« Les #mégafeux, comme celui en Gironde, ouvrent une dimension inconnue de l’histoire humaine de la vie sur Terre »
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Un mégafeu présente des caractéristiques qui le séparent des feux antérieurs par les nuages qu’il génère, les pyrocumulonimbus (aussi appelés « orages de feu »). La chaleur libérée au sol est telle qu’une colonne d’air chaud s’élève, jusqu’à franchir parfois la barrière de la tropopause (vers 12 kilomètres d’altitude dans nos régions) et pénétrer la stratosphère. Se forme alors un nuage orageux typique, le pyrocumulonimbus, qui constitue un milieu sui generis ; le feu s’oriente alors en fonction de sa dynamique propre, de façon changeante et imprévisible. Les flammes peuvent dépasser la centaine de mètres de haut.
Quant à la masse d’eau composant le nuage, elle se condense bien et retombe en pluie, mais s’évapore avant même d’atteindre le sol. Ce sont ainsi des orages secs, qui, par les braises qu’ils projettent au loin, propagent rapidement l’incendie. Ces caractéristiques rendent les mégafeux incontrôlables. Ils peuvent s’approcher des villes jusqu’à les détruire ou les endommager. Après avoir ravagé les villes de Paradise en Californie (2018), Lytton au Canada (2021), Lahaina à Hawaï (2023) et en partie Los Angeles (2025), ils ont fait peser une menace sur la ville de Bordeaux.
