d’abus.
Selon le rapport, les autorités israéliennes ont procédé à plus de 3 600 détentions à travers la Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée, au cours des six premiers mois de l’année, auxquelles s’ajoutent des centaines de détentions dans la bande de Gaza.
Les données montrent que 276 enfants et 107 femmes ont été détenus au cours de cette période, tandis que le mois de mars a enregistré le total mensuel le plus élevé avec près de 900 détentions.
En avril, le nombre de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes dépassait les 9 600, dont 3 532 détenus administratifs, détenus sans inculpation ni procès, Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, enregistrant plus de 700 détentions, soit le chiffre le plus élevé de tous les districts.
Le PPS a noté que la détention administrative s’est développée à un rythme sans précédent, le nombre de détenus administratifs atteignant 3 244 début juillet, y compris des enfants et des femmes, alors que cette mesure continue d’être appliquée sans inculpation ni procès.
Le rapport souligne que les prisons israéliennes se sont de fait transformées en un « système parallèle d’extermination », caractérisé par la torture systématique, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et la propagation de maladies — notamment la gale —, ainsi que par des agressions sexuelles et un isolement prolongé.
Les témoignages de détenus, en particulier ceux arrêtés dans la bande de Gaza, font état de conditions décrites comme les plus dures de l’histoire du mouvement des prisonniers palestiniens.
Le rapport indique en outre que depuis le début du génocide à Gaza, le nombre d’arrestations en Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée, a dépassé 24 600, dont plus de 785 femmes et plus de 1 900 enfants.
Début juillet, le nombre de Palestiniens actuellement détenus dans les prisons israéliennes s’élevait à environ 9 400, dont 94 femmes, plus de 350 enfants et 1 320 détenus classés par Israël sous la désignation de « combattants illégaux ».
Le PPS a conclu son rapport en soulignant que les violations commises à l’encontre des détenus ne constituent plus des incidents isolés, mais reflètent une politique officielle mise en œuvre dans l’ensemble du système pénitentiaire. Il a averti que l’absence persistante de responsabilité internationale confère aux autorités israéliennes une impunité accrue leur permettant de commettre de nouveaux crimes à l’encontre de milliers de prisonniers et de détenus.
