Avec les #canicules, « des dégradations importantes des fonctions physiologiques et cognitives apparaissent »
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Par exemple, une étude parue en 2022 dans la revue Science of the Total Environment a montré qu’à New York, chaque degré supplémentaire au-delà de 26,1 °C génère 1,58 % d’accidents de la route supplémentaires en moyenne par vingt-quatre heures – et c’est exponentiel. Mais pourquoi y a-t-il plus d’accidents quand il fait chaud alors qu’a priori, la voiture roule toujours de la même manière ? La réponse, justement, c’est cette perte de concentration induite par la chaleur.
Concrètement, quels sont les réflexes ou les compétences que l’on peut perdre quand il fait chaud ?
Les premières fonctions à se dégrader sont celles qui ne paraissent pas indispensables à l’humain pour son fonctionnement vital. En premier lieu, la mémoire à court terme. Ce que vous avez mangé au petit déjeuner ce matin, ce n’est pas si important, et vous pouvez faire l’impasse. Mais quand il s’agit de se souvenir de certaines fonctions un peu plus complexes, cela peut devenir embêtant.
Ensuite, ce sont les fonctions sociales qui vont être mises en retrait. Parler, écouter, regarder l’autre, ses expressions faciales, interagir requiert du #cerveau qu’il traite une quantité d’informations considérable. Avec, à la clé, un risque de « surchauffe ». Tout ceci explique pourquoi, lors de fortes chaleurs, on peut se sentir plus irritable, moins sociable et avoir des réactions surprenantes. Assez logiquement, quand ces fonctions de mémoire, de concentration, d’interactions sociales sont dégradées, on est moins attentif à ce qui nous entoure, et le risque d’accidents potentiels augmente.